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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedDim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedMer 03 Mar 2021, 10:09 pm




Citation :
Évangile

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)

Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse,
la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)


Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
JESUS prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec JESUS.
Pierre alors prend la parole
et dit à JESUS :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que JESUS seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et JESUS leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

– Acclamons la Parole de Dieu.


La transfiguration | Homélie du 28 février 2021, 2e dimanche de Carême à Woluwe-Saint-Pierre (Belgique


Après le désert des tentations (rappelez-vous l’évangile de dimanche dernier), voici la Montagne de la Transfiguration (Marc, 9, 2 à 10). C’est l’étape lumineuse sur la route qui conduit à Pâques. C’est aussi l’étape capable d’éclairer notre route au cœur des incertitudes et des inquiétudes suscitées par cette pandémie dont on ne voit toujours pas, avec certitude, le bout du tunnel.
Je crois que la crise sanitaire que nous vivons est aussi une crise existentielle. Nos repères sont bousculés et les restrictions imposées finissent par peser sur le moral et sur ce qu’on appelle la santé mentale qui n’est pas sans incidence sur la vie spirituelle et religieuse.
L’évangile de ce 2ième dimanche du Carême nous invite à vivre une expérience de “transfiguration”. Étymologiquement, nous sommes invités à voir au-delà des apparences pour y reconnaître la présence du Christ venue éclairer nos chemins d’humanité. Nous sommes invités à mettre nos pas dans ceux des Apôtres Pierre, Jacques et Jean.

Quelles sont ces étapes ?

1) Ce n’est pas pour rien que l’évangile nous dit que JESUS fut transfiguré sur une haute Montagne. Dans l’évangile – et plus largement dans la Bible – la montagne n’est pas seulement un lieu géographique. Elle est, symboliquement, un lieu de révélation. C’est une façon de nous dire : “quelque chose d’important va se passer”. Il nous fait prendre à la fois du recul (“à l’écart”) et de la hauteur (“sur une haute montagne”).
Le sens de ce que nous vivons ne peut pas se comprendre sans cette attitude intérieure qui nous permet de ne pas en rester au niveau du superficiel qui est souvent le lieu de nos médiocrités. Il s’agit plutôt de faire le chemin où, comme dit un psaume, “amour et vérité se rencontrent ; justice et paix s’embrassent”. Je nous invite à mettre nos vies au diapason de l’amour, de la Vérité, de la justice et de la paix. Ce sont 4 clés qui ouvrent les portes du vrai bonheur.

2) On nous dit (dans l’évangile) que “JESUS fut transfiguré devant eux”. Il apparaît “dans sa gloire”, dit un autre évangéliste. La gloire n’est pas ce que nous en avons fait dans le langage courant. Dans la Bible – et donc aussi dans l’évangile – la gloire “doxa” en grec, c’est ce qui paraît sur nos visages quand ce que nous donnons à voir reflète et traduit ce qui se vit à l’intérieur. C’est cela “la Transfiguration” : c’est voir au-delà des apparences quand il nous est donné de “voir l’invisible”. Rien de moins que cela !
N’en restons donc pas aux apparences car, dit l’Écriture, “Dieu ne juge pas selon les apparences”. Que ce piège nous soit épargné. Combien de souffrances n’ont-elles pas pour origine cette façon de vivre uniquement sur le mode de ce qui est superficiel, factice et sans relief. La Transfiguration nous invite à porter un regard neuf, sur le Christ certes et d’abord, mais aussi sur tous ceux avec qui nous vivons ainsi que sur les événements du monde et de l’Église.

3) C’est alors que Moïse et Elie apparaissent au côté de JESUS. Ce sont deux grandes figures bibliques qui ont marqué l’Histoire du Peuple de Dieu. Leur Histoire s’éclaire par la présence du Christ transfiguré mais c’est le Christ Lui-même qui vient éclairer le chemin qui fut le leur et que la Bible nous relate.
Comme chrétiens, ne faisons jamais l’économie de ce qu’on appelle l’Ancien (ou le Premier) Testament. Leur Histoire est notre Histoire et JESUS Lui-même ne se comprend que comme celui qui vient accomplir ce que tant de prophètes ont annoncé.
Notez que, plus tard, sur une autre montagne qui est celle du Golgotha sur les hauteurs de Jérusalem, JESUS sera crucifié entre deux brigands. C’est le même mystère de l’Amour porté à son accomplissement : la gloire et l’Amour jusqu’à souffrir d’aimer, deux visages inséparables pour révéler qui est le Christ.

4) Dans le récit de la Transfiguration, c’est l’Apôtre Pierre qui prend la parole (JESUS ne dit rien, c’est sa présence qui parle !). Et Pierre dit : “il est heureux que nous soyons ici”. C’est le bonheur à l’état pur au point qu’il ajoutera : “dressons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie”. Ce n’est évidemment pas du camping dont il s’agit. La tente, c’est celle de la présence que nous traduisons dans nos églises par “tabernacle”.
Rien n’est plus grand que le Mystère de la présence qui se révèle dans la Vérité et dans la communion de l’Amour. C’est ce qu’ont dû expérimenter les Apôtres avec une densité insoupçonnée. Mais ce bonheur n’est pas un privilège qui leur est réservé. Il nous est décrit parce qu’il nous est donné si nous prenons le même chemin qu’eux.

5) Survint alors la nuée avec la voix du Père qui se fait entendre : “Celui-ci est mon Fils bien aimé; écoutez-le”.
° La nuée est, bibliquement, un signe de la présence de Dieu. Il y a la lumière mais ce n’est pas sans un voile qui empêche la clarté totale car, dit l’Écriture, “voir Dieu, c’est mourir”. La nuée, c’est la vision qui permet de garder le cap de l’Espérance. L’horizon n’est pas bouché. On dirait aujourd’hui qu’il y a des perspectives… car demain est possible.
° La “voix” n’est évidemment pas celle que les micros et caméras installés dans cette église Sainte-Alix peuvent capter mais il s’agit de cette voix intérieure venue des profondeurs du cœur. C’est la voix qui s’exprime dans toutes les langues parce qu’elle dit ce que le cœur peut entendre et ce que la foi peut faire comprendre.
Être croyant, c’est être sur la bonne fréquence, la bonne “longueur d’onde” qui permet d’ajuster nos curseurs au diapason de ce que Dieu veut nous dire. Même et surtout en cette période de pandémie.

6) Et puis vient le temps de redescendre dans la plaine. Ce fut, sans doute pour ces Apôtres, une expérience de ce qu’est l’éternité. Non pas l’absence du temps mais la plénitude du temps. La consigne du silence n’a pas pour but de les faire taire. C’est une façon de nous dire que cette “expérience” fut tellement intense que seule la Résurrection du Christ permettra le dévoilement de ce qu’ils ont vraiment vécu… et dont nous sommes aujourd’hui les heureux bénéficiaires.

7) Dieu nous accompagne sur nos chemins de vie. C’est ce qu’Il a fait avec Abraham et son fils Isaac (Genèse, 22, 1-2, 9-13 et 15-18). Dieu dit qu’Il ne veut pas de sacrifices humains. Il n’est pas celui qui se réjouirait de la mort de l’homme. Au contraire “La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant”, dira Saint Irénée.
Je voudrais terminer en vous invitant, comme ce fut dit dans le film d’introduction de cette messe télévisée, à poser notre regard vers ces vitraux de notre église Sainte-Alix dont nous célébrerons le 20ième anniversaire de leur inauguration et de leur bénédiction le 6 mai prochain. L’Évangile du Christ transfiguré nous invite à laisser sa lumière nous rejoindre et nous pénétrer.

Seigneur ; fais de nous des passeurs de lumière.
Comme ces vitraux laissent passer la lumière du soleil sans atténuer sa clarté, donne-nous de laisser Ta lumière envahir nos cœurs.
À chacun(e), tu confies une couleur. Et c’est leur diversité qui fait leur beauté.
À chacun(e), tu donnes un morceau du vitrail car personne ne peut faire l’Unité à lui seul.
Donne-nous de rayonner de cette lumière qui jamais ne s’éteint, car tu en es la source intarissable et belle.

Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedLun 08 Mar 2021, 8:05 pm




Citation :
Évangile

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.

Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
JESUS monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
JESUS leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que JESUS avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
JESUS, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

– Acclamons la Parole de Dieu.


3e dimanche de Carême | Homélie du 7 mars 2021 à Antony


Le chapitre deux de saint Jean s’ouvre sur les Noces de Cana puis suit directement l’évangile que nous venons d’écouter. La célébration d’un mariage qui ne se termine jamais parce que le bon vin a été laissé jusqu’à la fin, comme pour nous dire : faites attention, si maintenant commence le bon vin, alors attendez-vous à quelque chose de meilleur encore. Puis voilà que JESUS, juste après, monte à Jérusalem, fait un fouet avec des cordes et chasse les marchands de bœufs, de brebis, de colombes et les changeurs. Un contraste étonnant et qui me pousse à me demander : Pourquoi ?

Vous savez comme moi, chers fidèles et téléspectateurs que JESUS a souvent discuté violemment avec les pharisiens, mais jamais il n’est passé à l’acte. Ici, au contraire. Il semble que rien ne l’arrête. Sa colère est à son comble. Seigneur, pourquoi ? les marchands du temple ont toujours existé, tes parents ont dû, eux aussi acheter, deux colombes lors de ta présentation. Alors Seigneur, pourquoi ?

Je crois qu’il y a bien une raison fondamentale. JESUS dit : “Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce”. Les rituels comme l’observance des commandements, les sacrifices, sont le signe d’une relation d’amour avec Dieu et non une façon d’acheter ses faveurs. Dieu n’a donné les commandements à Moïse et au peuple juif qu’après l’avoir fait sortir du pays où il était tenu en esclavage et ses commandements sont autant le signe de l’amour de Dieu pour son peuple que l’engagement de ce même peuple à aimer Dieu et son prochain comme il a été lui-même aimé de Dieu.

Faire de la maison de Dieu une maison de commerce, c’est faire violence à Dieu lui-même. Traiter Dieu en commerçant qui attend nos sacrifices et nos souffrances pour nous sauver et nous libérer, c’est lui faire violence. Réduire Dieu à une série de commandements, c’est lui faire violence. Croire que Dieu compte nos actions bonnes ou mauvaises pour nous ouvrir les portes du paradis ou sinon nous envoyer en enfer, c’est aussi lui faire violence.

JESUS dénonce les fausses images que nous nous faisons de Dieu son Père et donc de notre relation avec lui. La maison de Dieu est une maison de prière, d’accueil et de don réciproques. C’est là où les amants, Dieu et moi, Dieu et nous, nous rencontrons dans la tendresse de l’amour et la communion. En Dieu, tout est amour et communion. Il ne peut y avoir du commerce. Peut-être est-ce là la raison qui a poussé saint Jean à nous raconter cet épisode de la vie de JESUS juste après les noces de Cana.

Une autre raison pour la colère de JESUS est que la relation entre nous dépend fortement de notre regard sur Dieu. Si je pense que Dieu est un commerçant, j’agirais en commerçant avec les autres mais si je crois que Dieu est communion, alors je chercherais à vivre l’amour et la communion avec tous au-delà des frontières quelles qu’elles soient.

JESUS nous invite donc, en ce troisième dimanche de Carême, à purifier notre regard sur Dieu et à vivre nos relations avec les autres aux dimensions de l’amour de Dieu pour nous. Dimanche prochain, nous écouterons encore une fois saint Jean. Il nous dira : “Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui… obtienne la vie éternelle” (Jn 3, 16).

Chers amis, merci de m’accueillir et la communauté libanaise en pèlerins dans vos lieux de vie à travers vos postes de télévision. Le Liban vit dans la violence depuis beaucoup trop d’années. Dans sa lettre aux libanais à l’occasion de Noël, le pape François nous a écrit : “Comme le cèdre, puisez aux profondeurs de vos racines du vivre ensemble pour redevenir un peuple solidaire… puissiez-vous tirer profit des contingences du moment présent pour redécouvrir votre identité, celle qui consiste à porter au monde entier le parfum du respect, de la cohabitation et du pluralisme… ; l’identité d’un peuple qui n’abandonne pas le rêve de ceux qui ont cru en l’avenir d’un pays beau et prospère”.

Respect, vivre-ensemble, pluralisme, c’est l’identité et la vocation du Liban. Personne, ni aucun pays, ne peut survivre à la défiguration de son identité et donc de sa vérité.

Que ce temps de carême soit pour nous un temps de redécouverte de la vérité de Dieu et de la nôtre. Car, c’est de la rencontre de nos vérités que jaillira la résurrection.

Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedLun 15 Mar 2021, 8:20 pm




Citation :
Évangile

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)


Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS !
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS ! (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là, JESUS disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


La confiance est la manière dont Dieu prend soin de nous | Homélie du 14 mars 2021, 4e dimanche de Carême à Calais


A l’heure qu’il est, les jardiniers les plus passionnés d’entre nous ont déjà bien commencé les premiers semis. Et pour faire des semis, mine de rien, il faut sacrément avoir confiance en l’avenir, il y a tellement de facteurs qui interviennent : le soleil, la pluie, les altises, le mildiou et j’en passe… Les agriculteurs aussi, ils sont en train de semer les orges et les betteraves. Avec le printemps et ses bourgeons vert tendre, la vie arrive : pied de nez à la Covid, à la crise écologique, à l’endettement du pays… la vie arrive.

Mais quel rapport entre la confiance des jardiniers et l’Évangile qu’on vient d’entendre ?

Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Croire, ce n’est dire « je sais » ou « je connais » : il n’y a aucune certitude dans le fait de croire, aucune preuve possible, aucune assurance. Croire, étymologiquement – pisteuo en grec, c’est justement placer sa confiance en quelque chose ou en quelqu’un. On pourrait du coup tenter une autre traduction sans trahir le texte originel : « il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui lui fait confiance ait la vie éternelle ».

Excusez-moi du peu de la promesse : la vie éternelle, carrément, allons-y. L’attribut « éternel » chez Jean (aiônos en grec) qualifie Dieu et l’éternité bien sûr. Mais pas seulement ! Il désigne aussi tout ce à quoi il nous invite : la joie et la paix, pour toujours et à partir de maintenant. JESUS le dit même clairement un peu plus loin dans l’Évangile de Saint Jean : Je vous dis tout cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite Jn 15, 11, et un peu loin encore La paix soit avec vous Jn 20, 19.

« Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé, afin que tout homme qui lui fait confiance ait la joie et la paix ». Et là, Saint Jean parle bien de tout homme.

Peu importe d’avoir une histoire cabossée, peu importe d’être jeune et avoir des choix à faire ou d’être plus âgé et se demander si on a fait les bons choix. Peu importe d’être marié ou non, migrant ou non, noir ou blanc, peu importe nos tempéraments plus ou moins merdiques. Peu importe tout ça : « tout homme qui lui fait confiance a la joie et la paix ».

Parce qu’avec Dieu, ce n’est pas de l’ordre du mérite, ce n’est pas du donnant-donnant, ce n’est pas « si on lui fait confiance, alors on obtiendra la joie et la paix ». Dieu a tellement aimé le monde… qu’il a déjà tout donné, même son Fils. Dans l’Évangile d’ailleurs, cet amour-là déborde de partout, dans toutes les paraboles du Royaume : avec le père qui retrouve son fils prodigue, avec le roi qui prépare le mariage de son fils en allant chercher du monde sur toutes les routes possibles… jusqu’à la fameuse pêche, à foison, qui fait craquer les filets. Dieu a tout donné, il n’a plus rien sous le coude, plus rien sous la pédale. Tout est là, sous nos yeux.

Alors oui, « il faut ». Il faut que ce don, cette croix, soit élevée à hauteur d’Homme pour que nous puissions la voir. Pour les chrétiens, la croix n’est pas le symbole du supplice, c’est le symbole de cet amour débordant.

Dieu a tellement aimé le monde…

« Il faut que l’amour débordant de Dieu soit élevée devant notre regard afin que tout homme qui lui fait confiance ait la joie et la paix ».

Il le faut parce qu’il y a tellement d’évènements dans nos vies qui sollicitent notre confiance en l’avenir et en Dieu, juste pour trouver ou retrouver la joie et la paix.

Dieu a tellement aimé le monde…

Notre confiance, c’est la manière que Dieu a de prendre soin de nous. C’est sa manière de nous prendre la main, de nous garder debout. De nous relever. De nous ressusciter.

Mais si souvent, comment faire pour avoir confiance, en vrai ? Comment faire pour avoir confiance quand sur le chemin quelque chose ou quelqu’un nous a massacré, par tragédie ou par abus ? Comment faire ? Je ne sais pas. Je sais juste que nous sommes ensemble pour chercher, comme des frères et des sœurs.

Dieu a tellement aimé le monde…

Et nous sommes les relais de cet amour débordant de Dieu pour tout homme. Sans vouloir omettre toutes les questions qui doivent s’imposer à vous, vous êtes, vous les membres de la communauté de Calais, des témoins de cet amour qui redonne confiance à tant d’hommes et de femmes déracinés de chez eux. Vous êtes pour nous tous des témoins de cet amour qui permet à tant d’hommes et de femmes de rester debout. Merci à chacune, à chacun !

Dieu a tellement aimé le monde… qu’il fait encore de nous ce matin, ici ou devant la télé (semis d’orges), les graines de son amour débordant afin qu’avec nous, tout homme, toute femme, puisse lui faire confiance et qu’il ait ainsi la joie et la paix.

Pour la plus grande gloire de Dieu, c’est-à-dire notre plus grande joie, notre paix.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedMar 23 Mar 2021, 7:55 pm





Citation :
Évangile

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)


Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. (Jn 12, 26)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir JESUS. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à JESUS.
Alors JESUS leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais JESUS leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Voir JESUS, un chemin d’espérance | Homélie du 21 mars 2021, 5e dimanche de Carême à Sospel


Pourquoi sommes-nous là devant nos écrans ou en cette église ce matin de dimanche, jour de la Résurrection ? Les raisons sont multiples et les situations des uns et des autres bien diverses :
– Pour casser une solitude ecclésiale et rejoindre des frères et sœurs et par les ondes « faire Eglise » ;
– Parce que la messe est ce rendez-vous hebdomadaire nourricier pour la vie spirituelle. Il donne force et sens à une vie parfois difficile par la maladie, l’éloignement, la solitude.
Mais je suis sûr que beaucoup pourraient dire : « Je veux voir JESUS », il est important que je le rencontre.
Vous n’aurez sûrement pas d’apparition… pas plus que moi-même. Mais évidemment, JESUS, nous le voyons parce qu’ensemble nous sommes son Corps. Nous sommes Corps du Christ rassemblé, signe de sa présence vivante.
Le Ressuscité se donne à voir, à rencontrer à travers ce peuple de baptisés, confirmés, qui dans la diversité des situations de vie, témoigne de lui chaque jour et le porte vivant. Il est ainsi bien présent au cœur de la réalité de notre monde, de notre société : dans les familles, les lieux de travail, lieux associatifs si vivants dans les villages, en milieu scolaire, dans les engagements de la vie politique.
C’est ce regard de foi qui donne sens à la réalité du Corps du Christ bien vivant.
« Je le vois. »
Il est avec nous jusqu’à la fin des temps sur les routes de la vie des hommes, nos routes humaines bien concrètes.

« Le voir » : L’Evangile nous le montre parmi la foule… Il est là où la tempête fait rage… Il est sur les routes de Palestine. Le voir, c’est prendre le chemin de l’Evangile avec ces hommes, les grecs pèlerins au Temple de Jérusalem.
Ils s’adressent à l’un des apôtres : Philippe. Après son appel, c’est lui qui va trouver Nathanaël : « Viens et vois, nous avons trouvé Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et les Prophètes, c’est JESUS de Nazareth… »
Là, Philippe va rejoindre André et ensemble, ils se rendent auprès de JESUS.
Voir JESUS : c’est toujours proposer une rencontre, conduits les uns par les autres. Le chemin des catéchumènes illustre cela. Et la rencontre de JESUS suscite toujours des déplacements au cœur des vies dans lesquels ce désir nait. Voir JESUS change toujours la vie.
A la messe, nous sommes statiques… surtout en ces temps si particuliers !
L’Evangile est mouvement, mise en mouvement, JESUS n’est pas statique.
Le rencontrer, le voir, c’est être appelé à le suivre… prendre la route avec Lui…
Le voir, ce n’est pas aller au spectacle ou voir s’agiter un homme politique.
C’est se mettre à son école pour adorer Dieu « en esprit et en vérité » et pour faire « comme il a fait pour nous ». Il nous lance dans le service. Il a lavé les pieds de ses disciples, il me lave les pieds.
Il se met à genoux devant moi pour me donner d’être debout devant son Père et à mon tour, en service, pour que vive ce monde selon le cœur de Dieu.
Suivre JESUS, c’est, comme lui, être le grain de blé tombé en terre.
Chacun de nous, enfoui dans notre environnement quel qu’il soit, nous sommes appelés à porter fruit d’Evangile. Ainsi s’approche le Royaume de Dieu et il s’inscrit là où nous vivons.
C’est cela glorifier Dieu à la suite de Celui qui a été élevé de terre et qui nous attire.
La gloire de Dieu, c’est être pour lui des vivants, vivre de sa vie par JESUS, avec JESUS, en JESUS et en porter les fruits. C’est évidemment faire vivre : ce fut la mission de JESUS, c’est la nôtre.
C’est notre gloire d’être ces visages vivants du Christ JESUS, visage du Père.
JESUS, par le don de sa Parole et de par son Pain, façonne son corps et lui donne visage de Lumière, de Paix, d’Amour et d’Espérance, c’est le visage de la proximité de Dieu. A nous de lui en donner les traits.
Ce visage, ici, des communautés chrétiennes l’ont porté dans les jours difficiles de la Tempête Alex et elles le portent encore.
En cette terre malmenée et meurtrie : villages défigurés, cimetières emportés, cœurs et vies déchirés, victimes non retrouvées, nous témoignons de tant d’attitudes de solidarité, d’engagements pour le service de tous, de moments de prière, de partage, pour dire l’Espérance enfouie, le désir de vivre envers et contre tout. Témoigner de la tendresse de Dieu, c’est toujours concret.
Ainsi, JESUS, prit sur lui la souffrance, osa le cri de désespoir : « Pourquoi m’as-tu abandonné ? », passe par la mort. Beaucoup portent ainsi ces situations….
Mais passer par la Croix ouvre sur un matin de Pâques.
JESUS attendait Marie-Madeleine, debout, hors du Tombeau, la mort vaincue.
Présent et vivant, Il attend sur le bord de nos rivières, au cœur de nos villages, avec et par nous.
Il apaise la tempête des cœurs, les colères, les incompréhensions et les impuissances.
Des nuits, il y en aura encore…
Mais se tisse un chemin d’Espérance.
La solidarité de tous, sous toutes ces formes, est déjà une résurrection.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedMar 30 Mar 2021, 8:28 pm



Citation :
Évangile

Passion de notre Seigneur JESUS Christ (Mc 15, 1-39)

La Passion de notre Seigneur JESUS Christ selon saint Marc


L. Dès le matin,
les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes,
et tout le Conseil suprême.
Puis, après avoir ligoté JESUS,
ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
JESUS répondit :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau :
A. « Tu ne réponds rien ?
Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
L. Mais JESUS ne répondit plus rien,
si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête,
il leur relâchait un prisonnier,
celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas,
arrêté avec des émeutiers
pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander
ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit :
A. « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
L. Il se rendait bien compte
que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule
pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait :
A. « Que voulez-vous donc que je fasse de celui
que vous appelez le roi des Juifs ? »,
L. de nouveau ils crièrent :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate leur disait :
A. « Qu’a-t-il donc fait de mal ? »
L. Mais ils crièrent encore plus fort :
F. « Crucifie-le ! »
L. Pilate, voulant contenter la foule,
relâcha Barabbas
et, après avoir fait flageller JESUS,
il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais,
c’est-à-dire dans le Prétoire.
Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre,
et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Ils lui frappaient la tête avec un roseau,
crachaient sur lui,
et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau de pourpre,
et lui remirent ses vêtements.

Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix,
un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus,
qui revenait des champs.
Et ils amènent JESUS au lieu dit Golgotha,
ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ;
mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient,
puis se partagent ses vêtements,
en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin)
lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation
portait ces mots :
« Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits,
l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient :
F. « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes,
en disant entre eux :
A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ;
alors nous verrons et nous croirons. »
L. Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure,
JESUS cria d’une voix forte :
X « Éloï, Éloï, lema sabactani ? »,
L. ce qui se traduit :
X « Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L. L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée,
il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire,
en disant :
A. « Attendez ! Nous verrons bien
si Élie vient le descendre de là ! »
L. Mais JESUS, poussant un grand cri,
expira.


(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de JESUS,
voyant comment il avait expiré, déclara :
A. « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Le Samaritain de Dieu | Homélie du 28 mars 2021, messe du Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur à Brive-la-Gaillarde


Hé les amis ! Il faut que je vous raconte…
Ce qui vient de m’arriver est complètement fou ! Je rentrais des champs, épuisé, c’était à l’heure de midi, lorsque le soleil tape le plus fort. J’entendais au loin un brouhaha inhabituel, curieux je me suis approché pour voir.
Je vis un homme, encadré de soldats romains ; il portait une croix sur le dos. Soudain sans m’attendre à rien, j’étais projeté à ses côtés : « donne-lui un coup de main », vociférait un des soldats. Me voici mêlé au destin de ce condamné. J’ai fait de mon mieux, je n’avais pas le choix. La croix l’écrasait, il titubait sous le fardeau, broyé par la charge trop lourde. J’ai essayé de prendre ma part, de coordonner mes pas aux siens, avançant au même rythme que lui. Cette croix était souillée de sang et de transpiration, je l’avoue, cela me répugnait. Je sentais sa respiration, je le voyais souffrir et l’entendais gémir. Mais plus j’avançais sur ce chemin de calvaire, plus j’avais l’intuition que ce condamné n’était pas un condamné comme les autres : pas une parole, mais l’échange de nos regards se passait de mots. Cet homme souffrant et muet a bouleversé mon cœur. Arrivé au lieu de la crucifixion, les soldats m’ont chassé, mais j’observais de loin. Cette rencontre m’a marqué à tout jamais. J’en pleure et j’en tremble encore. Plus tard j’apprenais que cet homme était JESUS de Nazareth, le Christ, le fils de Dieu, qui a donné sa vie par amour pour les hommes.
Frères et sœurs, vous avez reconnu dans cet homme Simon de Cyrène.
On ne sait que peu de choses de lui. Ce qui est frappant, c’est d’abord son anonymat. Tout juste, sait-on qu’il était originaire de Cyrène en Afrique du Nord. De nos jours on dirait que c’est un immigré, un maghrébin !
L’évangéliste Marc prend même le soin de préciser qu’il était père de deux garçons : Rufus, prénom romain, et Alexandre, prénom grec : joli clin d’œil à l’universalité de la fraternité.
Ce qui est aussi impressionnant chez Simon de Cyrène, c’est la place privilégiée qu’il a prise dans le mystère de la passion du Christ. Et quelle place !
Il a reçu involontairement l’immense honneur de porter la croix du Seigneur. JESUS a humblement accepté de ne pas pouvoir la porter seul. Dieu a besoin de l’homme et Simon devient son instrument.

Les apôtres qui étaient assidus à l’enseignement de JESUS sont absents. Judas est allé se pendre, l’autre Simon pleure son reniement et Jean suit les événements à distance. Simon de Cyrène est ainsi devenu le premier disciple de JESUS qui avait dit : « celui qui veut être mon disciple, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ».
En aidant JESUS à porter sa croix Simon de Cyrène devient le symbole de l’universelle compassion. Il a ainsi contribué, au prix de sa propre souffrance, à la tâche de celui qui a racheté tous les hommes.
Dommage qu’il n’ait jamais eu sa place dans le calendrier des saints. Lui qui a été le partenaire du plus bouleversant événement de l’histoire est tombé dans l’oubli.

Frères et sœurs,
Des Simon de Cyrène il y en a beaucoup parmi vous, des gens simples, sans histoire, les « saints du voisinage ». Ils passent leur temps à relever le frère. N’est-ce pas cela, porter la croix de l’autre ? N’est-ce pas cela donner la vie quand tout se meurt ?
Pensons simplement à ces merveilleux gestes de solidarité et de fraternité accomplis, lors du premier confinement, par celles et ceux que nous considérions comme non-essentiels : la boulangère, la caissière, l’éboueur… Chacun portait sa croix pour le bien de tous, elle devenait ainsi un peu plus supportable.

Chers amis,
JESUS continue à être crucifié dans le monde tant que des frères et sœurs sont méprisés et outragés dans leur dignité humaine, tant que l’homme connaît souffrance, solitude et angoisse… Ces croix sont encore trop nombreuses !
Qu’attends-tu frère, ami, pour les alléger et rêver ensemble le « désir universel d’humanité » comme nous y invite François. Alors, à l’image de Simon de Cyrène, en relevant ton frère, tu seras le « Samaritain de Dieu ».



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 17 Icon_minipostedMar 06 Avr 2021, 7:18 pm




Citation :
Évangile

« Reste avec nous car le soir approche » (Lc 24, 13-35)


Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
JESUS lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empéchés de le reconnaître.
JESUS leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à JESUS de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
JESUS fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Le premier-né d’entre les morts | Homélie de la messe de Pâques, dimanche 4 avril 2021 à Paris


Quand nous regardons JESUS… Quand nous regardons JESUS ressuscité, c’est parfois comme si nous ne le voyions pas.

Je veux dire que nous avons du mal à le voir, même nous, les croyants. Durant sa vie terrestre, les miracles nous éblouissent, et sa résurrection nous éblouit plus encore. Il nous paraît lointain, il nous paraît presque étranger à ce que nous sommes. Nous qui le suivons comme nous le pouvons, avec notre intelligence qui est limitée, avec notre cœur qui est hésitant, avec notre pauvre corps qui est, nos masques nous le rappellent à chaque instant, si fragile.

Et quand nous le prions, il y a parfois une sorte de distance inavouée. Comme un : « Tu ne peux pas comprendre ». Tu ne peux pas comprendre ce que c’est que d’être un homme, une femme. D’être dans ce corps. D’avoir peur, d’avoir faim, d’être frustré, d’être tenté, et encore de rire, d’aimer, de frémir de fièvre, de peser enfin, de peser de tout ton poids d’homme.

Eh bien ! Si, répond JESUS. Je le sais. Je suis un homme. Je suis né, j’ai grandi. Dans mon corps. J’ai appris à marcher et à parler et à courir et à lire. J’ai eu huit ans, j’ai eu quinze ans. J’ai eu mon premier duvet d’adolescent et ma barbe d’adulte. J’ai eu sommeil et j’ai eu soif et j’ai été inquiet de trouver de quoi manger. J’ai senti la chaleur du jour sur ma nuque. J’ai avancé, comme tout homme, dans l’incertitude des jours. Et j’ai craint de souffrir. Je suis un devenu un homme, et rien de ce qui est humain ne m’est étranger.

Oui, c’est un homme qu’ont connu les disciples, Pierre le premier, un homme qu’ont aimé ses amis. Avec sa voix, avec son regard.

Et c’est un homme qu’ils ont perdu quand JESUS est mort et quand ils ont porté le poids de son corps dans le tombeau.

Et c’est un homme qui est ressuscité.

Je veux dire que JESUS ressuscité respire. Imaginez, dans la nuit du tombeau, sa première inspiration. L’instant où il a ouvert les yeux.

Imaginez que vous soyez Marie-Madeleine, Pierre, Jean, l’un des disciples. Il apparaît au cénacle. Sa poitrine se soulève au rythme de sa respiration. Ses yeux, son regard brun ou noir de fils d’Israël, est posé sur vous. Brillant de toute son énigme, de l’énigme de tout regard humain.

C’est ce que dira Pierre dans sa première annonce au Temple : nous l’avons vu, nous l’avons touché, « nous avons bu et mangé avec lui ». Cet homme que nous avions aimé, son corps, son regard et sa voix, nous les avons retrouvés. Et pour la première fois, il nous a dépassés.

Car, d’une certaine façon, Dieu, en se faisant homme, était en retard sur nous. Avant lui, des milliers, des millions d’hommes et de femmes étaient nés, avaient vécu, souffert et ri. Il a pris le chemin, il l’a tracé après tant d’autres. Cette expérience d’être hommes et femmes, nous l’avions faite avant lui. Mais l’expérience de traverser la mort et de rouvrir les yeux à l’aube de Pâques, il est le premier à l’avoir faite.

Le premier d’entre nous. Le frère cadet est devenu le frère aîné, l’aîné de ceux qui vont se relever d’entre les morts, avec leur mains, leurs bras, leurs épaules, leur corps, leur cœur. Le premier-né d’entre les morts, l’aîné de tout le peuple des ressuscités.

Voilà ce qui est donné à voir au matin de Pâques ; voilà ce que, leur éblouissement passé, les saintes femmes et les disciples ont vu. L’humanité de JESUS, toute l’humanité de JESUS, sa chair et son sang, vivants. Ce Dieu qui respire, ce Dieu qui se laisse toucher, ce Dieu qui vit de notre vie.

Et son regard posé sur nous, et sa voix qui dit encore une fois, sa voix de frère aîné, de même chair et de même sang que nous, qui dit encore une fois : viens, suis-moi, je t’emmène vers notre Père, je t’emmène vers la vie éternelle.



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