N'hésitons pas de notre côté a rappeler autour de nous ce dont nos proches n'ont certainement jamais entendu parler : l'histoire du Saint Suaire et le panel (complet) des analyses qui ont été faites. La première trace du Saint Suaire remonte au Moyen Age : vers 1350, le Suaire est exposé à Lirey, en Champagne. Depuis lors, des documents attestent rigoureusement sa présence en Occident [4]. Il semblerait que le Saint Suaire ne soit autre que le Mandylion, un tissu replié ne laissant voir que le visage, découvert à Edesse en Turquie en 544, transféré à Constantinople en 944, et disparu en 1204 lors du sac de Constantinople. Cette hypothèse s'appuie sur l'iconographie byzantine : les représentations du Christ présentent des similitudes frappantes entre elles à partir de la découverte du Mandylion, suggérant ainsi l'hypothèse d'un modèle commun [5], et ces détails se retrouvent tous sur la face du Suaire.
En 1898, la première photo du linceul révèle une image inconnue, bien plus nette que celle visible jusqu'alors : le Saint Suaire se comporte en fait comme un négatif photographique, et c'est à partir de ce moment que le Suaire, jusqu'alors simple objet de vénération, devient aussi une curiosité sur laquelle se sont penchés de nombreux scientifiques : étude du tissu, de l'image, le tout par des techniques à la pointe du progrès. On montre ainsi que le tissu est un sergé de lin originaire du Moyen-Orient et daté du premier siècle après Jésus-Christ, ayant entouré le corps d'un homme mort par crucifixion.