Le drame de St PaulLe dérapage vers la thèse de la secte internationale
Le vendredi 27 août 2004, la police de St Paul, sur l'ile Maurice, faisait une découverte macabre : dix cadavres dans une maison, dont trois adolescents...
Par Emile d'Albret
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Le 1er septembre, L'express-Maurice, titre : « Drame de St.-Paul : l'enquête s'oriente vers la secte Eckankar », et poursuit :
« La thèse selon laquelle la secte, dont le siège se situe au Minnesota, serait à l'origine de la mort de dix personnes, vendredi, est considérée. Nombre d'indices tendent vers cette piste. »
Il semblerait que la région Madagascar, Réunion, Ile Maurice soit une région où le thème des sectes est très souvent abordé. En effet, près de la moitié des articles de presse francophones parlant du sujet en proviennent.
On peut comparer la situation là-bas aux belles années de la « lutte anti-sectes » française quand le sujet était à la mode, même si le contexte est sensiblement différent (là-bas, les églises évangéliques qui prennent une part active à la vie politique sont la préoccupation majeure).
C'est donc une occasion opportune pour analyser la façon dont les médias et les enquêteurs traitent un tel évènement sous l'inspiration du modèle français.
Je crois que le genre de propos que l'on trouve dans le titre et l'introduction de l'article a été tellement banalisé qu'il doit être restitué dans son contexte pour en saisir la gravité.