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 Panorama de la Vie de Marie de Nazareth

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RAMOSI
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MessageSujet: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 01 Aoû 2012, 11:06 pm

Rappel du premier message :


Marie, étoile de l'espérance (Benoît XVI)

Pape Benoît XVI (2006). Wikimedia CC.
Par une hymne du VIIe-IXe siècle, donc depuis plus de mille ans, l'Église salue Marie, Mère de DIEU, comme « étoile de la mer »: Ave maris stella.

La vie humaine est un chemin. Vers quelle fin? Comment en trouvons-nous la route?

La vie est comme un voyage sur la mer de l'histoire, souvent obscur et dans l'orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route.

Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont des lumières d'espérance.

Certes, JESUS Christ est la lumière par antonomase, le soleil qui se lève sur toutes les ténèbres de l'histoire. Mais pour arriver jusqu'à Lui nous avons besoin aussi de lumières proches - de personnes qui donnent une lumière en la tirant de sa lumière et qui offrent ainsi une orientation pour notre traversée.

Et quelle personne pourrait plus que Marie être pour nous l'étoile de l'espérance - elle qui par son « oui » ouvrit à DIEU lui-même la porte de notre monde; elle qui devint la vivante Arche de l'Alliance, dans laquelle DIEU se fit chair, devint l'un de nous, planta sa tente au milieu de nous (cf. Jn 1, 14)? C'est ainsi que nous nous adressons à elle:


Sainte Marie, tu appartenais aux âmes humbles et grandes en Israël qui, comme Syméon, attendaient « la consolation d'Israël » (Lc 2, 25) et qui, comme Anne, attendaient « la délivrance de Jérusalem » (Lc 2, 38). Tu vivais en contact intime avec les Saintes Écritures d'Israël, qui parlaient de l'espérance - de la promesse faite à Abraham et à sa descendance (cf. Lc 1, 55).

Ainsi nous comprenons la sainte crainte qui t'assaillit quand l'ange du Seigneur entra dans ta maison et te dit que tu mettrais au jour Celui qui était l'espérance d'Israël et l'attente du monde. Par toi, par ton « oui », l'espérance des millénaires devait devenir réalité, entrer dans ce monde et dans son histoire.

Toi tu t'es inclinée devant la grandeur de cette mission et tu as dit « oui »: « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38).

Quand remplie d'une sainte joie tu as traversé en hâte les monts de Judée pour rejoindre ta parente Élisabeth, tu devins l'image de l'Église à venir qui, dans son sein, porte l'espérance du monde à travers les monts de l'histoire.


Mais à côté de la joie que, dans ton Magnificat, par les paroles et par le chant tu as répandue dans les siècles, tu connaissais également les affirmations obscures des prophètes sur la souffrance du serviteur de DIEU en ce monde. Sur la naissance dans l'étable de Bethléem brilla la splendeur des anges qui portaient la bonne nouvelle aux bergers, mais en même temps on a par trop fait en ce monde l'expérience de la pauvreté de DIEU. Le vieillard Syméon te parla de l'épée qui transpercerait ton cœur (cf. Lc 2, 35), du signe de contradiction que ton Fils serait dans ce monde.

Quand ensuite commença l'activité publique de JESUS, tu as dû te mettre à l'écart, afin que puisse grandir la nouvelle famille, pour la constitution de laquelle Il était venu et qui devait se développer avec l'apport de ceux qui écouteraient et observeraient sa parole (cf. Lc 11, 27s.).

Malgré toute la grandeur et la joie des tout débuts de l'activité de JESUS, toi, tu as dû faire, déjà dans la synagogue de Nazareth, l'expérience de la vérité de la parole sur le « signe de contradiction » (cf. Lc 4, 28ss). Ainsi tu as vu le pouvoir grandissant de l'hostilité et du refus qui progressivement allait s'affirmant autour de JESUS jusqu'à l'heure de la croix, où tu devais voir le Sauveur du monde, l'héritier de David, le Fils de DIEU mourir comme quelqu'un qui a échoué, exposé à la risée, parmi les délinquants. Tu as alors accueilli la parole: « Femme, voici ton fils! » (Jn 19, 26).

De la croix tu reçus une nouvelle mission. À partir de la croix tu es devenue mère d'une manière nouvelle: mère de tous ceux qui veulent croire en ton Fils JESUS et le suivre. L'épée de douleur transperça ton cœur.

L'espérance était-elle morte? Le monde était-il resté définitivement sans lumière, la vie sans but?

À cette heure, probablement, au plus intime de toi-même, tu auras écouté de nouveau la parole de l'ange, par laquelle il avait répondu à ta crainte au moment de l'Annonciation: « Sois sans crainte, Marie! » (Lc 1, 30). Que de fois le Seigneur, ton fils, avait dit la même chose à ses disciples: N'ayez pas peur! Dans la nuit du Golgotha, tu as entendu de nouveau cette parole. À ses disciples, avant l'heure de la trahison, il avait dit: « Ayez confiance: moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). « Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés » (Jn 14, 27). « Sois sans crainte, Marie! » À l'heure de Nazareth l'ange t'avait dit aussi: « Son règne n'aura pas de fin » (Lc 1, 33). Il était peut-être fini avant de commencer ?

Non, près de la croix, sur la base de la parole même de JESUS, tu étais devenue la mère des croyants. Dans cette foi, qui était aussi, dans l'obscurité du Samedi Saint, certitude de l'espérance, tu es allée à la rencontre du matin de Pâques.

La joie de la résurrection a touché ton cœur et t'a unie de manière nouvelle aux disciples, appelés à devenir la famille de JESUS par la foi. Ainsi, tu fus au milieu de la communauté des croyants qui, les jours après l'Ascension, priaient d'un seul cœur pour le don du Saint-Esprit (cf. Ac 1, 14) et qui le reçurent au jour de la Pentecôte.

Le « règne » de JESUS était différent de ce que les hommes avaient pu imaginer. Ce « règne » commençait à cette heure et n'aurait jamais de fin. Ainsi tu demeures au milieu des disciples comme leur Mère, comme Mère de l'espérance.

Sainte Marie, Mère de DIEU, notre Mère, enseigne-nous à croire, à espérer et à aimer avec toi. Indique-nous le chemin vers son règne! Étoile de la mer, brille sur nous et conduis-nous sur notre route!


Benoît XVI, Encyclique Spe salvi § 49-50






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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 02 Aoû 2013, 6:48 pm




La basilique de l'Annonciation à Nazareth
Le sanctuaire est construit sur la grotte qui est une partie de la maison de la Vierge Marie...

Le sanctuaire que nous visitons est construit sur une grotte qui constituait une partie de l’habitation de la sainte famille, l’autre partie était construite en pierre de taille, pierres qui furent acheminées en Italie, à Lorette (Loreto) en l’an 1294 (cf. le sanctuaire de ce nom).

...Pour honorer l’Annonciation et l’Incarnation,

deux facettes d’un même évènement.

Nazareth est une humble bourgade inconnue de l’Ancien Testament. Située aux marges de la terre d’Israël, dans la « Galilée des nations ».

Dans ce lieu humble et déjà universel, l’ange Gabriel vient annoncer à une vierge qu’elle serait la mère du Sauveur (c’est « l’Annonciation »). Le nom de cette vierge est Marie, promise en mariage à Joseph, charpentier de métier. L’ange la salue en lui disant “Réjouis-toi”, comme à la fille de Sion. Et il répond à sa question concernant la conception de l’enfant : elle concevra virginalement, par la puissance du Très Haut, l’Esprit Saint, car il s’agit de l’Incarnation du Fils de Dieu. L’ange attend la réponse de Marie, qui donne son consentement - Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne pour moi selon ta parole, autrement dit, selon le sens que tu donnes à cette parole.

Alors JESUS, le Fils de Dieu, s’unit à notre humanité dans le sein virginal de Marie (c’est « l’Incarnation »).

La vierge Marie a dit Oui comme jadis le peuple hébreu au mont Sinaï : une « nouvelle Alliance » commence.

Dans l’évangile de saint Matthieu, il est dit que Joseph lui aussi a son annonciation, l’ange lui parle dans un songe : « Ne crains pas de prendre Marie ton épouse car celui qu’elle porte vient de l’Esprit saint. ».

Vénérer Marie et adorer JESUS.

La façon dont saint Luc écrit son évangile révèle la vénération de la communauté primitive envers Marie, celle qui est la mère du roi messianique, mère virginale, mère du Fils de Dieu.

Visiter ce sanctuaire c’est s’approcher du mystère de Marie, fille de Sion, femme de l’Alliance, mère virginale du Fils de Dieu.

L’évangile de Luc raconte au chapitre 4 que les habitants de Nazareth ne s’ouvraient pas au mystère de JESUS, et quand il prêcha dans la synagogue, ils s’indignèrent de son autorité et voulurent le tuer, mais JESUS passa son chemin. Les disciples, au contraire, s’ouvrent à son mystère, ils constatent qu’il parle avec l’autorité de Moïse, et qu’il est plus grand que Moïse et Elie, il prend les prérogatives du temple et de la Torah, il est législateur comme Dieu, il pardonne comme Dieu, il recrée comme Dieu. Et les disciples s’ouvrent à sa divinité.

Visiter ce sanctuaire, c’est aussi s’ouvrir au mystère de JESUS, Fils de Dieu incarné.

L'archéologie révèle les constructions successives.

En 1730, les franciscains de Terre sainte ont construit une petite église au-dessus de la Grotte de l’Annonciation, sans avoir la permission de travailler plus de 6 mois, donc sans faire de fouilles archéologiques.

Pendant longtemps, la custodie de Terre sainte voulait construire une église plus digne du grand mystère commémoré à Nazareth. Finalement, le projet pris forme en 1951 avec l’architecte Antonio Barluzzi. Mais avant la construction proprement dite, les fouilles systématiques furent effectuées en 1955, sous la conduite du père Bellarmino Bagatti, O.F.M. c’est alors que l’on découvrit les restes d’une église-synagogue, d’une église byzantine et d’une église des croisés. L’architecte s’ingénia à mettre ne valeur ces vestiges au sein de la nouvelle construction. Une esplanade protège aussi les restes du vestige du village de Nazareth.

Le témoignage des textes anciens.

Au temps de la persécution de Dèce (249-251), Conon, l’un des chrétiens persécuté dira qu’il est de Nazareth et de la famille de JESUS, et qu’il rend un culte à JESUS comme ses ancêtres. Ce qui correspond au plan archéologique à la première église-synagogue des judéo-chrétiens primitifs.

Durant le siècle suivant, saint Jérôme (IV° siècle) témoigne que ce lieu était un but de pèlerinage. Ce témoignage correspond à ce que les fouilles vont découvrir du sanctuaire byzantin.

Ensuite, la présence musulmane a rendu ce lieu de plus en plus difficile d’accès pour les chrétiens.

Quand les Croisés arrivent en 1102, la ville est rasée sauf à l’endroit du sanctuaire où s’élève un joli monastère. Les Croisés construisent alors une très belle église romane, que les fouilles vont retrouver.

Les visites des papes.

Le pape Paul VI visita le sanctuaire en 1964 et donna un merveilleux résumé des trois leçons de Nazareth : « leçon de silence, leçon de travail quotidien, leçon de vie de famille. »

Le pape Jean Paul II est venu célébrer la messe le 25 mars 2000, pour le grand jubilé de l’Annonciation - Incarnation. Nous donnons son homélie entièrement dans l’article suivant.



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Jeu 22 Aoû 2013, 7:20 pm




L'Annonciation à Marie, et le Puits


Il y à Nazareth le souvenir du Puits, et un sanctuaire grec-orthodoxe qui honore le "Puits de la l'Annonciation", où l'eau jaillit encore...

Ces lieux sont les témoins d'une tradition qui remonte aux récits apocryphes :

Le Protévangile de Jacques (§ 11) rapporte une annonciation en deux temps et en deux lieux différents , la fontaine et la maison :

« Et elle prit sa cruche et sortit puiser de l'eau. Et voici qu'une voix lui dit : "Réjouis-toi pleine de grâce ; le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre toutes les femmes." et Marie regardait à droite et à gauche, pour voir d'où venait cette voix.

Et, toute tremblante elle entra dans sa maison ; et après avoir déposé sa cruche, elle prit la pourpre s'assit sur sa chaise et se mit à filer la pourpre. Et voici qu'un ange se tint devant elle disant : "Ne crains pas Marie, car tu as trouvé grâce devant le maître de toutes choses".... »

Protévangile (apocryphe) de Jacques § 11

On peut voir là une précision anecdotique quoique historiquement vraisemblable. Mais plus sûrement il faut y discerner un argument théologique. Les rencontres à la fontaine ou au bord du puits sont un thème biblique récurrent.

C'est toujours au bord du puits que se contractent les alliances :

- Celle d'Isaac et de Rébecca,

- Celle de Jacob et de Rachel,

- Celle de Moïse et de Cippora...

- On songe à la Samaritaine qui rencontre le Seigneur JESUS au bord d'un puits (cf Jn 4,6). La pointe du récit johannique est dans la découverte par la Samaritaine du seul mari qui peut la combler après les six qu'elle a déjà eu: le septième mari, le Christ Sauveur.

Situer au bord d'une fontaine l'Annonciation à la Vierge c'est donc assez clairement laisser entendre le caractère sponsal de cette rencontre : c'est l'Alliance de Dieu avec l'humanité qui est en train de se jouer et qui est suspendu au Fiat de la Vierge Marie.



Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie, Paris 2005




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mar 03 Sep 2013, 6:01 pm




Je vous salue Marie !
L'ange Gabriel entra et lui dit:

"Réjouis-toi, comblée de grâce,

le Seigneur est avec toi."

(Luc 1, 28)

Marie est "pleine de grâce" parce que "le Seigneur" est avec elle.

Les deux paroles de l'ange s'éclairent mutuellement comme le souligne le Catéchisme de l'Église Catholique . La grâce dont Marie est comblée n'est pas seulement de l'ordre de sa vertu ou de son caractère immaculé. Elle désigne plutôt ici la faveur divine gratuite et permanente.

Un peu comme JESUS au début de sa mission s'entendra dire par Dieu le Père « Tu as toute ma faveur » (cf. Marc 1,11), Marie au seuil de sa mission maternelle s'entend dire « tu es comblée des faveurs divines ».

L'expression « pleine de grâce » n'est pas alors uniquement un constat mais aussi un envoi : va, je te suis favorable, tu as trouvé grâce auprès de Dieu.(Luc 1,30). Si Moïse avait trouvé grâce aux yeux du Seigneur (cf. Ex 33,17), combien plus la Vierge Immaculée !

Une parole d'envoi en mission

Ce caractère d'envoi est fortement souligné par la parole « Le Seigneur est avec toi ». Cette expression est fréquemment utilisée dans la Bible comme un banal « bonjour ».

Par exemple dans le livre de Ruth, Booz salue les moissonneurs en leur disant « Le Seigneur soit avec vous » .

Mais elle peut aussi avoir un sens plus fort notamment dans un contexte d'envoi en mission.

Ce sont par exemple les mots de l'Ange du Seigneur à Gédéon dans le livre des Juges : « Le Seigneur est avec toi, vaillant guerrier ! » (Juges 6,12). Ces mots doivent venir à bout de toutes les réticences et de tous les atermoiements : « Va avec cette force que tu as, c'est moi qui t'envoie » dit Dieu (Juges 6,14).


Guillaume de Menthière, Je vous salue Marie, Paris 2005





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 28 Sep 2013, 6:44 pm





Ave Maria, Je vous salue Marie


Les chrétiens d'Occident disent :


Citation :
Je vous salue Marie,

pleine de grâces,

le Seigneur est avec vous,

vous êtes bénie entre toutes les femmes,

et JESUS le fruit de vos entrailles est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l'heure de notre mort.

Ainsi soit-il.


Texte latin :


Citation :
Ave Maria,

gratia plena,

Dominus tecum,

benedicta tu in mulieribus

et benedictus fructus ventris tui Iesus.

Sancta Maria, Mater Dei,

ora pro nobis peccatoribus

nunc et in hora mortis nostrae.

Amen.




Les chrétiens orthodoxes ont un texte plus bref :


Citation :
O Vierge Theotokos, réjouis-toi,

Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi,

Tu es bénie entre toutes les femmes,

Et JESUS le fruit de tes entrailles est béni,

tu as donné naissance au sauveur de nos âmes.





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 28 Sep 2013, 9:44 pm

voici les textes de la Bible

évangile de Luc chapitre 1

1.26  Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,  
1.27  auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.
1.28  L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.  
1.29  Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.  
1.30  L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.  
1.31  Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de JESUS.
 1.32  Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
1.33  Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.
1.3  4Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?
1.35  L'ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 28 Sep 2013, 10:13 pm

et toujours selon la Bible

évanglie de Luc chapitre  1

1.46  Et Marie dit: Mon âme exalte le Seigneur,
1.47  Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
1.48  Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,  
1.49  Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,
1.50  Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge Sur ceux qui le craignent.  
1.51  Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.  
1.52  Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.  
1.53  Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide.  
1.54  Il a secouru Israël, son serviteur, Et il s'est souvenu de sa miséricorde, -
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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 18 Oct 2013, 7:31 pm




L'Annonciation: liturgies d'Occident et d'Orient  

La liturgie se fonde toujours sur un évènement du salut.

Dans l'Esprit Saint, l'évènement est célébré, chanté, commémoré, nous prenons le temps de recevoir dans nos vies le salut, tout le bien qui nous concerne et qui est apporté par cet évènement.

Dans un esprit d'unité, nous présentons un aperçu des prières liturgiques dans les différents rites chrétiens. Toutes ces prières, byzantines, coptes, arméniennes, romaines, chaldéennes, maronites, réformées, etc... célèbrent à leur manière l'évènement de l'Annonciation du Seigneur.

Françoise Breynaert


25 mars : L'Annonciation dans le rite byzantin
Nous ne donnons pas l'intégralité des textes liturgiques de l'Annonciation, mais quelques-uns.


Premières vêpres

Apostiches :

En ce jour, c’est l’heureuse annonce de la Joie, c’est la fête de la Vierge ;

Le monde d’ici bas s’accorde aux choses d’en haut ;

Adam est renouvelé, Eve délivrée de sa première affliction,

Et le tabernacle de notre humaine condition devient le temple de notre Dieu

Par divinisation de la nature assumée.

Mystère que la façon dont s’abaisse le Seigneur, Merveille que le mode inouï de sa conception !

Et du miracle un ange se fait le serviteur ;

Le sein d’une Vierge reçoit le Fils par l’envoi de l’Esprit divin, et d’en haut le Père exprime sa bienveillance ; L’union s’accomplit en la commune volonté ;

En lui et par lui nous voilà sauvés ;

Unissons donc nos voix à celle de Gabriel et crions à la Vierge :

Réjouis-toi, Pleine de grâce de qui nous vient le Salut, le Christ notre Dieu, car il a pris notre nature pour l’élever jusqu’à lui.

Intercède auprès de lui pour qu’il sauve nos âmes.






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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 08 Nov 2013, 8:32 pm




L'Annonciation selon le rite Maronite,

Dimanche de l'Annonciation (Suboro)
Synaxaire[1].  

Mémoire de l'annonce à la Vierge de la conception divine, et Incarnation du Verbe dans la Vierge pure.

L'ange Gabriel salua la « pleine de grâce » et il lui annonça qu'elle allait être la Mère du Sauveur attendu. Quand elle eut connaissance du plan divin, elle répondit: "Je suis la servante du Seigneur, qu'il m'advienne selon ta parole". Elle devint Mère du Verbe incarné et mérita d'être appelée Mère de Dieu, comme le proclame le troisième concile oecuménique à Ephèse en 431. La Vierge est aussi mère de tous les hommes et mère de l'Église, corps mystique du Christ.

L'Église fête aujourd'hui l'Annonciation, comme préparation à Noël; on en fait aussi mémoire le 25 mars, neuf mois avant Noël. La fête d'aujourd'hui nous prépare directement à la proche venue du Sauveur. Que par ses prières bénies, Dieu ait pitié de nous. Amen.

Lectures: Exode 3, 1-6; Isaïe 7, 10-16.

Vêpres.

Sedro des Vêpres[2]  

Gloire à toi, qui es descendu des hautes et mystérieuses demeures de ton Père, et t'es fixé dans le sein de Marie, la Vierge sainte. Quand tu as voulu habiter sur terre avec les hommes, tu as envoyé l'archange Gabriel pour annoncer à la Vierge sa conception. Tu es la salutation que Gabriel fit parvenir à la Vierge Marie, tu es le Puissant qui s'est fixé pour la demeure gardée pure, et tu en es sorti homme et Dieu.

Acceptes maintenant la prière que nous élevons vers le trône de ton éternité et, dans ton amour, accordes-nous les dons de l'Esprit et le pardon des péchés. Délivres-nous des tentations éprouvantes et des révoltes qui mènent à la mort.

Donnes la paix aux Eglises, le calme aux couvents, la dignité aux prêtres, la pureté aux diacres, la considération aux vieillards, aux adolescents la chasteté, aux enfants une bonne formation, à ceux qui sont sur les routes des abris sûrs, à ceux qui secourent les pauvres joie et consolation, à ceux qui accueillent des étrangers des bénédictions abondantes, à ceux qui offrent de l'encens dans ton église une bonne récompense, et aux morts dans la foi le repos dans ton royaume éternel. Et avec eux nous t'élèverons la gloire, ainsi qu'à ton Père et à ton Esprit Saint, maintenant et à jamais. Amen.


Office des Matines[3].

Seconde prière.  

Seigneur, aies pitié de nous et secours-nous !

Époux spirituel qui t'es fixé dans le sein de la Vierge, fais de nous des temples spirituels et éclaire-nous de ta splendide lumière, et nous t'élèverons la gloire et la louange, maintenant et pour toujours.

Amen.


Troisième prière[4].  

Seigneur, aies pitié de nous et secours-nous !

Gloire à toi, Fils de la paix et son auteur, qui es apparu de la Vierge et as semé la paix dans la terre qui en avait soif. Fais, Seigneur, que nous soyons des enfants de paix, et nous t'élèverons la louange, ainsi qu'à ton Père et à ton Esprit Saint, maintenant toujours et à jamais.

Amen.




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 23 Nov 2013, 8:05 pm



L’Annonciation, 29 barmahât, 7 avril

Annonciation selon le rite Copte, par Adel Nassief,

La fête de l’Incarnation...

Cette fête est considérée surtout comme une fête de l’Incarnation, c'est-à-dire que l'évènement célébré est le fait que Dieu se soit fait homme, sans cesser d'être Dieu, unissant ainsi notre humanité à la vie divine.

L'évènement est tellement important que les Coptes le fêtent aussi chaque 29 du mois égyptien.


... Qui est aussi une fête de Marie

La liturgie offre une narration qui est une paraphrase de l’Evangile, suivie d’une méditation que voici :

Au moment où Marie donna son consentement pour la conception divine, le Fils unique, la personne de Dieu le Verbe, une des trois personnes éternelle, descendit et d’une manière ineffable pour l’intelligence humaine, habita dans les entrailles de la Vierge : et ainsi, dans le temps il prit d’elle tout ce qui appartient à l’homme en union parfaite [avec la divinité], sans la possibilité d’une future séparation. (1)

Ce jour est donc le début de toutes les fêtes. En ce jour a eu lieu le salut du monde. En ce jour aussi a eu lieu d’accomplissement de ce salut pas la glorieuse résurrection. En fait, notre Seigneur, loué soit son nom, après avoir porté à son terme son économie sur cette terre en trente trois ans, et après avoir souffert par sa propre volonté le 27 de ce mois, ressuscita d’entre les morts en ce jour, qui est le 29 du mois de Barmahât. (2)

Ainsi, le jour où fut annoncé aux habitants de la terre l’incarnation qu’ils attendaient, est aussi le jour où fut manifesté aux vivants et aux morts la libération de l’enfer et la domination de notre ennemi satan. Plus exactement, la libération de la géhenne advient le vendredi, et le dimanche il nous fut donné d’en avoir la connaissance. […]


Sinassario 29 barmahât, ed. Forget,

in CSCO 67,50-52 texte en arabe ; 90, 51-52s traduit en latin.

Gabriele GIAMBERARDINI, Il culto mariano in Egitto,

Jerusalem 1974, vol 3, p.46-47



Doxologie pour l’Annonciation


Du haut du ciel, Dieu le Père contempla ceux qui sont sur la terre: et il ne trouva personne qui ressemblât à la Vierge Marie. Il envoya vers elle Gabriel, le grand archange qui lui annonça l'allégresse, en disant :

Salut, o pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! Tu as en effet trouvé grâce auprès de Dieu le Père ! Voici que tu concevras et tu enfanteras un Fils: et tu l’appelleras JESUS, le fils du Très-Haut ! Le Seigneur lui donnera le trône de David, son père: et il régnera sur la maison de Jacob, pour les siècles des siècles. Et son royaume n’aura pas de fin ; et toi après l’enfantement, tu resteras vierge !

La Vierge Marie dit :

Je suis la servante du Seigneur, qu’il advienne en moi selon ta parole.

Et l'ange s’en alla.

Nous t'adorons, o Christ qui aime notre genre humain : Tu es venu dans le sein de la Vierge, et d'elle tu as pris chair !

Nous te louons, nous te glorifions, nous t'exaltons, tu es bon et ami des hommes! Aies pitié de nous selon ta grande miséricorde.

Psalmodie annuelle, Le Caire 1949, 541-542 ;

in GIAMBERARDINI, Il culto mariano in Egitto,

Jerusalem 1974, vol 3, p.101-102



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Dim 08 Déc 2013, 8:06 pm





Marie conçoit par l'oreille (hymne de St Ephrem †373)

Dans l’Eglise syriaque orientale, l'Annonciation est célébrée le 2° dimanche de l'Avent, elle est aussi célébrée le 25 mars (sous l'influence byzantine plus récente).

Et toute l'année, on lit ou on chante des hymnes de saint Ephrem.

Dans l'hymne « Joseph fut appelé père par grâce » (hymne à Marie pour la liturgie des heures, n° 21), saint Ephrem énonce cette idée curieuse que Marie a conçu par l’oreille:

Marie de Nazareth conçut le Seigneur par l’oreille,

c’est-à-dire que la Parole de Dieu entra par l’oreille

de Marie pour être par elle conçue.

L'idée n'est pas si curieuse, elle est profonde. Dans cette région du monde, lorsque l’on saluait quelqu’un on lui disait Shlomo en s’approchant de son oreille, non pas de loin. En effet, le Christ JESUS est le Verbe de Dieu : le Christ est la parole de Dieu, une parole prononcée à l’oreille.

L'Annonciation, qui est le moment de l'Incarnation du Verbe de Dieu, c'est vraiment le moment où la Vierge Marie l’a reçu en l’écoutant.

Nous retrouvons cette idée encore plus développée dans le Diatessaron de saint Ephrem.


Fra Nerwan Al Banna, ofm





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Jeu 09 Jan 2014, 7:35 pm




Annonciation (25 mars ou pendant l’avent) Eglises luthériennes de France
Seigneur notre Dieu, par la voix de l'ange Gabriel, tu nous as fait connaître l'incarnation de ton Fils. Répands ta grâce en nos cœurs, afin que, le suivant dans sa passion et sa mort, nous parvenions aussi à la gloire de la résurrection, par JESUS Christ, ton Fils, notre Seigneur, qui vit et règne avec toi, Père, et le Saint Esprit, un seul Dieu pour les siècles des siècles.


N.B. Cette oraison est la même que celle par laquelle la liturgie catholique conclut l'Angelus.



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 19 Fév 2014, 7:53 pm



L'Annonciation, un Oui qui a bouleversé l'histoire du monde


Ce Oui de Marie qui a bouleversé l'histoire de l'univers


Dans l'ordre de la nature, le mois de mars est celui qui voit éclore les premières fleurs du printemps et dans l'ordre de la grâce, c'est également le mois qui voit fleurir deux fêtes admirables. La première, le 19, célèbre un homme hors du commun : Joseph. La seconde, le 25, honore une femme exceptionnelle : Marie, dans l'événement prodigieux de l'Annonciation.

L'évènement prodigieux de l'Annonciation

Parce que cet événement a bouleversé l'Histoire et renversé le cours des choses il est nécessaire que nous prenions le temps d'en méditer la signification et d'en mesurer les conséquences. A partir de cette annonce faite à Marie nous sommes vraiment entrés dans une ère nouvelle : «Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d'une femme...» (Ga 4,4).

Il m'arrive très souvent de penser à cette heure précise de l'Histoire où le destin du monde s'est joué dans la conscience de cette femme nommée Marie. A cet instant décisif, Marie détenait le sort de l'humanité. C'est peut-être pour cela que j'aime tant la statue de la Chapelle de la rue du Bac à Paris qui la représente tenant un globe entre ses mains, c'est-à-dire l'humanité tout entière, et donc, vous et moi. Souverainement libre, qu'allait répondre Marie ? Sa réponse est tombée de ses lèvres, simple et précise:


"Fiat ! Oui, j'accepte."

A partir de cette heure ce fut pour le monde un véritable déluge de grâces :

Grâce au «oui» de Marie, le Sauveur pouvait naître.
Grâce au «oui» de Marie, l'Evangile serait proclamé.
Grâce au «oui» de Marie, la Mort serait vaincue.
Grâce au «oui» de Marie, l'Espérance serait rendue au monde.

Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons de notre immense reconnaissance. D'où ces titres donnés à Marie : Cause de notre joie ; Porte du Ciel ; Etoile du Matin... En vérité, cette fête de l'Annonciation fut et demeure un véritable printemps pour le monde. L'Eglise l'a d'ailleurs fort bien compris au point de nous le rappeler matin, midi et soir dans cette belle prière de l'Angélus qui récapitule et actualise cette grâce originelle du Salut.

L'Angélus nous redit chaque jour que Dieu est entré pleinement dans notre temps et que ce temps est désormais rempli de sa Présence : «Et moi, je suis avec vous, tous les jours jusqu'à la fin des temps» (Mt. 28,20). Par là nous sommes invités a nous ouvrir à sa Présence, à Lui consacrer toutes les heures du jour et de la nuit, celles qui sont ensoleillées et celles qui sont envahies par les ombres, nos heures de plénitude et nos heures de finitude, nos heures d'allégresse et nos heures de détresse, «maintenant et à l'heure de notre mort».

«Ne crains pas d'aimer trop la Sainte Vierge...»

Méditant ce mystère, Thérèse, qui était entrée au carmel de Lisieux « le jour où le carmel célébrait la fête de l'Annonciation» (Ms 4,68 v°), devait écrire au soir de sa vie : «Ô Mère bien-aimée, malgré ma petitesse, comme toi je possède en moi le Tout-Puissant, mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse: le trésor de la mère appartient à l'enfant» (PN 54). Relisant récemment sa correspondance je suis tombé sur ces lignes qui sont peut-être mystérieusement adressées au lecteur qui les lira :


«Ne crains pas d'aimer trop la Sainte Vierge, jamais tu ne l'aimeras assez, et JESUS sera bien content puisque la Sainte Vierge est sa Mère» (LT 92).





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Dim 16 Mar 2014, 8:01 pm




La Visitation de Marie à Elisabeth


Cette fête nous rappelle la visite de Marie à sa cousine Élisabeth. Après avoir annoncé à Marie le mystère de l'Incarnation, l'archange Gabriel la prévient que sa cousine Élisabeth, âgée et jusque là stérile, sera mère dans trois mois, par un nouveau prodige. Marie ne tarda pas à se mettre en route pour féliciter l'heureuse mère. Ce voyage n'eut pour mobile aucun sentiment humain. Marie possédait en elle, avec JESUS, toutes les richesses et toutes les joies du Ciel ; cela lui suffisait, et nul besoin n'agitait son coeur ; mais un devoir de douce charité se présentait à remplir; elle voyait, dans l'accomplissement de ce devoir, un exercice de zèle et une occasion de glorifier Dieu.

D'ailleurs, le Saint-Esprit la conduisait : la rencontre des deux futures mères, et surtout des deux enfants qu'elles portaient, était dans les desseins providentiels. Aussi Marie se hâte, elle s'expose aux fatigues d'un long chemin, elle gravit les montagnes, et bientôt elle atteint le terme du voyage. O merveille! à peine Marie et Élisabeth sont-elles en présence, que l'enfant d'Élisabeth tressaille dans son sein, et elle-même, saisie de l'esprit prophétique, s'écrie en embrassant Marie:


"Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni le Fruit de Votre sein!"

Paroles que l'Église a jointes à l'Ave Maria pour en faire une des plus belles prières chrétiennes; paroles qui retentiront partout et dans les siècles! Ainsi, la mission de JESUS commence avant Sa naissance, Il sanctifie Jean-Baptiste dans le sein de sa mère; car ce tressaillement qu'il éprouve annonce le Prophète qui devine son Dieu, et le Précurseur qui reconnaît le Sauveur.

La Vierge Marie demeure 3 mois chez sa cousine Elisabeth

Marie, saisie elle-même par l'Esprit divin, entonne ce beau chant d'action de grâces appelé le Magnificat, qui célèbre dans un langage céleste les merveilles opérées par Dieu en elle, chant que répéteront sans fin tous les échos du temps et de l'éternité. Durant trois mois, les paroles et les exemples de Marie firent le charme de la maison qu'elle visitait. On ignore si elle quitta Élisabeth avant la naissance de saint Jean-Baptiste. Cependant saint Luc (1, 56) mentionne son départ avant le récit de l'enfantement d'Élisabeth (1, 57). De retour à Nazareth, elle retrouva avec joie sa vie silencieuse et retirée, n'ayant rien perdu de ce trésor de recueillement, de pureté, de vie intérieure qu'elle avait communiqué autour d'elle.

Que de leçons pour les chrétiens dans ce mystère! Leçons de charité et de zèle, de prévenance et d'amabilité! Leçons de mortification, d'humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde!





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Lun 31 Mar 2014, 6:22 pm



Marie et Joseph à Nazareth, avant la naissance de JESUS


La Naissance de JESUS à Bethléem

Pendant la période qui précéda la naissance de JESUS, Marie et Joseph eurent à vivre une épreuve très douloureuse. Ce fut la première des grandes épreuves communes des nouveaux époux.

Entre le moment de l'Annonciation et de l'Incarnation du Verbe de Dieu dans le sein de Marie, par l'opération du Saint Esprit qui "la couvrit de son ombre", et le moment de la naissance de JESUS, Marie fiançée à Joseph, lui fût donnée comme épouse. Lorsqu'elle vînt habiter chez lui, dans leur demeure commune, au terme de la période des fiançailles, elle était déjà enceinte. Joseph s'aperçut de l'état de la Vierge, sans savoir comment cela avait pu se faire ; quant à Marie, elle ne pouvait dévoiler elle-même la merveille extraordinaire conçue en elle par le Seigneur Dieu. Pourtant Joseph, comme Marie, demeura fidèle à la volonté divine et garda Marie chez lui.

Cette première grande épreuve entre Marie et Joseph, dans les tous premiers temps de leur vie commune dans leur demeure commune, avant même la naissance de JESUS, fut une épreuve majeure pour leur amour réciproque, mais aussi pour leur foi, tout comme l'avait été pour Abraham l'appel au sacrifice de son fils Isaac : folie aux yeux des hommes, sagesse aux yeux de Dieu, ce qui pouvait briser la Sainte Famille dès le début l'a au contraire soudée à jamais, par la Foi. C'est en outre au prix de cette épreuve pour les Saints Epoux, rapportée dans l'Ecriture, que la naissance virginale de JESUS est mise en un relief sans ambiguïté.




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 26 Avr 2014, 7:00 pm




Marie et la naissance de JESUS,

Dans le récit de la naissance de JESUS, l'évangéliste Luc rapporte quelques données qui aident à mieux comprendre la signification de l'événement. Il rappelle avant tout le recensement ordonné par César Auguste, qui oblige Joseph, « de la maison et de la lignée de David », et Marie, son épouse, à se rendre « à la ville de David, qui s'appelle Bethléem ». (Lc 2, 4). En nous informant sur les conditions dans lesquelles ont lieu le voyage et l'accouchement, l'évangéliste nous décrit une situation de privation et de pauvreté, qui laisse entrevoir certaines caractéristiques fondamentales du règne messianique : un règne sans honneurs ni pouvoirs terrestres, qui appartient à Celui qui, dans sa vie publique, dira de lui-même : «Le Fils de l'homme, lui, n'a pas où reposer la tête » (Lc 9, 58). Elle coucha dans une crèche Celui qui représente l'Espérance de l'humanité... Le récit de Luc mentionne quelques détails, apparemment sans importance, dans l'intention d'encourager chez le lecteur une meilleure compréhension du mystère de la Nativité et des sentiments de Celle qui engendre le Fils de Dieu. La description de l'événement de l'accouchement, racontée de façon simple, présente Marie comme participant intensément à ce qui se réalise en elle : «Elle enfanta son Fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche... » (Lc 2, 7). L'action de la Vierge est le résultat de sa pleine disponibilité à coopérer au dessein de Dieu, qu'elle avait déjà manifestée lors de l'Annonciation par son « qu'il m'advienne selon ta parole ! » (Lc 1, 38). Marie vit l'expérience de l'accouchement dans une condition d'extrême pauvreté : elle ne peut même pas donner au fils de Dieu ce que les mères ont l'habitude d'offrir à un nouveau-né ; mais elle doit au contraire le déposer « dans une crèche », un berceau improvisé qui contraste avec la dignité du « Fils du Très Haut ». L'Evangile rapporte qu'«ils manquaient de place dans la salle» (Lc 2, 7). Il s'agit d'une affirmation qui, en rappelant le texte du prologue de Jean « les siens ne l'ont pas accueilli » (1, 11), préfigure d'une certaine façon les nombreux refus auxquels JESUS sera confronté au cours de sa vie terrestre. L'expression « ils manquaient de place » associe dans ce refus le Fils et la Mère et montre que Marie est déjà associée au destin de souffrance de son Fils et participe à sa mission rédemptrice. On manquait de place à l'auberge, mais les bergers l'ont accueilli Refusé par les « siens », JESUS est accueilli par les pasteurs, des hommes grossiers et peu recommandables, mais choisis par Dieu pour être les premiers destinataires de la bonne nouvelle de la naissance du Sauveur. Le message que l'Ange leur adresse, est une invitation à se réjouir : « Voi-ci que je vous annonce une grande joie, qui sera celle de tout le peuple » (Lc 2, 10), suivie d'un encouragement à surmonter toute peur : « Soyez sans crainte ». En effet, comme pour Marie au moment de l'Annonciation, pour eux aussi, la nouvelle de la naissance de JESUS représente le grand signe de la bienveillance divine envers les hommes. Dans le divin Rédempteur, contemplé dans la pauvreté de la grotte de Bethléem, l'on peut saisir l'invitation à s'approcher avec confiance de Celui qui représente l'espérance de l'humanité. Le cantique des anges : «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix aux hommes objets de sa complaisance », qui peut également être traduit par « les hommes bienveillants » (Lc 2, 14) révèle aux pasteurs ce que Marie avait exprimé dans son Magnificat : la naissance de JESUS est le signe de l'amour miséricordieux de Dieu, qui se manifeste spécialement envers les humbles et les pauvres. Les pasteurs répondent avec enthousiasme et sollicitude à l'invitation de l'ange: « Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître » (Lc 2, 15). Leur recherche n'est pas vaine: « Ils trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né» (Lc 2, 16). A eux, comme nous le rappelle le Concile, « la Mère de Dieu, présenta dans la joie [...] son Fils premier-né» (Lumen gentium, n. 57). C'est l'événement déterminant pour leur vie. Le désir spontané des bergers de rapporter « ce qui leur avait été dit de cet enfant» (Lc 2, 17), après l'admirable expérience de la rencontre avec la Mère et le Fils, suggère aux évangélisateurs de tout temps l'importance et, plus encore, la nécessité d'un profond rapport spirituel avec Marie, pour mieux connaître JESUS et devenir les annonciateurs joyeux de son Évangile de salut. Marie, face à ces évènements extraordinaires Face à ces événements extraordinaires, Luc nous dit que Marie « conservait avec soin toutes ces choses en les méditant dans son cœur» (Lc 2, 29). Tandis que les pasteurs passent de l'effroi à l'admiration et à la louange, la Vierge, grâce à sa foi, maintient vif le souvenir des événements concernant son fils et les approfondit avec la méthode de la méditation dans son cœur, c'est-à-dire au plus intime de sa personne. De cette façon, Marie suggère à une autre mère, l'Église, de privilégier le don et l'engagement de la contemplation et de la réflexion théologique, pour pouvoir accueillir le mystère du salut, en le comprenant mieux et en l'annonçant avec un élan renouvelé aux hommes de tout temps.



(Catéchèse sur le credo (20 nov. 1996) Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II) -





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Dim 11 Mai 2014, 6:06 pm



Circoncision et imposition du nom de JESUS.

La circoncision La circoncision d'un fils était le premier devoir religieux du père par ce rite (cf. Lc 2, 21), Joseph exerce son droit et son devoir à l'égard de JESUS. Le principe selon lequel tous les rites de l'Ancien Testament ne sont que l'ombre de la réalité (cf. He 9, 9-10; 10, 1) fait comprendre pourquoi JESUS les accepte. Comme pour les autres rites, celui de la circoncision trouve en JESUS son « accomplissement ». L'alliance de Dieu avec Abraham dont la circoncision était le signe (cf. Gn 17, 13), atteint en JESUS son plein effet et sa réalisation parfaite, car JESUS est le « oui » de toutes les anciennes promesses (cf. 2 Co 1, 20). L'imposition du nom A l'occasion de la circoncision, Joseph donne à l'enfant le nom de JESUS. Ce nom est le seul nom dans lequel se trouve le salut (cf. Ac 4, 12) ; et sa signification avait été révélée à Joseph au moment de son « annonciation » : « Tu lui donneras le nom de JESUS, car c'est lui qui sauvera le peuple de ses péchés. » (Mt 1, 21.) En lui donnant son nom, Joseph manifeste sa paternité légale à l'égard de JESUS et, en prononçant ce nom, il proclame la mission de sauveur qui est celle de l'enfant.

Extraits de : Exhortation apostolique Redemptoris Custos § 11.12 Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II) -







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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 06 Juin 2014, 6:46 pm



La Présentation de JESUS au Temple

Dans l'épisode de la présentation de JESUS au Temple, saint Luc souligne le destin messianique de JESUS. L'objectif principal du voyage de la Sainte Famille de Bethléem à Jérusalem est, selon le texte de Luc, l'accomplissement de la Loi : «Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la Loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur : tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, selon ce qu'il est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes » (Lc 2, 22-24).

La Sainte Famille ne se met pas au-dessus des lois religieuses de son peuple

Par ce geste, Marie et Joseph manifestent leur intention d'obéir fidèlement à la volonté de Dieu, en refusant toute forme de privilège. Leur venue dans le temple de Jérusalem prend la signification d'une consécration à Dieu, dans le lieu où il est présent. Obligée par sa pauvreté à offrir des tourterelles ou des colombes, Marie donne en réalité le véritable Agneau qui devra racheter l'humanité, anticipant par son geste ce qui était préfiguré dans les offrandes rituelles de l'Antique Alliance. Alors que la Loi ne demandait qu'à la Mère de se purifier après l'enfantement, Luc parle des «jours pour leur purification» (Lc 2, 22), entendant peut-être indiquer en même temps les prescriptions qui concernent la Mère et le Fils premier-né.

L'expression « purification » peut nous surprendre, car elle se rapporte à une Mère qui avait obtenu, par une grâce spéciale, d'être immaculée dès le premier moment de son existence, et à un enfant totalement saint. Cependant, il faut se rappeler qu'il ne s'agissait pas de purifier sa conscience de la tache d'un péché quelconque, mais seulement de retrouver la pureté rituelle, qui, selon les idées de l'époque, était entachée par le simple fait de l'enfantement, sans qu'il n'existe aucune forme de faute. L'évangéliste profite de l'occasion pour souligner le lien particulier qui existe entre JESUS, en tant que « fils premier-né » (Lc 2, 7.23) et la sainteté de Dieu, ainsi que pour indiquer l'esprit d'humble offrande qui animait Marie et Joseph (cf. Lc 2, 24).

Humblement, Marie et Joseph donnent l'offrande des pauvres

En effet, le « couple de tourterelles ou deux jeunes colombes » était l'offrande des pauvres (Lc 12, 8). 3. Dans le Temple, Joseph et Marie rencontrent Syméon, «homme juste et pieux; [qui] atten-dait la consolation d'Israël » (Lc 2,25). Le récit de Luc ne dit rien de son passé et du service qu'il effectue dans le Temple ; il parle d'un homme profondément religieux qui cultive dans son cœur de grands désirs et qui attend le Messie, consolateur d'Israël. En effet, « l' Esprit Saint reposait sur lui » et « il avait été averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur» (Lc 2, 26).

Syméon nous invite à considérer l'action miséricordieuse de Dieu qui répand l'Esprit Saint sur ses fidèles pour mener à bien son mystérieux projet d'amour. Syméon, modèle de l'homme qui s'ouvre à l'action de Dieu, "poussé par l'Esprit "(Lc 2, 27), se rend au Temple où il rencontre JESUS, Joseph et Marie. En prenant l'Enfant dans ses bras, il bénit Dieu: «Maintenant, Souverain maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix » (Lc 2, 29). Expression de l'Ancien Testament, Syméon fait l'expérience de la joie de la rencontre avec le Messie et il sent qu'il a atteint le but de son existence ; il peut donc demander au Très-Haut de lui faire goûter la paix de l'au-delà.

Dans cet épisode de la Présentation au Temple c'est déjà Marie qui donne son Fils au monde

Dans l'épisode de la Présentation l'on peut percevoir la rencontre de l'espérance d'Israël avec le Messie. On peut également y voir un signe prophétique de la rencontre de l'homme avec le Christ. L'Esprit Saint la rend possible, en suscitant dans le cœur humain le désir de cette rencontre salvifique et en permettant sa réalisation.

Nous ne pouvons pas négliger le rôle de Marie, qui remet l'Enfant au vieux et saint Syrnéon. Par la volonté divine, c'est sa Mère qui donne JESUS aux hommes. En révélant l'avenir du Sauveur, Syméon fait référence à la prophétie du «Serviteur», envoyé au Peuple élu et aux nations. Le Seigneur lui dit : «Je t'ai modelé, j'ai fait de toi (l'alliance du peuple, la lumière des nations» (Is 42, 6). Et aussi : « C'est trop peu que tu sois pour moi un serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d'Israël. Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre » (Is 49, 6).

Dans son cantique, Syméon inverse la perspective, en plaçant l'accent sur l'universalisme de la mission de JESUS : « Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël» (Lc 2,30-32). Comment ne pas s'émerveiller devant de telles paroles? « Son père et sa mère étaient dans l'étonnement de ce qui se disait de lui » (Lc 2, 33). Mais Joseph et Marie grâce à cette expérience, comprennent plus clairement l'importance de leur geste d'offrande dans le temple de Jérusalem, ils présentent Celui qui, étant la gloire de son peuple, est également le salut de toute l'humanité.


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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 27 Juin 2014, 6:51 pm



L'Epiphanie de JESUS, l'Adoration des Mages,

"JESUS étant né à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus du Levant se présentèrent à Jérusalem, en disant : "où est le roi des juifs qui vient de naïtre? Car nous avons vu son étoile au Levant et nous sommes venus nous prosterner devant lui" (Mt 2, 1-2). « L'Epiphanie est la manifestation de JESUS comme Messie d'Israël, Fils de Dieu et Sauveur du monde. Avec le Baptême de JESUS au Jourdain et les noces de Cana, elle célèbre l'adoration de JESUS par des "mages" venus d'Orient (Mt 2,1). Dans ces mages, représentants des religions païennes environnantes, l'Evangile voit les prémices des nations qui accueillent la Bonne Nouvelle du salut par l'Incarnation. La venue des mages à Jérusalem pour "rendre hommage au roi des Juifs" (Mt 2, 2) montre qu'ils cherchent en Israël, à la lumière messianique de l'étoile de David, celui qui sera le roi des nations. Leur venue signifie que les païens ne peuvent découvrir JESUS et L'adorer comme Fils de Dieu et Sauveur du monde qu'en se tournant vers les Juifs et en recevant d'eux leur promesse messianique telle qu'elle est contenue dans l'Ancien Testament. L'Epiphanie manifeste que "la plénitude des païens entre dans la famille des patriarches" et acquiert la Israelitica dignitas.»

Catéchisme de l'Eglise catholique § 628 -




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 09 Juil 2014, 8:35 pm


La fuite en Egypte,

On sait que peu après la naissance du Christ, Hérode le Grand, Gouverneur de Judée, fit massacrer tous les premiers nés des familles des Hébreux de sa province. C'est cet épisode tragique que l'évangéliste Matthieu rapporte sous le titre de "Massacre des Innocents" et qui occasionna la fuite en Egypte de la Sainte Famille. Ainsi la Sainte Famille connut-elle l'exode et l'exil dès la toute première enfance du Christ, qui à peine venu chez les hommes, n'y trouvait déjà pas un lieu "où reposer sa tête"...


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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 06 Aoû 2014, 8:03 pm




La vie à Nazareth, école de l'Evangile (Paul VI)

Nazareth est l’école où l’on commence à comprendre la vie de JESUS ; l’école de l’Évangile. Ici, on apprend à regarder, à écouter, à méditer, à pénétrer la signification si profonde et si mystérieuse de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu. Peut-être apprend-on même insensiblement à imiter. Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre pleinement qui est le Christ. Nazareth, cadre du séjour du Christ parmi nous... Ici on éprouve le besoin d’observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, en un mot tout ce dont s’est servi JESUS pour se révéler au monde. Ici tout parle, tout a un sens. Tout revêt une double signification : une signification purement extérieure d’abord, celle que les sens et les facultés de perception immédiate peuvent tirer de la scène évangélique, celle des gens qui regardent l’extérieur, qui se contentent d’étudier et de critiquer le vêtement philologique et historique des Livres saints, ce que le langage biblique appelle « la lettre ». Cette étude, certes, est importante et nécessaire, mais qui s’y arrête demeure dans l’obscurité, elle peut même susciter l’orgueilleuse illusion du savoir chez ceux qui observent les aspects extérieurs de l’Évangile sans avoir le regard limpide, le cœur humble, l’intention droite et l’âme en prière. L’Évangile ne livre, en effet, sa signification intérieure, c’est-à-dire la révélation de la vérité, de la réalité qu’à la fois il manifeste et soustrait aux regards, qu’à celui qui se met en accord avec la lumière, accord venant de la rectitude de l’esprit, c’est-à-dire de la pensée et du cœur – condition subjective et humaine que chacun devrait se procurer lui-même – mais accord venant en même temps de l’impondérable, libre et gratuite illumination de la grâce. Il y a une "spiritualité de Nazareth", à l'école de la vie cachée de JESUS chez ses parents Celle-ci, en raison du mystère de la miséricorde qui régit le destin de l’humanité, ne fait jamais défaut ; du moins en certaines heures et sous certaines formes, elle ne fait jamais défaut aux hommes de bonne volonté. C’est ce que l’on nomme « l’esprit ». Ici, à cette école, on comprend la nécessité d’avoir une discipline spirituelle, si l’on veut suivre l’enseignement de l’Évangile et devenir disciples du Christ. Oh ! comme Nous voudrions redevenir enfant et Nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth ! Comme Nous voudrions, près de Marie, Nous initier à la vraie science de la vie et de la sagesse supérieure des vérités divines ! Mais Nous ne faisons que passer. Il Nous faut donc renoncer à ce désir de poursuivre ici l’éducation jamais achevée à l’intelligence de l’Évangile. Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth : Leçon de silence, de vie familiale, de travail : Que renaisse en nous l’estime du silence, cette admirable et indispensable pause de l’esprit; en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante et hypersensibilisée. Ô silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l’intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et la parole des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l’étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu voit seul dans le secret. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable ! Apprenons de Nazareth que la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable, et que, sur le plan social, elle est primordiale et incomparable. Ô Nazareth, maison du « Fils du charpentier », c’est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain; ici rétablir la conscience de la noblesse du travail ; ici rappeler que le travail ne peut être une fin en soi, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui la finalisent. Comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes : le Christ notre Seigneur !

Discours du 5 janvier 1964 à la Basilique de l'Annonciation à Nazareth Paul VI (Sa sainteté le Pape Paul VI) -




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mar 26 Aoû 2014, 6:39 pm



Le Recouvrement de JESUS au Temple,


Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant JESUS resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: - "Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés." Et il leur dit: - "Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?" Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son coeur. Quant à JESUS, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. (Lc 2,41-52)


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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Jeu 25 Sep 2014, 7:38 pm





La vie cachée avec JESUS,

Nous possédons peu de détails sur l'enfance de JESUS. Saint Luc, vraisemblablement informé par la Vierge Marie, dit que "JESUS grandissait en sagesse, en taille et en grâce sous le regard de Dieu et des hommes" (Lc 2,52). À Nazareth, le Fils et sa Mère vivaient dans une profonde intimité, tournés vers l'accomplissement du projet divin, même dans les occupations quotidiennes les plus humbles. Tout en se donnant aux tâches ordinaires, Marie demeurait sous le regard de Dieu et elle découvrait un peu mieux chaque jour le mystère de la personne de son Fils. En contemplant la vie à Nazareth, nous sommes invités à repenser au mystère de notre existence qui est "cachée avec le Christ en Dieu." Pendant les trente premières années de sa vie, JESUS vécut de manière cachée à Nazareth. Sans accomplir d'action extraordinaire, il était déjà "aux affaires de son Père" (Lc 2,49), tandis que sa Mère avançait "dans le pèlerinage de la foi" (Lumen gentium, n. 58) et dans l'espérance. La maison de Nazareth devint aussi le lieu de la charité : l'amour que le Christ allait répandre sur le monde brûlait déjà dans le cœur de Marie. En contemplant la vie à Nazareth, nous sommes invités à repenser au mystère de notre existence qui est "cachée avec le Christ en Dieu" (Col 3,3). Cachée aux yeux des hommes, cette existence peut, à l'école de Marie, devenir rayonnante de l'amour et de la paix du Christ.

Audience du mercredi 29 janvier 1997 Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II) -



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Jeu 30 Oct 2014, 6:53 pm




De la mort de saint Joseph, l'époux de la vierge Marie, les Evangiles ne disent rien. A quel moment cela s'est-il passé exactement, on ne saurait l'établir avec précision. Ce que l'on constate simplement, c'est que lorsque JESUS commence sa vie publique, Joseph n'est plus là, l'Ecriture ne le mentionne plus. Marie va vivre seule, au côté de JESUS, les événements douloureux qui conduiront son Fils jusqu'au Golgotha.



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 26 Nov 2014, 7:09 pm




Marie et le baptême de JESUS :

Le Baptême au Jourdain est avant tout un mystère de lumière. En ce lieu, alors que le Christ descend dans les eaux du fleuve comme l'innocent qui se fait "péché" pour nous (cf. 2 Co 5, 21), les cieux s'ouvrent, la voix du Père le proclame son Fils bien-aimé (cf. Mt 3, 17 //), tandis que l'Esprit descend sur Lui pour l'investir de la mission qui l'attend. » Jean Paul II, Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, octobre 2002, § 21 Marie n'est apparemment pas présente au Jourdain au moment du baptême de JESUS, mais elle communie par toute sa vie à la signification de cet événement. Jean Paul II a fait du baptême de JESUS au Jourdain le premier mystère lumineux du Rosaire. En effet, le Jourdain a un rôle symbolique en tant que frontière avant l'entrée dans la terre de Canaan (Josué 6). Se plonger dans le Jourdain, c'est refaire symboliquement tout le parcours spirituel d'Israël, l'appel de Dieu, la sortie d'Egypte, le Sinaï, la marche au désert en y recevant la manne pour chaque jour. Marie a personnellement fait ce parcours spirituel. Marie se sait aimée de Dieu qui s'est penché sur elle (Lc 1, 48). Elle se sait choisie de Dieu qui fait Alliance avec elle. Nous pouvons comparer l'Annonciation et l'Alliance au Sinaï. Marie s'est mise en route, en confiance. Le père de Jean Baptiste, Zacharie, est prêtre au temple de Jérusalem. Le fait que Jean le Baptiste vive au désert et baptise au Jourdain indique qu'il appartient aux mouvances juives qui attendent un temple non fait de main d'homme. Son comportement est un acte de contestation, une prise de distance par rapport au temple de Jérusalem. On sait par ailleurs[1] que les mouvements juifs qui attendent un temple non fait de main d'homme attendent aussi un rédempteur personnel qui sauvera le peuple de ses péchés et qui sera confirmé par des miracles ou des voix célestes. Le récit de l'Annonciation (Lc 1, 26-38) inscrit Marie dans ce cadre, donc dans une certaine affinité avec Jean le Baptiste. Le fait qu'au baptême du Christ l'Esprit Saint soit représenté par la colombe (Mt 3,16 ; Mc 1, 10 ; Lc 3, 22 ; Jn 1, 32) doit aussi être interprété sur l'arrière fond biblique. La colombe est une image pour parler d'Israël dont le Seigneur est l'époux[2], une image qui désigne donc le peuple, un peuple à construire ou à sauver, à rassembler dans une nouvelle Alliance. En harmonie avec la symbolique de la colombe, l'Annonciation est une Alliance, l'Incarnation est une noce de l'humanité avec Dieu. La colombe est aussi un animal de sacrifice[3] annonçant l'offrande du Christ. Nous avons dit que Marie et Joseph ont aussi été capables d'un acte d'offrande, d'un sacrifice personnel dépassant ce que la loi prescrivait. La Présentation de JESUS au temple pourrait avoir été une offrande pour tout le peuple Juif, « pour leur purification » (Lc 2, 22). Jean Baptiste déclare « Dieu peut, des pierres que voici, faire surgir des enfants d'Abraham » (Mt 3,9 et Lc 3,8). Les pierres signifient les païens. La phrase signifie que les païens peuvent entrer dans l'Alliance ; par leur conversion et par la grâce de Dieu, ils en deviennent dignes. Au Jourdain, la mission qui commence pour JESUS sera non pas la fin d'un Exode, mais un nouvel Exode, vers le monde entier. D'un point de vue marial, cet accueil des païens dans l'Alliance est présent dans le récit de Matthieu lorsque Marie accueille les mages venus adorer l'enfant JESUS (Mt 2,11) et dans le récit de Luc qui souligne la résidence de Marie « à Nazareth », « une ville de Galilée » (Lc 1,26 : dans la Galilée des nations, la Galilée des païens), ou encore quand saint Luc fait remonter la généalogie de JESUS à Adam (Lc 3, 38), le rendant ainsi solidaire de tout homme. De plus, Au Jourdain, la voix céleste dit de JESUS qu'il est le Fils du Père... Marie garde ce mystère depuis l'Annonciation. Au Jourdain, le geste de JESUS préfigure sa passion pour les pécheurs. Marie sera présente au calvaire...


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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Lun 15 Déc 2014, 7:26 pm



Les Noces de Cana

Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de JESUS était là. JESUS aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin ; la mère de JESUS lui dit : «Ils n’ont pas de vin.» JESUS lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. » Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs ; chacune contenait environ cent litres. JESUS dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau les cuves. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que JESUS accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après quoi, il descendit à Capharnaum, lui ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours. (Jn 2,1-12) -





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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 10 Jan 2015, 8:44 pm





La participation de Marie à la vie publique de JESUS ,

Après avoir rappelé l'intervention de Marie aux noces de Cana, le Concile Vatican II souligne sa participation à la vie publique de JESUS : « Au cours de la prédication de JESUS, elle accueillit les paroles par lesquelles le Fils, mettant le Royaume au-delà des considérations et des liens de la chair et du sang, proclamait bienheureux ceux qui écoutent et observent la Parole de Dieu (cf. Mc 3, 35 par. et Lc 11, 27-28), comme elle le faisait fidèlement elle-même (cf. Lc 2, 19 et 51)» (Lumen gentium, n. 58). JESUS, entrant dans sa vie publique, quitte la maison maternelle Le début de la mission de JESUS a marqué également son détachement de la Mère, qui n'a pas toujours suivi son Fils durant son pèlerinage sur les routes de Palestine. JESUS a choisi délibérément la séparation de la Mère et des liens familiaux, comme on le déduit des conditions qu'il pose à ses disciples pour le suivre et pour se consacrer à l'annonce du Royaume de Dieu. Toutefois, Marie a parfois écouté la prédication du Fils. On peut supposer qu'elle était présente à la synagogue de Nazareth, lorsque JESUS, après avoir lu la prophétie d'Isaïe, commenta le texte, en appliquant à lui-même le contenu (cf. Lc 4, 18-30). Comme elle a dû souffrir à cette occasion, après avoir partagé l'émerveillement général face aux « paroles pleines de grâce qui sortaient de sa bouche » (Lc 4, 22), en constatant la profonde hostilité des concitoyens qui chassèrent JESUS hors de la synagogue et tentèrent même de le tuer ! Les paroles de l'évangéliste Luc font ressortir le caractère dramatique de ce moment : « En se levant, ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline sur laquelle leur ville était bâtie pour l'en précipiter. Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin... » (Lc 4, 29-30). Après cet événement, Marie, sentant qu'il y aurait eu d'autres épreuves, confirma et approfondit son adhésion totale à la Volonté du Père, en Lui offrant sa souffrance de mère et sa solitude. La séparation ne signifiait pas l'éloignement du cœur Selon les Evangiles, Marie a eu la possibilité d'écouter son Fils en d'autres circonstances également. D'abord à Capharnaüm, où JESUS se rend, après les noces de Cana, « ainsi que sa mère et ses frères » (Jn 2, 12). En outre, il est probable qu'elle ait pu le suivre également à Jérusalem, à l'occasion de la Pâque, dans le Temple que JESUS appelle la maison de son Père, pour laquelle Il brûle de zèle (cf. Jn 2, 16-17). Puis, elle se trouve parmi la foule lorsque, ne réussissant pas à s'approcher de JESUS elle l'entend répondre à ceux qui lui annoncent sa présence, ainsi que celle de ses frères : « Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 8, 21). Par cette expression, le Christ, tout en relativisant les liens familiaux, adresse un grand éloge à la Mère, affirmant un lien bien plus haut avec Elle. En effet, en se mettant à l'écoute de son Fils, Marie accueille toutes ses autres paroles et les met fidèlement en pratique. On peut penser que Marie, bien qu'elle ne suive pas JESUS sur son chemin missionnaire, se soit renseignée sur le déroulement de l'activité apostolique de son Fils, en recueillant avec amour et émotion les nouvelles de sa prédication de la bouche de ceux qui l'avait rencontré. La séparation ne signifiait pas l'éloignement du cœur, tout comme elle n'empêchait pas la mère de suivre spirituellement son Fils, en conservant et en méditant son enseignement, comme elle l'avait déjà fait dans la vie cachée de Nazareth. En effet, sa foi lui permettait de saisir la signification des paroles de JESUS, avant et mieux que ses disciples, qui souvent, ne comprenaient pas ses enseignements et en particulier les références à sa future Passion (cf. Mt 16, 21-23 ; Mc 9, 32; Lc 9, 45). Marie participe pleinement au drame de la montée vers Jérusalem... En suivant de loin les épisodes de la vie de son Fils, Marie participe à son drame de se sentir rejeté par un partie du peuple élu. Manifesté depuis sa visite à Nazareth, ce refus devient toujours plus visible à travers les paroles et les comportements des chefs du peuple. De cette façon, la Vierge aura souvent été au courant des critiques, insultes et menaces adressées à JESUS. A Nazareth également, elle sera plusieurs fois blessée par l'incrédulité des parents et des proches, qui tenteront d'exploiter JESUS (cf. Jn 7, 2-5) ou d'en interrompre la mission (cf. Mc 3, 21). A travers ces souffrances endurées avec une grande dignité et dans le secret, Marie partage l'itinéraire de son Fils «vers Jérusalem» (Lc 9, 51), et, toujours plus unie à Lui dans la foi, l'espérance et l'amour, elle coopère au salut. 4. La Vierge devient ainsi un exemple pour ceux qui accueillent la parole du Christ. En croyant, dès l'Annonciation, au message divin et en adhérant pleinement à la Personne du Fils, Elle nous enseigne à nous mettre avec confiance à l'écoute du Sauveur, pour découvrir en Lui la Parole divine qui transforme et renouvelle notre vie. Son expérience nous encourage également à accepter les épreuves et les souffrances découlant de la fidélité au Christ, en gardant le regard fixé sur la béatitude promise par JESUS à ceux qui écoutent et conservent sa Parole.

(Audience générale du 12 mars 1997) Jean-Paul II (Pape Jean-Paul II)






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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mar 03 Fév 2015, 7:35 pm




La Transfiguration sur le Thabor, montagne de Galilée,


Pour découvrir que le Christ est Dieu, il y a plusieurs voies, certaines passent par la réflexion sur les événements, d'autres passent par le fait de vivre l'Evangile, et puis, il y a son visage, son regard, sa manière d'être : le plus beau des fils des hommes rayonne de la gloire de Dieu. La transfiguration est racontée par les synoptiques Mt 17, 1-8 ; Mc 9, 2-8 et Lc 9, 28-36. Un écho se trouve en Jn 12, 28.

Sur la montagne "Prenant avec lui Pierre, Jean et Jacques, il gravit la montagne pour prier." (Luc 9, 28) Sur la montagne de l'Horeb, Moïse entend Dieu lui dire : "Je suis descendu pour délivrer [mon peuple] de la main des Egyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse et vaste." (Exode 3, 8). Sur la montagne du Thabor, JESUS resplendit en présence de Moïse : JESUS n'est-il pas descendu pour faire monter l'humanité vers le Ciel, le Royaume du Père ? Sur la montagne du Carmel, Elie prie et Dieu se révèle avec puissance, tandis que les Baals sont impuissants. Persécuté, Elie s'enfuit sur la montagne de l'Horeb, et là, la tendresse de Dieu se manifeste : "Que fais-tu ici, Elie ?" (1R 19,13) Elie entend Dieu comme le silence d'une brise légère, et reçoit la mission de nommer un prophète après lui, et un roi. Sur la montagne du Thabor, JESUS resplendit en présence d'Elie : JESUS persécuté ne va-t-il pas laisser après lui l'Eglise ?

Des tentes Pierre propose de monter trois tentes (Mt 17, 4 ; Mc 9, 6 ; Lc 9, 32) On pense que cela correspond à la « fête des tentes », fête de la marche au désert, de l’espérance de voir naître un nouveau peuple, et fête messianique, où un jour seront rassemblés tous les peuples (Za 9-14). Les tentes doivent permettre, à travers les palmes qui couvrent le toit, de contempler les étoiles comme notre regard doit s'aiguiser à contempler la gloire du Seigneur. Ici, c’est JESUS qui révèle sa gloire, autant que ses disciples peuvent la voir… JESUS, plus grand que Moïse et Elie... : Fils de Dieu "Il ne s’est plus levé en Israël un prophète semblable à Moïse, que YHWH connaissait face à face, ni quant à tous les signes et miracles et oeuvres puissantes que Moïse a accomplis devant Israël." (Dt 34,10-12)

Si JESUS agit au-delà de ce qu'a fait Moïse, c’est qu’il connaît Dieu encore plus « face à face » que Moїse ! Les apôtres, qui ont vu JESUS rester seul après avoir été le centre d’une transfiguration où étaient apparus Moïse et Elie à ses côtés, sont persuadés que JESUS est au-dessus de l’un et l’autre. Elie, sur le mont carmel et sur l’Horeb, avait parlé avec Dieu, Moїse, sur le Sinaї et sur l'Horeb, avait parlé avec Dieu, Elie et Moїse, sur le mont Thabor, avec qui ont-il donc parlé ? Ainsi, la voix qui le désigne comme Fils bien-aimé est à comprendre au sens fort : en Dieu, il y a un Père et un Fils, Dieu est Trinité, JESUS est Fils de Dieu... "Et une voix partit de la nuée, qui disait: "Celui-ci est mon Fils, l'Elu, écoutez-le"." (Luc 9, 35) Fort de l'amour de son Père, JESUS peut monter à Jérusalem. Une conversation sur l'Exode, une préparation à la Passion "Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie qui, apparus en gloire, parlaient de son départ, qu'il allait accomplir à Jérusalem." (Luc 9, 30-31) JESUS s'entretient avec Moïse et Elie (Mt 17, 3 ; Mc 9, 4 ; Lc 9, 30). Dans la version de Luc, JESUS s’entretient avec Moïse et Elie de « son Exode qu'il allait accomplir à Jérusalem » (Lc 9, 31). En Sagesse 3,2 le mot « Exode » désigne la mort. Pour JESUS, la mort sera un Exode vers le Père, et vers une mission universelle. La conversation avec Elie éclaire la mort de JESUS : Elie n'était pas mort, il avait été ravi dans un char de feu pour rester auprès de Dieu (2 R2,11). Mais certaines traditions disaient que "Lors de son retour... il devra lui aussi subir la mort." [1] Elie devait venir pour les derniers temps (Malachie 3,23). JESUS avait désigné Jean le Baptiste comme étant cet Elie (Matthieu 17, 10-13). Or Jean Baptiste est mort martyr, la tête tranchée pour avoir critiqué la conduite du roi Hérode (Mt 14, 3-12). Dans la mesure où on croyait que Jean Baptiste était Elie, on a pu voir dans son martyre le "char de feu" de sa glorification... JESUS emprunterait-il le même chemin ? La conversation avec Moïse éclaire la mort de JESUS : Moïse, image parfaite du bon pasteur, est appelé par Dieu « mon serviteur fidèle » [2]. Le grand titre de Moïse (qu’il partage en exclusivité avec Elie) est le titre « d’envoyé » ce qui signifie aussi qu’il servait de médiateur entre Dieu et les hommes. Il est aussi « médiateur » [3]. C’est encore lui qui intercède après le péché d’Israël. Moïse fait réparation et pénitence pour les péchés d’Israël (Dt 8,18). Sa souffrance et sa mort ont un caractère expiatoire : Dt 34,6 dit qu’il est mort en face de Bet Péor, là où s’est commis le péché le plus grand d’Israël (Nb 25,3.5.18). On n’a pas hésité à rapprocher sa mort expiatoire de celle du Serviteur souffrant (Is 53,12). Moïse demande à être effacé du livre, au besoin, pour qu’Israël vive (Ex 32,30-32). Moïse est toujours prêt à donner sa vie pour le peuple (Nb 11,15)… [4] Combien plus JESUS ! Les disciples, Pierre, Jacques et Jean (5) : L'évènement a lieu le huitième jour (Lc 9, 28), c'est le jour de la résurrection, le jour de l'éternel présent de Dieu. La nuée les enveloppe. Cette nuée est la présence de Dieu. Et, dans le contexte que nous avons décrit, c'est la révélation lumineuse de la ténèbre de la croix. Pierre, au moment où Moïse et Elie s'en vont, Pierre veut retenir l'évènement et dresser trois tentes (Lc 9, 39). Combien de fois les disciples veulent retenir JESUS au lieu de le suivre et de témoigner de lui ! Finalement, ils ne virent que JESUS seul. Celui qu'il faut écouter c'est JESUS qui va vers la croix. Les disciples se taisent. Ils parleront après avoir reçu l'Esprit Saint au cénacle. Méditation « Le credo affirme que JESUS a souffert, est mort, est descendu aux enfers, mais que nous ressuscitons des morts et que la chair aussi ressuscite ! Mystérieuse finalité où, comme dans la fête de la transfiguration ou de l'Assomption de Marie, se touche la lumière du vivant. » (6) L'évangéliste saint Jean ne transmet pas le souvenir de la transfiguration au Thabor, mais il transmet le souvenir de la manière dont JESUS a parlé de sa douloureuse passion comme étant aussi l'heure de sa glorification.






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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 01 Avr 2015, 6:15 pm




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La Cène et l'institution de l'Eucharistie Marie, le jeudi saint (Edith Stein, XX° siècle)


La nuit même où il était livré, le Seigneur JESUS prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : "Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi." Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : "Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi." (1 Corinthiens 11, 23-25) La Sainte Écriture ne le dit pas, mais il n'y a pas à douter que la Mère de Dieu était présente. Sûrement elle est venue à Jérusalem comme toujours pour la fête de Pâques et a célébré le repas pascal avec tout le groupe qui suivait JESUS. Elle qui gardait toutes les paroles de JESUS dans son cœur - combien elle aura dû accueillir en elle Son discours d'adieu :« J'ai désiré ardemment célébrer ce repas pascal avec vous.» (Lc 22, 15) Ne pensait-elle pas à ce moment-là aux noces de Cana (1)? Maintenant Son heure était venue. Maintenant Il pouvait donner ce qu'alors Il ne pouvait suggérer qu'en symbole. Le lavement des pieds : Il était parmi eux comme celui qui sert (Jn 13). Ainsi l'avait-elle vu durant toute sa vie. Ainsi avait-elle elle-même vécu et vivrait-elle encore. Elle comprenait le sens mystique du lavement des pieds (Cf. Jn 13, 2-11) : celui qui s'approche du saint repas doit être complètement pur. Mais seule Sa grâce peut donner cette pureté. Ta sainte communion, ma Mère ! N'était-elle pas comme un retour à cette unité insaisissable, lorsque tu Le nourrissais de ta chair et de ton sang ? Mais maintenant, c'est Lui qui te nourrit. Ne vois-tu pas en cette heure le corps mystique tout entier devant toi, celui qui doit croître par ce saint repas ? Ne le reçois-tu pas déjà maintenant en tant que Mère, comme demain au pied de la Croix il te sera remis ? Ne vois-tu pas aussi toutes les offenses qui seront faites au Seigneur dans ces espèces, et n’offres-tu pas satisfaction pour cela ? Ô Mère, apprends-nous à recevoir le Corps du Seigneur comme Tu l’as reçu.




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 24 Avr 2015, 6:10 pm






La Passion (Jn 18,1 à 19, 42)

" Près de la Croix de JESUS" se tenait sa Mère"... (Jn 19, 25)...

Une seule phrase, mais où tout est dit : Marie n'a pas cessé de suivre JESUS sur la Via Dolorosa en l'accompagnant physiquement -autant, tout au moins, que les soldats lui permettaient de s'approcher du Seigneur - sur le chemin du Calvaire. Elle fut même, avec Jean le " disciple que JESUS aimait ", la seule à demeurer au pied de la Croix au moment ultime : tous les autres Apôtres avaient fui...: Lisons l'Evangile selon saint Jean. "Lorsqu'il eut dit ces choses, JESUS alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait ce lieu, parce que JESUS et ses disciples s'y étaient souvent réunis. Judas donc, ayant pris la cohorte, et des huissiers qu'envoyèrent les principaux sacrificateurs et les pharisiens, vint là avec des lanternes, des flambeaux et des armes. JESUS, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança, et leur dit: "Qui cherchez-vous?" Ils lui répondirent : "JESUS de Nazareth". JESUS leur dit: "C'est moi". Et Judas, qui le livrait, était avec eux. Lorsque JESUS leur eut dit: "C'est moi," ils reculèrent et tombèrent par terre. Il leur demanda de nouveau: "Qui cherchez-vous?" Et ils dirent: "JESUS de Nazareth." JESUS répondit: "Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci." Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite: "Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés." Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus. JESUS dit à Pierre: "Remets ton épée dans le fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire?" La cohorte, le tribun, et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de JESUS, et le lièrent. Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne; car il était le beau-père de Caïphe, qui était souverain sacrificateur cette année-là. Et Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: "Il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple". Simon Pierre, avec un autre disciple, suivait JESUS. Ce disciple était connu du souverain sacrificateur, et il entra avec JESUS dans la cour du souverain sacrificateur; mais Pierre resta dehors près de la porte. L'autre disciple, qui était connu du souverain sacrificateur, sortit, parla à la portière, et fit entrer Pierre. Alors la servante, la portière, dit à Pierre: "Toi aussi, n'es-tu pas des disciples de cet homme?" Il dit : "Je n'en suis point." Les serviteurs et les huissiers, qui étaient là, avaient allumé un brasier, car il faisait froid, et ils se chauffaient. Pierre se tenait avec eux, et se chauffait. Le souverain sacrificateur interrogea JESUS sur ses disciples et sur sa doctrine. JESUS lui répondit: "J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret. Pourquoi m'interroges-tu? Interroge sur ce que je leur ai dit ceux qui m'ont entendu; voici, ceux-là savent ce que j'ai dit". A ces mots, un des huissiers, qui se trouvait là, donna un soufflet à JESUS, en disant: "Est-ce ainsi que tu réponds au souverain sacrificateur?"JESUS lui dit: "Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?" "Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime." Anne l'envoya lié à Caïphe, le souverain sacrificateur. Simon Pierre était là, et se chauffait. On lui dit: "Toi aussi, n'es-tu pas de ses disciples?"Il le nia, et dit: "je n'en suis pas" Un des serviteurs du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit: "Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin?" Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt le coq chanta. Ils conduisirent JESUS de chez Caïphe au prétoire: c'était le matin. Ils n'entrèrent point eux-mêmes dans le prétoire, afin de ne pas se souiller, et de pouvoir manger la Pâque. Pilate sortit donc pour aller à eux, et il dit: "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?" Ils lui répondirent: "Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré". Sur quoi Pilate leur dit : "Prenez-le vous-mêmes, et jugez-le selon votre loi." Les Juifs lui dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre personne à mort." C'était afin que s'accomplît la parole que JESUS avait dite, lorsqu'il indiqua de quelle mort il devait mourir. Pilate rentra dans le prétoire, appela JESUS, et lui dit: "Es-tu le roi des Juifs?" JESUS répondit: "Est-ce de toi-même que tu dis cela, ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?" Pilate répondit: "Moi, suis-je Juif? Ta nation et les principaux sacrificateurs t'ont livré à moi: qu'as-tu fait?" "Mon royaume n'est pas de ce monde", répondit JESUS. "Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs; mais maintenant mon royaume n'est point d'ici-bas." Pilate lui dit: "Tu es donc roi?" JESUS répondit: "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix". Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: "Je ne trouve aucun crime en lui. Mais, comme c'est parmi vous une coutume que je vous relâche quelqu'un à la fête de Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?" Alors de nouveau tous s'écrièrent: "Non pas lui, mais Barabbas. Or, Barabbas était un brigand." Alors Pilate prit JESUS, et le fit battre de verges. Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; puis, s'approchant de lui, ils disaient: "Salut, roi des Juifs!" Et ils lui donnaient des soufflets. Pilate sortit de nouveau, et dit aux Juifs: "Voici, je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime." JESUS sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: "Voici l'homme". Lorsque les principaux sacrificateurs et les huissiers le virent, ils s'écrièrent: "Crucifie! crucifie!"Pilate leur dit: "Prenez-le vous-mêmes, et crucifiez-le; car moi, je ne trouve point de crime en lui". Les Juifs lui répondirent: "Nous avons une loi; et, selon notre loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu." Quand Pilate entendit cette parole, sa frayeur augmenta. Il rentra dans le prétoire, et il dit à JESUS: "D'où es-tu?" Mais JESUS ne lui donna point de réponse. Pilate lui dit: "Est-ce à moi que tu ne parles pas? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te crucifier, et que j'ai le pouvoir de te relâcher?" JESUS répondit: "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi commet un plus grand péché." Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient: "Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare contre César." Pilate, ayant entendu ces paroles, amena JESUS dehors; et il s'assit sur le tribunal, au lieu appelé le Pavé, et en hébreu Gabbatha. C'était la préparation de la Pâque, et environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: "Voici votre roi". Mais ils s'écrièrent: "Ote, ôte, crucifie-le!" Pilate leur dit: "Crucifierai-je votre roi?" Les principaux sacrificateurs répondirent: "Nous n'avons de roi que César". Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc JESUS, et l'emmenèrent. JESUS, portant sa croix, arriva au lieu du crâne, qui se nomme en hébreu Golgotha. C'est là qu'il fut crucifié, et deux autres avec lui, un de chaque côté, et JESUS au milieu. Pilate fit une inscription, qu'il plaça sur la croix, et qui était ainsi conçue: JESUS de Nazareth, roi des Juifs. Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, parce que le lieu où JESUS fut crucifié était près de la ville: elle était en hébreu, en grec et en latin. Les principaux sacrificateurs des Juifs dirent à Pilate: "N'écris pas: Roi des Juifs. Mais écris qu'il a dit: Je suis roi des Juifs". Pilate répondit: "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit." JESUS, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait... Les soldats, après avoir crucifié JESUS, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique". Voilà ce que firent les soldats. Près de la croix de JESUS se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. JESUS, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: "Femme, voilà ton fils". Puis il dit au disciple: "Voilà ta mère". Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui. Après cela, JESUS, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l'Écriture fût accomplie: "J'ai soif." Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l'ayant fixée à une branche d'hysope, ils l'approchèrent de sa bouche. Quand JESUS eut pris le vinaigre, il dit: "Tout est accompli". Et, baissant la tête, il rendit l'esprit. Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l'autre qui avait été crucifié avec lui. S'étant approchés de JESUS, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu'il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. Ces choses sont arrivées, afin que l'Écriture fût accomplie: Aucun de ses os ne sera brisé. Et ailleurs l'Écriture dit encore: Ils verront celui qu'ils ont percé. Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de JESUS, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de JESUS. Et Pilate le permit. Il vint donc, et prit le corps de JESUS. Nicodème, qui auparavant était allé de nuit vers JESUS, vint aussi, apportant un mélange d'environ cent livres de myrrhe et d'aloès. Ils prirent donc le corps de JESUS, et l'enveloppèrent de bandes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs. Or, il y avait un jardin dans le lieu où JESUS avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent JESUS, à cause de la préparation des Juifs, parce que le sépulcre était proche"

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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Jeu 28 Mai 2015, 7:09 pm



Le Samedi Saint,


Le samedi saint commence après la mise au tombeau de JESUS et s'achève le matin de Pâques. Le mystère du Christ est qu' "il est descendu aux enfers" (symbole des Apôtres). (Les enfers désignent les lieux inférieurs, le séjour des morts). Ce mystère est d'une grande importance, JESUS y achève son oeuvre rédemptrice. Le mystère de Marie est : - sa foi et son espérance tout à fait extraordinaires, - sa prière virginale jusqu'à la Résurrection de JESUS.






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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Ven 19 Juin 2015, 6:30 pm


La Résurrection du Christ (Jn 20, 1-29),

Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que JESUS aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis. Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre; s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas.Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, et le linge qu'on avait mis sur la tête de JESUS, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi ; et il vit, et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, JESUS devait ressusciter des morts. Et les disciples s'en retournèrent chez eux. Cependant Marie [Madeleine] se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de JESUS, l'un à la tête, l'autre aux pieds. Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. En disant cela, elle se retourna, et elle vit JESUS debout; mais elle ne savait pas que c'était JESUS. JESUS lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai. JESUS lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c'est-à-dire, Maître ! JESUS lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses. Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, JESUS vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. JESUS leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque JESUS vint. Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. Huit jours après, les disciples de JESUS étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. JESUS vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit: La paix soit avec vous ! Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois. Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! JESUS lui dit: "Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! " (Jean 20, 1-29) -




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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Mer 08 Juil 2015, 6:23 pm





Ac 1,6-14 : L’Ascension et la prière avec Marie

L'Ascension

"Après la Résurrection de JESUS, unis autour de lui, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? »

JESUS leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »

Marie se tient en prière avec les Douze dans la chambre haute


Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel ou JESUS s’en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? JESUS, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »


Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers dont la distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat. Arrivés dans la ville, ils montèrent à l’étage de la maison ; c’est là qu’ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de JESUS, et avec ses frères."

(Ac 1,6-14)



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MessageSujet: Re: Panorama de la Vie de Marie de Nazareth   Sam 18 Juil 2015, 6:46 pm



Marie et la Pentecôte (Jean Paul II),

Au cours de la prière au Cénacle, dans une attitude de profonde communion avec les Apôtres, quelques femmes et les « frères » de JESUS, la Mère du Seigneur invoque le don de l'Esprit pour elle-même et pour la communauté. Marie désire une effusion de l'Esprit en vue de sa propre fécondité spirituelle. Il était bon que la première effusion de l'Esprit sur elle, qui avait eu lieu en vue de sa maternité divine, fût renouvelée et renforcée. En effet, au pied de la Croix, une nouvelle maternité avait été confiée à Marie, qui concernait les disciples de JESUS. Cette mission exigeait précisément un renouvellement du don de l'Esprit. La Vierge le désirait donc, en vue de la fécondité de sa maternité spirituelle. Alors qu'au moment de l'Incarnation l'Esprit était descendu sur elle en tant que personne appelée à participer dignement au grand mystère, maintenant tout s'accomplit en fonction de l'Église, dont Marie est appelée à être la figure, le modèle et la mère. Marie désire une effusion de l'Esprit sur les disciples et sur le monde. Dans l'Église et pour l'Église, la Vierge, se souvenant de la promesse de JESUS, attend la Pentecôte et implore pour tous la multiplicité des dons, selon la personnalité et la mission de chacun. 4. Dans la communauté chrétienne, la prière de Marie revêt une signification particulière : elle favorise l'avènement de l'Esprit en sollicitant son action dans le cœur des disciples et dans le monde. Tout comme, lors de l'Incarnation, l'Esprit avait formé en son sein virginal le corps physique du Christ, de même, au Cénacle, le même Esprit descend pour animer son Corps mystique. La Pentecôte est donc aussi le fruit de l'incessante prière de la Vierge, que le Paraclet accepte avec une faveur toute particulière parce qu'elle est l'expression de son amour maternel à l'égard des disciples du Seigneur. En contemplant la puissante intercession de Marie qui attend l'Esprit Saint, les chrétiens de tous les temps, dans leur long et difficile cheminement vers le salut, recourent souvent à son intercession pour recevoir avec plus d'abondance les dons du Paraclet. À la Mère du Christ et aux disciples est donné un dynamisme nouveau. 5. Répondant à la prière de Marie et de la communauté rassemblée au Cénacle le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint comble la Vierge et ceux qui sont présents de la plénitude de ses dons, opérant en eux une profonde transformation en vue de la diffusion de la Bonne Nouvelle. À la Mère du Christ et aux disciples, sont donnés une force nouvelle et un dynamisme apostolique nouveau, pour la croissance de l'Église. Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur En particulier, l'effusion de l'Esprit conduit Marie à exercer sa maternité spirituelle d'une manière singulière, par sa présence toute imprégnée de charité et par le témoignage de sa foi. Dans l'Église naissante, elle transmet aux disciples, comme un trésor inestimable, ses souvenirs sur l'Incarnation, l'enfance, la vie cachée et la mission de son divin Fils, contribuant à le faire connaître et à affermir la foi des croyants. Marie poursuit son existence, cachée et efficace. Nous ne disposons d'aucune information sur l'activité de Marie dans l'Église primitive, mais il est permis de supposer que, même après la Pentecôte, elle a continué à vivre une existence cachée et discrète, attentive et efficace. Éclairée et conduite par l'Esprit, elle a exercé une influence profonde sur la communauté des disciples du Seigneur.

Extraits de l'Audience du 28 mai 1997 -




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Panorama de la Vie de Marie de Nazareth

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