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 Persécutions Religieuses au Pakistan

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RAMOSI
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MessageSujet: Persécutions Religieuses au Pakistan   Sam 21 Juil 2012, 7:26 pm



Persécutions Religieuses au Pakistan à l'encontre des Minorités Religieuses,


APPARTENANCE RELIGIEUSE
Musulmans : 96,2 %
Chrétiens : 2,2 %
Autres : 1,6 %

Catholiques : 1 098 000

SUPERFICIE
796 095 km2

POPULATION
184 753 000 habitants

RÉFUGIÉS
1 740 711

DÉPLACÉS
1 230 000

Officiellement, la République islamique du Pakistan est un État laïc. La Constitution approuvée après la partition de l’Inde, ainsi que diverses lois récentes réaffirment l’égalité de tous les citoyens devant la loi « sans distinction de race ou de religion ». À l’exception de la Ligue musulmane de Mawaz Sharif, tous les partis politiques se disent favorables à la neutralité religieuse. Le Parti du Peule dirigé par Asif Ali Zardari, veuf de Benazir Bhutto et actuel président du pays, appelle les citoyens à la « tolérance religieuse » et au « respect », tout comme la Ligue musulmane « Q » de l’ancien président, le général Parvez Musharraf. Mais comme le montrent les informations en provenance de ce pays et comme le prouvent un certain nombre de lois discriminatoires, il ne s’agit en fait que d’une façade. La loi sur le blasphème et l’ordonnance hudood, deux instruments juridiques redoutables en vigueur dans le pays depuis plusieurs décennies, ont fait et continuent de faire des victimes chez les non-musulmans et dans la minorité ahmadi dans l’indifférence des autorités. La loi sur le blasphème est le pire instrument de répression religieuse qui existe au Pakistan ; introduite en 1986 par le dictateur pakistanais Zia-ul-Haq pour défendre l’islam et le prophète Mohammed contre les offenses et les insultes, elle est devenue un instrument de discrimination et de violence. Cette disposition, qui se trouve à la section 295, paragraphes B et C, du code pénal pakistanais, punit d’une peine de prison à vie ceux qui offensent le Coran, et de la peine de mort ceux qui insultent le prophète Mohammed. Les accusations portées contre les prétendus blasphémateurs, souvent fausses ou motivées par l’intérêt personnel, provoquent des scandales et encouragent les foules excitées à se faire justice. Un seul témoin suffit pour provoquer la mise en état d’arrestation, et la personne accusée est alors exposée aux violences et aux tortures de la police. Sous la pression de la foule montée par les mullahs du lieu, certains juges ont prononcé des arrêts de mort en l’absence de preuve contre les accusés. Avec l’ordonnance hudood (code pénal basé sur le Coran qui punit les comportements incompatibles avec la loi islamique tels que l’adultère, les jeux de hasard ou la consommation d’alcool par la flagellation ou même par la mort par lapidation), la loi sur le blasphème est un exemple d’une législation sectaire et extrémiste qui ouvre la voie à l’islamisation du pays dans un sens radical.
D’après les chiffres recueillis par la Commission nationale Justice et Paix de l’Église catholique (NCJP), 993 personnes au moins ont été accusées d’avoir profané le Coran ou diffamé le prophète Mohammed entre 1986 et 2010. Parmi elles, 479 étaient musulmanes, 120 chrétiennes, 340 ahmadis, 14 hindouistes et 10 appartenaient à une autre religion. Cette loi sert parfois de prétexte à des attaques, vengeances personnelles ou exécutions extrajudiciaires : 33 personnes ont été assassinées par des individus ou lynchées par la foule déchaînée. La NCJP a calculé que 50 chrétiens au moins ont été mis à mort depuis 2001 en vertu de la loi sur le blasphème. Les croyants des autres minorités religieuses du pays sont aussi concernés par la violence des extrémistes islamiques qui, dans certains cas, s’en prennent même à d’autres musulmans. La communauté ahmadi, une confession d’inspiration musulmane qui ne reconnaît pas le prophète Mohammed et qui, pour cette raison, est considérée comme hérétique par les sunnites et les chiites, a fait savoir qu’au moins 12 de ses membres ont été assassinés en 2009. Depuis 1984, 107 ahmadis ont été tués et 719 ont été mis en prison.
Les problèmes découlant de cette loi sur le blasphème se sont beaucoup aggravés en 2001, quand les sentiments anti-occidentaux se sont accrus dans le pays, en atteignant un pic au moment des interventions de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Le gouvernement reconnaît son échec dans ce domaine. Syed Mumtaz Alam Gilani, ministre des droits de l’homme, a déclaré au Parlement que plus de 11 000 cas de violations des droits de l’homme ont été constatés au Pakistan dans les trois dernières années, dont 8 000 sont encore en attente d’un procès. Le ministre des droits de l’homme a reconnu que les gouvernements provinciaux ont des résultats « désastreux » pour ce qui est de « livrer les coupables à la justice ». Répondant à l’interrogation d’un député de la Ligue musulmane Quaid, le principal parti d’opposition du pays, il a expliqué que « c’est dans la province de Sindh (au sud-est du pays) que la situation est la plus désastreuse : sur un total de 6 000 cas de violations des droits humains, seules 783 personnes ont été reconnues coupables et punies ». Dans la province frontalière du nord-ouest, théâtre des affrontements entre l’armée et les milices des talibans, seuls 730 cas de violations des droits humains ont été résolus sur un total de 2 000. Au Panjab 2 131 plaintes ont été enregistrées, dont 814 seulement ont donné lieu à un procès. Au Baluchistan, les tribunaux ont résolu 305 cas sur les 823 plaintes déposées pour violation des droits de l’homme. Gilani a dit que les actions légales sont entreprises directement par les juges, et non sur ordre du ministère qui a des difficultés financières et dépend de l’aide des ONG nationales et internationales. L’Église catholique, les confessions protestantes, les communautés ahmadis et plusieurs ONG ont tenté pendant un certain temps de s’opposer à la loi sur le blasphème et aux discriminations. Grâce au travail de la Commission nationale Justice et Paix, l’Union Européenne et l’administration américaine ont dénoncé cette loi. Mais Islamabad semble être sous l’emprise des extrémistes et ne semble pas vouloir changer cette situation.



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Sam 21 Juil 2012, 7:39 pm

La fraternité spirituelle qui nous lis avec ces victimes de la foi qu'ils portent en JESUS, prouvent par leurs actes, qu'ils sont ancrés dans le Divin Cœur de l'Agneau de DIEU.

Malgré les persécutions, il reste ferme et inébranlable en la Sainte Bible. Grande sont les Grâces que DIEU leurs donnent est un Trésor les attends dans les Cieux.

Nous devons prendre exemples sur eux.


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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Dim 22 Juil 2012, 5:33 pm



Attaques contre les chrétiens

Le 30 juin 2009, une foule d’environ 600 musulmans a attaqué une centaine d’habitations chrétiennes à Bahmani, un village du district de Kasur, dans la province du Panjab. Les faits ont été dénoncés par la Commission nationale Justice et Paix, une organisation qui dépend de l’Église catholique pakistanaise, qui a ajouté qu’au cours de ces attaques, de graves dégâts ont été infligés aux habitations des chrétiens et que des objets de valeur et de l’argent ont été volés. L’imam de la mosquée du lieu avait incité les habitants musulmans du village à la violence en accusant les chrétiens de blasphème. La Commission Justice et Paix a fait savoir qu’à l’origine de ces attaques, il y avait probablement un incident qui s’était produit quelques jours auparavant. Irfan Barkat, un membre de la Commission, a expliqué à AsiaNews que les affrontements ont débuté le lundi 29 juin après une dispute entre un chrétien et un jeune musulman. Ce jeune, Muhammad Riaz, qui roulait à bicyclette, a croisé Sardar Mashi, un chrétien de 38 ans qui conduisait un tracteur. Riaz s’est mis en travers de la route, et quand Mashi lui a demandé de le laisser passer, le jeune musulman s’est énervé. D’après des sources locales, les affrontements qui ont débuté après que Riaz s’est adressé à l’imam du village, qui lui a suggéré d’accuser Mashi de blasphème.

Le 1er juillet 2009, Imran Masih, un jeune chrétien d’Hajwary (un quartier de Faisalabad) a été torturé puis condamné pour blasphème. Le P. Yaqub Yousaf, de la paroisse d’Hajwary, a confirmé à AsiaNews que cette accusation avait été « totalement inventée » et que les vraies raisons du conflit étaient de nature commerciale : la famille de ce jeune chrétien possédait en effet une boutique bien située et faisait de meilleures affaires que les autres boutiques du quartier. Par crainte de nouvelles attaques de la part des extrémistes, les parents d’Imran Masih sont partis se cacher dans un lieu tenu secret. « Imran était en train de nettoyer sa boutique de fruits et légumes », a dit le P. Yaqub, « ensuite, il a ramassé les vieux papiers et est allé les brûler dans la rue, comme c’est l’usage dans le quartier ». Le propriétaire de la boutique d’à côté s’est mis à l’accuser de brûler des pages du Coran, en attirant l’attention des autres musulmans. Très vite, la foule a commencé à tabasser et à torturer le jeune homme, qui a été sauvé uniquement par l’intervention de la police. À la suite du témoignage d’un autre musulman, une enquête a été menée sur Imran Masih. La nouvelle de son arrestation s’est répandue dans toutes les mosquées de la ville. La prison où le chrétien était détenu a été prise d’assaut par des milliers d’extrémistes furieux qui réclamaient la mise à mort du jeune homme. La foule a barré les principales voies d’accès et incendié des pneus. Le 18 janvier 2010, le tribunal de Faisalabad a condamné ce jeune chrétien à la prison à vie.

Toujours en juillet, Rao Zafar Iqbal, un activiste pakistanais hindou, avocat défenseur des droits humains, a reçu des menaces de mort à cause de ses activités en faveur des minorités. Ces lettres provenaient du Jan Nisaran-e-Nabuwat et du Aqeeda-e-Tahafuz-e-Kathme Nabuwat. L’activiste en a informé la police, qui a refusé d’ouvrir une enquête. Peu après, il a été assassiné par un tueur professionnel. Le 4 août, le quotidien Daily Pavel a publié un entrefilet revendiquant la « légitimité » du meurtre de Rao Zafar Iqbal, en affirmant que sa mort était « un service rendu à l’islam ».

Le 1er août 2009, une foule de musulmans a pillé et mis le feu à 75 habitations chrétiennes et incendié deux églises dans le village de Korian, dans le district de Toba Tek Singh, au Panjab. Cette attaque a été provoquée par une accusation de blasphème contre Mukhtar Masih, Talib Masih et son fils Imran Maseeh, qui auraient soi-disant profané le Coran pendant une cérémonie de mariage.
D’après des sources locales, les agresseurs provenaient d’un village voisin de Korian. Le 30 juillet, ils avaient attaqué des habitations de chrétiens, tandis qu’un membre du groupe tentait d’organiser une sorte de procès public pour obliger Talib Masih à demander pardon du geste dont il était accusé. La foule a ensuite barré la route reliant Faisalabad à Gojra et l’entrée de la caserne des pompiers, entravant les secours et empêchant l’extinction des incendies. Au cours des affrontements, huit personnes dont quatre femmes et un enfant de sept ans ont été brûlés vifs, et 20 autres ont été blessées. Au moins 50 logements de chrétiens ont été incendiés, et détruits et des milliers de fidèles ont pris la fuite pour éviter d’être tués. Les parents des victimes ont refusé de s’occuper des corps des victimes et d’organiser leurs obsèques tant que les coupables ne seraient pas arrêtés. Parmi les victimes identifiées, il y avait Hamed Masih, 50 ans ; Asia Bibi, 20ans ; Asifa Bibi, 19ans ; Imamia Bibi, 22 ans ; Musa, 7ans ; Akhlas Masih, 40 ans ; et Parveen, 50 ans.

Le 15 septembre 2009, un jeune chrétien, arrêté trois jours plus tôt dans un village du Panjab sous l’accusation de blasphème, a été assassiné en prison. Les enquêteurs venaient tout juste de confirmer que Fanish, 20 ans, devait rester en prison jusqu’à la fin de l’enquête. Le lendemain matin, les gardiens de la prison du district de Sialkot ont trouvé le corps sans vie du jeune homme, portant des traces évidentes de blessures. « C’est un meurtre légalisé », a dit Nadeem Anthony, membre de la Commission pakistanaise des droits de l’homme. En condamnant fermement cet énième acte de violence contre les chrétiens, cet activiste a expliqué à AsiaNews que « la police parle de suicide, elle prétend qu’il s’est pendu en prison, mais cela n’a pas de sens ». Nadeem a ajouté que ce jeune homme « a été torturé et qu’il est mort des suites des sévices qui lui ont été infligés ». Il a ajouté que « son cadavre portait des signes évidents de coups et blessures, comme l’attestent les photographies ». Fanish avait été arrêté le 12 septembre sous l’accusation de blasphème. La veille, une foule de musulmans s’était massée autour de l’église du village de Jaithikey, dans les environs la ville de Samberial, dans le district de Sialkot (Panjab), pour « donner une leçon » à la communauté chrétienne. Les extrémistes ont d’abord endommagé le bâtiment, puis ils ont mis le feu et pillé deux habitations situées à côté de l’église.

Le 22 janvier 2010, une jeune chrétienne de 12 ans est morte des suites des violences que lui a infligées son employeur, un avocat musulman riche et puissant de Lahore. Sa mort a suscité des protestations dans la communauté chrétienne, qui a organisé une manifestation devant le gouvernorat du Panjab. Les autorités ont tenté de calmer la foule en promettant que justice serait faite. Le Président Zardari a promis de dédommager sa famille. L’ONG protestante Sharing Life Ministry Pakistan (SLMP) a fait savoir que Shazia Bashir, 12 ans, travaillait depuis huit mois chez Chaudhry Muhammad Naeem, avocat et président de l’Association du barreau de Lahore. Des sources chrétiennes ont précisé que la jeune fille avait subi un harcèlement constant, et qu’elle avait été violée et torturée avant d’être tuée. Son employeur a été arrêté, mais le 13 février, Shafiq-ur-Rehman, juge adjoint au tribunal de Lahore, a décidé de le mettre en liberté sous caution. Son avocat a soutenu qu’à l’autopsie, le cadavre de la jeune fille « ne montrait aucun signe indiquant qu’elle avait été assassinée ». Le rapport a dit que sa mort était due à une infection causée par d’anciennes blessures, qu’il n’y avait pas eu de meurtre, et que la police, après une enquête de deux semaines, n’avait découvert aucune preuve de la culpabilité de Muhammad Naeem ou d’un membre de sa famille. La communauté chrétienne s’est élevée contre cette décision, mais en vain. Au cours des deux semaines d’audiences, les avocats chrétiens et ceux qui représentaient la famille de la victime ont subi des menaces et des intimidations. En outre, les activistes ont constaté des similarités, à la limite de la connivence, dans les témoignages des avocats, de la police, des juges et du gouvernement, dans la tentative (réussie) d’enterrer l’affaire.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Lun 23 Juil 2012, 6:10 pm




La suite,

Au début de février 2010, Riaz Masih, un chrétien de 26 ans de Kallur Kot, une petite ville du Panjab, a été brutalement tabassé par ses frères parce qu’il refusait de se convertir à l’islam. Les parents de Riaz Masih, tous deux chrétiens, sont morts quand il était petit. Avec ses frères et sœurs, il a été élevé par l’imam du lieu, Moulvi Peer Akram-Ullah, qui a tenté à diverses reprises de convertir le jeune homme à l’islam, sans succès. Le 8 février, des inconnus ont saccagé son logement à Kallur Kot, une petite ville du Panjab située à 233 kilomètres au sud-ouest d’Islamabad. « Ils m’ont menacé, en disant que je n’avais pas le choix : ou la conversion à l’islam, ou la mort », a dit le jeune homme. D’après son récit, ses frères cherchaient à l’intimider en lui disant que « tuer un infidèle n’est pas un péché », et qu’au contraire, c’est « parfaitement autorisé au nom du DIEU tout-puissant ». Auparavant, l’imam Akram-Ullah et ses frères lui avaient proposé un million de roupies (environ 12 000 dollars), une épouse de son choix et un logement s’il embrassait l’islam. Par ce procédé, l’imam avait convaincu ses frères de se convertir et d’embrasser l’un des courants les plus radicaux de l’islam. Pour avoir refusé de céder à leurs avances, ce jeune chrétien a dû passer six mois à l’hôpital.

Le 25 février 2010, Qamar David, un chrétien accusé de blasphème, a été condamné à la prison à vie. Ce jugement était motivé par le fait qu’il avait soi-disant « offensé les sentiments » des musulmans, tandis que son co-accusé a été acquitté par manque de preuve. La police l’avait arrêté en 2006, bien qu’il n’existe aucune preuve contre lui. Le juge adjoint du tribunal du district de Karachi a estimé que ce chrétien était coupable de « propos blasphèmatoires » à l’égard du prophète Mohammed et du Coran. D’après le quotidien pakistanais Dawn, le juge a émis son jugement après avoir entendu le plaidoyer de la défense et le réquisitoire du ministère public. Dans le verdict de culpabilité, on peut lire qu’Qamar David possédait un téléphone mobile avec une carte sim à partir duquel il aurait envoyé des messages de texte jugés offensants pour l’islam. Les preuves avaient été recueillies avec la collaboration de la compagnie des téléphones qui, d’après l’accusation, avait fourni la liste de ses appels adressés à des chrétiens. Une personne proche de l’accusé a affirmé que les faits, les preuves et la loi étaient tous en sa faveur. Les preuves recueillies, a-t-il ajouté, se basaient sur de simples rumeurs, et le musulman accusé du même délit avait été acquitté.

Le 2 mars 2010, le tribunal de Kasur, au Panjab, a condamné le couple chrétien de Munir Masih et Ruqqiya Bibi à 25 ans de prison pour blasphème. Le juge adjoint Ajmal Hussain les a condamnés parce qu’ils auraient touché le Coran sans s’être lavé les mains. En janvier dernier, Munir Masih et Ruqqiya Bibi ont été libérés sous caution et ont pu quitter la prison. Mais après quelques semaines, la police les a arrêtés de nouveau sur la base du jugement émis par le juge. Le mari est détenu dans la prison du district de Kasur, et la femme dans la prison des femmes de Multan. Ils passeront les 25 prochaines années derrière les barreaux. Des activistes du CLAAS, une organisation qui milite pour la défense des droits des plus défavorisés et des exclus, ont fait savoir que le mari et la femme étaient accusés d’avoir « contaminé » le Coran pour l’avoir touché sans s’être lavé les mains. Ces faits, qui remontent à décembre 2008, ont suscité la colère des franges extrémistes qui ont fait pression sur les forces de police. Des sources non confirmées ont fait savoir que les extrémistes auraient soudoyé la police pour qu’elle découvre de « nouveaux éléments » pour justifier le jugement. Une fois l’enquête achevée, ce couple a été jugé coupable de blasphème.


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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Lun 23 Juil 2012, 8:38 pm

Que vont redire à cela nos amis musulmans ? que c'est faux ? que c'est de la propagande islamophobe ?
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mar 24 Juil 2012, 7:02 pm



@ florence,


Et malheureusement, ce n'est que la partie émergée de l'iceberg,

Car des centaines d'autres cas ne parviennent même pas à notre connaissance,

Et de plus, il n'est question dans ces exemples, que de l'année 2010 !







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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mar 24 Juil 2012, 10:01 pm

Pourquoi l'homme fait-il du mal à l'homme ?
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mer 25 Juil 2012, 4:00 am

Bonjour Florence,

Je crois que l'homme qui tue ou fait du tord à autrui,

est une personne qui ne croit pas vraiment qu'il y a un DIEU.

Ne croyant pas en DIEU , ils ne cultivent pas l'amour,

ni de la compassion, ni la bonté, alors qu'est-ce qui reste ?

L'ignorance, l'égoisme, résultant dans la haine et la corruption.

Amicalement Mick

.
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mer 25 Juil 2012, 6:22 pm




La suite,


Le 11 mars 2010, une jeune fille chrétienne est morte après avoir été violée et brûlée vive par le fils du musulman chez qui elle travaillait comme servante. La jeune fille est morte à l’hôpital après deux jours d’agonie des brûlures qui couvraient 80% de son corps. Kiran George travaillait chez une famille musulmane de Sheikhupura, une ville du Panjab. Elle est morte à l’hôpital Mayo de Lahore où elle avait été hospitalisée le 9 mars dans un état critique. La rage meurtrière du fils de son employé a été provoquée par la menace d’être dénoncé à la police pour viol. Mohammad Ahmda Raza aurait violé la jeune chrétienne qui, dans un premier temps, se serait confiée uniquement à ses amies par crainte de perdre son emploi. Les conditions d’extrême pauvreté dans lesquelles se trouvait sa famille avaient poussé la jeune fille à garder le silence. Mais quand Kiran George a menacé son agresseur d’aller tout raconter à la police, le jeune homme l’a enfermée dans la maison pour l’empêcher de sortir, puis il l’a arrosée d’essence avec l’aide de sa sœur et a mis le feu. Au lieu d’emmener la jeune fille à l’hôpital, son employeur musulman a appelé ses parents en leur disant que ses vêtements avaient pris feu pendant qu’elle nettoyait la cuisine.

Le 19 mars 2010, un groupe d’extrémistes islamiques a brûlé vif Arshed Masih, un chauffeur employé par un riche homme d’affaires musulman de Rawalpindi. Sa femme travaillait comme servante dans la même propriété, située juste en face d’un poste de police. Il y avait eu récemment des dissensions entre ce couple et leur employeur, Sheikh Mohammad Sultan, au sujet de leur religion chrétienne. Les époux avaient subi des menaces et des intimidations pour les forcer à se convertir à l’islam. Arshed Masih est mort après trois jours de souffrances et d’agonie à l’hôpital de la Sainte-Famille de Rawalpindi. Sa femme Martha Arshed a été violée par le policier auprès duquel elle était allée porter plainte après les violences dont son mari a été victime. Les trois enfants du couple, âgés de 7 à 12 ans, ont été « forcés » d’assister aux tortures infligées à leurs parents. Depuis 2005, Arshed Masih et sa femme travaillaient et vivaient dans la propriété de Sheikh Mohammad Sultan. Dernièrement, les pressions pour qu’ils abandonnent le christianisme et se convertissent à l’islam allaient croissantes, et leur patron les avait même menacés de « conséquences terribles » pour tenter de les convaincre. Les époux avaient également été accusés récemment de vol dans la maison de cet homme, qui avait promis de retirer sa plainte s’ils se convertissaient.

Le 19 juillet 2010, Rashid Emmanuel et Sajid Masih Emmanuel, deux frères chrétiens accusés de blasphème dont le procès était en cours, ont été abattus devant le tribunal de Faisalabad au Panjab, par des tueurs non identifiés. Les deux hommes étaient menottés, en attendant de rentrer dans le tribunal à la fin de l’audience. Dans les jours qui ont précédé leur assassinat, la communauté chrétienne de la ville avait lancé un cri d’alarme, craignant de nouvelles attaques. Montés par les imams, les musulmans avaient organisé une marche de protestation pour exiger une sentence de mort contre les deux hommes. Dans l’attaque qui a coûté la vie à Rashid et à Sajid Masih devant le tribunal de Faisalabad où se déroulait leur procès, manifestement ciblée, un policier a été blessé. Les deux hommes avaient été arrêtés un mois plus tôt après que des tracts « blasphèmes » profanant la mémoire de Mohammed et portant soi-disant leur signature avaient été trouvés. D’après des sources locales, la police s’apprêtait à acquitter les deux hommes de l’accusation de blasphème après que les tests graphologiques sur les signatures des tracts avaient montré qu’elles ne correspondaient pas à leur écriture. Shahbaz Bhatti, ministre des minorités, a parlé de fausses accusations contre les chrétiens, fabriquées de toutes pièces par des personnes qui avaient des griefs personnels contre ces deux frères, dont l’un était un pasteur protestant. Leur famille a toujours clamé leur innocence.



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mer 25 Juil 2012, 9:37 pm




----- REPLIQUE :




@RAMOSI a écrit:



La suite,


Le 11 mars 2010, une jeune fille chrétienne est morte après avoir été violée et brûlée vive par le fils du musulman chez qui elle travaillait comme servante. La jeune fille est morte à l’hôpital après deux jours d’agonie des brûlures qui couvraient 80% de son corps. Kiran George travaillait chez une famille musulmane de Sheikhupura, une ville du Panjab. Elle est morte à l’hôpital Mayo de Lahore où elle avait été hospitalisée le 9 mars dans un état critique. La rage meurtrière du fils de son employé a été provoquée par la menace d’être dénoncé à la police pour viol. Mohammad Ahmda Raza aurait violé la jeune chrétienne qui, dans un premier temps, se serait confiée uniquement à ses amies par crainte de perdre son emploi. Les conditions d’extrême pauvreté dans lesquelles se trouvait sa famille avaient poussé la jeune fille à garder le silence. Mais quand Kiran George a menacé son agresseur d’aller tout raconter à la police, le jeune homme l’a enfermée dans la maison pour l’empêcher de sortir, puis il l’a arrosée d’essence avec l’aide de sa sœur et a mis le feu. Au lieu d’emmener la jeune fille à l’hôpital, son employeur musulman a appelé ses parents en leur disant que ses vêtements avaient pris feu pendant qu’elle nettoyait la cuisine.

Le 19 mars 2010, un groupe d’extrémistes islamiques a brûlé vif Arshed Masih, un chauffeur employé par un riche homme d’affaires musulman de Rawalpindi. Sa femme travaillait comme servante dans la même propriété, située juste en face d’un poste de police. Il y avait eu récemment des dissensions entre ce couple et leur employeur, Sheikh Mohammad Sultan, au sujet de leur religion chrétienne. Les époux avaient subi des menaces et des intimidations pour les forcer à se convertir à l’islam. Arshed Masih est mort après trois jours de souffrances et d’agonie à l’hôpital de la Sainte-Famille de Rawalpindi. Sa femme Martha Arshed a été violée par le policier auprès duquel elle était allée porter plainte après les violences dont son mari a été victime. Les trois enfants du couple, âgés de 7 à 12 ans, ont été « forcés » d’assister aux tortures infligées à leurs parents. Depuis 2005, Arshed Masih et sa femme travaillaient et vivaient dans la propriété de Sheikh Mohammad Sultan. Dernièrement, les pressions pour qu’ils abandonnent le christianisme et se convertissent à l’islam allaient croissantes, et leur patron les avait même menacés de « conséquences terribles » pour tenter de les convaincre. Les époux avaient également été accusés récemment de vol dans la maison de cet homme, qui avait promis de retirer sa plainte s’ils se convertissaient.

Le 19 juillet 2010, Rashid Emmanuel et Sajid Masih Emmanuel, deux frères chrétiens accusés de blasphème dont le procès était en cours, ont été abattus devant le tribunal de Faisalabad au Panjab, par des tueurs non identifiés. Les deux hommes étaient menottés, en attendant de rentrer dans le tribunal à la fin de l’audience. Dans les jours qui ont précédé leur assassinat, la communauté chrétienne de la ville avait lancé un cri d’alarme, craignant de nouvelles attaques. Montés par les imams, les musulmans avaient organisé une marche de protestation pour exiger une sentence de mort contre les deux hommes. Dans l’attaque qui a coûté la vie à Rashid et à Sajid Masih devant le tribunal de Faisalabad où se déroulait leur procès, manifestement ciblée, un policier a été blessé. Les deux hommes avaient été arrêtés un mois plus tôt après que des tracts « blasphèmes » profanant la mémoire de Mohammed et portant soi-disant leur signature avaient été trouvés. D’après des sources locales, la police s’apprêtait à acquitter les deux hommes de l’accusation de blasphème après que les tests graphologiques sur les signatures des tracts avaient montré qu’elles ne correspondaient pas à leur écriture. Shahbaz Bhatti, ministre des minorités, a parlé de fausses accusations contre les chrétiens, fabriquées de toutes pièces par des personnes qui avaient des griefs personnels contre ces deux frères, dont l’un était un pasteur protestant. Leur famille a toujours clamé leur innocence.





1 - Y-A-T-IL UNE RELATION ENTRE MANGER DE

2 - LA VIANDE HALLAL ET LA VIOLENCE ?

3 - Je ne serais pas surpris que le temperamment de

4 - Violence soit du aux souffrances subit par les

5 - Animaux victimes de cruautes lors de leur deces

6 - Et que ce soit transmis via la viande aux soumis

7 - Qui la mange ....

8 - Car les musulmans ne demontrent AUCUNE PITIE

9 - Lors de leurs attaques , AUCUN sentiment d`amour

10 - Ou de regret.... et ces attaques sont tellement atroces

11 - Que je me demande meme s`ils ont un coeur , et s`ils

12 - En ont un , il ne demontre aucune sensibilite pour la

13 - Souffrance de l`etre humain .... non seulement leur

14 - Logique est autre que la notre mes leurs sentiments aussi

15 - Le mot PITIE n`existe PAS en islam , ni le mot amour

16 - ET pour AIMER torturer un etre humain , demontre la

17 - HAINE enseigne par l`islam a l`egard des non-musulmans

18 - Le degre de haine est a son maximum ... jamais je n`ai

19 - Entendu parle d`une haine aussi atroce en occident

20 - On entend parler de viol , de frapper des gens

21 - Mais JAMAIS au point de les faire souffrir par le feu ou

22 - L `acide , ce n`est qu`en pays musulman ou l`on retrouve ces

23 - Actes aussi atroce envers les humains ...

24 - Ca doit etre la viande hallal scratch je ne vois pas

25 - Autre chose....




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mer 25 Juil 2012, 11:57 pm

En tout cas cela ne donne pas envie d'aller habiter là-bas.
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Jeu 26 Juil 2012, 7:12 pm





Les extrémistes Sunnites s'attaquent aussi aux autres Minorités (inclus les Musulmans de pensée minoritaire),


Attaques contre les ahmadis

Au Pakistan, la persécution contre la communauté ahmadi continue. Cette école de pensée est considérée comme hérétique parce qu’elle ne reconnaît pas que Mohammed est le dernier prophète.

Le 1er avril 2010, trois commerçants ont été assassinés à Faisalabad, troisième ville du Panjab. Les chefs de la communauté ahmadiyya ont dit qu’il s’agissait d’un « meurtre sur commande » et que les assassins ont pris la fuite en faisant perdre leurs traces. Ashraf Pervez, 60 ans, Masood Javed, 57 ans, et Asif Masood, 24 ans, rentraient chez eux en voiture après la fermeture de leur magasin. Soudain les agresseurs les ont rejoints et ont tiré sur eux. Les trois hommes sont morts pendant leur transport à l’hôpital. Pervez et Javed étaient deux frères, et Masood était le fils de Javed. D’après le quotidien pakistanais Dawn, deux semaines avant cet attentat, les victimes avaient informé la police qu’elles avaient reçu des menaces. La police leur avait conseillé de « limiter leurs déplacements et de prendre des gardes du corps » pour veiller à leur sécurité. D’après les rapports des chefs de la communauté ahmadiyya, ces hommes avaient été enlevés récemment, puis relâchés après paiement d’une forte rançon. Les criminels auraient dit aux victimes qu’ils avaient été enlevés à cause de leurs croyances religieuses. Un communiqué (de la communauté ahmadiyya) dit : « On peut présumer que les criminels, ou en tout cas leurs complices, sont connus des autorités, car les groupes qui s’opposent aux ahmadis ne font aucun effort pour cacher leur hostilité ». Depuis un certain temps, Faisalabad est le théâtre d’agressions contre la communauté ahmadiyya. Neuf de leurs membres ont été tués ces dernières années sans que la police ou les autorités du gouvernement n’interviennent, bien qu’elles connaissent les responsables. Les chefs de la communauté pointent le doigt contre le mouvement musulman Khatme Nabuwwat, qui proclame que la prophétie s’est entièrement accomplie avec Mohammed et s’en prend à ceux qu’il considère comme des « musulmans hérétiques ». Au Panjab, les docteurs de la loi islamique peuvent inciter impunément à la violence contre les ahmadis, en affirmant qu’« ils doivent être éliminés » (Wajib ul Qatl). Les chefs de la communauté ahmadiyya soulignent l’indifférence des autorités qui ne punissent pas les coupables, et s’abstiennent même de condamner les violences. Depuis la promulgation de l’ordonnance anti-ahmadiyya en 1984, qui punit les persécutions contre ces soi-disant « hérétiques », 108 personnes ont été assassinées à cause de leurs croyances religieuses. Dans très peu de cas, les assassins ont été arrêtés, et les rares fois où ils ont été traduits devant les tribunaux, ils ont été acquittés ou relâchés à l’issue d’une courte détention.

Le 28 mai 2010, une attaque contre deux mosquées ahmadiyyas de Lahore pendant les prières du vendredi a fait au moins 93 morts. Raja Ghalab Ahmad, l’un des responsables de cette communauté, a dit que 93 personnes avaient péri dans ce massacre, et que 13 autres étaient mortes à l’hôpital. Au moins cent personnes ont été blessées, dont certaines grièvement. Pendant les prières du vendredi, un groupe d’hommes armés et de kamikazes ont attaqué les deux mosquées ahmadiyyas. Ces lieux de culte sont situés l’un dans le riche quartier de Model Town, l’autre dans le quartier populaire de Garhi Shahu. Les terroristes étaient « bien entraînés, armés de fusils AK-47, d’armes de poing et de grenades, et portaient des gilets bourrés d’explosifs ». Ils ont ouvert le feu sur la foule, occupant les mosquées pendant plusieurs heures et gardant les fidèles en otage. Lorsque la police a finalement fait irruption dans la mosquée, les kamikazes se sont fait exploser en provoquant un nouveau carnage. La police n’a repris le contrôle de la zone que vers 5 heures de l’après-midi. L’attaque contre la mosquée de Model Town a été plus rapide. Quatre terroristes ont ouvert le feu sur les fidèles et ont jeté des grenades. Un témoin oculaire a dit : « C’était comme à la guerre. Tout ce que je pouvais faire, c’était prier DIEU de me sauver ce cet enfer ». D’après les enquêteurs, les talibans ont été aidés par des complices qui ont réussi à prendre la fuite en se mêlant à la foule.



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Jeu 26 Juil 2012, 8:26 pm





---- REPLIQUE SUSPECTE Suspect


@RAMOSI a écrit:




Les extrémistes Sunnites s'attaquent aussi aux autres Minorités (inclus les Musulmans de pensée minoritaire),


Attaques contre les ahmadis

Au Pakistan, la persécution contre la communauté ahmadi continue. Cette école de pensée est considérée comme hérétique parce qu’elle ne reconnaît pas que Mohammed est le dernier prophète.

Le 1er avril 2010, trois commerçants ont été assassinés à Faisalabad, troisième ville du Panjab. Les chefs de la communauté ahmadiyya ont dit qu’il s’agissait d’un « meurtre sur commande » et que les assassins ont pris la fuite en faisant perdre leurs traces. Ashraf Pervez, 60 ans, Masood Javed, 57 ans, et Asif Masood, 24 ans, rentraient chez eux en voiture après la fermeture de leur magasin. Soudain les agresseurs les ont rejoints et ont tiré sur eux. Les trois hommes sont morts pendant leur transport à l’hôpital. Pervez et Javed étaient deux frères, et Masood était le fils de Javed. D’après le quotidien pakistanais Dawn, deux semaines avant cet attentat, les victimes avaient informé la police qu’elles avaient reçu des menaces. La police leur avait conseillé de « limiter leurs déplacements et de prendre des gardes du corps » pour veiller à leur sécurité. D’après les rapports des chefs de la communauté ahmadiyya, ces hommes avaient été enlevés récemment, puis relâchés après paiement d’une forte rançon. Les criminels auraient dit aux victimes qu’ils avaient été enlevés à cause de leurs croyances religieuses. Un communiqué (de la communauté ahmadiyya) dit : « On peut présumer que les criminels, ou en tout cas leurs complices, sont connus des autorités, car les groupes qui s’opposent aux ahmadis ne font aucun effort pour cacher leur hostilité ». Depuis un certain temps, Faisalabad est le théâtre d’agressions contre la communauté ahmadiyya. Neuf de leurs membres ont été tués ces dernières années sans que la police ou les autorités du gouvernement n’interviennent, bien qu’elles connaissent les responsables. Les chefs de la communauté pointent le doigt contre le mouvement musulman Khatme Nabuwwat, qui proclame que la prophétie s’est entièrement accomplie avec Mohammed et s’en prend à ceux qu’il considère comme des « musulmans hérétiques ». Au Panjab, les docteurs de la loi islamique peuvent inciter impunément à la violence contre les ahmadis, en affirmant qu’« ils doivent être éliminés » (Wajib ul Qatl). Les chefs de la communauté ahmadiyya soulignent l’indifférence des autorités qui ne punissent pas les coupables, et s’abstiennent même de condamner les violences. Depuis la promulgation de l’ordonnance anti-ahmadiyya en 1984, qui punit les persécutions contre ces soi-disant « hérétiques », 108 personnes ont été assassinées à cause de leurs croyances religieuses. Dans très peu de cas, les assassins ont été arrêtés, et les rares fois où ils ont été traduits devant les tribunaux, ils ont été acquittés ou relâchés à l’issue d’une courte détention.

Le 28 mai 2010, une attaque contre deux mosquées ahmadiyyas de Lahore pendant les prières du vendredi a fait au moins 93 morts. Raja Ghalab Ahmad, l’un des responsables de cette communauté, a dit que 93 personnes avaient péri dans ce massacre, et que 13 autres étaient mortes à l’hôpital. Au moins cent personnes ont été blessées, dont certaines grièvement. Pendant les prières du vendredi, un groupe d’hommes armés et de kamikazes ont attaqué les deux mosquées ahmadiyyas. Ces lieux de culte sont situés l’un dans le riche quartier de Model Town, l’autre dans le quartier populaire de Garhi Shahu. Les terroristes étaient « bien entraînés, armés de fusils AK-47, d’armes de poing et de grenades, et portaient des gilets bourrés d’explosifs ». Ils ont ouvert le feu sur la foule, occupant les mosquées pendant plusieurs heures et gardant les fidèles en otage. Lorsque la police a finalement fait irruption dans la mosquée, les kamikazes se sont fait exploser en provoquant un nouveau carnage. La police n’a repris le contrôle de la zone que vers 5 heures de l’après-midi. L’attaque contre la mosquée de Model Town a été plus rapide. Quatre terroristes ont ouvert le feu sur les fidèles et ont jeté des grenades. Un témoin oculaire a dit : « C’était comme à la guerre. Tout ce que je pouvais faire, c’était prier DIEU de me sauver ce cet enfer ». D’après les enquêteurs, les talibans ont été aidés par des complices qui ont réussi à prendre la fuite en se mêlant à la foule.





1 - HUMMMM .... scratch JE me demande si c`est pas a cause de

2 - La viande hallal qui rend cruel comme ca :fourire: :fourire: :fourire:

3 - Il n`y a qu`en islam ou on est aussi cruel

4 - OUAISSS..... scratch Y A LE CORAN AUSSI :regret:




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 27 Juil 2012, 5:41 am

Toutes les femmes qui peuvent fuir le Pakistan le font même en se prostituant

Ce pays est aussi pire que l'Afghanistan.

Une employée d'hôtel ayant serré la main d'un client a été virée aussitot.

Sans indemnités sans rien.

Elle a évité la lapidation de peu.

Gloire à Allah au Plus haut des Cieux.
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 27 Juil 2012, 6:27 pm



Toujours au Pakistan,


Discrimination contre les sikhs et les hindouistes

Les violences religieuses ne touchent pas seulement les chrétiens « philo-occidentaux » et les ahmadis « hérétiques ». Au cours de cette année, les talibans de la province frontalière du nord-ouest ont commencé à menacer aussi les hindous et les sikhs, en leur lançant un ultimatum : soit ils quittent la région, soit ils versent la jizya, la taxe islamique censée protéger les minorités religieuses. Nombre de familles hindoues et sikhs ont été contraintes d’abandonner la province et de chercher refuge à Peshawar ou dans les régions environnantes. Ces menaces contre les sikhs et les hindous ne sont que les dernières d’une série de menaces contre les groupes religieux minoritaires qui vivent dans la province frontalière du nord-ouest, parmi lesquels les chrétiens, obligés de verser la jizya et de vivre sous la loi de la charia. « Nous vivons dans la peur », a dit un chef religieux sikh à un journaliste d’un grand quotidien pakistanais. « Nous avons peur des talibans, du Laskhar-e-Islam, et des autres groupes armés. Près de 400 familles sikhs et 57 familles hindoues ont déjà quitté les villes de Bara et de Tirah, où elles tenaient des commerces de tissu, épicerie ou médecine traditionnelle. Et il a ajouté : « Des groupes extrémistes ont menacé les minorités d’Orakzai et de Khyber, en leur ordonnant de se convertir ou de quitter la région. En réalité, ils sont devenus comme une sorte de gouvernement parallèle. Les hindous et les sikhs ne se sentent plus en sécurité à Orakzai, Bara, et Tirah. Nous avons décidé de déménager, et ici au moins nous avons la paix et nous sommes tranquilles ». Dans la région d’Orakzai, les talibans imposent une taxe à tous les hommes adultes sikhs, en occupant leur boutique et leur domicile. Depuis quelques mois, cette pratique s’est répandue également dans la région de Khyber, la région tribale qui constitue un lien naturel avec l’Afghanistan, où le groupe Lashkar-e-Islam dirigé par Manghal Bagh a annoncé que les hindous et les sikhs ne seront plus autorisés à vivre dans la région s’ils ne versent pas la jizya. Mais comme les menaces ne cessent d’augmenter, plusieurs centaines de familles issues de ces minorités religieuses ont été s’installer ailleurs, notamment dans la région de Peshawar. Le mode d’action des Lashkar-e-Islam est très proche de celui des talibans. Ils forment une sorte de police religieuse, qui force les gens à prier cinq fois par jour et punit sévèrement les personnes accusées de prostitution ou d’autres vices. Aucune femme, musulmane ou non, n’est autorisée à sortir de chez elle sans être accompagnée d’un homme de sa famille. Toutes les femmes, même âgées, doivent porter la burqa. Les hommes doivent obligatoirement se laisser pousser la barbe et se couvrir la tête. Ceux qui refusent sont battus et doivent payer une amende comprise entre 200 et 500 roupies. La charia a été imposée à une grande partie de la population de la province frontalière du nord-ouest (dans le district de Malacan) à la suite d’un accord entre les talibans et le gouvernement régional, avec le soutien du gouvernement central dans un premier temps. Islamabad a ensuite révoqué cet accord et lancé une offensive contre les talibans, mais le gouvernement régional accepte toujours d’appliquer la charia à toute la population. L’Église catholique s’élève contre l’imposition de la charia aux non-musulmans, qu’elle considère comme une violence faite aux groupes minoritaires dont la liberté est garantie par la Constitution pakistanaise.




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 27 Juil 2012, 10:13 pm

Les Ahmadis se disent musulmans mais croient à un autre prophète arrivé après lui né au 19 éme siecle.

Les Druzes et les Noussaïris qui croient que Al Hakim et Ali sont des incarnations de la divinité restent considérés comme des musulmans et peuvent aller à la Mecque alors que les Ahmladis considérés comme hérétiques
et sont interdits du Hadj

Les Ahmadis sont altruistes et construisent en Afrique noire des écoles et des hôpitaux.



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 27 Juil 2012, 10:44 pm

Jusqu'à quel âge les filles peuvent-elles fréquenter ces écoles ?
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Sam 28 Juil 2012, 1:04 am

Tout l'islam est misogyne mais deux sectes sont moins défavorables aux femmes ce sont les Ahmadis et les Bahaïs qui ont des femmes médecins, enseignantes à l'Université.

Le Bahaïsme est né en Iran et bien qu'il reconnait Mahomet comme Prophète il est interdit dans tous les pays d'islam alors qu'il est résolument pour la paix et contre les ségrégations sexuelles.
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Dim 29 Juil 2012, 7:30 pm




Attaques contre les médias

Au Pakistan, les accusations de blasphème concernent aussi l’Internet, actuellement « mis sous observation » par les autorités. Parmi les sites qui risquent la censure, il y a à la fois des sites mineurs et des sites très importants comme Google, YouTube, Yahoo!, Amazon, Bing, MSN et *** Merci de ne pas mettre d\'adresse e-mail sur le forum ***, accusés de contenir du matériel offensif pour les musulmans et pour leur religion. En suivant les instructions du ministère de l’Information et des Technologies, le porte-parole de l’Agence de télécommunications pakistanaise, Khurram Mehran, a annoncé le 26 juin 2010 qu’à la suite d’un arrêté du tribunal de Bahawalpur, il avait engagé la fermeture de YouTube et de huit autres sites Internet en raison de la présence de matériel « contraire aux principes fondamentaux de l’islam ». « Si des liens et du matériel offensant pour l’islam continue d’apparaître sur ces sites, ils seront bloqués, sans toutefois empêcher le fonctionnement de ces sites Web », a expliqué Mehran. Le gouvernement pakistanais a fait savoir que les sites Web seront surveillés pour des raisons de sécurité nationale, tout en assurant qu’aucun des grands moteurs de recherche ne sera censuré. Ces déclarations n’ont pas rassuré les responsables des géants du Web. Scott Rubin, porte-parole de Google, a dit que « Google et Youtube sont des plates-formes d’expression libre et nous continuerons à garantir l’application de nos politiques autant que possible ». Yahoo a dit pour sa part être « fondée sur le principe que le libre accès à l’information améliore la vie des gens ». Actuellement, environ 17 adresses Internet ont été bloquées pour cause de « liens et contenus anti-islamiques et blasphèmes ». L’un des sites bloqués est islamexposed.blogspot.com, un blog créé sur Google qui contenait une pétition anti-islam en ligne et un post intitulé « islam, la dernière hypocrisie ». En mai dernier, la Haute Cour avait disposé la fermeture du réseau social de Facebook pendant deux semaines, après la publication d’une caricature blasphème de Mohammed. L’interdiction avait été révoquée après la protestation des centaines de jeunes musulmans qui utilisent ce réseau social. Pour justifier cette censure, le gouvernement et la Haute Cour se sont appuyées sur les « lois sur le blasphème ».



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Lun 17 Sep 2012, 7:29 pm





« Les chrétiens doivent s’en aller, sinon ça va dégénérer »

La Croix s’est rendue dans le faubourg d’Islamabad où une fillette chrétienne, trisomique selon plusieurs ONG, a été accusée de blasphème, arrêtée par une foule en colère et remise à la police.

(B.K. Bangash / AP)

Enfants chrétiens à Islamabad. La banderole comdamne l’arrestation de la jeune Rimsha et demande l’arrêt du terrorisme contre leur minorité.

Les habitants du faubourg de Mehrabad, qui a déjà été fui par la plupart des chrétiens sur place, estiment qu’ils n’ont plus leur place parmi eux.

Des militants des droits de l’homme redoutent une manipulation montée de toutes pièces pour débarrasser le quartier de ses 800 chrétiens et de leur lieu de culte.

Au Pakistan, une jeune chrétienne est emprisonnée pour blasphème

310 morts dans un incendie à Karachi

Pakistan : la chrétienne accusée de blasphème a quitté la prison

Au Pakistan, la justice libère sous caution la jeune Rimsha

Des ruelles boueuses jonchées d’ordures s’enfoncent dans le quartier de Mehrabad, un faubourg misérable d’Islamabad, la capitale du Pakistan. C’est ici dans cette localité mi-rurale mi-urbaine qu’une fillette chrétienne, âgée d’une dizaine d’années selon des voisins et de 16 ans selon la police, a été arrêtée le jeudi 16 août .

Elle a été accusée par ses voisins musulmans d’avoir brûlé des feuilles de papier sur lesquelles auraient été écrits des versets du Coran. Si elle est reconnue coupable, elle tombera sous le coup de loi sur le blasphème. Une loi qui, au Pakistan, punit de mort quiconque insulte le Prophète et de prison à perpétuité ceux qui profanent le livre saint.

Le propriétaire de la maison de la jeune Rimsha est posté à l’entrée du quartier et semble attendre le visiteur pour lui raconter une histoire bien rodée : « C’est mon neveu qui a vu la fille tenir dans ses mains des pages brûlées avec des versets du Coran. Il est venu à la mosquée pour l’annoncer. Tout le monde, sous le choc, s’est dirigé vers la maison de la fille, mais il n’y a eu aucune violence », assure Malik Amjad. « ça fait des années que nous vivons en très bonne entente avec nos voisins chrétiens, on n’a rien contre eux », prétend-il.

La maison de Rimsha, une bâtisse grise en ciment, est fermée avec un cadenas de fortune. Sa famille ne reviendra plus. Elle a fui le quartier où habitent environ 800 chrétiens. Un voisin, aux yeux imprégnés de khôl, commente : « Nos sentiments de musulmans ont été heurtés par cette affaire et si cette fille est coupable, elle doit être punie par la loi. »

Aucun des hommes présents ce jour-là ne semble savoir si la petite Rimsha souffre de trisomie 21 comme l’assurent des ONG chrétiennes et de défense des droits de l’homme. « Mais ce qu’on sait, souligne un badaud, c’est que ni son père ni ses trois frères qui étaient absents du quartier ne sont revenus, ils ont dû être prévenus par sa mère ou sa sœur. »

Les chrétiens représentent environ 2 % d’une population à 95 % musulmane

Ce ne sont pas les seuls à avoir choisi de quitter le quartier dans lequel les portes closes sont nombreuses. Certaines familles pourtant sont revenues. C’est le cas d’Arshad qui vit dans une maison aux murs décatis, avec son jeune frère, sa femme et ses enfants en bas âge. Il est balayeur dans une entreprise privée. « Avant, ça se passait très bien avec nos voisins musulmans », dit-il à voix basse. « Enfin, aussi bien que ça peut se passer pour une minorité qui vit au milieu d’une majorité comme c’est le cas pour nous dans ce quartier », sourit-il.

Au Pakistan, les chrétiens représentent environ 2 % d’une population à 95 % musulmane. Comme tous les chrétiens de la colonie, Arshad, le jeune père de famille, a été effrayé par la foule qui s’est massée autour de la maison de Rimsha. « On a eu très peur. Les gens étaient très en colère, ils se sont rendus chez elle. Rimsha, terrorisée, s’était enfermée dans la salle de bains. Ils ont enfoncé la porte pour la faire sortir avant de la remettre à la police. »

A quelques ruelles de là, la maison de David Masih présente un décor similaire : un univers spartiate, des branchements électriques anarchiques et des murs suintant la misère. « L’événement s’est produit un jeudi. Au début je ne voulais pas partir, mais mon voisin et ami, qui est musulman, m’a dit : “Va-t’en demain, après la grande prière on ne sait pas ce qui peut se passer.” Il n’y a pas eu d’incidents et je suis finalement revenu. Mais on a reçu l’ordre de quitter les lieux dans les dix jours qui viennent. »

« Ils font trop de bruit avec leurs chants et leurs prières »

L’ordre de qui ? Difficile à dire. Un ordre diffus mais qui s’est répandu dans tout le quartier. Or, il arrive régulièrement que les accusations de blasphème soient montées de toutes pièces au Pakistan, pour persécuter les minorités ou régler des conflits de voisinage.

A la sortie de la mosquée les langues se délient. Moncef Dar, un propriétaire foncier, est très virulent : « Après l’incident, on s’est réunis à la mosquée avec les propriétaires de maisons qui louent à des chrétiens et les mollahs, martèle le vieil homme, et on a décidé qu’il fallait que les chrétiens s’en aillent. A cause de cet événement, mais aussi parce qu’ils font trop de bruit avec leurs chants, leur musique et leurs prières. Nous, à la mosquée, ça nous dérange dans nos prières. »

Dans l’assistance, l’homme au regard noir de khôl essaye de faire taire le vieil homme, sans succès. « De toute façon, maintenant, il faut que les chrétiens s’en aillent, sinon ça va dégénérer », assure Moncef Dar énervé.

A quelques pas de lui, se tient debout Hafiz Mohamed Zubair, l’un des deux mollahs de la mosquée. Lui ne perd pas son sang-froid mais explique avec calme : « Oui, c’est vrai, aujourd’hui les chrétiens doivent partir. Nous ne pouvons plus cohabiter, ce ne sont plus nos frères. Ce n’est plus possible de vivre ensemble. »

Rimsha, la jeune chrétienne, devrait comparaître devant la cour dans quelques jours. Elle a déjà présenté ses excuses aux habitants. Mais il semble d’ores et déjà acquis que les chrétiens de Mehrabad n’ont plus leur place dans leur quartier.

Le Vatican prend la défense de Rimsha
Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a pris samedi 25 août la défense de Rimsha, jeune Pakistanaise accusée de blasphème, soulignant qu’elle « ne sait ni écrire ni lire ». Dans un entretien diffusé par Radio Vatican, il souligne qu’« avant d’affirmer qu’un texte sacré a été l’objet de mépris, il convient de vérifier les faits ».

Rimsha, accusée d’avoir brûlé des pages du «Noorani Qaïda», un manuel d’introduction au Coran destiné aux enfants, est « une fille qui ne sait ni écrire ni lire, elle recueillait les immondices pour vivre, et a ramassé des fragments de ce livre qui se trouvaient au milieu des immondices », a expliqué le cardinal Tauran. Dans un autre entretien, paru dans le journal italien Il Sussidiario , il affirme qu’il lui semble « impossible, à la lumière des faits, que la fille ait cherché à exprimer son mépris pour le livre sacré de l’islam ».

Nadia Blétry, à ISLAMABAD


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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Sam 16 Fév 2013, 8:03 pm




Pakistan. Nouvel attentat meurtrier contre des Chiites

17 février 2013 -
.
Un attentat à la bombe contre la communauté chiite a fait au moins 79 morts et 200 blessés, hier, dans une province instable du sud-ouest du Pakistan. L'engin, qui a été actionné à distance, a explosé dans la ville d'Hazara, où les Chiites sont majoritaires. Les violences contre la minorité chiite, jugée hérétique par certains groupes sunnites extrémistes, se sont multipliées, ces dernières années au Pakistan, singulièrement au Baloutchistan, frontalier de l'Iran et de l'Afghanistan, où le fondamentalisme monte en flèche.

2012, année sanglante

Le 10 janvier, un double attentat suicide commis devant un club de billard à Quetta avait, déjà, provoqué la mort de 92 Chiites, l'attaque la plus meurtrière jamais perpétrée contre cette minorité au Pakistan. Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), laquelle dénonce la « lâcheté et l'indifférence des autorités face à ces massacres de sang-froid », plus de 400 Chiites ont été tués au Pakistan en 2012, « l'année la plus sanglante » pour cette communauté dans l'histoire du pays qui compte 180 millions d'habitants, dont 20 % de Chiites. Hier, le Premier ministre Raja Pervez Asraf a condamné l'attentat et appelé à ce que ses organisateurs soient arrêtés et traduits devant les tribunaux. Certains observateurs estiment que les violences intercommunautaires sont soutenues par des pays tels que l'Arabie Saoudite (sunnite) ou l'Iran (chiite), qui exportent ainsi leur rivalité religieuse au Pakistan



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Lun 25 Mar 2013, 2:39 am

Pakistan : tueurs de chiites
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mer 30 Juil 2014, 7:07 pm




Pakistan : une femme et deux fillettes meurent à cause d'une photo "blasphématoire" sur Facebook

Une dispute entre deux hommes a conduit une foule en colère à incendier des maisons de membres de la minorité religieuse ahmadie.
Des défenseurs des droits civiques protestent après la mort de membres de la communauté ahmadie, à Lahore, au Pakistan, le 30 mai 2010. (ARIF ALI / AFP)
Par Francetv info avec AFP
Mis à jour le 28/07/2014 | 13:41 , publié le 28/07/2014 | 13:27

Elles ont été victimes des violences contre les minorités. Une femme et deux petites filles appartenant au culte ahmadi ont été tuées par une foule en colère, au Pakistan, après la diffusion sur Facebook d'une photo jugée "blasphématoire", annonce un responsable de la police locale, lundi 28 juillet. L'incident s'est déroulé dimanche, dans un ghetto de Gujranwala, à une centaine de kilomètres au nord de Lahore, capitale du Penjab.

Aqib Salim, un adolescent de la minorité ahmadie, "aurait mis en ligne sur Facebook une photo blasphématoire, ce qui a ulcéré un ami musulman", explique un responsable de la police locale. Les deux adolescents ont alors commencé à se bagarrer sous le regard d'une foule croissante, et de plus en plus belliqueuse, qui a incendié des maisons de la minorité ahmadie. Une femme, une fillette de 7 ans et une autre d'à peine 1,5 an ont péri par suffocation.

La police enquête sur le blasphème

Les ahmadis se considèrent musulmans, mais une loi datant de 1974 au Pakistan les qualifie de non-musulmans. Les ahmadis ne peuvent pas nommer "mosquée" leur lieu de culte et sont interdits de séjour en Arabie saoudite pour faire le pèlerinage à La Mecque.

La police locale enquête désormais sur le présumé blasphème, mais pas sur la mort des trois victimes. La loi pakistanaise prévoit, pour les auteurs de blasphème, la peine de mort pour les personnes dénigrant Mahomet et la prison à vie pour quiconque brûle le Coran.



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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Mar 25 Nov 2014, 9:54 am


ASIE/PAKISTAN - Chrétien torturé et tué en garde à vue

Lahore – Un chrétien de 35 ans, Rakha Shahzad, a été trouvé mort après avoir été torturé alors qu’il se trouvait sous la garde de la police de Lahore. L’homme avait été arrêté pour « vente de boissons alcoolisées et de drogue ». Comme l’indique sa famille, « Rakha Shahzad est mort des suites des tortures de la police » alors que les agents évoquent quant à eux une « attaque cardiaque » durant l’interrogatoire.
Le Père Francis Nadeem, Provincial des Capucins au Pakistan, fait état à l’Agence Fides du trouble de la communauté chrétienne « suite au énième cas d’exécution sommaire ». Les membres de la famille du défunt ont lancé de vibrantes protestations à Lahore, cherchant par ailleurs à entrer de force dans le commissariat de police. Trois agents ont fait l’objet d’un dépôt de plainte et une enquête a été ouverte. Le cadavre de l’homme a été transféré à l’hôpital pour autopsie afin d’établir les causes du décès. Le frère de Rakha Shahzad déclare que l’homme « a été arrêté sans raison » et demande à l’Etat de s’occuper de sa famille.L’avocat chrétien Mushtaq Gill commente pour Fides : « Le monde entier est encore profondément choqué et scandalisé suite au lynchage du couple chrétien à Kasur mais les violences se poursuivent. Il est urgent d’abroger les lois qui sont habituellement utilisées pour persécuter les chrétiens et de garantir la justice et la légalité, à commencer en ce qui concerne l’action et le comportement de la police et des fonctionnaires ».

http://www.news.va/fr/news/asiepakistan-chretien-torture-et-tue-en-garde-a-vu
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Jeu 04 Déc 2014, 10:59 pm


Pakistan : une chrétienne enceinte est battue et perd son enfant


Le Jeudi 27 novembre 2014 à 14:11 par Rose Marie Gérard dans International Radio Notre Dame

Un drame de plus au Pakistan. Une femme chrétienne, accusée de mal travailler a été humiliée et battue. Enceinte de deux mois, elle a perdu son enfant.

Hier, jour de la lutte contre la violence faite aux femmes, une jeune femme de ménage chrétienne a été violemment battue dans la province de Punjab.

Déshabillée et battue

La pakistanaise de 28 ans et mère de quatre enfants travaille comme femme de ménage. Hier, elle a été accusée par ces employeurs de mal faire son travail. Des représailles très violentes se sont alors abattues sur elle. Après avoir été déshabillée par le fils de son employeur ainsi que quatre de ses amis, elle a été battue puis jetée à la rue. Elle est ensuite restée une demie heure dehors, nue, forcée d'attendre qu'on lui ouvre à nouveau la porte. Enceinte de deux mois, elle a alors fait une fausse couche. Mais une vieille dame l'a recueillie et l'a emmenée à l'hôpital. Son enfant n'a pas pu être sauvé.

"Je vais me suicider si on ne me rend pas justice"

La jeune femme attend désormais que justice lui soit rendue, mais sans grand espoir : "La police n'arrête pas les coupables", dénonce t-elle. "Si je n'obtiens pas justice, je vais me suicider". Les chrétiens sont beaucoup persécutés au Pakistan et ces dernières semaines les drames se sont accumulés. La police a été chargée des enquêtes suite à ces évènements, mais sans aucun résultat. La question de la partialité se pose, dans un pays où les chrétiens ne représentent que 1,6% de la population contre 97% de musulmans.
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 30 Jan 2015, 9:37 pm




Shikarpur (Pakistan)

Pakistan: plus de 60 morts dans un attentat contre une mosquée chiite

Par AFP, publié le 30/01/2015 à 13:31, mis à jour à 16:31

Shikarpur (Pakistan) - Un attentat perpétré en pleine prière traditionnelle du vendredi dans une mosquée chiite a fait au moins 61 morts et des dizaines de blessés dans le sud du Pakistan, l'épisode le plus sanglant depuis plus d'un an des violences communautaires qui rongent le pays.

Pakistan: plus de 60 morts dans un attentat contre une mosquée chiite

Les forces de sécurité pakistanaises inspectent le 30 janvier 2015 une mosquée de la communauté chiite, cible d'un attentat à Shikarpur, ville située à environ 500 kilomètres de Karachi

afp.com/Fida Hussain

Et l'attaque la plus meurtrière depuis le raid des talibans pakistanais du TTP qui avait fait 150 morts, dont 132 écoliers, le 16 décembre dernier dans une école de Peshawar, grand carrefour du nord-ouest, près de l'Afghanistan.

L'attentat de vendredi contre une imambargah, nom donné au Pakistan aux mosquées de la minorité musulmane chiite, a lui été perpétré dans le sud du pays, à Shikarpur, ville située à environ 500 kilomètres de Karachi, capitale de la province du Sind.

Le ministre de la Santé de la province Jam Mehtab Daher a déclaré à l'AFP que le bilan s'était alourdi à 61 morts.

"Cinquante-quatre corps se trouvent à l'hôpital de Shikarpur. Sept autres personnes sont décédées dans les hôpitaux de Sukkur et Larkana hospitals", a-t-il précisé.

Les autorités tentaient vendredi de déterminer si l'attentat a été perpétré par un kamikaze ou si une bombe placée dans l'imambargah, où environ 400 personnes étaient réunies selon des chefs religieux, a été déclenchée à distance, a dit à l'AFP Sain Rakhio Mirani, un responsable de la police locale.

Peu après l'attaque, "des centaines de personnes se sont précipitées sur les lieux pour tenter de secourir les personnes prisonnières des décombres, car le toit de la mosquée s'est effondré en raison de l'explosion", a confié à l'AFP un témoin, Zahid Noor.

"Les blessés ont été transportés d'urgence dans un hôpital public en taxis ou en motos pousse-pousse car il y avait très peu d'ambulances", a-t-il raconté. "Le sol était tapissé de sang et jonché de chair, il y avait aussi une forte odeur de corps calcinés, les gens criaient... c'était le chaos", a-t-il ajouté.

"Moi, j'ai perdu quatre de mes cousins dans l'attaque, mais un de mes amis a vu ses cinq fils mourir", a dit, la voix nouée de sanglots, Mohabbat Ali Babalani, un habitant de Shikarpur.

- Le spectre sectaire -

L'attentat a été revendiqué par le Jundullah, un groupuscule peu connu gravitant dans l'orbite des talibans. "Nous allons continuer d'attaquer les chiites car ils sont opposés au vrai islam", a déclaré à l'AFP le porte-parole du groupe, Ahmed Marwat.

Au cours des dernières années, les attaques se sont multipliées contre des membres de la minorité musulmane chiite qui représente environ 20% de la population de ce pays majoritairement sunnite de près de 200 millions d'habitants.

L'attaque de Shikarpur est la plus meurtrière perpétrée contre une des minorités du pays (chiites, chrétiens, hindous, ahmadis, etc...) depuis plus d'une année au Pakistan, pays endeuillé presque quotidiennement par des attentats.

En septembre 2013, plus de 80 chrétiens avaient péri dans un double attentat suicide perpétré après juste la messe du dimanche sur le parvis d'une église de Peshawar.

Quelques mois plus tôt, deux attentats à la bombe dans des quartiers chiites avaient fait près de 200 morts à Quetta (sud-ouest), attaques les plus meurtrières contre cette minorité dans l'histoire du pays.

L'attentat de Shikarpur est par ailleurs intervenu alors que le Premier ministre Nawaz Sharif effectuai une visite à Karachi, afin de faire un bilan de la situation sécuritaire dans la province du Sind, où est située la ville de Shikarpur.

Un rapport de l'Institut américain pour la paix (USIP), faisait d'ailleurs état cette semaine de l'activité croissante de groupes extrémistes dans les zones rurales du Sind, jusqu'à présent relativement épargnées par les violences qui endeuillent le pays.

Malgré tout, "le Pakistan mène une guerre décisive contre le terrorisme. Et nous avons accompli de bons résultats, des résultats satisfaisants", a déclaré le Premier ministre Sharif.

Selon l'Institut pakistanais des études sur la paix (PIPS), un centre de recherche indépendant, les "attaques terroristes" ont reculé de 30% au Pakistan en 2014, malgré le raid de Peshawar qui demeure le plus meurtrier de l'histoire du pays.


Par afp
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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Ven 10 Fév 2017, 8:08 pm



Arrestation des assassins d’un chanteur soufi dans un Pakistan où des musulmans en persécutent d’autres

8 novembre 2016

L’arrestation, ce lundi, de deux islamistes soupçonnés d’avoir assassiné un célèbre chanteur soufi, Amjad Sabri, au Pakistan va dans le sens de la thèse du crime religieux, déjà clamé par les Talibans. Les meurtriers sont des sunnites d’un groupe terroriste proche d’al-Qaïda, et ils sont également soupçonnés d’avoir attaqué des chiites. Cette affaire met le pays devant ses divisions religieuses qui concerne également la persécution entre musulmans dans un pays où ils comptent pour 97% des habitants.

Amjad Sabri, apprécié pour son art, sa simplicité et ses activités humanitaires, était connu au Pakistan pour ses chants religieux consacrés au soufisme, une version mystique de l’islam sunnite qui concerne 60% de la population musulmane du pays. Aussi bien les sunnites que les chiites l’aimaient. A l’instar de son père, Ghulam Farid, Amjad était devenu qawwal, c’est-à-dire chanteur de qawwali, un genre qui daterait du XIIIe siècle, et sa bonne humeur égayait ses compatriotes, et même largement l’Asie du Sud, comprenant le sous-continent indien. Les deux se situaient dans une tradition familiale remontant au XVIIe siècle avec leurs ancêtres qui se produisaient devant les empereurs moghols. Touché par cinq balles, le chanteur était décédé à son arrivée à l’hôpital le 22 juin dernier. Les autorités avaient de suite dénoncé déjà une attaque terroriste. Le lendemain, les Talibans du Pakistan revendiquaient l’attentat.

Pour certains islamistes radicaux, l’activité culturelle d’Amjad Sabri était hérétique

La police assure désormais que les deux suspects sont membres d’un groupe armé sunnite anti-chiite, Lashkar-e-Jhangvi, proche de la nébuleuse islamiste al-Qaïda, et dont une partie s’est elle liée au rival de cette dernière, l’État islamique. Le ministre en chef de la province de Sindh, Syed Murad Ali Shah, a déclaré disposer de preuves de la culpabilité des deux hommes, ajoutant qu’ils sont qu’ils auraient pris part à 28 attaques contre des militaires, des policiers et des musulmans chiites. Pour certains islamistes radicaux, l’activité culturelle d’Amjad Sabri était pécheresse, non orthodoxe selon leurs canons de l’islam. A plusieurs reprises, les mosquées et autres lieux saints des soufis ont été ciblés, et en 2010 un attentat à Lahore contre le mausolée de Data Darbar avait fait une quarantaine de morts.

La division religieuse au Pakistan jusqu’à la persécution des musulmans minoritaires

Cet assassinat par les Talibans d’une figure populaire du soufisme, dont les fidèles sont connus sous le nom de barelvis, n’est que l’une des nombreuses formes de violences frappant les diverses communautés. Mais si les soufis, majoritaires sont attaqués, ce sont surtout les diverses minorités chiites qui sont touchées dans cette violence entre musulmans. Le 4 octobre 2014, le journal pakistanais anglophone et libéral publiait un sondage concernant le sort des minorités et leur ressenti, sous le titre « L’État critiqué pour sa complicité dans la persécution des minorités ». L’article mettait en perspective le sort des petites communautés musulmanes, à côté de celui des chrétiens, des hindous et des sikhs, et relevait que les minorités musulmanes, principalement chiites qui constituent 20% de la population, y compris les Hazaras de la province du Balochistan, étaient devenues de fréquentes cibles d’attaques religieuses, et que l’inaction de l’État encourageait cette persécution.

Souvent très pauvres, les Hazaras sont méprisés dans les pays où ils vivent

Les Hazaras sont un groupe ethnique professant le chiisme duodécimain, c’est-à-dire qui croient à l’existence d’un douzième imam caché qui serait, lui, le Mahdi, le sauveur de la fin des temps. Leur origine n’est clairement définie, ils seraient de filiation afghane, et leur langue est le persan. Souvent très pauvres, ils sont méprisés dans les pays où ils vivent, mais ont su se hisser socialement au Pakistan et occupent des postes à responsabilité dans le Balochistan et au niveau fédéral. Ils sont toutefois également attaqués, et 600 d’entre eux auraient été tués pour leur religion entre 1999 et fin 2011.

D’autres chiites sont persécutés, on se souvient de l’attaque d’un bus transportant des ismaéliens, une communauté chiite moderniste, par un commando affilié à l’État islamique, en mai 2015. Les assaillants avaient tué 43 fidèles, l’un après l’autre. Ces musulmans gnostiques croient à la révélation perpétuelle et considèrent qu’il faut interpréter les textes de manière allégorique.

Les plus méprisés des chiites sont peut-être les ahmadis pour qui Mahomet n’est pas le sceau des prophètes. Une loi a été votée en 1974 déclarant qu’ils ne sont pas musulmans, et nombre d’entre eux ont fui le pays, certains se constituant même un village au Canada dans la banlieue de Toronto. Les musulmans pakistanais qui se tournent vers l’ahmadisme seraient persécutés par leurs proches, même assassinés. Fin mai 2010, des islamistes attaquèrent les ahmadis durant leur culte à Lahore et firent 86 morts. Le rejet des ahmadis aboutit même à une situation cocasse quand un juge ordonna de retirer l’épithète relatif à la religion de la tombe du physicien Abdus Salam, sur laquelle étaient gravés les mots « Premier prix Nobel musulman » …

On parle même de « soufislamisme ». Dans ce contexte de radicalisation croissante,

Alors que le soufisme est généralement considéré comme paisible et quiétiste, il se radicalise au Pakistan au point que le quiétisme devient piétisme fanatiquement intolérant. On parle même de « soufislamisme ». Dans ce contexte de radicalisation croissante, en 2014, la fondation shuhada avait déposé une plainte contre Amjad Sabri pour blasphème après que l’on eut détourné l’une de ses chansons pour moquer la famille de Mahomet, ce dont il s’était pourtant distancié. Témoignage de l’ouverture du chanteur, non seulement les musulmans sunnites et chiites ont pleuré sa mort, mais aussi les autres minorités dont les chrétiens.




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MessageSujet: Re: Persécutions Religieuses au Pakistan   Lun 03 Avr 2017, 7:53 pm






Au Pakistan, les minorités musulmanes de plus en plus visées


Antoine Peillon, le 02/04/2017 à 17h47

Vingt personnes ont été assassinées et quatre autres blessées, dimanche 2 avril, dans un sanctuaire soufi du Pendjab. Depuis le début de l’année, les attentats meurtriers contre les minorités soufie, chiite et ahmadie se multiplient.

Vingt personnes, dont quatre femmes, ont été tuées dimanche 2 avril, au sanctuaire de Mohammad Ali, dans la province du Pendjab, par des hommes armés de bâtons et de couteaux. Trois suspects ont été rapidement arrêtés, dont le gardien du sanctuaire. « Le gardien du site, âgé de 50 ans, a avoué avoir tué ces gens, car il craignait qu’ils ne veuillent le tuer », a déclaré le chef de la police régionale, Zulfiqar Hameed. Avant d’ajouter : « Mais cela pourrait aussi être lié à une rivalité pour le contrôle du sanctuaire. » Le premier ministre du Pendjab, Shahbaz Sharif, a aussitôt demandé à la police de lui remettre un rapport préliminaire, sous 24 heures.

À lire : Le Pakistan sous tension après des attentats en série

Un nouveau coup porté aux minorités musulmanes

Pendant des siècles, le soufisme a été majoritaire au Pakistan. Mais cette branche mystique de l’islam, propagée dans le sous-continent par des prédicateurs errants au XIIIe siècle, a été supplantée, ces dernières décennies, par des courants sunnites, beaucoup plus « conservateurs ». Et depuis peu, les talibans ou Daech prennent pour cible les sanctuaires des soufis qu’ils jugent hérétiques.

Il semble donc que le massacre dimanche, dans le sanctuaire, soit un nouveau coup porté aux minorités musulmanes au Pakistan. Ainsi, deux jours plus tôt, un attentat à la bombe, revendiqué par les talibans pakistanais, avait dévasté le marché de Parachinar, capitale de la zone tribale de Kurram, une région majoritairement chiite du nord-ouest du Pakistan, faisant au moins 22 morts et 57 blessés.

Il s’agissait déjà du deuxième crime de masse perpétré, cette année, à Parachinar, une ville située près de la frontière afghane. En février, une vague d’attentats avait ainsi fait plus de 130 morts, choquant les Pakistanais, après une période de calme relatif, poussant l’armée à lancer une nouvelle offensive contre les « insurgés » (talibans).

Les musulmans chiites hérétiques

Au même titre que les soufis, les musulmans chiites, qui représentent environ 20 % de la population pakistanaise, sont considérés comme des hérétiques par les groupes armés pakistanais d’obédience sunnite. Une faction particulièrement active du mouvement des talibans pakistanais, Jamaat-ul-Ahrar (JuA), avait notamment revendiqué l’attentat de Parachinar.

À lire : Au Pakistan, un chef de file de la minorité ahmadie assassiné

Le jeudi 30 mars, un membre éminent de la minorité ahmadie au Pakistan, était abattu par un homme armé circulant à moto, qui a réussi à s’enfuir. Le meurtre a aussitôt été revendiqué par la faction Al-Alami du Lashkar-e-Jhangvi, liée à Daech. La victime, Malik Saleem Lateef, un avocat sexagénaire, se rendait dans un tribunal du district de Nankana Sahib, à une centaine de kilomètres de Lahore. Selon son fils, il a été tué en raison de sa foi ahmadie, une branche de l’islam considérée elle aussi comme hérétique par les sunnites et persécutée de longue date au Pakistan.

Antoine Peillon




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Persécutions Religieuses au Pakistan

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