Le père Émilien Tardif est né au Québec, à Saint-Zacharie de Beauce, le 6 juin 1928. Il décéda, à l'âge de 71 ans à Cordoba en Argentine, où il animait une retraite pour les prêtres appartenant au mouvement du "Renouveau charismatique".
"Emiliano" s'appelait en réalité "Emilien", il parlait le français à la façon de son Québec natal, avec cette saveur chantante de "la Belle Province" devenue depuis lors familière aux charismatiques du monde entier.
Chaleur, bon sens, audace tranquille dans la foi, liberté par rapport aux critiques et aux soupçons des "spécialistes" des choses religieuses, celui qui devait faire vingt fois le tour du monde pour l'évangélisation - dont une fois sans valise - avait réponse à tout. Et, il possédait de surcroît, les charismes que Dieu lui donnait.»
Chaque rassemblement du père Tardif suscitait une grande allégresse populaire, un immense élan de foi de la part d'une assistance joyeuse. On était loin du néo-jansénisme intellectuel frileux qui régnait alors dans les facultés de théologie, où les miracles étaient considérés comme suspects, où des évêques prétendaient interdire à Dieu de manifester amour, bienveillance et compassion.
Pour le père Tardif, les guérisons étaient un don d'amour du Seigneur pour les personnes et un fervent témoignage pour l'évangélisation.
«Malades, disait-il, vous avez raison de demander au Seigneur d'être guéris, il ne faut pas avoir peur de l'amour de Jésus, de l'abondance de son amour ».
Et il ajoutait : «C'est vrai, tous les malades ne sont pas guéris. Pourquoi Jésus, en son temps, n'a-t-il pas guéri tous les malades qu'il a rencontrés sur son chemin ? C'est là un mystère de son amour.
«Le corps, le Seigneur le guérit parfois pour la vie terrestre, mais l'âme, disait Emiliano Tardif, il la guérit pour la vie éternelle.»