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 Persécutions Religieuses en Iran

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RAMOSI
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MessageSujet: Persécutions Religieuses en Iran   Dim 23 Sep 2012, 8:29 pm




Iran :

Le 12 janvier 2009

APPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 98,6 %
Chrétiens : 0,5 %
Autres : 0,9 %

Catholiques : 19 000

SUPERFICIE
1 648 195 km2

POPULATION
75 078 000 habitants

RÉFUGIÉS
1 070 488

DÉPLACÉS
-

En Iran, l’islam chiite radical est la religion d’État, et son observance est garantie par les autorités religieuses. Des discriminations et des violences sont exercées contre les autres religions, y compris contre l’islam sunnite. Il est parfois aussi difficile d’obtenir un permis de construire pour une mosquée sunnite que pour une église. Parmi les minorités religieuses, trois seulement sont reconnues par l’État islamique : les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. Les autres minorités, telles que sunnites, bahaïs, ahmadis etc. sont durement persécutées. Les bouddhistes et les hindouistes ne sont pas reconnus. Leur statut juridique est très précaire, mais ils ne subissent pas de violences.

Persécution politico-religieuse

Les minorités reconnues ont le statut de « communautés protégées », et leurs membres celui de dhimmis, ou citoyens de seconde catégorie. Ils ne peuvent pas répandre leurs croyances, ni pratiquer leur culte en dehors de leur communauté ou de leur lieu de culte ; ils sont souvent tenus de manifester leur soutien aux initiatives politiques du gouvernement « islamique ». Les attaques de ce dernier contre les États-Unis et l’État d’Israël, bien qu’ayant des visées politiques, sont toujours exprimées dans un langage religieux (« le grand Satan » et le « petit Satan »).
L’amalgame entre politique et religion permet à l’Iran de persécuter les minorités religieuses de façon indirecte, en se servant de prétextes politiques ou ethniques. Les sunnites (au Kurdistan et au Baloutchistan) sont persécutés parce qu’ils sont « sous l’influence » de la Grande-Bretagne et des États-Unis ; les bahaïs parce qu’ils sont manipulés par Israël ; les ahmadis parce qu’ils sont des « marionnettes » aux mains des puissances étrangères, etc.
Cette persécution politico-religieuse s’est encore durcie à l’occasion des élections de juin 2009, remportées par Mahmoud Ahmadinejad, une victoire contestée par les autres candidats et par une partie de l’opinion publique, ce qui a donné naissance à un mouvement d’opposition connu sous le nom de « vague verte ». Les purges des opposants et les arrestations ont été nombreuses, touchant surtout les protestants, les bahaïs et les ahmadis.




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Lun 24 Sep 2012, 6:40 pm





Le délit d’apostasie

La condamnation de l’« apostasie », c’est-à-dire de l’abandon de l’islam au profit d’une autre religion ou de l’athéisme, est fortement ancrée dans les attitudes familiales et dans celles du gouvernement. En septembre 2008, le parlement iranien a approuvé un nouveau code pénal qui punit le délit d’apostasie de la peine de mort. Cette disposition devait être soumise à l’examen d’une Commission parlementaire, avant d’être débattue et votée par le Conseil des Gardiens.
Un fait positif est survenu en juin 2009, quand un membre de la Commission parlementaire Droit et Justice a déclaré à la BBC (le 23 juin) que ladite commission avait supprimé l’amendement sur la peine de mort. Cette information a également été rendue publique par Christian Solidarity Worldwide.
Mais l’apostasie est condamnée aussi dans le milieu familial, au point que les proches d’un apostat risquent la mort.
Il est à souligner que les informations sensationnelles et artificiellement gonflées à propos de conversions en masse de musulmans donnent lieu à des vagues d’arrestations dans les communautés chrétiennes. Ainsi, le 9 février, Compass Direct News a mis en garde contre les « estimations exagérées sur les conversions, diffusées hors de l’Iran par des pasteurs bien intentionnés », qui ont pour effet de renforcer le contrôle sur les Églises. « Un pasteur des États-Unis », a dit cette agence de presse, « a déclaré que 800 000 Iraniens s’étaient convertis au Christ pendant l’année 2008… Du coup, le gouvernement, qui voit dans ce nombre élevé de conversions une menace contre son pouvoir, s’en prend aux Églises ».



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Mar 25 Sep 2012, 6:46 pm




Chrétiens

Le 21 janvier, trois chrétiens ont été arrêtés à Téhéran. Il s’agit de Jamal Ghalishorani, 49 ans, de sa femme Nadereh Jamali, tous deux d’anciens musulmans convertis depuis 30 et 15 ans respectivement, et de l’Arménien Hamik Khachikian. Leurs familles n’ont été informées ni des accusations qui pèsent contre eux, ni de leur lieu de détention. Tous trois sont membres de l’Église de l’Assemblée de Dieu dans la capitale, une Église enregistrée officiellement. Ils donnaient des cours bibliques à leur domicile. Début février, ils ont été remis en liberté sous caution dans l’attente de leur procès, sans qu’aucune accusation n’ait été formulée contre eux.
Le 5 mars, à Téhéran, deux femmes converties au christianisme ont été arrêtées. Elles sont accusées d’« atteinte à la sécurité de l’État » et de « participation à des réunions clandestines ». Elles s’appellent Maryam Rostampour, 27 ans, et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad, 30 ans. Toutes deux étaient actives dans leur Église et dans la mission, et distribuaient des bibles. Pour Amnesty International, ce sont des prisonnières de conscience. L’une des deux femmes avait déjà été mise en garde par le ministère de la Sécurité (et de l’espionnage). Elles ont ensuite été arrêtées pour les motifs indiqués plus haut sans qu’il n’existe aucune accusation formelle contre elles.
Le 18 mars, elles ont comparu devant un tribunal islamique à Téhéran, avant d’être internées à la prison d’Evin. Elles n’ont reçu aucun traitement médical, bien que souffrant toutes deux d’une infection et de fièvre.
Le 9 août, elles ont comparu devant un juge qui leur a enjoint de renoncer à leur apostasie et à revenir à l’islam, en les menaçant d’une longue peine de prison si elles n’abandonnaient pas la foi chrétienne.
Le 10 mars, un tribunal islamique de Chiraz a condamné trois chrétiens convertis, Seyed Allaedin Hussein, Homayoon Shokouhi, et Seyed Amir Hussein Bob-Annari à huit mois de prison (avec sursis) et cinq ans de « bonne conduite » (mise à l’épreuve). Ils étaient accusés d’avoir « collaboré avec des mouvements anti-gouvernementaux ». Pendant ces cinq années de « bonne conduite », ils ont l’interdiction de poursuivre leurs activités chrétiennes, de répandre leur foi et d’avoir des contacts entre eux. Le juge les a menacés de durcir le jugement et de les juger pour apostasie en cas de désobéissance. Les « mouvements anti-gouvernementaux », dont il est question dans le jugement, se réfèrent au fait de regarder et de diffuser des émissions de télévision sur Love Television et Salvation TV.
Le 19 mars, Yonathan Betkolia, une députée chrétienne assyrienne, a annoncé que le tribunal islamique avait décidé de fermer l’Église pentecôtiste assyrienne de Shahrara (dans la banlieue de Téhéran) parce qu’elle organisait des activités religieuses en persan avec la participation de musulmans qui s’étaient convertis. Betkolia avait déjà protesté précédemment contre la communauté de Shahrara parce qu’elle autorisait des « non-assyriens » (c’est-à-dire à des musulmans) à participer à ses activités.
Le pasteur de Shahrara a dit qu’il aurait pu garder l’Eglise ouverte à condition de supprimer la liturgie en persan. Craignant la fermeture, plusieurs communautés protestantes ont déjà supprimé leurs activités en farsi (persan).
Le 14 mai, les tribunaux d’Urumiyeh ont refusé une pension à Fatemeh Pauki, enseignante retraitée d’une école chrétienne de la province d’Azerbaïdjan occidental. Pauki a été mise en prison à diverses reprises et a dû s’engager à rompre tout contact avec les groupes chrétiens. Son mari a subi des violences de la part des autorités et est mort en 2005 dans des circonstances mystérieuses.
Le 14 mai, Abdul Zahra Vashahi, un retraité de 62 ans, a été arrêté dans la ville de Bandar Mahshar. Le but de cette arrestation était d’obliger son fils, John Reza Vashahi, 33 ans, qui s’est converti au christianisme et vit en Grande-Bretagne depuis 2003, à mettre fin à ses activités. John Reza Vashahi a fondé en 2008 l’association Iranian Minorities Human Rights Organization (IMHRO).
Quelques mois plus tôt, en février, le père de Vashahi avait reçu un coup de téléphone des autorités locales qui le menaçaient de l’arrêter si son fils ne mettait pas fin à ses activités. Également membre d’Amnesty International, Vashahi Junior diffuse des informations sur les persécutions des minorités, en particulier les minorités chrétiennes, et a créé un blog intitulé « JESUS pour les arabes ». Vashahi Senior, qui est musulman, a été remis en liberté après avoir été détenu et interrogé pendant six jours.
Le 31 juillet à Fashan (au nord de Téhéran), la police a fait irruption dans une réunion d’anciens musulmans convertis au christianisme. Les vingt-quatre participants ont été arrêtés et tous les objets de culte et autre matériel ont été saisis. La plupart des participants ont été remis en liberté le lendemain, mais sept d’entre eux ont été incarcérés. Il s’agit de Shahnam Behjatollah et de six autres personnes dont on ne connaît que le prénom : Shaheen, Maryam, Mobinaa, Mehdi, Ashraf et Nariman.
Deux jours plus tôt, le 29 et le 30 juillet, huit chrétiens appartenant au même groupe que celui de Fasham avaient été arrêtés à Rasht. Sept d’entre eux avaient été remis en liberté, mais un, dont on ignore le nom, est toujours détenu dans un lieu inconnu.
D’après les chrétiens locaux, la vague d’arrestations s’est intensifiée depuis les élections présidentielles controversées. De nombreux fidèles ont été arrêtés à cause de leur prétendue collusion avec les « puissances étrangères », qui serait à l’origine des manifestations contre le gouvernement (Vague verte).



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Mer 26 Sep 2012, 7:23 pm




Bahaïs

La communauté la plus durement persécutée est celle des bahaïs, qui est aussi la minorité la plus nombreuse en Iran, avec près de 300 000 croyants. Cette religion a été fondée vers 1860 par un noble persan du nom de Baha’u’llah, qui se présentait comme un nouveau prophète, continuateur de l’œuvre de Moïse, JESUS et Mahomet. Pour ce motif, elle est en conflit avec la croyance islamique selon laquelle Mahomet est le dernier prophète. Autorisée au temps des shahs, la religion bahaïe est interdite comme hérétique depuis la révolution islamique de 1979. Depuis lors, plus de 200 fidèles ont été exécutés ou assassinés, plusieurs centaines ont été mis en prison, des dizaines de milliers ont été privés de leur emploi, de leur retraite ou du droit d’exercer une activité commerciale. Toutes les institutions bahaïes sont interdites, et leurs lieux saints, cimetières et propriétés ont été confisqués par le gouvernement ou détruits. Beaucoup de bahaïs ont été condamnés pour avoir donné une instruction religieuse à leurs enfants. Les jeunes bahaïs se voient refuser l’accès dans les universités s’ils ne déclarent pas qu’ils sont « musulmans ».
Le 14 janvier, au cours d’une descente de police au domicile de onze bahaïs, six d’entre eux ont été arrêtés. Parmi eux, il y avait une femme, Jinous Sobhani, qui a travaillé avec le Prix Nobel pour la paix Shirin Ebadi, aujourd’hui en exil. Madame Sobhani était la secrétaire d’une association en faveur des victimes des mines et d’un centre pour la défense des droits humains, tous deux fondés par Ebadi et fermés en décembre 2008 sur ordre de la police. Les autres personnes arrêtées étaient Shahrokh Taef, Didar Raoufi, Payam Aghsani, Aziz Samandari et Golshan Sobhani.
En janvier, le cimetière de Khavaran (au sud-est de Téhéran) a été démoli pour faire place à un jardin public. Au moins 50 bahaïs y étaient enterrés. Dans ce cimetière, connu aussi sous le nom de « cimetière des infidèles », des centaines de victimes des premières purges du régime islamique avaient été enterrés dans les années 1980. D’après les organisations internationales, le cimetière a été détruit pour empêcher une enquête indépendante et impartiale sur les massacres survenus au début des années 1980 et en 1988. Des membres de la communauté bahaï ont dit qu’au moins 15 fidèles enterrés dans ce cimetière avaient été victimes de la répression systématique menée par le gouvernement au début des années 1980 en vue d’éliminer les bahaïs et leur religion. La plupart des tombes ne portaient pas de nom, mais seulement un numéro.
Au cours de l’année 2009, le procès des sept leaders bahaïs arrêtés en mars et en mai 2008 a été ajourné à plusieurs reprises. Tous sont détenus dans la prison d’Evin, et leurs avocats n’ont jamais reçu la notification des accusations portées contre eux. L’agence de presse semi-officielle ISNA a fait savoir que les sept accusés seraient jugés pour « espionnage au profit d’Israël, insulte envers des objets religieux et propagande contre la République islamique ». Ils sont également accusés d’être des « corrompus sur la terre ». Ces sept accusés sont Fariba Kamalabadi, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mahvash Sabet, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm.




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Sam 29 Sep 2012, 6:32 pm




Sunnites

En 2009, la répression des sunnites s’est concentrée principalement dans la province du Sistan-Baloutchistan, située à l’est du pays près de la frontière afghane et pakistanaise.
En Iran, il y a 1,4 million de Baloutchis, en majorité des sunnites appartenant à l’école hanafite. Dans cette région, le joundallah, un groupe extrémiste sunnite, mène régulièrement des attaques terroristes, tout en accusant les autorités religieuses sunnites de collaborer avec le gouvernement.
Dans cette région reculée, à la frontière avec des pays en guerre, le trafic de drogue est intense, alimenté par la pauvreté. Les investissements publics sont rares, le chômage est plus élevé qu’ailleurs, ainsi que l’illettrisme et les autres problèmes sociaux,
Le 28 mai, une attaque suicide contre la mosquée Amir al-Momenin de Zahedan a fait 19 morts et 125 blessés. Cette attaque avait été lancée durant la prière du soir par un groupe de « terroristes » qui avaient également programmé une autre attaque. Ce jour-là, dans tout le pays, les musulmans commémoraient la mort de Fatima, fille du Prophète Mahomet.
Les autorités ont immédiatement pointé le doigt contre le joundallah, et le 30 mai, trois hommes arrêtés quelques jours avant l’attaque ont été condamnés à mort. L’agence de presse semi-officielle IRNA a fait savoir qu’ils avaient avoué « avoir introduit clandestinement des explosifs en Iran et les avoir remis aux auteurs de l’attentat [de Zahedan] ». Le tribunal provincial les a condamnés en tant que mohareb (ennemis de Dieu), « corrompus sur la terre », et coupables d’« atteinte à la sécurité de l’État ».
La rapidité avec laquelle la sentence a été exécutée s’explique par la proximité des élections présidentielles (le 12 juin), et la crainte que cet attentat puisse affaiblir le soutien à Ahmadinejad.
Quelques semaines après les élections, le 14 juillet, douze autres « rebelles sunnites » ont été condamnés à mort par pendaison pour une série d’attentats parmi lesquels celui contre la mosquée de Zahedan. D’après Amnesty International, les 13 accusés n’ont pas eu un procès équitable. Initialement, leur exécution devait avoir lieu en public, mais pour des raisons de sécurité, elle est advenue en prison.
Abdulmalik Righi, le leader du joundallah, a été exécuté le 24 mai 2010. Son frère Abdulhamid Righi a été arrêté le 23 février 2010 et condamné le 20 juin 2010.
L’agence de presse semi-officielle du régime islamique ISNA a fait savoir qu’Abdulmalik Righi a été condamné à mort aux termes de la loi islamique comme « ennemi de Dieu », « corrompu sur la terre », et responsable de « 79 actes criminels ». Les médias iraniens ont annoncé que la veille de son exécution, Righi a rencontré les familles des victimes des attentats du joundallah et leur a demandé pardon. L’agence de presse ISNA a ajouté qu’avant de mourir, Righi a appelé le groupe sunnite à « ne pas persévérer dans l’erreur ».



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Dim 07 Oct 2012, 7:42 pm




26.07.2012
L'Iran poursuit méthodiquement ses persécutions religieuses
Les persécutions religieuses ne cessent de croître en Iran. L'actuel régime nazislamiste use de la force brutale et procède aussi à l'éradication culturelle des groupes et communautés qui lui déplaisent. La plus récente victime connue a pour nom Aziz Samandari, un informaticien de 40 ans, qui a été arrêté le 7 juillet dernier. Il est incarcéré à la prison d'Evin, sise au nord de Téhéran, pénitencier réservé aux prisonniers politiques. Son père l'avait précédé il y a juste vingt ans, avant d'y être pendu le 18 mars 1992. Les Samandari père et fils ont commis un «crime» impardonnable aux yeux des damnés du turban: professer la foi baha'ie, une religion qui a la non-violence pour principe d'action. Les ayatollahs lui reprochent d'avoir été créée en Iran par Baha'u'llah au XIXe siècle. Or, pour les musulmans, Mohamed clôt le cycle de la prophétie et aucune religion révélée ne peut légitimement apparaître à la suite de l'islam. Dès lors, si les juifs et les chrétiens sont - théoriquement - tolérés en Iran, il n'en va pas de même pour les baha'his qui sont systématiquement poursuivis.

Cela dit, fort de 300 000 fidèles en Iran (chiffre communiqué par la communauté internationale de cette religion), le baha'isme ne peut être aisément effacé par la dictature chiite. Dès lors, la tyrannie cléricale tente de l'éradiquer culturellement en interdisant aux baha'his l'accès aux universités. Pour leur permettre de recevoir tout de même un enseignement supérieur, le père d'Aziz Samandari a participé à la fondation d'un institut. Il l'a payé de sa vie. Impliqué, lui aussi, dans cet «Institut baha'i pour l'enseignement supérieur», son fils a donc été incarcéré pour le même motif. En outre sept baha'is, au moins, ont été condamnés, il y a peu, à des peines de 4 à 5 ans de prison, à la suite d'une descente de police dans les locaux de cet institut. (Le site ci-joint donne de plus amples renseignements).
En outre, les persécutions du régime s'abattent aussi sur des communautés qui, selon la loi islamique, devraient être «protégées». Ainsi, les protestants iraniens sont-ils visés. Leur pasteur Youssef Nadarkhani attend depuis octobre 2009 d'être exécuté pour avoir quitté l'islam et converti des musulmans au christianisme. Sa condamnation à mort a été suspendue. Il devra repasser en jugement le 8 septembre prochain.

Les confréries ésotériques, comme les «tariqa» soufies, sont également pourchassées car l'islam qu'elles proposent est considéré comme «déviant» par le clergé chiite. S'attachant à l'esprit plus qu'à la lettre, les ordres soufis ne peuvent que déplaire au pouvoir qui considère la religion, non comme une voie vers la vérité, mais en tant qu'instrument destiné au bourrage de crâne. Accusés de penser trop librement, quelque cent derviches gonabadi ont été arrêtés durant l'automne 2011.

D'une manière plus générale, ce rapport 2012 d'Amnesty International décrit l'étendue de la répression en Iran.

Les moyens pour s'opposer à la dictature nazislamiste restent limités. Mais Téhéran est soucieux de son image, comme la plupart des pays dans un monde globalisé. C'est là le point faible de la dictature enturbannée. Dès lors, la circulation de plus en plus intense de ce genre d'informations devient l'une des rares armes pour entamer, ne serait-ce qu'à long terme, sa superbe.





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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses en Iran   Mar 09 Oct 2012, 7:47 pm




Persécution des baha’is d’Iran et l’entente inter-religieuse
Persécution des baha’is d’Iran et la responsabilité des religieux dans l’entente inter religieuse

Le 24 juin 2010 les témoignages commencent à affluer et les craintes se sont confirmées. Dans le cadre d’un projet de longue date d’expulsion de ses familles baha’ies, les habitants du petit village d’Ivel dans la région de Mazendaran, au nord d’Iran ont commencé à procéder à la destruction de 50 maisons, devant les yeux incrédules et impuissant de leurs habitants. Ceux qui ont tenté de s’interposer ont été violemment pris à parti, les autorités ayant refusé d’intervenir.

Cette explosion d’intolérance religieuse à l’encontre d’une populations dont aucune faute ou méfait n’a jamais été relevée est inqualifiable et une violation des enseignements mêmes de l’Islam que ces populations prétendent se référer. La condamnation du Quran (2 : 83-87) au sujet de tels actes est sans appel :

[84] Rappelez-vous aussi que vous Nous aviez donné votre engagement de ne pas verser le sang et de ne pas vous expulser les uns les autres de vos demeures. Et vous y avez souscrit avec votre propre témoignage. [85] Or, voilà que vous vous entretuez, que vous chassez de leurs foyers certains de vos frères, en vous liguant injustement contre eux, pour les accabler d’abus et d’oppression. Et quand ils tombent en captivité, vous les rançonnez, alors qu’il vous était interdit de les expulser. Admettriez-vous seulement une certaine partie du Livre et en rejetteriez-vous le reste ? Quel traitement devra être réservé à ceux qui agissent de la sorte, sinon l’ignominie dans ce monde et le châtiment le plus impitoyable dans l’autre ? Dieu n’est pas inattentif à vos agissements. [86] Ce sont ceux-là qui ont troqué la vie future contre la vie d’ici-bas. Aucun adoucissement ne sera apporté à leurs tourments et aucun secours ne leur sera accordé.

Bien plus grave, ces actes visent une communauté religieuse qui depuis plus de 150 ans a été engagée dans la voie de la conciliation inter religieuse. Les baha’is ont réussi à former une communauté qui a pu faire travailler dans l’harmonie les persan de multiples horizons religieux et ethniques, une performance unique au Moyen Orient. Malgré les persécutions qui pèsent sur eux, quelques 300 000 persans sont prêts à confronter l’execution en annonçant ouvertement leur adhésion à ces principes. Les enseignements baha’is ne sont pas étrangers à ce courage, car ils se sentent investis d’une mission de conciliation pour la planète entière.

Baha’u’llah (1817-1892) dont la venu pour les baha’is marque l’avènement d’une civilisation mondiale, a fait de l’unité dans la diversité le thème principal de ses enseignements. Dans son dernier ouvrage, « Epître au Fils du Loup », qui résume son enseignement, Baha’u’llah souligne la mission que les baha’is sont appelés à assumer en faveur de l’union de tous les peuples de la planète :

« Les diverses confessions de la terre et les multiples systèmes de croyances religieuses ne devraient jamais être autorisés à susciter des sentiments d’animosité parmi les hommes : c’est, en ce jour, l’essence même de la foi de Dieu et de sa religion. Ces principes et ces lois, ces systèmes fermement établis et puissants ont émané d’une seule et même source et sont des rayons d’une seule et même lumière. Qu’ils diffèrent les uns des autres doit être attribué aux nécessités changeantes des époques auxquelles ils furent propagés.

Ceins-toi les reins pour l’effort, ô peuple de Baha, afin que le tumulte des dissensions et des luttes religieuses qui agitent les peuples de la terre soit apaisé, et que toute trace en soit complètement effacée. Pour l’amour de Dieu et de ceux qui le servent, lève-toi pour aider cette sublime et suprême révélation. Le fanatisme religieux et la haine sont un feu dévorant le monde, dont nul ne peut atténuer la violence. Seule la main du pouvoir divin peut délivrer l’humanité de cette désolante affliction. Songe à la guerre qui opposa les deux nations et à la manière dont les deux adversaires abandonnèrent leurs possessions et leur vie. Combien de villages furent rayés de la carte !

La parole de Dieu est une lampe dont la lumière brille en ces mots : Vous êtes les fruits d’un même arbre et les feuilles d’une même branche. Dans vos rapports les uns avec les autres, faites preuve d’un amour et d’une harmonie extrêmes, ainsi que d’amitié et de fraternité. Celui qui est l’Astre de vérité m’en porte témoignage ! La lumière de l’unité est si puissante qu’elle peut illuminer la terre entière. Le seul vrai Dieu, celui qui connaît toutes choses, témoigne lui-même de la vérité de ces paroles.

Efforcez-vous d’atteindre cette condition sublime et transcendante qui peut assurer la protection et la sécurité de toute l’humanité. Ce but surpasse tout autre but et cette aspiration est la reine de toutes les aspirations. Toutefois, aussi longtemps que les nuages épais de l’oppression qui obscurcissent le soleil de la justice ne se seront pas dissipés, il sera difficile à la gloire de cette condition d’être dévoilée aux yeux des hommes. »

Baha’u’llah continue ensuite pour souligner le rôle néfaste de certains religieux qui attisent les flammes de la discorde :

« Ces épais nuages ne sont autres que les religieux de Perse, propagateurs de vaines imaginations ; nous avons, parfois, parlé le langage du législateur et, parfois, celui du chercheur de vérité et du mystique ; notre intention suprême, notre souhait le plus élevé a toujours été, cependant, de révéler la gloire et la sublimité de cette condition. En vérité, Dieu est un témoin suffisant ! »

Toutefois, un plus loin dans ce texte, Baha’u’llah distingue nettement entre les religieux qui propagent leurs « vains imaginations » et ceux qui sont sincèrement engagés dans l’éducation spirituelle de leurs semblables en précisant :

« Par " religieux ", dans le passage cité plus haut, nous entendons ces hommes qui, extérieurement, se parent des habits du savoir mais qui, intérieurement, en sont dépourvus… »

Ces ignorants en position de pouvoir sont ainsi qualifiés par Baha’u’llah :

« Ô vous qui êtes sots et qui cependant passez pour sages ! Pourquoi prenez-vous l’apparence de bergers, alors qu’en vous-mêmes vous êtes devenus des loups acharnés contre mon troupeau ? Vous êtes comme l’étoile qui se lève avant l’aube et qui, bien qu’elle paraisse lumineuse et radieuse, égare les voyageurs de ma cité et les conduit sur les chemins de perdition….

Ô vous qui êtes sains en apparence mais intérieurement corrompus ! Vous êtes comme de l’eau claire mais amère, apparemment pure comme du cristal, mais dont pas une goutte ne sera acceptée après avoir été éprouvée par le divin Examinateur. En vérité, le rayon de soleil éclaire identiquement la poussière et le miroir ; mais leurs images réfléchies sont aussi différentes que l’étoile l’est de la terre ; Que dis-je ! Cette différence est incommensurable… ».

Quant aux savants sincères, Baha’u’llah en exalte le rang sublime ainsi :

« Cependant, les savants qui sont vraiment parés de l’ornement du savoir et de la bonté sont, en vérité, comme une tête pour le corps du monde et comme des yeux pour les nations. Les hommes ont toujours été guidés par des âmes aussi nobles, et le seront toujours. Nous supplions Dieu de daigner les aider à faire sa volonté et à suivre son bon plaisir. En vérité, il est le Seigneur de tous les hommes, le Seigneur de ce monde et de l’autre. »

Baha’u’llah conclut par cette injonction envers ses disciples :

« Fréquentez tous les hommes, ô peuple de Baha, dans un esprit d’amitié et de fraternité. Si vous possédez quelque vérité, joyau dont les autres sont privés, partagez-la en des termes d’une bonté et d’une bienveillance extrêmes. Si elle est acceptée et réalise son dessein, votre objectif est atteint. Si quelqu’un la refuse, laissez-le à lui-même et suppliez Dieu de le guider. Gardez-vous de le traiter avec malveillance. Un langage bienveillant est l’aimant naturel du cœur des hommes. C’est le pain de l’esprit qui donne un sens aux mots, c’est la fontaine lumineuse de la sagesse et de la compréhension. »

De passage à Paris en 1911, Abdu’l-Baha, le fils de Baha’u’llah, insista sur ce principe fondamental de la foi baha’ie en ces termes :

« La religion devrait unir tous les cœurs et faire disparaître les guerres et les dissensions de la surface de la terre… Si la religion devient une cause d’inimitié, de haine et de division, mieux vaudrait qu’elle n’existât pas. Abandonner une telle religion serait un véritable acte religieux… si le remède ne fait qu’aggraver le mal, mieux vaut la laisser de côté. Toute religion qui n’est pas une cause d’amour et d’unité, n’est pas une religion. Tous les saintes Prophètes… donnèrent des prescriptions pour guérir l’humanité. Aussi, tout remède qui rend malade ne provient pas du Médecin éminent et suprême ».

Voilà le contexte dans lequel ces 50 familles ont été expulsées et leurs foyers détruits. L’histoire dira si la population de Ivel aura bénéficié ou perdu en se débarrassant de ces messagers de paix, promoteurs de l’entente inter religieuse.



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Persécutions Religieuses en Iran

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