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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedDim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 30 Jan 2024, 10:21 pm



Citation :
Évangile (Jn 17, 11-19)

Le Seigneur soit avec vous.
Et avec votre esprit.

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Gloire à toi Seigneur.


A l’heure où JESUS passait de ce monde à son Père,
Les yeux levés au ciel il priait ainsi :
« Père saint, garde mes disciples
dans la fidélité à ton nom que tu m’as donné
en partage
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux,
je les gardais dans la fidélité à ton nom,
que tu m’as donné.
J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,
sauf celui qui s’en va à sa perte
de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi,
je parle ainsi, en ce monde,
pour qu’ils aient en eux ma joie,
et qu’ils en soient comblés.
Je leur ai fait don de ta parole,
et le monde les a pris en haine
parce qu’ils ne sont pas du monde,
de même que moi je ne suis pas du monde.
Je ne demande pas que tu les retires du monde,
mais que tu les gardes du Mauvais.
Ils ne sont pas du monde,
comme moi, je ne suis pas du monde.
Consacre-les par la vérité :
ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me consacre moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi,
consacrés par la vérité.

Acclamons la Parole de Dieu.
Louange à toi, Seigneur JESUS !



AVEC SAINT THOMAS, CONNAÎTRE LE CHRIST | HOMÉLIE DU 28 JANVIER 2024 À TOULOUSE

Croix de cendres. C’est un thriller médiéval édité en août dernier et qui évoque la cité Toulouse. L’un des personnages centraux du roman est un dominicain doté d’une forte corpulence, d’une intelligence fulgurante et du désir de servir l’Église. Ce sont là quelques-unes des caractéristiques de Thomas d’Aquin. Mais voilà : le grand inquisiteur du roman est un esprit froid et manœuvrier. On ne trouve pas trace en lui de l’œuvre de la grâce, cet amour que Dieu répand dans le cœur de chacun. Quelle tristesse que de voir ce personnage passer à côté de l’essentiel ! Et je m’interroge : est-ce que je permets à la grâce d’agir en moi ?

Alors, je regarde Frère Thomas qui est devenu Saint Thomas. Au départ, c’est un homme comme vous et moi. Mais il a pleinement accueilli la grâce et a coopéré sans réserve avec elle. Son humanité, alors transformée, est devenue un reflet de la gloire du Seigneur… Cela nourrit notre propre élan vers Dieu, pour que nous nous appuyions un peu plus sur le Christ qui nous dit : Sans moi, vous ne pouvez rien faire. Où se situe donc la sainteté de Thomas ?

C’est notamment d’avoir cherché la Vérité, non pas une vérité conceptuelle, mais Celle qui est une Personne, le Christ pour aimer. De l’âge de 8 ans à la fin de son existence, sa grande question était : Qu’est-ce que Dieu ? Ayant reçu le talent d’une intelligence exceptionnelle, il l’a fait fructifier, travaillant sans relâche pour ne pas s’arrêter à des saisies trop partielles de la richesse insondable du Christ (cf. Ep 3, 10). Conscient que nulle intelligence ne pouvait saisir, à elle-seule, le mystère caché depuis toujours en Dieu (cf. Ep 3, 10), il a cherché à connaitre ce que les autres en disaient. Convaincu qu’il n’y a aucune connaissance qui soit absolument fausse et ne contienne une part de vérité (cf. ST IIa IIae q172, a6), il a étudié tous les auteurs, faisant droit, selon le mode du débat médiéval, aux objections qui pouvaient être faites à la foi.

De cela, frères et sœurs, nous pouvons déjà tirer un double enseignement : notre intelligence est faite pour la Vérité et donc connaitre Dieu. Du coup, quelle place et quel temps donnons-nous à la lecture de la Parole de Dieu, à l’approfondissement du mystère de la foi ? Quelle place laissons-nous au débat courtois qui écoute les arguments, les objections des autres pour mieux avancer sur le chemin de la Vérité ? Combien cela nous éloignerait des invectives modernes où l’on semble moins chercher la vérité qu’imposer notre pensée à coup de punchlines !

Mais cela n’est pas tout. Confiant en la réalisation de la prière du Christ pour que ses disciples soient consacrés dans la Vérité, et en la promesse divine, frère Thomas a prié pour que l’intelligence lui soit donnée, que l’Esprit de sagesse vienne en lui pour avoir une idée qui soit à la mesure des dons de Dieu et qui lui permette de parler avec justesse (cf. Sg 7, 7.15). Chercher à entrer plus avant dans le mystère de Dieu n’est pas séparable de la prière qui nous rend intimes avec Lui. Ce ne sera jamais fini : nous ne sommes unis et ne connaissons qu’imparfaitement Dieu sur cette terre, comme s’Il restait toujours un peu un inconnu (cf. ST Ia q12 a13 ad1).

Pourtant, Frères et Sœurs, laissez-moi vous redire cette grande et belle Vérité : chacun de nous est fait pour Dieu. Dieu s’est fait homme pour nous diviniser, pour que nous Le connaissions et pour que nous puissions Le contempler face à face. C’est là notre bonheur. Chercher à Le connaitre, c’est se préparer à L’accueillir. Saint Thomas l’avait saisi et a mis dans cette quête toute son intelligence et son cœur. C’est là sa sainteté. Sur son lit de mort, il a prononcé ces paroles : JESUS, que maintenant je vois comme voilé, quand sera, ce que tant je désire : Te voir à visage découvert et être heureux par la vision de ta gloire ? Et si, par son intercession, ce désir et cette quête devenaient nôtres pour que, chacun, nous devenions ce que nous sommes aux yeux de Dieu ?

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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 06 Fév 2024, 9:29 pm




Citation :
ÉVANGILE
« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)
Alléluia. Alléluia.
Le Christ a pris nos souffrances,
il a porté nos maladies.
Alléluia. (Mt 8, 17)


Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm,
JESUS et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean,
dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit,
elle avait de la fièvre.
Aussitôt, on parla à JESUS de la malade.
JESUS s’approcha,
la saisit par la main
et la fit lever.
La fièvre la quitta,
et elle les servait.

Le soir venu, après le coucher du soleil,
on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal
ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies,
et il expulsa beaucoup de démons ;
il empêchait les démons de parler,
parce qu’ils savaient, eux, qui il était.

Le lendemain, JESUS se leva, bien avant l’aube.
Il sortit et se rendit dans un endroit désert,
et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent :
« Tout le monde te cherche. »
JESUS leur dit :
« Allons ailleurs, dans les villages voisins,
afin que là aussi je proclame l’Évangile ;
car c’est pour cela que je suis sorti. »

Et il parcourut toute la Galilée,
proclamant l’Évangile dans leurs synagogues,
et expulsant les démons.

– Acclamons la Parole de Dieu.



MÉTRO-BOULOT-DODO | HOMÉLIE DU 4 FÉVRIER 2024 À DOUVRES-LA-DÉLIVRANDE

Qui parmi nous ne s’est pas écrié un jour, avec une pointe d’humour, ma vie quotidienne c’est « métro, boulot, dodo » ? Si la formule est un peu caricaturale, elle résume bien le déroulement des journées de la plupart d’entre nous.
Dans l’Évangile de ce jour, Marc nous décrit le portrait d’une journée type de JESUS.
Pour la résumer et la garder en mémoire, je vous propose un moyen simple qu’utilisait nos professeurs pour nous aider à retenir plus facilement les cours de médecine : la règle des 3 R commandait l’action d’un tonicardiaque : il Renforce, Régularise, Ralentit le cœur.
Celle des 3 C établissait la conduite à tenir lors des premiers soins : Coucher, Couvrir, Calmer.
Dans le même ordre d’idée, pour nous souvenir de l’activité journalière de JESUS, je vous propose la règle des 3 P comme Présence, Prière et Parole.
Commençons par la Présence, car dans l’Évangile de Marc, JESUS n’entame pas son ministère par la parole mais par le toucher. Il s’est toujours montré très proche de la vie des gens. Aujourd’hui il s’arrête avec ses disciples dans la famille de Simon. Ils arrivent à l’improviste et la belle-mère de Simon-Pierre a de la fièvre, elle est au lit. Elle se désole de ne pouvoir s’occuper d’eux. Ceux qui parmi nous ont déjà été cloué au lit par une forte grippe, en savent quelque chose : on n’aspire à rien, si ce n’est qu’on nous laisse tranquille. Observons JESUS face à la malade : il est touché au fond de lui-même, il s’approche simplement, lui prend délicatement la main et la fait se lever. Quel beau geste familier, amical et humain qui manifeste la tendresse de Dieu. Mais cette attitude de JESUS n’est pas isolée. Il est allé au contact de toute l’humanité souffrante.
Frère, sœur, ami dans la détresse, si aujourd’hui JESUS saisit la main fiévreuse de la belle-mère de Simon et si demain il touche la chair putride du lépreux, combien plus il posera sa main sur ta blessure et l’apaisera avec un baume de douceur. Dans l’épreuve JESUS veut être ton compagnon de route. Les gens l’ont d’ailleurs vite compris et Marc nous précise : la ville entière se pressait à la porte.

Pour JESUS la Présence aux autres prend racine dans la Prière, une autre de ses activités. Bien avant l’aube il se rend dans un endroit désert pour parler et échanger avec son Père. Après la proximité harassante au service des malades et des possédés, JESUS a besoin d’une longue prière en solitude, dans le silence qui régénère. Si l’Évangile d’aujourd’hui ne précise pas le contenu de sa prière, nous savons, par d’autres passages, que sa prière est toute orientée vers son Père. Il recherche des moments d’intimité qui appartiennent à son jardin secret, une prière remplie d’abandon à la volonté de son Père.
JESUS en prière, c’est l’humanité qui rencontre Dieu.
Frère, sœur, ami qui connais la souffrance de la dépendance, tu recevras tout à l’heure la communion dans ta maison de retraite, souviens-toi : un jour JESUS a prié pour toi.

Présence, Prière, voici la Parole. Marc ne rapporte pas le discours de JESUS, il se contente de dire : JESUS proclamait l’Évangile. Il ne fait pas d’effets de manches et ne vitupère jamais contre les mœurs dissolues. Il ne rivalise pas d’éloquence pour plaire et séduire. Sa simple Parole porte en elle son dynamisme, JESUS parle simplement. Sa Parole est vraie, il n’y a aucune distance entre ce qu’il est, ce qu’il vit, ce qu’il pense et ce qu’il dit. Et, ce qu’il annonce c’est la « Bonne Nouvelle ». Avec JESUS s’ouvre un horizon pour chacun, en priorité pour les plus pauvres, car ils sont le trésor de l’Église. Par fidélité à la Parole de JESUS, il nous faut prendre soin, comme lui, des démunis.
Frère, sœur, ami qui te sens méprisé, mis de côté, humilié, ne désespère pas, la bonne nouvelle est en priorité pour toi.

Frères et sœurs, je vous invite à ajuster votre vie quotidienne à cette règle des 3 P : Présence - Prière – Parole. Vivons une PRESENCE généreuse auprès de tous les blessés du corps, du cœur, de la vie que nous rencontrons dans nos villes et villages. Puisse notre main comme celle de JESUS « faire des merveilles ». Dans le brouhaha quotidien, accordons-nous une pause pour un temps de PRIERE. Lisons ou méditons un passage de l’Écriture sur notre téléphone intelligent. Écoutons une musique qui élève l’âme vers l’harmonie et la beauté de Dieu. Enfin, puissions-nous proclamer la PAROLE et à l’image de St Paul faire nôtre son cri : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ».
Frère, sœur, ami, reste un passionné de l’Évangile et de JESUS. Souviens-toi que Présence, Prière et Parole étaient son « métro, boulot, dodo ».

Amen


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 13 Fév 2024, 9:48 pm






Citation :
ÉVANGILE

« La lèpre le quitta et il fut purifié » (Mc 1, 40-45)
Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc


En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de JESUS ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, JESUS étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, JESUS le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que JESUS ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


]b]UNE JUSTE SENSIBILITÉ | HOMÉLIE DU 11 FÉVRIER 2024 À FOSSES-LA-VILLE (BELGIQUE)[/b]

Il y a un phénomène étonnant dans notre société et qui va croissant ces dernières années. De plus en plus de personnes suivent moins l’actualité, voire plus du tout.
C’est ce que des psychologues appellent aujourd’hui la ‘fatigue informationnelle’. Vu le flux constant d’actualité anxiogène dans les médias, bien des personnes se protègent. A force d’informations qui nous stressent, on peut devenir insensible. Trop d’info tue l’info. Nous ne sommes plus touchés, affectés par ce que nous voyons. Souvent, une telle prise de distance n’est pas destinée à fuir la réalité, mais peut-être à ne pas devenir insensible à celle-ci !

La lèpre —nous le savons— atteint d’abord la peau, et lui fait perdre sa sensibilité. En ce sens, il y a bien des lèpres modernes et contagieuses, qui affectent tout ce qui nous met en relation, et ce que nous laissons voir de nous. La pression de l’apparence fait place à la dépression de notre être : nous sommes alors « mal dans notre peau » ! Lorsque de telles lèpres nous frappent, nous ne pouvons plus toucher et nous laisser toucher. Nous devenons insensibles. Presque insensés… Nous prenons distance. Nous perdons contact.

L’évangile de ce jour nous questionne donc sur ce qui nous rend insensible. Et nous invite ainsi à retrouver une juste sensibilité, perdue peut-être au fil des années, par lassitude, désespoir ou trahison…

Que faire alors pour développer une telle empathie ? Que faire pour se sentir bien dans sa peau ? Il faut la… risquer ! Oui, il faut risquer sa peau, comme on risque une relation. Aimer c’est toujours risqué, mais ne pas aimer l’est encore plus. Comme le dit poétiquement Marion Muller-Colard, « souffrir de la lèpre, c’est perdre sa peau de ne plus pouvoir la risquer au contact des autres ».

Pour guérir de nos maladies relationnelles, il faut donc « risquer sa peau » ! Qu’est-ce à dire ? Sinon peut-être oser rétablir une relation avec un proche perdu de vue. Qu’est-ce à dire ? Sinon affirmer une parole prophétique, même si elle peut déplaire. Qu’est-ce à dire, sinon prendre une décision juste mais radicale, au risque de susciter de l’opposition ? Qu’est-ce à dire sinon finalement oser se rendre impur, comme JESUS ? Lui qui —pour prendre soin de l’autre— risque sa peau en faisant ce qui est défendu, transgressif,
au point d’être « mis à l’écart » !

Pour nous purifier de nos tiédeurs, il y a d’abord un préalable : le silence ! Que dit JESUS au lépreux ? « Ne dis rien à personne ! » Autrement dit, ne va pas trop vite étaler et publier tout ce que tu vis. Commence par faire silence. « Coupe ton portable! » Tu découvriras que ta solitude n’est pas un isolement. Tu verras que ce que tu traverses est une purification. Le silence n’est pas ce qui nous coupe de la relation. Il est justement ce qui la permet. Car lorsque le silence est absent de notre vie, la médisance n’est jamais loin. Cette dernière est une lèpre contagieuse qui fait que nous parlons trop vite. D’ailleurs, dans la tradition d’interprétation juive de la Bible, le rapprochement est fait entre deux mots : davar (la parole) et dever (la lèpre) ! Qu’est-ce que médire sinon mal parler du prochain en le défigurant ? Oui, la lèpre est ce qui grignote tout ce qui nous met en relation : la peau, comme la parole…

Si dans toute relation le silence est nécessaire, il invite ensuite à l’action. « Va ensuite te montrer. Ce sera un témoignage » ajoute JESUS ! Le silence, comme la prière, n’ont de sens que s’ils s’épanouissent en gestes concrets d’empathie, posés « non pour notre intérêt, mais celui de la multitude ». C’est cela le vrai soin. La juste sensibilité retrouvée.

Nous sommes donc invités à retrouver des relations ajustées, peut-être précisément dans tous nos lieux les plus menacés par notre insensibilité : la parole, et le toucher.
Car nous présumons souvent que les autres sont résistants à nos paroles… et nous ne mettons pas de frein à notre langue au risque de les blesser. Et dans un monde qui sexualise la tendresse, nous oublions aussi leur besoin vital de toucher, de contact, de caresse, de vraie tendresse…

Pour maintenir vive une telle empathie, saint Paul nous indique enfin un chemin pratique : « Moi-même, en toute circonstance » écrit-il, « je tâche de m’adapter à tout le monde. » Voilà le critère décisif qui nous fait sortir de notre insensibilité : la faculté d’adaptation. Elle suppose le silence, et nous convie à l’action. Afin d’être sensible à ce à quoi l’autre est sensible. Non pour justifier ce qu’il fait, mais pour comprendre ce qu’il est.

En ce dimanche de la santé, je nous souhaite de retrouver ou de cultiver plus encore une telle faculté d’adaptation, d’ajustement à l’autre. Pour que, par le silence de notre écoute et le soin de notre empathie, celles et ceux que nous rencontrerons se sentent mieux dans leur vie,
et bien dans leur peau. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 20 Fév 2024, 9:18 pm



Citation :
ÉVANGILE

« JESUS fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc


JESUS venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
JESUS partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


RENDRE À DIEU LE MEILLEUR | HOMÉLIE DU 18 FÉVRIER 2024 À LA CRAU

Chers élèves, merci de m’accueillir chez vous ce week-end pour me rappeler que oui, le soleil existe ! A Strasbourg, d’où je viens, je dois vous avouer qu’on finit par oublier qu’il y a quelque chose derrière les nuages. J’en ai donc profité. Ce matin, j’ai visité votre vigne, respirant le printemps à plein poumon autour de votre école.
Savez-vous qui a planté la première vigne dans l’Ecriture ? C’est Noé, juste après être descendu de son arche, une fois la pluie cessée. Je vous laisse aller voir dans vos bibles ce qu’il se passa ensuite (pas sûr que je puisse le raconter à la télé). Sans Noé, pas de vin ; ce vin consacré devenu sang du Christ. C’est ainsi : Dieu choisit de nous rendre visite à chaque eucharistie, à travers les fruits de sa création. Mais attention ! Pas les fruits bruts, raisin ou blé, mais les fruits transformés par le génie de l’homme : le pain, qui est plus que le grain ; le vin, qui est plus que la vigne. Dieu s’attend à ce que nous lui rendions cette terre perfectionnée par notre labeur. Il bénit à chaque messe le travail de nos mains, en choisissant le pain et le vin pour se donner à nous. Les sacrements font parler la Création.
C’est d’ailleurs là qu’il commence sa tournée. Avant d’aller prêcher dans les villes et villages, JESUS plonge dans les éléments du monde : enseveli tout d’abord sous les eaux du Jourdain, il brûle ensuite dans le feu du désert. Au baptême, il revit le déluge puis retourne en Exode, tenté dans le désert. Il mime, pour ainsi dire, presque comme au théâtre, l’histoire du peuple hébreu. Son corps se frotte au monde qu’il a lui-même voulu, en souvenir de l’alliance entre Dieu et toute chair. Les anges invisibles et les bêtes charnues servent celui qui les fait vivre.

Seul le diable s’énerve. Il ne supporte pas que Dieu visite la terre. Il envoie un flot de tentations pour submerger le Christ. Car Satan sait que JESUS est l’arche sainte qui porte en son corps bien plus que huit personnes et quelques bestiaux.
Le Christ qui s’avance sur les vagues de sable est l’arche nouvelle ouverte au salut de l’univers entier. En lui, le ciel est descendu pour inonder la terre. Bientôt il poursuivra le diable jusqu’aux fond des enfers. Satan n’a plus où se cacher. Les enfers des cœurs endurcis par la haine, les déserts des quartiers salis par la violence, aucun de nos exils n’est étranger à l’Exode du Fils envoyé sur la terre. Dans les sables, c’est nous que JESUS est venu rechercher. Avons-nous foi, frères et sœurs en la venue du Fils de l’homme qui vient nous sauver jusque dans nos déserts ?
Il paraît que vous faites pas mal de sport ici. Rien de tel pour rester en contact avec la nature. L’actualité nous le montre : nous sommes trop loin de la terre. Enfermés dans nos villes, nous tournons le dos au soleil aux bêtes et aux plantes. Exilés de la terre, les Cieux peu à peu nous échappent. La création se tait, on ne l’écoute plus. Nous avons oublié qu’elle nous parlait de Dieu. Alors : Sortons ! Ouvrons l’œil ! Allons voir Noé titubant dans vigne ! Don Bosco le savait, l’éducation au grand air nous prépare à la mission : se cultiver soi-même pour cultiver ce monde. Rendre à Dieu le meilleur.
Je vous propose donc, pour ce carême, de répondre à l’appel de JESUS. Convertissons-nous… en commençant par flâner, pour apprendre, dehors, à louer le Seigneur avec la terre entière. Puis par jeûner, pour préparer nos corps à l’accueillir dans l’intime de nos chairs. Pour partager, ce que notre travail aura fait fructifier.
Quant à moi, je retourne dans l’Est et ses nuages, où j’ai tout de même bien plus de chance de croiser un arc-en-ciel qu’ici. Mais, maintenant, silence ! Motards, enlevez vos casques et coupez le moteur. Dehors, la nature qui s’éveille nous murmure un message.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedLun 26 Fév 2024, 10:29 pm



Citation :
EVANGILE

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse,
la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc


En ce temps-là,
JESUS prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec JESUS.
Pierre alors prend la parole
et dit à JESUS :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que JESUS seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et JESUS leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

– Acclamons la Parole de Dieu.


A L’ÉCART, SUR UNE HAUTE MONTAGNE | HOMÉLIE DU 25 FÉVRIER 2024 À SAINT-JEAN-LE-THOMAS

Evangile (Mc 9, 2-10)


A l’écart, sur une haute montagne

À un peu plus de 10 km à vol d’oiseaux de cette église, entouré d’une mer capricieuse et de sables mouvants, il est un Mont au milieu de la baie. Depuis Saint-Jean-le-Thomas, on aperçoit la face nord de sa silhouette, derrière, à droite du rocher de Tombelaine. Au rythme des marées, le Mont-Saint-Michel transfigure l’espace. Dans une variation de bleu-ciel et de mer, baigné dans une lumière à nulle autre pareille ou enveloppé dans une épaisse brume, le Mont, depuis plus de mille trois cent ans, aimante les pèlerins, les pieds dans la vase, et les yeux fixés sur la flèche, elle qui pointe le Ciel et accueille l’archange. Sur ce petit bout de terre et mer, de polders et de cours d’eau, tout converge vers l’émerveillement “ à l’écart sur une haute montagne”.  

Il est ainsi des lieux qui transfigurent l’espace. Il est aussi des corps qui transfigurent la vie. Au milieu de nos jours qui passent, agités jusqu’au déboussolement par des vagues imprévisibles de peurs, de conflits et de lassitude, à quoi tient alors ce reflet de lumière qui surgit ? Vous savez, cette expérience qui nous enveloppe d’une douce présence de joie et de contemplation, comme un jour de renaissance ? Combien de fois, chers amis, avons-nous été réchauffés, réveillés, relevés par ces mille et un gestes du quotidien, d’un sourire à une main tendue, d’une parole confiante à une tendre caresse, voire même à un sms reçu (pour peu qu’il soit écrit par des vrais gens de chair et de sang et non comme sur des sites commerciaux par des intelligences artificielles !)  Nous qui sommes souvent lourds et embourbés, l’œil blasé et l’oreille assourdie, nous pouvons passer à côté de ces moments de grâce. Notre conversion, durant ce carême, ne serait-elle pas de nous mettre « à l’écart sur une haute montagne” ? Nous pourrions peut-être apprendre à nous acclimater à la lumière et au silence. N’avons-nous pas besoin de nous resituer dans cet éblouissement ? Nous serions alors mieux capables de recevoir tous ces reflets du Ciel que nos frères et sœurs, par leur présence, nous envoient. Car notre foi nous le dit : ces corps qui transfigurent notre quotidien sont les signes d’une réalité beaucoup plus profonde et invisible que notre évangile de ce jour met en lumière.

C’est lui, JESUS, notre ami, notre frère, que trois apôtres voient devant eux transfiguré, « à l’écart sur une haute montagne ». “ Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut en obtenir une pareille.” JESUS vient récapituler ce jour-là en son corps, l’histoire humaine et le cosmos. Tout, avant lui, convergeait vers lui. La présence de Moïse et d’Elie symbolise la Loi et les Prophètes, et on les comprend comme les prémices de ce qui allait se révéler. Cette lente préparation du peuple élu, de générations en générations, s’est faite au gré de son itinérance souvent chaotique. Par strates successives jusqu’ « à cet écart sur une haute montagne », cette vérité de la transfiguration s’est éclose :  La chair de l’homme, ce terreux à la nuque raide, perdu dans les méandres de son imperfection, est appelé à accueillir la lumière du Ciel.  Dit autrement, avant Pâques, l’épisode de la transfiguration, nous dit déjà par anticipation, que notre vie est faite pour la lumière et non pour les ténèbres.

Depuis 1300 ans, le Mont-Saint-Michel pose une question que porte son nom, Mickaël, en hébreu, et qui signifie : « Qui est comme Dieu ? »  De l’intérieur de la nuée lumineuse de la transfiguration, nous est donnée, en un miroir inversé, une réponse inouïe : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Pour être comme Dieu, contemplons et écoutons son Fils ! Lui, l’icône, la vraie image du Père, lui, le Verbe, la vraie parole du Père.  Le jour de notre baptême, nous avons été transfiguré à notre tour, puisque nous sommes devenus enfant de Dieu, frère et sœur de JESUS.
Ce qu’il nous est demandé aujourd’hui, c’est d’apporter à JESUS notre confiance, notre foi, de nous laisser embarquer dans sa vie lumineuse, aimantés par cette paix du cœur qu’il nous a promise. Alors nous pourrons entendre de sa bouche : ” ta foi t’a sauvé”.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 05 Mar 2024, 9:12 pm



Citation :
ÉVANGILE

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


Comme la Pâque juive était proche,
JESUS monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
JESUS leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que JESUS avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
JESUS, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

– Acclamons la Parole de Dieu.


QUEL SIGNE PEUX-TU NOUS DONNER POUR AGIR AINSI ? | HOMÉLIE DU 3 MARS 2024 À PARIS

Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? Jn 2, 18 On comprend bien cette question des Juifs parce que ce n’est pas si simple d’interpréter la colère de JESUS qui envoie tout valdinguer ce matin. Manifestement, JESUS n’aime pas trop la piété faite de petits sacrifices arrangés. D’après JESUS, ce commerce des marchands du temple ne semble qu’une distraction, une tentative d’esquive de quelque chose de plus profond. En ce temps de carême, pour être juste sans mettre Dieu en colère, il faut donc aller chercher ailleurs que ces petits arrangements extérieurs.



Pour autant, la question demeure : quel signe peux-tu nous donner ? Quel signe peux-tu nous donner pour renouveler ou retrouver la confiance en toi ? Et tant qu’on y est, quel signe peux-tu nous donner pour retrouver la confiance en la technologie, aux médias, en la politique… Quel signe peux-tu nous donner pour retrouver la confiance en notre monde et en la trajectoire dans laquelle nous sommes entrainés, plus ou moins malgré nous ?

On aimerait bien, de temps en temps, avoir quelques signes, voire parfois quelques miracles pour abolir le mal de nos vies. Certains d’entre nous aimeraient même pouvoir rencontrer Dieu, tout simplement pour y croire.



Encore faut-il s’entendre sur ce qu’on peut attendre de Dieu comme signe.



Parce que les miracles, en vrai, il faut s’en méfier. Ils peuvent être des signes, c’est vrai. Mais ils peuvent aussi ne renvoyer qu’à eux-mêmes. Et là, ils pourraient nous faire passer à côté de l’essentiel. C’est sans doute pour ça que JESUS ce matin ne se fie Jn 2, 24 pas à ce que ces signes peuvent susciter chez certains.



De fait quelle injustice quand on y pense, si Dieu choisissait d’aider certains et de détourner son regard d’autres. Si c’était le cas, quelle tromperie sur sa tendresse pour tous tous tous comme aime dire notre bon pape François. Si Dieu choisissait de faire un miracle pour l’un et pas pour l’autre dans la même situation, de quel mensonge le vieux Paul se serait alors couvert en proclamant par toute son existence le messie crucifié 1 Co 1, 23 comme il dit dans la deuxième lecture qu’on vient d’entendre ?



Alors si on ne peut pas se fier aux miracles, la question adressée à JESUS demeure encore : quel signe peux-tu nous donner pour que nous puissions avoir confiance en toi et en la Vie ? Pas de miracles grandiloquents et rien du fantastique hollywoodien, c’est d’accord. Mais alors quoi, quels signes ?



A vrai dire, il nous faut les scruter . La prière de Juliane, une sœur du petit Carmel de Mazille en Bourgogne, le disait avec ses mots le 31 décembre dernier :

« Seigneur, Dieu de la Vie, combien de fois au cours de cette année n’avons-nous pas avancé dans le réel comme sur un fil au-dessus de l’abîme, avec comme seul appui pour nos pas la foi en une Promesse entendue dans le creux de l’oreille, alors que guerres et injustices ne cessent de bouleverser notre monde ? Combien de fois au cœur de la menace un espace insoupçonné ne s’est-il ouvert, un espace dans lequel aimer et créer […] était encore possible ? […]

Tu n’as pas éliminé le mal, tu ne nous protèges d’aucune douleur, mais tu nous ouvres la voie vers une autre plénitude. Celle de la Tendresse qui nous fait aimer la vie même lorsque nous ne la comprenons pas, même quand le tragique ou l’absurde semblent prendre le dessus » .



Pour Juliane aujourd’hui, le signe, c’est un espace insoupçonné qui permet d’aimer et de créer. Pour Saint Jean-de-la-Croix au XVIème siècle, de l’ordre du Carmel lui aussi, pour Saint Jean-de-la-Croix, le signe, c’est ce qu’il appelle « un je-ne-sais-quoi qui d’aventure se trouve ».



De fait, iI arrive qu’on soit témoin d’un « je-ne-sais-quoi » qui nous dépasse de très loin, il arrive qu’on vive des moments absolument lumineux mais quasiment inracontable. Ici au Bon Secours, vous vivez tous les jours ces « je-ne-sais-quoi » qui vous emmènent plus loin, que vous soyez jeunes pro, que vous soyez passé par la réalité de la rue ou que vous viviez l’aventure du grand âge. Devant votre télé, je suis sûr aussi que vous vivez ces « je-ne-sais-quoi » qui transportent plus près de Dieu. Mais quelle que soit l’intensité de ces expériences, elles ne peuvent pas figer. Au contraire même, elles relancent la quête. Ces expériences peuvent en effet être des signes s’ils nous ouvrent à la quête de ce Dieu toujours méconnu que nous cherchons ensemble. Pas pour savoir. Pour faire confiance . En ce sens, un signe, c’est fait pour défiger et encourager notre marche.



Parce que « malgré la nuit » , comme nous le fait découvrir encore Jean-de-la-Croix, « malgré la nuit » de nos doutes ou de nos souffrances, une Source coule au fond de nous. Elle coule au fond de nous tous tous tous1. Il nous faut donc la chercher toujours plus en profondeur. Aucun signe ni aucun miracle ne pourra nous dispenser de cette quête, et c’est sans doute pour ça que JESUS se fâche ce matin : la splendeur de Dieu dépassera toujours ce que nous pourrons en saisir, impossible même de l’enfermer ni dans une pratique cultuelle, ni dans une pensée, ni dans des mots, ni dans un dogme, ni dans une manière de vivre, ni dans quoique ce soit d’ailleurs : tous les humains sont à égalité dans la quête de cette Source qui fait vivre. A dire cela, on ne sera peut-être pas toujours dans les clous, mais ce n'est pas grave ; comme disait Raphaël, un ami prêtre : nous sommes les disciples d’un décloué . Quelle liberté cela nous offre !

Dieu veut simplement marcher avec nous.



Et le signe de cette marche main dans la main avec Dieu, c’est ce « je ne-sais-quoi » qui nous ouvre à plus grand que nous.

Le signe, c’est cet espace insoupçonné qui permet d’aimer et de créer en nous faisant presque frôler du doigt quelque chose de l’ordre de l’indicible.

En définitive, le signe pour que nous puissions toujours avoir confiance en la Vie, c’est un messie crucifié, un homme qui va jusqu’au bout de son compagnonnage avec chacun de nous, quel que soit notre chemin, par amour. Dieu veut simplement nous rejoindre dans nos joies et nous tenir la main dans les épreuves.

Par amour, main dans la main.

Alors vive la Joie. Quand même !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 12 Mar 2024, 9:00 pm



Citation :
ÉVANGILE

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)
Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS !
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS ! (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


En ce temps-là, JESUS disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



DIEU A TANT AIMÉ | HOMÉLIE DU 10 MARS 2024 À ASSESSE (BELGIQUE)

« Dieu a tellement aimé le monde… ». Dans la traduction précédente : « Dieu a tant aimé le monde... ». On pourrait s’arrêter là aujourd’hui, et méditer cette seule phrase. Tout y est dit, déjà, ou presque : tout de notre foi et du mystère de Pâques.
Dieu a TANT aimé ; non pas beaucoup, infiniment, énormément, passionnément ; chacun de ces adverbes aurait pourtant du sens. Mais tellement, tant... : Dieu a ‘tant’ aimé !
Il y a dans ce petit mot comme une accumulation, un long et patient effort, un mouvement continu, une croissance aussi... tant et tant, sans se décourager, avec conviction et persévérance. Tellement, tant, à tel point, en si grande quantité. Dieu nous a aimés ainsi !

Il y a cependant aussi dans ce petit mot, je le crois, comme un peu de déception, de lassitude : j’ai tant fait pour toi... et tu n’as pas compris ; j’ai tant fait pour toi... et tu n’as pas vu que je t’aimais, que je me donnais totalement pour toi.

Un peu de déception et de lassitude, oui. N’est-ce pas d’ailleurs un sentiment que nous éprouvons nous-mêmes bien souvent ? On a tant fait, on s’est tant dépensé, on a tant donné, jusqu’au meilleur de soi-même, et on est si peu récompensé, si peu suivi, si peu compris...

Des parents peuvent ressentir cela, après avoir tant fait pour leurs enfants ; des enseignants pour leurs élèves, des étudiants pour leurs examens, des prêtres pour leurs paroissiens, des chrétiens engagés pour leur église... Ils ont, on a tant fait pour que tout aille bien, on n’a cessé d’encourager la bienveillance et l’engagement, on a tant rappelé le sens profond et la beauté des choses... et, devant l’accueil mitigé, la tiédeur de la communion, on est déçu, fatigué...

C’est un sentiment bien humain ; un sentiment qui, disons-le, n’est pas exempt non plus d’une touche d’orgueil ou d’égoïsme : j’ai tant fait pour toi et tu me le rends si mal, je ne mérite pas cela, « moi ».

C’est aussi, selon les évangiles, un sentiment divin. Dieu a tant aimé le monde... et les hommes se sont détournés de lui ; l’évangile de Jean, dès le prologue, raconte cette histoire, notre histoire, et cette « déception » apparente de Dieu. « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli » : les hommes ont préféré les ténèbres à la vraie lumière, « car tout homme qui fait le mal déteste la lumière, écrit saint Jean, il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ».

Mais l’histoire de Dieu avec nous ne peut en rester là ; l’éventuelle déception et la ‘fatigue’ de Dieu ne sont qu’apparentes. Si, très souvent, dans l’évangile de Jean, JESUS est présenté comme l’envoyé du Père, ici ce n’est pas ce mot qui est utilisé. Dieu n’a pas seulement ‘envoyé’ son fils, mais il a ‘donné’ son Fils ; il a donné la chair de sa chair en quelque sorte, il a donné le cœur de son cœur, il a donné son Fils unique, l’unique trésor de son être de Père tout aimant. Il l’a donné, sans retour ! Vous le savez bien : donner c’est donner, et reprendre c’est voler. Il a tant aimé qu’il s’est donné lui-même, dans le don de son Fils.

Et cela change tout dans l’histoire et la vie des hommes : ainsi, écrit saint Jean, tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.

Si l’homme n’accueille pas, s’il ne comprend pas – c’est-à-dire s’il ne prend pas avec lui, pour lui, comme lui étant destiné personnellement – s’il n’accueille pas cet amour immense et patient de Dieu... il passe à côté de la vraie vie et prend un chemin de perdition, un chemin où il va se perdre et périr.

Il ne s’agit pas que de grandes phrases et de belles idées ; c’est vraiment notre quotidien qui est ici décrit, frères et sœurs. Si nous n’accueillons pas vraiment cet amour « tant donné » de Dieu, un amour qui se transmet, comme en cascades, par toutes les médiations humaines, alors nous passons à côté de la vraie vie.

Qu’aurons-nous vécu vraiment, pendant ce carême, en famille, en paroisse, en communauté, si nous n’avons pas cherché à accueillir dans notre quotidien, dans nos comportements, cet amour infini de Dieu ?

Le carême n’est pas fini : il est lumineux, particulièrement en ce jour de Laetere, de joie sereine. Il n’est pas fini : il reste encore tant de jours, tant d’occasions de recevoir et de donner cet amour concret du Seigneur, et, comme lui, de tant aimer. En tant de petites choses… Ou de grandes choses, si vous voulez.

Le poète René de Obaldia en a fait quelques vers très beaux :

Tant de portes à ouvrir, à fermer. Tant de lits à faire, à défaire. Tant d'escaliers à monter, à descendre. Tant de vaisselle à laver, à essuyer. Tant de linge à blanchir, à noircir. Tant de poignées de main à distribuer. Tant de lettres à écrire. Tant de paroles à prononcer. (…)
Tant de tout et si peu de quelque chose. Tant de choses et si peu de quelque tout. Tant et tant, et si peu de si peu, qu'il y a là de quoi décourager le meilleur, de quoi aller planter sa tente dans le désert. Mais tant et tant de grains de sable...

Oui, tant et tant, comme les grains de sable, comme l’amour de Dieu pour nous, dans nos vies.
« Dieu a tant aimé » : que ce petit mot rebondisse, de jour en jour, dans nos vies... Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedVen 22 Mar 2024, 9:16 pm



Citation :
ÉVANGILE

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. (Jn 12, 26)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir JESUS. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à JESUS.
Alors JESUS leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais JESUS leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.]


CÉLÉBRATION DE LA SAINT-PATRICK | HOMÉLIE DU 17 MARS 2024 À ORANMORE (IRLANDE)

(En anglais, quelques mots en irlandais)
Je voudrais commencer par souhaiter la bienvenue à tous les Patricks, Paddys, Padraigs, Paraics, Patricias, Patsys, Patrias et Pats à la messe de votre fête patronale, que vous soyez ici dans notre Église, en Irlande ou dans toute l'Europe.

Vous portez un bon nom, un nom fort, un nom qui résonne, un nom qui a une histoire, un nom qui vaut la peine d'être respecté.

C'est un nom dont Saint Patrick lui-même était fier. Nous le savons par ses propres écrits. Dans ses CONFESSIONS autobiographiques, écrites de sa propre main, il se présente dès la première ligne.

"Je m'appelle Patrick. Je suis un pécheur, un simple campagnard, le moins croyant de tous et méprisé par beaucoup". Patrick nous parle ensuite de son peuple. "Mon père, dit-il, était Calpornius. Il était diacre ; son père était Potitus, un prêtre qui vivait à Bannavem Taburniae", qui se trouve près de la ville actuelle de Port Talbot au Pays de Galles.

Voici Patrick, humble mais confiant dans son identité, fier de ses origines et de son ascendance.
Voici Patrick, qui ne perd jamais courage ni espoir, bien qu'il ait été réduit en esclavage dans sa jeunesse, arraché à son peuple, à sa terre et à sa maison, emmené de force au-delà de la mer, à "fin del mundo", à "finnistere", aux confins de la terre - à l'extrême limite occidentale du monde connu.

Patrick écrit : "J'ai été fait prisonnier vers l'âge de seize ans. À cette époque, je ne connaissais pas le vrai Dieu. J'ai été emmené en captivité en Irlande avec des milliers d'autres".

Mais dans cette vie dure et pénible d'esclave en Irlande, le jeune Patrick a trouvé son vrai Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, en qui il a placé sa confiance, son espoir et sa vie. En Dieu, il a trouvé sa mission, la vocation de sa vie, sa raison de vivre. Entendant et écoutant "la voix des Irlandais" qui l'appelait, Patrick, avec courage et conviction chrétienne, devint un prédicateur, un enseignant, un chef et un guide, ainsi que le premier et le plus grand apôtre de l'Irlande.

Aujourd'hui, ce jour n'est pas seulement pour les Patrick ! C'est aussi un grand jour glorieux pour des millions de personnes qui célèbrent l'Irlande et l'héritage irlandais. Si aujourd'hui, ou n'importe quel autre jour, vous vous dites irlandais, vous avez vous aussi un fier héritage. Vous aussi, vous avez beaucoup à faire pour être à la hauteur.

Lors de sa visite en 1979, saint Jean-Paul a fait l'éloge de l'Irlande et des Irlandais en les qualifiant de "semper fidelis" - "toujours fidèles". Bien sûr, beaucoup de choses ont changé au cours des quarante-cinq années qui se sont écoulées depuis.

L'Irlande a enfin trouvé sa place dans le monde, elle est confiante, cosmopolite, tournée vers l'extérieur, prospère et en paix. L'Irlande n'est plus connue pour ses bombes et ses balles. Nous n'avons plus besoin d'exporter nos meilleurs éléments. Nos artistes, musiciens, sportifs, inventeurs, scientifiques, ingénieurs, médecins, infirmiers, enseignants et techniciens restent ici, vivent ici, réussissent ici, vieillissent ici dans la satisfaction. Nos infrastructures sont modernes. Nos jeunes sont éduqués et ambitieux. Notre démocratie est forte. Notre culture est connue, vantée et appréciée dans le monde entier.

Bien sûr, tous les changements modernes ne sont pas les bienvenus. À l'instar d'autres nations, nous sommes devenus nettement plus laïques et, peut-être, plus égoïstes. Nous comptons moins sur Dieu et sur les autres que dans les générations passées. Nous sommes moins engagés dans la protection de la dignité et de la fragilité de la vie humaine. Nous n'avons plus de prêtres et de religieux à envoyer dans le monde entier. Nos anciennes et très graves obligations en matière d'hospitalité, d'accueil de l'étranger, sont mises à rude épreuve.

Cependant, en tant que nation, nous continuons à nous tenir debout et à travailler pour la paix dans un monde troublé, pour la justice dans un monde inégal, pour la vérité dans un monde de mots glissants et de fausses promesses. Nous, un peuple qui a traversé des temps difficiles et affamés, nous défendons ceux qui ont faim de nourriture, de liberté, d'égalité et d'inclusion. Nous défendons ceux qui ont faim de sécurité et de paix. La tradition catholique d'excellence dans l'éducation perdure. Nos militaires portent avec bravoure et fierté le béret bleu des gardiens de la paix des Nations unies. Nos forces de police comptent parmi les rares qui n'ont pas besoin de porter d'armes. Nous jouons pleinement notre rôle dans les affaires mondiales où la voix des Irlandais est forte, fière, indépendante et respectée. La passion des Irlandais pour les valeurs chrétiennes de lumière, d'amour, d'espoir, de vie et de vérité reste intacte. Nous avons beaucoup à faire pour être à la hauteur. Seigneur, puissions-nous continuer à être "semper fidelis", toujours fidèles.

Mais aujourd'hui, nous ne célébrons pas seulement Patrick ou l'Irlande. Au cours de cette messe, nous nous joignons à une multitude de participants dans toute l'Europe pour célébrer le cinquième dimanche de carême. À cette messe comme à toutes les autres, nous célébrons notre unité et notre christianisme. Nous reconnaissons, louons et remercions Dieu pour sa présence dans notre Évangile, pour sa présence dans le monde.
Nous reconnaissons, louons et remercions Dieu pour sa présence dans notre Évangile, pour sa présence dans l'Eucharistie, pour sa présence dans nos vies.

Nous, chrétiens, avons beaucoup à considérer. La foi de nos pères et de nos mères, la foi de Patrick, la foi des cinquante générations qui nous séparent de lui, la foi des soixante-quinze générations qui nous séparent du Christ, n'est pas donnée pour être gardée mais pour être partagée. Patrick poursuit en écrivant dans sa CONFESSION qu'il est incapable de garder le silence sur les bénédictions et les dons que le Seigneur a accordés à lui-même et à la terre de sa captivité. Pour Patrick, louer et témoigner de Dieu, se conformer à sa volonté et répondre à son invitation, est la seule tâche de la vie qui vaille vraiment la peine d'être entreprise.

Nous, chrétiens, n'avons pas été créés pour vivre dans les ténèbres, mais pour embrasser la lumière. Nous n’avons pas été créés pour garder tranquillement la foi. Nous, chrétiens, sommes un peuple bruyant, énergique, passionné, un peuple de résurrection. Comme Patrick, nous ne devons pas, nous ne pouvons pas être silencieux. Notre foi doit être parlée, écrite, chantée, dansée, prêchée, pratiquée, savourée, criée, partagée, confiée, appréciée et vécue. Le christianisme, la foi de Patrick, la Bonne Nouvelle de JESUS-Christ est confiée aux chrétiens, pour qu'ils la portent et l'enseignent jusqu'aux confins de la terre. C'était la tâche de Patrick. C'est ma tâche, votre tâche, notre tâche, notre privilège et notre joie.

Pendant ce Carême, n'abandonnez pas, mais vivez.

Soyez à la hauteur de votre nom, de votre héritage, de votre foi, et à la hauteur de Patrick, comme il a été à la hauteur du Christ.

Que les bénédictions de la fête de la Saint-Patrick soient les vôtres, mes amis.

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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedLun 25 Mar 2024, 8:05 pm



Citation :
ÉVANGILE

Passion de notre Seigneur JESUS Christ (Mc 15, 1-39)
La Passion de notre Seigneur JESUS Christ selon saint Marc


L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté JESUS,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
JESUS répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais JESUS ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller JESUS,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent JESUS au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
JESUS cria d’une voix forte :
X « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais JESUS, poussant un grand cri,
expira.


(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de JESUS,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.



DU PLURIEL AU SINGULIER, CHEMIN DE CONVERSION | HOMÉLIE DU 24 MARS2024 À ANTONY

Avez-vous remarqué combien les foules et les groupes divers sont nombreux à s’exprimer et à manifester leur opinion ?
Tout commence au jour des Rameaux où « beaucoup de gens étendirent leurs manteaux » et crièrent « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom de Seigneur ! ». Expression que nous reprendrons tous en chantant « Saint, Saint Saint le Seigneur. »
C’est la foule des fans de JESUS !
Aujourd’hui dans toutes les lectures, en particulier dans le long récit de la Passion, selon saint Marc cette année, notons la différence radicale de comportement entre ce que les foules manifestent et ce que des femmes et des hommes bien singuliers accomplissent.
On constate que les excès proviennent surtout de l’élan du collectif. La dynamique souvent négative est amplifiée : la foule armée d’épées et de bâtons pour arrêter JESUS, les grands prêtres et le conseil suprême pour le faire condamner, la foule rameutée devant Pilate pour crier « Crucifie-le ! », les soldats romains pour le flageller et l’humilier, même les passants pour l’injurier. Prenons-nous conscience de cet instinct de groupe qui parfois nous avilie en nous poussant à réaliser des actes que seul nous n’oserions pas faire. C’est l’entraînement de la meute !
Un seul groupe ne concourt pas à la condamnation de JESUS et aux violences contre lui : ce sont les apôtres. Mais bien piètre fût leur comportement par leur abandon.
Par la force de sa parole et des guérisons, JESUS a maintes fois répété : « Ta foi t’a sauvé ! » Par sa Passion, il guide tous ses disciples au don de soi et à la conversion.
JESUS résiste et fait face courageusement à chacun des assauts. Il prie malgré l’angoisse au jardin de Gethsémani. Il demeure calme et s’exprime de façon concise devant le grand prêtre et Pilate. Il reste sans parole lors de la flagellation et face aux insultes. Il pousse un cri non de désespoir mais de prière intense récapitulant toute l’espérance de l’humanité.
Cela lui est possible parce JESUS est tout tourné vers Dieu son Père et aussi vers les hommes. Il est le Fils du Dieu béni : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’Homme siéger à la droite du Tout-Puissant ». JESUS qui accomplit sa mission était aussi proche de ceux qui l’écoutaient dans le Temple comme dans tant d’autres lieux.

Son chemin de Croix où on voit s’effilocher rapidement la fidélité de ses apôtres va révéler celle de nouveaux disciples. L’exemple vient d’en haut car Pierre, le premier des apôtres, vit sa conversion radicale par la confrontation avec son reniement. Il perçoit ses incohérences et sa lâcheté confirmée par le chant du coq. Selon une certaine tradition Pierre a peut-être perçu la compassion de JESUS dans l’échange d’un regard à la maison de Caïphe.
Tout va s’enchaîner dans une logique mortifère jusqu’à la Croix. Toutefois, il y aura maints témoignages d’espérance et de foi profonde.
Il y a le visage précurseur de Marie-Madeleine qui parfume les pieds de JESUS avant même qu’il n’institue l’Eucharistie lors de la Cène. Elle honore un corps qui sera maltraité mais pressent surtout l’événement extraordinaire qui se profile.
Il y a Simon de Cyrène réquisitionné pour alléger la pénibilité et la charge de la Croix
Il y a le bon larron prêt au repentir
Il y a Joseph d’Arimathie bien installé dans la vie qui peut mettre à disposition un tombeau comme dernière demeure du Christ.
Chers jeunes, vous pouvez vous sentir éloignés de ces visages d’adultes qui ne vous représenteraient. J’ai envie de vous provoquer.
Ce qu’étaient ces personnages mis en avant au long de la Passion de JESUS, c’est ce que vous serez. Vous pouvez devenir et être le reflet de ces personnes simples et si édifiantes.
Vous pouvez devenir la femme qui prend soin, qui honore, qui console et dont le courage est sans faille ne craignant ni le rejet ni le qu’en dira t on !
Vous pouvez devenir l’homme qui se donne, partage, soutient et accueille.
Le texte de la Passion ne fait pas seulement le récit d’un triste événement passé. Si les foules ont poussé JESUS vers la mort, les témoins singuliers l’ont aidé à vivre, AIDER A VIVRE… jusqu’au bout.
Comme vous chers jeunes, nous sommes conviés à choisir la vie… toujours même quand semble dominer la mort On préfèrera le pardon à la vengeance, la paix à la guerre, le respect à la violence, l’amour à la haine.
Avec vous, chers jeunes, notre monde peut connaître une résurrection. Aidez-nous à devenir tous des témoins singuliers qui en cheminant avec le Christ ne laissent personnes au bord du chemin, pour certains, vrai chemin de croix, appelé à devenir un chemin de vie et d’espérance



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedLun 01 Avr 2024, 7:53 pm





Citation :
ÉVANGILE
« Il fallait que JESUS ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que JESUS aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de JESUS,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que JESUS ressuscite d’entre les morts.

– Acclamons la Parole de Dieu.



VOIR ET CROIRE | HOMÉLIE DE PÂQUES 2024 À PROFONDEVILLE (BELGIQUE

Il y a peut-être quelques fans de James Bond parmi vous.
Des personnes qui, comme moi, n’ont aucun souci à regarder un film de la série pour la troisième ou quatrième fois... Dans Skyfall, un des méchants demande à James Bond quel est son passe-temps.
Et ce dernier répond de manière surprenante : la résurrection.
« What’s your hobby, James ? » « Resurrection ».

Ce que nous fêtons aujourd’hui dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Les mots sont toujours trop étroits pour exprimer l’indicible de Pâques. Pour tenter de mettre des mots sur leur foi en la résurrection, les premiers chrétiens ont d’ailleurs emprunté une multitude d’expressions variées : gloire, relèvement, exaltation, réveil... En effet, n’avons-nous pas déjà vu des personnes se relever, se réveiller à la vie, alors que tout semblait perdu ? Elles ne sont plus là où nous les enfermons. Oser parler de la résurrection, n’est- ce pas d’abord croire en la nôtre, et la voir peut-être au quotidien autour de nous ? Comment me direz-vous ?

Comprenons le bien : il ne s’agit pas retrouver ce qui était perdu. La joie de Pâques est plus qu’un passé heureux qui referait surface dans notre vie, ou un retour à la vie de choses anciennes comme dans cette culture vintage qui donner une seconde vie à des choses passées... Pour parler de la résurrection de JESUS, jamais les évangiles n’utilisent le terme de seconde vie. Au contraire, la résurrection est la traversée de la mort, c’est-à-dire l’arrivée de quelque chose de radicalement neuf et inespéré ! Vivre la résurrection, c’est faire un deuil fécond.

Pour vivre cela, nous sommes appelés à regarder d’abord ce qui nous enferme, nos tombeaux et nos peurs. En grec, il s’agit du même mot ! Et voir paradoxalement dans ceux-ci des lieux d’annonce et de promesse... Il s’agit ensuite d’accepter certaines ruptures afin de ne plus s’accrocher à sa propre vie... Pâques, le grand passage, nous invite ainsi à ne pas voir le temps qui passe comme une menace, mais comme le chemin que prend l’éternité de Dieu pour nous rejoindre.

Car la résurrection n’est pas l’immortalité. C’est au contraire l’échec traversé, la vie transfigurée dans notre existence mortelle. Pour vivre une telle transformation, il faut oser se rendre dans ses propres lieux de fragilité. Faire l’expérience du manque et se rendre au tombeau pour voir qu’il est vide. Et en même temps, comme le disciple bien aimé, croire que ce tombeau ouvre un avenir. Qu’il peut devenir la crèche d’un monde nouveau. « Il vit et il crut » !

N’est-ce pas davantage qu’un clin d’œil, que de voir que ce sont les femmes qui, dans les évangiles, sont les premières à porter, même imparfaitement, l’annonce de Pâques ? N’est-ce pas précisément parce qu’elles portent la vie et la mette au monde ? Vivre la grande traversée pascale, n’est-ce pas accueillir en nous, comme elles, une douce transformation intérieure, qui conduit à un enfantement ? Alors, nos deuils seront féconds. Et la résurrection se vivra au quotidien, dans nos gestes maternants, et maternels. Voilà pourquoi la résurrection n’est pas tant un fait historique qu’une question posée à notre histoire, à la vôtre : quels sont ces tombeaux qui vous enferment, mais qui peuvent finalement être lieux d’une promesse, d’un paradoxal enfantement ? Est-ce un échec à surmonter ? Un deuil qui reste à faire ? Une culpabilité mal placée ? Une dépression à traverser ? Une limite qu’il nous faut encore accepter ?

A celles et ceux qui voient dans leurs vies des impasses, mais qui croient aussi en un relèvement possible, la folle espérance de Pâques leur dit : « Circule, il n’y a plus rien à voir dans ta vie à cet endroit-là ». Ta vie te précède en Galilée. Meurs à ce que tu n’es plus, afin de renaître à ce que tu es vraiment. Quitte ce projet qui ne te fait pas grandir. Quitte ce lieu-là qui te retient. Ne te définis pas par ce que tu as été, mais accueille ce que tu deviens. Quel que soit ton âge, ton avenir est plus réel que ton passé.

Frères et sœurs,

Dans la vie, il y a ceux qui croient savoir, et qui pensent détenir des preuves et la vérité. Mais il y a aussi ceux qui savent croire, comme le disciple bien aimé... Ceux pour qui, en face du tombeau, l’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence... Ceux qui voient le tombeau vide non comme la fin, mais comme un lieu d’annonce.

Pour le vrai croyant, ce n’est donc pas parce qu’il voit qu’il croit. Mais c’est parce qu’il croit, qu’il peut tout voir tout autrement. Qu’est-ce à dire, concrètement ? N’y a-t-il pas des moments dans nos vies où nous sommes comme morts, à bout de souffle ? Où nous vivotons par devoir, peur ou par survie ? Ce que nous voyons ne nous donne pas la joie de croire et nous sommes comme enfermés dans les tombeaux de nos rêves ou de nos espoirs déçus... Mais la joie inouïe de Pâques nous invite, comme le disciple bien aimé, à voir et à croire : voir lucidement notre vie telle qu’elle est, sans l’idéaliser. Et croire qu’elle peut être vraiment transformée, et rester féconde...

Que cette joie, cette extraordinaire promesse de Pâques nous accompagne, et mette davantage de vie dans nos existences mortelles. Qu’elle nous relève, nous réveille, nous recrée, nous enfante ! Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 22 Icon_minipostedMar 09 Avr 2024, 8:35 pm



Citation :
ÉVANGILE

« Huit jours plus tard, JESUS vient » (Jn 20, 19-31)
Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


C’était après la mort de JESUS.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
JESUS vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
JESUS leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand JESUS était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
JESUS vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
JESUS lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que JESUS a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que JESUS est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

– Acclamons la Parole de Dieu.




LE MAUVAIS ÉLÈVE | HOMÉLIE DU 7 AVRIL 2024 AU MANS

L’apôtre saint Thomas, c’est un peu le mauvais élève du groupe. D’abord, il a séché le moment le plus important, le soir de Pâques, quand JESUS est apparu ressuscité à ses disciples. Mais il aggrave son cas, puisque, durant une semaine entière, il ne veut pas croire ses camarades qui lui disent, tout joyeux : « Nous avons vu le Seigneur ! » Lui, obstiné, buté, pose ses conditions : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas ! »

Une semaine plus tard, c’est comme une séance de rattrapage qui est organisée rien que pour Thomas. Et la même scène se reproduit quasi à l’identique : JESUS se tient au milieu de ses disciples, les salue avec la même formule : « Paix à vous ! » Mais cette fois Thomas est là et JESUS, avec une étonnante bienveillance, lui parle, se prête à toutes les exigences posées par ce dur à croire : « Avance ton doigt ici et vois mes mains ; avance ta main et mets-la dans mon côté… » Alors enfin, après huit jours de résistance, Thomas se rend et prononce une profession de foi qui compense son incrédulité précédente. Saint Thomas aurait ainsi rattrapé son retard, corrigé ses mauvaises dispositions et rejoint finalement la moyenne de la classe.

Et si c’était plus que cela ? Et si saint Thomas, le mauvais élève, le dernier de la classe, avait permis aux autres disciples, et donc à nous aussi, d’aller plus loin, de progresser, de grandir dans la foi ? Car il n’est pas sûr que les autres disciples aient été d’aussi bons croyants, le soir de Pâques, qu’ils semblent le dire. Un détail important nous le prouve. Le soir de la Résurrection, les portes du lieu où se trouvaient les disciples, « étaient verrouillées », nous dit l’évangéliste, car les disciples avaient peur.

Mais, huit jours plus tard, alors même que JESUS leur est apparu vivant, alors même qu’ils ont été remplis de joie, huit jours plus tard, les portes de la maison où ils se trouvent de nouveau réunis, sont toujours « verrouillées ». Cela signifie que les disciples ont encore peur ! Ont-ils donc vraiment cru à ce qu’ils ont vu la semaine précédente ? Non ! Car alors, ils n’auraient plus aucune peur, plus aucun besoin de se barricader. Bien sûr, ils se sont réjouis de voir le Seigneur, mais c’était un peu comme on se réjouit parfois, non sans malaise ni incertitude, de revoir en rêve l’image incorporelle d’un être cher qu’on a perdu.

Thomas, lui, l’absentéiste du soir de Pâques, ne veut pas d’une joie factice, d’une vague consolation, d’une image incertaine ; il veut, de son corps à lui, de ses yeux, de son doigt, de sa main, voir et toucher le corps, le vrai Corps de JESUS. Mais Thomas n’aura même pas besoin de faire ce geste de vérification, car en voyant, en entendant JESUS, il le croit sur parole et il va jusqu’au bout de la foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Dans l’Homme JESUS, son maître et son ami, il reconnaît son Dieu. Sur le chemin de la foi, il est allé beaucoup plus loin que tous les bons élèves. Et pourtant, frères et sœurs, à nous qui arrivons bien après saint Thomas, à nous qui sommes vraiment les derniers de la classe, à nous qui n’avons pas vu JESUS, mais qui croyons en lui, à nous qui l’aimons sans le voir encore, un bonheur plus grand est promis et donné par le Christ ressuscité : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu, car par la foi en moi, JESUS, vous avez la Vie ! »


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