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 Carnage en Syrie

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RAMOSI
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MessageSujet: Carnage en Syrie   Mer 16 Jan 2013, 9:26 pm

Rappel du premier message :




Maintenant, en Syrie, l'on tue des gens non armés par 80 à la fois, plus les blessés,


Et curieusement, cet évènement très récent, n'est même plus relaté dans nos Médias,


Preuve que cela devient une sorte de "routine",



Citation :
Syrie: carnage à l'université d'Alep pendant les partiels, 82 morts et 160 blessés


Le HuffPost/AFP | Publication: 16/01/2013 07:35 CET | Mis à jour: 16/01/2013 08:05 CET


SYRIE - Un carnage a ensanglanté mardi l'université d'Alep avec la mort dans une double explosion de plus de 82 personnes, en majorité des étudiants, dernier épisode en date de la guerre dévastatrice en Syrie.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début il y a 22 mois jour pour jour du conflit dans ce pays, déclenché par la répression d'un mouvement de contestation populaire contre le régime de Bachar al-Assad.


Il n'était pas possible de déterminer avec certitude l'origine des explosions ou ses responsables, rébellion et pouvoir s'en rejetant la responsabilité.

"Le bilan de l'attentat terroriste qui a visé nos étudiants s'élève à 82 martyrs et plus de 160 blessés", a dit le gouverneur Mohammad Wahid Akkad, reprenant la terminologie des autorités qui n'ont jamais reconnu l'ampleur de la contestation et accusent les rebelles de "terroristes". Le bilan a été confirmé par un médecin à l'hôpital universitaire d'Alep.

Scènes de chaos

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a en soirée fait état d'au moins 83 morts en précisant que les "martyrs sont des étudiants et des déplacés" qui ont trouvé refuge à l'université après avoir fui les combats.

Des vidéos postées par des étudiants montrent la panique dans un bâtiment universitaire. Certains pleurent, tandis que des vitres brisées et des parties du plafond effondrées jonchent le sol. Des étudiants s'approchent de la porte d'entrée, mais quelqu'un leur crie de rester à l'intérieur.

Selon des militants anti-régime, l'attaque est due à un raid aérien mené par les troupes du régime, mais une source militaire syrienne a assuré qu'elle avait été provoquée par deux missiles sol-air tirés par les rebelles et qui ont raté leur cible en tombant sur le campus.

L'agence officielle Sana a fait état de "deux roquettes tirées par des terroristes" contre l'université située dans un secteur contrôlé par l'armée dans l'ouest d'Alep, la deuxième ville du pays où les rebelles contrôlent plusieurs quartiers. "C'était le premier jour des examens trimestriels et des étudiants et des réfugiés font partie des victimes", a confirmé Sana.

Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé la fermeture mercredi des universités à travers le pays et la suspension des examens "en signe de deuil". Malgré les combats, l'université d'Alep avait ouvert ses portes à la mi-octobre.





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Ven 15 Mai 2015, 8:19 pm





Actualités |
International

Syrie : 23 civils exécutés par Daech près de Palmyre

Alors que la ville antique de Palmyre, classée au Patrimoine mondial de l'Humanité, à 200 km de Damas, en Syrie, est sous la menace de plus en plus proche des jihadiste, 23 civils dont 9 enfants ont été abattus, vendredi par le groupe Etat islamique.

15 Mai 2015, 22h28 | MAJ : 16 Mai 2015, 08h24

Le groupe Etat islamique a exécuté 23 civils, dont neuf enfants, dans un village près de Palmyre, une cité antique du centre de la Syrie où des combats mettent aux prises les jihadistes et l'armée syrienne.

Les combats se rapprochent de plus en plus de l'antique Palmyre, à 200 km de Damas, en Syrie. Les djihadistes se trouvent désormais à «un kilomètre». Le groupe Etat islamique a exécuté 23 civils, dont neuf enfants, dans un village près de Palmyre, une petite ville comprenant un site historique prisé par des touristes au centre de la Syrie.

Des combats mettent aux prises les jihadistes et l'armée syrienne, a indiqué vendredi soir une ONG.

«Le groupe EI a exécuté par armes à feu 23 civils, dont neuf enfants, dans le village d'Amiriyeh, au nord de Tadmor (nom en arabe de Palmyre)», a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Selon lui, des membres de la famille d'employés du gouvernement figurent parmi les personnes tuées près de Palmyre, un site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco et menacé par les jihadistes. Jeudi, la directrice-générale de l'Unesco Irina Bokova a appelé les parties en conflit en Syrie à «protéger Palmyre et à tout mettre en œuvre pour empêcher sa destruction».

A Beyrouth, la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova s'est dit «très inquiète» de l'avance jihadiste sur Palmyre, inscrit en 1980 sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité. «Nous ne pouvons pas rester silencieux (...) C'est notre responsabilité d'alerter le Conseil de sécurité (de l'ONU) pour qu'il prenne des décisions fortes», a-t-elle dit.

Le directeur des Antiquités et des musées syriens, Maamoun Abdelkarim, a appelé à une mobilisation internationale pour empêcher la «catastrophe internationale». La Coalition de l'opposition syrienne en exil a mis en garde contre le «crime contre la civilisation» que pourrait y commettre l'EI, tout en accusant le régime de ne pas assez protéger ce site vieux de plus de 2.000 ans. L'armée syrienne a dépêché des renforts et «l'aviation bombarde les environs de Tadmor», nom de la cité en arabe.

Par ailleurs, à plusieurs centaines de kilomètres à l'est de Palmyre, l'EI s'est emparé, vendredi, en Irak du principal complexe gouvernemental de Ramadi, s'assurant ainsi le contrôle quasi-total de la capitale de la province sunnite d'Al-Anbar. Les combats continuent sur cette zone.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 07 Jan 2017, 7:05 pm




Encore et toujours, des civils ont été visés,

Etrange manière de faire la guerre !




Syrie : 43 morts dans un attentat dans le nord du pays

La ville d'Azaz, une ville rebelle à la frontière avec la Turquie, a été la cible d'une voiture piégée qui a fait au moins 43 morts, en majorité des civils.

Source AFP

Publié le 07/01/2017 à 14:06 | Le Point.fr

Des dizaines de personnes ont été blessées par la déflagration qui s'est produite sur un marché.

Au moins 43 personnes, en majorité des civils, ont été tuées samedi dans l'explosion d'un camion piégé à Azaz, une ville rebelle à la frontière avec la Turquie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Six rebelles figurent parmi les victimes de la déflagration qui s'est produite sur un marché en face d'un tribunal islamique de cette localité de la province d'Alep, selon l'OSDH.

L'identification des victimes est rendue difficile car certains corps sont entièrement calcinés, a souligné le directeur de l'OSDH Rami Abdel Rahmane, ajoutant que des dizaines de personnes avaient également été blessées.

L'attentat le plus meurtrier

Une vidéo de la scène montre d'importants nuages de fumée s'élevant d'une rue jonchée de débris métalliques, nettoyée par des bulldozers. Des pompiers sont également à l'œuvre, munis de lances à incendie, pour éteindre des véhicules en feu. Des secouristes, des rebelles et des civils fouillent les décombres d'un bâtiment dont la moitié s'est écroulée.

Azaz a été la cible de plusieurs attaques et offensives des djihadistes du groupe terroriste Daech qui cherchent à s'en emparer, mais cet attentat est le plus meurtrier. En novembre, 25 personnes (civils et rebelles) avaient été tuées dans un attentat à la voiture piégée contre le siège du groupe rebelle Noureddine Zinki qui a accusé Daech. Un mois plus tôt, en octobre, au moins 17 personnes, dont 14 rebelles, avaient été tuées par l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle tenu par les insurgés, selon l'OSDH.

Le spectre de Daech

Osama al-Merhi, un avocat présent samedi sur les lieux de l'explosion, a pointé Daech du doigt. "Ce genre de crimes sont uniquement commis par le groupe terroriste Daech." "Ce sont eux qui visent les civils et les cadres qui construisent le pays", affirme-t-il à l'Agence France-Presse.

L'attentat intervient au neuvième jour d'un fragile cessez-le-feu en vigueur sur plusieurs fronts du pays en guerre mais qui exclut les territoires contrôlés par les groupes djihadistes. Plus de 310 000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en mars 2011.





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 30 Jan 2017, 10:26 pm



Palmyre : l'Unesco dénonce les "crimes de guerre" de Daech


 13h19, le 20 janvier 2017, modifié à 10h26, le 23 janvier 2017

Palmyre : l'Unesco dénonce les "crimes de guerre" de Daech


Après la destruction de sites archéologiques à Palmyre par le groupe Etat islamique, l'Unesco déplore vendredi "une immense perte pour le peuple syrien".

Des trésors antiques réduits en poussière. La directrice générale de l'Unesco, Irina Bokova, a dénoncé vendredi les nouvelles destructions de trésors archéologiques par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) à Palmyre, "un crime de guerre et une immense perte pour le peuple syrien et l'humanité".

"Nettoyage culturel". Plus tôt dans la journée, des informations et des images satellitaires ont confirmé la destruction de plusieurs monuments dans la cité antique du centre de la Syrie, dont l'EI s'est à nouveau emparé en décembre après une première prise en mai 2015.

"Ce nouveau coup porté au patrimoine culturel, quelques heures après que l'Unesco ait été informée d'une exécution massive dans l'ancien théâtre de Palmyre, montre combien le nettoyage culturel conduit par des extrémistes vise à la fois les vies humaines et les monuments historiques, afin de priver le peuple syrien de son passé et de son avenir", a réagi Irina Bokova dans un communiqué. Elle a également rappelé que "la protection du patrimoine est indissociable de la protection des vies".

Daech chassé en mars 2016.Début décembre, l'EI avait créé la surprise en s'emparant de nouveau de Palmyre, cité vieille de plus de 2.000 ans, qui fut l'un des plus importants foyers culturels du monde antique, classée au patrimoine mondial de l'Humanité. Daech considérant les statues humaines ou animales comme de l'idolâtrie, d'énormes dommages ont été causés aux vestiges antiques du site. En mai 2015, ces pillages avaient déjà soulevé l'indignation de la communauté internationale. Le groupe djihadiste avait été chassé de la ville en mars 2016 par l'armée syrienne, appuyée par la Russie.

Vendredi, le directeur des Antiquités et musées syriens Maamoun Abdelkarim a déclaré que les djihadistes avaient notamment détruit le tétrapyle, un monument carré comportant quatre colonnes à chaque coin, érigé à l'époque de Dioclétien, à la fin du IIIe siècle, période durant laquelle la reine Zenobie atteint l'apogée de son pouvoir à Palmyre.

Exécutions publiques dans le théâtre romain. Le théâtre romain, qui compte neuf rangées de gradins, est daté du deuxième siècle de notre ère. Lors de sa première occupation de la ville, de mai 2015 à mars 2016, l'EI l'avait utilisé pour des exécutions publiques. "Dès le premier jour, je m'attendais à un terrible scénario (...). La bataille pour Palmyre est culturelle et pas politique. Je n'ai pas compris comment la communauté internationale et les acteurs du conflit syrien ont accepté que Palmyre tombe", a ajouté Maamoun Abdelkarim.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mar 14 Fév 2017, 8:48 pm



Le 15/02/2017

RFI

Syrie: deux groupes jihadistes s’entretuent dans la région d’Idleb


Des combats entre les groupes jihadistes Fatah al-Cham et Jund al-Aqsa ont fait près de 70 morts en 24 heures. Ces affrontements reflètent les divisions croissantes dans la province d'Idleb entre ces insurgés autrefois alliés.

Des combattants du groupe Fatah al-Cham, ici en août 2016 dans la province d'Idleb.© REUTERS/Ammar Abdullah Des combattants du groupe Fatah al-Cham, ici en août 2016 dans la province d'Idleb.
Alliés d’hier, les ennemis d’aujourd’hui s’entretuent. Dans cette guerre qui les oppose, les jihadistes utilisent leurs méthodes classiques de combat. Chaque groupe envoie des voitures piégées lancées à pleine vitesse contre le camp d’en face. Dans la région d’Idleb, le front s’est embrasé. En plus des affrontements, les exécutions s’enchaînent de part et d’autre.

Chacun cherche à gagner davantage d’influence sur le terrain. Fatah al-Cham, ex-branche d'al-Qaïda en Syrie, lutte contre Jund al-Aqsa. En janvier, Fatah al-Cham avait également engagé la bataille contre plusieurs groupes rebelles modérés.

Mais selon un militant de l’opposition contacté à Idleb par RFI, sur place personne n’est dupe. Ces deux groupes terroristes qui s’affrontent sont en réalité les deux faces d’une même pièce. Rejetés par la population syrienne des zones rebelles, ils cherchent aujourd’hui à regagner la confiance populaire. Pour y parvenir, Fatah al-Cham joue ainsi la carte nationaliste. Il assure n’avoir que des combattants syriens dans ses rangs, contrairement à Jund al-Aqsa et ses jihadistes étrangers.




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 11 Mar 2017, 4:00 am




Syrie

Au moins 46 morts dans un double attentat à Damas

Par AFP — 11 mars 2017 à 11:41 (mis à jour à 14:40)

Au moins 46 morts dans un double attentat à Damas

Un double attentat dans la vieille ville de Damas a fait samedi au moins 46 morts, en majorité des pèlerins chiites irakiens, une des attaques les plus sanglantes ayant frappé la capitale syrienne en six ans de guerre.

Principale place forte du régime du président Bachar al-Assad, la capitale syrienne a été frappée par plusieurs attentats depuis le début de la guerre en 2011, même si elle est restée à l’écart des combats qui ont ravagé les autres villes et localités du pays.

«Il y a eu au moins un kamikaze qui s’est fait exploser» dans la vieille ville, située dans le sud-est de Damas, a indiqué à l’AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Il a fait état d’un bilan d’au moins 46 morts, dont de nombreux pèlerins chiites irakiens, et de «plusieurs dizaines de blessés dont certains graves» dans cette attaque qui a eu lieu près du cimetière de Bab al-Saghir situé dans le vaste quartier de Chaghour.

Le ministère irakien des Affaires étrangères a fait état d’une quarantaine de ressortissants tués et de plus de 100 blessés. Selon le ministre syrien de l’Intérieur Mohammad al-Chaar, l’attaque a visé «des pèlerins de différentes nationalités arabes». «Le but était juste de tuer», a-t-il dit.

La télévision d’Etat syrienne a rapporté de son côté 40 morts et 120 blessés, évoquant l’explosion de «deux bombes posées par des terroristes», terme qui fait référence aux ennemis rebelles et jihadistes du régime.

Soutes éventrées

La chaîne a montré des images de plusieurs bus blancs dévastés, avec des vitres brisées et des soutes éventrées. D’autres ont été en partie carbonisés. Au sol, pêle-mêle des chaussures, des lunettes, et des chaises roulantes à côté de flaques de sang. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Le secteur de l’attentat de samedi est situé dans une zone où se trouvent de nombreux mausolées chiites, considérés comme des lieux de pèlerinage, mais aussi des mausolées sunnites.

Au cours des dernières années, plusieurs attentats sanglants ont visé Sayeda Zeinab, un haut lieu de pèlerinage chiite près de Damas. La plupart des attentats ont été revendiqués par des groupes jihadistes hostiles à l’Iran et au mouvement chiite libanais Hezbollah, principaux alliés du régime de Bachar al-Assad.

L’attaque la plus meurtrière avait eu lieu le 21 février 2016 et avait fait 134 morts, dont 97 civils. Elle avait été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui contrôle des territoires notamment dans l’est du pays.

Ce groupe, qui avait mis la main sur de vastes territoires dans le nord et l’est du pays en 2014, a depuis perdu une grande partie de ses gains. Il fait actuellement face à trois forces autour de son fief de Raqa: les troupes turques et leurs alliés rebelles syriens, les forces gouvernementales syriennes appuyées par la Russie, et une alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis.



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 11 Mar 2017, 5:16 am

Pauvre Syrie

Si elle était restée chrétienne, elle n'aurait pas eu tant de malheurs
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 15 Mar 2017, 9:13 pm




Syrie : Damas frappé par deux attentats

Un kamikaze s’est fait exploser dans l’ancien palais de justice au cœur de la capitale. Deux heures plus tard, un deuxième attentat frappait l’ouest de la ville.

Le Monde.fr avec AFP | 15.03.2017 à 13h55 • Mis à jour le 15.03.2017 à 23h14

Les forces de sécurité sur les lieux de l’attaque-suicide, le 15 mars 2017, à Damas, la capitale syrienne. STRINGER / AFP

Le jour du sixième anniversaire du début de la guerre de Syrie, mercredi 15 mars, le cœur de la capitale, Damas, a été frappé par l’attaque d’un kamikaze, qui s’est fait exploser dans un tribunal, a rapporté la police.

Moins de deux heures plus tard, la télévision d’Etat rapportait qu’« un attentat terroriste a[vait] frappé le secteur de Raboué », dans l’ouest de Damas. Selon l’agence de presse officielle syrienne SANA, « un terroriste kamikaze a déclenché sa ceinture explosive à l’intérieur d’un restaurant (…) après avoir été pourchassé et cerné par les autorités compétentes », a rapporté l’agence, évoquant des « morts et des blessés » sans donner de bilan précis.

Une source policière fait état d’au moins 32 morts et d’une centaine de blessés dans la première attaque. Selon la télévision d’Etat, l’attentat s’est produit dans l’ancien palais de justice, qui abrite actuellement le tribunal religieux, chargé des affaires matrimoniales, et le tribunal pénal. Il se situe dans le quartier central d’Hamidiyé, près de l’entrée du célèbre souk de la capitale.

Un bruit « énorme »

Selon le procureur de la République de Damas, cité par la chaîne, le « kamikaze a visé les citoyens à une heure de grande affluence ». « Il a essayé d’entrer dans le tribunal et quand les policiers ont tenté de l’en empêcher, il s’est rué à l’intérieur et s’est fait exploser. »

« Nous étions paniqués, car le bruit de l’explosion était énorme », a témoigné une avocate présente dans le bâtiment. « Nous nous sommes réfugiés dans la salle de la bibliothèque, qui se situe dans les étages supérieurs », a-t-elle ajouté sous couvert de l’anonymat. « Il y avait beaucoup de sang. »

Moins de deux heures plus tard, dans le quartier de Raboué, dans l’ouest de Damas, un autre kamikaze « a déclenché sa ceinture explosive à l’intérieur d’un restaurant après avoir été pourchassé et cerné » par les services de sécurité, selon la SANA. La police évoque 25 blessés.

Le double attentat n’avait pas été revendiqué mercredi soir mais, fait rare, le groupe rebelle islamiste Ahrar Al-Cham a publié un communiqué « condamnant dans les termes les plus forts les attentats terroristes criminels ».

Samedi 11 mars, la capitale syrienne avait été secouée par un double attentat, qui a fait 74 morts, qui a été revendiqué par le Front Fatah Al-Cham, l’ex-Al-Qaida en Syrie.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/03/15/syrie-une-vingtaine-de-morts-dans-un-attentat-suicide-a-damas_5094898_1618247.html#AU4BtyoYGTFx0yAF.99



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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 05 Avr 2017, 8:29 pm



Syrie : ce que l'on sait de cette attaque chimique

La communauté internationale pointe du doigt la responsabilité du régime syrien. Au total, 72 personnes sont décédées.

Claire Gaveau

et AFP

publié le 06/04/2017 à 07:11


La Syrie a une nouvelle fois vécu l'horreur. Mardi 4 avril, la ville de Khan Cheikhoun, dans la province d'Idleb, a été bombardée par des avions militaires. Mais ce raid aérien interroge grandement. De nombreuses victimes ont en effet souffert d'intoxication ou encore d'évanouissement laissant penser à une attaque chimique.

Cette zone, située au nord-ouest du pays est aujourd'hui en grande partie entre les mains des rebelles mais aussi des jihadistes, dont la plupart serait issus de l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

Le journal de 7h30 : Trump s'en prend à Assad après l'attaque chimique en Syrie 

Selon un dernier bilan revu à la hausse, les conséquences humaines sont lourdes. Au moins 72 personnes, dont 20 enfants, sont mortes et 170 ont été blessées dans cette attaque aérienne. "Il y a également 17 femmes parmi les victimes et le bilan pourrait encore augmenter car il y a des personnes disparues", a précisé l’OSDH, l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Pourquoi parle-t-on d'une attaque chimique ?

Selon plusieurs médecins sur place, les symptômes relevés sur les patients sont similaires à ceux constatés sur des victimes d'une attaque chimique, notamment avec des pupilles dilatées, des convulsions et de la mousse sortant de la bouche. De plus, le nombre de victimes recensées dans ce raid alimente la thèse de cette attaque chimique.

Interrogé par Franceinfo, Olivier Lepick, chercheur associé à la fondation pour la recherche stratégique, spécialiste des armes chimiques, évoque la possibilité du gaz sarin. "À ce stade de l'enquête, je crois qu'il faut rester extrêmement prudent. Il y a un faisceau de présomptions, qui laisse à penser qu'il s'agit effectivement d'une attaque chimique. Des tableaux cliniques pourraient laisser penser à un neurotoxique organisphoré de type gaz sarin", explique-t-il.

Qui est mis en cause dans cette attaque ?

De plus, le recours à ces armes chimiques, bien qu'interdites, a déjà eu lieu dans cette région. Si la Syrie est censée avoir détruit son arsenal aux termes d'un accord américano-russe, le régime a été suspecté à plusieurs reprises d'avoir à nouveau utilisé des armes chimiques comme en 2013 à Damas où plus de 1.800 personnes étaient décédées.

C'est une nouvelle fois le cas à Khan Cheikhoun. Le régime de Bachar al-Assad est directement accusé d'avoir commandité cette attaque même s'il a "catégoriquement démenti" ses accusations. "Toutes les preuves que j'ai vues suggèrent que c'était le régime d'Assad (...) utilisant des armes illégales en toute connaissance de cause sur son propre peuple", a déclaré Boris Johnson, ministre des Affaires étrangères britannique, ce jeudi 5 mars.

La veille, François Hollande avait également évoqué la "responsabilité" du président syrien dans ce "massacre" tout en pointant également du doigt la "complicité" et la "responsabilité morale" de certains alliés du régime. "Comme à la Ghouta le 21 août 2013, Bachar al-Assad s'en prend à des civils en utilisant des moyens bannis par la communauté internationale", a affirmé le chef de l'État.

Comment réagit la communauté internationale ?

Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont présenté mardi un projet de résolution au Conseil de sécurité, condamnant l'attaque chimique en Syrie et appelant à une enquête complète et rapide. Le projet a été distribué aux quinze membres du Conseil à la veille d'une réunion d'urgence demandée par Paris et Londres.

Le texte "condamne dans les termes les plus forts l'usage d'armes chimiques" en Syrie, en particulier l'attaque de Khan Cheikhoun et demande que la commission d'enquête de l'OIAC, mandatée par l'ONU, commence immédiatement à travailler pour identifier les auteurs de cette dernière attaque. Le projet de résolution demande également à la Syrie de fournir les plans de vol et toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque. Enfin, le texte menace d'imposer des sanctions en vertu du chapitre 7 de la charte des Nations unies.

Mais les divisions persistent sur la scène internationale. Si la Russie a évoqué le bombardement d'un atelier de fabrication de bombes avec des substances toxiques par le régime syrien, elle a tout de même jugé "inacceptable" en l'état le projet de résolution présenté par les trois pays occidentaux. En cas d'échec des discussions à l'ONU, les États-Unis prendront des mesures unilatérales en Syrie.




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mar 18 Avr 2017, 6:43 pm



Syrie : au moins 68 enfants parmi les 126 morts de l'attentat contre des habitants évacués

16 avr. 2017, 14:01

- Avec AFP
Syrie : au moins 68 enfants parmi les 126 morts de l'attentat contre des habitants évacués© Ammar Abdullah Source: Reuters
L'attaque du convoi de bus à Rachidine, le 15 avril


Le bilan de l'attaque sanglante contre des civils qui évacuaient des localités loyalistes ne cesse de s'alourdir. Le pape François a condamné une attaque «ignoble», qui aurait coûté la vie à 68 enfants selon l'OSDH.

Le bilan toujours provisoire de l'attentat à la camionnette piégée du 15 avril, à Rachidine, s'élèverait désormais à 126 victimes dont 68 enfants selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Il s'agit de l'un des attentats les plus sanglants depuis le début du conflit il y a plus de six ans. Ce dernier a déjà fait plus de 320 000 morts, ainsi que des millions de déplacés et de réfugiés.

L'attaque s'est produite dans la localité de Rachidine, où avaient été bloqués des dizaines de bus transportant des personnes évacuées de Foua et Kafraya, des localités loyalistes assiégées par les rebelles dans la province d'Idleb, dans le nord du pays.

Attention, le contenu de cette vidéo est susceptible de choquer certaines personnes

Auteur: وكالة ثقة

L'ONU horrifiée

Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l'ONU, Stephen O'Brien, s'est dit «horrifié» par cette attaque «monstrueuse et lâche». «Ses auteurs ont fait preuve d'une indifférence éhontée pour la vie humaine», s'est-il emporté.

Le pape dénonce une attaque «ignoble» sur les réfugiés

Le pape François a également eu des mots pour les victimes de la guerre en Syrie et de cet attentat dans sa traditionnelle bénédiction urbi et orbi, le 16 avril.

Devant des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, le pape argentin a imploré Dieu d'apporter «la paix à tout le Moyen-Orient» et d'aider «tous ceux qui s’emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort».

«Hier [le 15 avril] a eu lieu une attaque ignoble contre des réfugiés en fuite», a-t-il en outre dénoncé en référence à l'attentat de Rachidine.


Auteur: RT France

La France condamne «fermement» l'attentat

Dans un communiqué de presse, le ministère des Affaires étrangères français a fait part de sa condamnation ferme de «l’attentat qui a coûté la vie à des dizaines de civils, parmi les lesquels de nombreux enfants, samedi 15 avril, à Rachidine, en Syrie».

«Les attaques contre les civils sont inacceptables quels qu’en soient les auteurs. Les responsables de ces crimes abjects devront rendre des comptes à la justice», a poursuivi le porte-parole du ministère dans cette déclaration, en appelant «à la protection des personnes évacuées et au strict respect du droit international humanitaire».

Le processus d'évacuation de milliers de Syriens vivant dans quatre localités assiégées – Madaya et Zabadani, près de Damas, pour les rebelles, ainsi que Foua Kafraya pour les loyalites – avait démarré le 14 avril, en vertu d'un accord signé par le Qatar, soutien de la rébellion, et l'Iran, allié du président Bachar el-Assad.

Le lendemain, l'évacuation avait été bloquée sur la route de Rachidine, les personnes évacuées attendant pendant des heures dans leurs bus en raison de désaccords entre parties adverses.




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 19 Avr 2017, 12:16 am

Le pape François maintenant ! Il proclamme que "le Coran esr un livre de paix" ert a abandonné tous les chrétiens du Moyen-Orient aux islamistes.

Comme hypocrite, on n'a jamais fait aussi cynique.

Marmhonie, catholique romain pratiquant lucide.
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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mer 19 Avr 2017, 4:37 am





@Marmhonie a écrit:
Le pape François maintenant ! Il proclamme que "le Coran esr un livre de paix" ert a abandonné tous les chrétiens du Moyen-Orient aux islamistes.

Comme hypocrite, on n'a jamais fait aussi cynique.

Marmhonie, catholique romain pratiquant lucide.


Si il a dit cela,

C'est qu'il ne l'a pas lu..., et il est pas le seul à ne pas l'avoir fait,

C'est un tort ! scratch


Mais ce n'est pas le sujet de ce topic !







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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Jeu 22 Fév 2018, 7:52 pm



Syrie

Ghouta orientale : le carnage continue

Par Emile Boutelier — 21 février 2018 à 19:21


Une femme et des enfants cherchent un abri après des bombardements sur la ville de Hamouria, dans l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas le 19 février 2018 Photo ABDULMONAM EASSA. AFP

Depuis quatre jours, l'aviation du régime pilonne l'enclave tenue par l'opposition dans l'Est de la capitale syrienne. Le nombre de mort explose, sous l'oeil impuissant de la communauté internationale.

Ghouta orientale : le carnage continue

Pour le quatrième jour consécutif, l’ombre des hélicoptères et des avions du régime a continué de planer sur les communes en ruine de la Ghouta orientale. Après le triste record lundi, plus de 200 frappes aériennes secondées par des batteries d’artillerie ont tué mercredi une quarantaine de civils selon l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH). L’offensive aérienne, lancée dimanche par le régime de Damas, a tué 310 personnes en 4 jours et fait près de 1550 blessés.

Fosses communes

La situation humanitaire s’aggrave d’heure en heure. «Tous les hôpitaux ont fermé leurs portes lundi en raison de l’intensité des attaques, mais continuent d’effectuer des opérations en urgence pour les patients les plus critiques» a affirmé mercredi un communiqué de l’Union des Organisations de secours et de soins médicaux (UOSSM). Treize hôpitaux ont été frappés depuis dimanche selon Médecin sans Frontières.

À plusieurs reprises, les bombardements ont ciblé deux fois le même endroit, pour tuer les secouristes ou les habitants à la recherche de leurs proches. «Je suis à côté d’un hôpital, dans un abri que j’espère sûr. La situation est horrible, les raids aériens et les bombes-barrils tombent en permanence, trop vite pour que nous puissions les compter» a déclaré mercredi un photographe de l’UOSSM, Abdulrahman Ismail, quelques minutes avant de mourir dans le carnage. Une infirmière et un membre des Casques blancs ont également été tués dans la journée. À Beit Sawa, les corps des victimes, emballés dans des bâches ou des couvertures à motif, sont empilés dans des fosses communes faute de pouvoir être acheminés vers leurs familles.

Mastodonte

À en croire un chef d’État-major de la coalition pro-Assad qui s’est confié à Reuters mercredi, ces bombes sont censées dissuader les rebelles de bombarder les quartiers est de Damas. Impuissants contre les avions, ces derniers se contentent en effet de tirer roquettes et obus dans le camp adverse, tuant une quinzaine de civils depuis le début du mois. Elles pourraient aussi préparer un assaut terrestre, comme l’a laissé entendre le commandant. Après avoir renforcé ses positions autour de la zone rebelle, le régime de Bachar Al-assad a installé de nouvelles batteries d’artillerie, des mastodontes de 130 mm de calibre montés sur des camions qui font raisonner depuis mercredi matin leurs macabres tambours.

De son côté, la communauté internationale continue de s’indigner. Le Secrétaire Général des Nations unies, Antonio Guterres, a exigé mercredi «une suspension immédiate de toutes les activités militaires dans la Ghouta orientale». La Russie réclame la tenue jeudi d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU sur la situation, a déclaré ce mercredi l’ambassadeur russe aux Nations unies, Vassily Nebenzia. À la suite d’une initiative Suédo-koweitienne pour obtenir une trêve de 30 jours, le Conseil devrait voter un projet de résolution (un de plus) dans les jours à venir pour faire cesser «l’enfer sur terre».

En conférence de presse conjointe avec le président du Liberia, Emmanuel Macron a soutenu ces appels à la trêve «afin de s’assurer de l’évacuation nécessaire des civils». Jean-Yves Le Drian a annoncé des visites à Moscou et Téhéran, les deux principaux soutiens d’Assad, pour y parvenir. Un veto russe rendrait infructueuse toute initiative. En attendant, la vie dans ce qui fut un jour le «verger de Damas» paraît suspendue. «Nous attendons notre tour de mourir. C’est la seule chose que je puis dire» a raconté à Reuters Bilal Abu Salah, un habitant de Douma, la plus grande ville de la Ghouta orientale.

Emile Boutelier

http://www.liberation.fr/planete/2018/02/21/ghouta-orientale-le-carnage-continue_1631395







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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 17 Mar 2018, 9:19 pm





Syrie : l’exode des civils de la Ghouta orientale sous les bombes

Plus de 20 000 personnes auraient fui l’enclave, où l’armée du régime progresse.


LE MONDE | 17.03.2018 à 10h18 • Mis à jour le 18.03.2018 à 06h36 |  Par Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/03/17/syrie-l-exode-des-civils-de-la-ghouta-orientale-sous-les-bombes_5272475_1618247.html#JUr7qKTDvKSTuJ4f.99


Dans un chaos total, des civils continuent de fuir la Ghouta orientale, aux portes de Damas. Epuisés, munis de maigres effets, des centaines d’habitants ont emprunté, samedi 17 mars, le corridor ouvert par les forces prorégime dans le sud de l’enclave rebelle, désormais scindée en trois parties. Depuis jeudi, les départs, par des chemins de terre, se font par milliers en direction du territoire tenu par les autorités, depuis Hammouriyé et ses environs, alors que les combats s’y intensifient. Dans cette zone, l’armée et les milices alliées ont réalisé d’importantes avancées.

Le début d’exode, après un mois de bombardements aériens, rappelle les premières sorties, dans la panique, des habitants des quartiers de l’est d’Alep, lorsque l’offensive terrestre des forces prorégime avait débuté, en novembre 2016. Ces départs, depuis la Ghouta orientale, étaient un scénario redouté. Le journal syrien en ligne Enab Baladi, pro-opposition, faisait état, il y a quelques jours, de négociations entre des notables locaux du sud de la poche rebelle – notamment originaires de Hammouriyé – et le camp prorégime. Il s’agissait d’obtenir un cessez-le-feu et le maintien des civils sur place, en échange de l’évacuation de combattants, dans ce territoire dominé par Faylaq Al-Rahmane, une faction nationaliste et islamiste. Rien de cela ne s’est produit.

Cet exil, dans la violence, donne lieu à des récits opposés. Le camp loyaliste, soutenant que les civils sont pris en otage par les rebelles, décrit leur fuite comme une « libération ». L’armée a lancé, vendredi, un nouvel appel aux habitants à partir. Des militants de l’opposition dénoncent la tactique de la terre brûlée menée par le régime. Ils s’inquiètent que ces départs, depuis des localités où nombre de rues ont été transformées en champs de ruines par les frappes aériennes des forces russe et syrienne, soient irréversibles. Si, dans l’est d’Alep, d’importants retours ont eu lieu l’année passée, d’autres localités reprises par le régime, comme Daraya, proche de Damas, sont des lieux fantômes : aucun habitant n’a été autorisé à y revenir depuis l'été 2016.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un peu plus de 20 000 civils ont pris la fuite depuis jeudi. Bachar Al-Jaafari, l’ambassadeur syrien à l’ONU, a évoqué, vendredi, 40 000 départs. Les chiffres sont invérifiables. Aucune organisation internationale n’est présente pour encadrer ces départs. Les femmes, les enfants et les personnes âgées qui ont fui sont transportés vers des centres d’accueil sommaires ouverts par les autorités, où le Croissant-Rouge syrien apporte de l’aide.

L’étau se resserre dans le sud de la Ghouta orientale. Les forces prorégime y progressent, malgré la résistance opposée par les insurgés. « Il faut que des corridors sécurisés soient mis en place, exhorte, inquiet, le docteur Abou Ahed (le nom a été modifié pour des raisons de sécurité), un soignant de Kfar Batna. Le seul corridor ouvert [dans le sud] est contrôlé par le régime. Il n’y a aucune garantie de sécurité. » Les militants s’alarment du risque d’arrestation ou, pour les hommes, d’enrôlement forcé dans l’armée.

C’est à Kfar Batna que les bombardements aériens ont fait le plus grand nombre de victimes, dans la Ghouta orientale, vendredi. Au moins 64 personnes y ont été tuées, selon l’OSDH. Le docteur Abou Ahed rapporte que l’attaque s’est produite « contre un marché ». « Certains cadavres sont carbonisés. » Samedi matin, au moins 30 civils ont été tués dans des raids aériens sur Zamalka, selon l’OSDH.

Lire aussi :    La Ghouta orientale, un jardin d’éden devenu cauchemar d’un peuple  

Dans le nord de l’enclave tenue par Jaych Al-Islam, bombardements aériens et combats restent quotidiens. Mais de fragiles négociations se poursuivent entre le puissant groupe islamiste et des représentants russes. A Douma, la ville la plus peuplée de la Ghouta orientale, des militants espèrent encore qu’un accord puisse être arraché, afin d’éviter un autre exode massif de civils.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/03/17/syrie-l-exode-des-civils-de-la-ghouta-orientale-sous-les-bombes_5272475_1618247.html#JUr7qKTDvKSTuJ4f.99




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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Mar 20 Mar 2018, 8:49 pm







"Les femmes et les enfants sont installés à même le sol": En Syrie, exode massif de civils fuyant deux fronts meurtriers

AFP  Publié le  dimanche 18 mars 2018 à 08h20  - Mis à jour le  lundi 19 mars 2018 à 10h15
 
Des milliers de civils ont fui samedi en Syrie où la guerre fait rage sur deux fronts, à Afrine, enclave kurde dans le nord-ouest du pays, et dans la Ghouta orientale, dernier fief rebelle aux portes de Damas.

Le régime de Bachar al-Assad, soutenu par son allié russe, pilonne sans relâche les zones insurgées dans la Ghouta, après avoir reconquis plus de 80% du fief rebelle grâce à une offensive meurtrière lancée le 18 février, qui a poussé les civils à prendre la fuite.

A Jisrine, une localité récemment reprise par le régime, des civils marchent au milieu des décombres, emportant quelques sacs de jute et des couvertures, selon un vidéaste collaborant avec l'AFP.

Des enfants suivent le mouvement de la foule, tenant la main de leurs mères. Une jeune femme, les traits tirés, avance avec peine, les mains cramponnées à son déambulateur.


Dans le même temps, des chars de l'armée syrienne traversent la localité d'où se dégagent ici et là des colonnes de fumées, vestiges des récents combats.

Au moins 37 civils, dont quatre enfants, ont été tués samedi par des raids aériens sur les zones de la Ghouta encore aux mains des rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Et pour échapper aux bombes et à la mort, plus de 20.000 personnes ont fui ces secteurs samedi. Depuis jeudi, quelque 50.000 personnes ont été forcées à l'exode, d'après l'OSDH.

De son côté, l'armée russe a fait état de 30.000 personnes ayant fui au cours de la journée de samedi.

Les civils n'ont pas d'autre choix que de fuir vers les zones contrôlées par le régime, malgré la crainte de représailles pour certains.

Sur un autre front de la guerre qui ravage la Syrie depuis 2011, un exode massif de civils est aussi en cours dans le nord-ouest du pays.

Plus de 200.000 personnes ont quitté depuis mercredi soir la ville d'Afrine, quasi encerclée par des forces turques et des rebelles syriens qui mènent depuis le 20 janvier une offensive contre une milice kurde syrienne.

'Pas de couvertures'

Cette situation illustre la complexité du conflit, qui a commencé avec la répression par le régime de manifestations prodémocratie, mais qui implique aujourd'hui de nombreux acteurs dont des puissances étrangères sur un territoire très morcelé.

La guerre qui est entrée dans sa huitième année a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Le régime s'est emparé samedi de nouvelles localités rebelles dans la Ghouta: Kfar Batna et Saqba, contrôlant désormais plus de 80% de l'enclave rebelle, divisée en trois secteurs isolés, selon l'OSDH.

Depuis la mi-février, les bombardements dans le dernier fief insurgé aux portes de Damas ont tué au moins 1.400 civils, dont 274 enfants, selon l'OSDH.

Devant l'afflux massif de civils, des centres d'accueil ont été hâtivement préparés à la périphérie de Damas.

"On n'a pas d'endroit où dormir, pas de couvertures, les femmes et les enfants sont installés à même le sol", déplore Abou Khaled, 35 ans, qui a trouvé refuge dans une école transformée en abri temporaire.

Les principaux groupes rebelles islamistes de la Ghouta orientale --Jaich al-Islam, Faylaq al-Rahmane et Ahrar al-Cham-- se sont dits prêts à des "négociations directes" avec la Russie, sous l'égide de l'ONU, pour obtenir une trêve.

A Douma, principale ville de l'enclave, des évacuations médicales se sont poursuivies samedi pour la cinquième journée consécutive, selon un correspondant de l'AFP.

Les rebelles dans la Ghouta tirent régulièrement des obus et des roquettes sur Damas. Samedi, un civil a été tué dans un tir d'obus sur la capitale, selon l'OSDH.

'Terrifiant'

A Afrine, où les forces pro-turques encerclent quasiment la ville, un seul corridor permet aux habitants de fuir par le sud, vers des territoires contrôlés par les Kurdes ou par le régime.

"La situation est terrifiante", affirme à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. "Les civils continuent de fuir".

Des milliers de personnes ont rallié la localité de Zahra, en territoire gouvernemental. "Les gens dorment dans la rue, les mosquées, les écoles, certains même dans des voitures ou au bord de la route", a raconté un déplacé.

L'objectif affiché de l'offensive turque est de chasser de la région d'Afrine la milice kurde syrienne des Unités de protection du peuple (YPG)-- considéré comme un groupe "terroriste" par Ankara. Les YPG sont un allié clé de Washington contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

Samedi matin, 11 civils ont été tués dans un raid aérien turc alors qu'ils tentaient de fuir la ville, a rapporté l'OSDH.

La veille, 16 civils, dont deux femmes enceintes, avaient perdu la vie lorsqu'une frappe turque avait touché le principal hôpital de la ville d'Afrine, selon l'OSDH. L'armée turque a démenti. Des images de l'AFP montrent des dégâts devant l'hôpital.



http://www.lalibre.be/actu/international/les-femmes-et-les-enfants-sont-installes-a-meme-le-sol-en-syrie-exode-massif-de-civils-fuyant-deux-fronts-meurtriers-5aae12abcd702f0c1a6203a5





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 21 Avr 2018, 6:28 pm






bilan

La guerre en Syrie a fait plus de 350 000 morts en sept ans


Par  AFP   — 12 mars 2018 à 14:50  

Les décombres, ici photographiés le 14 novembre 2017, provoqués par des bombardements la veille sur la ville d'Atareb, dans la province d'Alep en Syrie. Photo Zein Al RIFAI. AFP


La guerre en Syrie a fait plus de 350 000 morts, selon un nouveau bilan fourni par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) à trois jours du 7e anniversaire du conflit.

«353 935 personnes ont été tuées depuis le 15 mars 2011», a indiqué l’OSDH qui dispose d’un vaste réseau d’informateurs à travers la Syrie.

Dans cette guerre dévastatrice, les civils ont payé un lourd tribut et continuent de le faire notamment dans l’offensive que mène le régime depuis le 18 février sur l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, en bordure de Damas.

Parmi les victimes de la guerre figurent 106 390 civils dont 19 811 enfants, a précisé l’Observatoire.

Voici le bilan en détail des 7 ans de guerre, selon l’OSDH:

- 106 390 civils, dont 19 811 enfants et 12 513 femmes

- 63 820 soldats du régime

- 58 130 membres des forces pro-régime (dont 1 630 du Hezbollah libanais et 7 686 d’autres groupes chiites étrangers)

- 63 360 jihadistes et extrémistes islamistes (dont des membres du groupe Etat islamique et d’un groupe autrefois lié à Al-Qaïda)

- 62 039 combattants d’autres forces, notamment membres de groupes rebelles non jihadistes, des forces kurdes et des soldats de l’armée syrienne ayant fait défection

- 196 personnes non identifiées dont les décès ont été répertoriés.
AFP


  http://www.liberation.fr/planete/2018/03/12/la-guerre-en-syrie-a-fait-plus-de-350-000-morts-en-sept-ans_1635581


Prions pour le retour de la Paix dans ces Pays, Irak et Syrie,

Mais aussi pour le règlement du conflit Israélo-Palestinien,

Et pour la paix dans le monde en général !
     






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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Lun 06 Aoû 2018, 10:25 pm



Les décapitations de Daesh font leur retour en Syrie

6 août 2018, 09:10

- Avec AFP

Les décapitations de Daesh font leur retour en Syrie© Stringer Source: Reuters
Drapeau de Daesh, illustration

Après l'attaque sanglante de Soueïda qui a fait 250 morts le 25 juillet, le groupe terroriste islamiste Daesh a fait plusieurs dizaines d'otages. L'un d'entre eux a été exécuté : un jeune homme de 19 ans décapité par le groupe djihadiste.

Le groupe islamiste terroriste Daesh a décapité l'un des otages enlevés le 25 juillet lors de l'assaut sanglant de Soueïda en Syrie, selon un média en ligne, Soueida24.

Lors des attaques coordonnées du mois de juillet dans la province méridionale de Soueïda, qui ont fait plus de 250 morts, le groupe djihadiste a enlevé une trentaine de femmes et d'enfants. 17 hommes sont également portés disparus d'après Soueida24.

Cette source a annoncé le 2 août l'exécution par décapitation d'un jeune homme faisant partie des otages. Cet étudiant de 19 ans avait été enlevé du village de Chabké avec sa mère, selon le journaliste Nour Radwan, qui dirige Soueida24.

Lire aussi
Illustration ©Reuters Près de 250 Syriens morts en défendant leurs villages contre Daesh dans le sud de la Syrie

Daesh n'a pas revendiqué cette exécution ni les enlèvements et n'a pas non plus publié les vidéos sur ses chaînes de propagande traditionnelles, mais les familles des personnes enlevées auraient reçu sur leurs téléphones des photos et vidéos envoyées par les djihadistes.

La famille du jeune homme décapité a ainsi reçu des photos de sa dépouille, ainsi que deux vidéos, la première montrant sa décapitation et la seconde, publiée par Soueida24, où on le voit s'exprimer : portant un t-shirt noir et assis au sol dans un paysage rocailleux, les mains attachées derrière le dos, il implore les négociateurs de répondre aux «revendications de Daesh», pour éviter que d'autres otages ne subissent son sort.


https://francais.rt.com/international/53200-syrie-daesh-decapite-otage-age-de-19-ans









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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Sam 11 Aoû 2018, 9:03 pm







Syrie. La Turquie doit mettre un terme aux graves violations des droits humains imputables à ses propres forces et aux groupes alliés à Afrin

2 août 2018, 00:00 UTC


Les forces turques donnent aux groupes armés syriens toute latitude pour commettre de graves violations des droits humains contre les civils à Afrin, ville du nord du pays, a déclaré Amnesty International le 2 août après avoir mené des recherches approfondies sur la vie sous occupation militaire turque.

Ces recherches publiées le 2 août révèlent que les habitants d’Afrin endurent de multiples atteintes aux droits humains, qui sont pour la plupart le fait de groupes armés syriens équipés et armés par la Turquie. Ces violations, sur lesquelles les forces armées turques ferment les yeux, englobent les détentions arbitraires, les disparitions forcées, la confiscation de biens et le pillage. Certains de ces groupes, et les forces turques elles-mêmes, ont réquisitionné des écoles, empêchant l'éducation de milliers d'enfants.

« L'offensive et l'occupation par l'armée turque exacerbent la souffrance des habitants d'Afrin qui ont déjà subi pendant des années un conflit meurtrier. Nous avons entendu des récits terribles de personnes placées en détention, torturées ou victimes de disparition aux mains de groupes armés syriens, qui continuent de faire des ravages parmi la population civile, sans que les forces turques n’interviennent, a déclaré Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International.

« La Turquie étant la puissance occupante à Afrin, elle est tenue d'assurer la sécurité de la population civile et de maintenir la loi et l'ordre public. Pour l’instant, ses forces armées manquent totalement à ces obligations. Elle ne peut se soustraire à sa responsabilité en se servant des groupes armés syriens pour faire le sale boulot. Sans plus attendre, la Turquie doit mettre fin aux violations commises par les groupes armés pro-turcs, amener les responsables à rendre des comptes et s'engager à aider les habitants d'Afrin à reconstruire leurs vies. »

“L'offensive et l'occupation par l'armée turque exacerbent la souffrance des habitants d'Afrin qui ont déjà subi pendant des années un conflit meurtrier.”

Lynn Maalouf, directrice des recherches pour le Moyen-Orient à Amnesty International


En janvier 2018, l’armée turque et des groupes armés syriens alliés ont lancé une offensive contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la force militaire de l'administration autonome dirigée par le Parti de l’union démocratique (PYD). Trois mois plus tard, la Turquie et ses forces alliées prenaient le contrôle d'Afrin et de ses environs, entraînant le déplacement de milliers de personnes qui ont cherché refuge dans la région voisine d'al Shahba, où elles vivent dans des conditions très difficiles.

Selon plusieurs habitants d'Afrin, les forces armées turques sont présentes en nombre dans le centre de la ville et dans plusieurs villages alentour. Le 1er juillet, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré qu’elles resteront à Afrin pour continuer d’œuvrer au développement de la région.

Entre mai et juillet 2018, Amnesty International a interviewé 32 personnes : certaines vivaient toujours à Afrin, d'autres avaient fui à l’étranger ou vers d'autres régions de Syrie. Elles ont désigné des groupes armés pro-turcs, dont Ferqa 55, Jabha al Shamiye, Faylaq al Sham, Sultan Mourad et Ahrar al Sharqiye, comme étant responsables de graves violations des droits humains.

Le 16 juillet, Amnesty International a transmis au gouvernement turc un résumé de ses conclusions préliminaires, sollicitant une réponse. Dans sa réponse du 25 juillet, celui-ci a remis en cause l'impartialité de ces conclusions en pointant l'usage d’une terminologie comme « la région d'al Shahba » et l'« administration autonome », mais n’a pas fourni d’éléments concrets.

Les forces pro-turques se livrent à des détentions arbitraires et des disparitions forcées

Amnesty International a interrogé plusieurs habitants et personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont signalé que des groupes armés avaient arrêté de manière arbitraire des civils contre rançon, pour les punir parce qu’ils avaient demandé à récupérer leurs biens, ou pour des accusations infondées d'affiliation au PYD ou aux YPG. Des sources locales ont évoqué au moins 86 cas de détention arbitraire, de torture et de disparition forcée.

Une femme ayant fui Afrin a déclaré que son oncle avait été emmené par des membres d'un groupe armé pro-turc après être rentré dans son village trois mois plus tôt : « Nous ne savons pas où il se trouve. Il était responsable du « Komine » [le comité local]. Il n'est pas membre du PYD ni des YPG. Il est retourné à Afrin parce qu'il avait peur de perdre sa maison. Il s’était installé avec son épouse dans une autre maison, notre village servant de base militaire aux forces turques. Une nuit, il a décidé de demander aux membres d’un groupe armé de le conduire chez lui pour vérifier que tout était en ordre. Ils l’ont escorté jusque chez lui, et on ne l’a pas revu depuis. Ils ont refusé de dire à son épouse où ils l'avaient emmené. »

Deux anciens prisonniers interrogés par Amnesty International ont déclaré qu'ils avaient été détenus par le groupe armé Sultan Mourad et accusés d'être membres des YPG. Ils ont affirmé avoir vu des journalistes, des enseignants, des ingénieurs, des militants, ainsi que d'anciens employés du PYD et des combattants des YPG dans la prison d’Azaz où ils étaient enfermés.

L’un d’entre eux a raconté : « J'ai été détenu près d'Afrin pendant deux mois. J'ai été transféré dans de multiples centres de détention, notamment à Maamalou, Damliou et Baadino, des villages aux alentours d'Afrin, où j'ai été interrogé par des membres de deux groupes armés et les forces armées turques. Toutes leurs questions portaient sur mes activités sur les réseaux sociaux ; ils m'ont accusé d'appartenir aux YPG car j'ai signalé des violations commises par la Turquie pendant l'offensive militaire.

« Ils m’ont emmené à la prison d'al Rai à Azaz, contrôlée par Sultan Mourad. Je n'ai pas été torturé, mais j'ai vu des membres de Sultan Mourad rouer de coups devant moi des prisonniers juste pour s'amuser, et la nuit les hurlements se répercutaient dans tout le bâtiment. J'ai été libéré sans avoir vu un juge. Je ne pensais pas sortir de là un jour. »

Les forces pro-turques responsables de la confiscation de biens

Depuis mars 2018, lorsque la Turquie et ses alliés ont pris le contrôle d'Afrin, des centaines de personnes sont retournées dans la ville à pied, à travers les montagnes, car les YPG bloquent les routes permettant d’entrer à Afrin et empêchent délibérément les personnes déplacées d’y retourner. Ceux qui ont réussi à rentrer ont bien souvent découvert que leurs propriétés avaient été confisquées et leurs biens volés par les groupes armés alliés à la Turquie.

Dix témoignages relatent que les groupes armés syriens ont confisqué des propriétés et des boutiques à Afrin. D'après des habitants déplacés, ce sont des proches et des voisins qui les ont informés que leurs maisons servaient de quartier général aux groupes armés pro-turcs ou étaient occupées par des familles déplacées de la Ghouta orientale et d'Homs.

Un enseignant réfugié dans un camp de la région d'al Shahba a déclaré que sa maison à Jenderes avait été confisquée par Faylaq al Sham : « Mon voisin m'a averti que ma maison avait été confisquée. Il m'a envoyé des photos qui montrent clairement le nom de Faylaq al Sham écrit sur le mur de la porte d'entrée. »

Trois habitants déplacés ont également signalé que des groupes armés avaient confisqué leurs boutiques. Selon le témoignage d’un homme et de son fils graphiste, qui avaient trois commerces à Afrin, un proche leur a appris que leur maison avait été confisquée par le groupe armé Ferqa 55. Ils ont reçu des photos montrant l'une de leurs boutiques convertie en boucherie par une famille de la Ghouta orientale. Le propriétaire d'une supérette dans un village près d'Afrin a appris récemment par un proche que son magasin avait été pillé et était désormais tenu par une famille originaire de la Ghouta orientale.

Une femme a déclaré : « Les familles de la Ghouta ne sont pas responsables. Elles sont déplacées, tout comme nous, et sont peut-être dans une situation pire que la nôtre. »

Les forces pro-turques se livrent au pillage de maisons et de commerces

Douze personnes ont déclaré avoir été témoins ou victimes de pillage. Plusieurs personnes déplacées ont appris par des proches que leurs maisons avaient été entièrement pillées ou vidées des équipements onéreux comme les postes de télévision, ordinateurs, machines à laver et réfrigérateurs.

Dans une interview accordée aux médias en avril, un représentant du tribunal militaire a affirmé que des actes de pillage avaient eu lieu en marge de l'offensive militaire, imputables à des militaires et à des civils, ajoutant que le tribunal avait commencé à restituer les biens à leurs propriétaires et qu'en coordination avec la police militaire d'Azaz et les forces armées turques, les responsables des pillages avaient été arrêtés et déférés au tribunal. Toutefois, un habitant rentré à Afrin en mai a déclaré : « Je suis allé voir la maison de mes parents et elle était vide. Ils ont volé tous les meubles, les appareils électroménagers et tout le reste. Les voisins ont vu l’Armée syrienne libre charger toutes les affaires dans des camions. Au moins quatre groupes armés contrôlent le village, donc ils ne savent pas lequel était responsable. »

Un habitant d'Afrin qui s'est réfugié en Allemagne a déclaré : « À Afrin, je suis propriétaire de cinq appartements et d’un commerce. Un ami m'a averti que deux de mes logements sont désormais occupés par des familles déplacées. J'ai pu obtenir le numéro de téléphone des deux familles, l'une originaire d'Harasta et l'autre de la Ghouta orientale. J’ai appelé et leur ai demandé de bien s’occuper de l’habitation, mais ils m'ont répondu que tout avait déjà été pillé lorsqu'ils se sont installés. Je venais tout juste de la rénover. Mon problème, ce n'est pas les familles qui y vivent, mais les groupes armés. »

« Toutes les parties au conflit en Syrie, notamment les YPG, les forces armées turques et les groupes armés locaux, devraient faciliter le retour sûr et volontaire des habitants d'Afrin, a déclaré Lynn Maalouf.

« En tant que puissance occupante, la Turquie doit accorder des réparations pleines et entières à ceux dont les logements ont été confisqués, détruits ou pillés par les forces de sécurité ou leurs alliés. Il est du devoir de la Turquie de garantir que les civils déplacés puissent rentrer chez eux à Afrin et bénéficient d’une mesure de restitution ou, lorsque cela n'est pas possible, d’une indemnisation. »

Les forces turques et les groupes armés alliés utilisent des écoles à des fins militaires

Depuis janvier 2018, les habitants d'Afrin n’ont quasiment pas accès à l'éducation. Ils ont expliqué que depuis mars, les enfants n'avaient pu se rendre que dans une seule école de la ville, tandis que l'Université d'Afrin, détruite et pillée, est complètement fermée. Selon d'anciens enseignants déplacés dans la région d'al Shahba, les forces turques et des groupes armés syriens alliés ont installé leur quartier général dans l'école Amir Ghabari à Afrin. Amnesty International a analysé des images satellite prises le 20 avril sur lesquelles on peut voir plusieurs véhicules blindés et un bâtiment construit récemment, qui ne s’y trouvaient pas avant que les forces turques et leurs alliés s’emparent d'Afrin le 18 mars 2018.*    

Selon des médias locaux et des habitants, en juin, les forces turques et les groupes armés ont converti l'école publique de Shara en quartier général de la police. Les forces turques se servent aussi d’une école à Jenderes comme centre de soins d’urgence, selon des habitants.

« Au titre du droit international humanitaire, et particulièrement dans des situations d'occupation, les écoles bénéficient d'une protection spéciale et l'éducation des enfants doit être assurée. Nous demandons à la Turquie de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les enfants puissent retourner à l'école et que l'université soit rapidement reconstruite et rouverte dès que possible », a déclaré Lynn Maalouf.


https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/08/syria-turkey-must-stop-serious-violations-by-allied-groups-and-its-own-forces-in-afrin/





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MessageSujet: Re: Carnage en Syrie   Dim 12 Aoû 2018, 7:37 pm



La suite...


Violations imputables au gouvernement syrien et aux YPG

À la suite de l'offensive menée en janvier 2018, des milliers de personnes ont fui vers la région voisine d'al Shahba. Au moins 140 000 personnes vivent aujourd'hui dans des camps ou des maisons endommagées sans véritable accès à des services, notamment à des soins médicaux. Les blessés et les malades chroniques doivent attendre le feu vert du gouvernement pour pouvoir se rendre à Alep, ville la plus proche où ils peuvent recevoir les soins médicaux dont ils ont besoin.

Le gouvernement syrien empêche tout déplacement depuis la région d'al Shahba vers d'autres régions de Syrie où les conditions de vie sont meilleures. Aussi, de nombreuses personnes luttant pour survivre ont dû verser de grosses sommes d'argent à des passeurs pour contourner ces restrictions.

En outre, les YPG bloquent les routes qui relient la région d'al Shahba à Afrin, empêchant délibérément les personnes déplacées de rentrer chez elles. Depuis la fin de l'offensive militaire en mars, des centaines de personnes sont rentrées à Afrin à pied, cheminant sur une route montagneuse ardue.

Une femme rentrée à Afrin début avril a raconté : « Ma tante, âgée de 60 ans, qui souffrait d'une forme sévère de diabète et d'autres problèmes de santé, est morte de déshydratation sur le chemin du retour. Les YPG ne nous ont pas laissés passer en voiture sur la route officielle, et nous avons dû marcher pendant environ cinq heures. Elle s'est retrouvée à court d'eau à la moitié du chemin. Sa fille est partie chercher une source pour lui en ramener, mais elle n'est pas revenue à temps. »

D'après plusieurs personnes, dont des membres du Croissant-Rouge kurde, le gouvernement syrien restreint l'évacuation sanitaire des civils malades ou blessés de la région d'al Shahba vers Alep. Selon le Croissant-Rouge kurde et des professionnels de santé, un seul hôpital et deux centres de soins fournissent des soins basiques et des médicaments dans la région d'al Shahba. Ils manquent d'expertise médicale et d'équipements pour effectuer des opérations chirurgicales ou soigner des maladies chroniques.

Au moment où nous rédigeons ce document, environ 300 personnes souffrant de maladies chroniques et de blessures graves attendent le feu vert du gouvernement syrien pour bénéficier d’une évacuation pour raisons médicales. Depuis mi-mars, 50 personnes seulement ont été autorisées à se rendre à l'hôpital national d’Alep pour y être soignées.

« Le gouvernement syrien et les Unités de protection du peuple kurde (YPG) exacerbent la souffrance des personnes déplacées d'Afrin : elles se retrouvent piégées dans la région d'al Shahba sans aucune raison valable et privées d'un accès adéquat à l'éducation, à la nourriture et aux soins médicaux. Elles devraient, et tout particulièrement si elles sont malades ou blessées, être autorisées à se rendre en sécurité là où elles le souhaitent, a déclaré Lynn Maalouf.

« Nous demandons à la Syrie et aux YPG de respecter le droit de circuler librement des civils et de faciliter le retour volontaire et sûr des personnes déplacées. Les autorités syriennes doivent accélérer l'évacuation sanitaire de tous les malades et blessés qui ne peuvent pas recevoir de soins adaptés dans la région d'al Shahba. »

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2018/08/syria-turkey-must-stop-serious-violations-by-allied-groups-and-its-own-forces-in-afrin/








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Carnage en Syrie

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