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 Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014

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MessageSujet: Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014   Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Icon_minipostedMar 28 Oct 2014, 2:13 pm

Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014

Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Tandis-que-sur-le-terrain-politique-la-tension-est-montee_2130528_606x405

Suite au décès de Rémi Fraisse lors d'une manifestation sur le site du barrage de Sivens, une violente polémique a éclaté, hier, entre les écologistes et le gouvernement. Le Parti de gauche a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Ce dernier, après avoir annoncé sa décision de suspendre l'utilisation des grenades offensives, a assuré, hier soir, que la mort de Rémi Fraisse « n'était pas une bavure ». Selon le sénateur vert Jean-Vincent Placé, le président du conseil général du Tarn souhaiterait remettre à plat le projet de barrage.

Un « scandale absolu », une « tache indélébile sur l'action de ce gouvernement », une première depuis la mort de Malik Oussekine lors d'une manifestation étudiante à Paris en 1986 : la députée écologiste Cécile Duflot a laissé éclater sa colère, hier, sur France Info, après la mort de Rémi Fraisse. « Il y a 48 heures, un jeune étudiant de 21 ans, dont l'activité bénévole (Rémi Fraisse militait à France Nature Environnement) était de faire découvrir la nature, a été tué dans des conditions qui posent des questions extrêmement lourdes », a déploré la députée de Paris, qui a quitté le gouvernement en avril. Suite à cette déclaration, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a dénoncé « une instrumentalisation sans vergogne » de la mort du manifestant, et appelé à la retenue. Noël Mamère, qui siège au groupe écologiste mais n'appartient plus à EELV, s'est alors indigné, dans les couloirs de l'Assemblée, « des propos scandaleux et indignes du ministre de l'Intérieur ». Entre-temps, l'eurodéputé José Bové avait accusé le gouvernement de « provocation » pour avoir posté des gendarmes sur le site du barrage de Sivens et la secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse, avait rappelé que « depuis 1977, il n'y avait pas eu de mort dans des manifs écolos ». « Je vois beaucoup d'accusations alors que des enquêtes judiciaires sont en cours et je trouve cela assez peu responsable et assez peu digne », leur a répliqué Bernard Cazeneuve, qui, après avoir promis dès lundi soir que « toute la lumière serait faite autour de ce drame », a recensé 56 policiers et gendarmes blessés depuis septembre autour du site de Sivens. Invité de Public Sénat, hier soir, le ministre de l'Intérieur, interrogé sur le fait de savoir si la mort de Rémi Fraisse faisait suite à une bavure, a répondu : « Non, il ne s'agit pas d'une bavure. On ne peut pas présenter les choses ainsi ».

Vers une suspension sine die du projet de barrage ?

Dans deux déclarations à l'unisson, François Hollande et Manuel Valls avaient, eux aussi, fait part de leur « compassion », promis « la vérité » et appelé à la « responsabilité », le Premier ministre précisant qu'il n'accepterait pas les « mises en cause » et les « accusations » contre Bernard Cazeneuve, défendant aussi « l'action des policiers et des gendarmes ». Ce qui n'a pas empêché le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon de réclamer, en fin de journée, la démission du locataire de la place Beauvau... Du côté de l'enquête, la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes, après la découverte de traces de TNT sur les vêtements de Rémi Fraisse, est privilégiée, a expliqué, hier, le procureur d'Albi, avant d'annoncer qu'il se dessaisissait du dossier au profit du parquet de Toulouse. « Sans attendre les résultats » de l'enquête confiée à l'Inspection générale de la Gendarmerie nationale, Bernard Cazeneuve a annoncé avoir « décidé de suspendre l'utilisation des grenades offensives ». La famille de Rémi Fraisse a déposé deux plaintes, l'une pour « homicide volontaire » et l'autre pour « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La tournure politique et judiciaire prise ces derniers jours par le dossier du barrage de Sivens pourrait pousser le président du conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, à faire machine arrière. Le sénateur vert Jean-Vincent Placé a en effet affirmé, hier soir, sur Europe 1, que l'élu avait l'intention de proposer à l'assemblée départementale de suspendre sine die le projet en vue de sa complète remise à plat.

EN COMPLÉMENT

« Ces grenades ne sont pas conçues pour tuer »

« Les grenades de maintien de l'ordre, qu'elles soient explosives, lacrymogènes, ou de désencerclement, ne peuvent en aucun cas occasionner des blessures mortelles. Elles ne sont pas conçues pour ça, s'étonne un spécialiste du maintien de l'ordre interrogé, hier. J'en ai fait tirer entre les pieds de manifestants hostiles, et elles n'ont jamais blessé personne ». Les grenades explosives provoquent une onde de choc et « sonnent » ceux qui se trouvent à proximité. Les grenades de désencerclement projettent 18 projectiles de caoutchouc dans un rayon de dix mètres et provoquent une très forte déflagration (165 décibels, presque autant que la fusée Ariane au décollage). « On ne les utilise qu'en dernier ressort, quand on ne peut pas faire autrement, qu'on ne parvient pas à se dégager », explique la même source.

Que contenait le sac de la victime ?

La nuit où les événements se sont produits, les forces policières en présence étaient « en sous-effectifs », assure une source sécuritaire. Près de 70 gendarmes mobiles faisaient face à « 200 assaillants armés de cocktails Molotov, de pétards et fumigènes agricoles, de cailloux, bouteilles de gaz et bonbonnes d'acide ». Onze gendarmes ont été blessés lors de cette opération, 56 depuis le mois de septembre. Les seuls cas de blessures graves dues à des grenades de maintien de l'ordre sont survenus lorsque des manifestants ont saisi une grenade juste avant qu'elle n'explose (main arrachée). « S'il s'agit bien d'une grenade dans ce cas, il faudrait que celle-ci ait atterri entre le sac et le dos de la victime et soit restée coincée, ce qui est assez incroyable, avance un gendarme qui souhaite garder l'anonymat. Pour être mortelle, il faudrait surtout que son explosion ait été combinée avec un autre élément qui aurait pu se trouver dans le sac de la victime : explosif maison, fumigène, simple aéro-sol... ». Les résultats des autres analyses attendus aujourd'hui répondront probablement à cette question capitale.
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MessageSujet: Re: Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014   Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Icon_minipostedMar 28 Oct 2014, 2:18 pm

Barrage de Sivens : « Il n'est pas possible que des gens violents imposent leur décision à tous les autres »

Le Monde.fr | 28.10.2014 à 20h26 • Mis à jour le 28.10.2014 à 20h34 |
Propos recueillis par Laetitia Van Eeckhout

Thierry Carcenac, le président du conseil général du Tarn, est maître d'ouvrage du barrage de Sivens. La construction de ce barrage réservoir à destination principalement de l'agriculture est contestée depuis 2011 par des associations locales de défense de l'environnement, en raison de son impact sur l'environnement et la destruction de 13 hectares de zone humide. Depuis plusieurs mois, la lutte contre ce projet s'est intensifiée, avant de prendre une tournure dramatique, samedi 25 octobre, avec la mort d'un manifestant, Rémi Fraisse.

Des traces d'explosifs sur les vêtements de Rémi Fraisse

L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, dans la nuit de samedi à dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens dans le Tarn, privilégie la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes, après la découverte de traces de TNT sur ses vêtements. " La mise en oeuvre d'un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise au dossier, le TNT figure en effet dans la composition des charges des grenades lacrymogènes ou offensives utilisées par les gendarmes ", a déclaré à la presse le procureur de la République Claude Dérens.

Mais les experts mandatés par le ministère de l'écologie estiment que votre projet est surdimensionné et qu'il ne répond pas aux besoins réels du territoire.

Il faut garder raison. Il s'agit d'un projet portant sur 1,5 million de m3 d'eau. Ce projet est très important pour sécuriser les terres agricoles alentour. Il ne s'agit pas de soutenir de l'agriculture intensive contrairement à ce qui est affirmé, car sur notre territoire, il s'agit pour l'essentiel de petites exploitations. Nous sommes dans un période de changement climatique et aujourd'hui le département achète chaque année 20 millions de m3 pour un peu plus d'un million d'euros. Et avec ce barrage, les agriculteurs devront s'acquitter des volumes consommés, ils ne pomperont plus sans payer.

Allez-vous au moins amender le projet pour tenir compte des critiques des experts ?

J'ai accepté qu'il y ait une enquête. Je n'étais pas opposé, bien au contraire, à ce que des experts avec un œil neuf et neutre, viennent voir ce qui se passe. Et j'accepte les conclusions de l'enquête. Car le rapport propose en troisième recours d'améliorer le projet. Réduire la part d'eau destinée à l'irrigation des exploitations agricoles, renforcer l'accompagnement des agriculteurs vers un changement de leurs modes de culture, étoffer les mesures de compensation environnementales en étendant la zone humide prévue et en renforçant le soutien d'étiage : à tout cela je dis oui.

Après la mort d'un jeune manifestant, êtes-vous toujours déterminé à poursuivre le chantier du barrage de Sivens ?

Thierry Carcenac : Je comprends très bien l'émotion. Je sais bien que pour les parents c'est inacceptable. Ayant moi-même des enfants, je ne sais pas comment je réagirais si j'étais à leur place. Mais dans notre société démocratique, comment des projets, validés de bout en bout par l'Etat, peuvent-il faire l'objet d'une telle violence ? Il n'est pas possible que des gens violents imposent leur décision à tous les autres. Nous avons eu toutes les autorisations de l'Etat pour développer ce projet, les conseillers généraux ont voté pour, et les recours examinés jusqu'à présent par les juridictions compétentes ont permis de débuter les travaux en toute légalité. Une nuit de gardiennage du chantier nous coûte 60 000 euros, c'est du harcèlement !

Allez-vous reprendre le chantier ?

Après ce qui s'est passé ce week-end nous allons laisser un temps de latence. Et il faut aussi revoir en urgence les modalités de financement. Si le conseil général du Tarn et celui du Tarn-et-Garonne contribuent chacun à hauteur de 8 millions d'euros soit 10 % du coût du projet, les 80 % restants sont financés par l'Agence de l'eau et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) au titre du programme 2008-2014. J'attends donc de voir si les financements seront maintenus en l'état.
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MessageSujet: Re: Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014   Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Icon_minipostedMar 28 Oct 2014, 2:20 pm

Me Mignard : « Seule la désignation d’un juge peut apporter la sérénité nécessaire »

LE MONDE | 28.10.2014 à 18h40 • Mis à jour le 28.10.2014 à 18h48 |
Propos recueillis par Pascale Robert-Diard

Me Jean-Pierre Mignard, avocat au barreau de Paris, lance un appel en faveur de la désignation d’un juge d’instruction pour connaître les circonstances de la mort de Rémi Fraisse, lors de la manifestation sur le site du projet de barrage de Sivens (Tarn). Très proche du président de la République, François Hollande, et de la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, Me Mignard a défendu les familles d’adolescents morts dans deux dossiers qui mettaient en cause les forces de l’ordre à Clichy-sous-Bois en 2005 et Villiers-le-Bel en 2007. Il estime que, dans ces affaires, la « transparence est la condition de la sérénité ».

Vous vous êtes prononcé publiquement en faveur de la désignation d’un juge d’instruction dans l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse. Considérez-vous que dans une affaire dans laquelle les forces de l’ordre sont mises en cause l’enquête préliminaire du parquet n’apporte pas les garanties suffisantes ?

Jean-Pierre Mignard : Tout le monde doit craindre les rumeurs qui enflent et qui ajoutent de la passion à un climat de violence. Dans des affaires de cette nature, le caractère indépendant et impartial des investigations judiciaires doit être total. Or, en France, le procureur de la République n’est pas statutairement indépendant, il ne peut donc satisfaire à la demande subjective de l’opinion. Elle ne doit pas avoir de doutes sur la sincérité des investigations qui seront conduites et sur l’équité du magistrat qui en est en charge, quelles que soient ses qualités propres.

De plus, seul le juge d’instruction peut être en contact avec la famille, l’informer en temps réel des développements de l’enquête et recevoir les demandes d’acte de ses avocats en ces moments cruciaux. Ce qui est essentiel, c’est que chacun puisse se dire : « Dans tous les cas, on ne nous cachera rien. » La transparence est la condition de la sérénité.

Le président de la République, François Hollande, a assuré qu’il veillerait « personnellement » à ce que la vérité soit établie sur les circonstances de la mort de Rémi Fraisse. Est-ce son rôle ?

Je ne doute pas qu’ils sont sincères, mais les propos du président de la République alimentent cette tradition française qui spontanément ne pense pas au juge. Le principe de la séparation des pouvoirs dispose que c’est le juge et non pas le président qui veille sur le travail d’investigation. Le président, lui, est le garant des libertés judiciaires. Il ne peut pas se porter garant à la place du juge. Alors, désignons un juge !

La chancellerie devrait-elle encourager le parquet à se dessaisir au profit d’un juge d’instruction ?

Depuis le début de ce quinquennat, la position de la garde des sceaux, Christiane Taubira, est de ne pas donner d’instruction dans les dossiers. C’est un grand progrès. À des parquets qui ont sans doute pris l’habitude d’attendre des instructions, on ne demande rien d’autre aujourd’hui que de faire usage à la fois de leur liberté et de leur pouvoir. Dans des affaires sensibles comme celle dans laquelle ce jeune manifestant a trouvé la mort, certains peuvent être démunis et avoir la tentation de se comporter comme des préfets de justice.

Le devoir du procureur aujourd’hui est de faire usage de son pouvoir en décidant de l’ouverture d’une information judiciaire et de se dessaisir au bénéfice d’un magistrat du siège. Une information « contre X » pourrait être ouverte du chef d’homicide involontaire. On ne désigne aucun responsable a priori mais on désigne une mort brutale, violente et cela apaise tout le monde.
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MessageSujet: Re: Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014   Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Icon_minipostedMar 28 Oct 2014, 2:24 pm

A Albi : « Rémi, Rémi, on t’oublie pas »

LE MONDE | 28.10.2014 à 10h37 • Mis à jour le 28.10.2014 à 18h17 |
Par Olivier Faye

Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 4513526_3_115b_albi-le-27-octobre_09a30f0a226d1cb6de8d683d627ae152


De barrage, il n’est plus vraiment question. De zone humide à protéger non plus. Oublié le million et demi de mètres cubes d’eau que le conseil général du Tarn souhaite retenir pour irriguer les agriculteurs de la région. Envolés les arguments écologiques opposés au projet. Depuis la mort de Rémi Fraisse dans la nuit de samedi à dimanche au cours de heurts entre la police et des manifestants sur le site du barrage de Sivens, on parle de « provocations », de « violences », de « dégradations » et, surtout, on tente de déterminer les circonstances dans lesquelles le jeune homme de 21 ans a été tué. Le reste passe au second plan. Les tensions se cristallisent sur le résultat de l’enquête, qui dessinera le visage de ce drame et déterminera pour une grande part les conséquences à en tirer.

« La plaie importante située en haut du dos de Rémi Fraisse a été causée selon toute vraisemblance par une explosion », a expliqué lundi le procureur d’Albi, Claude Dérens, au cours d’une conférence de presse. « La déflagration a été forte, puisque le jeune homme a été projeté au sol de façon violente. » Selon le médecin légiste, le militant écologiste est mort sur le coup. Des analyses effectuées à partir de prélèvements réalisés sur le corps de la victime doivent permettre de déterminer si l’explosion est due à une grenade lancée cette nuit-là par les gendarmes mobiles ou si son origine est autre. Les résultats seront vraisemblablement connus mercredi, a assuré au Monde le procureur d’Albi.
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MessageSujet: Re: Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014   Sivens. La bataille devient politique 29 octobre 2014 Icon_minipostedLun 10 Nov 2014, 3:39 am

AFP 10-11-2014 - 15:11
Saint-Denis: une manif lycéenne en hommage à Rémi Fraisse dégénère

Une manifestation de lycéens contre les violences policières et en mémoire de Rémi Fraisse a dégénéré lundi à Saint-Denis, lorsqu'un groupe de plus d'une centaine de casseurs s'en est pris aux voitures et aux commerces de cette banlieue nord de Paris.

A 14H00, le calme était revenu dans les rues de cette commune de Seine-Saint-Denis, où de nombreux CRS restaient en faction devant les commerces du centre-ville.

La situation a été maîtrisée "sans recours à la force", sans tir de grenade lacrymogène ni de flash-ball, a souligné une source policière, qui n'a eu connaissance que de dégâts matériels.

C'est vers 10H00 que les choses ont basculé devant le lycée Paul-Eluard, qui était bloqué depuis le matin, selon des témoignages recueillis sur place. Un groupe d'environ 150 casseurs, "des petits groupes très mobiles" selon la police, a quitté les abords du lycée et s'est mis en marche vers le centre.

En chemin, des voitures ont été caillassées, et des vitrines de magasins brisées. "Ils s'en sont pris à quelques automobilistes" qu'ils ont aspergé de lacrymogène, a relaté une source policière.

"Ils ont arrêté des voitures, cassé les vitres, ouvert les coffres", raconte Ariane Touko, en terminale à Paul-Eluard. "Cela partait d'une bonne cause, un blocus pour défendre la mémoire de Rémi Fraisse, et puis ça a dégénéré", regrette-t-elle.

La lycéenne, qui "condamne ces violences", s'est dite "très choquée" par une scène: celle d'une femme enceinte qui est descendue de sa voiture et a été projetée à terre. Un témoignage que les autorités n'étaient pas en mesure de corroborer dans l'immédiat.

- 'Aucune conscience politique' -

Devant le supermarché Carrefour, "ça a été violent", relate Roman Miah, un vendeur de fleurs ambulant installé en face. "Ils étaient une quarantaine, ils ont voulu rentrer dans le magasin, mais les employés ont fermé le rideau métallique. Ils ont tapé dessus (...) La police est arrivée, ils sont partis en courant."

L'un des rideaux métalliques noirs du supermarché a été à moitié défoncé.

"Ils sont arrivés en meute", se désole Hacen Sana, gérant d'une boutique d'articles de sport prise pour cible. Il n'a pas assisté aux violences mais a été prévenu par ses employés, dont l'un s'est, selon son récit, retrouvé à l'hôpital pour une blessure à la jambe.

Le "premier réflexe (des employés) a été de fermer le rideau", mais ils ont été "tabassés, roués de coups", raconte-t-il. "C'était des casseurs, point à la ligne. Ils n'ont aucune conscience politique", ajoute M. Sana.

Un bus qui passait devant le lycée a eu une de ses vitres brisées, selon la RATP, qui a interrompu plus d'une heure le trafic du tramway. La station de métro qui dessert la Basilique de Saint-Denis a également été fermée.

Parallèlement à ces débordements, "des jeunes du quartier ont profité de la confusion pour multiplier les vols à l'arraché", selon une source policière. Pour ramener le calme, la police a mobilisé environ 200 fonctionnaires, a-t-on précisé. Un hélicoptère a tournoyé au-dessus de la ville.

Outre le rassemblement devant le lycée Paul-Eluard, cinq autres lycées ont été bloqués lundi matin en Seine-Saint-Denis. L'académie a dépêché des "équipes mobiles de sécurité" pour prêter main forte aux équipes des lycées concernés, devant lesquels des poubelles ont parfois été incendiées.

Dans la capitale en revanche, la mobilisation lycéenne marquait le pas, avec seulement deux établissements bloqués selon le rectorat.
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