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 Carnage en Syrie

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RAMOSI
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MessageSujet: Carnage en Syrie   Mer 16 Jan 2013, 9:26 pm

Rappel du premier message :




Maintenant, en Syrie, l'on tue des gens non armés par 80 à la fois, plus les blessés,


Et curieusement, cet évènement très récent, n'est même plus relaté dans nos Médias,


Preuve que cela devient une sorte de "routine",



Citation :
Syrie: carnage à l'université d'Alep pendant les partiels, 82 morts et 160 blessés


Le HuffPost/AFP | Publication: 16/01/2013 07:35 CET | Mis à jour: 16/01/2013 08:05 CET


SYRIE - Un carnage a ensanglanté mardi l'université d'Alep avec la mort dans une double explosion de plus de 82 personnes, en majorité des étudiants, dernier épisode en date de la guerre dévastatrice en Syrie.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début il y a 22 mois jour pour jour du conflit dans ce pays, déclenché par la répression d'un mouvement de contestation populaire contre le régime de Bachar al-Assad.


Il n'était pas possible de déterminer avec certitude l'origine des explosions ou ses responsables, rébellion et pouvoir s'en rejetant la responsabilité.

"Le bilan de l'attentat terroriste qui a visé nos étudiants s'élève à 82 martyrs et plus de 160 blessés", a dit le gouverneur Mohammad Wahid Akkad, reprenant la terminologie des autorités qui n'ont jamais reconnu l'ampleur de la contestation et accusent les rebelles de "terroristes". Le bilan a été confirmé par un médecin à l'hôpital universitaire d'Alep.

Scènes de chaos

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a en soirée fait état d'au moins 83 morts en précisant que les "martyrs sont des étudiants et des déplacés" qui ont trouvé refuge à l'université après avoir fui les combats.

Des vidéos postées par des étudiants montrent la panique dans un bâtiment universitaire. Certains pleurent, tandis que des vitres brisées et des parties du plafond effondrées jonchent le sol. Des étudiants s'approchent de la porte d'entrée, mais quelqu'un leur crie de rester à l'intérieur.

Selon des militants anti-régime, l'attaque est due à un raid aérien mené par les troupes du régime, mais une source militaire syrienne a assuré qu'elle avait été provoquée par deux missiles sol-air tirés par les rebelles et qui ont raté leur cible en tombant sur le campus.

L'agence officielle Sana a fait état de "deux roquettes tirées par des terroristes" contre l'université située dans un secteur contrôlé par l'armée dans l'ouest d'Alep, la deuxième ville du pays où les rebelles contrôlent plusieurs quartiers. "C'était le premier jour des examens trimestriels et des étudiants et des réfugiés font partie des victimes", a confirmé Sana.

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé la fermeture mercredi des universités à travers le pays et la suspension des examens "en signe de deuil". Malgré les combats, l'université d'Alep avait ouvert ses portes à la mi-octobre.





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 01 Aoû 2013, 9:30 pm



Syrie : une explosion fait une quarantaine de morts à Homs

Le Monde.fr avec AFP | 01.08.2013 à 17h35 • Mis à jour le 01.08.2013 à 19h36

L'explosion d'un dépôt de munitions appartenant à des milices gouvernementales à la suite de tirs rebelles a fait au moins 40 morts et une centaine de blessés, jeudi.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le dépôt appartenait aux Forces de défense nationale. Les roquettes se sont abattues sur des quartiers du sud de Homs, Wadi al-Zaha, Akrouma et al-Nozha, habités par des alaouites, communauté du président Bachar Al-Assad.

L'explosion a provoqué d'énormes dégâts, a indiqué l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales. Une vidéo diffusée par les militants montre une énorme boule de feu se dégageant dans le ciel de la ville au moment de l'explosion. "Dieu est grand ! Les quartiers s'enflamment maintenant", s'exclame la personne dernière la caméra.

Un médecin vivant à Akrouma a affirmé que 40 missiles avaient été tirés depuis le quartier rebelle de Waer, dans l'ouest de Homs. "Ils visaient un dépôt de munitions, mais certains se sont abattus sur des zones résidentielles" dans ces quartiers alaouites, a-t-il précisé. "Des immeubles entiers se sont effondrés."

Cette explosion intervient après la prise, lundi, par l'armée de Khaldiyé, quartier-clé de Homs, et un des symboles de la révolte contre le régime. Les rebelles ont été chassés de ce secteur à coups de bombardement aérien et d'artillerie.

SORTIE INHABITUELLE DE BACHAR AL-ASSAD

Par ailleurs, Bachar Al-Assad a effectué, jeudi, un – rare – déplacement en dehors de Damas. Sur une photo, publiée sur le compte Facebook de la présidence, on le voit serrer la main d'un soldat. Selon la télévision syrienne, il s'est rendu à Daraya, une localité près de Damas tenue en majorité par le régime.

Un peu plus tôt dans la journée, Bachar Al-Assad s'était adressé aux militaires à l'occasion de la fête de l'armée et avait déclaré :"Si en Syrie nous n'étions pas sûrs de la victoire, nous n'aurions pas eu la capacité de résister et nous n'aurions pas pu poursuivre [la bataille] après plus de deux ans d'agression."

Les interventions de Bachar Al-Assad, normalement plutôt rares, interviennent alors que le président syrien cherche à occuper le terrain médiatique, comme l'ouverture récente de son compte sur le réseau social Instagram le montre.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 01 Aoû 2013, 10:39 pm

Ce malheureux pays a souffert et continuera de souffrir tant qu'il sera sous le joug de Mahomet.
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mar 13 Aoû 2013, 6:23 pm






Un enquêteur de l'ONU déplore des milliers d'enlèvements en Syrie

AFP Publié le lundi 29 juillet 2013 à 21h31 - Mis à jour le mardi 30 juillet 2013 à 12h26


Syrie: "Les problèmes de santé courants peuvent s'avérer mortels"

International Ces détentions "sont, pour la commission d'enquête, la porte ouverte à d'autres crimes, comme la torture".

Le président de la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie a dénoncé lundi à New York la situation désespérée de milliers de personnes enlevées dans le pays, où le conflit a fait plus de 100.000 morts en 28 mois. "L'un des aspects les plus insidieux du conflit syrien est la disparition de milliers de personnes, (enlevées) chez elles, à des barrages ou dans la rue", a déploré Paulo Sergio Pinheiro, devant l'Assemblée générale.

Ces détentions "sont, pour la commission d'enquête, la porte ouverte à d'autres crimes, comme la torture", a-t-il insisté devant les 193 membres de l'Assemblée, en présentant des documents faisant état de nombreux abus dans ce conflit long de 28 mois et ayant fait près de 100.000 morts, selon l'ONU.

"La torture, comme nos données l'indiquent, continue à être pratiquée de façon systématique et généralisée, la plupart du temps au sein des centres de détention des services de renseignement du gouvernement", a ajouté M. Pinheiro.

"La torture aurait aussi été utilisée dans les hôpitaux militaires et d'Etat. Des groupes armés opposés au gouvernement ont également torturé des soldats lors d'interrogatoires, en employant les mêmes méthodes que les services de renseignement" de Bachar al-Assad.

"Des massacres et assassinats sont perpétrés en toute impunité", a-t-il encore martelé.

L'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU Bashar Jaafari a critiqué les informations rapportées par les enquêteurs des Nations unies, les qualifiant "d'absurdes".




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 25 Aoû 2013, 8:37 pm




Syrie : 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques" sont morts, selon MSF

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 24.08.2013 à 11h06 • Mis à jour le 26.08.2013 à 07h46


Selon Médecins sans frontières (MSF), 355 patients "présentant des symptômes neurotoxiques" sont morts en Syrie dans des hôpitaux aidés par l'organisation non gouvernementale, où près de 3 600 personnes sont traitées depuis le 21 août.

"Les symptômes qui nous ont été rapportés, le schéma épidémiologique de cet événement – caractérisé par l'afflux massif de patients dans un laps de temps très court, la provenance des patients et la contamination des secouristes et du personnel ayant fourni les premiers soins – suggèrent fortement l'exposition massive à un agent neurotoxique", a précisé MSF dans un communiqué publié samedi 24 août.

Lire aussi le témoignage d'un médecin à Damas : "Je savais que ces personnes allaient mourir"

L'IRAN HAUSSE LE TON

L'Iran, allié du président Bachar Al-Assad, a de son côté reconnu pour la première fois, samedi, par la voix de son président, Hassan Rohani, que des armes chimiques avaient été utilisées en Syrie et a appelé la communauté internationale à les interdire.

"En Syrie, de nombreux innocents ont été blessés et ont souffert le martyre par des agents chimiques, et c'est malheureux, a déclaré le président Rohani, cité par l'Iranian Students' News Agency (ISNA). Nous condamnons totalement et fermement l'utilisation des armes chimiques."

"La République islamique conseille à la communauté internationale d'exercer toute sa puissance pour empêcher l'utilisation de ces armes où que ce soit dans le monde, et notamment en Syrie", a-t-il ajouté, selon l'agence de presse Mehr (MNA).

Le président iranien n'est pas allé jusqu'à dire qui était responsable de l'utilisation de ces armes. Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé qu'il "existe des preuves que les groupes terroristes ont mené cette action". Mercredi, le ministre des affaires étrangères iranien avait déjà déclaré à son homologue turc que si l'information d'une attaque chimique était confirmée, les rebelles seraient "assurément les responsables" de l'emploi de telles armes. L'Iran est le principal soutien régional de la Syrie et met en garde régulièrement contre le renforcement de groupes extrémistes sunnites liés à Al-Qaida dans ce pays.

"DÉTOURNER L'ATTENTION"

Le régime et l'opposition s'accusent quant à eux mutuellement d'êtres les auteurs de ces attaques .

Mercredi, l'opposition syrienne avait ainsi accusé le régime d'avoir attaqué à l'arme chimique des secteurs aux mains de la rébellion dans la périphérie de Damas, faisant 1 300 morts, selon elle.

Le ministre syrien de l'information, Omrane al-Zohbi, s'en est défendu, samedi, affirmant que son régime n'avait "jamais utilisé d'armes chimiques en Syrie, sous quelque forme que ce soit, liquide ou gaz", dans un entretien à la télévision al-Mayadine, basée à Beyrouth, dont des extraits ont été diffusés par la télévision syrienne.

Le régime de Bachar Al-Assad a également renvoyé la responsabilité aus rebelles, samedi. "Une unité de l'armée encercle un secteur de Jobar où les terroristes ont utilisé des armes chimiques", a annoncé la télévision d'Etat, mentionnant plusieurs cas "d'asphyxie" parmi les soldats entrés dans Jobar, un quartier de la périphérie de Damas.

Une accusation démentie aussitôt par l'opposition, qui a répliqué dans un communiqué :"La Coalition nationale syrienne rejette en bloc les informations mensongères relayées par le régime d'Assad et considère qu'il s'agit d'une tentative désespérée pour détourner l'attention de ses crimes répétés et méthodiques à l'encontre des civils syriens."

Lire : "Syrie : l'armée accusée de bombardements massifs et d'attaques chimiques" et "Des échantillons de l'attaque présumée à l'arme chimique auraient quitté la Syrie

LE RÉGIME SYRIEN EN CAUSE POUR FABIUS

Pour Laurent Fabius, peu de doute possible. "Toutes les informations dont nous disposons convergent pour dire qu'il y a eu un massacre chimique près de Damas et indiquent que c'est le régime de Bachar Al-Assad qui en est à l'origine", a déclaré le chef de la diplomatie française en visite à Ramallah, en Cisjordanie, à l'issue d'un entretien avec le premier ministre palestinien, Rami Hamdallah.

"Nous demandons que l'équipe des Nations unies sur place puisse se rendre très rapidement sur le terrain et effectuer les contrôles nécessaires. Si le régime syrien n'a rien à cacher, que le contrôle soit fait immédiatement sans qu'on cherche des opérations de traverse", a ajouté le ministre français.

La haute représentante de l'Organisation des Nations unies pour le désarmement (Unoda), Angela Kane, est arrivée samedi 24 août à Damas pour négocier les modalités d'une enquête sur ces accusations. Mme Kane va demander au gouvernement syrien d'autoriser les experts de l'ONU déjà présents sur place à enquêter dans la banlieue de Damas.

Le président américain, Barack Obama, a lui réuni son équipe de sécurité pour discuter de la réponse à apporter aux allégations d'attaque chimique. Les Etats-Unis ont également annoncé le déploiement de moyens militaires permettant de fournir des "options" à M. Obama s'il ordonnait une intervention en Syrie.

"Il n'y a aucune autorisation internationale pour une intervention militaire en Syrie. Nous mettons en garde contre toute action ou toute déclaration qui ne feraient que créer plus de tensions dans la région. J'espère que les responsables de la Maison Blanche feront preuve de suffisamment de sagesse pour ne pas entrer dans un tel tumulte dangereux", a dit Abbas Araghchi.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 09 Sep 2013, 6:10 pm




Un carnage, plusieurs guerres

Jean-Pierre PERRIN 22 août 2013 à 23:26

Le conflit s’est multiplié à mesure qu’arrivaient, des deux côtés, les combattants étrangers.

Peut-on encore parler de «révolution syrienne» ? Peut-on encore dire que les événements actuels en Syrie traduisent la lutte d’un peuple aux mains nues contre une dictature ? Si l’on considère les trois slogans des révolutionnaires - «non à la violence», «non aux ingérences extérieures», «non au communautarisme» - pour lesquels sont morts, à partir de mars 2011, des dizaines de milliers de Syriens en affrontant l’armée de Bachar al-Assad, force est de constater qu’ils sont périmés. Désormais, à voir les vidéos sur le Net, on torture et on exécute dans les deux camps, et il est stupéfiant de constater que ceux qui dénonçaient les atrocités du régime ont recours aux mêmes pratiques. Les ingérences étrangères, elles, se sont généralisées. Et l’épuration communautaire est en cours dans nombre de régions.

D’où ce constat : ce n’est plus une révolution qui se déroule en Syrie. Celle-ci a d’abord muté en guerre civile, ce qui était inévitable dès lors que des soldats désertaient pour rejoindre l’insurrection, et que celle-ci prenait les armes. Puis, conséquence des divers pays et mouvances venues s’y livrer bataille - directement ou non -, elle aussi devenue une guerre pour le contrôle de la Syrie, déclinée de plusieurs façons : guerre froide régionale où l’Iran et ses alliés affrontent l’Arabie Saoudite et les siens ; guerre religieuse dont les deux fers de lance sont Al-Qaeda et le Hezbollah (l’un au nom de la cause sunnite, l’autre de la cause chiite) et, par proximité alaouite ; guerre froide internationale où les Etats-Unis et leurs alliés affrontent l’Iran et ses affidés, ainsi que la Russie, la Syrie faisant office de ligne de front. La carte du conflit en Syrie peut donc se lire de plusieurs façons. Leur point commun est que chacune de ces guerres influe sur le carnage en cours.

«35e province». C’est l’arrivée massive des groupes jihadistes, à partir de 2012, qui provoque cette mutation. Avec eux, ils n’apportent pas que le fanatisme mais aussi la défense des intérêts des pays qui le soutiennent financièrement et militairement, le Qatar, l’Arabie Saoudite, la Turquie… En réaction, viendront les jihadistes chiites, à commencer par le Hezbollah qui jouera un rôle de premier plan dans la reprise de la ville stratégique d’Al-Qoussayr, où il subira de lourdes pertes. Hassan Nasrallah, le chef suprême du Parti de Dieu, s’est montré très clair en juin : «Nous serons là où nous devons être.» En clair, les hommes du Hezbollah ne se contenteront plus de se battre à proximité de la frontière libanaise ; ils feront la guerre sur tout le territoire syrien. Nasrallah lui-même n’a pas exclu d’aller se battre en Syrie. D’autres groupes chiites ont rejoint cette guerre confessionnelle : Irakiens, Yéménites, Bahreïnis et peut-être même des Hazaras, une ethnie afghane.

L’Iran, aussi, s’est engagé directement dans la bataille. Selon une source diplomatique, les conseillers du Sepah al-Qods («la force Jérusalem», unité d’élite des Gardiens de la révolution qui a pour mission d’intervenir sur les terrains extérieurs) dirigent les opérations sur place, notamment à Al-Qoussayr. «Les récents succès militaires d’Al-Assad doivent beaucoup à l’Iran», insiste le diplomate français. Le 14 février, Mehdi Taeb, un très proche collaborateur du Guide suprême, déclarait que «la Syrie est la 35e province et une province stratégique pour nous». Il ajoutait : «Si l’ennemi nous attaque et cherche à prendre à la fois le contrôle de la Syrie et du Khouzistan [la principale province pétrolière iranienne, ndlr], la priorité réside dans le maintien de la Syrie, parce que si nous maintenons la Syrie, nous pourrons reprendre le Khouzistan. Cependant, si nous perdons la Syrie, nous ne serons pas en mesure de tenir Téhéran.» Même si la déclaration du religieux est volontairement exagérée, elle montre que l’Iran considère à présent la Syrie comme un pays vassal.

Nébuleuse. De son côté, la rébellion syrienne - telle que constituée par la Coalition nationale et sa branche militaire, l’Armée syrienne libre - ne contrôle que des parcelles du territoire «libéré», qui représente au moins la moitié de la Syrie. A l’inverse, la nébuleuse combattante islamiste gagne sans cesse du terrain. Ainsi, ce sont les groupes les plus durs qui contrôlent Raqqa, la seule capitale provinciale conquise par les insurgés. C’est cette montée en puissance islamiste qui a fait que Londres, très engagé au début aux côtés de la rébellion, a renoncé à lui livrer des armes. «Si on ne fait rien, les groupes dangereux prendront encore de l’influence. Et, in fine, l’avenir de la Syrie, ce ne sera pas Al-Assad ou les jihadistes. Mais Al-Assad et les jihadistes», souligne le même diplomate.


Jean-Pierre PERRIN



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 09 Sep 2013, 6:31 pm

Il semblerait que le fait que la Russie a trouvée une sortie diplomatique à cette crise Syrienne, il ni aura pas de frappe militaire des occidentaux puisque Damas accepte de mettre son stock de missile chimique sous contrôle des nations unis en vue de les détruire. Mais cela n’enlève pas le fait qu'il y a eu +1300 morts par de telles armes et +100.000 morts depuis ce "printemps Syriens".

Mais quoi qu'il en soit, il faut croire que les prières du Pape François ont étaient exaucés par DIEU.
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 10 Oct 2013, 7:50 pm




A F P 11/10/2013 à 08:24
Syrie: 67 civils exécutés par des rebelles dans des villages alaouites

Au moins 190 civils ont été tués dont 67 exécutés, et 200 pris en otage dans des villages alaouites en Syrie par des groupes jihadistes et rebelles début août, rapporte Human Rights Watch dans un rapport diffusé vendredi.

Dans son rapport de 105 pages, l'ONG indique avoir mené une enquête sur place et interrogé 35 personnes, y compris des survivants de l'attaque menée par des rebelles contre dix villages alaouites le 4 août dans la province de Lattaquié, fief du président Bachar al-Assad.

Ce jour-là, au moins 190 civils ont été tués, dont 57 femmes et 18 enfants, selon l'ONG, qui a compilé une liste de noms de ces victimes.

Parmi eux, au moins 67 ont été exécutés alors qu'ils n'étaient pas armés ou tentaient de fuir, selon HRW qui a rassemblé des éléments montrant qu'il s'agissait de civils non-combattants, n'ayant rien fait qui puisse menacer, ou laisser croire qu'ils menaçaient les assaillants.

Selon HRW, au moins 20 groupes ont participé à l'opération au cours de laquelle ils ont conquis ces dix villages, repris le 18 août par les troupes du régime.

11 oct 08:24
Syrie: 67 civils exécutés par des rebelles dans des villages alaouites

Mais d'après l'ONG, les cinq principaux "organisateurs" et "exécuteurs" de l'attaque du 4 août étaient des groupes jihadistes comme l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Front Al-Nosra --tous deux affiliés à Al-Qaïda-- et Jaich al Mouhajirine wal Ansar, mais aussi des groupes rebelles islamistes comme Ahrar al Cham et Souqour al-Izz.

L'EIIL et Jaish al-Mouhajirine wal Ansar retiennent toujours plus de 200 civils comme otage, en majorité des femmes et des enfants, selon l'ONG.

"Ces combattants ont lancé l'attaque le 4 août, le premier jour de la fête du Fitr marquant la fin du moins du ramadan (jeûne musulman). Ils ont franchi les positions de l'armée gardant la zone et sont entrés dans plus de 10 villages alaouites", indique HRW, citant entre autres Barouda, Nbeité, Blouta, Abou Makké.

Les alaouites --une branche du chiisme-- sont une communauté minoritaire en Syrie à laquelle appartient le clan Assad. La majorité de la population syrienne, tout comme les rebelles qui tentent de renverser le régime depuis plus de deux ans, sont des sunnites.

Des villageois ont raconté à l'ONG comment ils ont tenté de fuir alors que les combattants "ouvraient le feu sans discernement, et dans certains cas, tirant délibérément sur les résidents".

"Dans certains cas, les combattants ont exécuté ou abattu des familles entières", poursuit-elle.

"Ces abus (...) sont une opération planifiée contre la population civile dans ces villages alaouites", a estimé Joe Stork, le directeur par intérim de HRW pour le Moyen-Orient, l'ONG estimant qu'il s'agit de "crimes contre l'Humanité".

Depuis la militarisation de la révolte en Syrie, au départ pacifique avant d'être réprimée dans le sang par le régime, des ONG et organisations de l'ONU ont dénoncé à plusieurs reprises des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis par les forces gouvernementales, relevant des crimes semblable commis par l'opposition armée, mais à une échelle beaucoup plus limitée.





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 06 Jan 2014, 12:03 am



L'Irak et le Liban contaminés par la guerre en Syrie

LE MONDE | 06.01.2014 à 11h06 • Mis à jour le 06.01.2014 à 11h06 | Par Benjamin Barthe

En Syrie, il y aura désormais une guerre dans la guerre. Après des mois d'affrontements larvés, les rebelles anti-Assad et les miliciens d'Al-Qaida sont entrés en conflit ouvert. Choqués par les exactions que ces extrémistes perpètrent dans les zones sous leur contrôle et redoutant l'ascendant croissant qu'ils prennent sur l'insurrection, les principaux groupes armés syriens ont lancé, vendredi 3 janvier, une série d'attaques contre les positions de Da'ech, le surnom de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), l'incarnation d'Al-Qaida au Proche-Orient.

Cette réaction risque cependant d'être beaucoup trop tardive pour endiguer la montée en puissance du djihad transnational dans la région. Le même jour en effet, quelques centaines de kilomètres plus à l'est, en Irak, des combattants de Da'ech, en guerre contre l'autoritarisme et le sectarisme du premier ministre chiite Nouri Al-Maliki, se sont emparés de Fallouja et de plusieurs quartiers de Ramadi, les deux grosses villes de la province sunnite de l'Anbar. Porté par le climat de haine entre les deux principales branches de l'islam, que la guerre civile syrienne a libéré, l'EIIL fait un retour en force dans le pays où il a été fondé, dans la foulée de l'invasion américaine de 2003, sous le nom d'Etat islamique en Irak.

« UN ARC DE CRISE EST EN TRAIN D'ÉMERGER »

Il est même possible que cette organisation soit en train de prendre pied au Liban, puisqu'elle a revendiqué l'attentat à la voiture piégée qui a fait cinq morts, mercredi 1er janvier dans la banlieue sud de Beyrouth, le quatrième attentat perpétré contre les secteurs chiites de la capitale depuis le début de l'été. « Un arc de crise est en train d'émerger, de l'Irak au Liban, qui atteste de la contamination de la région par la tragédie syrienne, analyse Peter Harling, de l'International Crisis Group. Cet arc est composé d'une multitude de conflits qui s'imbriquent l'un dans l'autre, avec une coloration confessionnelle très forte, même si l'on ne peut pas réduire l'embrasement actuel à un affrontement chiite-sunnite. Toutes ces crises profitent de l'affaiblissement des structures étatiques, de l'érosion des frontières, de l'interpénétration des sociétés et du désengagement américain au Moyen-Orient. »

En Syrie, la guerre contre l'EIIL, qui a déjà fait plusieurs dizaines de morts, a éclaté après que des résidents des environs d'Alep ont accusé certains de ses membres d'avoir tué un médecin. Implanté surtout dans le nord, ce groupe composé de nombreux combattants étrangers s'est vite attiré l'hostilité des populations civiles en raison de ses pratiques ultra-violentes, comme les décapitations infligées aux soldats du régime de confession alaouite, une branche dissidente du chiisme.

Si ses distributions d'aide alimentaire l'ont rendu momentanément populaire dans certaines zones, sa réputation pâtit de l'intolérance souvent manifestée par ses membres : saccage d'églises, imposition du voile, arrestation de journalistes, etc.

« DEUXIÈME RÉVOLUTION »

Devant le refus des chefs de Da'ech de livrer les assassins du médecin, des brigades affiliés au Front islamique, une coalition rebelle d'obédience salafiste, ont alors ouvert les hostilités. Très vite, d'autres groupes armés se sont joints à cette attaque, y compris le Front Al-Nosra, un mouvement affilié à Al-Qaida, mais composé principalement de combattants syriens, beaucoup mieux intégrés à la rébellion. Partis de la province d'Alep (nord), les affrontements se sont propagés à celles d'Idlib (nord-ouest), Rakka (est) et Hama (centre).

Sous la pression, l'EIIL a abandonné quelques-unes de ses places fortes, comme Atmeh, une localité à la frontière turque, point de passage de juteux trafics, où il a été remplacé par Ahrar Al-Cham, une brigade islamiste. Une cinquantaine de rebelles ont été tués en représailles, dans la journée de dimanche, par des exécutions sommaires et des attentats à la voiture piégée, une pratique que l'EIIL réservait jusque-là aux zones sous le contrôle des forces loyalistes.

Qualifiée de « deuxième révolution » par des militants convaincus que ces djihadistes font le jeu du régime, l'offensive est soutenue par la Coalition nationale syrienne. Le principal rassemblement d'opposants y voit une occasion de redorer son image auprès de l'Occident, à quelques semaines d'une possible conférence de paix, à Montreux, en Suisse, programmée pour le 22 janvier.

9 500 CIVILS TUÉS EN 2013

En Irak, l'EIIL, retranché dans Fallouja, joue une partie non moins délicate. L'armée irakienne, qui a entrepris d'assiéger la ville, appelle ses habitants à l'évacuer, avant une éventuelle attaque frontale. A Ramadi, 50 kilomètres plus à l'ouest, les frappes aériennes se sont multipliées dimanche, tuant 25 islamistes. Le ministère de la défense a dévoilé des photos aériennes laissant penser que des armes et des équipements modernes sont arrivés de Syrie jusque dans l'Anbar et dans Ninive, l'autre province à majorité sunnite de l'Irak. « L'EIIL a réussi à tirer profit de ses réseaux et capacités en Irak pour avoir une présence forte en Syrie et il a utilisé sa présence en Syrie pour renforcer ses positions en Irak », explique Daniel Byman, un analyste au Brookings Center.

Pour mettre fin à ces vases communicants, le pouvoir central tente de rallier à son combat les grandes tribus sunnites, acteurs clés de cette région. La manœuvre lui avait permis de mater une première insurrection djihadiste, en 2007-2008, avec l'aide des troupes américaines qui ont évacué le pays en 2011.

Mais la tâche de M. Maliki est aujourd'hui compliquée par la haine que lui voue une grande partie de la communauté sunnite qui, depuis un an, manifeste en vain contre sa marginalisation au sein de l'appareil d'Etat. Ce mouvement de contestation a viré progressivement à la révolte armée, l'EIIL n'étant qu'un acteur parmi d'autres du chaos qui sévit dans le pays, où 9 500 civils ont été tués en 2013.

L'IRAN PRÊT À FOURNIR DES ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

En tournée au Proche-Orient pour soutenir les pourparlers israélo-palestiniens en cours, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a écarté l'hypothèse d'un renvoi de troupes au sol par les Etats-Unis. « Nous aiderons dans leur combat, mais c'est un combat qu'elles doivent à terme gagner elles-mêmes et j'ai confiance dans le fait qu'elles peuvent y parvenir », a-t-il déclaré depuis Jérusalem.

De son côté, l'Iran, le grand voisin chiite, a annoncé être prêt à fournir des équipements militaires, tout en réfutant, lui aussi, l'idée d'une aide en hommes. Téhéran semble confiant. Conforté par l'accord intérimaire signé avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, le régime iranien estime pour l'instant avoir le dessus, dans son épreuve de force à distance avec l'Arabie saoudite, le champion de la cause sunnite.

« Le sentiment de persécution qui a longtemps structuré le monde chiite est train de changer de camp, souligne M. Harling. Les sunnites les plus sectaires ont l'impression qu'après avoir pris Bagdad et Beyrouth, placé sous la coupe du Hezbollah, l'Iran s'apprête à leur prendre Damas. Ils craignent un effet domino. Et comme ils se sentent lâchés par leur allié traditionnel, les Etats-Unis, ils sont prêts à tout pour s'y opposer. »


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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 01 Fév 2014, 8:47 pm





Syrie: 46 morts à Alep, 136.000 depuis le début du conflit

Publié le 01-02-2014 à 21h25Mis à jour le 02-02-2014 à 08h25

Le conflit entre régime et rebelles a fait plus de 136.000 morts depuis près de trois ans en Syrie où les combats ne connaissent aucun répit avec leur lot quotidien de victimes, a rapporté samedi une ONG syrienne. (c) Afp


Damas (AFP) - Au moins 46 civils, dont des femmes et des enfants, ont été tués samedi par des barils d'explosifs largués par l'armée sur Alep en Syrie où plus de 136.000 personnes ont péri depuis le début du conflit en mars 2011.

Ces nouveaux raids interviennent au lendemain de la fin en Suisse des premières négociations entre régime et opposition, qui n'ont abouti à aucun résultat. L'avenir de ces pourparlers est de plus incertain, le régime n'ayant pas confirmé sa participation à la prochaine session annoncée pour le 10 février.

Selon le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, "46 civils sont tombés en martyrs, dont treize enfants et cinq femmes, dans le largage de barils d'explosifs par les hélicoptères de l'armée sur plusieurs quartiers de l'est d'Alep".

L'utilisation de barils d'explosifs a été condamnée par la communauté internationale. En décembre, le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé son "indignation face aux raids aériens auxquels a recours le gouvernement syrien, et plus particulièrement à l'utilisation d'armes lourdes dont des 'barils d'explosifs'". L'ONG Human Right Watch les a qualifiés "d'illégaux".

Mais les troupes du régime de Bachar al-Assad ont poursuivi leurs raids aériens quasi quotidiens sur Alep, en ayant recours à ces barils remplis de TNT, sur les secteurs rebelles dans l'est de la ville, selon l'ONG syrienne.

Aucun résultat

A Genève, en dépit des pressions tant de l'émissaire international Lakhdar Brahimi, que des parrains des négociations -Etats-Unis et Russie-, le régime n'a pas changé sa position d'un iota.

"J'ai le regret de vous dire que nous n'avons abouti à aucun résultat cette semaine", a lancé vendredi, à la clôture des pourparlers tenus à Montreux puis à Genève, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.

Le chef de la Coalition de l'opposition Ahmad Jarba a de son côté accusé le régime de ne pas avoir fait montre d'un "engagement sérieux" dans les négociations.

La presse officielle syrienne, elle, s'est déchaîné contre une opposition "aux ordres" de Washington.

Même les négociations sur les aspects humanitaires du conflit, qui suscitaient de l'espoir, n'ont abouti à rien, notamment l'acheminement d'une aide alimentaire aux assiégés de la vieille ville de Homs.

La partie de Homs tenue par les rebelles est assiégée depuis plus de 600 jours par l'armée, selon l'opposition, et les organisations internationales n'ont pu venir en aide à ces quartiers depuis plus d'un an.

En près de trois ans, la guerre a tué au moins 136.227 personnes, dont 47.998 civils parmi lesquels plus de 7.300 enfants, selon l'OSDH, basé en Grande-Bretagne mais qui s'appuie sur un large réseau de sources médicales et de militants à travers la Syrie.

"Janvier a été l'un des mois les plus sanglant depuis le début du conflit" le 15 mars 2011, a indiqué M. Abdel Rahmane. "Nous continuerons d'appeler la communauté internationale à remplir son devoir humanitaire et moral en insistant pour que le dossier syrien soit présenté à la Cour pénale internationale".

Dans son précédent bilan, publié le 31 décembre, l'organisation dénombrait 130.433 morts, mais les violents combats qui ont éclaté entre rebelles et soldats ainsi qu'entre insurgés et jihadistes ont fait quelque 6.000 morts depuis.

Parmi l'opposition au président à Bachar al-Assad, le bilan s'élève à 31.629 morts, dont plus de 8.000 jihadistes.

Du côté des forces du régime, 53.167 soldats et membres de milices gouvernementales sont morts, ainsi que 271 membres du Hezbollah chiite libanais et 338 membres d'autres groupes chiites étrangers pro-régime, a précisé l'ONG.

Le soulèvement au départ pacifique qui a démarré contre le régime s'est militarisé au fil des mois face à une répression féroce, jusqu'à se transformer en une complexe guerre civile. Outre les combats régime et opposants, des heurts opposent désormais des factions jihadistes à des rebelles




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 22 Fév 2014, 7:41 pm



Syrie: violent combats à Yabroud, attentat suicide à Alep


BEYROUTH - L'armée syrienne et les rebelles s'affrontaient jeudi pour le contrôle de Yabroud, ville au nord de Damas et proche du Liban, tandis qu'à Alep, huit soldats ont été tués par un triple attentat suicide contre la prison centrale.

Dans la province de Homs (centre), 18 rebelles ont été tués jeudi à l'aube dans un assaut contre un village alaouite, où ils ont été repoussés par des soldats et des membres d'une milice pro-régime, a ajouté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

Près de la frontière libanaise, les combats étaient intenses à la lisière de Yabroud, dernière localité importante tenue par les rebelles -- brigades islamistes locales et jihadistes du Front al-Nosra --, dans la région montagneuse de Qalamoun.

Les insurgés font face à l'armée, épaulée par les supplétifs des Forces de Défense nationale et des combattants du mouvement chiite libanais Hezbollah.

Il y a beaucoup de pertes des deux côtés sans qu'il soit possible de donner un chiffre exact, a rapporté l'OSDH, ajoutant qu'un journaliste-citoyen qui se trouvait avec les rebelles avait également été tué.

Selon le quotidien pro-gouvernemental al-Watan de jeudi, l'armée syrienne a avancé autour de la ville et s'apprête à en prendre le contrôle. Une source de sécurité a précisé que l'objectif était de grignoter de tous les côtés jusqu'à la prendre totalement.

Une source proche du Hezbollah a affirmé à l'AFP que Yabroud serait prise (...) très bientôt par la force ou la négociation. Il s'agira ensuite de prendre le contrôle de la montagne menant au village (libanais) d'Aarsal.

Pour le Hezbollah, cette bataille est cruciale: c'est en effet de Yabroud que proviennent les voitures piégées utilisées dans les attentats qui ont visé ces derniers mois ses bastions au Liban.

Dans la ville septentrionale d'Alep, huit soldats ont été tués et 20 autres blessés lors d'une opération suicide menée par le Front al-Nosra.

Selon l'OSDH, une voiture a explosé devant l'entrée de la prison puis deux autres kamikazes ont fait détoner leur charge dans l'établissement pénitentiaire. L'aviation a alors commencé à bombarder les alentours de la prison.

Début février, l'armée avait repris la prison centrale, tombée brièvement aux mains des rebelles à la suite de combats meurtriers. Les insurgés avaient employé la même tactique en menant d'abord une attaque suicide.

A Deraa, dans le sud, des raids et des bombardements ont visé la province et deux enfants et un adolescent sont morts à Jassem, selon l'OSDH. En outre, le bilan de l'attentat à la voiture piégée de vendredi devant une mosquée à Yadouda (sud) est monté à 50 morts.


(©AFP / 20 février 2014 21h06)



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 26 Fév 2014, 7:16 pm




Syrie: les combats entre les rebelles et l’EIIL ont fait 3.300 morts, selon une ONG

AFP 26 février 2014 à 13:50 (Mis à jour : 26 février 2014 à 17:23)


Les combats, voitures piégées et exécutions ont causé la mort de 3.300 personnes en Syrie depuis le début le 3 janvier des affrontements sans merci entre les rebelles et les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), selon une ONG.

«Près de 3.300 personnes ont trouvé la mort depuis le début des combats, le 3 janvier, entre d’un côté l’EIIL, et d’autre part les rebelles islamistes et d’autres groupes», a affirmé mercredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Selon le décompte de cette organisation, il y a 924 tués dans les rangs de l’EIIL, 1.380 dans ceux de la coalition regroupant rebelles et islamistes, 281 civils et plus de 700 tués dont on ignore à quel camp ils appartenaient et enfin 29 corps retrouvés dans les positions tenues par l’EIIL et vraisemblablement exécutés.

Les 3.300 personnes ont péri dans «des attentats à la voiture piégée et autres bombes, combats et exécutions», souligne l’Observatoire.

Les rebelles, qui avaient d’abord accueilli les jihadistes à bras ouverts, ont été peu à peu excédés par les exactions attribuées à l’EIIL et par sa volonté d’hégémonie. Ils ont retourné leurs armes début janvier contre ces jihadistes, dans les zones contrôlées par la rébellion dans le nord de la Syrie.

Parmi les 281 civils tués, la majorité l’ont été par des bombardements ou par des tirs mais aussi par des exécutions comme les 21 civils abattus d’une balle dans la tête, dans l’ancien hôpital pour enfants d’Alep transformé en prison par les membres de l’EIIL.

Mardi, la branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, a fixé un ultimatum de cinq jours à l’EIIL pour régler leur conflit devant un tribunal religieux et mettre fin à deux mois de conflit sanglant.

La sommation a été adressée à ce groupe rebelle le plus radical en Syrie, deux jours après la mort du commandant d’une brigade islamiste, Abou Khaled al-Souri, qui était un ami du chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahari.

Les insurgés accusent l’EIIL de l’avoir tué et le chef d’Al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani, a annoncé qu’ils combattraient ce groupe en Syrie et même en Irak s’il refusait l’arbitrage religieux.

Si Al-Nosra et l’EIIL sont tous deux issus de la branche d’Al-Qaïda en Irak, leurs relations se sont détériorées ces dernières semaines et des combats ont fait rage entre les rebelles, dont ceux d’Al-Qaïda, et les combattants de l’EIIL.

Selon un expert des mouvements salafistes et jihadistes, Romain Caillet, les sites jihadistes ont annoncé que le porte-parole de l’EIIL, Abou Mohammad al-Adnani, devrait répondre «dans les prochains jours» à cette offre. M. al-Adnani fait figure de dur parmi les durs de l’EIIL, ce qui laisse peu de chance à un accord.

L’EIIL contrôle des positions stratégiques comme Raqa, la seule capitale provinciale échappant au régime, et des points de passage avec la Turquie comme Tell Abyad, Jarablous, Azzaz ainsi que des localités dans les provinces nord-est de Hassaké et Deir Ezzor.

Selon un récent bilan de l’OSDH, plus de 140.000 personnes ont été tuées en Syrie en presque trois ans d’un conflit complexe et dévastateur qui a en outre poussé des millions de Syriens à fuir leur foyer.

AFP



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 26 Fév 2014, 11:00 pm

@RAMOSI a écrit:



Syrie: les combats entre les rebelles et l’EIIL ont fait 3.300 morts, selon une ONG

AFP 26 février 2014 à 13:50 (Mis à jour : 26 février 2014 à 17:23)


Les combats, voitures piégées et exécutions ont causé la mort de 3.300 personnes en Syrie depuis le début le 3 janvier des affrontements sans merci entre les rebelles et les jihadistes de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), selon une ONG.

«Près de 3.300 personnes ont trouvé la mort depuis le début des combats, le 3 janvier, entre d’un côté l’EIIL, et d’autre part les rebelles islamistes et d’autres groupes», a affirmé mercredi l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Selon le décompte de cette organisation, il y a 924 tués dans les rangs de l’EIIL, 1.380 dans ceux de la coalition regroupant rebelles et islamistes, 281 civils et plus de 700 tués dont on ignore à quel camp ils appartenaient et enfin 29 corps retrouvés dans les positions tenues par l’EIIL et vraisemblablement exécutés.

Les 3.300 personnes ont péri dans «des attentats à la voiture piégée et autres bombes, combats et exécutions», souligne l’Observatoire.

Les rebelles, qui avaient d’abord accueilli les jihadistes à bras ouverts, ont été peu à peu excédés par les exactions attribuées à l’EIIL et par sa volonté d’hégémonie. Ils ont retourné leurs armes début janvier contre ces jihadistes, dans les zones contrôlées par la rébellion dans le nord de la Syrie.

Parmi les 281 civils tués, la majorité l’ont été par des bombardements ou par des tirs mais aussi par des exécutions comme les 21 civils abattus d’une balle dans la tête, dans l’ancien hôpital pour enfants d’Alep transformé en prison par les membres de l’EIIL.

Mardi, la branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra, a fixé un ultimatum de cinq jours à l’EIIL pour régler leur conflit devant un tribunal religieux et mettre fin à deux mois de conflit sanglant.

La sommation a été adressée à ce groupe rebelle le plus radical en Syrie, deux jours après la mort du commandant d’une brigade islamiste, Abou Khaled al-Souri, qui était un ami du chef d’Al-Qaïda Ayman al-Zawahari.

Les insurgés accusent l’EIIL de l’avoir tué et le chef d’Al-Nosra, Abou Mohammad al-Jolani, a annoncé qu’ils combattraient ce groupe en Syrie et même en Irak s’il refusait l’arbitrage religieux.

Si Al-Nosra et l’EIIL sont tous deux issus de la branche d’Al-Qaïda en Irak, leurs relations se sont détériorées ces dernières semaines et des combats ont fait rage entre les rebelles, dont ceux d’Al-Qaïda, et les combattants de l’EIIL.

Selon un expert des mouvements salafistes et jihadistes, Romain Caillet, les sites jihadistes ont annoncé que le porte-parole de l’EIIL, Abou Mohammad al-Adnani, devrait répondre «dans les prochains jours» à cette offre. M. al-Adnani fait figure de dur parmi les durs de l’EIIL, ce qui laisse peu de chance à un accord.

L’EIIL contrôle des positions stratégiques comme Raqa, la seule capitale provinciale échappant au régime, et des points de passage avec la Turquie comme Tell Abyad, Jarablous, Azzaz ainsi que des localités dans les provinces nord-est de Hassaké et Deir Ezzor.

Selon un récent bilan de l’OSDH, plus de 140.000 personnes ont été tuées en Syrie en presque trois ans d’un conflit complexe et dévastateur qui a en outre poussé des millions de Syriens à fuir leur foyer.

AFP



Ce sont des hyènes assoiffées de sang.
Quand des hommes sont habités par des démons .... et on sait de quoi ils sont capables !
Et on nous serine à longueur de semaines que l'Islam est une religion d'amour et de tolérance !

C'EST VRAIMENT TRISTE ET AFFLIGEANT
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Ven 28 Fév 2014, 11:22 pm

L'islam est une Religion d'Amour de Tolérance et de Paix mais au sens Orwellien des termes c'est de type "l'esclavage c'est la liberté".

Je l'ai dit plusieurs fois. Laughing 
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 27 Mar 2014, 7:45 pm




Syrie
Exclusif. Les escadrons français du Djihad
Le 12 février, une unité franco-belge de l'EIIL, sur la route d'Azaz. © DR

Le 26 mars 2014 | Mise à jour le 27 mars 2014
De nos envoyés spéciaux Etienne Huver et Guillaume Lhotellier en Syrie et Alfred de Montesquiou en Belgique

Partis combattre le régime de Damas, les Français en viennent à tuer surtout des rebelles au nom d’un futur « califat ».

Avant, on tractait des jet-skis, des quads, des motocross, des grosses remorques remplies de bagages et de cadeaux pour aller en vacances. » Abou Omar, djihadiste belge, porte barbichette et cheveux longs. Il est coiffé d’un chapeau afghan. Une caméra GoPro est fixée à son brêlage militaire. Il rigole devant l’objectif de son propre téléphone portable, mis entre les mains de son ami Abou Mehdi. « Maintenant, mon frère, reprend Abou Omar, tu peux filmer ma nouvelle remorque ! » Ce qu’il nomme ainsi, ce sont sept ou huit cadavres de rebelles et de civils syriens que le véhicule des djihadistes traîne vers une fosse commune. Pour Abou Omar, ces  corps sont ceux d’« apostats » et d’« infidèles ». « Allah Akbar ! s’écrie joyeusement Abou Mehdi, lui aussi francophone. Regarde-moi celui-là avec sa tête de Schtroumpf.» En gros plan, il filme une victime dont les bras se sont raidis dans la posture absurde où il se trouvait quand on l’a tué. Il est vêtu d’un pull bleu à rayures. « Dieu est grand ! lance Abou Mehdi. Qu’est-ce que ça pue, mes frères ! Ça schlingue ! »

Dans une autre vidéo – il y en a 12, extraites du portable d’Abou Omar –, les deux jeunes combattants se filment devant les cadavres empilés. Abou Omar et Abou Mehdi appartiennent à la génération du « selfe ». Ils adorent utiliser Internet pour leur propre gloire et pour la promotion de la cause du djihad auprès de leurs amis restés en Europe. Ils expliquent que les corps sont ceux d’ennemis tués lors de la reprise de la zone et s’expriment en français lardé d’arabe maghrébin et de quelques termes russes appris au contact des djihadistes tchétchènes. Les combats qui se sont déroulés ce matin-là, 12 février, dans la bourgade de Hraytan, au nord d'Alep, ont fait environ 90 morts. Une autre vidéo montre une douzaine de cadavres dans une cour de ferme. «Allah les a maudits... Ils combattaient pour la démocratie, pour la laïcité, pour l’argent », déclare Abou Omar. Son Smartphone indique qu’elle a été tournée ce fameux 12 février. Sur les uniformes de certaines victimes sont visibles les insignes d’unités islamistes moins radicales que celle d’Abou Omar et ses comparses : l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Leur groupe est devenu l’un des principaux féaux de la révolution syrienne. Cette faction fait régner la terreur et regroupe certainement la majorité des francophones venus se battre en Syrie. Paradoxe du djihad moderne, ces Français, partis soutenir la cause de la révolution syrienne contre la dictature de Bachar El-Assad, en viennent, au nom de la religion, à se retourner contre les révolutionnaires.

"N’oubliez pas de faire toutes les poches"

Les petits soldats français du djihad sont si nombreux qu’ils se regroupent par escadrons de francophones. On leur confie toutes sortes de besognes : le combat, ou bien la police de la charia, l’espionnage, et même l’intendance ou ces travaux de fossoyeurs. Sur cette même vidéo du 12 février, une des victimes, aux cheveux blonds rasés, a été décapitée. La tête gît sur le sol, les yeux fermés. « Il vient d’aller chez le coiffeur, celui-là » dit Abou Omar avant qu’un autre, d’un coup de pied, ne fasse rouler la tête dans la poussière. Puis il lance un ordre à ses compagnons : « N’oubliez pas de faire toutes les poches, même celles de derrière.» Plus tard, Abou Omar paraît moins sûr d’avoir abattu des combattants hostiles. Une de ses vidéos, à l’intérieur d’une maison, montre un adolescent dans une mare de sang, exécuté à bout portant. A l’évidence, il n’était pas armé ; il tient encore de la vaisselle. Plusieurs cadavres, recroquevillés sous des matelas, semblent également ceux de civils. Le ton d’Abou Omar n’est plus aussi ferme. Il remarque que l’un d’eux tient encore dans sa main un paquet de Marlboro...

Au moins 1500 personnes ont été tuées au nord de la Syrie, dans les combats entre rebelles et djihadistes depuis le mois de janvier, lorsque les principales factions du pays se sont liguées pour tenter d’expulser l’EIIL, la branche sécessionniste d’Al-Qaïda. Après trois ans d’une guerre civile qui a déjà fait plus de 130 000 morts et des millions de réfugiés, l’EIIL ne combat plus vraiment le régime de Damas, se concentrant plutôt sur l’instauration d’un Etat islamique, le « califat », établi selon les règles de la charia la plus intégrale. Beaucoup l’accusent même d’avoir passé un pacte de non-agression avec Damas.



http://www.parismatch.com/Actu/International/Les-escadrons-francais-du-Djihad-555918





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 09 Avr 2014, 7:06 pm



Syrie : un double-attentat à Homs tue au moins 25 personnes

Le Monde.fr avec AFP | 09.04.2014 à 19h57


Au moins 25 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées mercredi 9 avril dans l'explosion de deux voitures piégées dans la ville de Homs, a rapporté l'agence officielle syrienne SANA.

Ces attentats, qui ont fait plus de 100 blessés, se sont produits dans le quartier de Karam Al-Louz, selon SANA, qui les a attribués à des « terroristes », terme utilisé par le régime pour désigner les rebelles. « Les deux attentats terroristes se sont produits à une demi-heure d'intervalle », a précisé l'agence.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui bénéficie d'un large réseau de militants et de sources médicales dans le pays, les explosions ont fait 21 morts, mais ce bilan peut augmenter. L'organisation a précisé que le quartier visé était habité par des alaouites, la confession du président de la Syrie, Bachar Al-Assad.

Ces attentats ont eu lieu peu après la prise par l'armée syrienne de Rankous, dernière grande localité tenue par les rebelles dans la région du Qalamoun, située au nord de Damas et à la lisière du Liban. Un autre bastion tenu par les insurgés dans cette région, Yabroud, avait été repris par les militaires le 15 mars. Avec cette capture, les forces rebelles avaient vu leurs routes d'approvisionnement depuis le Liban coupées.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 01 Mai 2014, 6:16 pm




En Syrie, plus de 100 morts après une attaque djihadiste à Homs

Le Monde.fr avec AFP | 30.04.2014 à 12h00• Mis à jour le 30.04.2014 à 13h15


Au moins 100 personnes, dont près de 80 civils, ont été tuées dans un double attentat à la voiture piégée qui a frappé un quartier fidèle au régime dans la ville Homs, troisième ville du pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier dans cette ville depuis le début du conflit, il y a trois ans, une escalade de la part des rebelles qui intervient à un mois de la présidentielle organisée par le régime.

Lire l'éditorial : En Syrie, la tragédie continue sans merci

« C'EST POUR QU'ILS CONNAISSENT UN PEU DE L'ENFER »

Le Front Al-Nosra, branche d'Al-Qaida en Syrie, a revendiqué le double attentats. Il a expliqué avoir fait exploser une première voiture « pour faire le maximum de morts parmi les chabbiha [miliciens prorégime] » à Al-Abbassiya, quartier alaouite. Une seconde voiture a explosé dans le même quartier. « C'est pour qu'ils connaissent un peu de l'enfer que nos frères ont connu », a indiqué Al-Nosra, en référence aux civils tués dans les bombardements de l'armée sur les secteurs de Homs tenus par les rebelles.

L'attaque de mardi, parallèlement à la multiplication des tirs au mortier sur la capitale, Damas, intervient à un mois du scrutin présidentiel, qualifié de « farce » par l'opposition et les pays occidentaux. « C'est un message des rebelles à Assad qu'il n'y aura pas de zones sûres pour la tenue de l'élection », affirme Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

A Damas, 14 personnes ont été tuées et 86 blessées mardi par quatre obus tirés sur un institut d'études religieuses dans la vieille ville, selon l'agence officielle SANA, qui a accusé les rebelles.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 15 Juin 2014, 6:37 pm




Irak et Syrie: l'EIIL, un groupe jihadiste radical redoutable

Les jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant sont en train de s'emparer de plusieurs secteurs en Irak depuis mardi. Ils font également partie de la frange radicale des opposants au régime d'Assad en Syrie. Portrait.

Alexandra Gonzalez avec AFP
Le 13/06/2014 à 19:26
Mis à jour le 13/06/2014 à 19:27

Ils ont pris de vitesse Al-Qaïda, et attire de plus en plus de jeunes Européens, qui veulent s'engager dans le jihad. L'Etat islamique en Irak et au Levant, l'EIIL, occupe le devant de la scène médiatique depuis l'offensive lancée mardi en Irak, où ils ont pris le contrôle de plusieurs provinces en un temps face à une armée complètement dépassée.

Qui sont ces combattants surentraînés et déterminés à tuer au nom de leur idéologie? Quels sont les objectifs de ces milliers de jihadistes, dont certains sont Français? Décryptage.

> Leurs origines

L'EIIL est une émanation d'ISI, une branche irakienne d'Al-Qaïda dirigée par Abou Bakr al-Bagdadi. En avril 2013, il annonce qu'ISI et le Front al-Nosra, groupe jihadiste présent en Syrie, fusionnent pour devenir l'Etat islamique en Irak et au Levant. Mais Al-Nosra refuse et une guerre généralisée éclate entre eux à partir de janvier 2014.

Al-Qaïda intervient et demande alors que l'EIIL se concentre sur l'Irak et laisse la Syrie à Al-Nosra. L'EIIL refuse et conteste ouvertement l'autorité du chef d'Al-Qaïda, Ayman al-Zawahir, qui finit par les désavouer publiquement. Autonome grâce aux ressources acquises avec la contrebande pétrolière, le groupe assume son indépendance financière. "L'EIIL est en train de devenir la référence des jihadistes dans le monde, tandis qu'Al-Qaïda est en perte de vitesse", résume la politologue Myriam Benraad, interrogée par BFMTV.com.

> Leurs effectifs et la nationalité des combattants

Charles Lister, chercheur au Brookings Doha Centre, estime que l'EIIL compte de 5.000 à 6.000 combattants en Irak et de 6.000 à 7.000 combattants en Syrie. Ces chiffres n'ont pu être corroborés par d'autres sources.

En Syrie, la plupart des combattants sont des Syriens, mais ses commandants viennent souvent de l'étranger, et ont fait leurs armes en Irak, Tchétchénie, Afghanistan... En Irak, la plupart de ses combattants sont irakiens. Selon l'islamologue Romain Caillet, nombre de ses chefs militaires sont Irakiens ou Libyens, tandis que ses meneurs religieux sont plutôt Saoudiens ou Tunisiens. L'EIIL compte aussi des centaines de Français, Belges et maghrébins.

> Leur idéologie

L'EIIL n'a jamais fait allégeance au chef d'Al-Qaïda. Mais le groupe revendique la même idéologie jihadiste, et veut installer un Etat islamique dans une région située entre la Syrie et l'Irak. "Ils sont déterminés à l'emporter aussi bien sur le front irakien que sur le front syrien pour réinstaurer un califat musulman dans la région, régi par les règles de la charia [la loi islamique, ndlr].

> Leurs soutiens

L'EIIL ne semble pas bénéficier du soutien ouvert d'un Etat, et selon des analystes, le groupe reçoit la majorité de son soutien de la part de donateurs individuels, la plupart dans le Golfe. En Irak, le groupe dépend en outre de personnalités tribales locales, et notamment de certaines minorités sunnites, mis au ban par le gouvernement chiite, installé depuis la chute de Saddam Hussein.

> Leur présence sur le terrain

L'EIIL a pris en janvier, avec d'autres groupes insurgés, le contrôle de Fallouja et de secteurs de Ramadi, à l'ouest de Bagdad. Depuis la semaine passée, il a lancé de nombreuses attaques en Irak et est parvenu mardi à prendre le contrôle de la province de Ninive, dont fait partie Mossoul -2e ville d'Irak-, et de secteurs des provinces de Kirkouk et de Salaheddine.

En Syrie, il est considéré comme la force combattante la plus efficace contre le régime du président Bachar al-Assad. Mais après avoir été initialement bien accueilli par certains rebelles syriens, sa volonté d'hégémonie et les atrocités qui lui sont attribuées, notamment l'enlèvement et l'exécution de civils et de rebelles de mouvements rivaux, ont poussé l'ensemble des coalitions rebelles à retourner leurs armes contre lui.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mar 01 Juil 2014, 6:47 pm




SYRIE. L'EIIL crucifie huit rebelles près d'Alep

Par Le Nouvel Observateur avec AFP

Publié le 29-06-2014 à 14h54

L'offensive de l'EIIL en Irak et sa prise d'armes lourdes de l'armée irakienne en déroute semblent avoir renforcé leur présence en Syrie.

L'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) a exécuté huit rebelles en Syrie avant de crucifier leurs corps en public dans un village de la province d'Alep (nord), rapporte dimanche une ONG.

Parallèlement, près de Damas, des combats violents opposaient pour la première fois dans la région de la capitale l'EIIL aux rebelles qui combattent à la fois ce groupe ultra radical et le régime de Bachar al-Assad, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie

"L'EIIL a exécuté samedi huit rebelles à Deir Hafer dans l'est de la province d'Alep. Il les a ensuite crucifiés sur la place principale du village où leurs corps devraient rester pendant trois jours", selon l'ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales et militaires.

Depuis janvier, près de 6.000 personnes, en majorité des combattants, ont péri dans les affrontements opposant l'EIIL à l'alliance entre le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, et des rebelles modérés excédés par les exactions et les volontés hégémoniques du groupe ultra-radical.

L'EIIL, qui mène depuis quelques semaines une offensive fulgurante en Irak, est implanté à Raqa dans le nord de la Syrie et contrôle de larges parties de la province pétrolière de Deir Ezzor (est), frontalière de l'Irak.

L'EIIL, qui a émergé en Syrie l'an dernier, veut établir un califat islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie.

Selon des militants, l'offensive de l'EIIL en Irak et sa prise d'armes lourdes de l'armée irakienne en déroute semblent avoir renforcé leur présence en Syrie.

Les rebelles combattent sur deux fronts

Dimanche, pour la première fois dans la province de Damas, de "violents affrontements ont éclaté tôt près de la ville de Hammourié (est de la capitale) entre les rebelles de l'Armée de l'Islam et l'EIIL", selon l'OSDH.

L'Armée de l'Islam est une principale composante du Front islamique, la plus large coalition rebelle.

Les rebelles combattent sur deux fronts alors qu'ils sont sous-équipés face à la machine de guerre du régime et à des jihadistes bien équipés. Ils sont subi de nombreux revers au cours des derniers mois, perdant des bastions dans les provinces de Damas et de Homs (centre).

Dimanche, l'aviation syrienne, épaulée par les combattants du puissant Hezbollah libanais au sol, a pilonné les positions rebelles près de la capitale avec des roquettes et des missiles sol-sol, selon les Comités de coordination locaux (LCC), un réseau de militants.

La guerre en Syrie a commencé par un mouvement de protestation pacifique en mars 2011 avant de se transformer en un conflit armé face à une impitoyable répression menée par le régime.

Ce conflit a fait plus de 162.000 morts et déplacé de leurs foyers plus de neuf millions de Syriens.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 26 Juil 2014, 7:10 pm




Syrie: combats meurtriers entre armée et jihadistes

AFP 25 juillet 2014 à 10:04 (Mis à jour : 25 juillet 2014 à 12:10)

Plus de 70 personnes ont péri dans les combats opposant l’armée syrienne aux jihadistes de l’Etat islamique dans le nord, au moment où la Jordanie abattait un drone près de la frontière avec la Syrie, une première depuis le début du conflit.

Parallèlement, un convoi d’aide humanitaire est passé en Syrie venant de Turquie sans l’accord de Damas a indiqué l’ONU, la première application d’une résolution du Conseil de sécurité adoptée à la mi-juillet pour aider les plus de 10 millions de Syriens ayant besoin d’aide.

La guerre qui ravage leur pays depuis trois ans a tué plus de 170.000 Syriens, jeté hors de chez elles neuf millions de personnes, et devient de plus en plus complexe avec la fragmentation des fronts.

Désormais, les rebelles qui tentent de renverser le régime de Bachar al-Assad combattent à la fois les troupes gouvernementales, les jihadistes de l’EI et récemment, un nouveau front s’est ouvert contre leurs ex-alliés du Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda.

De son côté, l’EI combat le régime, les rebelles, les jihadistes rivaux d’Al-Nosra ainsi que les autonomistes kurdes.

- Attaques tous azimuts -

Jeudi, le groupe ultra-radical a lancé des attaques concomitantes contre des positions du régime dans les provinces de Raqa (nord), de Hassaka (nord-est) et d’Alep (nord), selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) qui s’appuie sur un vaste réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Au moins 74 personnes ont péri dans ces affrontements qui durent depuis 24 heures, notamment à Hassaka et Raqa où les jihadistes ont lancé des attaques suicide contre des régiments, des brigades et un siège du parti Baas au pouvoir.

Dans ce bilan figurent au moins 32 jihadistes, 30 soldats, et 12 membres du parti Baas, selon l’OSDH.

Il s’agit de la première confrontation de cette ampleur entre l’EI et le régime, les jihadistes souhaitant, selon l’OSDH, «nettoyer» les territoires qu’ils contrôlent de la présence de l’armée.

L’Etat islamique, qui a annoncé fin juin l’établissement d’un «califat» entre la Syrie et l’Irak, contrôle de larges zones dans ces deux pays et cherche à étendre son hégémonie.

- Drone abattu -

Au même moment, dans un premier incident du genre depuis le début du conflit syrien il y a trois ans, la Jordanie a abattu vendredi un drone qui survolait le gouvernorat de Mafraq, près de la frontière avec la Syrie.

«Il s’agissait d’une violation de l’espace aérien jordanien. La Jordanie prendra des mesures (...) une fois ce drone identifié», selon un responsable de sécurité, précisant que le drone survolait une zone proche du camp de Zaatari, qui héberge environ 100.000 réfugiés syriens.

En avril, Amman avait eu recours à des avions de combats pour détruire des véhicules militaires qui tentaient de pénétrer sur son territoire depuis la Syrie. Damas avait à l’époque affirmé que les véhicules n’appartenaient pas à son armée.

Le royaume hachémite est accusé par Damas de soutenir les rebelles qui combattent le régime de Bachar al-Assad depuis plus de trois ans, mais il a toujours démenti.

- Premier convoi humanitaire -

Dans un pays où la moitié de la population souffre de la faim selon l’ONU, un premier convoi d’aide humanitaire est passé en Syrie depuis la Turquie sans l’accord de Damas, ont annoncé les Nations unies.
Les neuf camions transportent des vivres, du matériel sanitaire ainsi que des équipements pour purifier l’eau et construire des abris, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies.

Il s’agit de la première application d’une résolution adoptée le 14 juillet par le Conseil de sécurité de l’ONU autorisant les passages transfrontaliers de convois humanitaires venant de Turquie, Jordanie et Irak sans l’accord préalable du gouvernement syrien.

L’ONU évalue à 10,8 millions le nombre de Syriens ayant besoin de secours.

Par ailleurs, les armes chimiques syriennes devant être détruites dans des usines spécialisées en Finlande, Grande-Bretagne et aux Etats-Unis ont été livrées, selon l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée de superviser le processus.

Ce processus est le fruit d’un accord russo-américain ayant permis d’éviter une intervention militaire américaine après que Damas eût été accusé d’avoir utilisé du gaz sarin dans une attaque ayant fait des centaines de morts à l’été 2013.
AFP


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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 14 Aoû 2014, 7:43 pm




Moyen-Orient

En Syrie, le pire massacre commis par les djihadistes de l'EIIL

© AFP - Alep, 2014
Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/07/2014

Plus de 270 personnes ont été tuées par les djihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) lors de la prise d'un gisement de gaz en Syrie, près de Homs, jeudi. C'est l'une des pires atrocités commises par ce groupe sur le sol syrien.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a indiqué qu’il s’agissait de la plus meurtrière opération de l’EIIL en Syrie. Plus de 270 personnes ont été tuées – la plupart exécutée – par les combattants de l’État islamique en Irak et au Levant à Chaer, dans la province de Homs (centre), près du site archéologique de Palmyre, jeudi 17 juillet.

"La grande majorité a été exécutée par balle après avoir été emprisonnée suite à la prise d’un champ [de gaz à Chaer]", a déclaré Rami Abdel Rahmane le directeur de l'OSDH. En tout, "plus de 270 personnes ont été tuées dans le champ gazier", a-t-il ajouté. C’est l'une des pires atrocités commises par ce groupe ultra-radical opérant également en Irak.

La plupart des victimes sont des gardes du gisement et des volontaires armés chargés de la sécurité du champ. Selon l'OSDH, ils venaient de villages alaouites, communauté du président syrien haïe par l'EIIL. Au moins 11 ouvriers figurent également parmi les victimes.

Une vidéo, prise par les djihadistes et publiée sur YouTube, montre des dizaines de corps gisant dans le site désertique. Certains semblent avoir reçu une balle dans la tête, d'autres sont mutilés.

L'EIIL, qui contrôle de larges territoires en Syrie et en Irak et avait annoncé fin juin l'établissement d'un "califat" islamique, est accusé des pires atrocités, comme des crucifixions et des exécutions sommaires. Et en 24 heures, deux femmes accusées d'"adultère" ont été lapidées par les combattants du groupe.

Les forces du régime ont repris samedi une partie du champ de gaz

Samedi, des forces du régime envoyées en renfort sont parvenues à "reprendre de larges parties de Chaer", et tentaient de remettre la main sur des zones des environs contrôlées par l'EIIL. Cette contre-offensive du régime s'est soldée par au moins 40 morts du côté de l'EIIL et 11 du côté des soldats, en plus de plusieurs dizaines de blessés, selon l'OSDH. Damas n'a pas donné de bilan officiel.

Le groupe sème la terreur dans les régions sous sa domination."L'État islamique a commis un nombre incalculable de crimes de guerre", a dénoncé l'OSDH, alors que la Syrie est ravagée depuis trois ans par une guerre civile.

L'EIIL s'est déjà rendu maître de plusieurs champs pétroliers dans la province de Deir Ezzor (est). "Ce groupe aspire à conquérir plus de zones stratégiques, notamment là où se trouvent les gisements gaziers et pétroliers", selon M. Abdel Rahmane.

Avec AFP



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 17 Aoû 2014, 6:57 pm



AFP 16-08-2014 - 21:27
Syrie: les jihadistes de l'EI tuent 700 membres d'une tribu, avancent à Alep

Les jihadistes de l'Etat islamique (EI), engagés dans la guerre en Syrie, ont tué ces deux dernières semaines plus de 700 membres d'une tribu dans l'est du pays et avançaient samedi dans la province d'Alep face aux rebelles, selon une ONG.

L'opposition en exil a, de con côté, appelé les Occidentaux, en tête desquels les Etats-Unis, à agir "rapidement" contre l'EI et le régime syrien, à l'instar de leur intervention en Irak, un appel indirect à des frappes aériennes contre ses deux ennemis.

Les combattants ultra-radicaux de l'EI combattent en Syrie, où ils contrôlent plusieurs régions, aussi bien le régime de Bachar al-Assad que les rebelles et les groupes islamistes comme le Front al-Nosra, la branche irakienne d'Al-Qaïda.

Ils ont parallèlement lancé en juin une offensive d'envergure chez le voisin irakien, où ils se sont emparés de larges pans du territoire, proclamant un califat islamique sur les régions qu'ils contrôlent à cheval entre la Syrie et l'Irak.

Ces deux dernières semaines en Syrie, ils ont tué plus de 700 membres de la tribu sunnite des Chaïtat, qui a tenté de se rebeller contre leur autorité dans la province riche en pétrole de Deir Ezzor (est), contrôlée en grande partie par l'EI, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi les morts, "100 sont des membres armés de la tribu et le reste des hommes civils", a indiqué l'ONG, précisant qu'ils avaient été "tués dans les villages de Ghranij, Abou Hamam et Kashkiyé".

Selon le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "le sort de près de 1.800 membres de cette tribu est inconnu".

- Bataille cruciale à Alep -

La tribu des Chaïtat se bat depuis fin juillet contre l'EI dans ces trois villages après la rupture d'un accord entre les deux camps, en vertu duquel la tribu ne s'opposerait pas à l'EI qui de son coté s'abstiendrait de s'en prendre à ses membres.

L'EI a pris de nouveau le contrôle des trois village la semaine dernière.

Dans le nord du pays, l'EI progressait vers les bastions rebelles de Marea et Azaz, après s'être emparé d'une dizaine de localités dans la province d'Alep frontalière de la Turquie, selon l'OSDH et un militant.

Une prise d'Azaz et de Marea, autour desquelles les combats font rage, pourrait porter un coup fatal à la rébellion qui tente depuis trois ans de renverser le pouvoir à Damas et combat dans le même temps l'EI.

Si l'EI s'empare de Marea et d'Azaz il coupera la principale route d'approvisionnement des rebelles.

"Pour les rebelles, il s'agit d'une des plus importantes batailles contre l'EI (...)", a déclaré à l'AFP le militant Abou Omar. "Les rebelles ont envoyé beaucoup de renforts et d'armes" sur place.

L'opposition syrienne a mis en garde contre la progression de l'EI vers Marea, estimant "que le danger que représente ce groupe en Irak et en Syrie est indivisible".

Le chef de la Coalition nationale syrienne (CNS), l'opposition en exil, Hadi al-Bahra, a d'ailleurs appelé indirectement à des frappes aériennes contre l'EI et le régime Assad.

- Appel de l'opposition à des frappes -

"Au nom de l'Humanité, j'appelle l'ONU, et tous les pays qui croient en la liberté, avec à leur tête les Etats-Unis, à agir face à la situation en Syrie de la même manière qu'ils le font dans le Kurdistan irakien (car) les causes sont les mêmes, l'ennemi est le même", a dit M. Bahra en Turquie.

Parallèlement à la progression des jihadistes, les rebelles syriens font face également à l'avancée des forces du régime en périphérie de la ville d'Alep, selon l'OSDH.

Et à Damas, une personne a été tuée samedi et 29 blessées dans la chute d'obus tirés par les rebelles sur plusieurs quartiers du centre de la ville, selon l'OSDH.

Les Occidentaux qui soutiennent la rébellion lancée en 2011 contre le régime Assad ont refusé de l'armer ou l'aider militairement, affirmant craindre que les armes tombent dans les mains des extrémistes.

Le conflit en Syrie a éclaté avec la répression en mars 2011 de manifestations pacifiques réclamant des réformes politiques, qui a poussé des soldats ayant fait défection et des civils à prendre les armes contre le régime. Il est ensuite devenu multiforme avec l'implication de groupes infiltrés de l'étranger, comme le Front al-Nosra et l'EI.

En près de trois ans et demi, plus de 170.000 personnes y ont péri.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 27 Aoû 2014, 2:26 am



Le Point - Publié le 27/08/2014 à 11:43

Selon une commission d'enquête de l'ONU, les exécutions publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sont devenues un "spectacle ordinaire".

Les djihadistes sunnites de l'État islamique. © ASHRAF AMRA / APA IMAGES / SIPA

Les exécutions publiques de civils les vendredis dans les zones syriennes sous contrôle de l'État islamique (EI) sont devenues un "spectacle ordinaire", a dénoncé mercredi une commission d'enquête de l'ONU dans un rapport. "Les exécutions dans les lieux publics sont devenues un spectacle ordinaire les vendredis à Raqqa et dans les zones contrôlées par l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans la province d'Alep", indique la commission d'enquête internationale de l'ONU, soulignant qu'il s'agit de crimes contre l'humanité.

Ces exécutions sommaires ont pour objectif d'"instiller la terreur parmi la population" et de s'assurer que cette dernière est soumise à son autorité, ajoute-t-elle. D'après le rapport, les djihadistes encouragent et obligent même parfois la population à assister à ces exécutions, d'après les enquêteurs. La majorité des victimes sont des hommes, mais plusieurs garçons âgés de 15 à17 ans ont aussi été exécutés sommairement, ainsi que des femmes. La commission a été mandatée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour enquêter et enregistrer toutes les violations du droit international relatif aux droits de l'homme en Syrie.

Dans ce dernier rapport, les enquêteurs accusent une fois de plus le gouvernement de commettre des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. Les groupes armés non étatiques sont également accusés de commettre des crimes de guerre. La commission d'enquête soupçonne par ailleurs Damas d'avoir largué des barils d'explosifs additionnés de chlore à Kafr Zeita, à Al-Tamana'a et à Tal Minnis (ouest). "Il existe des motifs raisonnables de croire que les armes chimiques, probablement du chlore, ont été utilisées" huit fois sur une période de 10 jours en avril, écrivent les enquêteurs.




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 22 Sep 2014, 5:36 pm



Plus de cent mille Kurdes fuient la Syrie pour se rendre en Turquie

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 22.09.2014 à 08h11• Mis à jour le 22.09.2014 à 21h34


Plusieurs dizaines de milliers de Kurdes de Syrie sont arrivés en Turquie ces derniers jours, fuyant la poussée des djihadistes de l'Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie. « Le gouvernement [turc] a annoncé le nombre de cent mille et a confirmé » ce chiffre, a déclaré, lundi, Melissa Fleming, une porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). « Plus de cent trente mille Kurdes de Syrie ont fui vers la Turquie », a surenchéri le vice-premier ministre de la Turquie, Numan Kurtulmus. « Nous nous sommes préparés au scénario du pire, soit l'afflux de centaines de milliers de réfugiés ».

L'EI s'est emparé d'une soixantaine de villages proches de la frontière turco-syrienne, longue de 900 kilomètres, et plusieurs milliers de ses combattants se rapprochent d'Aïn Al-Arab, ville-frontière appelée Kobané en kurde. La troisième ville kurde de Syrie avait été relativement épargnée par le conflit, et quelque deux cent mille déplacés syriens y avaient trouvé refuge, selon l'Organisation des Nations unies (ONU).

TROIS ANS DE PASSAGE EN DEUX JOURS

Vendredi, la Turquie a décidé d'ouvrir sa frontière aux réfugiés syriens qui avaient commencé à quitter jeudi le secteur d'Aïn Al-Arab. Mais des heurts, dimanche, ont provoqué la fermeture de la majorité des points de passage, des dizaines de réfugiés attendant encore de franchir les barbelés.

« Afin de procéder à des contrôles d'identité et d'apporter les premiers soins, vacciner ces gens si nécessaire, un seul point de passage est ouvert pour les déplacés syriens », a précisé lundi un responsable de la Direction de gestion des crises et catastrophes naturelles (AFAD).

« Je ne crois pas qu'en trois ans et demi nous ayons déjà vu cent mille personnes franchir la frontière en deux jours », déclarait, dimanche, à Ankara, Carol Batchelor, représentante du HCR en Turquie. L'organisme onusien a évoqué la fuite possible de « centaines de milliers » de personnes.

LE PKK APPELLE LES KURDES DE TURQUIE À COMBATTRE

Depuis l'offensive éclair de l'EI en juin dans le nord de l'Irak, les pays occidentaux ont accru leurs contacts avec le principal parti politique kurde syrien, le Parti de l'union démocratique (Partiya Yekitiya Demokrat, PYD), dont les unités de protection du peuple (Yekineyen Parastina Gel, YPG) sont la branche armée. Ces dernières affirment disposer de cinquante mille combattants et estiment qu'elles devraient être un allié naturel au sein de la coalition que les Etats-Unis s'efforcent de bâtir contre l'EI.

Une éventuelle coopération avec les YPG paraît toutefois complexe à mettre en place en raison des liens des Kurdes syriens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) — organisation des Kurdes de Turquie considérée comme terroriste par Ankara, les Etats-Unis et l'Union européenne —, qui a d'ailleurs appelé les Kurdes de Turquie à combattre les djihadistes en Syrie.

Côté irakien, un officier de l'armée a annoncé lundi dans la soirée que six kamikazes de l'EI ont attaqué dimanche une base de l'armée à l'ouest de Bagdad, tuant 40 soldats et en capturant 70 autres. Quatre kamikazes ont fait exploser des véhicules blindés sur la base et deux autres ont fait sauter des ceintures explosives, a précisé l'officier.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 11 Oct 2014, 12:27 am

Le PKK est considéré en Occident comme un mouvement terroriste sûrement à cause de la Turquie
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 29 Déc 2014, 12:05 am




Syrie: près de 2.000 personnes exécutées par l'EI en 6 mois

Publié le 28-12-2014 à 16h35
Mis à jour à 21h06

Beyrouth (AFP) - Près de 2.000 personnes en Syrie, dont la moitié des membres d'une importante tribu sunnite, ont été exécutées par le groupe Etat islamique (EI) depuis l'annonce fin juin de l'établissement de son "califat", rapporte dimanche une ONG.

"L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a pu documenter l'exécution de 1.878 personnes aux mains de l'Etat islamique en Syrie depuis l'annonce de son 'califat' le 28 juin jusqu'au 27 décembre", indique l'ONG qui dispose d'un large réseau de sources civiles, médicales et militaires.

Ces victimes ont été abattues par balles, décapitées ou lapidées jusqu'à mort dans les provinces de Deir Ezzor (est), Hassaka (nord-est), Raqa et Alep (nord), Homs et Hama (centre), d'après l'Observatoire.

Sur les 1.878, 1.175 sont des civils dont quatre enfants et huit femmes. Parmi eux figurent 930 membres de la tribu sunnite des Chaïtat, qui s'est rebellée contre l'EI durant l'été dans l'est de la Syrie.

En outre, le groupe extrémiste a exécuté 502 soldats et miliciens pro-régime lors de combats ou après les avoir enlevés.

Il a également tué 120 de ses propres membres ayant tenté en majorité de fuir pour revenir dans leur pays et 80 rebelles syriens et membres du groupe rival le Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.

L'OSDH estime que le nombre réel des personnes exécutées est supérieur à 1.878 en raison de la présence de centaines de disparus dans les geôles de l'EI.

D'après des analystes, les exécutions par les jihadistes de l'EI, souvent filmées et diffusées sur internet, visent à terroriser les civils et les groupes qui tentent de se rebeller contre eux, mais aussi à attirer de nouveaux jihadistes dans leurs rangs.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 16 Avr 2015, 5:45 pm



Syrie : honnêtement, qui veut la paix?

Le 15 avril 2015

Communiqué de presse, Mareil-Marly, 15 avril 2015

Arrêtons le double jeu ! En ce moment, on tue à grande échelle à Alep, deuxième ville de Syrie, et personne ne réagit. Pourtant les évêques d’Alep viennent de lancer un réel cri d’alerte : cela ne peut plus durer !

Nous sommes face à un nouveau génocide et il ne sert à rien de se disputer sans fin pour savoir si on peut utiliser ce mot, que ce soit pour les arméniens en 1915 ou pour les chrétiens du Moyen-Orient en 2015. La réalité, c’est que les chrétiens sont en train de disparaître sous nos yeux. Les chrétiens ne sont pas les seuls visés dans ce massacre qui se déroule à Alep mais tous les habitants de la ville. Allons-nous laisser cette population se faire massacrer par les djihadistes sans rien dire et sans rien faire ? Serons-nous complices de cette horreur ? Et après ? Il y a eu Mossoul, maintenant Alep, mais ensuite ? L’Europe ? Le front se rapproche.

L’AED (Aide à l’Eglise en Détresse) est particulièrement active sur le terrain : plus de 12 millions d’euros ont été envoyés depuis 2011 pour soutenir les chrétiens en Syrie et en Irak (6 millions dans chaque pays). Depuis 4 ans, la situation ne cesse de se détériorer en Syrie. Il y a déjà 220 000 morts et 12 millions de déplacés, c’est-à-dire plus de la moitié de la population. Qu’attendons-nous pour réagir ? Peut-on continuer à élaborer des stratégies politiques de renversement de régime pour faire plaisir à nos « partenaires » de la Péninsule arabique, alors que chaque jour supplémentaire plonge la population locale dans un gouffre toujours plus profond d’horreur et de désespérance ?

Nous demandons:

1/ la fin de l’armement et du financement des djihadistes, officiellement modérés ou pas, du Nord-Est syrien.

2/ la mise en œuvre immédiate d’un cessez-le-feu.

3/ une aide d’urgence internationale et massive pour sauver la population d’Alep.

Marc Fromager, directeur de l’AED

Pour en savoir plus, lire sur notre site nos récents articles sur la Syrie et se procurer les Actes du dernier colloque de l’AED intitulé : Vers un Moyen-Orient, la fin des chrétiens ?

Contacts presse AED :
Natalie Chambon : natalie.chambon@aed-france.org - 01 39 17 30 17 – 06 62 03 06 30



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 03 Mai 2015, 6:54 pm




Plus de 220 000 morts dans la guerre en Syrie

Le Monde | 16.04.2015 à 10h51 • Mis à jour le 16.04.2015 à 12h27


L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a « comptabilisé 222 271 morts depuis le début de la révolte en mars 2011 », selon le directeur de l'organisation non gouvernementale qui dispose d'un large réseau de sources en Syrie.

Selon Rami Abdel Rahmane, le nombre de morts parmi les civils se montent à « 67 293, dont 11 021 enfants ». Parmi les combattants anti-régime tués, 39 848 sont des rebelles syriens et 28 253 sont des djihadistes étrangers.

Du côté des forces soutenant le régime, l'ONG dénombre 46 843 soldats morts, 34 872 miliciens des Forces de défense nationale, 682 membres du Hezbollah (organisation chiite libanaise) et 2 844 miliciens chiites venus d'autres pays.

Le bilan ne comptabilise pas les quelque 20 000 disparus dont on ignore le sort, précise l'OSDH, qui estime que le nombre de morts est certainement plus élevé que les 220 000 comptabilisés.

Le conflit syrien est entré le 15 mars dans sa cinquième année avec un bilan humanitaire dramatique et un régime toujours aussi brutal, enhardi par l'inertie d'une communauté internationale davantage préoccupée par les atrocités de l'organisation djihadiste Etat islamique (EI). Selon l'OSDH, environ 5 000 personnes ont péri dans les violences depuis le 15 mars.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/04/16/plus-de-220-000-morts-dans-la-guerre-en-syrie_4616855_3218.html#DHWJST2lgO63byu4.99





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 03 Mai 2015, 6:58 pm




VIDÉO. Je suis médecin de guerre en Syrie : on parle de Daesh, mais on oublie les civils

Expert
Par Raphaël Pitti
Médecin de guerre

Depuis le début de la guerre civile en Syrie, plus de 200.000 personnes sont mortes et on dénombre 1,5 million de blessés avec des séquelles graves ou permanentes. Raphaël Pitti, médecin et formateur en médecine de guerre, s'est rendu une douzaine de fois sur place, pour tenter de sauver des vies. Il raconte son engagement, dans ce témoignage publié en partenariat avec l'émission "28 Minutes" d'Arte.

Ce qui a mené à mon engagement, c'est le fait d'apprendre que des médecins étaient tués et des hôpitaux détruits simplement parce qu'ils prenaient en charge des victimes de guerre. Cela m'a profondément choqué et m'a poussé à partir en Syrie.

Les risques sont vraiment très importants. Ce qui m'importe, c'est de réussir ce que je fais : former des médecins, des secouristes, des sage-femmes, etc. Former, c'est sauver des vies.

On est dans une situation de guerre civile, il y a une population profondément en danger. On finit par l'oublier, souvent dans les discussions on parle de Daesh, mais pas des populations, de l'humain. On ne voit que des catégories - on dit "c'est des musulmans" - mais on oublie que ce sont d'abord et avant tout des êtres humains.

Je suis catholique, croyant et pratiquant. Ma foi m'amène à essayer de sauver l'humain.

C'est impressionnant, car les gens là-bas, en dépit de la situation horrible, trouvent le temps de prier cinq fois par jour. Ils renforcent ma foi.


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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 03 Mai 2015, 7:08 pm







« Je ne cherche pas le danger, mais je suis scandalisé à l’idée de vivre si bien quand tant d’autres sont dans la misère. » Raphaël Pitti a pratiqué la médecine de guerre tout au long de sa carrière, mais aucune expérience ne l’a plus marqué que la Syrie, où il se rend régulièrement depuis 2012 pour former des médecins.



http://28minutes.arte.tv/blog/chronique/medecin-les-bombes-en-syrie/
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 03 Mai 2015, 11:00 pm

1 - TOUTES les guerres son VOULUES par l`elite

2 - Elles ont meme etees commencees par l`elite

3 - La marionnette OBAMA fait tout en son pouvoir

4 - Pour partir des guerres partout a travers le monde

5 - C`est l`elite qui a provoque la guerre en UKRAINE

6 - En SYRIE , et partout depuis les cent dernieres annees .

7 - Vous trouverez tout ceci explique sur youtube

8 - Ne croyez pas ce que l`on vous rapporte sur la tele

9 - Car elle est contrôle par l`elite donc on vous MENT .

10 - Ce n`est PAS la RUSSIE qui a declare la guerre en

11 - UKRAINE mais bien OBAMA .... IL NE FAUT PAS ETRE

12 - Tres fute pour se rendre compte que les USA se foute

13 - Le nez partout dans tous les pays en disant qu`il apporte

14 - Son aide .... mais on se rencontre bien qu`aucune aide

15 - N`est apporte et la PREUVE ? C`est qu`OBAMA n`envoye

16 - Pas des médecins , la croix rouge mais DES SOLDATS

17 - ARMES JUSQU`AUX DENTS .... POURQUOI ?

18 - Et pourquoi ne font - ils RIEN  pour empecher les terroristes

19 - D`avancer dans leurs guerres ? c`est tout simplement

20 - Parce que c`est l`elite , les USA , LA CIA , OBAMA qui ont

21 - Fabriques , crees ces guerriers et leur ont dit d`agir le plus

22 - Cruellement possible , ex: décapitations publiques et en direct

23 - Pour amener les gens a se revolter contre l`islam , mais nous

24 - Savons tous que ce n`est pas l`islam qui fait la guerre mais

25 - L`elite qui veut mettre ses mariennettes dans tous les pays

26 - Pour pouvoir MIEUX apporter leur NOUVEAU ORDRE MONDIAL .

27 - Allez sur youtube et tappez : N W O .... NEW WORLD ORDER .

28 - ILLUMINATI .... TOUT EST LA .....et ce qu`ils veulent c`est

29 - La troisieme guerre mondiale pour decimer la planete .

30 - N`y a - t - il que les RUSSES et les chinois QUI SE RENDENT

31 - COMPTE DE TOUT CELA ?

24 -  SINON POURQUOI ???? ONT-IL CREES LE BRICS ?

25 - ALLEZ SUR YOUTUBE : BRICS .



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Ven 15 Mai 2015, 8:19 pm





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International

Syrie : 23 civils exécutés par Daech près de Palmyre

Alors que la ville antique de Palmyre, classée au Patrimoine mondial de l'Humanité, à 200 km de Damas, en Syrie, est sous la menace de plus en plus proche des jihadiste, 23 civils dont 9 enfants ont été abattus, vendredi par le groupe Etat islamique.

15 Mai 2015, 22h28 | MAJ : 16 Mai 2015, 08h24

Le groupe Etat islamique a exécuté 23 civils, dont neuf enfants, dans un village près de Palmyre, une cité antique du centre de la Syrie où des combats mettent aux prises les jihadistes et l'armée syrienne.

Les combats se rapprochent de plus en plus de l'antique Palmyre, à 200 km de Damas, en Syrie. Les djihadistes se trouvent désormais à «un kilomètre». Le groupe Etat islamique a exécuté 23 civils, dont neuf enfants, dans un village près de Palmyre, une petite ville comprenant un site historique prisé par des touristes au centre de la Syrie.

Des combats mettent aux prises les jihadistes et l'armée syrienne, a indiqué vendredi soir une ONG.

«Le groupe EI a exécuté par armes à feu 23 civils, dont neuf enfants, dans le village d'Amiriyeh, au nord de Tadmor (nom en arabe de Palmyre)», a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon lui, des membres de la famille d'employés du gouvernement figurent parmi les personnes tuées près de Palmyre, un site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et menacé par les jihadistes. Jeudi, la directrice-générale de l'Unesco Irina Bokova a appelé les parties en conflit en Syrie à «protéger Palmyre et à tout mettre en œuvre pour empêcher sa destruction».

A Beyrouth, la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova s'est dit «très inquiète» de l'avance jihadiste sur Palmyre, inscrit en 1980 sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité. «Nous ne pouvons pas rester silencieux (...) C'est notre responsabilité d'alerter le Conseil de sécurité (de l'ONU) pour qu'il prenne des décisions fortes», a-t-elle dit.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a appelé à une mobilisation internationale pour empêcher la «catastrophe internationale». La Coalition de l'opposition syrienne en exil a mis en garde contre le «crime contre la civilisation» que pourrait y commettre l'EI, tout en accusant le régime de ne pas assez protéger ce site vieux de plus de 2.000 ans. L'armée syrienne a dépêché des renforts et «l'aviation bombarde les environs de Tadmor», nom de la cité en arabe.

Par ailleurs, à plusieurs centaines de kilomètres à l'est de Palmyre, l'EI s'est emparé, vendredi, en Irak du principal complexe gouvernemental de Ramadi, s'assurant ainsi le contrôle quasi-total de la capitale de la province sunnite d'Al-Anbar. Les combats continuent sur cette zone.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 07 Jan 2017, 7:05 pm




Encore et toujours, des civils ont été visés,

Etrange manière de faire la guerre !




Syrie : 43 morts dans un attentat dans le nord du pays

La ville d'Azaz, une ville rebelle à la frontière avec la Turquie, a été la cible d'une voiture piégée qui a fait au moins 43 morts, en majorité des civils.

Source AFP

Publié le 07/01/2017 à 14:06 | Le Point.fr

Des dizaines de personnes ont été blessées par la déflagration qui s'est produite sur un marché.

Au moins 43 personnes, en majorité des civils, ont été tuées samedi dans l'explosion d'un camion piégé à Azaz, une ville rebelle à la frontière avec la Turquie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Six rebelles figurent parmi les victimes de la déflagration qui s'est produite sur un marché en face d'un tribunal islamique de cette localité de la province d'Alep, selon l'OSDH.

L'identification des victimes est rendue difficile car certains corps sont entièrement calcinés, a souligné le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, ajoutant que des dizaines de personnes avaient également été blessées.

L'attentat le plus meurtrier

Une vidéo de la scène montre d'importants nuages de fumée s'élevant d'une rue jonchée de débris métalliques, nettoyée par des bulldozers. Des pompiers sont également à l'œuvre, munis de lances à incendie, pour éteindre des véhicules en feu. Des secouristes, des rebelles et des civils fouillent les décombres d'un bâtiment dont la moitié s'est écroulée.

Azaz a été la cible de plusieurs attaques et offensives des djihadistes du groupe terroriste Daech qui cherchent à s'en emparer, mais cet attentat est le plus meurtrier. En novembre, 25 personnes (civils et rebelles) avaient été tuées dans un attentat à la voiture piégée contre le siège du groupe rebelle Noureddine Zinki qui a accusé Daech. Un mois plus tôt, en octobre, au moins 17 personnes, dont 14 rebelles, avaient été tuées par l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle tenu par les insurgés, selon l'OSDH.

Le spectre de Daech

Osama al-Merhi, un avocat présent samedi sur les lieux de l'explosion, a pointé Daech du doigt. "Ce genre de crimes sont uniquement commis par le groupe terroriste Daech." "Ce sont eux qui visent les civils et les cadres qui construisent le pays", affirme-t-il à l'Agence France-Presse.

L'attentat intervient au neuvième jour d'un fragile cessez-le-feu en vigueur sur plusieurs fronts du pays en guerre mais qui exclut les territoires contrôlés par les groupes djihadistes. Plus de 310 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en mars 2011.





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 30 Jan 2017, 10:26 pm



Palmyre : l'Unesco dénonce les "crimes de guerre" de Daech


 13h19, le 20 janvier 2017, modifié à 10h26, le 23 janvier 2017

Palmyre : l'Unesco dénonce les "crimes de guerre" de Daech


Après la destruction de sites archéologiques à Palmyre par le groupe Etat islamique, l'Unesco déplore vendredi "une immense perte pour le peuple syrien".

Des trésors antiques réduits en poussière. La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a dénoncé vendredi les nouvelles destructions de trésors archéologiques par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) à Palmyre, "un crime de guerre et une immense perte pour le peuple syrien et l'humanité".

"Nettoyage culturel". Plus tôt dans la journée, des informations et des images satellitaires ont confirmé la destruction de plusieurs monuments dans la cité antique du centre de la Syrie, dont l'EI s'est à nouveau emparé en décembre après une première prise en mai 2015.

"Ce nouveau coup porté au patrimoine culturel, quelques heures après que l'Unesco ait été informée d'une exécution massive dans l'ancien théâtre de Palmyre, montre combien le nettoyage culturel conduit par des extrémistes vise à la fois les vies humaines et les monuments historiques, afin de priver le peuple syrien de son passé et de son avenir", a réagi Irina Bokova dans un communiqué. Elle a également rappelé que "la protection du patrimoine est indissociable de la protection des vies".

Daech chassé en mars 2016.Début décembre, l'EI avait créé la surprise en s'emparant de nouveau de Palmyre, cité vieille de plus de 2.000 ans, qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique, classée au patrimoine mondial de l'Humanité. Daech considérant les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie, d'énormes dommages ont été causés aux vestiges antiques du site. En mai 2015, ces pillages avaient déjà soulevé l'indignation de la communauté internationale. Le groupe djihadiste avait été chassé de la ville en mars 2016 par l'armée syrienne, appuyée par la Russie.

Vendredi, le directeur des Antiquités et musées syriens Maamoun Abdelkarim a déclaré que les djihadistes avaient notamment détruit le tétrapyle, un monument carré comportant quatre colonnes à chaque coin, érigé à l'époque de Dioclétien, à la fin du IIIe siècle, période durant laquelle la reine Zenobie atteint l'apogée de son pouvoir à Palmyre.

Exécutions publiques dans le théâtre romain. Le théâtre romain, qui compte neuf rangées de gradins, est daté du deuxième siècle de notre ère. Lors de sa première occupation de la ville, de mai 2015 à mars 2016, l'EI l'avait utilisé pour des exécutions publiques. "Dès le premier jour, je m'attendais à un terrible scénario (...). La bataille pour Palmyre est culturelle et pas politique. Je n'ai pas compris comment la communauté internationale et les acteurs du conflit syrien ont accepté que Palmyre tombe", a ajouté Maamoun Abdelkarim.



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Carnage en Syrie

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