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 Questions sur la Foi et la Bible

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MessageSujet: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedMer 17 Juin 2015, 7:27 pm

Rappel du premier message :




Le jugement

Pourquoi JESUS dit-il à ses disciples de ne pas juger ?


« Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (Luc 6, 37). Est-il possible de mettre cette parole de l’Évangile en pratique ? N’est-il pas nécessaire de juger, si l’on ne veut pas baisser les bras face à ce qui ne va pas ? Mais cet appel de JESUS s’est profondément gravé dans les cœurs. Les apôtres Jacques et Paul, par ailleurs si différents, y font écho presque avec les mêmes mots. Jacques écrit : « Qui es-tu pour juger le prochain ? » (Jacques 4, 12). Et Paul : « Qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? » (Romains 14, 4).

Ni JESUS ni les apôtres n’ont cherché à abolir les tribunaux. Leur appel concerne la vie quotidienne. Si les disciples du Christ choisissent d’aimer, ils continuent cependant à commettre des fautes aux conséquences plus ou moins graves. La réaction spontanée est alors de juger celui qui – par sa négligence, ses faiblesses ou ses oublis – cause des torts ou des échecs. Nous avons bien sûr d’excellentes raisons de juger notre prochain : c’est pour son bien, pour qu’il apprenne et qu’il progresse…

JESUS, qui connaît le cœur humain, n’est pas dupe des motivations plus cachées. Il dit : « Qu’as-tu à regarder la paille qui est dans l’œil de ton frère ? Et la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ! » (Luc 6, 41). Je peux me servir des fautes des autres pour me rassurer sur mes propres qualités. Les raisons pour juger mon prochain flattent mon amour-propre (voir Luc 18, 9-14). Mais si je guette la moindre faute de mon prochain, n’est-ce pas pour me dispenser de faire face à mes propres problèmes ? Les mille défauts que je lui trouve ne prouvent pas encore que je vaux mieux que lui. La sévérité de mon jugement ne fait peut-être que cacher ma propre insécurité et ma peur d’être jugé.

À deux reprises, JESUS a parlé de l’œil « malade » ou « mauvais » (Matthieu 6, 23 et 20,15). Il nomme ainsi le regard troublé par la jalousie. L’œil malade admire, envie et juge le prochain tout en même temps. Quand j’admire mon prochain pour ses qualités mais qu’en même temps, il me rend jaloux, mon œil devient mauvais. Je ne vois plus la réalité telle qu’elle est, et il peut même m’arriver de juger un autre pour un mal imaginaire qu’il n’a jamais fait.

C’est encore un désir de domination qui peut inciter à juger. C’est pourquoi, dans le passage déjà cité, Paul écrit : « Toi, qui es-tu pour juger un serviteur d’autrui ? ». Qui juge son prochain s’érige en maître, et il usurpe, de fait, la place de Dieu. Or nous sommes appelés à « regarder les autres comme nos supérieurs » (Philippiens 2, 3). Il ne s’agit pas de se déconsidérer soi-même, mais de se mettre au service des autres au lieu de les juger.

Est-ce que renoncer à juger conduit à l’indifférence et à la passivité ?

En une même phrase, l’apôtre Paul utilise le mot juger dans deux sens différents : « Cessons de nous juger les uns les autres : jugez plutôt qu’il ne faut rien mettre devant votre frère qui le fasse buter ou tomber » (Romains 14, 13). L’arrêt des jugements mutuels ne conduit pas à la passivité, mais elle est une condition pour une activité et des comportements justes.

JESUS n’invite pas à fermer les yeux et à laisser les choses aller. Car aussitôt après avoir dit de ne pas juger, il continue : « Un aveugle peut-il guider un aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans un trou ? » (Luc 6, 39). JESUS souhaite que les aveugles soient aidés à trouver le chemin. Mais il dénonce les guides incapables. Ces guides un peu ridicules sont, selon le contexte, ceux qui jugent et condamnent. Sans renoncer à juger, il est impossible de voir clair pour entraîner d’autres sur le bon chemin.

Voici un exemple tiré de la correspondance de Barsanuphe et Jean, deux moines de Gaza du VIe siècle. Après avoir blâmé un frère pour sa négligence, Jean est peiné de le voir triste. Il est encore blessé quand, à son tour, il se sent jugé par ses frères. Pour trouver le calme, il décide alors de ne plus faire de remarques à personne, et de ne s’occuper que de ce dont il serait seul responsable. Mais Barsanuphe lui fait comprendre que la paix du Christ n’est pas dans le repli sur soi-même. Il lui cite à plusieurs reprises une parole de l’apôtre Paul : « Reprends, réprimande, exhorte, avec une patience inlassable et le souci d’instruire » (2 Timothée 4, 2).

Laisser les autres tranquilles, cela peut encore être une forme subtile de les juger. Si je ne veux m’occuper que de moi-même, serait-ce peut-être que je ne considère pas les autres comme dignes de mon attention et de mes efforts ? Jean de Gaza décide de ne plus reprendre aucun de ses frères, mais Barsanuphe comprend qu’en fait, il continue à les juger dans son cœur. Il lui écrit : « Ne juge ni ne condamne personne, mais avertis-les comme de véritables frères » (Lettre 21). C’est en renonçant aux jugements que Jean deviendra capable d’un vrai souci des autres.

« Ne portez pas de jugement prématuré, laissez venir le Seigneur » (1 Corinthiens 4, 5) : Paul recommande la plus grande retenue dans le jugement. En même temps, il demande avec insistance de se soucier des autres : « Reprenez les désordonnés, encouragez les craintifs, soutenez les faibles, ayez de la patience envers tous » (1 Thessaloniciens 5,14). Par expérience, il savait ce que reprendre sans juger pouvait coûter : « Trois années durant, nuit et jour, je n’ai cessé de reprendre avec larmes chacun d’entre vous » (Actes 20, 31). Seule la charité est capable d’un tel service.





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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedLun 25 Juil 2022, 6:43 pm




2022
juillet


Citation :
Luc 1, 46-55 : Chant de joie, chant de justice
46Marie dit :
Mon âme exalte le Seigneur,
47et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.
48Parce qu’il a jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante.
Désormais toutes les générations me proclameront bienheureuse.
49Le Puissant a fait pour moi des merveilles :
saint est son nom.
50Sa miséricorde s’étend d’âge en âge, sur ceux qui le craignent.
51Il a déployé la force de son bras :
il a dispersé les hommes aux cœurs superbes.
52Il a renversé les puissants de leurs trônes,
et il a élevé les humbles.
53Il a comblé de biens les affamés,
renvoyé les riches les mains vides.
54Il est venu en aide à Israël, son serviteur,
se souvenant de sa miséricorde,
55comme il l’a promis à nos ancêtres,
à Abraham et à sa postérité pour toujours.
(Luc 1,46-55)


Le chant de Marie, habituellement connu sous le nom de « Magnificat », est l’un des chants les plus importants de la tradition liturgique de l’Église. La partie que les gens mémorisent souvent est la première phrase : « Mon âme magnifie le Seigneur » (en latin : Magnificat anima mea Dominum). Une belle phrase. Cependant, le chant de Marie ne s’arrête pas là. Dans le premier chapitre de l’Évangile de Luc, nous trouvons le chant complet.

Lorsque nous examinons le texte, nous pouvons mieux comprendre la raison pour laquelle Marie a élevé son chant de louange à Dieu et le contexte du chant. Il y a au moins deux points importants.

Premièrement, Marie loue Dieu parce qu’elle a fait l’expérience des grandes actions de Dieu dans sa vie (v. 49). Dans ce cas, la louange de Dieu n’est pas seulement un rite ou une activité religieuse. La louange de Dieu naît de l’expérience personnelle, c’est-à-dire de la réalisation de ce que Dieu accomplit dans notre vie.

Deuxièmement, Marie loue Dieu parce qu’elle a cru et a été témoin des actions de Dieu qui établissent la justice dans le monde. Dieu a « jeté les yeux sur l’abaissement de sa servante » (v. 48), « élevé les humbles » (v. 52), et « comblé de biens les affamés » (v. 53). D’autre part, Dieu « a dispersé les hommes aux cœurs superbes » (v. 51), « a renversé les puissants de leurs trônes » (v. 52), et « a renvoyé les riches les mains vides » (v. 53). À ce stade, nous sommes ébranlés. Les paroles de louange de Marie, qui semblaient initialement pieuses, semblent maintenant très révolutionnaires et subversives !

Nous pouvons nous demander pourquoi les puissants et les riches sont considérés de manière négative ? Même si ceux-ci commettent des injustices, ne serait-il pas préférable de prier pour leur conversion ? Nous savons que les auteurs bibliques n’ont pas hésité à parler de bons riches (par exemple Joseph d’Arimathie, qui a préparé le tombeau pour JESUS, c’est « un homme riche et aussi un disciple de JESUS » – voir Matthieu 27,57) et « un roi qui est prêt à faire respecter la justice » (par exemple le roi Agrippa, qui comprend bien le procès de l’apôtre Paul – voir Actes 26). Cela signifie qu’il existe une conscience claire que les riches peuvent être bons et que les puissants peuvent faire justice. Être riche et puissant n’est pas synonyme d’être mauvais. Ainsi, nous pouvons dire que les puissants et les riches, en tant que personnes – comme tout être humain – ne sont pas exclus de l’amour inconditionnel de Dieu. Ce que le texte veut dire, alors, c’est peut-être que Dieu détruira le système d’injustice par lequel certains deviennent puissants et riches, et d’autres pauvres et opprimés.

Le chant de Marie nous apprend donc que la louange de Dieu est étroitement liée à la réalisation de la justice dans la société. Concrètement, glorifier Dieu signifie élever la dignité et la valeur de l’homme en luttant pour que la justice soit réalisée sur terre. Ainsi, nos louanges et nos prières devraient nous inciter à participer aux combats pour la justice. Par là, notre engagement pour la justice devient un moyen de glorifier Dieu.

- Quelles expériences t’ont incité à louer et à magnifier Dieu ?

- La justice est-elle de plus en plus manifeste dans ta famille, ton Église, ton lieu de travail et l’environnement dans lequel tu vis ? Quelle serait ta réaction lorsque tu vois l’injustice dans ces lieux ?

- Que peux-tu faire pour que tes louanges et tes prières soient davantage intégrées à la lutte pour la justice ?


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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedMer 21 Sep 2022, 7:51 pm




2022
septembre


Citation :
Matthieu 5, 38-48 : Aimer vos ennemis

JESUS dit : Vous avez entendu qu’il a été dit : “Œil pour œil et dent pour dent.” Eh bien, moi je vous dis de ne pas rendre le mal pour le mal. Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l’autre joue. Si quelqu’un veut te faire un procès pour te prendre ta chemise, laisse-lui aussi ton manteau. Si quelqu’un t’oblige à faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. À celui qui te demande, donne ; et ne te détourne pas de celui qui veut t’emprunter de l’argent. Vous avez entendu qu’il a été dit : “Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.” Eh bien, moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent. Ainsi vous deviendrez les enfants de votre Père qui est dans les cieux. Car il fait lever son soleil aussi bien sur les méchants que sur les bons, et il fait pleuvoir sur ceux qui font sa volonté et ceux qui ne la font pas. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les collecteurs d’impôts n’en font-ils pas autant ! Et si vous ne saluez que vos proches, que faites-vous d’extraordinaire ? Même les païens en font autant !Vous donc, vous serez parfaits, tout comme votre Père qui est au ciel est parfait. (Matthieu 5, 38-48)


JESUS nous permet d’avoir des ennemis. Cela peut sembler étrange à dire, mais c’est peut-être la première chose à noter lorsque nous entendons JESUS dire dans le Sermon sur la montagne "Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent." Il sait que les ennemis existent. Il les a rencontrés dans sa vie.

Si nous avons grandi dans un pays où règne la liberté de culte, avec un système politique mûr et relativement stable, éventuellement avec une culture chrétienne et dans une famille aimante, l’idée d’avoir des ennemis peut sembler aberrante. Le mot ennemi semble trop fort et nous n’avons sûrement personne dans notre entourage qui pourrait correspondre à cette description ! La société libérale cherche souvent à donner des raisons à tout et même lorsque quelqu’un nous a blessé, nous essayons d’expliquer son comportement afin de faire face à nos sentiments d’hostilité.

Mais il y a des personnes qui s’efforcent de vivre leur foi en Christ et pour qui ces paroles sont un véritable défi. Comment une personne dont le pays a été envahi par des forces hostiles, ou qui est persécutée par la majorité ethnique ou religieuse, ou encore une survivante d’abus, sexuels ou autres, réagirait-elle aux paroles de JESUS ? Ces personnes ont rencontré des gens qui ont détruit leurs maisons et leurs moyens de subsistance, ou qui leur ont enlevé la liberté de culte, ou dont l’agression a laissé des blessures qui marquent le corps et l’esprit.

JESUS permet que ces ennemis soient nommés. Les ennemis sont très réels pour les personnes en situation de souffrance. Les psaumes qui demandent à Dieu de vaincre l’ennemi sont très parlants pour eux.

Alors, comment devons-nous comprendre ces paroles de JESUS ? Nommer cet ennemi peut être un premier pas et permet peut-être à celui qui a souffert de prendre peu à peu de la distance avec la personne qui lui a fait du mal. Nous ne pouvons cependant pas utiliser les paroles de JESUS pour répondre théoriquement à la place d’une autre personne qui a subi une grande injustice de la part d’autres personnes. Si nous le faisons, nous risquons d’emprisonner cette personne dans un sentiment de culpabilité pour quelque chose qui lui est impossible de faire après ce qu’elle a vécu. JESUS ne provoque jamais de sentiment de culpabilité.

Bien que JESUS dise : "Vous avez entendu qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi", nulle part dans les Écritures hébraïques on ne trouve ces deux injonctions ensemble. Il s’agissait sûrement d’un dicton issu de la croyance populaire et, si nous sommes vraiment honnêtes avec nous-mêmes, haïr notre ennemi – à tout le moins ressentir de l’hostilité à son égard – est souvent notre réaction immédiate. L’instinct de la plupart d’entre nous est de vouloir que cet ennemi paie pour ce qu’il a fait. La dernière chose que je souhaite, c’est qu’on me dise de les aimer.

Nous ne pouvons pas réussir à aimer notre ennemi simplement par notre propre logique et nos propres forces. Rien n’est plus éloigné de notre nature humaine. Cela nous fait comprendre que ces paroles de JESUS font partie de la révélation de Dieu. Elles nous invitent à regarder JESUS, à regarder sa vie et surtout sa mort et sa résurrection. Lorsque nous sommes confrontés à un ennemi, JESUS ne s’engage-t-il pas à nos côtés ? Par sa mort sur la Croix, n’est-il pas, d’une manière mystérieuse, en train d’aimer cet ennemi que nous ne pouvons pas aimer ?

Dans le Nouveau Testament, l’amour n’est pas simplement un sentiment ou une affection. C’est une attitude qui signifie être prêt à agir pour le bien de l’autre personne. Dans ce sens, l’amour n’exclut pas la correction, la réprimande ou même la justice. L’amour signifie tout faire pour aider l’autre.

Ce qui est sûr, c’est que JESUS veut nous ouvrir à un amour qui va au-delà des capacités humaines normales. Aimer ceux qui nous aiment est à la portée de tous. JESUS nous demande d’aller plus loin, de marcher avec lui sur son chemin, car l’amour de Dieu est impartial. Dieu aime aussi bien les justes que les injustes. Nous sommes invités à refléter la nature de Dieu. C’est un grand défi. Mais Dieu n’est-il pas aussi patient avec nous ?

Les derniers mots du cinquième chapitre de Matthieu, le cœur du Sermon sur la Montagne, "Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait", sont mieux traduits par "Vous serez parfaits" au futur, contrastant avec l’imparfait utilisé dans les phrases précédentes. Il s’agit donc d’une promesse qui ouvre la voie pour devenir parfait. Il ne s’agit pas de rechercher une sorte de perfection morale, mais on peut la lire en parallèle avec Matthieu 5,17 qui parle de JESUS venant accomplir la Loi de Moïse. JESUS parle de l’accomplissement de tout par un amour global.

La "perfection", dans le monde sémitique, inclut la notion de quelque chose qui est indivis ou entier. Nous deviendrons donc entiers et indivis lorsque nous apprendrons à aimer en apprenant de JESUS. Ainsi s’ouvre devant nous un chemin où nous pouvons refuser la violence dont l’autre nous menace, partager matériellement ce que nous avons avec ceux qui sont dans le besoin, faire un effort supplémentaire et peut-être avec le temps aimer cette personne qui nous a traités injustement et travailler à son bien.

Les exemples de Menno Simons, du Mahatma Gandhi, de Martin Niemöller, de Sophie Scholl, de Martin Luther King Jr, de Dorothy Day, de Nelson Mandela, de Desmond Tutu et de tant d’autres nous inspirent sur ce chemin. Lorsque nous commençons à regarder leurs vies, nous commençons à comprendre ce qui pourrait être possible...

- Qui est mon ennemi ?

- Quelles autres parties de l’Écriture m’aident à comprendre le cheminement que JESUS propose ici pour aimer nos ennemis ?

- Qu’est-ce qui pourrait m’aider lorsqu’il semble impossible d’aimer tel ou tel ennemi ?



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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedLun 07 Nov 2022, 9:05 pm






]2022
novembre



Citation :
Genèse 11, 1-9 : Unité et diversité
Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. Partis de l’est, les humains trouvèrent une large vallée en Mésopotamie et s’y installèrent. Ils se dirent les uns aux autres : « Au travail pour fabriquer des briques ! Au travail pour les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et du goudron comme mortier. Puis ils se dirent : « Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche les cieux ! Ainsi nous rendrons notre nom célèbre, et nous éviterons d’être dispersés sur toute la surface de la terre. » Le Seigneur descendit des cieux pour voir la ville et la tour que les êtres humains bâtissaient. Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S’ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu’ils projettent. Allons ! Descendons, embrouillons leur langage, et qu’ils ne se comprennent plus les uns les autres. » Le Seigneur les dispersa de là sur l’ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville. Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel. C’est là, en effet, que le Seigneur a embrouillé le langage des hommes, et c’est à partir de là qu’il a dispersé les humains sur la terre entière.
(Genèse 11, 1-9)


Dans la Bible, la diversité est-elle vue comme un bien à favoriser ou un problème à résoudre ? Une première réponse à cette question mettrait l’accent sur le côté positif de la diversité. Au premier chapitre du livre de la Genèse, la Parole de Dieu mène à un monde peuplé par une grande variété de créatures – toutes sortes de plantes, de poissons, d’oiseaux, d’animaux et enfin d’êtres humains. La multiformité de la création reflètent ainsi les inépuisables richesses de l’être divin.

Or, nous le savons bien : la diversité, bien que bonne en soi parce que voulue par Dieu, peut conduire en pratique à la division et au conflit. Le cœur humain n’est malheureusement pas indemne d’une jalousie par laquelle les différences se muent en hostilité et conduisent au rejet de l’autre, chacun voulant être, non une partie de l’ensemble, mais le tout.

Si la diversité est vue comme un bien dans la Bible, elle n’est donc pas pour autant le dernier mot. Dans leur descriptions de « l’âge à venir », les prophètes d’Israël parlent d’une réconciliation entre peuples opposés et même de l’univers toute entière : « Le loup habitera avec l’agneau, le léopard se couchera près du chevreau. Le veau et le lionceau seront nourris ensemble, un petit garçon les conduira » (Isaïe 11,6). On attend ardemment le jour où toutes les divisions seront surmontées et l’humanité vivra dans la shalom, la paix et la plénitude, dans un monde de tsedeq, de justes relations entre les humains, avec la nature et avec Dieu. Ici, l’unité semble prendre le pas sur l’identité de chaque élément particulier.

Néanmoins, il y a unité et unité. La vielle légende de la Tour de Babel en dit long. L’histoire part sans doute d’une vision des ziggourats de la Mésopotamie ancienne, ces temples colossaux s’élançant vers les hauteurs. Construits dans la plaine, ils sont une tentative de fabriquer une « montagne sainte » où l’on peut rencontrer des dieux. Pour les Hébreux, cependant, une telle initiative ne peut être vue que comme une volonté de mettre la main sur la divinité en usurpant sa place. Le récit est donc une mise en garde contre une unité humaine qui se comprendrait comme une rivalité avec Dieu. Les hommes se concertent pour construire une grande cité et une tour « dont le sommet touche le ciel ». Dieu confonde la langue des constructeurs et les disperse aux quatre vents. Ici, la diversité n’est pas vue comme un bien inconditionnel, elle est plutôt un moindre mal, une protection contre une uniformité motivée par l’exaltation de soi et une soif inassouvie de puissance : « rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible ! ”

Pour l’auteur de ce récit, une uniformité imposée n’est évidemment pas la solution. La grande question posée par l’histoire biblique, c’est comment concilier diversité et unité, comment réaliser une communion qui n’abolit pas les différences et la liberté des acteurs mais les fait collaborer à une création commune. La Bible hébraïque laisse entrevoir la possibilité d’une unité d’un autre genre, qui sera réalisée à l’heure de Dieu.

Cette possibilité devient réalité au chapitre 2 des Actes des apôtres, dans le récit de la première Pentecôte chrétienne. Là, nous ne voyons ni une uniformité fossilisée ni une diversité incohérente. Pas une seule langue parlée par tous, mais une compréhension mutuelle dans et à travers tous les idiomes de la terre. Les différences subsistent, mais elles font maintenant partie d’un ensemble plus grand, une manifestation de la « grâce bariolée de Dieu » (1 Pierre 4,10). Et cela est le fruit de l’Esprit d’amour répandu sur les croyants. L’amour n’est-il pas l’unique source d’unité véritable, qui respecte l’unicité de chaque élément tout en créant des liens inébranlables ?

- Quels aspects de notre monde actuel ressemble à la situation de Babel avant l’intervention de Dieu ? Que pouvons-nous faire pour favoriser une unité qui ne détruit pas les différences entre les personnes ?

- Existe-t-il des limites à la diversité ? Si c’est le cas, comment les découvrir ?

- Qu’est qui permet aux différences de ne pas aboutir à l’hostilité ou à la rivalité ?



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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedVen 30 Déc 2022, 9:36 pm



2022
décembre



Citation :
Marc 10.46-52 : Apprendre à recevoir

Ils arrivèrent à Jéricho. Lorsque JESUS sortit de cette ville avec ses disciples et une grande foule, un aveugle appelé Bartimée, le fils de Timée, était assis au bord du chemin et mendiait. Quand il entendit que c’était JESUS de Nazareth, il se mit à crier : « JESUS, Fils de David, aie pitié de moi ! » Beaucoup lui faisaient des reproches pour qu’il se taise, mais il criait encore plus fort : « Fils de David, aie pitié de moi ! » JESUS s’arrêta et dit : « Appelez-le. » Ils appelèrent donc l’aveugle et lui dirent : « Courage, lève-toi, il t’appelle. » Alors il jeta son manteau, sauta sur ses pieds et vint vers JESUS. JESUS lui demanda : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui répondit : « Maître, fais que je voie de nouveau. » Et JESUS lui dit : « Va, ta foi t’a guéri. » Aussitôt, il put voir, et il suivait JESUS sur le chemin. (Marc 10.46-52)


L’évangile de Marc nous raconte l’histoire d’un aveugle qui s’appelle Bartimée. Au temps de JESUS, être aveugle signifiait être incapable de travailler et de gagner sa vie. Bartimée, assis au bord du chemin, doit mendier sa subsistance. Sa vie dépend de ce que lui donnent les autres. Nous ne pouvons évidemment pas trouver beaucoup de joie dans la misère de Bartimée. Mais il y a dans ce récit plus qu’une dépendance négative.

En premier lieu, le cri de Bartimée : « Fils de David, aie pitié de moi ! » est le cri d’une personne qui connaît un manque et qui en est consciente. En criant vers JESUS, Bartimée admet qu’il n’est pas auto-suffisant. Il exprime son besoin de miséricorde. Il faut du courage et de l’humilité pour reconnaître que nous n’arrivons pas à nous en sortir tout seul, que nous ne sommes pas tout-puissant.

En deuxième lieu, il y a la question de JESUS : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » N’est-il pas évident de savoir ce qu’un aveugle voudrait que JESUS fasse pour lui ? Pourquoi JESUS pose-t-il la question ? En lui demandant ce qu’il veut, JESUS respecte sa liberté. Il n’impose rien. Il traite Bartimée comme une personne qui peut s’exprimer par elle-même. Il ne le réduit pas à un objet à réparer sans rien demander. Le questionnement de JESUS ouvre à un dialogue et à une relation.

Mais il y a plus encore. Bartimée aurait-il pu être guéri s’il n’avait pas demandé explicitement à voir de nouveau ? Se pourrait-il que le fait de demander est ce qui rend possible de recevoir ? Ou bien peut-être est-ce le fait de formuler ce qu’il veut qui le rend davantage conscient de ce qu’il a déjà reçu. JESUS n’a pas besoin qu’on lui explique le problème de Bartimée : il le connaît déjà. Répondre à la question de JESUS est, pour Bartimée, une aide pour exprimer son désir le plus profond et sa confiance en ce que JESUS peut le faire voir de nouveau. Bartimée est guéri par sa foi et non par quelque talent médical de JESUS. La foi est relation et, en demandant ce que veut Bartimée, JESUS l’invite à entrer dans cette relation.

Parfois nous nous sentons mal à l’aise pour demander quelque chose à Dieu, en particulier pour nous-mêmes. Ne faudrait-il pas se souvenir alors que ce que l’on reçoit est pour soi et aussi pour les autres et pour servir Dieu ? Recevoir n’est pas égoïste. Demander n’oblige pas Dieu à donner ce que nous lui demandons. Demander est un acte de foi qui prépare votre cœur à recevoir ce que Dieu nous a préparé et nous donne déjà.

« Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Cette question contient une invitation à trouver ce à quoi nous aspirons le plus et à le demander à Dieu dans la prière. Elle contient aussi la promesse que nous recevrons – que nous nous en rendons compte ou pas – car Dieu ne peut que donner.

- Dans quelles situations as-tu fait l’expérience qu’il y a de la joie à recevoir ?

- Quel « don » as-tu reçu que tu te sens invités à partager avec d’autres ? Quels dons reconnais-tu en d’autres que tu aimerais recevoir d’eux ?

- « Demander (ce que je veux) rend possible de recevoir ». « Demander à Dieu ce que je veux que Dieu fasse pour moi n’est pas égoïste, mais un acte de foi ». Es-tu d’accord avec cela ? Pourquoi ou pourquoi pas ?


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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedVen 17 Fév 2023, 10:03 pm



2023
février


Citation :
Romains 12, 1-2 : La vie comme sacrifice

Je vous exhorte, frères et sœurs, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte spirituel. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. (Romains 12,1-2)



Le sacrifice n’a pas bonne presse dans notre monde. « Faire un sacrifice » signifie pour nos contemporains ne pas faire ce qu’on aimerait faire ou faire ce qu’on n’aimerait pas faire. Et pour ceux qui connaissent l’histoire des religions, le terme évoque souvent des victimes sanglantes offertes aux divinités. Et voici que l’apôtre exhorte les croyants de Rome à faire un sacrifice à partir de leur vie concrète dans le monde (c’est le sens ici pour lui du mot « corps »). Comment comprendre une telle proposition ?

Tout d’abord, il faut saisir que la signification de cette pratique n’est pas négative. Le sacrifice est une offrande à Dieu, autrement dit un don ou un cadeau. Échangés entre les humains, les cadeaux servent à créer ou à approfondir une relation. Je donne à l’autre un objet qui m’est cher, qui me « coûte » quelque chose, et dès lors un lien existe entre nous ou, s’il existait déjà, il se trouve renforcé. On peut donner un cadeau pour différentes raisons : pour demander pardon après une rupture de relation, pour rendre l’autre plus apte à me prendre au sérieux ou, le plus souvent, pour faire plaisir à l’autre et lui montrer qu’il compte à mes yeux.

Dans le monde ancien, les sacrifices avaient parfois le rôle d’éveiller l’intérêt d’un dieu lointain ou d’amadouer un dieu mal intentionné. En Israël, toutefois, ce n’était pas le cas, car le Dieu de la Bible était déjà animé d’un amour passionné pour sa création. En allant au Temple pour faire des offrandes au Seigneur, les fidèles voulaient, avant tout, lui rendre, symboliquement, un peu de ce qu’il leur avait donné en faisant d’eux son peuple (voir Exode 19,4-6 ; Deutéronome 26,1-11). C’était donc essentiellement un acte de reconnaissance. Tout vient de Dieu et tout doit retourner à lui, après avoir passé par la vie des humains.

JESUS accomplit un changement important : dans son cas, l’offrande n’est pas un objet quelconque, du bétail ou une partie des récoltes, mais la vie entière. JESUS vivait dans la conscience que tout lui venait de Celui qu’il appelait Abba, Père – « Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main » (Jean 3,35) – et le sens de son existence était de rechercher à mettre en pratique ce que Dieu lui avait donné d’accomplir : « Je fais toujours ce qui lui plaît » (Jean 8,29). Ainsi, une communion parfaite existait entre eux deux.

L’apôtre Paul veut faire entrer les croyants de Rome dans cette même relation. Il part de « la miséricorde de Dieu », c’est-à-dire du fait que, dans le Christ, Dieu leur a tout donné, en les faisant passer « des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2,9). L’expérience de l’amour divin provoque en eux un renouveau intérieur. Dès lors, ils ne doivent plus suivre les valeurs de la société environnante. Au contraire, ils sont appelés à faire de toute leur existence une louange à Dieu, en cherchant à accomplir, en toute chose, ce que Dieu veut. Et que veut-il ? Paul nous dit par la suite que tout ce que Dieu désire, que « tous les commandements se résument dans cette parole : tu aimeras ton prochain comme toi-même... L’amour est le plein accomplissement de la Loi » (Romains 13,9-10).

Paul appelle cette recherche de la volonté divine « un culte logikos », adjectif grec difficile à traduire. Le rendre par « spirituel » risque de nous faire penser qu’il s’agit uniquement de la vie intérieure, tandis que la mention du « corps » auparavant signifie clairement que c’est tout l’être qui est impliqué. Un culte logikos est celui qui est pratiqué par un être doué de raison et de la capacité de prendre des décisions. Par conséquent, il ne consiste pas en des offrandes matérielles mais en une attitude de disponibilité et en un discernement pour chercher, en chaque situation, ce qui peut favoriser l’amour. Faire de notre vie un sacrifice ne signifie donc nullement refuser le bonheur ou avoir une volonté perverse de souffrir, mais rendre grâce à Dieu en tout temps et nous dépenser pour nos sœurs et nos frères en humanité.

- Où et comment ai-je ressenti « la miséricorde de Dieu » à mon égard ?

- Quelles valeurs, quelles habitudes de la société environnante suis-je appelé à abandonner pour faire ce que Dieu veut ? Où trouver la force et le courage de le faire ?

- Qu’est-ce qui m’aide à discerner, concrètement, les exigences de l’amour dans telle ou telle situation de ma vie ?

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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedSam 15 Avr 2023, 7:39 pm



2023
avril

Matthieu 3, 13-17 : Une joie qui demeure


JESUS vient de la Galilée au Jourdain ; il arrive auprès de Jean pour être baptisé par lui. Jean s’y opposait et lui disait : « C’est moi qui devrais être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi ! » Mais JESUS lui répondit : « Accepte qu’il en soit ainsi pour le moment. Car il convient que nous accomplissions ainsi ce que Dieu demande. » Et Jean accepta. Dès que JESUS fut baptisé, il remonta de l’eau. Au même moment les cieux s’ouvrirent pour lui : il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et une voix venant des cieux dit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé ; en lui je trouve toute ma joie. » (Matthieu 3,13-17)



Pourquoi JESUS va-t-il se faire baptiser ? Pourquoi, au début de l’évangile de Matthieu, JESUS se rend -il au Jourdain auprès de Jean afin d’accomplir un geste si exceptionnel pour le judaïsme de son temps ? Pour nous, la méditation de ce texte fait surgir encore un autre défi. Nous sommes influencés par ce que le baptême signifie pour nous : il s’agit d’un sacrement, un signe d’incorporation à l’Église. La lecture de ce récit d’Évangile nous place dans un autre contexte : JESUS apparaît en publique pour la premier fois, il fait la queue, il reçoit ce geste rituel et, surtout, son identité s’est manifestée.

Ce récit permet une méditation à trois niveau. D’abord, nous pouvons chercher à nous placer à l’intérieur d’une telle scène. Il y a une ambiance, un contexte que entoure ce récit : « Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région voisine de la rivière du Jourdain venaient à sa rencontre. Ils reconnaissaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait » (Matthieu 3,5-6). JESUS fait partie de cette foule pénitente qui cherche un renouvellement de sa foi. On peut même dire : JESUS se tient presque caché parmi tous ceux que font une recherche spirituel. Mais Jean sait qui est JESUS, il ne peut pas faire semblant de le considérer comme une personne ordinaire. Il y une tension : Jean reconnaît une supériorité en JESUS, mais JESUS a une autre intention.

En deuxième lieux, dans un essai d’imagination, nous pouvons nous demander : comment JESUS a-t-il ressenti cette manifestation au début de sa vie adulte ? Dans la découverte de sa propre personne, avait-il besoin d’accomplir un signe de pénitence ? Sans donner de réponse à cette question, JESUS rejette un traitement privilégie de la part de Jean. L’intention de JESUS est de faire ce que Dieu demande, il ne veut pas bénéficier d’un privilège. Il demande à Jean d’attendre, parce qu’il sait que le temps va permettre de contenir et de dévoiler la vérité.

Le troisième niveau de réflexion est donné par l’intervention de Dieu à la fin du récit : « Celui-ci est mon fils bien-aimé ; en lui je trouve toute ma joie. » Sans réussir à rester dans l’anonymat, JESUS reçoit par ces paroles une confirmation de sa mission et de son identité. Le récit de Matthieu n’indique pas qui a été témoin de ce geste et, à la différence des autres évangiles, les réactions de la foule ne sont pas mentionnées. Comme si le récit suggérait que le plus important est que JESUS lui-même ait entendu ces paroles de Dieu : tu es ma joie. Ces paroles sont d’abord un encouragement mais, plus profondément, une définition de la mission de JESUS : annoncer la joie (cf. Matthieu 5, 3-12), donner à tous ceux qui croient en lui une joie que demeure (cf. Jean 16, 22).

Le baptême de JESUS a inspiré la pratique du baptême depuis les débuts du christianisme. Et même si les situations d’aujourd’hui sont bien différentes, cette inspiration contient notamment la promesse de Dieu d’accorder sa joie à tous ceux qui la recherchent. Se décider à un changement dans sa vie personnelle, ou même commencer un nouveau projet, ce sont des occasions pour retrouver le désir d’une joie qui demeure et nous laisser rejoindre par l’intention de JESUS, lui qui vient parmi la multitude de tous ceux qui cherchent un renouvellement.

- Quel est le rapport pour moi entre la confiance en Dieu et la joie ?

- Dans ma vie de tous les jours, ai-je expérimenté un besoin de renouvellement, le besoin de faire un geste qui permet un nouveau commencement ?

- Dans cet événement, Dieu accorde à JESUS une conscience plus nette de son identité : de quelle façon Dieu nous aide à comprendre qui nous sommes ?


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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedMar 13 Juin 2023, 7:59 pm



2023
juin



Citation :
Éphésiens 4, 11-16 : Proclamer la vérité avec amour
Le Christ a fait des dons particuliers aux hommes : des uns il a fait des apôtres, d’autres des prophètes, d’autres encore des évangélistes, des pasteurs ou des enseignants. C’est ainsi qu’il a rendu le peuple de Dieu apte à accomplir son service, pour faire croître le corps du Christ. De cette façon, nous parviendrons tous ensemble à l’unité de la foi dans la connaissance du Fils de Dieu ; nous deviendrons des adultes dont le développement atteindra à la stature parfaite du Christ. Alors, nous ne serons plus des enfants, emportés par les vagues ou le tourbillon de toutes sortes de doctrines, trompés par des hommes recourant à la ruse pour entraîner les autres dans l’erreur. Au contraire, en proclamant la vérité avec amour, nous grandirons en tout vers le Christ, qui est la tête. C’est grâce à lui que le corps forme un tout solide, bien uni par toutes les articulations dont il est pourvu. Ainsi, lorsque chaque partie fonctionne comme elle doit, le corps entier grandit et se développe par l’amour. (Éphésiens 4, 11-16)


Avec le progrès de la technologie, il devient plus facile pour nous d’accéder à toutes sortes d’informations. En plus, nous connaissons des situations où des informations de tous genres inondent notre vie. Le problème c’est que ces données ne peuvent pas toutes être vérifiées. Il existe de fausses informations, qui ne sont pas basées sur des faits ou même qui falsifient les faits ! Il faut en être conscients, parce que nous pouvons nous égarer.

L’Église à Éphèse a connu une situation où il y avait une grande diversité de doctrines. Toutes n’étaient pas bonnes et en harmonie avec l’appel de la foi chrétienne. C’est dans ce contexte que l’apôtre Paul encourage les croyants à « proclam[er] la vérité avec amour » (v. 15). C’est seulement à ce moment-là qu’ils ne seront pas « emportés par les vagues ou le tourbillon de toutes sortes de doctrines, trompés par des hommes recourant à la ruse pour entraîner les autres dans l’erreur » (v. 14). Quelles sont les qualités déterminantes de la vérité ? Pour l’apôtre, la vérité permet aux croyants – en tant qu’individus mais aussi en tant que communauté – de grandir dans l’amour, vers le Christ.

« Proclamer la vérité avec amour » signifie être disponibles à chercher ensemble la vérité, humblement et sincèrement. Pour cela, il faut faire preuve de bon sens, avoir un esprit transparent et un cœur purifié. Dans la foi, notre guide est le Christ lui-même, qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14,6). À propos de chaque situation nous nous demandons : conduit-elle au Christ ou à autre chose ? C’est ce discernement que fait l’Esprit Saint dans nos vies. En fait, l’Esprit Saint est l’Esprit de vérité qui glorifie le Christ (Jean 16,14).

- Quelle attitude devrions-nous avoir dans un temps où l’information est abondante et quand nous ne pouvons pas toujours tout vérifier ?

- Comment, de nos jours, « proclamer la vérité avec amour » ?



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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedMar 08 Aoû 2023, 7:51 pm




2023
août



Citation :
1 Jean 3, 1-3 : Devenir semblables au Christ

   Voyez à quel point le Père nous a aimés : nous sommes appelés enfants de Dieu, et nous le sommes réellement ! Si le monde ne nous connaît pas, c’est parce qu’il n’a pas connu Dieu. Très chers amis, nous sommes maintenant enfants de Dieu, mais ce que nous deviendrons n’est pas encore clairement révélé. Cependant, nous savons que quand le Christ paraîtra, nous deviendrons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Toute personne qui place son espérance en lui se rend pure, comme JESUS Christ lui-même est pur. (1 Jean 3, 1-3)


Saint Irénée, évêque de Lyon au iie siècle, concentre le sens de l’incarnation en une formule : Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu. La venue de Dieu sur la terre est donc le préliminaire à un autre évènement encore plus étonnant : que l’homme devienne Dieu. Mais il s’agit du Dieu qui se manifeste dans le dénuement, l’ignorance et l’impuissance d’un nouveau-né ou d’un crucifié !

Nous sommes donc en transit entre une origine que nous ne pouvons pas entièrement repérer et une destination que nous ne nous représentons pas. Cette transition requiert notre participation active. Nous devenons plus nous-mêmes quand nous nous éveillons à la présence du Christ dans notre cœur, en-deçà des portes fermées par les peurs, les échecs, les colères ou les humiliations. Il nous offre sa paix et il nous envoie la vivre dans la trame des relations humaines, dans un monde blessé par les injustices et les violences. Oui, dans la mesure où nous laissons sa paix et son pardon agir dans nos existences, son Esprit se déploie en nous et dans le monde et la vie s’épanouit.

Nous ne sommes donc pas seulement d’ici ou de là, untel ou unetelle, nous ne sommes pas seulement notre CV, notre dossier médical ou notre compte en banque ; nous ne nous réduisons ni à nos projets, ni à nos échecs, ni à nos reniements ou à nos convictions. Notre identité se dévoile dans une attente libérée de toute attache et disponible, car portée par l’appel et le don d’un Autre. Ce que nous serons n’a pas encore été manifesté, nous dit la première lettre de Jean, mais nous savons que lorsque cela sera manifesté, nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est. Déjà nous avons revêtu le Christ, reçu un nom et un commandement nouveaux qui nous ouvrent à de nouvelles relations… Les racines qui nous portent ne sont donc pas seulement dans un patrimoine culturel, une histoire familiale, un trésor transmis par ceux qui nous ouvrent le chemin. Elles sont aussi en avant de nous, dans ce que nous ne voyons pas encore mais à quoi nous sommes destinés. Les bouleversements des sociétés ne peuvent pas les endommager autant qu’un esprit de démission ou un assoupissement résigné qui entraînent notre retrait d’une communion vivante avec Dieu.

- Comment ma relation avec le Christ me transforme-t-elle au cours des années ?

- Qu’est-ce qui m’aide à renouveler une communion avec le Christ ? Avec les autres ?

- Quelle est mon attente ? Comment est-ce qu’elle me purifie ?

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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedJeu 05 Oct 2023, 7:42 pm



2023
octobre



Citation :
]Psaume 35 : Résister au désespoir

Accuse, Seigneur, ceux qui m’accusent, attaque ceux qui m’attaquent.
Prends une armure, un bouclier, lève-toi pour me défendre.
Brandis la lance et l’épée contre ceux qui me poursuivent. Parle et dis-moi : « Je suis ton salut. »
Qu’ils soient humiliés, déshonorés, ceux qui s’en prennent à ma vie !
Qu’ils reculent, couverts de honte, ceux qui veulent mon malheur !
Qu’ils soient comme la paille dans le vent lorsque l’ange du Seigneur les balaiera !
Que leur chemin soit obscur et glissant lorsque l’ange du Seigneur les chassera !
Sans raison ils ont tendu leur filet, et sans raison creusé un trou pour me perdre.
Qu’un désastre imprévu les surprenne, qu’ils soient pris dans le filet qu’ils ont caché, et dans ce désastre, qu’ils succombent !
Pour moi, le Seigneur sera ma joie, et son salut, mon allégresse !
De tout mon être, je dirai : « Qui est comme toi, Seigneur,
pour arracher un pauvre à plus fort que lui, un pauvre, un malheureux, à qui le dépouille. »

Des témoins injustes se lèvent, des inconnus m’interrogent.
On me rend le mal pour le bien : je suis un homme isolé.
Quand ils étaient malades, je m’habillais d’un sac, je m’épuisais à jeûner ; sans cesse, revenait ma prière.
Comme pour un frère, un ami, j’allais et venais ; comme en deuil de ma mère, j’étais sombre et prostré.
Si je faiblis, on rit, on s’attroupe, des misérables s’attroupent contre moi : des gens inconnus qui déchirent à grands cris.
Ils blasphèment, ils me couvrent de sarcasmes, grinçant des dents contre moi.
Comment peux-tu voir cela, Seigneur ? Tire ma vie de ce désastre, délivre-moi de ces fauves.
Je te rendrai grâce dans la grande assemblée, avec un peuple nombreux, je te louerai.

Qu’ils n’aient plus à rire de moi, ceux qui me haïssent injustement !
Et ceux qui me détestent sans raison, qu’ils cessent leurs clins d’œil !
Ils n’ont jamais une parole de paix, ils calomnient les gens tranquilles du pays.
La bouche large ouverte contre moi, ils disent : « Voilà, nos yeux l’ont vu ! »
Tu as vu, Seigneur, sors de ton silence ! Seigneur, ne sois pas loin de moi !
Réveille-toi, lève-toi, Seigneur mon Dieu, pour défendre et juger ma cause !
Juge-moi, Seigneur mon Dieu, selon ta justice : qu’ils n’aient plus à rire de moi !
Qu’ils ne pensent pas : « Voilà, c’en est fait ! » Qu’ils ne disent pas : « Nous l’avons englouti ! »
Qu’ils soient tous humiliés, confondus, ceux qui riaient de mon malheur !
Qu’ils soient déshonorés, couverts de honte, tous ceux qui triomphaient !
A ceux qui voulaient pour moi la justice, rires et cris de joie !
Ils diront sans fin : « Le Seigneur triomphe, lui qui veut le bien de son serviteur. »
Moi, je redirai ta justice et chaque jour ta louange.
(Psaume 35)


Peut-on rencontrer Dieu là où règnent l’injustice et la violence ? La personne traquée et menacée qui prie ce psaume se tient d’emblée devant Dieu quand elle dit : « Accuse, Seigneur, ceux qui m’accusent ». Dans sa détresse, elle est seule et sans appui humain. Mais il y a Dieu qu’elle supplie : « Lève-toi pour me défendre ! » Dieu l’a sauvée jadis – forte de ce souvenir, elle demande encore : « Parle et dis-moi : je suis ton salut. » Il ne s’agit pas ici du salut éternel, ni du pardon des péchés, mais tout simplement d’être sauvé de « ceux qui s’en prennent à ma vie ».

Ai-je le droit de demander avec le psaume que mes ennemis soient « humiliés, déshonorés (...) qu’un désastre imprévu les surprenne » ? Il est difficile de répondre à cette question, mais on peut faire deux observations. La première : au cours des siècles, des croyants juifs et chrétiens, et sans doute JESUS lui-même, ont prié ce psaume. Et la seconde : il vaut mieux, par amour de la vie, prier contre ses ennemis plutôt que se taire et désespérer.

Une dynamique qui va de la plainte au chant traverse ce psaume, tout comme le Livre des psaumes en entier. Quantitativement, en nombres de versets, la plainte prédomine. Mais surgissent des lueurs de confiance, et toujours à nouveau la plainte se mue en « rires et cris de joie ». Le Psaume 35 consiste en trois parties dont chacune se termine par la certitude de chanter encore. Je promets et m’engage que ma plainte cédera à la louange, et que mon isolement fera place à une vie belle avec d’autres : « dans la grande assemblée, avec un peuple nombreux, je te louerai ».

« Les autres, c’est l’enfer » – c’est parfois vrai. Le psalmiste met beaucoup d’énergie à dénoncer leur fausseté et leur haine, leur menaces et leurs violences. Sa plainte est d’autant plus violente que sa déception est douloureuse : les autres lui étaient comme un frère, un ami, une mère. Et voilà que la douceur du vivre ensemble s’est retournée en son contraire. Accusé et agressé, il clame son innocence : « ils me détestent sans raison ». JESUS lui-même cite ce verset avant sa passion (Jean 15,25).

Ai-je le droit de me dire innocent ? N’ai-je pas commis des fautes, moi aussi ? La prière des psaumes est un travail de vérité. Elle me fait revendiquer mon innocence quand je suis innocent. Alors je saurai aussi reconnaître mes torts quand j’en ai. Quand de faux témoins – et avec eux le grand « accusateur », comme la Bible appelle le diable – s’attaquent à ma droiture pour me faire taire, ma plainte et ma protestation me permettent de résister. Que faire du désir de vengeance ? Il devient, au cours de la prière de ce psaume, demande de justice : « Défends et juge ma cause ! »

Le psalmiste ne se plaint pas seulement des autres mais aussi de Dieu : « Comment peux-tu voir cela, Seigneur ? Sors de ton silence ! » Dieu n’entendrait-il pas ? Dans les psaumes, la prière ne se tait pas quand Dieu se tait. Car l’Esprit saint anime au plus profond de l’être humain un tenace désir de vie. L’Esprit saint soutient l’attente du jour où « rires et cris de joie » auront fait oublier le malheur.

- Comment est-ce que je réagis quand j’ai subi une injustice, une humiliation ? Comment est-ce que je réagis face aux violences faites à autrui ?

- Qu’est-ce que cela change de pouvoir dire à Dieu ma colère, ma frustration, ma haine ?

- Quelle est la valeur que j’attache à ma vie ? Qu’est-ce qui m’aide à croire que la vie m’est donnée pour être belle ?

- Qu’est-ce qui me fait quitter mon isolement et retrouver ma juste place parmi les autres ?

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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedVen 24 Nov 2023, 9:12 pm




2023
novembre



Citation :
Matthieu 6, 5-6 : Prier dans le secret

JESUS dit : Quand vous priez, n’imitez pas ces hypocrites qui aiment à faire leurs prières debout dans les synagogues et à l’angle des rues : ils tiennent à être remarqués par tout le monde. Vraiment, je vous l’assure : leur récompense, ils l’ont d’ores et déjà reçue. Mais toi, quand tu veux prier, va dans ta pièce la plus retirée, verrouille ta porte et adresse ta prière à ton Père qui est là dans le lieu secret. Et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matthieu 6, 5-6)


Il y a peu de passages dans les évangiles où JESUS donne des conseils concrets et applicables, presque au point où l’interprétation littérale est de mise. Lorsque nous lisons « aimez vos ennemis », par exemple, nous recevons une invitation à interpréter cette parole dans notre vie, sachant qu’il s’agit d’un défi d’amour qui n’est possible qu’avec l’aide de Dieu lui-même. Mais lorsque nous entendons « Quand tu pries, va dans ta chambre », ou dans un lieu intime, il s’agit d’un exemple pratique que la plupart des gens peuvent faire chez eux.

Face à cet enseignement simple et clair de JESUS, l’apprentissage que nous pouvons tirer de ce conseil évangélique dans un premier temps, ou la méditation la plus appropriée que nous pouvons nous proposer, se fera en l’essayant : cherchons sans plus attendre à mettre en pratique cette parole de JESUS et cherchons un espace de silence dans un lieu d’intimité. Deuxièmement, il reste important de replacer ce texte dans son contexte évangélique, et de voir son importance pour nos jours.

Ce passage s’inscrit dans une série d’enseignements de JESUS sur la piété juive et la nouveauté qu’il vient apporter. Cette nouveauté peut nous sembler appartenir au passé, puisque nous avons entendu déjà plusieurs fois des récits de JESUS. Ou bien il peut nous sembler qu’il n’y a rien de très original dans ses paroles, en raison de la prolifération des techniques de soin de soi et de pleine conscience qui invitent à la recherche de la solitude, de l’acceptation de soi et de la méditation.

Dans son contexte, cet enseignement n’est pas un éloge du privé par rapport au public, mais une mise en garde sur le sens des pratiques religieuses. La piété publique court le risque de l’hypocrisie et, face à cela, une piété privée de communication directe avec Dieu libère du regard des autres. La prière en secret est libératrice pour celui qui reconnaît qu’il ne sait pas prier et qui peut alors prier avec la simplicité d’un enfant, sans trop se préoccuper de la justesse des mots.

Mais plus qu’un conseil pratique, plus qu’une pratique de soin de soi, et bien plus qu’une mise en garde contre l’hypocrisie, cet exemple propose comme modèle de prière la relation filiale de JESUS lui-même. C’est comme si JESUS disait : ne priez pas en public, mais surtout ne priez pas comme si Dieu était lointain. La nouveauté de l’annonce de JESUS et de cet enseignement est que nous savons que nous sommes aimés avant de savoir que nous sommes écoutés, et que nous pouvons donc être écoutés.

L’exemple de JESUS, qui se retire pour prier seul dans de nombreux épisodes de l’Évangile, est le signe qu’il cherchait lui-même une intimité unique avec Dieu, un contact personnel. Avec ce passage de l’Évangile, JESUS continue d’offrir une communion avec Dieu à toutes et à tous, sans exception.

- Y a-t-il un cadre extérieur qui me facilite la prière ? Que serait pour moi « une pièce retirée » ?

- Comment la prière de JESUS dans les évangiles m’interpelle-t-elle ?

- Qu’est-ce qui m’aide à réaliser que Dieu n’est pas loin et que je peux être moi-même en priant ?


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MessageSujet: Re: Questions sur la Foi et la Bible   Questions sur la Foi et la Bible - Page 10 Icon_minipostedDim 21 Jan 2024, 9:36 pm




2024
janvier



Citation :
Isaïe 61, 1-3a : Ouvrir un chemin d’espérance

L’Esprit du Seigneur est sur moi, car il m’a choisi pour son service ; il m’a donné pour mission d’apporter aux pauvres une bonne nouvelle et de prendre soin des désespérés ; ma mission est de proclamer aux captifs qu’ils seront libres désormais, et de dire aux prisonniers que leurs cachots vont s’ouvrir ; ma mission est d’annoncer l’année où le Seigneur manifestera sa faveur à son peuple, le jour où notre Dieu prendra sa revanche sur ses ennemis ; je suis envoyé pour apporter un réconfort à ceux qui sont en deuil. Ils portent le deuil de Sion, mais j’ai mission de remplacer les marques de leur tristesse par autant de marques de joie : la cendre sur leur tête sera remplacée par un splendide turban, leur mine douloureuse par une huile de joie, leur air pitoyable par un habit de fête. (Isaïe 61, 1-3a)



Imaginez que vous reveniez dans votre patrie après près de soixante-dix ans d’exil, et que vous ne trouviez que dévastation. Vos parents ou vos grands-parents avaient entretenu la mémoire du pays et de la ville sainte qui était au cœur de la vie de votre nation. À votre arrivée, rien ne semble correspondre à ce que vous attendiez. Tout parle de désespoir et d’abattement.

C’est dans ce contexte que s’inscrivent les premiers versets d’Isaïe 61. De retour d’exil, les rescapés trouvent leur pays et leur ville en ruine et ils sont marqués par leur expérience, peut-être à jamais. Cependant, les paroles que nous lisons montrent la véritable vocation d’un prophète. Le prophète est là pour reconnaître la situation avec toutes ses complexités, mais en même temps pour ouvrir un chemin d’espérance.

Quelle est la source de cette espérance ? Elle vient de la confiance du prophète dans la présence de Dieu à travers son Esprit. Le don de l’Esprit n’est pas une possession personnelle, il n’est pas uniquement une sorte de consolation individuelle. L’Esprit nous conduit dans un partenariat avec Dieu et avec les autres pour le bénéfice de tous.

Lorsque nous accueillons la présence de l’Esprit dans nos vies, nous sommes entraînés dans la vie que Dieu veut pour l’humanité et pour l’ensemble de la création. Dans ce sens, l’espérance n’est pas quelque chose de purement intellectuel ou d’intérieur, c’est un moteur qui nous pousse à agir en laissant l’Esprit nous façonner.

Quelle est la bonne nouvelle que le prophète doit annoncer ici ? C’est d’abord d’être proche de ceux qui sont opprimés, qui sont encore captifs, dont le cœur est brisé et blessé par tout ce qu’ils ont vécu. Dans un certain sens, ce sont ces personnes marginalisées et vulnérables qui deviendront les facteurs de changement et de reconstruction, recevant un splendide turban et l’huile de joie, le prophète décrivant de manière poétique leur transformation.

Le prophète vit de la certitude que la souffrance n’aura pas le dernier mot. Dieu se montrera de nouveau favorable. « Le jour où notre Dieu prendra sa revanche sur ses ennemis » peut également être traduit par « le jour où Dieu sera justifié ». Ce que Dieu a promis aura lieu. Et cette promesse est avant tout une promesse de réconfort et de transformation.

Et dans le contexte d’aujourd’hui, à qui ce texte peut-il s’adresser ? Nous pouvons penser aux personnes déplacées à cause de la guerre ou de la persécution, à celles qui cherchent une vie meilleure pour leur famille, mais qui ne rencontrent que des obstacles, aux victimes d’abus qui portent chaque jour dans leur corps les blessures de ce qu’elles ont vécu.

Qu’est-ce que cela signifie pour nous d’être proches d’eux ? D’abord se rappeler que c’est l’Esprit de Dieu qui agit ici. L’Esprit libère, mais respecte aussi la liberté de chacun. Et de quoi a besoin une personne qui souffre ? C’est à elle de le dire, à nous d’écouter et d’agir en conséquence. Cela peut signifier que nous devons accepter que ce n’est pas moi qui peux aider dans cette situation. Mais parfois, une présence fidèle et désintéressée peut permettre à la confiance de grandir et, peut-être, avec le temps, aux blessures de se cicatriser. Cela peut mener à la redécouverte d’une nouvelle liberté, au courage de participer à la reconstruction de ce qui a été détruit.

La vocation du prophète, telle qu’elle est décrite ici, récapitule succinctement la mission d’un serviteur de Dieu à toute époque. Sommes-nous prêts à prendre à cœur ces paroles d’Isaïe ? JESUS les a prises pour modèle de sa vie (Luc 4, 17-19).

- Qui sont les personnes au cœur brisé autour de moi ?

- Comment, en tant que communauté, sommes-nous appelés à consoler ceux qui pleurent ?

- Ai-je connu des moments de libération ? Qu’est-ce qui les a rendus possibles ?[/quote]


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2024
mars



Romains 8,26-28 Chercher un ressourcement dans la prière

De même, l’Esprit Saint aussi nous vient en aide, parce que nous sommes faibles. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même prie Dieu en notre faveur avec des supplications qu’aucune parole ne peut exprimer. Et Dieu qui voit dans les cœurs comprend ce que l’Esprit Saint veut demander, car l’Esprit prie en faveur des croyants, comme Dieu le désire. Nous savons que toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qu’il a appelés selon son plan.
Prier, n’est-ce pas fuir ses responsabilités pour se réfugier dans la paix d’une église pour une pause spirituelle agréable ? N’est-ce pas plus « chrétien » de s’investir dans quelque action de solidarité au service des autres ? Pour ma part, je crois que la prière peut vraiment changer quelque chose dans le monde. Non pas parce que la prière servirait à convaincre Dieu de faire ce que je lui demande, mais parce qu’elle change ceux qui prient.


La prière, dans toutes ses formes, est une rencontre. Qu’elle soit louange, intercession ou prière silencieuse, elle nous met en relation avec Dieu. Mais, malgré notre foi, souvent nous ne savons pas comment prier. Les mots nous manquent, ou bien le silence devient aride et nous nous ennuyons. Saint Paul nous rappelle que l’Esprit Saint vient nous aider. L’Esprit prie pour nous, il prie en nous. Autrement dit, notre prière est autant l’affaire de Dieu que la nôtre !

L’Esprit dont parle Saint Paul, cet Esprit qui prie pour nous, c’est le souffle de Dieu lui-même. C’est lui qui fait de l’être humain, modelé de la terre, un être vivant (Gn 2,7). C’est aussi cet Esprit par qui Dieu a créé le monde, pas seulement « au commencement » (Gn 1,2), mais encore aujourd’hui. Croire que la prière compte commence par croire que l’Esprit de Dieu est toujours à l’œuvre dans le monde et qu’il travaille aussi en moi. Du fait d’être créé, je suis en relation avec le Créateur qui désire la vie.

Dans la prière, notre première tâche c’est de repérer en nous le travail de l’Esprit. C’est plus facile à dire qu’à faire. Qu’est-ce qu’on écoute au juste, quand on fait silence en soi ? Mes états d’âme, mes émotions, mes propres pensées ? La prière ne devient-elle pas une introspection qui nous fait tourner autour de nous-mêmes ? En dehors de la relation à Dieu, il y a ce risque, en effet. Mais si nous croyons que l’Esprit de Dieu crée en nous la vie, la prière devient un lieu pour accueillir et écouter en moi, au fond de moi, la Vie qui ne vient pas de moi, mais qui vient à moi par un Autre. A quoi devons-nous être attentif alors ?

L’Esprit de Dieu qui est créateur de vie, parle le langage de la vie. Il n’a pas d’autres lieux pour se faire entendre que notre humanité : l’Esprit parle effectivement à travers notre corps, nos pensées, nos mouvements intérieurs, nos affections, nos désirs. L’Esprit nous invite à vivre pleinement. Il invite à aimer comme Dieu nous aime. Il donne courage, force, espoir. Il apaise et console. Il dynamise et il rend enthousiaste au sens propre du mot. Tout cela, la tradition spirituelle l’appelle « consolation ». Lorsqu’on prie avec la Parole de Dieu, on écoute ce qui bouge en moi, comment la Parole me touche. On peut aussi prier avec sa vie et se rendre attentif aux mouvements intérieurs que les événements du quotidien produisent, puis se demander : où et quand est-ce que je me sens vraiment vivant ? En essayant de repérer toujours la consolation, celle-ci peut devenir une boussole qui nous aide à orienter nos choix vers la Vie de Dieu. Dans la prière nous découvrons progressivement comment Dieu voudrait se servir de nos mains, de nos yeux, de notre cœur, de notre capacité à aimer, bref, de toute notre personne qui vit dans le monde pour y être présent lui-même. Grâce à la prière, nos engagements et notre service deviendront des lieux où notre vie se met au diapason de la vie de Dieu.

Certes, dans l’Évangile, JESUS invite ses disciples à se reposer auprès de lui (Mc 6,30-32). Mais c’est en vue d’être envoyés à nouveau dans le monde pour servir et annoncer la bonne nouvelle. La prière n’est pas une fuite de nos responsabilités. Elle est au contraire ce ressourcement dont nous avons besoin pour enraciner nos responsabilités dans la foi et en en Dieu. Notre prière ne change pas Dieu, mais c’est Dieu qui nous change. Ainsi, pour celui qui aime Dieu, toutes choses contribuent à leur bien.

- Comment je comprends le lien entre la foi/la prière, et la vie quotidienne ? Comment la foi prend-elle chair dans mon quotidien ?
- Est-ce que je peux donner un exemple d’une situation où Dieu m’a parlé, guidé ? A quoi ai-je reconnu que cela était de Dieu ?
- Qu’est-ce que la prière pour moi ? Comment je prie aujourd’hui ? Est-ce que ma prière a changé au fil du temps ?

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