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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedDim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedMar 03 Mai 2022, 8:33 pm




Citation :
Évangile

« JESUS s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-14)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean


En ce temps-là,
JESUS se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

Au lever du jour, JESUS se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
JESUS leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
Alors, le disciple que JESUS aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.

Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
JESUS leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
JESUS leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
JESUS s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
C’était la troisième fois
que JESUS ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Venez déjeuner ! | Homélie du 1er mai 2022 à Épinay-sur-Seine


« Venez déjeuner ! »
C’est nous, aujourd’hui, frères et sœurs, que le Seigneur, le Christ vivant, ressuscité, invite à venir déjeuner avec lui. Nous, ici, ce matin, dans cette église, et vous tous qui vous joignez à nous devant votre télévision.
Comme à chaque messe. La messe, comme ce matin-là au bord de la mer de Tibériade avec les sept disciples, c’est le Seigneur JESUS, le Vivant, qui veut nous faire asseoir autour de lui, pour partager avec nous la nourriture qu’il nous a préparée, la parole et le pain. Nous nourrir de sa présence, de sa présence réelle.
Et je me souviendrai toujours de ce matin d’été où, avec quelques amis pèlerins, nous nous trouvions au bord de la mer de Tibériade, à l’endroit même où cela s’est passé. Il y a là aujourd’hui, au bord de l’eau, un abri ouvert où nous avons pu célébrer la messe. Nous étions là, nous avec lui, lui à table avec nous, un moment inoubliable, un moment lumineux.
Oui, c’est à chaque messe que le Christ nous invite en nous disant : « venez vous asseoir autour de moi, venez manger la nourriture que je vous ai préparée », surtout quand nous avons vécu des moments difficiles. Nous aussi, comme Pierre et les disciples, nous avons bien des difficultés à traverser : tous ces efforts que nous faisons sans résultat, ces conditions de travail stressantes, ces conflits entre nous – ou, tout simplement, quand nous souffrons de la solitude, de la maladie, quand nous sommes en prison. Alors, oui, le Christ nous dit : venez reprendre des forces. Venez manger, pas chacun de votre côté, mais ensemble, dans la lumière du matin que le Christ veut faire lever sur notre nuit, sur les obscurités de notre existence.

Vous savez, chaque fois que JESUS venait prendre un repas chez quelqu’un, sa présence changeait la vie des gens qui étaient là à table avec lui. Comme à Cana, quand il a changé l’eau en vin, en très bon vin. Ou quand il a nourri toute une foule qui avait faim. Mais bien plus encore, c’était le cœur de ceux qui étaient là que sa présence changeait, le faisant passer de l’égoïsme au partage, du péché à l’amour, de la faute au pardon. Voilà ce que le Christ vient faire pour nous, ce matin encore, en venant déjeuner avec nous. Pour que notre existence trouve, auprès de lui, un nouveau souffle. Pour changer notre cœur, pour qu’il se remette à respirer au grand souffle de Dieu.
Mais alors, en ce jour du 1er mai, fête du travail, je me dis que cette transformation, elle devrait intervenir tout particulièrement dans le domaine de notre travail. Toute la nuit, Pierre et les disciples avaient pêché sans aucun résultat. Et tout d’un coup, sur la parole du Christ, c’est une pêche miraculeuse ! Oui, frères et sœurs, c’est à partir de la parole du Christ que nous devrions chercher à donner à notre travail sa véritable réussite, sa fécondité, son bonheur. Le but du travail, nous l’oublions trop souvent, ce n’est pas chacun pour soi, mais c’est pour nous nourrir les uns les autres.
Tant que nos conditions de travail n’auront pour but que l’argent, le profit égoïste, tant que nos conditions de travail resteront stressantes, inhumaines, comme elles le sont si souvent, ce sera encore la nuit pour tant d’entre nous. Gagner sa vie, oui, mais la vie, ce n’est pas d’abord l’argent : la vie, c’est de l’humanité partagée. Et le travail doit s’inscrire dans cette dynamique-là. Le travail, c’est toujours un effort, mais ce peut être, ce doit être aussi du bonheur, du bonheur ensemble.
Et ce n’est pas là de l’utopie – c’est quelque chose qui commence à se mettre en place. Je me suis beaucoup réjoui quand j’ai découvert récemment des chercheurs universitaires qui, dans une grande école de Grenoble, se consacrent à changer les conditions de travail dans les entreprises. Avec tout un ensemble de chefs d’entreprises, ils se sont rendu compte que si nous continuons comme actuellement, nous allons nous détruire. Il faut arrêter la guerre économique. Sinon, nous allons à la catastrophe. Ce sont eux qui le disent. C’est pourquoi ils se consacrent à repenser le monde du travail en mettant au centre la paix économique, le bien-être, l’épanouissement de chaque travailleur. Pour que notre économie ne soit plus une guerre permanente, mais organise la paix sociale et un mieux-vivre-ensemble. Et pour cela, il faut replacer l’être humain et sa capacité de fraternité au cœur de l’entreprise, pour le service de tous.

Voilà aussi ce que JESUS veut nous aider à changer, dans notre société, pour notre bien à tous. JESUS, en nous invitant à venir nous asseoir autour de lui, en nous offrant son corps et son sang, sa présence, nous fait nous regarder les uns les autres autrement qu’avant. Il nous réunit pour que ce fruit de la terre, de la vigne et du travail des hommes que nous lui apportons, cela devienne un repas partagé entre nous, un moment et une source de fraternité.
Et ce qu’il attend de nous, c’est que nous le laissions changer notre cœur, notre existence, notre travail, toute notre façon de vivre les uns avec les autres.

« Venez déjeuner » : c’est notre cœur, frères et sœurs, que le Christ vient nourrir ce matin, pour qu’avec sa force, nous mettions le partage, l’attention aux autres au centre de notre existence.

Pour que nous soyons vivants. De sa vie à lui, Le Vivant.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 09 Mai 2022, 7:47 pm



Citation :
Évangile

« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jn 10, 27-30)


Alléluia. Alléluia.
Je suis, le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS déclara :
« Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.
Je leur donne la vie éternelle :
jamais elles ne périront,
et personne ne les arrachera de ma main.
Mon Père, qui me les a données,
est plus grand que tout,
et personne ne peut les arracher de la main du Père.
Le Père et moi,
nous sommes UN. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Nous sommes tous des bergers | Homélie du 8 mai 2022 à Scy-Chazelles


Aujourd’hui, 8 mai, notre nation commémore le 8 mai 1945, la capitulation de l’Allemagne et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Demain, 9 mai, nous commémorerons le 9 mai 1950, la déclaration de Robert Schuman, ministre des Affaires étrangères, annonçant ce qui allait devenir la Communauté européenne du charbon et de l’acier, premier pas vers l’union amicale et pacifique des nations de l’Europe, ces mêmes nations qui, cinq ans et un jour plus tôt, se faisaient une guerre à mort.

Ce n’est donc pas un hasard si nous sommes aujourd’hui dans cette église de Scy-Chazelles, en Moselle, où repose le corps de Robert Schuman. Nous y sommes parce que Robert Schuman a été un homme d’État, un homme de courage, de ténacité et de paix, et un chrétien.
C’est peut-être un hasard, en revanche, si les lectures de ce dimanche, des Actes des Apôtres à l’Évangile, évoquent toutes le Bon Berger. Mais alors, c’est un hasard heureux…
Le Bon Berger, nous le savons, c’est le Christ. C’est celui qui mène son troupeau, le conduit sur les chemins, le protège, veille sur lui jour et nuit. Pour son troupeau, le Bon Berger est prêt à donner sa vie. Le Bon Berger, c’est le chef, et le chef est un serviteur. « Je ne suis pas venu », dit le Christ, « pour être servi, mais pour servir. »

Et nous, chrétiens, nous sommes à notre tour appelés à devenir des bergers… J’insiste sur cette phrase. Notre vocation de chrétiens est de devenir des bergers. Les bergers de l’humanité. Nous sommes appelés à protéger, à secourir, à veiller sur toute humanité. Que notre troupeau soit grand ou petit ; qu’il soit une nation, une ville, une paroisse, une famille, et même une seule personne. Car on peut être le berger de son mari, de sa femme, d’un parent, d’un ami. Un berger sans violence, mais résolu ; un berger sans orgueil, un berger qui accepté de rendre service par amour pour son troupeau.

Robert Schuman n’est pas entré en politique par orgueil ni par ambition personnelle. Il s’est engagé en 1919 à l’appel de l’évêque de Metz, et comme député, ministre, président du Conseil, président du parlement européen, il n’a fait qu’une chose : rendre service. Patiemment, honnêtement, de façon désintéressée. En Lorrain fidèle, avec son sens des actes concrets, son courage d’entreprendre, son patriotisme tourné vers la paix, lui qui voulait que revienne l’amitié entre la France et l’Allemagne avant même que la guerre fût terminée. En chrétien fidèle, lui qui vivait de façon très modeste, qui disait le bréviaire et qui assistait à la messe chaque jour, sans ostentation, simplement pour se nourrir et demander au Seigneur la force de continuer à servir, et à servir bien. Il n’avait pas d’éclat, pas de charisme particulier sinon son sourire ; il portait la moustache et un chapeau mou ; il n’était qu’un homme parmi les hommes, mais qui dès sa jeunesse avait pris au sérieux sa mission de chrétien : être un berger.

Pour lui le troupeau a été Metz, puis la Moselle, puis la France, puis l’Europe. Pour nous sans doute le troupeau est beaucoup plus petit. Mais nous ne sommes pas différents de lui, et nous avons la même vocation. Que notre engagement soit un engagement politique, qu’il soit celui de notre travail, celui de notre famille, l’engagement auprès des plus pauvres et des malades, l’engagement dans l’Église ou le simple et essentiel engagement de l’amitié : nous sommes tous, depuis notre baptême et avec l’aide du Seigneur, nous sommes tous les bergers de nos frères. Et, avec l’aide du Seigneur, d’aussi bon bergers que nous le pouvons.

Aujourd’hui, frères et sœurs, aura lieu un dernier événement, et non le moindre. Aujourd’hui, Jacques, qui est ici, va faire sa première communion. Il va recevoir la nourriture qui fera de lui un adulte dans le Christ, il va recevoir l’Agneau de Dieu qui fera de lui un berger. Jacques, avec le Corps du Christ, nous te donnons une mission : sois, comme nous tous qui t’entourons, le serviteur et le berger de tes frères !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedMar 17 Mai 2022, 7:10 pm




Citation :
Évangile

« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres » (Jn 13, 31-33a.34-35)


Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez-vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Au cours du dernier repas que JESUS prenait avec ses disciples,
quand Judas fut sorti du cénacle, JESUS déclara :
« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié,
et Dieu est glorifié en lui.
Si Dieu est glorifié en lui,
Dieu aussi le glorifiera ;
et il le glorifiera bientôt.

Petits enfants,
c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous.
Je vous donne un commandement nouveau :
c’est de vous aimer les uns les autres.
Comme je vous ai aimés,
vous aussi aimez-vous les uns les autres.
À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples :
si vous avez de l’amour les uns pour les autres. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Canonisation de Charles de Foucauld | Homélie du 15 mai 2022 à Rome (Vatican)


Traduit de l’italien

Nous avons entendu ces paroles que JESUS confie à ses disciples, avant de passer de ce monde au Père, des paroles qui nous disent ce que signifie être chrétiens : « Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres »" (Jn 13, 34). C'est le testament que le Christ nous a laissé, le critère fondamental pour discerner si nous sommes vraiment ses disciples ou non : le commandement de l'amour. Arrêtons-nous sur les deux éléments essentiels de ce commandement : l'amour de JESUS pour nous - comme je vous ai aimés - et l'amour qu'il nous demande de vivre - aimez-vous les uns les autres.

Tout d'abord, comme je vous ai aimés. Comment JESUS nous a-t-il aimés ? Jusqu'au bout, jusqu'au don total de lui-même. Il est frappant de constater qu'il prononce ces paroles par une nuit sombre, alors que l'atmosphère du Cénacle est pleine d'émotion et d'inquiétude : émotion parce que le Maître est sur le point de dire adieu à ses disciples, inquiétude parce qu'il annonce que l'un d'entre eux va le trahir. Nous pouvons imaginer quelle douleur JESUS portait dans son âme, quelles ténèbres s'amoncelaient dans le cœur des apôtres, et quelle amertume en voyant Judas quitter la pièce pour entrer dans la nuit de la trahison, après avoir reçu la bouchée trempée pour lui par le Maître. Et c’est précisément à l'heure même de la trahison que JESUS confirme son amour pour les siens. Car, dans l’obscurité et les tempêtes de la vie, c'est cela l'essentiel : Dieu nous aime.

Cette annonce, frères, sœurs, doit être au centre de la profession et des expressions de notre foi : « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés » (1Jn 4, 10). N’oublions jamais cela. Au centre, il n'y a pas notre capacité ou nos mérites, mais l'amour inconditionnel et gratuit de Dieu, que nous n'avons pas mérité. Au début de notre être chrétien, il n'y a pas de doctrines ni d’œuvres, mais l'émerveillement de nous découvrir aimés, avant toute réponse de notre part. Alors que le monde veut souvent nous convaincre que nous n'avons de valeur que dans la mesure où nous produisons des résultats, l'Évangile nous rappelle la vérité de la vie : nous sommes aimés. Un maître spirituel de notre époque a écrit : « Avant même qu'un être humain puisse nous voir, nous étions vus par les yeux aimants de Dieu. Avant même que quelqu'un nous entende pleurer ou rire, nous étions entendus par notre Dieu qui est toute écoute pour nous. Avant même que quelqu'un en ce monde nous parle, la voix de l'amour éternel nous parlait déjà » (H. Nouwen, Sentirsi amati, Brescia 1997, p. 50).

Cette vérité nous demande de nous convertir sur l'idée que nous nous faisons souvent de la sainteté. Parfois, en insistant trop sur les efforts pour accomplir de bonnes œuvres, nous avons généré un idéal de sainteté trop fondé sur nous-mêmes, sur l'héroïsme personnel, sur la capacité de renonciation, sur le sacrifice de soi pour gagner une récompense. Nous avons ainsi fait de la sainteté un objectif inaccessible, nous l'avons séparée de la vie quotidienne au lieu de la rechercher et de l’embrasser dans le quotidien, dans la poussière de la rue, dans les efforts de la vie concrète et, comme le disait sainte Thérèse d'Avila à ses sœurs, « parmi les casseroles de la cuisine ». Être disciples de JESUS et marcher sur le chemin de la sainteté, c'est avant tout se laisser transfigurer par la puissance de l'amour de Dieu. N'oublions pas la primauté de Dieu sur le moi, de l'Esprit sur la chair, de la grâce sur les œuvres.

L'amour que nous recevons du Seigneur est la force qui transforme notre vie : il dilate notre cœur et nous prédispose à aimer. C'est pourquoi JESUS dit – et c’est le deuxième aspect – "comme je vous ai aimés, vous devez aussi vous aimer les uns les autres". Ce comme n'est pas seulement une invitation à imiter l'amour de JESUS ; il signifie que nous ne pouvons aimer que parce qu'il nous a aimés, parce qu'il donne son Esprit à nos cœurs, l'Esprit de sainteté, l'amour qui nous guérit et nous transforme. C'est pourquoi nous pouvons faire des choix et accomplir des gestes d'amour dans chaque situation et avec chaque frère et sœur que nous rencontrons.
Et, concrètement, qu'est-ce que cela signifie de vivre cet amour ? Avant de nous laisser ce commandement, JESUS a lavé les pieds à ses disciples ; après l'avoir annoncé, il s'est livré sur le bois de la croix. Aimer signifie ceci : servir et donner sa vie. Servir, c'est-à-dire ne pas faire passer ses propres intérêts en premier ; se désintoxiquer des poisons de la cupidité et de la concurrence ; combattre le cancer de l'indifférence et le ver de l'autoréférentialité ; partager les charismes et les dons que Dieu nous a donnés. Se demander concrètement : "qu'est-ce que je fais pour les autres ?" et vivre le quotidien dans un esprit de service, avec amour et sans clameur, sans rien revendiquer.

Et puis donner sa vie, ce qui ne se réduit pas à offrir quelque chose, comme une partie de ses biens, aux autres, mais se donner soi-même. C'est sortir de l'égoïsme pour faire de l'existence un don, regarder les besoins de ceux qui marchent à nos côtés, se dépenser pour ceux qui en ont besoin, peut être même un peu d'écoute, de temps, un coup de téléphone. La sainteté n'est pas faite de quelques gestes héroïques, mais de beaucoup d'amour quotidien. « Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre JESUS. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels » (Exhortation apostolique Gaudete et Exsultate, n. 14).

Servir l'Évangile et les frères, offrir sa vie sans retour, sans chercher la gloire mondaine : nous sommes, nous aussi, appelés à cela. Nos compagnons de route, canonisés aujourd'hui, ont vécu la sainteté de cette manière : en embrassant leur vocation avec enthousiasme - comme prêtres, comme personnes consacrées, comme laïcs - ils se sont dépensés pour l'Évangile, ils ont découvert une joie sans comparaison et ils sont devenus des reflets lumineux du Seigneur dans l'histoire. Faisons-le aussi, parce que chacun de nous est appelé à la sainteté, à une sainteté unique et non reproductible. Oui, le Seigneur a un plan d'amour pour chacun de nous, il a un rêve pour ta vie. Accueilles-le. Et fais-le avancer avec joie.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 23 Mai 2022, 8:26 pm



Citation :
Évangile

« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 23-29)


Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas
ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi,
tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.

Je vous laisse la paix,
je vous donne ma paix ;
ce n’est pas à la manière du monde
que je vous la donne.
Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé.
Vous avez entendu ce que je vous ai dit :
Je m’en vais,
et je reviens vers vous.
Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie
puisque je pars vers le Père,
car le Père est plus grand que moi.
Je vous ai dit ces choses maintenant,
avant qu’elles n’arrivent ;
ainsi, lorsqu’elles arriveront,
vous croirez. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Esprit-Saint : le présent | Homélie du 22 mai 2022 à Celles-sur-Belle


Aimez-vous les adieux, frères et sœurs ? Vous savez, ces adieux qui arrivent après une semaine d’amitié et de vacances ; à la fin d’un pèlerinage où notre âme a été touchée… Nous voudrions ne jamais nous quitter, n’est-ce pas ?
Pourquoi ces moments sont-ils tant redoutés ? Certainement parce que nous avons peur de retrouver l’ordinaire après l’extraordinaire !
En parlant d’extraordinaire, les apôtres en avaient été particulièrement pourvus ! Et JESUS parle de son départ… Il tente de rassurer ses disciples : « Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé… Je m’en vais et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père »
Non, la joie n’est pas là… mais l’inquiétude !
JESUS va monter au ciel. Nous allons fêter jeudi son Ascension ! Il part !... Mais pas tout à fait !
JESUS promet un « défenseur » qui n’est autre que l’Esprit-Saint… Avouons-le chers amis, paroissiens de Celles-sur-Belle et de la paroisse Saint Junien en Mellois, et vous chers téléspectateurs ; avouons-le : nous ne savons pas vraiment qui est cet Esprit-Saint !
Voulez-vous chers amis que nous nous émerveillions ensemble de l’œuvre que l’Esprit-Saint fait dans le monde pour continuer, prolonger la mission du Christ sur terre ?
Prenons un exemple d’actualité : aujourd'hui, une jeune lyonnaise est déclarée Bienheureuse ! En lisant la vie de Pauline Jaricot, comment ne pas être émerveillés de la présence de l’Esprit-Saint à ses côtés ? Comment cette jeune fille de 17 ans, sensible aux mondanités a, en une homélie, changé toute l’orientation de sa vie pour être missionnaire et propager la foi ? Et comment un Saint Charles de Foucauld, alors qu’il marchait sans but se répétant cette prière « Seigneur, si vous existez faites-vous connaître ! » a été touché après que l’énergique abbé Huvelin l’ait invité à se confesser et à communier séance tenante ?
Si l’Esprit-Saint est invisible, ne se manifeste-t-il pas dans la vie des saints ?
Et dans vos vies, frères et sœurs : l’Esprit-Saint n’agit-il pas ?
Oh, nous trouvons que nos vies sont parfois ternes et ordinaires, sans relief. Ou parfois les épreuves nous frappent et nous nous demandons où est Dieu ?
Mais ce fut le cas aussi pour la Bienheureuse Pauline Jaricot, un moment critiquée et tombée dans l’indigence. Et Saint Charles de Foucauld, dans sa recherche incessante, n’a pas vraiment fondé la communauté qu’il entrevoyait… L’Esprit-Saint ne nous trace pas un chemin de facilité, mais il guide l’Église, dans les remous de son siècle.
Frères et sœurs, je le crois, l’Esprit-Saint vous est présent ! Il est à vos côtés !
Oui, l’Esprit-Saint, assiste l’Église ; l’Esprit-Saint, c’est le présent de l’Église !
Le pape François nous a engagés sur le chemin de la synodalité ! Il s’agit d’une exigence et d’une nécessité… Depuis le début l’Église est synodale. Regardez notre première lecture ! Une question se pose à Antioche : doit-on circoncire les nouveaux baptisés issus des nations ? La question suscite des tensions ! Ne pensons pas que l’Église avait un âge d’or où tout se passait sans heurts ! Les débats étaient tels qu’il a fallu en référer aux apôtres eux-mêmes à Jérusalem ! Une décision a été prise : « l’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé… ».
Pourtant, cette décision n’a certainement pas satisfait les anciens pharisiens qui voulaient imposer la circoncision aux païens ! Peut-être que certains se sont coupés de la communauté par la suite !
L’Esprit-Saint nous aide aussi à trancher, à décider pour donner une impulsion et une direction. Le concile Vatican II en est un exemple magnifique : il y a eu des contestations, mais quel souffle pour l’Église !
C’est Lui, l’Esprit-Saint, qui permet de répondre aux défis que les croyants doivent affronter jour après jour, siècle après siècle : les défis de votre paroisse chers fidèles de Saint Junien en mellois ; les défis qui sont les vôtres chers amis téléspectateurs qui êtes concernés par cet appel à la synodalité du Pape François.
Nous n’aimons pas les adieux ? Alors, dans l’Esprit du Père et du Fils reçu à notre baptême et notre confirmation, soyons à-Dieu !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 30 Mai 2022, 9:16 pm



Citation :
Évangile

« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)


Alléluia. Alléluia.
Je ne vous laisserai pas orphelins, dit le Seigneur,
je reviens vers vous, et votre cœur se réjouira.
Alléluia. (cf. Jn 14, 18)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, JESUS priait ainsi :
« Père saint,
je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu’ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,
afin que le monde sache que tu m’as envoyé,
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père,
ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
ils soient eux aussi avec moi,
et qu’ils contemplent ma gloire,
celle que tu m’as donnée
parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste,
le monde ne t’a pas connu,
mais moi je t’ai connu,
et ceux-ci ont reconnu
que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom,
et je le ferai connaître,
pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,
et que moi aussi, je sois en eux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Soyons un dans l'amour ! | Homélie du 29 mai 2022 à Thiais


Dans l’évangile de Jean, on assiste à une longue prière de JESUS à son Père, moment intime et privilégié dont on est les spectateurs tenus à distance dans le temps et dans l’espace.
Nous sommes bien éloignés de l’époque du christianisme primitif et JESUS parle avec des expressions qui ne sont pas toutes dans notre langage courant.

Pourtant, avez-vous remarqué que le Christ parle de NOUS à son Père ?

Oui ! De nous, qui sommes ici à Thiais, ou qui participons à cette eucharistie par sa retransmission au Jour du Seigneur !

JESUS parle de nous et nous parle !

Prière

Dans cette longue citation évangélique où seul JESUS s’exprime, avant sa passion et la Résurrection, ces mots prennent un écho particulier et résonnent peut-être dans notre cœur et à notre esprit.
JESUS prie… Ce n’est pas la première fois, mais il le fait de façon prolongée.
Il prie et il cite ceux pour lesquels il le fait.

Heureux d’avoir pu entrainer à sa suite des disciples, JESUS sait que par leur mission et leur témoignage ultérieur, d’autres recevrons la foi. Grâce à la parole des apôtres, des hommes et des femmes croiront.
C’est dans cette lignée de croyants que nous nous plaçons aujourd’hui, 2000 ans après la prédication de JESUS.

Mais cette succession au fil des siècles n’a pas été simple, ni sans danger.
Le Christ est mort sur la Croix et tant d’autres chrétiens ont aussi donné le témoignage de leur foi jusqu’au don de leur vie, comme le premier d’entre eux Etienne tel que nous le rapportent les Actes des apôtres. La violence s’exerce toujours pour faire taire les témoins du Christ, lui qui donne force dans l’épreuve.

Mais aucun de nous ne veut affronter seul pareille épreuve. Nous ne recherchons pas le martyre. Parfois, il s’inscrit malgré eux dans la vie d’un P. Jacques Hamel, de Ste Blandine, et d’autres anonymes.

L’acte de foi, personnel et individuel, qui conduit à témoigner du Christ est exigeant mais pousse toujours à aller de l’avant, à progresser, à se donner et à partager.

Unité

Et JESUS nous indique que cela s’épanouit dans l’unité avec lui et entre croyants. En priant, il demande pour nous :
« Que tous soient un, comme toi Père, tu es en moi, et moi en toi ».
Cette expression n’est pas incantatoire, mais profondément enraciné dans notre vocation chrétienne : « qu’ils soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé ».

Cette unité recherchée ne s’épanouit pas dans l’uniformité, l’effacement des différences, NON ! Au contraire, c’est notre complémentarité qui justifie la quête de l’unité.
Nous devons lutter contre les démons de la division, des oppositions stériles. Quelles que soient nos différences culturelles, sociales ou d’origine, quelle que soit la couleur de notre peau qui n’est que l’enveloppe de notre être, nous sommes TOUS enfants de notre Père. Notre identité chrétienne se consolide dans une conscience commune.
Comme le disait saint Jean-Paul II,
« Dieu veut l'Eglise parce qu'il veut l'unité et que, dans l'unité, s'exprime toute la profondeur de son agapè, de son Amour »
(Encyclique Ut Unum sint, sur l’engagement œcuménique (1995), n. 9)

L’amour est le ciment de l’unité.

Amour

En méditant cet évangile, j’ai perçu un clin d’œil du ciel.
Demeurant dans une auberge de jeunesse chrétienne, Adveniat à Paris, chaque fois que je me rends à la chapelle je passe devant le mur de l’unité où sur un fond bleu ciel est écrite en une vingtaine de langues l’expression de JESUS « qu’ils soient un – Ut unum sint - ………… ».
Cette contemplation régulière de l’appel du Christ est un prélude pour comprendre ce qu’il attend de nous : « qu’ils soient parfaitement un afin qu’ils sachent que tu les as aimés comme tu m’as aimé ».
Notre prière comme notre recherche de l’unité sont nourries par l’amour que nous recevons du Père et que nous partageons.
En proclamant ensemble tout à l’heure le Notre Père, nous donnerons un magnifique écho au souhait de JESUS : « Je leur ai fait connaître ton nom pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux ».
On ouvrira les bras, on sera prêts à lier nos mains, habités tous par l’amour dont le Seigneur nous gratifie.
Prenons-nous bien conscience de ce qui est en jeu dans ces paroles et gestes répétés à chaque messe et même en dehors ?
Ressentons-nous la chaleur dans nos cœurs pour avoir force et courage dans le témoignage et la prière ?
Il n’est pas insignifiant de venir à la messe, de prier ensemble…

En ce dimanche, nous ajouterons un souhait, une intention pour toute nos mères dont c’est la fête, nous demanderons à Marie en ce mois de mai qui lui est dédiée, de les protéger et d’en faire toujours de merveilleuses témoins de l’amour de Dieu pour l’humanité toute entière qui en a tant besoin.

Que nous tous soyons un dans l’amour !



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedMer 08 Juin 2022, 7:15 pm



Citation :
Évangile

« L’Esprit Saint vous enseignera tout » (Jn 14, 15-16.23b-26)


Alléluia. Alléluia.
Viens, Esprit Saint !
Emplis le cœur de tes fidèles !
Allume en eux le feu de ton amour !
Alléluia.

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez,
vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père,
et il vous donnera un autre Défenseur
qui sera pour toujours avec vous.
Si quelqu’un m’aime,
il gardera ma parole ;
mon Père l’aimera,
nous viendrons vers lui
et, chez lui, nous nous ferons une demeure.
Celui qui ne m’aime pas
ne garde pas mes paroles.
Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi :
elle est du Père, qui m’a envoyé.
Je vous parle ainsi,
tant que je demeure avec vous ;
mais le Défenseur,
l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom,
lui, vous enseignera tout,
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Quel vent les a pris ? | Homélie du 5 juin 2022 à Créteil


Quel vent les a pris ? Un jour où j’étais en pèlerinage en Israël, cette question m’est venue presque par surprise. C’était à Césarée, là où se trouve quelques vestiges du port d’où sont partis Paul et bien d’autres pour quitter leur terre connue et affronter la méditerranée. Ils sont allés porter au loin l’Evangile pour que nous puissions nous aussi le recevoir et le transmettre
Oui, quel vent les a pris ? Les Ecritures témoignent pourtant de la crainte de cette petite Eglise naissante dont les membres restaient entre eux après la mort de JESUS. Depuis qu’il s’était manifesté à eux, Ressuscité, leur cœur était toutefois troublé, cherchant à comprendre autrement la présence de leur Seigneur à leurs coté. JESUS avait certes réveillé en eux l’espérance, le désir de faire le bien comme Lui mais ils auraient pu faire tellement en Galilée déjà, dans ces villages qu’ils connaissaient, au bord du lac de Tibériade ! D’où vient qu’ils soient ainsi venus nous rejoindre ? Quelle force les a saisis pour un jour décider de sortir, enseigner dans les temples, quitter leur terre, traverser la mer et tous ses dangers et annoncer l’Evangile à la terre entière, dont nous sommes ?
Assurément, cette force n’était pas en eux : Les Ecritures témoignent suffisamment de leur fragilité pour comprendre qu'ils ne sont pas des super-héros. On dit même qu'ils sont quelconques, et sans instruction particulière. Le livre des Actes des apôtres, quasiment inauguré par ce récit de Pentecôte, nous raconte comment cette petite communauté s’est laissée saisir par un souffle puissant qui porte le monde depuis la création : le souffle de Dieu, Dieu lui-même faisant entrer le monde dans sa vie !

JESUS l’avait confirmé à ses disciples quelques temps auparavant : “vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre” Les prophètes l’avaient bien annoncé, que cet Esprit viendrait sur toute chair, que les jeunes auront des visions et les anciens des rêves, comme il se passe aujourd'hui dans notre Eglise convoquée en synode par le pape François pour se laisser transformer par ce souffle créateur et missionnaire.
Au cénacle, nous entendons que tous étaient remplis de l’Esprit saint et que chacun se trouvait concerné personnellement. Aujourd’hui encore, l'Esprit saint nous transforme nous aussi patiemment, chacun, si nous le voulons, du plus petit au plus grand, et nous relie à la communauté ecclésiale missionnaire, insérant harmonieusement notre témoignage personnel dans la prédication de l’Eglise depuis son origine.
Tel d’entre nous saura parler de JESUS en touchant les cœurs, tel autre saura éveiller à la prière ; tel autre sera inspiré pour poser les gestes et la parole qui conviennent face aux situations de détresse.

Ainsi pouvons-nous contempler avec profondeur ce papa, cette maman qui explique à son enfant qui est JESUS et comment Il compte pour lui, pour elle. Nous nous étonnons des ressources de solidarité dans nos quartiers et du don d’elles-mêmes des personnes qui s'y engagent. Nous nous laissons toucher par ces trésors de créativité qui ont permis à ceux qui le désiraient de dépasser leur handicap ou les limites de leur budget venir à familles, à Lourdes lors de notre récent pèlerinage diocésain. Chacune, chacun peut proclamer les merveilles de Dieu non comme une histoire passée, mais comme une réalité toujours actuelle.

Par l’Esprit saint, Dieu fait sa demeure en nous et nous fait aujourd’hui porter l’Evangile à la terre entière. Non pas à l’autre bout du monde, mais par contagion, auprès de ceux qui nous sont proches et vers qui nous ouvrons une relation nouvelle. Si nous sommes Fils comme le dit saint Paul, une fraternité spécifique a été inaugurée et dont il nous faut témoigner. C’est ainsi que la bonne nouvelle s’est transmise jusqu’à nous et qu’elle continuera de se faire par nous. De plus en plus, des hommes et des femmes découvrent Dieu comme leur Père qui leur donne vie.

Ici, dans le diocèse de Créteil, nous sommes très attachés à Madeleine Delbrel : Quelques temps après sa conversion en 1924, elle a choisi de vivre à Ivry/ seine comme assistante sociale et s’est engagée toute entière dans ce souffle d’amitié de Dieu avec le monde, qui l’avait elle-même saisie. Elle priait ainsi son Père du Ciel : “ Seigneur, faites-nous vivre notre vie (…) comme une fête, comme un bal, comme une danse entre les bras de votre grâce”
Par la grâce de Dieu en JESUS Ressuscité, par le don de son Esprit, l’humanité est entrée dans une danse où chacun de nous est sollicité invitant tous les peuples à la joie et à la liberté des fils. Voilà ce qui a fait sortir les apôtres : le vent qui les a pris a donné le premier pas de danse, une danse que Dieu habite avec nous et qui nous rejoint aujourd’hui. Frères et sœurs, entrons dans cette danse, animée par le souffle de Dieu ! Invitons nos amis.
Amen


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 13 Juin 2022, 7:15 pm




Citation :
Évangile

« Tout ce que possède le Père est à moi ; l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Jn 16, 12-15)


Alléluia. Alléluia.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit :
au Dieu qui est, qui était et qui vient !
Alléluia. (Ap 1, 8)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire,
mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter.
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière.
En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même :
mais ce qu’il aura entendu, il le dira ;
et ce qui va venir, il vous le fera connaître.
Lui me glorifiera,
car il recevra ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître.
Tout ce que possède le Père est à moi ;
voilà pourquoi je vous ai dit :
L’Esprit reçoit ce qui vient de moi
pour vous le faire connaître. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Solennité de la Sainte Trinité | Homélie du 12 juin 2022 à Louvain-la-Neuve (Belgique)


Chers frères et sœurs ce dimanche nous fêtons la sainte Trinité. Dieu est un, unique, il y en a pas d’autre, pourtant nous autres chrétiens affirmons qu’il est trois : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. N’est-ce pas là un dogme compliqué et qui finalement ne sert pas à grand-chose ? Une insolvable équation tout juste bonne à occuper des théologiens qui s’ennuient ? Ne me suffirait-il pas de savoir que Dieu existe, qu’il m’aime et que je peux lui parler dans ma prière ?

Cela suffit sans doute à avoir une vie spirituelle, mais cela n’a rien de spécifiquement chrétien. Affirmer que Dieu existe, voilà qui est commun à bien des religions ou systèmes philosophiques. La plupart des gens seraient même prêt à admettre qu’il existe « quelque chose » de transcendant, de plus grand qu’eux et qu’il est possible d’entrer en relation avec lui.

Ce qui est spécifiquement chrétien, c’est de croire en JESUS-Christ. Et pas seulement de reconnaître en lui un maître ou un modèle, mais croire qu’il est Dieu fait homme. JESUS n’est donc pas seulement venu nous dire que Dieu existe, qu’il nous aime et nous attend dans la prière ; JESUS c’est Dieu lui-même qui vient au-devant de nous et nous prouve son amour en mourant pour nous sur la croix.

Et c’est là que les choses deviennent intéressantes car JESUS, il priait. Cela paraît anodin dit comme ça, mais prenez le temps d’y réfléchir : si JESUS est Dieu lui-même, à qui s’adresse-t-il quand il prie ?! Comment Dieu peut-il prier Dieu ? Est-ce que cela fait qu’il y a deux dieux ? Mais un Dieu source de tout, il ne peut y en avoir qu’un seul !

Et les choses se corsent encore ! Voilà que JESUS —nous l’avons entendu dans l’évangile— nous promet que le Père et lui nous enverront un troisième, l’Esprit, qui continuera en nous l’œuvre de Dieu. Mais qui peut faire l’œuvre de Dieu sinon Dieu lui-même !? Et voilà que le Dieu unique n’est pas seulement 2 mais 3 !

Notez que sous ses allures étonnantes cette affirmation d’un Dieu unique en 3 personnes pourrait bien cacher une image de Dieu plus belle et forte que celle qui hante notre imaginaire collectif. Plutôt qu’un vieillard solitaire perdu sur son nuage ou encore qu’une force sans visage qui remplirait l’univers tel un gaz, voici que nous est offert un Dieu qui est parfaite communion d’amour. En JESUS, Dieu se révèle assez personnel pour se faire l’un de nous et pourtant infiniment plus relationnel que nous ne le serons jamais.

En effet, ici-bas, quand l’amour est suffisamment vrai entre deux personnes, elles deviennent toujours plus unies, sans rien perdre de leurs spécificités. Ce paradoxe de l’amour qui unit sans se confondre, Dieu l’accomplit parfaitement. Il y ajoute même une dimension : 3 personnes qui de toute éternité s’aiment si parfaitement qu’elles ne sont qu’un et demeurent pourtant trois. L’aller-retour de l’amour humain —je t’aime, tu m’aimes— n’était donc une évocation lointaine de l’incroyable spirale d’amour qui fait que le Père, le Fils et l’Esprit ne sont qu’un seul Dieu.

Cela ne jette-il pas sur la première lecture que nous avons entendu une lumière nouvelle ? Les sages d’Israël à qui il avait déjà fallu du courage pour présenter Dieu et sa Sagesse éternelle comme deux personnes distinctes, ne se doutaient pas qu’ils évoquaient en même temps le Fils, Verbe de Dieu, et l’Esprit qui planait sur les eaux. Ils avaient cependant raison de présenter la relation de Dieu et de sa Sagesse comme une relation d’amour qui précède toute création et même qui en est l’origine. Car il est dans la nature de l’amour de donner la vie : l’univers tout entier est donc comme né de cette circulation d’amour du Père, du Fils et de l’Esprit.

Cet engendrement ne se limite d’ailleurs pas au tout début du monde : il se poursuit jusqu’à nous. Comme le fait remarquer saint Paul, par JESUS Christ nous sommes désormais ajustés à Dieu pour que l’Esprit puisse répandre en nos cœurs son amour. L’amour même qui surgit de la sainte Trinité veut habiter en nous et de nos cœurs déborder dans le monde : sommes-nous prêt à le laisser faire ?

En tout cas, nous autres chrétiens devrions être fiers de ce mystère qui est au cœur de notre foi. Belle fête de la Trinité à tous !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 20 Juin 2022, 9:19 pm




Citation :
Évangile

« Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés » (Lc 9, 11b-17)


Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel, dit le Seigneur ;
si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement.
Alléluia. (Jn 6, 51)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
JESUS parlait aux foules du règne de Dieu,
et guérissait ceux qui en avaient besoin.
Le jour commençait à baisser.
Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent :
« Renvoie cette foule :
qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs
afin d’y loger et de trouver des vivres ;
ici nous sommes dans un endroit désert. »
Mais il leur dit :
« Donnez-leur vous-mêmes à manger. »
Ils répondirent :
« Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons.
À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture
pour tout ce peuple. »
Il y avait environ cinq mille hommes.
JESUS dit à ses disciples :
« Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
Ils exécutèrent cette demande
et firent asseoir tout le monde.
JESUS prit les cinq pains et les deux poissons,
et, levant les yeux au ciel,
il prononça la bénédiction sur eux,
les rompit
et les donna à ses disciples
pour qu’ils les distribuent à la foule.
Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ;
puis on ramassa les morceaux qui leur restaient :
cela faisait douze paniers.

– Acclamons la Parole de Dieu.


L'eucharistie transfigure le monde | Homélie du 19 juin 2022 à Saint-Denis (La Réunion)


Chers frères et sœurs en JESUS-Christ,
Chers frères et sœurs en humanité,

Quand l’ami s’en va tout au loin, il organise un dernier repas et, à la fin, il remet à chaque convive une photo. Il met tout son cœur à cette rencontre afin que tous se souviennent de ce moment précieux où ils étaient au cœur à cœur. Et quand ils se souviendront, reviendront aussi dans leurs mémoires les paroles échangées et jusqu’au menu du repas. Et dans toutes les nations, souvent, pour un événement historique, l’on érige un mémorial.

JESUS sait qu’il va mourir. C’est le dernier repas qu’il partage avec ses apôtres en cette nuit où il sera livré. Evidemment, il n’y a pas de photo souvenir, ni de monument érigé qui ne serait qu’un mémorial inerte. C’est bien plus que cela. JESUS pose un acte fort avec des gestes et des paroles qui seront à reproduire pour lui permettre de se rendre présent, sacramentellement, à travers l’espace et le temps. Nous pouvons dire que c’est un mémorial du futur qui engendre l’avenir, un avenir qui va se déployer jusqu’à l’avènement des cieux nouveaux et d’une terre nouvelle (cf. 2 P. 3, 12). JESUS se donne à nous en nourriture dans une communauté de foi. Nous n’avons pas fini de croire et de comprendre qu’il est réellement présent dans un tout petit morceau de pain et un peu de vin provenant du « fruit de la terre et du travail des hommes » (Cf. Offertoire).

Comment cela peut-il se réaliser ? JESUS ressuscité est vivant. Il est « Le Vivant » (cf. Ap 1,18). Sa parole est une parole vivante, plus énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants (cf. Heb 4, 12). JESUS est lui-même le Verbe de Vie, la Parole par qui le Père fait tout exister dans le souffle de l’Esprit. Sa Parole dit. Sa Parole réalise ce qu’elle dit. Je ne peux pas manger JESUS en chair et en os. Mais il se donne, il nous donne la faculté de le prendre en nourriture spirituelle puisque lui-même, à travers le prêtre, prononce les paroles de la consécration sur le pain et le vin : « Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. (…) Prenez et buvez-en tous car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi » (Canon prière eucharistique n° 2).

Par la puissance de l’Esprit, JESUS ressuscité réalise aujourd’hui, à travers le ministre et la communauté rassemblée, ce qu’il a dit il y a quelque deux-mille ans : « Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, c’est mon Père qui vous le donne, le vrai. De même que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange vivra lui aussi par moi. » (Jn 6, 32)

Dans la logique de la foi, l’Eucharistie célébrée en Eglise et en vérité a un pouvoir de transfiguration du monde pour l’humaniser en Dieu puisque « le fruit de la terre et du travail des hommes » (Offertoire) devient la matière du corps mystique du Christ. Nous ne pouvons pas nous désintéresser de ce qui fait la vie de nos semblables. La finale de la messe « Allez dans la paix du Christ » est un envoi en mission pour que nous soyons mission au cœur du monde. Avec tous nos semblables, nous vivons « les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de notre temps » (GS Vat. II). Et nous savons que la vie est un cadeau de Dieu, que nous sommes appelés à la vivre dans le souffle de l’Esprit-Saint pour l’humanisation de l’homme, pour son salut et la gloire de Dieu. « Car tous les fruits excellents de notre nature et de notre industrie que nous aurons propagés sur terre selon le commandement du Seigneur et dans son Esprit, nous les retrouverons plus tard, mais purifiés de toute souillure, illuminés, transfigurés, lorsque le Christ remettra à son Père le Royaume éternel et universel » (Cat. EC § 1050). Dieu sera alors « tout en tous » (1 Co 15, 28). A partir de la vie de tous les jours, nous « fabriquons » notre vie éternelle. Dieu ne vieillit pas. C’est la jeunesse éternelle de Dieu qui nous arrive et qui nous attend.

Alors, ne nous laissons pas écraser et détruire par tout le mal que nous pouvons rencontrer dans notre société, dans le monde et dans l’Eglise. Menons un combat spirituel intense pour le bon combat de la réussite de la vie. Et toi, jeune, garde en mémoire la fête d’aujourd’hui. Souviens-toi que tu es fait pour la réussite de l’amour. Aime avec le cœur du Christ ressuscité qui bat dans ta poitrine. Il est en toi. Sois en lui. Tu seras dans le Père et le Père est déjà en toi. Dieu est Amour.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 19 Icon_minipostedLun 27 Juin 2022, 7:31 pm




Citation :
Évangile

« JESUS, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem » « Je te suivrai partout où tu iras » (Lc 9, 51-62)


Alléluia. Alléluia.
Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ;
Tu as les paroles de la vie éternelle.
Alléluia. (cf. 1 S 3,9 ; Jn 6, 68c)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

Comme s’accomplissait le temps
où il allait être enlevé au ciel,
JESUS, le visage déterminé, prit la route de Jérusalem.
Il envoya, en avant de lui, des messagers ;
ceux-ci se mirent en route
et entrèrent dans un village de Samaritains
pour préparer sa venue.
Mais on refusa de le recevoir,
parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
Voyant cela,
les disciples Jacques et Jean dirent :
« Seigneur, veux-tu que nous ordonnions
qu’un feu tombe du ciel et les détruise ? »
Mais JESUS, se retournant, les réprimanda.
Puis ils partirent pour un autre village.

En cours de route, un homme dit à JESUS :
« Je te suivrai partout où tu iras. »
JESUS lui déclara :
« Les renards ont des terriers,
les oiseaux du ciel ont des nids ;
mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »

Il dit à un autre :
« Suis-moi. »
L’homme répondit :
« Seigneur, permets-moi d’aller d’abord
enterrer mon père. »
Mais JESUS répliqua :
« Laisse les morts enterrer leurs morts.
Toi, pars, et annonce le règne de Dieu. »

Un autre encore lui dit :
« Je te suivrai, Seigneur ;
mais laisse-moi d’abord faire mes adieux
aux gens de ma maison. »
JESUS lui répondit :
« Quiconque met la main à la charrue,
puis regarde en arrière,
n’est pas fait pour le royaume de Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Nous sommes des voyageurs ! | Homélie du 26 juin 2022 au Perreux-sur-Marne


« Dès le début, la conclusion s’impose ». C’est une expression de Jean-Louis, sulpicien champenois qui a été un des responsables de ma formation quand j’étais séminariste. Et à entendre l’Evangile aujourd’hui, il a raison, la conclusion s’impose d’entrée de jeu : nous sommes des voyageurs !

De fait, il y a tellement de verbes de mouvement dans ce petit passage d’Evangile : partir, se mettre en route, prendre la route, se diriger vers… JESUS ferraille même contre l’immobilisme : laisse les morts enterrer leurs morts, ne regarde pas derrière. Ces expressions rejoignent un des mots essentiels de la Bible : suivre. On retrouve ce verbe 90 fois dans le Nouveau Testament, particulièrement ce matin : « où tu iras j’irais » dit le disciple un peu avant Sheila, « Ramène-toi » dit le Christ. Vous pouvez aller vérifier dans le texte officiel, c’est à peu près la bonne traduction. Nous sommes des voyageurs, mais pas comme des touristes, des voyageurs à la suite du Christ.

Suivre le Christ, ce n’est pas d’abord l’imiter. Ce n’est pas non plus enseigner une conduite. Surtout pas d’ailleurs, on en est saoulé de la morale des autres. Suivre le Christ, c’est s’attacher à Lui. Et ce faisant, suivre le Christ – il n’arrête pas d’en parler – c’est entrer dans le Royaume de Dieu.

« Entrer dans le Royaume de Dieu », ça ressemble à une expression toute faite de curé, n’est-ce pas ? Jolie mais tellement dense qu’elle en est incompréhensible. Allez, je tente 3 points pour parler de cette entrée dans le Royaume de Dieu : le style, la Croix et la traversée :

1. Entrer dans le Royaume de Dieu, c’est un style pour chacun aujourd’hui. C’est se reconnaitre frères et sœurs, au même niveau, sans hiérarchie, sans supérieur ni inférieur : « tous frères » disait le jeune François d’Assise. Comme le Christ, c’est être attentif à la vie de ceux qu’on rencontre. Non pas pour leur dire ce qu’on sait, mais pour leur poser une question, toujours la même d’ailleurs, celle qu’il pose à Bartimée : « que veux-tu que je fasse pour toi ? ». Ce devrait être l’unique question de tous les disciples engagés à la suite du Christ.

2. Entrer dans le Royaume de Dieu, c’est accueillir la Croix – elle finit toujours par se présenter à nous, sans la chercher. C’est accueillir nos déceptions et nos deuils. C’est aussi accueillir nos fatigues – et chacun d’entre nous a sans doute des raisons ces temps-ci pour être fatigués. JESUS reconnait même cette fatigue : « les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le fils de l’homme n’a pas d’endroits où reposer sa tête ». JESUS reconnait cette fatigue et lui donne un sens : courage, il y a du beau à vivre ce chemin. Robert Lamoureux l’a d’ailleurs mise en sketch : « la fatigue, Monsieur, c’est le prix d’un travail, d’une journée remplie. C’est la preuve qu’on marche avec la vie. Et ma fatigue, Monsieur, est ma récompense. »

3. Entrer dans le Royaume de Dieu, c’est ne pas perdre de vue la traversée de cette Croix, c’est ne pas perdre de vue qu’il y a du beau au-delà de nos déceptions et de nos deuils, au-delà de nos fragilités et de nos infidélités – y compris celles des autres ! – au-delà du rapport de la CIASE et de toutes les implosions internes à l’Eglise ces temps-ci, au-delà de l’approvisionnement et du prix des matières premières liées à la guerre, au-delà du dérèglement climatique qui commence à s’installer sérieusement dans notre quotidien, au-delà d’un patron ou d’un salarié qui n’est pas comme on l’aurait souhaité, au-delà d’une quelconque engueulade, au-delà de... bref. Au-delà de tout ça, entrer dans le Royaume de Dieu, c’est ne pas perdre de vue la traversée de cette Croix pour passer à la vie.

Nous sommes des voyageurs comme des baladins sans se prendre au sérieux qui font juste rire avec leur bouffonnerie : ils allègent la vie des autres et peut-être la leur aussi.

Parce que la priorité donnée par le Christ ce matin est clairement la priorité à annoncer aux autres ce Royaume de Dieu qui allège nos vies, la priorité à la « mission » comme on dit dans le jargon de l’Eglise. Et la mission, c’est faire des kilomètres. Autant à l’intérieur de soi-même qu’en dehors, autant au bout du monde qu’au bout de la rue. La mission, elle ne se vit jamais seul, elle se vit toujours au pluriel : il envoie d’ailleurs les messagers à plusieurs. Nous sommes des voyageurs ensemble, comme des « disciples missionnaires » aime dire le vieux François de Rome.

Parmi ces voyageurs qui entendent cet appel à le suivre – il y a ceux qui sont ordonnés ces jours-ci. Je pense ce matin à Antoine qui a été ordonné diacre de la Mission de France hier après-midi à l’abbaye de Pontigny, dans l’Yonne, dans la perspective d’une vie de prêtre. Antoine a repris une parole de l’apôtre Pierre pour son faire-part d’ordination : « mettez-vous, chacun selon le don qu’il a reçu, au service les uns des autres » 1 P 4, 10 Au service ! A la suite de Baden Powell et du père Sevin, pour un ancien chef et un ancien compagnon des scouts et guides de France, ce n’est pas vraiment étonnant qu’Antoine ait choisi cette phrase. Le service est un style pour suivre le Christ, peut-être le style… sans oublier l’accueil de la Croix qui se présente ou qui se présentera à nous et sans perdre de vue sa traversée. Nous sommes des voyageurs.

Pour vous les scouts, c’est bientôt le moment de partir en camp, sac sur le dos, c’est peut-être une occasion pour suivre le Christ, le visage déterminé Lc 9, 51. C’est en tout cas ce que je vous souhaite. Car je vous souhaite d’être heureux.

C’est maintenant le temps, pour tous, si on le veut, d’entrer dans le Royaume de Dieu. A sa suite.
Yalla !



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