Le fléau des Ardents, mal affreux, faisait rage ;
par pitié pour nos pères, tu descends des cieux –
et d’un cierge qui brille en tes mains, la lumière –
rallume la santé des corps.
Du cierge sacré les gouttes de cire,
se mêlant au breuvage et prises avec foi,
dissipent aussitôt les ombres de la mort ;
et le feu est vaincu par un feu plus puissant.
Hélas ! combien souvent, tel un ardent charbon,
la passion méchante et traîtesse
nous brûle d’une plus sainte flamme
ah ! daigne consumer ce qui voudrait souiller nos cœurs.
Jette un feu virginal, ô Vierge dans nos âmes ;
Viens encore, il en est que le démon séduit,
et pour les embraser, tends-leur,
pieuse Mère, la flamme du cierge bénit.
Les caresses du monde et sa méchanceté
– sans peur, Vierge puissante,
ils sauront les dompter si tu les mènes tous.
Puis, partageant ton trône, ils s’en iront régner.
Au Père soit la plus grande louange,
et la plus grande au Fils,
la même soit à toi, Saint Esprit.
Si ta flamme nous brûle,
notre chant jaillira d’un cœur pur. Ainsi soit-il.