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 Questions sur la Foi et la Bible

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RAMOSI
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MessageSujet: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedMer 17 Juin 2015, 7:27 pm

Rappel du premier message :




Le jugement

Pourquoi JESUS dit-il à ses disciples de ne pas juger ?


« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Luc 6, 37). Est-il possible de mettre cette parole de l’Évangile en pratique ? N’est-il pas nécessaire de juger, si l’on ne veut pas baisser les bras face à ce qui ne va pas ? Mais cet appel de JESUS s’est profondément gravé dans les cœurs. Les apôtres Jacques et Paul, par ailleurs si différents, y font écho presque avec les mêmes mots. Jacques écrit : « Qui es-tu pour juger le prochain ? » (Jacques 4, 12). Et Paul : « Qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? » (Romains 14, 4).

Ni JESUS ni les apôtres n’ont cherché à abolir les tribunaux. Leur appel concerne la vie quotidienne. Si les disciples du Christ choisissent d’aimer, ils continuent cependant à commettre des fautes aux conséquences plus ou moins graves. La réaction spontanée est alors de juger celui qui – par sa négligence, ses faiblesses ou ses oublis – cause des torts ou des échecs. Nous avons bien sûr d’excellentes raisons de juger notre prochain : c’est pour son bien, pour qu’il apprenne et qu’il progresse…

JESUS, qui connaît le cœur humain, n’est pas dupe des motivations plus cachées. Il dit : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ! » (Luc 6, 41). Je peux me servir des fautes des autres pour me rassurer sur mes propres qualités. Les raisons pour juger mon prochain flattent mon amour-propre (voir Luc 18, 9-14). Mais si je guette la moindre faute de mon prochain, n’est-ce pas pour me dispenser de faire face à mes propres problèmes ? Les mille défauts que je lui trouve ne prouvent pas encore que je vaux mieux que lui. La sévérité de mon jugement ne fait peut-être que cacher ma propre insécurité et ma peur d’être jugé.

À deux reprises, JESUS a parlé de l’œil « malade » ou « mauvais » (Matthieu 6, 23 et 20,15). Il nomme ainsi le regard troublé par la jalousie. L’œil malade admire, envie et juge le prochain tout en même temps. Quand j’admire mon prochain pour ses qualités mais qu’en même temps, il me rend jaloux, mon œil devient mauvais. Je ne vois plus la réalité telle qu’elle est, et il peut même m’arriver de juger un autre pour un mal imaginaire qu’il n’a jamais fait.

C’est encore un désir de domination qui peut inciter à juger. C’est pourquoi, dans le passage déjà cité, Paul écrit : « Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? ». Qui juge son prochain s’érige en maître, et il usurpe, de fait, la place de Dieu. Or nous sommes appelés à « regarder les autres comme nos supérieurs » (Philippiens 2, 3). Il ne s’agit pas de se déconsidérer soi-même, mais de se mettre au service des autres au lieu de les juger.

Est-ce que renoncer à juger conduit à l’indifférence et à la passivité ?

En une même phrase, l’apôtre Paul utilise le mot juger dans deux sens différents : « Cessons de nous juger les uns les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber » (Romains 14, 13). L’arrêt des jugements mutuels ne conduit pas à la passivité, mais elle est une condition pour une activité et des comportements justes.

JESUS n’invite pas à fermer les yeux et à laisser les choses aller. Car aussitôt après avoir dit de ne pas juger, il continue : « Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ? » (Luc 6, 39). JESUS souhaite que les aveugles soient aidés à trouver le chemin. Mais il dénonce les guides incapables. Ces guides un peu ridicules sont, selon le contexte, ceux qui jugent et condamnent. Sans renoncer à juger, il est impossible de voir clair pour entraîner d’autres sur le bon chemin.

Voici un exemple tiré de la correspondance de Barsanuphe et Jean, deux moines de Gaza du VIe siècle. Après avoir blâmé un frère pour sa négligence, Jean est peiné de le voir triste. Il est encore blessé quand, à son tour, il se sent jugé par ses frères. Pour trouver le calme, il décide alors de ne plus faire de remarques à personne, et de ne s’occuper que de ce dont il serait seul responsable. Mais Barsanuphe lui fait comprendre que la paix du Christ n’est pas dans le repli sur soi-même. Il lui cite à plusieurs reprises une parole de l’apôtre Paul : « Reprends, réprimande, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire » (2 Timothée 4, 2).

Laisser les autres tranquilles, cela peut encore être une forme subtile de les juger. Si je ne veux m’occuper que de moi-même, serait-ce peut-être que je ne considère pas les autres comme dignes de mon attention et de mes efforts ? Jean de Gaza décide de ne plus reprendre aucun de ses frères, mais Barsanuphe comprend qu’en fait, il continue à les juger dans son cœur. Il lui écrit : « Ne juge ni ne condamne personne, mais avertis-les comme de véritables frères » (Lettre 21). C’est en renonçant aux jugements que Jean deviendra capable d’un vrai souci des autres.

« Ne portez pas de jugement prématuré, laissez venir le Seigneur » (1 Corinthiens 4, 5) : Paul recommande la plus grande retenue dans le jugement. En même temps, il demande avec insistance de se soucier des autres : « Reprenez les désordonnés, encouragez les craintifs, soutenez les faibles, ayez de la patience envers tous » (1 Thessaloniciens 5,14). Par expérience, il savait ce que reprendre sans juger pouvait coûter : « Trois années durant, nuit et jour, je n’ai cessé de reprendre avec larmes chacun d’entre vous » (Actes 20, 31). Seule la charité est capable d’un tel service.





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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedVen 06 Déc 2019, 9:29 pm





Textes bibliques commentés


2019

décembre



Citation :
Un enfant nous est né : Esaïe 9, 1-6


Le peuple qui marche dans la nuit

voit une grande lumière.

Sur ceux qui vivent au pays des ténèbres,

une lumière se met à luire.

Seigneur, tu fais grandir la nation, tu rends sa joie immense.

On se réjouit en ta présence

comme on se réjouit à la moisson,

comme on crie de joie en partageant le butin.

Ainsi que tu le fis autrefois,

quand tu mis les Madianites en déroute,

tu brises aujourd’hui

le joug de l’oppression qui pèse sur ton peuple,

la barre qui écrase ses épaules, le gourdin dont on le frappe.

Et toute botte ennemie martelant le sol,

tout manteau roulé taché de sang

s’enflamment et deviennent la proie du feu.

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné.

Dieu lui a confié l’autorité. On lui donne ces titres :

Conseiller merveilleux, Dieu fort,

Père pour toujours, Prince de la paix.

Il doit étendre son autorité

et assurer une paix sans fin.

Il occupera le siège royal de David

et régnera sur son empire,

pour l’affermir et le maintenir

en établissant le droit et l’ordre de Dieu,

dès à présent et pour toujours.

Voilà ce que fera le Seigneur de l’univers

dans son ardent amour.

(Esaïe 9, 1-6)


Dans une sombre période de guerres et d’invasions, le prophète de Jérusalem voit une espérance qui ne découle pas des efforts humains mais de la fidélité de Dieu à ses desseins d’amour. Voici des siècles, le Seigneur l’avait promis au grand roi David : « Ta maison et ta royauté subsisteront à jamais devant moi » (2 Samuel 7, 16). À cause de sa confiance dans la promesse divine, Isaïe célèbre la naissance ou l’intronisation d’un héritier royal par un oracle où il voit avant tout l’activité de Dieu, qui veut donner aux siens la vie en plénitude.

Ainsi, Dieu fera en sorte que le peuple, débarrassé de ses ennemis, puisse goûter « une paix sans fin ». La mention de Madian (v. 3, voir Juges 7) souligne bien que cette victoire est inexplicable par des raisons humaines, elle est de l’ordre du miracle. De même, à y regarder de près, le roi, décrit comme « un enfant » et « un fils », ne semble pas faire grand-chose ; c’est « l’ardent amour » du Seigneur qui agit, le roi pour sa part veille sur le nouvel ordre instauré par Dieu. Et, en fait, il n’est même pas question de la destruction d’ennemis réels, ce sont simplement les instruments de violence qui sont consumés dans le feu de l’amour divin.

La raison d’être et le contenu de cet oracle expliquent pourquoi il pouvait rester actuel, même quand le roi de l’époque avait déçu les espoirs mis en lui. Car malgré les défaillances des souverains pris individuellement, la promesse de Dieu demeure et, pour qui croit, elle ne manquera pas de trouver sa réalisation. Un jour, aux yeux des croyants, cette parole allait devenir chair. Il n’est pas étonnant, alors, que les premiers chrétiens aient vu en JESUS ce « Prince de la paix » attendu : dans sa docilité à la volonté du Père et son apparente faiblesse au plan humain, il a permis à Dieu d’allumer le feu de son amour sur la terre (voir Luc 12, 49).

- Qu’est-ce qui fait obstacle, en nous et autour de nous, à la réalisation des desseins d’amour de Dieu ?

- Quels signes trouvons-nous qui rallument notre confiance, en nous révélant l’amour de Dieu qui se manifeste dans la faiblesse humaine ?








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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedMer 15 Jan 2020, 9:23 pm




2020

janvier



Citation :
« Veux-tu guérir ? » : Jean 5, 1-9


Il y eut une fête des Juifs et JESUS monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s’appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d’infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Il y avait là un homme qui était infirme depuis 38 ans. JESUS, le voyant étendu et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : « Veux-tu guérir ? » L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l’eau vient à être agitée ; et, le temps que j’y aille, un autre descend avant moi. » JESUS lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait. Or c’était le sabbat, ce jour-là. (Jean 5, 1-9)


JESUS regarde avec compassion l’homme étendu par terre. Il est infirme depuis 38 ans... si longtemps ! Il a perdu son autonomie, en plus, il n’a personne pour l’aider. JESUS voit sa misère, sa souffrance, son désespoir et lui adresse la parole : « Veux-tu guérir ? » Ce n’est pas le paralytique qui demande la guérison mais c’est JESUS qui pose cette question.

Veux-tu guérir ? Qui ne souhaiterait pas la guérison ? Pourtant, la réponse du paralytique est indirecte. Tellement immobilisé et désespéré, il n’arrive même pas à donner une réponse simple et claire. Peut-être ne croit-il plus que quelque chose de positif puisse lui arriver. À ce déshérité qui semble de ne rien pouvoir faire lui-même, JESUS offre une guérison. Il ne dit pas « Tu es guéri ! », mais « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Comme s’il lui disait « Désormais, prends charge de ta vie ! Tu en es capable ! »

Tout récit de guérison accomplie par JESUS révèle la bonté infinie de Celui qui l’a envoyé. Dieu veut la plénitude de vie pour tout être humain. Tant de récits à travers la Bible nous montrent ce Dieu qui ne peut pas rester indifférent à la souffrance de son peuple et de sa création. Dieu Créateur est Dieu Sauveur. Aucune règle religieuse, même aussi importante que celle du Sabbat, ne peut empêcher JESUS de guérir le malade. La personne guérie est réintégrée pleinement dans la vie collective.

Nous pouvons lire ce récit dans la perspective de nos situations. En chacun de nous il y a des blessures : souvenir d’une humiliation, rêve non réalisé, désir non satisfait. Il n’est pas facile d’y faire face. Il nous arrive de les fuir ou de les cacher, parce qu’elles nous font mal ou que nous en avons honte.

De peur d’échouer, de faire une erreur, il nous manque l’audace de prendre un risque, d’assumer la responsabilité et les conséquences de notre décision. Au lieu de saisir le possible, souvent nous sommes immobilisés face à l’impossible. Nous blâmons les autres : parents, enseignants, responsables de la politique, de l’entreprise ou de l’église.

Les problèmes graves du monde nous assaillent aussi : changement climatique, inégalités, compétition sans merci dans le domaine économique, conflits internationaux et guerres, crise des réfugiés... Face aux défis du monde nous nous sentons impuissants et démunis. Notre planète ressemble à l’homme de l’Évangile qui était infirme depuis 38 ans.

Dans la vie collective, comme dans la vie personnelle, au lieu de tomber dans le fatalisme, pouvons-nous écouter la parole de JESUS : Veux-tu guérir ? Veux-tu changer de vie ? Veux-tu une vie épanouie ? Veux-tu changer la société, rendre la terre plus habitable pour tous ? Crois-tu que c’est possible ? Alors, lève-toi ! Commence dès aujourd’hui, prends ta part de responsabilité ! Fais le premier pas, tu n’es plus seul ! Cherche les amis qui partagent la même foi, les mêmes valeurs. Avec tous les humains de bonne volonté – ils sont nombreux ! – prenons soin de la création. En faisant ainsi tu trouveras un sens à ta vie.

Dans une prière silencieuse, écoutons la voix du Christ, et voyons aussi le regard du Christ qui nous murmure : veux-tu guérir ?

- Quelles sont les personnes ou situations autour de moi qui ont besoin de guérison ?

- Qu’est ce qui nous empêche de vivre une vie épanouie ? Aux niveaux personnel et collectif, qu’est-ce qui aide à nous libérer ?

- « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Comment ces paroles de JESUS m’interpellent-elles ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedSam 22 Fév 2020, 8:47 pm




2020

février


C’est un exemple que je vous ai donné : Jean 13, 1-7


Avant la fête de la Pâque, JESUS sachant que son heure était venue, l’heure de passer de ce monde au Père, lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. Au cours d’un repas, alors que déjà le diable avait jeté au cœur de Judas Iscariote, fils de Simon, la pensée de le livrer, sachant que le Père a remis toutes choses entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il va vers Dieu, JESUS se lève de table, dépose son vêtement et prend un linge dont il se ceint. Il verse ensuite de l’eau dans un bassin et commence à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. Il arrive ainsi à Simon-Pierre qui lui dit : « Toi, Seigneur, me laver les pieds ! » JESUS lui répond : « Ce que je fais, tu ne peux le savoir à présent, mais par la suite tu comprendras. » (Jean 13, 1-7)



Dans le récit du lavement des pieds, Jean s’empare d’un concept basique de la tradition religieuse de l’Ancien Testament ainsi que du monde des religions en général : pour que l’humanité soit capable de se tenir devant Dieu, d’être en communion avec Dieu, elle doit être pure. Les religion…….s ont ainsi créé des systèmes de “purification” qui sont supposés permettre aux humains d’être avec Dieu.

Cependant, JESUS change fondamentalement ce concept de la pureté. Dans Matthieu 5,8, JESUS dit : « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Pour JESUS la pureté n’a rien à voir avec des actes rituels. Elle est liée au cœur et à ce qu’on laisse entrer en notre cœur.

Alors la question apparaît : comment devenons-nous purs de cœur ? Cela signifie-t-il remplacer l’acte rituel de purification par la moralité ? Le message de JESUS doit-il être vu simplement comment un enseignement moral ?

Au début de l’évangile de Jean, celui-ci nous dit que JESUS est le verbe de Dieu fait chair. C’est à travers JESUS que nous comprenons l’amour de Dieu et sa compassion envers nous. Cet amour inclut non seulement certains aspects de notre existence humaine, mais également notre être spirituel et physique. JESUS est le Oui de Dieu à tout ce qui existe.

Dans Jean 15,3, JESUS dit : « Vous êtes déjà purs à travers la Parole que je vous ai dite. » C’est la Parole de Dieu qui entre en nous, transforme notre pensée et notre volonté, bref notre “cœur”. De cette façon, il ouvre notre cœur pour qu’il devienne un cœur qui voie. Sommes-nous prêts à accueillir la parole de JESUS dans notre vie ? Sommes-nous prêts à croire en cette bonne nouvelle ?

Cela reste mystérieux qu’il nous soit parfois difficile de nous laisser aimer. Parfois, nous ne nous sentons pas dignes. Nous ne pouvons pas accueillir les mots qui nous offrent la guérison. Cela apparaît dans le lavement des pieds. Se laver les pieds est un acte très intime. Dans la Bible, les pieds étaient considérés comme la partie la plus vulnérable du corps. Révéler où vous restez vulnérable, où vous vous blâmez et vous accusez, n’est pas toujours facile. Nous pensons que nous pouvons tout gérer seul. Mais si nous gardons notre faiblesse et notre culpabilité cachées en nous, elles nous empoisonneront de l’intérieur.

Et donc, parce que nous sommes faibles et qu’il nous est parfois difficile d’avoir confiance en Dieu, JESUS nous invite à lui montrer nos pieds sales, à lui dire nos difficultés. et il nous invite à nous laver les pieds les uns des autres. Pour nous entraider.

Faire ce que JESUS a fait, laver les pieds des autres, ne devrait pas être considéré comme un ordre moral. C’est plutôt la conséquence de la dynamique intérieure qui vient du cadeau que Dieu nous a donné. C’est ce don de la foi et de l’amour qui transforme notre être. Paul l’explique quand il dit en Galates 2,20 : « Je vis, mais ce n’est plus moi, mais le Christ qui vit en moi. »

Nous faisons du bien aux autres, non pas parce que nous devons le faire, mais parce que Dieu nous a rendus capables de le faire par son amour et sa compassion. Laisser la parole du Christ devenir plus forte en nous peut nous mener très loin ! En Jean 14,12, JESUS dit : « Quiconque croit en moi accomplira les œuvres que j’accomplis, et il accomplira des choses encore plus grandes. »

Cependant, il est également vrai que ce n’est qu’en accueillant toujours et à nouveau la parole de guérison de JESUS et en nous laissant laver les pieds encore et encore par JESUS, que nous apprendrons à faire avec lui pour les autres ce qu’il a fait pour nous.

- Que signifie pour moi me mettre au service d’autres personnes ?

- Qu’est-ce que le geste de JESUS pourrait exprimer sur Dieu ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedSam 28 Mar 2020, 7:59 pm




2020

mars


Citation :
Une lutte nocturne : Genèse 32, 23-31

Au cours de la nuit, Jacob se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes et ses onze enfants. Il leur fit traverser le gué du Yabboq avec tout ce qu’il possédait. Il resta seul, et quelqu’un lutta avec lui jusqu’à l’aurore. Quand l’adversaire vit qu’il ne pouvait pas vaincre Jacob dans cette lutte, il le frappa à l’articulation de la hanche, et celle-ci se déboîta. Il dit alors : « Laisse-moi partir, car voici l’aurore. » — « Je ne te laisserai pas partir si tu ne me bénis pas », répliqua Jacob. L’autre demanda : « Comment t’appelles-tu ? » — « Jacob », répondit-il. L’autre reprit : « On ne t’appellera plus Jacob mais Israël, car tu as lutté contre Dieu et contre des hommes, et tu as été le plus fort. » Jacob demanda : « Dis-moi donc quel est ton nom. » — « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » répondit-il. Là même, il fit ses adieux à Jacob. Celui-ci déclara : « J’ai vu Dieu face à face et je suis encore en vie. » (Genèse 32, 23-31)


Même si ce récit archaïque ne nous est pas pleinement compréhensible dans tous ses détails, il indique à merveille la qualité mystérieuse d’une rencontre avec Dieu. C’est un moment critique dans la vie du patriarche Jacob : il apprend qu’Ésaü, le frère à qui il avait volé la bénédiction de leur père Isaac et qui avait menacé de le tuer (Genèse 27), vient à sa rencontre. Pour se préparer à ces retrouvailles redoutables, Jacob veut être seul (v. 24-25). Et c’est la nuit.

Dans cet état démuni, Jacob rencontre le Seigneur. Mais au moment même, il ne le sait pas. Son expérience : pendant toute la nuit il lutte avec « quelqu’un » qui refuse de lui révéler son nom. Bien qu’apparemment vainqueur, il en est marqué pour la vie dans sa chair (v. 26). Et l’étranger le laisse avec deux choses : un nom nouveau et une bénédiction. En d’autres termes, cette rencontre lui révèle son identité véritable et elle est la source d’une vie nouvelle, qui lui permettra de faire face à l’avenir imprévisible. Et seulement après coup, Jacob se rend compte qu’il a rencontré le Dieu vivant dans cette expérience de lutte nocturne.

- En quoi ce texte nous aide-t-il à saisir la présence de Dieu dans notre vie et les conséquences de cette présence ?

- Ai-je jamais fait l’expérience de constater, après coup, que Dieu était entré dans mon existence ? Quand et comment ?

- L’expérience de lutte intérieure peut-elle être un moyen de rencontrer le Seigneur d’une manière nouvelle ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedJeu 30 Avr 2020, 9:43 pm






2020

mai



Citation :
La lumière d’une création nouvelle : Jean 20, 11-17


Marie de Magdala était restée dehors, près du tombeau, et elle pleurait. Tout en pleurant elle se penche vers le tombeau et elle voit deux anges vêtus de blanc [...] « Femme, lui dirent-ils, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répondit : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis. » [...] JESUS lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? qui cherches-tu ? » Mais elle, croyant qu’elle avait affaire au gardien du jardin, lui dit : « Seigneur, si c’est toi qui l’as enlevé, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre. » JESUS lui dit : « Marie. » Elle se retourna et lui dit en hébreu : « Rabbouni » – ce qui signifie maître. JESUS lui dit : « Ne me retiens pas ! car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. » (Jean 20:11-17)


Les premiers mots du récit de Pâques nous placent sur un seuil. Quelque chose de nouveau est sur le point de commencer. « Tôt le premier jour de la semaine, alors qu’il faisait encore nuit ... » (Jean 20,1). Lorsque les premiers chrétiens ont entendu ces paroles, beaucoup d’entre eux se sont sans doute souvenus des premières lignes de la Bible lorsque Dieu, en sept jours, créa le ciel et la terre, et du premier jour où Dieu disait : « Que la lumière soit. »

En continuant notre lecture du récit de Pâques, nous voyons pourtant que le sujet de ces premières lignes est Marie-Madeleine. « Tôt le premier jour de la semaine, alors qu’il faisait encore nuit, Marie-Madeleine se rendit au tombeau. Elle vit que la pierre avait été ôtée de l’entrée du tombeau. » Marie est une image de l’attachement aimant à JESUS et aussi de l’audace. Après être sortie dans le noir jusqu’au tombeau et rentrée auprès de deux des disciples pour leur parler de la pierre roulée, elle les suit. Une fois qu’ils sont partis, elle reste. Elle reste là et elle pleure, dit le texte. Submergée d’émotion, mais debout.

Deux anges l’appellent. « Pourquoi pleures-tu ? », demandent-ils. Le mot « ange » signifie messager. Lorsque les anges interviennent dans la Bible, ils le font de la part de Dieu. Mais ici, plutôt que d’annoncer simplement ce que Dieu a fait, comme on pourrait s’y attendre, les anges semblent ne voir que Marie. Leurs mots expriment tendresse et attention.

Puis JESUS apparaît. « Pourquoi pleures-tu ? », demande-t-il. « Qui cherches-tu ? » Les premiers mots de JESUS dans l’Évangile de Jean étaient très similaires : « Que cherchez-vous ? » JESUS ne cesse d’aller à la recherche des personnes. Marie lui répond en pensant qu’il est le jardinier. La tombe est située, le texte disait plus tôt, dans un jardin. Est-ce une autre référence au tout début de la Bible ? Dans le chapitre 2 de la Genèse, après avoir créé Adam, Dieu confiait le jardin d’Éden aux soins de l’homme. Finalement, le moment décisif arrive. JESUS l’appelle par son nom. Reconnaissant tout à coup sa voix, Marie, la disciple, éclate : « Rabbouni, Maître ! »

Comme l’a dit un théologien contemporain, « le christianisme est un contact avant d’être un message » (Rowan Williams, dans Tokens of Trust, Canterbury Press, p. 92). Son essence ne réside pas dans des idées ni dans de beaux principes, mais dans quelque chose que nous trouvons ici dans le récit de Pâques et que tout l’Évangile cherche à nous communiquer, à savoir la manière dont Dieu nous voit et s’approche de nous, la manière dont il est présent, la voix et les gestes de JESUS, bref, la manière dont Dieu nous aime. Ce toucher de Dieu en JESUS-Christ est ce que nous voyons à l’œuvre, avec force et douceur, en ce premier matin de Pâques, renversant la mort et apportant une vie nouvelle.

Les paroles que Marie communique ensuite aux autres disciples suggèrent que les relations – entre eux, avec JESUS et avec Dieu – se sont modifiées, ouvertes. « Va trouver mes frères », lui dit le Christ ressuscité, en utilisant le mot « frère » pour la première fois dans l’évangile de Jean, « et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. » À la lumière de la résurrection, il n’y a qu’une seule famille en Dieu. La création nouvelle n’est pas un autre monde. C’est ce monde transformé par le toucher de Dieu, empli de fraternité. Et il est déjà présent, de manière naissante, à travers les mots et les gestes par lesquels nous assumons la responsabilité que nous avons les uns des autres et pour notre maison commune.



- Qu’est-ce que la bonne nouvelle de la résurrection change pour moi, dans mes perspectives, mes espoirs ?

- En quoi Marie-Madeleine m’inspire-t-elle ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedDim 31 Mai 2020, 7:39 pm





2020

juin



Citation :
L’espoir plutôt que le désespoir : Ésaïe 43, 1-3

Peuple de Jacob, maintenant ton créateur, lui qui t’a formé, Israël, le Seigneur te déclare : « N’aie pas peur, je t’ai libéré, je t’ai appelé personnellement, tu m’appartiens. Quand tu traverseras l’eau, je serai avec toi ; quand tu franchiras les fleuves, tu ne t’y noieras pas. Quand tu passeras à travers le feu, tu ne t’y brûleras pas, les flammes ne t’atteindront pas. Car moi, le Seigneur, je suis ton Dieu, moi, le Dieu saint d’Israël, je suis ton sauveur. (Ésaïe 43, 1-3)



Au moment où ces paroles du livre d’Ésaïe ont été écrites, le peuple d’Israël était dans une situation très difficile : Jérusalem, leur centre culturel et religieux, avait été détruit et une grande partie de la population de Juda avait été déportée, forcée de vivre en exil. L’ancien royaume était maintenant une petite partie insignifiante de l’empire babylonien.

Pourtant, les chapitres du livre d’Ésaïe écrits à cette époque sont ceux de l’espoir et non du désespoir. Comment cela est-il possible ? L’auteur ferme-t-il les yeux sur la réalité, imaginant un monde de rêve auquel les gens pourraient s’échapper quand le monde réel est trop douloureux ? Évidemment non, mais alors comment l’auteur peut-il aider à redonner espoir à son peuple en exil, alors que leur terre d’origine est en ruines ?

Tout d’abord, en leur rappelant qui est Dieu. Il n’est pas un Dieu lointain, qui ne les connaîtrait pas, ni leurs souffrances. Non, il est celui qui les a créés, qui a voulu l’existence de son peuple en général et de chaque individu en particulier.

Ensuite, en les appelant par leur nom. Nous avons tous des noms, bien sûr, mais contrairement à la Bible, la plupart d’entre nous ont un nom qui a été choisi de façon plutôt arbitraire. Il n’en était pas ainsi à l’époque : les noms disaient quelque chose sur l’identité la plus profonde d’une personne. Le nom de JESUS, par exemple, signifie « le Seigneur sauve », car c’était cela que la vie de JESUS représentait. Ainsi, Dieu en nous appelant par notre nom signifie : Je vous connais, je sais aussi ce que vous vivez et cela m’importe beaucoup.

Troisièmement, il donne de l’espoir à son peuple en lui rappelant une expérience collective du passé : autrefois, ils avaient été des exilés, des étrangers en Égypte. Et le Seigneur les a ramenés. Il les a guidés à travers la mer, il les a conduits par une colonne de feu à travers le désert vers leur propre pays.

Heureusement, la plupart d’entre nous ne vivent pas dans des circonstances aussi difficiles que le peuple de Juda à l’époque de ce texte. Et pourtant,ce texte peut certainement nous aider à faire face aux plus grandes difficultés, comme aux plus petites, de la vie quotidienne. Même si nous restons dans notre propre pays, il y a des moments où nous avons le sentiment que notre vie, notre société ou notre planète sont en ruines.

Dans un monde qui change si rapidement et où beaucoup de gens, qu’ils le choisissent ou non, se déplacent d’un endroit à l’autre, il importe, comme la cinquième proposition pour 2020 le dit, « de trouver un endroit où nous sommes ancrés intérieurement ». Comme le peuple d’Israël, nous pouvons nous rappeler que c’est Dieu qui nous a créés et qui nous aime. Qu’il nous connaît personnellement et que c’est lui qui nous rend libres. Et puis, quand nous réalisons que lui seul est saint, nous comprenons aussi qu’en fin de compte, rien ne peut vraiment nous faire du mal – ou plutôt comme le dit l’apôtre Paul : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu dans le Christ JESUS notre Seigneur » (Romains 8,39).

- Suis-je plein d’espoir ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

- Quelle relation y a-t-il entre mon espérance et ma foi en Dieu ?

- Où est-ce que je trouve Dieu au milieu des difficultés de l’existence ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedSam 04 Juil 2020, 7:52 pm




2020

juillet



Citation :
Je ne prétends pas avoir déjà atteint le but ou avoir déjà été conduit à la perfection. Mais je poursuis ma course pour m’efforcer de le saisir, car j’ai moi-même été saisi par JESUS Christ. Non, frères et sœurs, je ne pense pas l’avoir déjà atteint ; mais je fais une chose : j’oublie ce qui est derrière moi et je m’élance vers ce qui est devant moi. Ainsi, je cours vers le but afin de gagner le prix que Dieu, par JESUS Christ, nous appelle à recevoir d’en-haut. (Philippiens 3, 12-14)


Avez-vous déjà fait un de ces rêves où vous essayez de courir mais où vos jambes sont si lourdes que vous n’atteignez pas le but ? Dans ce passage de la Lettre aux Philippiens, l’apôtre Paul décrit son existence comme une course. Pour lui, être en mouvement ne semble pas être un problème.

Paul était en prison, probablement à Éphèse, quand il a écrit sa Lettre aux Philippiens. Cela faisait vingt ans que le Christ ressuscité l’avait rencontré et l’avait appelé à son service. Et Paul aurait pu être fier de ce qu’il avait accompli en tant qu’apôtre. Mais il note : « Je n’ai pas encore atteint le but ». Il ne se considère pas comme ayant atteint le but. Il continue à « courir ».

Le mot que Paul utilise signifie littéralement « courir après ». Les persécuteurs « courent après » ceux qu’ils veulent détruire, comme l’avait fait Paul lorsqu’il persécutait l’Église. Mais le même mot exprime aussi l’énergie que vous mettez dans la poursuite du bien, comme le dit un psaume : « Cherchez la paix et poursuivez-la » (Psaume 34, 14), et comme le fait maintenant Paul, en poursuivant de toutes ses forces l’union avec le Christ.

Comment Paul peut-il ne pas être frustré de courir pendant vingt ans sans atteindre le but ? C’est le Christ qui fait la différence. Paul dit : je n’ai pas encore trouvé ce que je cherche, mais le Christ a déjà ce que je cherche. Il y a une dissymétrie fondamentale : alors que Paul court encore pour gagner le prix, le Christ a déjà terminé sa course et il a gagné. Le Christ a adopté Paul – et nous aussi, et toute l’humanité.

Paul raconte le secret de sa technique de course : « oublier ce qui se trouve derrière lui » et « s’efforcer d’aller de l’avant ». « Oublier ce qui se trouve derrière » est un thème biblique souvent lié au pardon. Le pardon de Dieu libère les gens du fardeau d’un passé malfaisant. Dieu dit : « Je ne me souviendrai plus de leurs péchés » (Jérémie 31, 34), et ajoute en conséquence : « Ne te souviens pas des choses passées (...), car je suis en train de créer toutes choses nouvelles » (Ésaïe 43, 18-19).

La permission d’ « oublier ce qui se trouve derrière » rend nos pas légers. Mais oublier le chemin parcouru nous rend aussi pauvres : nous nous révélons comme étant des personnes qui viennent de commencer, des débutants, des novices. Au IVe siècle, l’évêque Grégoire de Nysse écrivait que nous « allons de commencement en commencement par des commencements qui n’ont pas de fin ». Il y a de la fraîcheur dans les commencements toujours nouveaux. Mais ils signifient aussi qu’on ne peut jamais dire qu’on a réussi.

Dans la technique de course de Paul, « oublier ce qui se trouve derrière » va de pair avec « s’élancer vers ce qui est devant ». Le présent compte, mais l’avenir aussi. La vie présente est une course et une lutte, mais elle est allégée et accélérée par le désir de ce qui est à venir : vivre avec le Christ, et les uns avec les autres.

Quand nous nous fatiguons et que nos pas deviennent lourds, ne nous décourageons pas. Admettons que nous ne sommes pas des gens qui ont réussi. Nous sommes toujours en mouvement, comme le disent les Propositions pour 2020. Osons être des débutants, « en oubliant ce qui se trouve derrière nous ». Et que le feu de l’Esprit Saint allume en nous cet amour qui nous fait nous hâter « vers ce qui est devant nous ».

- Quel est mon but ? En quoi est-ce que j’investis mon énergie ?

- Qu’est-ce qui peut rendre nos pas plus légers afin de courir mieux ?

- Est-ce que j’ose être débutant, me trouver toujours et encore au commencement ?

- Que faut-il rappeler du passé, que vaut-il mieux oublier ?



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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedMer 05 Aoû 2020, 6:16 pm





2020

août



Citation :
La création inachevée : Jean 9, 1-12


En chemin, JESUS vit un homme qui était aveugle depuis sa naissance. Ses disciples lui demandèrent : « Maître, pourquoi cet homme est-il né aveugle : à cause de son propre péché ou à cause du péché de ses parents ? » JESUS répondit : « Ce n’est ni à cause de son péché, ni à cause du péché de ses parents. Il est aveugle pour que l’œuvre de Dieu puisse se manifester en lui. Pendant qu’il fait jour, nous devons accomplir les œuvres de celui qui m’a envoyé. La nuit s’approche, où personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. » Après avoir dit ces mots, JESUS cracha par terre et fit un peu de boue avec sa salive ; il frotta les yeux de l’aveugle avec cette boue et lui dit : « Va te laver la figure à la piscine de Siloé. » – Ce nom signifie « Envoyé ». – L’aveugle y alla, se lava la figure et, quand il revint, il voyait ! Ses voisins et ceux qui l’avaient vu mendier auparavant demandaient : « N’est-ce pas cet homme qui se tenait assis pour mendier ? » Les uns disaient : « C’est lui. » D’autres disaient : « Non, ce n’est pas lui, mais il lui ressemble. » Et l’homme disait : « C’est bien moi. » Ils lui demandèrent : « Comment donc tes yeux ont-ils été ouverts ? » Il répondit : « L’homme appelé JESUS a fait un peu de boue, il en a frotté mes yeux et m’a dit : Va à Siloé te laver la figure. J’y suis allé et, après m’être lavé, je voyais ! » Ils lui demandèrent : « Où est cet homme ? » – « Je ne sais pas », répondit-il. (Jean 9,1-12)



JESUS a vu l’homme qui n’a jamais rien vu. Ses disciples soulèvent le problème du mal : est-il né aveugle par sa propre faute ou par celle de ses parents ? Essayer d’expliquer le mal en tant que malheur par le mal en tant que faute est aussi vieux que l’humanité. « Les parents ont mangé des raisins verts, mais ce sont les enfants qui ont mal aux dents » (Ezéchiel 18,2). Quant à la curieuse explication de la cécité du mendiant par son propre péché, il n’est pas besoin de faire appel à la réincarnation. Un auteur biblique pensait qu’un enfant pouvait mal agir dès avant sa naissance : « Jacob n’était pas né qu’il trompait déjà de son frère » (Osée 12,4).

JESUS refuse toute tentative d’explication du malheur du mendiant par un péché. Il y a des souffrances qu’aucune faute humaine ne peut expliquer. Quand nous sommes capables d’identifier les causes d’un désastre, nous devons certes agir, éventuellement tirer les leçons de des fautes qui l’ont provoqué. Mais, dans notre monde et dans nos vies, il restera toujours une part d’inexplicable. Pourquoi tel enfant est-il né handicapé ? Pourquoi telle maladie est-elle brusquement apparue ?

L’inexplicable et l’absurde nous rappellent que nous ne sommes pas Dieu. Nous sommes des créatures, et donc forcément limités et imparfaits. Après avoir rencontré Dieu dans un ouragan, Job arrive à la conclusion que, dans l’immensité de la création, il n’est pas grand-chose, et il se console d’être poussière et cendre (Job 38-42). Selon JESUS, la rencontre avec le mendiant aveugle n’est pas l’occasion de discuter sur l’origine du mal. Mais elle ne doit pas non plus donner lieu à la résignation. Elle devient l’occasion de « manifester les œuvres de Dieu ». JESUS se révèle créateur avec Dieu, car les œuvres de Dieu qu’il a mission d’accomplir, c’est d’abord sa création. Dieu a travaillé six jours pour « achever ses œuvres » (Genèse 2, 2).

« Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était très bon » (Genèse 1, 31). Mais tout n’est pas bon quand un homme ne voit jamais la lumière du jour ! C’est pourquoi JESUS a dit : « Mon Père est à l’œuvre jusqu’à présent, et moi aussi je travaille » (Jean 5,17). JESUS ne rend pas la vue à l’aveugle – puisqu’il ne l’a encore jamais eue. Il ne le guérit pas, mais il achève une œuvre de création encore inachevée. Jean met soigneusement en parallèle la création et l’acte de JESUS. De même que Dieu a façonné l’homme de la poussière du sol (Genèse 2, 7), JESUS en fait de la boue pour enduire les yeux de l’aveugle. Et celui-ci obéit à son commandement, il va se laver la figure et voit.

Irénée, évêque à Lyon, écrit vers la fin du iie siècle : « Ce que le Verbe Artisan [c’est-à-dire le Christ présent à la création comme Parole éternelle de Dieu] avait omis de modeler dans le sein maternel, il l’accomplit au grand jour ‘afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui’ » (Contre les hérésies, V, 15,2).

Ne sommes-nous pas tous, comme l’aveugle-né, des créatures inachevées ? Il nous manque quelque chose pour vivre en plénitude ce à quoi nous sommes appelés. Ce n’est pas tant en cherchant qui est coupable de nos imperfections que nous irons de l’avant. Mais c’est en écoutant la voix du Christ et en faisant ce qu’il nous dit de faire.

- Quelles détresses voyons-nous autour de nous ?

- De quels malheurs pouvons-nous identifier les causes et agir en conséquence ?

- Quelles souffrances dans ma vie et dans le monde restent incompréhensibles, sans raion ? Que signifie laisser le Christ achever l’œuvre de Dieu qui n’est que commencée ?




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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 4 Icon_minipostedSam 19 Sep 2020, 8:06 pm




2020

septembre



Citation :
Une présence paradoxale : Luc 24, 50-53

Puis JESUS emmena les onze disciples hors de la ville, près de Béthanie, et là, il leva les mains et les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Quant à eux, ils se prosternèrent devant lui et retournèrent à Jérusalem, remplis d’une grande joie. Ils se tenaient continuellement dans le temple et bénissait Dieu. (Luc 24,50-53)


Si le Nouveau Testament connaît une élévation du Ressuscité « à la droite du Père », ce n’est que Luc, avec sa prédilection pour les étapes historiques, qui parle explicitement d’une ascension. Et il le fait deux fois, à la fin de l’évangile (Luc 24,50-53) et au début des Actes des Apôtres (Actes 1,9-11). Le cadre chronologique est chaque fois différent : dans l’évangile l’événement a lieu le jour même de Pâques, dans les Actes c’est après quarante jours. Cela doit nous faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’un détail historique mais d’une référence théologique : dans le premier cas, tout se passe au Jour du Seigneur ; dans le second, le chiffre quarante indique clairement dans la Bible un temps de transition.

Ces récits indiquent la manière que le Christ ressuscité est présent aujourd’hui à nous et dans notre monde. Car paradoxalement, l’Ascension est bel et bien un récit de présence et non pas d’absence, malgré ce qu’une lecture superficielle pourrait faire croire. Mais c’est une présence d’une manière tout à fait neuve, sans commun mesure avec les formes de présence que nous connaissons habituellement.

Dans la vie normale, une présence a tout d’abord une dimension physique : quelqu’un se trouve en face de moi. Mais si cette personne m’est un étranger qui ne s’intéresse pas du tout à moi, comme quelqu’un assis à côte de moi dans le métro, une telle présence mérite à peine le nom. Quand deux amis se rencontrent pour s’écouter et se parler, nous avons une forme de présence plus intégrale. Et deux personnes qui s’aiment profondément peuvent vivre en quelque sorte toujours en présence l’un de l’autre, même s’ils ne sont pas ensemble physiquement 24 heures sur 24. Ainsi, on voit que même au plan humain, la présence est plus complexe qu’il ne semble à première vue.

JESUS conduit ses disciples hors de la ville et là, il lève les mains pour les bénir. Bénir, dans le monde biblique, a un sens très profond. Strictement parlant, Dieu seul peut bénir, parce que le mot signifie de faire augmenter la vie de quelqu’un. Luc précise que c’est dans l’acte même de bénir que JESUS s’éloigne d’eux et entre dans le ciel. Ici « le ciel » n’est pas quelque contrée lointaine, c’est la réalité de Dieu qui est immense et infinie. Nous avons le même ciel en Europe, en Chine, au Chili... Que JESUS entre au ciel pendant qu’il bénit signifie qu’il est dans une posture permanente, et toujours actuelle, de bénédiction à notre égard, il continue en permanence à nous communiquer, partout où nous sommes, la vie qu’il reçoit du Père.

Et la preuve qu’il ne s’agit point d’une absence, c’est la réaction des disciples : ils rentrent à Jérusalem « avec une grande joie ». Et ils sont sans cesse dans le Temple en bénissant Dieu. Bénir Dieu, c’est rendre à lui, par nos attitudes et nos actes, le bien qu’il nous a donné. L’évangile termine ainsi par un vaste courant de vie et de louange qui unit Dieu et l’homme, le ciel et la terre. C’est l’accomplissement du chant des anges au début de l’évangile : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix (shalom) sur la terre aux hommes qu’il aime » (Luc 2,14). Et le trait d’union qui rend possible cette unité est le Christ, vrai Dieu et vrai homme, qui vit auprès du Père tout en restant solidaire avec nous. En lui nous sommes déjà au ciel : comme le dit la Lettre au Colossiens, « votre vie véritable est cachée avec le Christ en Dieu » (Colossiens 3,3).

Dans le second récit de l’Ascension, aux Actes des Apôtres, il y a la nuée qui enveloppe JESUS. C’est une image biblique parfaitement adaptée à évoquer le caractère insaisissable de cette nouvelle présence du Christ, car elle cache et manifeste en même temps. Dans la tradition hébraïque, Dieu se rend présent par son Shekhina, analogue à la colonne de nuée qui guide le peuple dans le désert lors de l’Exode et se pose sur la Tente de la Rencontre. Et ici, l’entrée du Christ dans le ciel est intimement liée au don de l’Esprit, comme nous l’explique saint Jean : « Il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, celui qui doit vous venir en aide ne viendra pas à vous. Mais si je m’en vais, je vous l’enverrai » (Jean 16,7).

Loin d’être un simple éloignement de JESUS ou l’achèvement de son histoire, son ascension inaugure donc la présence définitive de Dieu à sa création. Pleinement auprès du Père dans son humanité glorifiée, JESUS nous attache désormais à Dieu par un lien indestructible. La Tête continue à envoyer ses énergies de vie, son Esprit qui est aussi l’Esprit du Père, sur son Corps encore sur la terre. Et s’il y a encore distance entre lui et nous, c’est pour stimuler notre marche en avant, pour nous mettre en mouvement vers les autres et donc vers lui. Il est l’avant-coureur (voir Hébreux 12,2), qui nous garde dans la dynamique du provisoire.

Non, Dieu ne nous a pas abandonnés. Nous le rencontrons dans nos frères et nos sœurs, dans les démunis, dans le pain eucharistique. Sûrs de sa présence, nous pouvons être des témoins de sa confiance dans un monde rongé par la peur de la mort, car cette mort est déjà derrière nous (cf. Colossiens 3,3 ; Jean 5,24 ; 1 Jean 3,14).

- Quelles sont les bénédictions que j’ai reçues dans ma vie, des réalités qui me permettent d’être pleinement moi-même ?

- Comment est-ce que j’expérimente la présence du Christ dans mon existence quotidienne ? Quelles en sont les conséquences ?




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