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 Qu'est-ce que la Piété ?

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RAMOSI
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MessageSujet: Qu'est-ce que la Piété ?   Lun 15 Avr - 6:37





Depuis toujours la piété fait partie de la vie de l’Église. Ses marques et les lieux où elles s’expriment sont divers et nombreux, à l’image des croyants qui se rendent dans ces hauts-lieux spirituels, comme la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse, à Paris, où nous célébrons la messe ce dimanche.
Ici, plus de 5000 personnes viennent chaque jour prier. Qu’est-ce qui explique la vigueur et le renouveau de la piété, connoté souvent de manière péjorative ? D’où vient la tradition de piété ? Pourquoi a-t-on besoin d’attitudes et de gestes pour témoigner notre relation à Dieu ?

Sur le plateau nos invités, le Père Ronan de Gouvello, recteur du pèlerinage et du sanctuaire de Rocamadour qui fête cette année son Jubilé, et la bibliste Marie-Noëlle Thabut nous expliquent la vertu de la piété dans la tradition chrétienne et les raisons de son renouveau.




http://www.lejourduseigneur.com/Replay/Dimanche-dernier



(Pour le reportage, aller à 62 minutes de la bande défilante du temps)

(lien valable jusqu'au dimanche 21/04/2013, puis 7 jours supplémentaires en cliquant sur dimanche précédent)





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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Lun 29 Avr - 5:55




Vous avez dit « piété » ?

Fr. Yves Combeau o.p.


« Piété » : voilà bien un mot qui semble avoir disparu avec une certaine religiosité d’autrefois… Grosse erreur ! Si j’oublie un instant la consonance ancienne du mot, la piété est une belle chose. Ce n’est pas pour rien que les papes ont si volontiers pris le nom de Pie.

D’abord parce que la piété est ce sentiment qui nous porte vers Dieu, vers la prière, vers la liturgie. Notre religion n’est pas, heureusement, qu’une religion du cerveau. Il en faut aussi pour le cœur, pour les sens, pour les sentiments. Les formes de la piété varient ; ce qui attire les uns, de toute évidence, n’attire pas les autres, mais qu’importe ? Pourvu que nous soyons attirés, justement, attirés vers le Seigneur. Une médaille qui signifie d’abord notre confiance en Dieu, une image qui nous ramène à JESUS, un chapelet qui nous met en état d’écouter et de contempler, un chant, une dévotion, un pèlerinage… De même que JESUS est touché par le geste de la veuve qui donne deux piécettes au Temple, geste de piété par excellence, de même le Seigneur accueille-t-il avec bonheur nos gestes de piété, des plus courageux aux plus humbles. Cela n’empêche pas, naturellement, de nous servir aussi de notre tête. Dieu nous aime équilibrés, sensibilité et intelligence également actifs.

Ensuite parce que la piété était, à l’origine, du temps de la pietas romaine, tenue pour une si grande qualité que l’empereur lui-même ne craignait pas de se qualifier de « pieux ». Or l’empereur était d’abord un rude soldat ! La pietas, c’est la qualité de s’ajuster à Dieu, d’être librement à son écoute, de rester libre de ses choix, de faire ce qu’on a à faire, son métier, sa famille, ses amitiés, d’être soldat ou navigateur ou roi ou artisan ou n’importe quoi d’autre, mais sans jamais perdre Dieu de vue. De vivre dans une intimité souple, naturelle, de chaque instant, avec Dieu. Ce que n’ont cessé de nous rappeler les saints, de saint Dominique, qui « ne parlait que de Dieu ou à Dieu », à saint François de Sales, qui voulait que nous vivions heureux, dans ce monde, avec les autres, sans que Dieu ne quitte notre cœur.

Nous laisser « prendre par les sentiments », puis ajuster notre vie au Seigneur, librement et fortement à la fois, n’est-ce pas un beau programme de carême et même un beau programme de vie chrétienne ?




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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 1 Mai - 5:59





Un signe de croix, une génuflexion, un cierge allumé, un chapelet récité... Les formes de piété sont nombreuses et parfois débordantes.
Quel est le sens de ces démonstrations de ferveur religieuse ? Quels repères l'Eglise donne-t-elle sur ces gestes qui mènent à Dieu ?
Enquête auprès de Sophie de Villeneuve, rédactrice en chef de Croire et Jacques Nieuviarts, conseiller éditorial de Prions en Eglise.



http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Thematiques/Vie-spirituelle/La-priere/Comment-prier/La-piete-au-coeur-de-la-foi/(language)/fre-FR





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Angéla
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 1 Mai - 7:16

Quelques versets :
1 Timothée 3 : 16 : "Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Celui qui a été manifesté en chair, justifié par l'Esprit, vu des anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire."

1 Timothée 4 : 8 : "Exerce-toi à la piété ; car l'exercice corporel est utile à peu de chose, tandis que la piété est utile à tout, ayant la promesse de la vie présente et de celle qui est à venir."

2 Timothée 3 : 1 à 5 : "Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles, car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d'orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l'apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là."

2 Pierre 1 : 3 : "Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu."

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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Dim 5 Mai - 6:33






Prier s'apprend-il ? Réponse au couvent des Carmes à Avon lors d'une session de retraite autour des maximes "Les dits de lumière" de saint Jean de la Croix.





http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Thematiques/Vie-spirituelle/La-priere/Comment-prier/L-apprentissage-de-la-priere




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mick
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Dim 5 Mai - 10:30

bonne vidéo Ramosi

Si dans nos prières si nous demandons du courage,

Dieu ne nous donne pas du courage mais nous donne

l'occasion d'avoir du courage,

et si nous demandons de la force, IL ne nous donne

pas de la force par contre Il nous donne l'occasion

de trouver notre force.

Mick

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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Lun 6 Mai - 4:55




Benoît XVI à Valence: catéchèse, la piété populaire.


SAMEDI 24 JUIN 2006. D'un certain point de vue, dans la relation entre liturgie et piété populaire, se dessine la relation entre la Révélation et les révélations privées: commentait le cardinal Ratzinger, pape Benoît XVI, la liturgie est le critère, elle est la forme vitale de l'Église dans sa totalité, nourrie directement par l'Évangile.

Témoin de la ferveur populaire

Le critère pour la vérité et pour la valeur d'une révélation privée est donc son orientation vers le Christ lui-même. Quand elle nous éloigne de lui, quand elle se rend autonome ou même quand elle se fait passer pour un dessein de salut autre et meilleur, plus important que l'Évangile, elle ne vient certainement pas de l'Esprit Saint, qui nous guide à l'intérieur de l'Évangile, et non hors de lui. Cela n'exclut pas qu'une révélation privée mette de nouveaux accents, qu'elle fasse apparaître de nouvelles formes de piété, qu'elle en approfondisse ou en étende d'anciennes. Mais de toute façon, en tout cela, il doit s'agir d'une nourriture pour la foi, l'espérance et la charité, qui sont pour tous la voie permanente du salut. Nous pouvons ajouter que bien souvent les révélations privées proviennent avant tout de la piété populaire et se reflètent sur elle, lui donnent de nouvelles impulsions et ouvrent pour elle de nouvelles formes. Cela n'exclut pas qu'elles aient aussi des effets dans la liturgie elle-même, comme le montrent par exemple les fêtes du Corpus Domini et du Sacré-Cœur de JESUS. D'un certain point de vue, dans la relation entre liturgie et piété populaire, se dessine la relation entre la Révélation et les révélations privées: la liturgie est le critère, elle est la forme vitale de l'Église dans sa totalité, nourrie directement par l'Évangile. La religiosité populaire signifie que la foi plonge ses racines au cœur des peuples d'une façon telle qu'elle s'introduit dans le monde du quotidien. La religiosité populaire est la forme première et fondamentale de l'« inculturation » de la foi, qui doit continuellement se laisser orienter et guider par les indications de la liturgie, mais qui, à son tour, féconde la foi à partir du cœur. (Commentaire théologique sur le Message de Fatima publié par le cardinal Ratzinger, pape Benoît XVI)


« Il n’y a rien de plus beau que d’être rejoints, surpris par l’Evangile, par le Christ. Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. » Ainsi s’exprimait Benoît XVI lors de l’inauguration de son pontificat. Pourquoi ne pas en faire l’expérience ?



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Angéla
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Lun 6 Mai - 7:22

Merci Ramosi !
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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 8 Mai - 6:52




Benoît XVI : la piété cordiale, la dévotion centrée sur le Coeur de JESUS


Le 08 janvier 2009 - (E.S.M.) - Pour comprendre l'importance des Pères de l'Église dans la spiritualité du Coeur de JESUS, nous allons nous placer sous la lumière d'une conférence magistrale de celui qui était alors le cardinal Ratzinger/Benoît XVI, au Congrès de Toulouse sur le Coeur de JESUS, organisé à l'occasion du XXV anniversaire de l'encyclique "Haurietis Aquas in Gaudio".

La dévotion au sacré-coeur de JESUS

Benoît XVI : la piété cordiale, la dévotion centrée sur le Coeur de JESUS

Théologie

Le 08 janvier 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Cette conférence avait pour titre: "Le mystère Pascal, racine et objet plus profond de la dévotion au sacré-coeur de JESUS" (Cardinal Joseph Ratzinger, "le mystère pascal, racine et objet plus profond de la dévotion au sacré-cœur de JESUS. Conférence au Congrès de Toulouse sur le Coeur de JESUS (24-28, 07.81), à l'occasion du XXV anniversaire de l'encyclique Haurietis Aquas).

I. La crise de la dévotion au Sacré-Coeur de JESUS à l'époque de la réforme liturgique

Dès l'apparition du mouvement biblique et liturgique, de notables efforts furent déployés pour asseoir les fondements biblique et patristique de la dévotion au Sacré-Coeur de JESUS, et pour la situer dans la ligne des origines du christianisme. Pour ce qui est du monde germanique, mention spéciale doit être faite de Hugo Rahner.

Hugo s'est efforcé de mettre en évidence des fondements nouveaux à la dévotion au Coeur de JESUS, reliant celle-ci à l'exégèse que les saints Pères faisaient de Jean 7,37-39 et Jean 19,34. Ce sont deux péricopes qui évoquent le côté transpercé de JESUS, et le sang et l'eau qui s'en écoulent. Ces deux textes expriment à l'évidence le mystère pascal : du Coeur transpercé du Seigneur coule la source de vie que sont les sacrements.

//. Éléments pour un fondement nouveau de la dévotion au Coeur de JESUS, basé sur l'encyclique "Haurietis aquas"

1. Un fondement basé sur une théologie de l'Incarnation

L'encyclique développe une anthropologie et une théologie de la corporalité, où elle voit les fondements philosophiques et psychologiques du culte du Coeur de JESUS. Le corps n'est point une chose purement extérieure, liée à l'esprit ou à l'âme. Le corps est plutôt l'expression de l'esprit, son "image".

Bien! Le corps étant la partie visible de la personne, et la personne l'image de Dieu, il s'en suit, souligne Benoît XVI, que le corps, dans l'ensemble de toutes ses dimensions, est l'espace où le divin se configure, se cristallise concrètement. Dès le début, la Bible présente le mystère de Dieu en images du corps, et du monde ordonné selon le corps.

2. L'importance des sens et des sentiments dans la dévotion.

Ainsi sommes-nous conduits à la conclusion logique de base que l'encyclique tire de sa théologie de la corporalité et de l'incarnation : l'homme a besoin de contempler, d'intérioriser les mystères divins à travers une contemplation intime qui est en quelque sorte un toucher et une palpation de la réalité. L'homme doit s'élever sur l'échelle du corps, où se situe le chemin qui mène à la foi. Nous sommes invités au regard perçant par lequel le coeur commence à voir et à comprendre, de sorte que nos sens eux-mêmes sont engagés dans la contemplation cordiale. En effet, "on ne voit bien que par le coeur", selon les mots que Saint-Exupéry place dans la bouche du Petit Prince, parfaite image symbolique de l'ingénuité, et du "soyez comme des enfants" si nécessaire aux adultes pour redécouvrir la réalité spécifiquement humaine que la raison pure n'arrive pas à saisir.

La théologie de la corporalité, exposée dans l'encyclique, est, pour ainsi dire, une apologie du coeur, des sens et des sentiments en général, et plus particulièrement dans le champ de la piété. "...Que le Christ habite en vos coeurs par la foi. Ainsi vous recevrez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu'est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur, vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance" (Ép 3,17-19).

Déjà la patristique, en particulier dans la tradition qui remonte au Pseudo-Dionisios (catéchèse de Benoît XVI sur Denis l'Aéropagite), avait retenu comment ce passage de la lettre aux Éphésiens soulignait les limites de la raison. C'est ainsi que dans la tradition dionysiaque apparaît l'expression ignote cognoscere, connaître tout en ignorant, qui donna naissance à la docta ignorancia. C'est la mystique des ténèbres, pour laquelle seul le coeur a des yeux. A ce propos, plusieurs références viennent à l'esprit, comme le "Amor ipse notitia est" de saint Grégoire le Grand, ou l'expression de Ricardo de San Victor: "Amor oculus est et amare videre est" (L'amour est l'oeil; aimer est voir).

L'encyclique se penche sur le verset 3,18 de la lettre aux Éphésiens où il est question de la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur et poursuit en disant que l'amour de Dieu n'est pas seulement spirituel. L'amour qui s'exhale dans l'Évangile, dans les lettres des apôtres et les pages de l'Apocalypse n'est pas seulement d'ordre spirituel, mais il exprime encore les sentiments d'une affection humaine. Le Verbe de Dieu, en effet, n'a pas pris un corps fictif. Nous sommes donc invités à pratiquer une dévotion liée aux sentiments, en consonance avec la corporalité de l'amour humain-divin du Christ JESUS. Justement, pour l'encyclique la piété liée aux sentiments est essentiellement la dévotion cordiale, puisque le coeur est la racine des sentiments, le point de rencontre et de compénétration de la sensibilité et de l'esprit, fondus en une seule réalité. La piété sensible bien comprise est la dévotion en accord avec la devise du cardinal Newman: "Cor ad cor loquitur" (Le coeur parle au coeur), phrase qui synthétise de la plus belle des façons ce que nous pouvons appeler la piété cordiale, la dévotion centrée sur le Coeur de JESUS.

L'encyclique ajoute que le coeur est l'expression des passions de l'homme. Face à l'idéal stoïcien de l'apathie, face au Dieu d'Aristote, qui est la pensée de la pensée, le coeur est la mesure et le résumé des passions, sans lesquelles la Passion du Fils est incompréhensible.

Dans l'encyclique sont cités les Pères de l'Église Justin, Basile, Chrysostome, Ambroise, Jérôme, Augustin et Jean Damascène, qui font résonner en diverses variations la mélodie commune à toute la patristique, résumée pratiquement d'un mot : ".. .passionum nostrarum particeps factus est " (Il a partagé nos "passions").

Ce point de synthèse de l'hérédité grecque et de la foi biblique procura les plus grandes difficultés aux Pères qui connaissaient l'idéal moral du stoïcisme, l'idéal de l'impassibilité du sage qui prétend dominer et dépasser par l'intelligence et la volonté le sentimentalisme irrationnel. Par ailleurs, il n'est pas possible de nier que la figure d'un JESUS qui se complait, se réjouit, attend et se décourage se situe dans la ligne de la conception vétéro-testamentaire de Dieu. Allons plus loin : en JESUS, Logos fait homme, culminent en leur point extrême et radical les anthropomorphismes de l'Ancien Testament. Il ne pouvait y avoir de Passion sans les "passions". La souffrance, suppose la capacité de souffrir, et la capacité de souffrir implique la sensibilité, l'affection, l'émotivité, le sentiment.

A l'époque des Pères de l'Église, ce fut incontestablement Origène qui comprit le mieux la thématique de Dieu "souffrant" et qui sut l'exprimer avec le plus d'aisance, à tel point qu'il est impossible de réduire cette thématique à l'humanité souffrante de JESUS, puisque cela touche à l'idée chrétienne de Dieu lui-même. Voir souffrir le Fils est aussi la "passion" du Père, et avec eux compatit (pâtit avec) aussi l'Esprit, dont Paul dit ceci: "L'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, il supporte en nous et pour nous la "passion" de l'angoisse et de l'attente de la rédemption" (Rm 8,26). Ceci dit, Origène fut également celui qui définit la ligne directrice du thème du Dieu "souffrant": Quand tu entendras parler des passions de Dieu, souviens-toi toujours de l'amour.

Dieu est un être "souffrant" parce que Dieu est un amant, et la thématique du Dieu souffrant dérive de la thématique du Dieu amant, à laquelle elle nous renvoie constamment. L'avancée spécifique du concept chrétien de Dieu, par rapport à l'antiquité, réside dans la profession selon laquelle Dieu est charité.

Du point de vue de l'encyclique Haurietis aquas, les "passions" de JESUS, concentrées en son Coeur et synthétiquement représentées par ce Coeur, constituent la raison d'être et la justification de la nécessité de l'intervention du coeur dans les relations de l'homme avec Dieu, c'est-à-dire de la faculté du sentiment, de l'émotivité de l'amour. Une dévotion incarnée doit nécessairement être une dévotion "passionnée", une piété coeur à coeur, comme l'est précisément la dévotion pascale, tant il est vrai que le mystère de Pâques est, par essence, comme un mystère de souffrance, un mystère du Coeur.

3. Anthropologie et théologie du coeur dans la Bible et chez les Pères de l'Église.

De tout ce qui vient d'être dit, il se déduit que la dévotion chrétienne interpelle aussi la sensibilité, qui tient son organisation et son unité du coeur, et qu'elle interpelle aussi les sentiments, dont le foyer réside dans le coeur. Il est donc prouvé qu'une dévotion centrée de la sorte dans le coeur correspond à l'image chrétienne de Dieu qui a un Coeur. En définitive, il est donc prouvé que ce Coeur est l'expression et l'exégèse du mystère pascal, où s'inscrit l'histoire de l'amour de Dieu pour l'homme.

Il convient cependant de se poser cette question-ci : Une accentuation si forte du mot-clé "coeur" correspond-elle non seulement à la chose elle-même, mais aussi au langage de la tradition ? Si le concept de "coeur" est aussi élémentaire que nous l'avons présenté, il doit pour le moins s'exprimer par un terme où Bible et tradition se rejoignent.

Que trouvons-nous dans les écrits des Pères de l'Église ?

Selon A. Hamon, le 1er millénaire est muet sur le thème du "Coeur de JESUS". Il semble que l'expression apparaît pour la première fois dans saint Anselme de Canterbury, mais sans signification spécifique (A. Hamon, Coeur [Sacré], Dict. de spiritualité II, 1023-1046). Hugo Rahner, dans ses études sur l'exégèse patristique de Jean 7,37-39 et Jean 19,34 a incorporé les Pères de l'Église à l'histoire du culte du Coeur de JESUS, bien que, comme nous l'avons dit, les Pères n'emploient pas le terme "coeur" dans ce contexte.

Néanmoins, pour certain qu'il soit, aujourd'hui comme hier, que l'expression "Coeur de JESUS" n'apparaît pas chez les Pères, nous retrouvons chez eux, au-delà de ce que dit Hugo Rahner, un principe fondamental de la dévotion au Coeur de JESUS, un fondement que nous pourrions qualifier de théologie et philosophie du coeur, qui revêt une importance notable dans la mentalité patristique, à tel point, par exemple, que E. Maxsein a consacré toute une recherche à la philosophia cordis de saint Augustin. Tout lecteur de ses "Confessions" sait quel rôle joue le vocable "coeur" comme centre d'une anthropologie dialogique et réalise clairement que par cette voie pénètre dans la pensée de saint Augustin le courant de la terminologie biblique et, avec celle-ci, le courant de la théologie et de l'anthropologie bibliques.

Saint Jérôme en arrive, en un certain passage, à dire que le centre de l'homme est, selon Platon et les platoniciens, le cerveau, et, selon le Christ, le Coeur (Epist. 64,1). La tension entre l'anthropologie platonicienne et l'anthropologie stoïcienne fournit aux Pères l'opportunité d'ébaucher une nouvelle synthèse anthropologique à partir de la Bible.

Origène, à l'occasion de la péricope du Baptiste transmise par Jean (Jn 1,26) : "Au milieu de vous, il est quelqu'un que vous ne connaissez pas", dit ceci: C'est le Logos, sans que nous le sachions, qui est au milieu de nous, car le milieu ou le centre de l'homme est le coeur, et dans le coeur se trouve la force qui régit tout, qui est le Logos (Origène, in Ioh., GCS IV, 94,18). Ainsi, le vocable "coeur" signifie, au-delà de la raison, "un niveau plus profond de la vie spirituelle, où se réalise un contact avec le divin". E. Von Ivanka a montré comment cette séquence d'idées d'Origène fit germer un courant de dévotion et de pensée qui produisit chez les religieuses allemandes du Moyen-Age une floraison favorable au Coeur de JESUS, et en général une mystique qui accentue la primauté du coeur sur la raison, de l'amour sur la connaissance (E. von Ivanka, Plato christianus, Einsiedeln 1964, p. 350).

Ainsi donc, la conception du coeur en tant que point de rencontre salvifique avec le Logos trouva une base dans la nouvelle synthèse de la pensée patristique, telle que la formule, par exemple, saint Augustin à propos des psaumes: "Tournons-nous vers le Coeur pour le rencontrer".

En conclusion, nous pouvons dire que le stoïcisme de ces Pères cités voit dans le coeur le soleil du microcosme, la force vitale et l'énergie conservatrice de l'organisme humain et de l'homme en sa totalité. Le stoïcisme de ces Pères cités définit la fonction de cette force dominante comme synthèse, comme cause de cohésion et de cohérence. La tâche du coeur est la conservation de soi, la cohésion et la cohérence personnelles.

Le Coeur transpercé de JESUS, en réalité, révolutionne, "retourne" cette définition (cf. Os 11,8). Ce Coeur n'est pas la propre conservation, mais l'offrande de soi, le don de sa personne. Il sauve le monde en s'ouvrant. Cette révolution du Coeur ouvert est le contenu du mystère pascal. Le Coeur sauve, mais il sauve en se donnant, en s'offrant. Voilà comment le centre du christianisme se présente à nous dans le Coeur de JESUS, où se retrouve toute la révolution authentique, toute la nouveauté transformatrice dont nous parle la Nouvelle Alliance. Ce Coeur appelle le coeur. Il nous invite à renoncer à la vaine tentative d'auto-conservation pour le rencontrer, Lui, dans l'amour mutuel et l'offrande de notre propre personne; et pour, avec Lui, accéder à la plénitude de la charité, qui est l'éternité en soi et pour soi, et qui seule conserve le monde.


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Angéla
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 8 Mai - 7:29

Encore une fois merci Ramosi !
Il faut absolument que je me procure des livres écrits par Benoît XVI. Notamment celui, en 3 tomes, consacré à notre Seigneur JESUS-Christ.
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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Ven 17 Mai - 5:01





Benoît XVI recommande les exercices de piété populaire










ROME, le 28 février 2007 - (E.S.M.) - Jeudi dernier, le pape Benoît XVI a rencontré, au Vatican, le clergé du diocèse de Rome. La rencontre s’est déroulée sous forme d’entretien. La première question posée au pape, portait sur la prière dans les sanctuaires. Nous reproduisons la réponse du Souverain Pontife.


Le pape Benoît XVI au Sanctuaire du Divin Amour, le 1et mai de l'an dernier

Le pape Benoît XVI encourage et recommande les célébrations et les exercices de piété populaire.

A la rencontre du Pape Benoît XVI avec les curés du diocèse de Rome (1 de 9)

Lors du voyage qu'il a accompli dans son pays natal, connaissant les désirs de « leur » pape, les catholiques bavarois ont particulièrement parfait la liturgie et la musique sacrée lors des célébrations, avec des chorales et des orchestres de haut niveau. Benoît XVI retrouvait « son » Église, à la piété mariale, populaire et joyeuse. Il a pris plaisir à faire une catéchèse aux enfants de Munich. Ou encore à expliquer simplement Marie aux pèlerins venus nombreux au sanctuaire d'Altötting. Comme si, dans « le paysage de sa mémoire », les deux facettes de la foi de Benoît XVI se retrouvaient profondément mêlées : celle de l'intellectuel et du théologien, et celle, toute simple mais profonde, de l'enfant né en 1927, dans un petit village du sud de la Bavière. Dans cette première réponse le pape ne peut s'empêcher de revenir à ses origines.

La première question a été posée par Mgr Pasquale Silla, Curé et Recteur du Divin Amour. à Castel di Leva, qui a évoqué la visite de Benoît XVI le 1er mai 2006 et la consigne qu'il avait laissée à la communauté paroissiale : prononcer dans le Sanctuaire et depuis le Sanctuaire une fervente prière pour l'évêque de Rome, pour ses collaborateurs, pour tout le clergé et les fidèles du diocèse. En réponse à cette requête, la communauté du Divin Amour s'est engagée à encourager le plus possible la prière sous toutes ses formes – en particulier la prière liturgique – afin qu'elle soit assidue et partagée. L'un des fruits de cet engagement est l'adoration eucharistique perpétuelle qui débutera à partir du 25 mars prochain dans le Sanctuaire. Également en ce qui concerne la charité, le sanctuaire s'engage à élargir ses horizons, notamment dans le domaine de l'accueil des mineurs, des familles, des personnes âgées. Dans cette perspective, Mgr Silla a demandé à Benoît XVI des indications concrètes pour pouvoir réaliser de manière toujours plus efficace la mission du sanctuaire marial dans le diocèse.

Réponse du Saint-Père: Je voudrais tout d'abord dire que je suis très heureux de me sentir ici réellement l'Evêque d'un grand diocèse. Le cardinal-vicaire a dit que vous attendez des lumières et du réconfort. Je dois dire que voir de si nombreux prêtres de toutes les générations est pour moi une lumière et un réconfort. Déjà à l'occasion de la première question j'ai moi-même surtout appris quelque chose: et cela me semble également un élément essentiel de notre rencontre. Ici, je peux entendre la voix vivante et concrète des prêtres, leurs expériences pastorales, et ainsi je peux surtout connaître moi aussi la situation concrète dans laquelle vous vous trouvez, les questions que vous vous posez, les expériences que vous faites, les difficultés. Ainsi, je peux les vivre non seulement de manière abstraite, mais dans le cadre d'un entretien concret avec la vie réelle des paroisses.

J'en viens à cette première question. Il me semble que vous avez donné pour l'essentiel la réponse au sujet de ce que peut faire ce Sanctuaire. Je sais qu'il s'agit du sanctuaire marial le plus aimé de Romains. Moi-même, en me rendant plusieurs fois dans cet antique sanctuaire, j'ai fait l'expérience de cette piété séculaire a confié Benoît XVI. L'on ressent la présence de la prière de générations, l'on touche en quelque sorte du doigt, la présence maternelle de la Vierge. On peut réellement vivre une rencontre avec la dévotion mariale des siècles, avec les désirs, les besoins, les souffrances, et aussi les joies des générations dans la rencontre avec Marie. Ainsi ce sanctuaire, où les personnes se rendent avec leurs espérances, leurs questions, leurs requêtes, leurs souffrances, est une réalité essentielle pour le diocèse de Rome. Nous voyons toujours davantage que les sanctuaires sont une source de vie et de foi dans l'Eglise universelle, de même que dans l'Eglise de Rome, assure Benoît XVI. Dans mon pays, j'ai fait l'expérience des pèlerinages à pied à notre sanctuaire national d'Altötting. Il s'agit d'une grande mission populaire. Ce sont surtout les jeunes qui s'y rendent et, en faisant un pèlerinage à pied de trois jours, ils vivent dans l'atmosphère de la prière, de l'examen de conscience, ils redécouvrent en quelque sorte leur conscience chrétienne de foi. Ces trois jours de pèlerinage à pied sont des jours de confession, de prière, ils sont un véritable cheminement vers la Vierge, vers la famille de Dieu puis vers l'Eucharistie. Ils marchent à pied, ils vont à la rencontre de la Vierge et ils vont, avec la Vierge, au Seigneur, à la rencontre eucharistique, en se préparant à travers la confession au renouvellement intérieur. Ils vivent de nouveau la réalité eucharistique du Seigneur qui se donne lui-même, comme la Vierge a donné sa propre chair au Seigneur, en ouvrant ainsi la porte à l'Incarnation. La Vierge a donné sa chair pour l'Incarnation et elle a ainsi rendu possible l'Eucharistie, dans laquelle nous recevons la Chair qui est le Pain pour le monde. En allant à la rencontre avec la Vierge, les jeunes eux-mêmes apprennent à offrir leur propre chair, la vie de chaque jour pour qu'elle soit remise au Seigneur. Et ils apprennent à croire, à dire, petit à petit, « oui » au Seigneur.

C'est pourquoi je dirais, pour en revenir à la question, que le Sanctuaire en tant que tel, en tant que lieu de prière, de confession, de célébration de l'Eucharistie, est un grand service dans l'Eglise d'aujourd'hui, pour le diocèse de Rome. Et donc je pense que le service essentiel, dont vous avez d'ailleurs parlé de façon concrète, est justement celui de s'offrir comme un lieu de prière, de vie sacramentelle et de vie de charité réalisée. Si j'ai bien compris, vous avez parlé de quatre dimensions de la prière. La première est la dimension personnelle. Et ici Marie nous montre la voie. Saint Luc nous dit deux fois que la Vierge « conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur » (2, 19; cf. 2, 51). Elle était une personne en dialogue avec Dieu, avec la Parole de Dieu, ainsi qu'avec les événements à travers lesquels Dieu parlait avec elle. Le « Magnificat » est un « tissu » fait de paroles de la Sainte Écriture et il nous montre que Marie a vécu dans un dialogue permanent avec la Parole de Dieu, et ainsi, avec Dieu lui-même. Naturellement, ensuite, dans la vie avec le Seigneur, elle a toujours été en dialogue avec le Christ, avec le Fils de Dieu et avec le Dieu trinitaire. Ainsi, nous apprenons de Marie à parler personnellement avec le Seigneur, en traduisant et en conservant dans notre vie et dans notre cœur les paroles de Dieu, afin qu'elles deviennent un aliment véritable pour chacun. Ainsi Marie nous guide dans une école de prière, dans un contact personnel et profond avec Dieu.

La deuxième dimension dont vous avez parlé est la prière liturgique. Dans la Liturgie, le Seigneur nous enseigne à prier, d'abord en nous donnant sa Parole, puis en nous introduisant dans la Prière eucharistique à la communion avec son mystère de vie, de Croix et de Résurrection. Saint Paul a dit une fois que « nous ne savons que demander pour prier comme il faut » (Rm 8, 26): nous ne savons pas comment prier, ni que dire à Dieu. C'est pourquoi Dieu nous a donné les paroles de la prière, que ce soit dans le Psautier, dans les grandes prières de la sainte Liturgie, ou dans la Liturgie eucharistique elle-même. Ici, il nous enseigne à prier. Nous entrons dans la prière qui s'est formée au cours des siècles sous l'inspiration de l'Esprit Saint et nous nous unissons au dialogue du Christ avec le Père. Ainsi, la Liturgie est surtout prière : d'abord écoute puis réponse, que ce soit dans le Psaume responsorial, dans la prière de l'Eglise ou dans la grande prière eucharistique. Nous la célébrons correctement si nous la célébrons dans une attitude d'« oraison », en nous unissant au mystère du Christ et à son dialogue de Fils avec le Père. Si nous célébrons l'Eucharistie de cette manière, d'abord comme écoute, puis comme réponse, et donc comme prière avec les paroles indiquées par l'Esprit Saint, nous la célébrons bien. Et les personnes sont attirées à travers notre prière commune dans le sein des enfants de Dieu.

La troisième dimension est celle de la piété populaire. Un important document de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements parle de cette piété populaire et nous indique comment la « guider ». La piété populaire est l'une de nos forces, parce que ce sont des prières profondément enracinées dans le cœur des personnes. Même certaines personnes un peu éloignées de la vie de l'Eglise et qui n'ont pas une grande compréhension de la foi sont touchées au cœur par cette prière. L'on doit seulement « éclairer » ces gestes, « purifier » cette tradition afin qu'elle devienne la vie actuelle de l'Eglise.

Puis, l'adoration eucharistique. Je suis très reconnaissant parce que l'adoration eucharistique se renouvelle toujours davantage. Au cours du Synode sur l'Eucharistie, les évêques ont beaucoup parlé de leurs expériences, de comment une nouvelle vie renaît dans les communautés grâce à cette adoration, également nocturne, et de la façon dont naissent également ainsi de nouvelles vocations. Je peux dire que dans peu de temps je signerai l'exhortation post-synodale sur l'Eucharistie, qui sera ensuite mise à la disposition de l'Eglise. Il s'agit d'un Document qui s'offre véritablement à la méditation. Il apportera une aide à la fois dans la célébration liturgique, dans la réflexion personnelle, dans la préparation des homélies, et dans la célébration de l'Eucharistie. Il servira également à guider, éclairer et revitaliser la piété populaire.

Enfin, vous nous avez parlé du Sanctuaire comme un lieu de la caritas. Cela me semble très logique et nécessaire. J'ai relu il y a peu de temps ce que saint Augustin dit au Livre X des Confessions : j'ai été tenté et à présent je comprends qu'il s'agissait d'une tentation de m'enfermer dans la vie contemplative, de rechercher la solitude avec Toi, Seigneur ; mais tu m'en as empêché, tu m'as entraîné dehors et tu m'as fait entendre la parole de saint Paul : « Le Christ est mort pour tous. Ainsi nous devons mourir avec le Christ et vivre pour tous » ; j'ai compris que je ne peux pas m'enfermer dans la contemplation ; Tu es mort pour tous, par conséquent je dois, avec Toi, vivre pour tous et vivre ainsi les œuvres de la charité. La vraie contemplation se démontre dans les œuvres de charité. Par conséquent, le signe que nous avons vraiment prié, que nous avons rencontré le Christ, est que nous sommes « pour les autres ». C'est ainsi que doit être un prêtre. Et saint Augustin était un grand prêtre. Il dit : dans ma vie j'ai toujours voulu vivre à l'écoute de la Parole, dans la méditation, mais à présent je dois – jour après jour, heure après heure – demeurer près de la porte, où sonne toujours la cloche, où je dois consoler les affligés, aider les pauvres, admonester les personnes agressives, créer la paix, et ainsi de suite. Saint Augustin énumère le travail d'un prêtre, parce qu'à cette époque l'évêque était également ce qu'est aujourd'hui le Kadi dans les pays musulmans. En ce qui concerne les questions de droit civil, disons qu'il était juge de paix : il a dû favoriser la paix entre les personnes en litige. Il a donc vécu une existence qui pour lui, un homme contemplatif, a été très difficile. Mais il a compris cette vérité : ainsi je suis avec le Christ ; en étant « pour les autres », je suis dans le Seigneur crucifié et ressuscité.

Cela me semble d’un grand réconfort pour les prêtres et pour les évêques. S'il reste peu de temps pour la contemplation, en étant « pour les autres » nous sommes avec le Seigneur. Vous avez parlé des autres éléments concrets de la charité, qui sont très importants. Ils sont aussi un signe pour notre société, en particulier pour les enfants, pour les personnes âgées, pour les personnes qui souffrent. Je pense donc qu'à travers ces quatre dimensions de la vie, vous nous avez donné la réponse à la question : que devons-nous faire dans notre Sanctuaire ?




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 22 Mai - 5:26





Le Pape Benoît XVI est pieux, il transpire la piété

Le 17 septembre 2008 - (E.S.M.) - M. Rebours - Meudon écrit : (...) Le Pape Benoît XVI termine son voyage de quatre jours en France . Nous avons suivi tous ses discours ( Bernardins, Notre-Dame avec les jeunes ...) ainsi que les messes aux Invalides et à Lourdes. Ce pape tellement décrié semble bel et bien avoir enthousiasmé les catholiques français ! Nous aimerions avoir votre réaction à chaud à l’issue de ce voyage ! (...)

Pius Papa Benedictus !

Le 17 septembre 2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Réponse par Abbé Philippe Laguérie (...) Nul n’aura la naïveté de croire que le passage du Pape en France va résoudre les innombrables difficultés de l’Église en France ! Et s’il s’en trouvait, je ne partage pas leur optimisme euphorique. Il ne s’agit donc pas ici d’analyser ou de faire la synthèse de toutes ses paroles. Il est beaucoup trop tôt. Il s’agit de suggérer ce que le passage du pape en France a réveillé dans nos cœurs de catholiques…

Cela dit, ce fut une « sacrée » bouffée d’oxygène que nous efforcerons de respirer le plus longtemps possible ! Même si le pape a eu le courage d’aborder nombre de sujets qui fâchent (laïcité, culture chrétienne, liturgie, vocations etc.) il l’a fait avec une telle délicatesse et un tel à propos que les contents ne peuvent se vanter, ni les mécontents contester. C’est la manière propre d’agir de ce pape qui se hâte si lentement que son mouvement est à la fois imperceptible et inexorable : irrésistible quoi. Il le fait sûrement exprès : on ne prend pas en main l’Église universelle en la brusquant, jusqu’à la briser, pas plus qu’il ne faudrait baisser les bras devant des difficultés insurmontables à vue humaine.

Mais quel est donc le secret de ce Pape surprenant, fort et faible, charitable et résolu, clair et mystérieux, tout à la fois ? Et ceci n’est pas une tactique, un moyen (même bon) de dernière minute, une contrefaçon, un ersatz. Le Pape Benoît XVI est pieux, il transpire la piété, il la véhicule, la rend communicative, aimable en sa personne. Or ce produit-là ne s’improvise pas, ne se fabrique pas pour les besoins de la cause : on l’a ou on ne l’a pas. Nous avons un Pape pieux, quelle grâce inouïe ! Je ne veux pas faire ici de stupides ou hasardeuses comparaisons…

« Pour grands que sont les rois, ils sont ce que nous sommes
Et peuvent se tromper comme les autres hommes ».

En nous bornant aux qualités, et pour cause, on ne peut exiger d’un homme, fût-il pape, qu’il les ait toutes. Seul leur Maître à tous les peut réunir. En revanche, il est décisif pour l’Église que son pape ait, au bon moment, la qualité indispensable. Je ne suis pas de ces irénistes inconditionnels qui affirment que c’est toujours le cas, par intervention du Saint-Esprit. Quelle blague ! Le meilleur des mondes n’est jamais que celui de Leibnitz …Ou celui d’Huxley ! La théologie catholique nous indique le contraire ; le péché peut tourner au bien de son auteur, certes, mais en lui-même il ne fait que du mal. Ira-t-on dire que les fautes d’Alexandre VI et ses scandales publics (comme de marier sa fille Lucrèce, conçue durant son cardinalat, devant un parterre de 300 évêques) furent une bonne chose pour l’Église ? Quoiqu’on puisse dire aussi qu’il fût un très bon administrateur, parfaitement respectueux de la Foi et des sacrements, et lucide, avec ça, sur son propre compte.

Cette qualité requise impérieusement peut donc faire défaut. Tout saint qu’il fût, et canonisé ensuite, saint Célestin V dut abandonner le gouvernement de l’Église, dont il démissionna, pour incapacité notoire à la gouverner. Enfermé « pieusement » par son successeur au château Saint-Ange, il y mourut comme un misérable tolard.

Il me semble que, après une époque caractérisée par l’impiété généralisée des 40 dernières « glorieuses » ( !), la qualité principale d’un pape voulant remettre de l’ordre, sans courir le risque de tout casser et de tout engloutir, est bien cette piété, et la vraie. Rien n’était donc certain, d’emblée. Mais notre pape aime Dieu, son Fils JESUS-Christ, la vierge Marie, l’Église, les prêtres, les vocations, la liturgie, la vérité… On peut toujours faire des déclarations en ce sens, gesticuler les fondamentaux, réciter des leçons, chercher une bonne note, ça ne trompera personne. Les foules, en particulier les petits dans la foule, ne s’y méprennent jamais. Comment se fait-il que Benoît XVI, qu’on disait doctrinal, rigide, « panzer » ait autant, voire plus, attiré les foules enthousiastes et recueillies que son très charismatique prédécesseur ? Il n’est pas jusqu’à la 6ème chaîne qui n’ait rapporté la chose, c’est vous dire ! La vie intérieure du pape Benoît, seizième du nom, transparaît sur son visage, dans son regard, par son sourire (tout sauf travaillé), dans ses gestes un peu gauches et d’autant plus vrais.

On sait les griefs que nous faisons à la forme ordinaire du rite romain, et précisément celui-là de ne pas porter à la piété ou même, dans le concret des célébrations existentielles, de l’entraver. Eh bien, le pape actuel réussit à lui-seul ce tour de force de réintroduire, dans ce rite qui en est dépourvu, une piété personnelle (non pas rituelle) qui en ferait oublier la superficialité ! Tout ce qu’il touche est grave, serein, intemporel, simple, radieux. On le croit aisément quand il explique alors qu’une cérémonie liturgique n’est jamais assez belle, devant être le reflet de la liturgie céleste de la Jérusalem d’en haut : on s’en fait une belle idée à le voir célébrer. Tous ceux qui ont assisté à ces liturgies en ont été saisis (et moi-même aux vêpres de la cathédrale de Paris ; faut dire qu’ils avaient mis le paquet : Laudate Mariam qui couvrait le grand-orgue déchainé, Tu es Petrus de Monteverdi, Magnificat en ton royal et Te Deum alterné à la parisienne). Le recueillement des foules était saisissant, quoique leur nombre le fût aussi.

Avec Benoît XVI, les idéologies qui nous ont fait tant de mal se meurent : il les assassine tranquillement par la présence de Dieu qu’il promène avec lui. Et que ce prodige vienne du plus intellectuel des papes (du moins à ce qu’on en disait pour le desservir) est remarquable. Nous savions déjà que son élection relevait du miracle. Mais c’en est un aussi grand que de le voir manœuvrer avec autant de douceur que de fermeté et, surtout, de grâce, de charme. Et voila bien ce qu’il fallait à l’Église. La fermeté sans charme aurait tout cassé. Le charme tout seul n’a jamais rien donné.

La France vient donc de découvrir en la personne du pape cet heureux mélange de l’un et l’autre qui désarme les malveillants, réconforte les pusillanimes et …relance l’œcuménisme, le vrai ! Les anglicans frappent à la porte de l’Église, les orthodoxes s’en rapprochent. Les catholiques déserteurs vont probablement réfléchir sur leur cas et il y a fort à parier que ce pontificat va remplir peu à peu cette Église « où chacun doit avoir sa place ». Bizarre ? Non, logique : en redonnant confiance à ceux du dedans, on attire ceux du dehors, tant il est vrai que personne n’aime intégrer une boite en difficulté, embarquer sur un vaisseau qui coule (« prend l’eau de toutes parts » selon l’expression même du Cardinal Ratzinger).

Rien n’est réglé, tout reste à faire, l’Église devra combattre jusqu’à la parousie. Mais un coin de ciel bleu s’est dégagé soudainement, un rayon de soleil divin s’est posé sur nous. La grâce conjuguée de la Vierge Marie de Lourdes et du vicaire d’un Christ qu’on devine ressuscité. Le blanc et le bleu se sont rejoints. Ce voyage 2008 du pape en France restera placé sous le signe de la piété, celle d’un pape qui, par son humilité et sa science conjuguées, lui rend ses lettres de noblesse.

Et si cette piété avait un autre nom ? Sainteté, par exemple ?




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Mer 22 Mai - 6:45

OUI !
Benoît XVI est un Saint Serviteur de Dieu.
Remercions Dieu de nous donner des hommes qui suivent les traces de Notre Seigneur JESUS-Christ.
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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Jeu 23 Mai - 7:08



@Angéla a écrit:
OUI !
Benoît XVI est un Saint Serviteur de Dieu.
Remercions Dieu de nous donner des hommes qui suivent les traces de Notre Seigneur JESUS-Christ.



Oui Angéla, c'est le but de ce type de Topic,

Mieux faire connaître l'Eglise et ceux qui sont les représentants de cette Eglise,

Car par ailleurs, ils sont très souvent dénigrés par beaucoup, et victimes de préjugés en provenance de personnes qui pèchent par ignorance.


Et merci à toi de t'interresser à ce Topic !







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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Sam 1 Juin - 5:54





La piété mariale de Jean-Paul II


ROME, le 30 Avril 2007 - (E.S.M.) - Demain, premier mai, nous entrons dans le mois consacré à Marie. Nous avons extrait une page du livre, très personnel, écrit par Jean-Paul II, "Entrez dans l'Espérance"; Entrez dans la seule Espérance qui ne vous décevra jamais.

Dès mon enfance, la dévotion mariale était en moi étroitement liée à la dimension christologique.

Totus Tuus, tout à Marie, c'est la devise du pontificat de Jean-Paul II

TOTUS TUUS : il ne s'agit pas uniquement d'une formule de piété conventionnelle, l'expression toute simple d'une dévotion, écrit Jean-Paul II, mais de bien plus encore. Pendant la seconde guerre mondiale, lorsque je travaillais comme ouvrier dans une usine, mon orientation vers cette dévotion s'est affermie en moi. Jusque-là, il m'avait semblé préférable de prendre quelque distance avec la piété mariale de mon enfance, pour mieux centrer ma vie spirituelle sur le Christ. Mais grâce à saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1), j'ai compris que l'authentique dévotion à la Mère de Dieu est véritablement christocentrique, profondément enracinée dans le mystère trinitaire, et dans ceux de l'Incarnation et de la Rédemption.

J'ai donc ainsi redécouvert la piété mariale avec une attention renouvelée ; cette forme de piété n'a cessé de mûrir en moi et de porter ses fruits, qui apparaissent dans l'encyclique Redemptoris Mater et dans la lettre apostolique Mulieris Dignitatem.

Chacun de nous doit être conscient que la dévotion mariale n'exprime pas seulement un élan du cœur, une inclination sentimentale, mais répond à la vérité objective sur la Mère de Dieu. Marie est la nouvelle Ève que Dieu place auprès du Christ, nouvel Adam, dès l'Annonciation, puis dans la nuit de la naissance à Bethléem, aux noces de Cana en Galilée, au pied de la croix sur le Golgotha et jusqu'au cénacle de la Pentecôte : la Mère du Christ rédempteur est la Mère de l'Église.

Le Concile Vatican II a fait faire un prodigieux bond en avant, aussi bien à la doctrine qu'à la dévotion mariale. Il est impossible de citer ici en entier le merveilleux chapitre VIII de Lumen Gentium, et c'est bien dommage ! (C'est un encouragement à le lire !) Lorsque je participais au Concile, j'ai pleinement reconnu mon expérience personnelle dans la substance de ce chapitre. J'ai retrouvé là toute mon expérience antérieure depuis mon adolescence, tout ce qui m'unit de manière si singulière à la Mère de Dieu sous des formes toujours nouvelles.

La première et la plus ancienne forme de mon union à la Vierge sainte, explique Jean-Paul II, a été la prière de mon enfance à l'église paroissiale de Wadowice devant l'image de Notre-Dame du Perpétuel Secours, liée à la tradition carmélitaine. Cette prière est particulièrement éloquente, elle utilise un symbolisme fécond. Je l'ai découverte dès ma jeunesse grâce au carmel situé "sur la colline" dans ma ville natale. Une autre forme de dévotion mariale a été pour moi la tradition des pèlerinages à Kalwaria Zebrzydowska, un de ces sanctuaires qui attirent des foules de pèlerins, venus surtout du sud de la Pologne et de l'autre côté des Carpates. Ce haut lieu de la région a pour particularité de ne pas être centré exclusivement sur Marie, mais d'être aussi profondément christocentrique. Les pèlerins, pendant leur séjour, suivent d'abord les "chemins" qui sont un Chemin de Croix où l'homme retrouve sa vraie place, près du Christ par Marie. La station de la Crucifixion est placée au point le plus élevé, qui domine les environs. La grande procession, qui se déroule chaque année avant la fête de l'Assomption, n'est rien d'autre que l'expression de la foi du peuple chrétien : la Mère de Dieu participe de façon unique à la Résurrection et à la gloire de son Fils.

Dès mon enfance, la dévotion mariale était en moi étroitement liée à la dimension christologique. C'est précisément ce que m'ont appris les pèlerinages à Kalwaria.

À Jasna Gôra, avec l'icône de la Vierge Noire, un autre aspect l'emporte. La Vierge de Jasna Gôra est vénérée depuis des siècles comme Reine de la Pologne. C'est notre sanctuaire national. Chez sa Dame et Reine, le peuple polonais est venu chercher et continue à venir chercher le soutien et la force nécessaires à sa renaissance spirituelle. Jasna Gôra est le lieu symbolique de l'évangélisation de tout le pays. Les grands événements de l'histoire de la Pologne ont toujours été, d'une certaine façon, liés à ce lieu : c'est là, sur cette colline, que se récapitulent le passé de mon peuple et son histoire contemporaine.

J'espère, conclut Jean-Paul II, que ces quelques souvenirs pourront aider à comprendre pourquoi le Pape actuel est si attaché à la dévotion mariale et surtout pourquoi il s'en remet totalement à Marie en lui redisant chaque jour : Totus Tuus.


(1). (1673-1716) Ordonné prêtre en 1700 et nommé aumônier de l'hôpital de Poitiers. Il commence bientôt un ministère de prédication itinérante. Avec Marie-Louise Trichet, il fonde les Filles de la Sagesse. En outre, il décide de réunir au sein d'une compagnie de Marie des prêtres et des catéchistes. Sa spiritualité mariale, très profonde et très originale, fut redécouverte au cours de ce siècle. (N.D.E.).

Rosarium Virginis Mariae - Lettre Apostolique - Jean-Paul II - Contemplation du visage du Christ avec le regard et le cœur de Marie, " Femme Eucharistique "




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MessageSujet: Re: Qu'est-ce que la Piété ?   Jeu 27 Juin - 6:10




Benoît XVI publie le message de Carême: jeûne et piété


Le 04 février 2009 - (E.S.M.) - Dans son message de Careme, Benoît XVI encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeune personnel et communautaire, cultivant aussi l'écoute de la parole de Dieu, la prière et l'aumône, avec toujours ce souci de l'ouverture vers l'autre, un message qui a e une résonnance particulière chez la directrice du programme alimentaire mondial.


Benoît XVI publie le message de Carême: jeûne et piété

Le 04 février 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Mardi 3 février, le message du Pape pour le Carême a été présenté au Bureau de Presse du Saint-Siège. Un message dans lequel Benoît XVI revient sur l'importance et la signification du jeûne pour les chrétiens. Cette année, le programme alimentaire mondial était exceptionnellement présent lors de la présentation du message, par la voix de sa directrice exécutive Josette Sheeran.

Le jeune nous est offert comme un moyen pour renouer notre amitié avec le Seigneur, souligne le pape, dans son message, faisant référence à de nombreux passages des écritures dans lesquels le jeûne et la piété provoque la bonté et la miséricorde divine. Benoît XVI nous invite à ne pas avoir une vision dévoyée du jeûne pendant le Carême. De nous jours, écrit-il, la pratique du jeune semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et dans une culture marquée par la recherche du bien être matériel, elle a pris plutôt la valeur d'une pratique thérapeutique pour le soin du corps. Une autre dimension du jeûne, rappelle encore le pape, est qu'il nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères, des frères qui ont faim et c'est bien la raison de la présence de la directrice du programme alimentaire mondial d'ONG international, associé cette année à la présentation du message, Josette Sheeran.

"Le monde produit suffisamment de nourriture aujourd'hui pour nourrir la planète entière. Mais il y a un milliard de personnes qui n'ont pas un accès suffisant à la nourriture pour différentes raisons."

Dans son message, Benoît XVI encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeune personnel et communautaire, cultivant aussi l'écoute de la parole de Dieu, la prière et l'aumône, avec toujours ce souci de l'ouverture vers l'autre, un message qui a e une résonnance particulière chez la directrice du programme alimentaire mondial.

"C'est un très beau message car il donne le sens du pourquoi les gens font le jeune. Si cette période de jeûne peut créer un lien entre les croyants, peut-être cela peut aider une prise de conscience de la faim dans le monde. Nous sommes très heureux de nous retrouver dans ce message et de pouvoir accroitre le lien entre l'esprit du Carême et l'esprit dans le monde".

Le jeûne mortifie notre égoïsme et nous rend solidaires des moins favorisés. Il ouvre le cœur au commandement de l’amour de Dieu et du prochain, somme de tout l’Evangile. La pratique fidèle du jeûne contribue à l’unification de la personne humaine, corps et âme, en l’aidant à éviter le péché et à grandir dans l’intimité du Seigneur. En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas indifférent Le jeûne est donc une arme spirituelle pour lutter contre tous les attachements désordonnés. Se priver volontairement du plaisir de la nourriture et d’autres biens matériels aide le disciple du Christ à contrôler les appétits de sa nature affaiblie par le péché originel et dont les effets négatifs investissent entièrement la personne humaine




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Qu'est-ce que la Piété ?

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