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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   Dim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 16 Avr 2018, 6:17 pm




Citation :
Évangile

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur JESUS, ouvre-nous les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
JESUS leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
JESUS leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés, à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 15 avril 2018 à Leroux (Belgique)


Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la loi de Murphy !
Le nom de cette loi vient d’un ingénieur américain —Edward Murphy— passé à la postérité pour son extrême pessimisme. Le principe de Murphy veut que « si une chose peut mal tourner, elle va infailliblement mal tourner. » Si vous voulez, c’est le pessimisme et la fatalité érigés en règle, en loi de retombement.
Voilà sans doute un sentiment dans lequel nous sommes parfois emprisonnés : une espérance déçue, un souvenir douloureux qui refait inexorablement surface et nous tire vers le bas. Une peur de grandir, une peur de vieillir. Le temps qui passe fait alors croître en nous l’impression que le pire reste à venir. Et sans doute que cette loi de dépression était celle des disciples rentrant d’Emmaüs, saisis de peur et de crainte. « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur? » leur dit le ressuscité. Notre monde est traversé par ces tendances lourdes de l’angoisse et de la crainte. Mais faut-il pour autant abdiquer et céder ? N’avons-nous pas à témoigner de quelque chose d’autre ?
D’être en rupture avec le pessimisme ambiant ?

L’événement de Pâques n’est-il pas justement la traversée de ce sentiment-là, de cette loi retombement ? L’espérance chrétienne vient ainsi défataliser notre histoire ! Car l’évènement de Pâques est bien notre propre traversée de ces forces de mort. Certes, il y a de l’inéluctable et de l’irrésolu dans nos vies, mais l’espérance pascale nous montre que c’est justement dans ces dimensions-là de notre être qu’un deuil fécond peut faire son chemin. En chaque personne, quel que soit son âge, peut germer quelque chose de radicalement neuf !

Cet événement de Pâques s’accomplit

chaque fois que la tristesse est transfigurée en joie ;

chaque fois que la perte de l’être cher n’est plus vécue comme un abandon,

chaque fois qu’un deuil se vit, qu’un pardon se donne,

qu’une relation s’apaise.

Pour cela, il faut accepter de passer par un processus de deuil. Comment ? JESUS montre à ses disciples ses mains et ses pieds, la marque des blessures. Faire un deuil, c’est relire une histoire blessée de manière non douloureuse. C’est relire sa vie, ouvrir son cœur à l’intelligence des écritures pour tourner véritablement les pages de son existence. La traversée de Pâques consiste bien en cette capacité à relire autrement son histoire, pour la relier à ce qui la dépasse.C’est redécouvrir une paix réelle dans le concret du quotidien et retrouver du goût à la vie, de la saveur dans l’instant présent. « Avez-vous quelque chose à manger ? » dit le ressuscité à ses disciples !

Et voilà donc la marque des êtres de résurrection. Ce sont des hommes et des femmes qui ont faim ! Nous le savons, la faim n’existe que s’il y a un petit creux. Une faille. Un manque. Un tombeau vide. Tout comme l’amour, qui ne s’épanouit que s’il accepte l’imprévisible, la vie n’a de sens que si elle accueille l’incomplétude afin de faire naître des possibles, afin d’offrir de l’inespéré.

Pour vivre ce souffle de Pâques —celui qui nous ouvre à l’intelligence de l’écriture de notre vie— il n’y a aucune théorie, il n’y a pas de loi automatique de relèvement qui nous ferait sortir de nos forces de mort, qui nous éviterait retomber dans les tombes de nos peurs… Car ressusciter n’est pas une nécessité qui s’impose à nous. Il y va avant tout de notre choix. C’est à nous d’être des témoins, nous dit le Christ. D’être témoins par des gestes concrets. Une étude en psychologie comportementale a montré que les gens étaient deux fois plus susceptibles de s’arrêter pour aider quelqu’un si juste avant, ils avaient été témoins d’un acte d’entraide et de bienveillance !

Alors, qu’attendons-nous

pour répandre à notre tour de cette bienveillance?

A nous de relever les instants éphémères de nos existences,

pour leur conférer goût et saveur.

A nous d’être contagieux et témoins de cette espérance, par nos attitudes d’amour et de douceur.

Soyons ainsi contagieux de ce relèvement de Pâques par notre faim d’humanité —que Dieu soit invoqué ou non— pour peu que nos gestes fassent surgir en nos proches le meilleur d’eux-mêmes, et entre eux, une paix profonde. Amen



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 23 Avr 2018, 7:46 pm



Citation :
Évangile

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)

Alléluia. Alléluia.
Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 22 avril 2018 à Rome (Italie)


Frères et sœurs, en entendant le Christ dire : je suis le Bon Pasteur, le vrai berger, nous n’allons pas continuer de nous lamenter sur la baisse des vocations, mais lever la tête et regarder mieux. Il nous parle de lui, comment nous parle-t-il de nous ? Et si nous regardions les choses à l’endroit, au lieu de les prendre à l’envers ? C’est de lui qu’il faut partir, nous regarder comme Eglise à la lumière de sa résurrection, et alors seulement nous regarder chacun.

Il y a Eglise parce qu’il y a résurrection, parce que le Seigneur veut que sa résurrection atteigne tous les hommes et transfigure notre histoire. S’il est venu, et jusqu’au bout, en traversant la mort, c’est pour que nous ayons la vie, tous, et la vie éternelle. Dès lors le Bon Pasteur prend soin, jour après jour, de son troupeau. Que cette image pastorale n’évoque pas pour nous une humanité moutonnière. C’est beau un berger, c’est beau un troupeau : nous voilà invités au plein vent et à l’altitude, et à une manière de vivre ensemble où nous ne sommes pas laissés sans soins ni à notre solitude.

Réalisons le plus important : c’est l’Eglise tout entière qui a une vocation. Elle est appelée à devenir toujours plus un « corps d’espérance ». L’Eglise, à quoi cela sert ? Cela sert à donner corps et visibilité au Royaume de Dieu qui advient avec le Ressuscité. A donner les signes, efficaces, effectifs, du salut, pour un monde remis sur ses pattes. Au fond, le salut, c’est quand ça va, quand l’être humain est restitué à son intégrité. Il n’y a pas à chercher de choses extraordinaires qui nous sortiraient de notre condition. Mais le Seigneur a fait des miracles, c’est-à-dire les « merveilles de Dieu », qui sont comme des fenêtres dans le tunnel, montrant le Royaume vers lequel nous nous dirigeons. Ces merveilles, c’est le plus souvent guérir, nourrir, réconcilier. A nous chrétiens de faire à présent ces miracles, comme on le lit dans les Actes des Apôtres. A nous de soigner, de nourrir corps et âmes, à nous cet appel aussi de travailler à la paix, du plus proche au plus lointain. Pour ce faire nous sommes soutenus par notre baptême et par l’eucharistie. Il faut que les chrétiens soient pour le monde une bénédiction.

A cela Dieu appelle plus que jamais, mais aussi, par suite, aux vocations plus spécifiques qui permettent de prendre soin du Peuple de Dieu lui-même. On voit combien les réponses aux vocations sont nombreuses et enthousiastes de par le monde, là où l’Eglise contribue de mille manières à la construction de pays fragiles, vulnérables, divisés par la guerre, souffrant du manque de tout, mais pas de confiance en Dieu, d’appétit de vivre et de désir de paix. Ce n’est pas Dieu qui n’appelle plus : à Eglise vivante, vocations nombreuses. Des vocations avec et pour : avec l’appui du peuple de Dieu et pour sa mission. Vraiment, il y a du bonheur à donner sa vie pour prendre soin du Peuple de Dieu…

C’est pourquoi le Bon Pasteur continue de faire signe à tous ceux, toutes celles qui veulent s’y engager. Comme ministres ordonnés : pour enseigner, en veillant sur la Parole de Dieu ; pour célébrer les sacrements ; pour présider à la construction de l’Eglise, en serviteurs de la communion et de la mission. Comme religieux et religieuses, ou personnes consacrées, pour soigner et éduquer, là où l’humanité est vulnérable ou en devenir. Pour se dévouer aussi, comme contemplatifs, à la prière, qui maintient l’humanité au fil des siècles.

Le Pape François aime beaucoup la toile du Caravage dans cette église qui représente la vocation de saint Matthieu, il me l’a dit plusieurs fois. La dernière fois, il a eu une phrase percutante : sono sempre li, je suis toujours là ! Manière de dire : il faut que j’aille à ce qui m’appelle, et Dieu sait si une journée de pape est chargée ; mais au fond, je suis toujours là, devant le Christ qui fait signe : veux-tu me suivre ? Veux-tu laisser tes sous et changer de vie ? Veux-tu être apôtre ? Veux-tu évangéliser ?

Frères et sœurs, à chacun de nous le Seigneur fait signe. Voulons-nous écouter son appel et le suivre, prendre soin de l’Evangile et de son Peuple ? Amen.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 02 Mai 2018, 6:57 pm




Citation :
Évangile

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 29 avril 2018 à Notre-Dame de Maylis (40)


« Porter du fruit »
Très nettement le thème de cet évangile est celui-ci, car on retrouve 6 fois cette expression dans ce petit passage.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Et qu’est-ce que JESUS veut nous dire ?
Au simple plan humain, tous nous désirons « porter du fruit », être utile aux autres, faire du bien, exercer une profession où l’argent ne soit pas le seul critère, mais où notre action, notre manière d’être, apporte quelque chose aux autres.
Dans nos relations, nous souhaitons, d’une manière ou d’une autre, faire du bien autour de nous.
Des parents qui donnent vie et éduquent des enfants portent du fruit, et ils souhaitent que ce soit un fruit de qualité.
Tout cela rend heureux, c’est très bon, et nous en avons besoin. Mais est-ce de cela dont parle JESUS ?
« Moi, je suis la vigne et vous les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits. »
De quel fruit s’agit-il ?
JESUS est la vigne qui donne du fruit à travers les sarments que nous sommes.
Les fruits que nous portons sont ceux que la sève, reçue du cep de vigne, nous fait porter.
Quelle est cette sève, qui traverse le cep, habite les sarments, et leur fait porter du fruit ?
Quelle est-elle cette sève, qui circule en nous, transmise par JESUS ?
C’est l’Esprit de Dieu, dont JESUS est habité, constitué, et qu’il nous transmet.
C’est l’Esprit Saint, c’est l’Esprit d’Amour.
C’est l’amour qui vient de Dieu, l’amour dont Dieu nous aime.
Chers Frères et Sœurs, voilà le fruit que nous pouvons porter, si nous restons greffés sur le cep de vigne, si nous restons unis à JESUS.
Nous transmettons l’amour que Dieu a pour le monde.
Voilà le seul vrai bien que nous puissions faire autour de nous : transmettre l’amour que JESUS a pour les personnes qui nous entourent.
Quand nous contemplons la figure de JESUS, sa personne, sa manière d’être, cela nous montre ce que Dieu veut réaliser en nous. De même que JESUS est rempli de l’amour reçu de son Père céleste, et il nous le transmet, de même, par nous aussi l’amour de Dieu veut se répandre et rejoindre tous nos frères et sœurs en humanité.
D’ailleurs, de nos jours, n’avons-nous pas un exemple actuel qui nous est transmis par la télévision ? Le Pape François à l’égard des enfants, ou des malades, à l’égard de toutes les pauvretés, n’est-il pas un reflet de l’amour de Dieu pour chacun ?
La Bonne Nouvelle transmise par l’évangile d’aujourd’hui, c’est que Dieu veut réaliser cela en nous ! Dieu veut nous rendre porteur de son amour, transmetteur de son amour, quelque soit notre condition. Que nous soyons actif dans la vie, ou bien fatigué par l’âge ou la maladie, ou même en prison, quelque soit notre état de vie, Dieu veut nous faire porter du fruit en aimant les hommes à travers nous.
Et pour cela, que nous dit-il ?
« Demeurez en moi, comme moi en vous »
C’est-à-dire : regardez JESUS dans la prière, laissez vous remplir de ses sentiments, des ses actions, de ses gestes. Petit à petit son exemple vous transformera à son image.
Et puis ne tolérez pas de garder dans votre cœur des sentiments opposés à l’amour. Pas de haine, pas de désir de vengeance, pas de dureté de cœur, de jugements. Tout cela, ne le supportez pas en vous. Alors vous serez comme un sarment bien greffé sur JESUS, et vous porterez du fruit, un fruit de qualité.
« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez pour moi des disciples. »



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Ven 11 Mai 2018, 8:56 pm



Citation :
Évangile

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime » (Jn 15, 9-17)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole,
dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres
comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour
que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.
Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 6 mai 2018


Nous pouvons vraiment aimer comme JESUS

Textes : Ac 10, 25-48 / 1Jn 4, 7-10 / Evangile : Jn 15, 9-17

Quel est notre désir le plus profond ? Aimer et être aimé ! L’amour reçu et donné apporte la joie, « la joie parfaite » dont parle JESUS dans l’Evangile. A l’inverse de ces gens, dont parle le philosophe Jean Guitton : « qui sont durs, farouches ou inexistants parce qu’ils n’ont jamais été aimés ! ». Mais comment parvenir à la joie quand on n’a pas reçu d’affection, quand l’amour est abimé, trahi parfois, au sein d’un couple, dans une famille ou un voisinage ? Comment avoir en nous la joie ?

A chacun, l’Evangile ouvre un chemin qu’on pourrait résumer ainsi : Ecoute JESUS ! Demeure profondément uni à Lui ! Aime comme Lui ! »

La première partie du commandement de l’amour donné par JESUS est bien connu : « Aimez-vous les uns les autres ». Mais la suite est importante : « comme je vous ai aimés. »

Comment JESUS a-t-il aimé ? En vivant cette parole: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » Donner sa vie pour ceux qu’on aime, voilà l’amour vrai ! Pensons à ceux qui se donnent pour les autres : comme Arnaud Beltrame et bien des personnes qui ont fait preuve d’héroïsme, mais aussi toutes les personnes qui se dévouent pour les autres dans la vie ordinaire : les mères de famille qui prennent soin de leurs enfants et préparent le repas de dimanche, ceux qui soignent avec amour les malades, ceux qui accompagnent ce we des jeunes sur un terrain de sport, les personnes âgées et handicapées qui prient pour leurs proches, pour le monde.

JESUS a ouvert le chemin d’un amour très grand, pour tous les hommes, sans aucune frontière de race ou de culture.

Dans la première lecture, l’apôtre Pierre annonce que « Dieu est impartial, qu’il accueille quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les œuvres sont justes ». L’Esprit de Dieu descend ainsi sur cet homme nommé Corneille et sur toute sa famille. C’est une Bonne Nouvelle pour nous ! Dieu veut mettre en nous son propre amour, son Esprit Saint. En accueillant cet Esprit d’amour au baptême, en nous laissant modeler par lui, en l’invoquant souvent dans la prière et dans tous les actes de notre vie ordinaire, nous pouvons vraiment aimer comme JESUS.

Mais aimer profondément dans la durée semble si difficile ! Nous pouvons alors être déçus de ne pas aimer comme on le voudrait.

Pourtant l’amour vrai et durable est possible. En JESUS, Dieu nous le donne. St Jean nous le dit : « l’amour vient de Dieu ». Alors demandons-le sans relâche, prions avec persévérance ! Malgré nos fragilités personnelles, Dieu nous offre son amour.

Soyons bien convaincus, comme nous le dit JESUS dans l’Evangile, que « tout ce que « nous demanderons à Dieu, notre Père du Ciel, par le nom de JESUS, Il nous le donnera » !

Notre monde est en manque d’amour, de fraternité, de solidarité. JESUS nous demande par ses paroles, par son exemple, d’oser sortir de nous-mêmes, de nos replis confortables, de notre peur des autres, notamment ceux qui sont différents de nous. Car le véritable amour nous envoie vers eux, quelles que soient nos capacités : même quand on est cloué sur un lit de malade ou infirme dans sa maison, on peut sortir de soi en priant pour le monde, pour l’humanité. JESUS nous choisit tous pour donner de l’amour, un fruit qui demeure « si nous nous aimons les uns les autres comme Lui nous a aimés. »
« Au terme de cette vie, nous serons jugés sur l’amour », écrivait Saint Jean de la Croix. Nous n’avons reçu la vie que pour aimer et nous donner, à l’exemple de la vie offerte de JESUS pour nous. Faisons comme Lui ! Une joie profonde alors nous envahira ! La joie d’aimer de l’amour même de Dieu !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 14 Mai 2018, 8:24 pm






Citation :
Évangile

« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Alléluia. (Jn 14, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS leva les yeux au ciel et dit :
« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils
afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle
à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, JESUS Christ.

Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés,
et ils ont gardé ta parole.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie du 13 mai 2018 à Saint-Florent (Corse)


Vivre au monde

Avez-vous peur du monde ? Si quelques optimistes disent que nous vivons une époque formidable, d’autres diront que le monde est hostile. Alors certains s’accommodent de l’isolement et de l’individualisme. Des croyants se désoleront que le monde est athée. Des chrétiens voudront se garder d’un monde malsain. Le monde ne peut pas changer, diront certains, et ils deviendront complices de la médiocrité. D’autres s’installeront dans une contre-culture, voulant créer le club des purs. Mais en ne se confrontant plus à l’adversité, ils ne témoigneront plus de rien.

Vivre au monde n’est pas simple. JESUS lui-même le reconnait lucidement dans la prière à son Père quand il lui parle de nous : « le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde ». Mais il lui dit : « je ne prie pas pour que tu les retires du monde ». Même si par son Ascension il nous montre que nous sommes faits pour la gloire du ciel, il dit que, pour l’heure, notre place est bel et bien dans ce monde : « De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde ».

Alors quelle posture prendre, frères et sœurs ? Ne pas jouer les « inadaptés à ce monde ». Dieu ne nous protège pas par l’extérieur. Il nous garde de l’intérieur. Il nous donne une colonne vertébrale, pas une carapace : c’est cette colonne vertébrale qui fait que nous aimons, que nous restons joyeux et que nous cherchons la vérité.

Cette colonne vertébrale, c’est l’Esprit Saint. C’est par lui que Dieu nous garde de l’intérieur, pour nous rendre capables de nous risquer vers l’extérieur, vers toute adversité ou vers tout appel. « Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en Dieu et Dieu en nous : il nous a donné part à son Esprit » (Cf 1Jn, 4, 11-16). Nous engager dans le monde, c’est vivre notre histoire. C’est prendre part à l’histoire du monde en nous y tenant de plain-pied mais portés par l’Esprit-Saint.

« L’histoire est une mystique, une marche vers Dieu », disait Giorgio La Pira, ancien maire de la ville italienne de Florence, très investi auprès des pauvres et soucieux du bien commun. Il faisait partie à la fois du Tiers-Ordre dominicain et du Tiers-Ordre franciscain (ce sont des fraternités, dans l’esprit des confréries que l’on trouve en Corse). Il était donc un chrétien laïc avec une vie spirituelle qu’il essayait de garder solide pour tenir sa place dans ce monde et y rayonner de la prévenance de Dieu.

Vivre au monde est notre première expérience mystique si nous désirons que l’Esprit Saint soit notre mouvement intérieur, notre gouvernail dans l’histoire des hommes. Nous marchons vers Dieu en empruntant sans état d’âme la terre des hommes.

Entre l’Ascension et la Pentecôte, nous voici dans une neuvaine pour demander à Dieu son Esprit. Mais nous ne demandons rien qui nous soit extérieur. Nous demandons à Dieu de réveiller en nous ce qu’il a déjà donné et qui est si intérieur à nous-mêmes : l’Esprit créateur, l’Esprit d’amour, l’Esprit de liberté, l’Esprit de joie, l’Esprit de vérité…

Alors peur du monde ? Non, car l’Esprit est notre vie (cf. Rm 8, 1-11) : Dieu pour nous !

Le récit du choix de Matthias pour remplacer Judas et garder douze apôtres montre combien les chrétiens croient l’Esprit présent à la vie de l’Eglise en ce monde. Mais à nous de redire que nous voulons qu’il agisse en nous ; qu’il soit notre guide.

Lorsque nous prierons toute cette semaine : « Viens Esprit de sainteté ! », comprenons que nous disons : « Ô mon être, fais confiance, agis par l’Esprit que Dieu t’a donné !

Ô mon Dieu, agis par moi pour que je vive en ce monde en faisant le bien ». Amen.




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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 23 Mai 2018, 8:13 pm




Citation :
Évangile

« Des fleuves d’eau vive couleront » (Jn 7, 37-39)

Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia. (.)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Au jour solennel où se terminait la fête des Tentes,
JESUS, debout, s’écria :
« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi,
et qu’il boive,
celui qui croit en moi !
Comme dit l'Écriture :
De son cœur
couleront des fleuves d’eau vive. »
En disant cela, il parlait de l’Esprit Saint
qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en lui.
En effet, il ne pouvait y avoir l’Esprit,
puisque JESUS n’avait pas encore été glorifié.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Citation :
Évangile

« L’Esprit de vérité vous conduira dans la vérité tout entière » (Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15)

Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Quand viendra le Défenseur,
que je vous enverrai d’auprès du Père,
lui, l’Esprit de vérité qui procède du Père,
il rendra témoignage en ma faveur.
Et vous aussi, vous allez rendre témoignage,
car vous êtes avec moi depuis le commencement.

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 20 mai 2018 (Pentecôte) à Hengelo (Pays-Bas


Il arrive trop souvent que des gens qui parlent une même langue ne se comprennent finalement pas. Ils parlent certes les uns aux autres, mais communiquent à des niveaux différents. Ces personnes ne se comprennent pas, parce qu’il leur manque une attention réciproque.

En cette fête de la Pentecôte, nous avons entendu dans la première lecture que le Saint-Esprit donne aux disciples la capacité de se faire comprendre. Ils ont fait l’expérience d’être compris. La Parole de Dieu est désormais entendue par des personnes dont ils ne soupçonnaient pas la capacité de compréhension. Ainsi, non seulement la langue joue un rôle, mais aussi le contexte culturel. Les disciples se sont entendus et se sont compris par le Saint-Esprit, qui a placé en chacun d’eux cette capacité de comprendre l’amour de Christ. Quelle expérience cela a dû être pour les disciples !

Chaque baptisé, chaque enfant de Dieu, est porteur du Saint-Esprit. En chacun de nous, se trouve cette faculté de regarder au-delà des frontières. En nous, se trouve la capacité de faire véritablement cette expérience de l’Amour de Dieu, et de le partager aux autres. C’est une mission énorme, et un objectif qui n’est pas encore atteint aujourd’hui. Car, malgré le fait que nous avons une base commune en JESUS Christ, nous sommes encore trop souvent divisés : dans nos paroisses et nos communautés religieuses, dans tous les pays et à travers les continents. Notre compréhension de l’autre —pourtant enracinée dans notre foi en JESUS Christ— est cependant obscurcie par nos propres intérêts, par nos choix politiques et souvent aussi par la peur.

La Pentecôte n’est-elle pas cette fête dans laquelle il nous est rappelé que les disciples de JESUS ont su surmonter leur peur ? Ils ont réalisé qu’aux yeux de Dieu, il n’est pas question d’ego, de « moi » ou de « toi », mais d’un « nous ». Le Saint-Esprit n’a-t’il pas donné aux disciples le pouvoir de franchir leurs propres murs et d’approcher les autres ouvertement, sur la simple base du commandement du Christ de nous aimer les uns les autres ?

Frères et sœurs, en cette période, nous commémorons de diverses manières, la fin d’une guerre qui a déchiré notre continent et causé une profonde misère. Il y a encore bien des divisions. Aujourd’hui, en tant que chrétiens animés par l’Esprit, puissions-nous travailler à combler les différences de langues et de cultures, construire des ponts entre nous et rechercher la force dans l’unité. Puissions-nous faire l’expérience maintenant d’être unis par l’Esprit, autour de la Table de l’Eucharistie ; d’être toutes et tous enfants de Dieu.
Et que la langue de l’amour de Dieu puisse résonner en nous pour toujours.

Amen.



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L'Homélie

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