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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedLun 13 Fév 2012, 08:26

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedMer 08 Jan 2020, 02:59

»Et toi, Bethléhem Ephrata, Petite entre les milliers de Juda, De toi sortira pour moi Celui qui dominera sur Israël, Et dont l'origine remonte aux temps anciens, Aux jours de l'éternité. (Michée 5:2 LSG)
Qui en fait était celui dont l’origine remonte aux temps anciens, aux jours de l’éternité
Quel est son nom ? que leur dirai-je ?
Et Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS.
Et il dit : Tu diras ainsi aux fils d'Israël : JE SUIS m'a envoyé vers vous. Exode 3. 13, 14
JESUS leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu'Abraham ait existé, JE SUIS. Jean 8. 58
Le nom de Dieu : JE SUIS
À travers les âges, Dieu s'est fait connaître à l'homme par les différents noms qu'il porte. Lorsqu'il s'est révélé à Moïse, dans le désert du Sinaï, il s'est présenté comme celui qui s'appelle «JE SUIS».
Autrement dit, celui qui existe par lui-même, en dehors du temps, Celui qui est toujours présent, toujours vivant, toujours agissant.
Notre vie s'écoulant dans le temps, nous sommes obligés de penser en fonction du passé, du présent et de l'avenir.
Il nous est donc impossible de saisir vraiment ce qu'est l'éternité et cette dimension insaisissable de Celui qui s'appelle «JE SUIS».
Pour lui «un jour est... comme mille ans, et mille ans comme un jour» (2 Pierre 3. 8).

Ce nom de «Je Suis» caractérise aussi JESUS Christ.
Il a pu dire : «Avant qu'Abraham ait existé, Je suis» (Jean 8. 58).
Il n'a pas dit : «J'étais», car il est présent depuis toujours.
Ses interlocuteurs ont compris qu'en disant cela, JESUS déclarait qu'il était Dieu, et ils ont voulu le lapider. Sept autres fois, dans l'Évangile de Jean, JESUS a déclaré : «Je suis»...
Il est le pain de vie (6. 35, 48), ( Je Suis )
la lumière du monde (8. 12), ( Je Suis )
la porte (10. 7, 9) ( Je Suis )
le bon Berger (10. 11, 14), ( Je Suis )
la résurrection et la vie (11. 25), ( Je Suis )
le chemin, la vérité et la vie (14. 6),( Je Suis )
et enfin le vrai cep (15. 1). ( Je Suis )
Et aussi : Col 1:15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. Heb 1:3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts,
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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedLun 13 Jan 2020, 09:08




Citation :
Évangile

« Dès que JESUS fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui » (Mt 3, 13-17)


Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, le ciel s’est ouvert,
l’Esprit descend sur JESUS,
et la voix du Père domine les eaux :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé ! »
Alléluia. (cf. Mt 3, 16-17, Ps 28, 3)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

Alors paraît JESUS.
Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean,
pour être baptisé par lui.
Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi,
et c’est toi qui viens à moi ! »
Mais JESUS lui répondit :
« Laisse faire pour le moment,
car il convient
que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

Dès que JESUS fut baptisé,
il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent :
il vit l’Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.
Et des cieux, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé
en qui je trouve ma joie. »


Homélie de la messe du 12 janvier 2020 à à Steenkerque (Belgique)


Frères et soeurs,

Savez-vous que l’Église reconnaît depuis ses débuts trois différents baptêmes : le baptême de l’eau, le plus connu, le baptême du sang et le baptême de désir ? Le baptême du sang est celui du martyre : si quelqu’un meurt pour sa foi sans avoir été baptisé, l’Église reconnaît que sa mort l’assimile au baptême. Il en va de même pour celui qui a manifeste le désir d’être baptisé et qui, s’il vient à mourir avant d’avoir reçu le baptême, est, lui aussi, considéré comme mort baptisé.

En Occident, au fur et à mesure que toute la population est devenue chrétienne, le baptême du sang et celui du désir ont disparu, ce qui a fait du baptême de l’eau le seul baptême que nous connaissons. Et pourtant, je pense que le baptême n’a pas vraiment de sens s’il n’est pas, pour chacun, baptême d’eau, de sang et de désir. Or il faut bien avouer que le baptême est devenu un rite d’entrée dans l’Église, une « formalité » d’inscription que nos parents ont remplie à notre place. Mais le baptême n’est pas une formalité administrative ! Il n’est pas un rite sociologique, pas même religieux, mais un signe d’eau, de feu et de désir qui rend manifeste une manière nouvelle de vivre. C’est cette manière nouvelle de vivre qui compte, et non la cérémonie !

Et qu’est-ce qu’une vie nouvelle, une vie authentique, sinon une vie animée par le désir de vivre ? Certains vivent en dehors du désir de vivre, à la remorque de la nécessité ou comme si leur vie était une fatalité. Alors grande est la tentation de démissionner, de remettre à plus tard le désir de vivre, de s’enliser dans la morne répétition des choses à faire, de creuser l’ornière de la routine, de faire de sa vie une longue plainte… Comment sort-on de ce marasme, de cette lassitude de vivre ? On peut bien sûr chercher à se convaincre soi-même : que la vie est belle, qu’on est, sinon le meilleur, un battant, qu’on trouvera bien les forces nécessaires, que ça va aller… Bref, la méthode Coué ! Tant que ça marche, bien sûr ! Mais la méthode Coué est toujours vouée à l’échec. Pourquoi ? Parce que compter sur ses forces est déjà une force de moins, car ce n’est pas en faire usage. Un rien d’ailleurs les met hors d’usage : une difficulté plus grande que prévue, un échec plus cuisant que les précédents. Alors nos forces supposées tournent en impuissance. Cette impuissance que certains ressentent plus vivement, plus douloureusement et qui les plonge parfois dans une infinie détresse.

D’où le Christ tenait-il sa force, et la puissance de « faire le bien », comme l’écrit l’apôtre Pierre ? De lui-même ? Non. Il la tenait d’un Autre. Pour le dire ainsi, un jour, il s’est senti adopté. Il a entendu une parole qui le rejoignait dans la vérité de son désir de vivre. Ou, plutôt, il a entendu une parole qui devenait la vérité de son désir de vivre. Cette parole est : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. » Cette voix qu’il ne connaissait pas et qu’il fut le seul à entendre, puisqu’elle lui était adressée singulièrement, lui révélait en un éclair qu’il était désiré, et qu’un Père trouvait en lui sa joie ! Comme un enfant qui se réjouit d’être aimé de ses parents uniquement pour ce qu’il est, JESUS reconnut ce jour-là que toute sa vie était le fruit d’un amour infiniment bienveillant, et la joie qu’il recevait de son Père devint en lui source de reconnaissance.

Vous penserez : c’est bien beau pour le Christ, n’est-il pas le Fils de Dieu, mais nous, pauvres humains ? Eh bien, la parole qu’il a entendue, elle est adressée à chacun de nous : c’est ce que l’apôtre Paul a redit avec force dans sa lettre aux Galates : « Fils, vous l’êtes bien : Dieu a envoyé dans nos coeurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba, Père ! » (Ga 4, 6) Oui, fils et filles, nous le sommes bien ! En effet, nous avons été plongés, dès avant notre naissance, dans le bain de la tendresse inconditionnée de Dieu. Autrement dit, c’est dans le désir infiniment bon et joyeux de Dieu que nous sommes constamment plongés. Ce qui veut dire qu’aucune détresse, aussi infinie nous paraît-elle, ne pourra jamais être plus forte que l’infinie tendresse de Dieu.

Le jour de notre baptême, aucune voix nous est venue du ciel ; par contre, les paroles et les gestes du prêtre n’ont eu de sens qu’à dire à nos parents que la vie de leur enfant baigne dans une tendresse sans bornes, inépuisable. L’eau qui a été versée sur nos têtes est le signe de cette tendresse qui coule sur nous abondamment.

Et le baptême du sang ? N’est-il pas réservé aux martyres morts avant d’avoir reçu le baptême ? Non : le baptême du sang est le baptême du feu, le baptême de l’Esprit, sans lequel d’ailleurs, le baptême de l’eau resterait exsangue. Le coeur brûlant l’atteste ; et aussi un soulèvement intérieur, une jubilation qui nous transporte.

Quel est alors à la fois le fruit et le signe de ce triple baptême d’eau, de feu et de désir dans lequel nous sommes plongés ? La confiance, surtout. Une confiance comme celle dont parle le poète français d’origine belge, Henri Michaux : « Une confiance d’enfant, une confiance qui va au-devant, espérante, qui vous soulève, […], un débordement et une libération, […], une joie surabondante dont on ne sait si on la reçoit ou si on la donne […] ».





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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedMer 22 Jan 2020, 08:25




Homélie de la messe du 19 janvier 2020 à Bordeaux


Ce qui vient d’être lu, nous unit autour de la personne de JESUS-Christ et c’est pourquoi, ce passage de la Bible nous rassemble, ce matin. JESUS emploie des exemples imagés que l’on peut certainement qualifier de « terre à terre » pour nous faire comprendre les grandes réalités spirituelles de Dieu. Cette illustration nous dit que JESUS désire nous amener à réaliser le sens profond de la relation qu’il veut avoir avec nous.

Les évènements qui suivront la vie de JESUS, sont, tous ce qui entoure la crucifixion, ce qui donne un relief particulier à ce passage. L’approche de la mort de JESUS nous ouvre en réalité les portes de la vie qu’il nous donne en abondance par sa résurrection ! L’image de la vigne nous interroge à bien des égards : JESUS déclare être le vrai cep et Dieu le vigneron. Ces 2 axes principaux nous conduisent sur le chemin de la foi qui nous mène à Dieu à travers la relation intime avec Christ. Avant nous pouvons lire dans le même évangile de Jean au ch 14 v 6 cette autre déclaration de JESUS « JE suis le chemin la vérité et la vie et nul ne vient au père que par moi. »

Quand JESUS dit « Je suis le vrai cep » , IL reprend le même type de déclaration que : « je suis la vérité » Le sarment n’est pas auto-suffisant, il ne donne pas la vie, mais il la puise dans le cep et la communique pour produire le fruit. Cette vérité incontournable nous amène à nous interroger :

A qui ou à quoi somme-nous attachés aujourd’hui ? Ce qui émane maintenant, de notre vie, et dans notre façon d’être, dans le rapport à l’autre, c’est certainement, la réponse à cette question … Les différentes étapes de la vie d’une vigne ne se ressemblent pas parce qu’il y a des cycles de croissance. Tous ce processus est rendu possible par la communication de la vie du cep vers le sarment, ce n’est pas le cep qui produit le fruit mais bien le sarment. La vigne reste la vigne quelques soient ses étapes tant que le sarment reste soudé au cep.

Il y a :
– Un temps où la vigne offre, peut-être pour certains, une vue peu attrayante
– Puis, le temps où elle change de couleur avec l’apparition progressive de son feuillage,
– Ensuite, le temps où apparait une autre couleur, celle du fruit
– Et enfin le temps de la jouissance de ce même fruit, que nous découvrirons plus loin.
– Dans ce processus de vie, auquel de ces 4 temps, pouvons-nous nous identifier aujourd’hui ?
– Quelle est notre couleur du moment ?
– Quelle est notre étape du moment ?

Cette image de la vigne et son processus de vie, nous aide à comprendre que nous ne pouvons pas en permanence produire du fruit. JESUS nous appelle à vivre le moment présent pour en apprécier sa valeur quelles qu’en soient les étapes.

Le travail du vigneron : C’est le temps de la vigne peu attrayante qui permet au vigneron de l’émondé. C’est un travail minutieux, car la qualité de la vigne à venir, dépend de la précision de coupe des sarments.

Dieu, le divin vigneron, désire travailler en chacune de nos vies pour couper de qui ferait obstacle à la production de nos fruits en tant que chrétiens. Il nous appartient, donc, alors de nous interroger :
– Sommes-nous assez confiants pour reconnaitre humblement ce qui fait obstacle à l’écoulement de la vie de Christ en nous ?
– Pouvons-nous dire comme l’apôtre Paul ? « Ce n’est plus moi qui vis mais Christ qui vit en moi ! »

Nos vies toutes entières sont comme un vignoble, dans lequel le divin vigneron aime sa vigne et en prend soin à chaque stade et sans brûler les étapes.

L’amour de Dieu pour nous, inclut nos propres défaillances. C’est pourquoi Il désire prendre soin de nous. Si cette vérité dépasse notre intelligence et notre entendement, alors prenons en simplement acte, pour l’accepter.

Si l’émondage est vécu comme une forme de souffrance, souvenons-nous que Dieu n’est pas notre accusateur mais bien l’artisan de nos vies. Il a pour seul finalité l’optimisation du passage de la sève qui produira en son temps les bons fruits.
C’est un vigneron qui à chaque saison taille et réduit sa vigne pour la faire grandir Et quels sont Les fruits que nous produirons : La Bible en parle dans GALATES 5 : 22 L’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maitrise de soi. Ces fruits ont pour finalités l’expression de la beauté et de la saveur du caractère de JESUS-Christ en nous.

Il n’y a rien d’utopique puisque JESUS dit au V5 que tant que nous demeurons en lui et lui en nous nous porterons beaucoup de fruits, car sans lui ne pouvons rien faire. Ces fruits là, tour à tour, produisent une vie personnelle épanouie et apaisée avec nous même pour que notre relation à notre prochain soit tout autant épanouie et apaisée. Quand il parle de l’importance de rester attaché à lui, puisqu’il est le vrai cep, c’est parce qu’il désire que sa vie puisse couler abondement en nous et sans obstacle. Cette générosité de vie, que JESUS nous propose, n’est pas seulement pour nous même mais elle est pour être partagé et vécue avec notre prochain, et donc notre pays aurait grandement besoin aujourd’hui !

Si, JESUS nous parle ainsi quelques temps avant d’être arrêté et crucifié à cause de nos péchés c’est pour nous faire comprendre que le pouvoir de sa mort et de sa résurrection nous libère d’une forme de vie passé qui souvent, est regrettée.

Ainsi les fruits amers d’une vie sans Christ ne sont plus…
– et L’amour remplace la haine,
– la joie remplace la tristesse,
– la paix, remplace l’angoisse et la violence
– la patience, remplace le stress, et l’inconstance
– la bonté, remplace l’ignorance et la médisance
– la bienveillance, remplace l’agressivité et la désobligeance
– la foi, remplace le défaitisme et le découragement,
– la douceur, remplace l’aigreur et l’amertume
– la maitrise de soi, remplace l’emportement et l’indécision

Il est très difficile pour nous, d’opérer durablement ces changements par nous-même et JESUS le sait bien, puisqu’il nous dit « Sans moi vous ne pouvez rien faire ». C’est justement, cela qui nous permet d’envisager un nouveau départ avec JESUS comme la référence essentielle de nos vies. C’est cet attachement à JESUS, le vrai cep, qui nous rend meilleur de jour en jour, lui en nous et non pas nous même avec nos propres forces.

JESUS nous laisse le temps, il ne nous brusque pas, il nous accompagne avec amour, tendresse et patience, A JESUS l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde, soit toute la gloire et la puissance aux siècles des siècles, car il est aussi le Dieu tout puissant AMEN !

Références bibliques : Is 5, 1-7 ; Ps 1 ; Ga 5, 16-22 ; Jn 15, 1-5





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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedLun 27 Jan 2020, 09:05




Citation :
Évangile

Il vint habiter à Capharnaüm pour que soit accomplie la parole d’Isaïe (Mt 4, 12-23)


Alléluia. Alléluia.
JESUS proclamait l’Évangile du Royaume,
et guérissait toute maladie dans le peuple.
Alléluia. (cf. Mt 4, 23)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

Quand JESUS apprit l’arrestation de Jean le Baptiste,
il se retira en Galilée.
Il quitta Nazareth
et vint habiter à Capharnaüm,
ville située au bord de la mer de Galilée,
dans les territoires de Zabulon et de Nephtali.
C’était pour que soit accomplie
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Pays de Zabulon et pays de Nephtali,
route de la mer et pays au-delà du Jourdain,
Galilée des nations !
Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
À partir de ce moment, JESUS commença à proclamer :
« Convertissez-vous,
car le royaume des Cieux est tout proche. »

Comme il marchait le long de la mer de Galilée,
il vit deux frères,
Simon, appelé Pierre,
et son frère André,
qui jetaient leurs filets dans la mer ;
car c’étaient des pêcheurs.
JESUS leur dit :
« Venez à ma suite,
et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.

De là, il avança et il vit deux autres frères,
Jacques, fils de Zébédée,
et son frère Jean,
qui étaient dans la barque avec leur père,
en train de réparer leurs filets.
Il les appela.
Aussitôt, laissant la barque et leur père,
ils le suivirent.

JESUS parcourait toute la Galilée ;
il enseignait dans leurs synagogues,
proclamait l’Évangile du Royaume,
guérissait toute maladie et toute infirmité dans le peuple.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 26 janvier 2020 à Valence


Frères et sœurs, cet SMS vient de m’arriver à l’instant-même sur mon téléphone portable :« Si tu veux partager avec moi la folie de l’amour évangélique et vivre des rencontres passionnantes avec l’humanité tape 1, mais sache que c’est du sérieux… » Il s’agit de l’appel lancé par JESUS au bord du lac de Galilée. Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser JESUS à appeler autour de lui des hommes pour venir l’aider ?

JESUS vient d’apprendre l’emprisonnement de Jean-Baptiste, son cousin, qu’il aimait et admirait. Jean Baptiste est victime de son franc-parler, de son amour pour la justice, de son rejet de l’abus d’autorité. Mais comme le chante le poète : « il a dit la vérité, il sera exécuté ». Cela aurait pu être là une bonne raison pour JESUS de rester chez lui, bien tranquille et s’en tenir à son métier de charpentier. Mais bien au contraire, il prend la décision de quitter Nazareth, minuscule bourgade sans histoire, blottie dans les replis de ses collines, pour aller s’établir à Capharnaüm. C’est que JESUS veut être là où il y a du monde, là où ça bouge, là où il y a de la vie, à la « périphérie », comme dit le pape François. Capharnaüm, ville de carrefour, très active, où se croisent des personnes de diverses nations, races et cultures. JESUS veut pouvoir annoncer l’Evangile au tout venant, sans distinction. Il reprend, à son compte sans en changer un mot, la prédication de Jean-Baptiste : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche ».

Mais pour annoncer de la Bonne Nouvelle, JESUS ne peut rien faire seul. Son premier acte n’est donc pas un miracle mais un appel. L’aventure de l’Eglise va commencer dans la situation banale de marins pêcheurs. Curieusement JESUS appelle Pierre, André, Jacques et Jean, non pas dans le cadre d’une fête religieuse, ni d’une retraite spirituelle, mais au cœur de leur vie quotidienne, en plein travail professionnel. Quelle audace !

JESUS engage à sa suite des pêcheurs, car pour lui il faut aller prendre les hommes, comme on pêche des poissons. Attraper des poissons permettait à Pierre, à André de nourrir leur famille. En devenant pêcheur d’hommes, ils prennent dans le filet de leur amour et de leur sollicitude, la grande famille de l’humanité. Quelle tâche exaltante !

Il ne manque pas aujourd’hui de poissons à taquiner, nombreux et variés. Chacun de nous, peut devenir le baladin pêcheur de la tendresse et de la miséricorde du Christ, auprès d’une humanité assoiffée d’amour et de bonheur. L’océan est immense et recouvre tous les champs apostoliques. JESUS nous en ouvre les perspectives dans la finale de l’Evangile de ce jour. Il est cet homme de cœur, qui se laisse émouvoir par toutes les souffrances physiques, ou spirituelles rencontrées sur son chemin.

Frères et sœurs et vous ? Quelle sera votre participation pour assurer une pêche exceptionnelle en vue du Royaume de Dieu ?

Ami, cher jeune, les apôtres n’ont pas cherché JESUS. C’est lui qui a pris l’initiative de les rencontrer et de les inviter. Leur réponse est tellement inconditionnelle et immédiate, qu’elle nous paraît presque invraisemblable. Mais JESUS avait prévenu dans son SMS : pas sérieux s’abstenir ! Réfléchis ! N’as-tu pas envie de devenir toi aussi ce pêcheur, capable d’étancher la formidable soif d’amour de tes frères et sœurs en humanité ? Tu sais, il manque des bras. Si le Christ t’appelait aujourd’hui à vivre une aventure merveilleuse à sa suite, quelle serait ta réponse ? Qu’attends-tu pour partager tes talents ? Tu n’as qu’une vie.

Un jour le Seigneur m’a séduit et comme Pierre, je me suis laissé séduire. Je n’ai rien regretté de mon engagement au service de l’homme et en cet instant même, je reconduis le contrat qui me lie à jamais au Christ. Il est pour moi un compagnon de route extraordinaire et il reste mon meilleur ami. Amen.

Références bibliques : Is 8, 23-9.3 ; Ps 26 ; 1 Co 1, 10-13.17 ; Mt 4, 12-




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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedJeu 06 Fév 2020, 07:50





Citation :
Évangile

« Mes yeux ont vu ton salut » (Lc 2, 22-40)


Alléluia. Alléluia.
Lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.
Alléluia. (Lc 2, 32)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse
pour la purification,
les parents de JESUS l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin
sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir
le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles
ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux,
qui attendait la Consolation d’Israël,
et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce
qu’il ne verrait pas la mort
avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.
Au moment où les parents présentaient l’enfant JESUS
pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras,
et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain,
tu peux laisser ton serviteur s’en aller
en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël. »

Le père et la mère de l’enfant
s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit,
puis il dit à Marie sa mère :
« Voici que cet enfant
provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.
Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – :
ainsi seront dévoilées
les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »

Il y avait aussi une femme prophète,
Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser.
Elle était très avancée en âge ;
après sept ans de mariage,
demeurée veuve,
elle était arrivée à l’âge de 84 ans.
Elle ne s’éloignait pas du Temple,
servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même,
elle proclamait les louanges de Dieu
et parlait de l’enfant
à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Lorsqu’ils eurent achevé
tout ce que prescrivait la loi du Seigneur,
ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait,
rempli de sagesse,
et la grâce de Dieu était sur lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 2 février 2020 à Paris


Quarante jours après Noël, JESUS est présenté au Temple. Que signifie cette présentation ? Luc nous le dit : JESUS est présenté pour être consacré au Seigneur. C’est la raison pour laquelle nous fêtons aussi, aujourd’hui, la vie consacrée. Mais qu’est-ce que cette consécration ?

Revenons à la scène d’Évangile. Notre attention est attirée par les personnes qui sont là, dans le Temple, autour de JESUS : Joseph et Marie, Syméon et Anne, deux hommes, deux femmes, deux jeunes, deux plus âgés, à part égale. Et il y a aussi, en offrande, un couple de tourterelles et deux petites colombes : comme en échos au couple des parents de JESUS et aux deux anciens habités par l’Esprit. L’Esprit qui plane sur cette scène, comme au premier matin du monde.

Car à l’horizon se dessine déjà Pâques, où JESUS fera l’offrande de lui-même pour le salut du monde, où le Père, comme Syméon, le recevra dans ses bras et où l’Église, Temple de l’Esprit, comme Anne, « proclamera les louanges de Dieu et parlera de JESUS à tous ceux qui attendent la délivrance ».

La vie consacrée se reconnait en Syméon et Anne : l’homme juste et religieux et la femme prophétesse ; l’homme qui fait le geste infiniment doux et respectueux de prendre l’enfant dans ses bras et la femme qui prend la parole joyeusement au sujet de l’enfant ; Syméon qui vient au Temple et Anne qui vit au Temple, servant Dieu jour et nuit. Apostoliques et cloitrés, les religieux et religieuses, tous les consacrés, sont les Syméon et Anne d’aujourd’hui.

Ils ont été appelés, et ont répondu à l’appel du Seigneur, pour être tout entiers à cette unique mission : recevoir et annoncer JESUS Christ, qui vient en ce monde, aujourd’hui comme alors.

Recevoir et annoncer JESUS Christ qui vient, d’une manière à la fois prévisible et stupéfiante : prévisible parce qu’annoncée par toutes les Écritures. Tel le prophète Malachie qui dit : « soudain viendra dans son Temple, le Seigneur que vous cherchez ». Stupéfiante, car ce n’est pas dans la puissance d’un bras souverain qu’il vient, mais comme un nouveau-né, un tout petit, qui partage, comme dit la lettre aux Hébreux, ce que « les enfants des hommes ont en commun, le sang et la chair ».

Et cette mission est portée bien plus que par les consacrés : nous connaissons tous de ces personnes de grand âge dont les ans ont affiné le cœur, adouci les gestes, ajusté les paroles : elles vivent ainsi, consacrée au Seigneur, dans le secret. Elles sont, selon la belle expression du pape François, des consacrés « de la vie ordinaire ».

La lettre aux Hébreux ajoute encore : JESUS Christ, « parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve ». La consécration se colore d’une attention toute particulière à la présence consolatrice du Christ auprès des éprouvés.

Et aujourd’hui, ces éprouvés, ce sont les exilés, réfugiés, au milieu de qui marchent Marie et Joseph ; les enfants et les femmes abusés, auprès de qui se tient l’enfant, dans les bras de sa mère ; les personnes âgées négligées, près de qui s’asseyent Syméon et Anne ;

Prions ce matin, pour que le Seigneur continue d’appeler des femmes et des hommes à la vie consacrée, et au témoignage de la consolation. Et prions pour que l’Église que nous formons ensemble, continue son chemin de conversion, et deviennent ce lieu où se tiennent, comme Syméon et Anne, en égale dignité dans l’accueil et l’annonce du Sauveur : hommes et femmes, enfants et personnes âgés, sans oublier les tourterelles et les colombes, et toute la création, témoins de la Création nouvelle que le Seigneur est en train d’accomplir, un monde où toute chose est consacrée. Amen.

Références bibliques : Ml 3, 1-4 ; Ps 23 ; Hb 2, 14-18 ; Lc 2, 22-40





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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedMar 11 Fév 2020, 17:08

Homélie de la messe du 9 février 2020 à Marseille

« Partage ton pain avec celui qui a faim,
« accueille chez toi les pauvres sans abri,
« couvre celui que tu verras sans vêtement,
« ne te dérobe pas à ton semblable.
« Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
« devant toi marchera ta justice,
« et la gloire du Seigneur fermera la marche. »

Ce n’est pas sans émotion que je relis ces versets d’Isaïe. Ni sans étonnement. Ce n’est pas sans émotion parce qu’il semble qu’ils ont été écrits pour ici et aujourd’hui, pour ce dimanche et pour cette assemblée, à Saint-Barthélemy, avec vous, qui vivez dans cette maison, vous, frères de Saint-Jean-de-Dieu, vous, amis, visiteurs, famille, soignants. Et ce n’est pas sans étonnement parce que ces versets sont des versets de triomphe et de gloire.

Spontanément nous n’associons pas le service et la gloire, et lorsque nous changeons un malade ou poussons un chariot, nous ne voyons pas l’aurore du jour de Dieu précéder nos pas. Spontanément, nous associons le service avec l’humilité. Nous savons assez ce qu’il de discret, de répétitif et, souvent, d’ingrat. Vous le savez, frères et sœurs qui participez à cette messe par la télévision et qui avez souvent la charge d’un conjoint malade. — Nous associons le service avec l’humilité, avec le devoir, avec le sacrifice. Mais pas avec la gloire.

Or c’est bien de gloire que parle Isaïe. Et de la gloire véritable, qui n’est pas l’orgueil, mais la révélation du visage de Dieu et de notre propre vrai visage de fils et filles de Dieu.

La gloire de JESUS, ce ne sont pas les trompettes et les tambours. JESUS n’est pas orgueilleux. JESUS n’avait ni cortège ni habit doré. La gloire de JESUS, dit l’Évangile, c’est d’avoir servi et aimé jusqu’au bout. Et c’est dans le service qu’est apparu son visage véritable, c’est dans le lavement des pieds qu’il s’est révélé en vérité.

Et nous, nous nous révélons à nous-mêmes lorsque nous nous mettons au service d’autrui. Notre habit de gloire, c’est notre blouse blanche et nos gants en caoutchouc. C’est là que nous prenons notre visage véritable. Lorsque nous marchons à petits pas pour accompagner un ami à la promenade, lorsque nous nous asseyons à côté d’un lit pour écouter et consoler, lorsque nous préparons un repas pour notre famille.

Cette expérience, nous pouvons tous la faire. Le service d’autrui commence par un simple sourire gratuit, par quelques minutes d’écoute désintéressée. Et tous nous savons ce qu’elle procure. Bien plus que la conscience d’un devoir accompli, elle donne un sentiment un peu mystérieux — un sentiment d’accomplissement, celui d’être à notre place, celui d’être bien, bien dans nous-mêmes, bien dans notre vie, là où nous devons être.

Beaucoup de nos contemporains cherchent le sens de leur vie. Ils se demandent qui ils sont, et pourquoi ils vivent. Vous, frères et sœurs, vous êtes la réponse. La réponse est : le sens de la vie est de se donner soi-même, c’est-à-dire d’aimer. Les hommes et les femmes sont faits pour accueillir, pour partager, pour protéger. Lorsqu’ils le font, leur cœur s’allège. Si humble que soit le service, si discret que soit le geste fraternel, il nous rapproche toujours plus de notre vérité, de la vérité de notre cœur, qui est la vérité même de Dieu.

Toi qui est au service de ton frère, de ton époux, de ton épouse, de ton ami, de l’inconnu, de l’étranger, « ta lumière se lèvera dans les ténèbres, et ton obscurité sera lumière de midi ».





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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedMer 19 Fév 2020, 07:46




Citation :
Évangile

« Il a été dit aux Anciens. Eh bien ! moi, je vous dis » (Mt 5, 17-37)


Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux.
Je vous le dis en effet :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le
et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la
et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.
Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère.

Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’,
‘non’, si c’est ‘non’.
Ce qui est en plus
vient du Mauvais. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 16 février 2020 à Neuf-Brisach


Il y a quelques années, mon supérieur m’a demandé de quitter la communauté où je me trouvais plutôt bien, pour aller dans un autre, pour une mission nouvelle, un peu inconnue. Mais il m’a dit : « Je ne te forcerai pas. J’attends ta réponse. »

Sa requête m’a beaucoup troublé. J’aurais préféré qu’il m’oblige, je n’aurais eu qu’à obéir, sans réfléchir, machinalement. Là, il fallait que je réfléchisse, peser le pour, le contre, tâcher de comprendre la logique derrière sa demande. Bref, j’étais perdu. Quand on est perdu, on a recours à des moyens extrêmes.

J’ai fait ce que je ne fais jamais. J’ai dit au Seigneur : envoie-moi un signe (en vérité cela voulait dire dans ma tête : choisis pour moi). J’ai ouvert ma Bible de poche : « Que votre oui soit oui, non soit non… tout le reste vient du mauvais ! » J’étais bien avancé ! Le Seigneur me jouait un sacré tour. « Tu veux que je fasse le boulot à ta place – non ! » J’étais remis face à ma responsabilité.

Pas étonnant. JESUS n’aime pas bien nous voir obéir comme des machines. Respecter la loi pour la loi, ce n’est pas son truc. Il n’est pas contre la loi ni l’obéissance, non. Vous l’avez entendu « Dieu n’a donné à personne permission de péché », c’est plutôt clair. Mais il veut que nous comprenions la loi. Il est bien plus exigeant d’obéir en acceptant les raisons derrière le commandement, que d’obéir sans comprendre. Celui qui obéit en comprenant n’aura sans doute plus jamais besoin d’un rappel à la loi.
Mais celui qui obéit sans réfléchir finira par désobéir à nouveau. Et je pense que Dieu a autre chose à faire que de nous rappeler la loi à tout bout de champ.
JESUS veut nous faire entrer dans l’esprit de la loi qui n’est rien d’autre que la sagesse, parce qu’il connaît le psaume : « Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent suivant la loi du Seigneur ! » La sagesse rend heureux…

Alors évidemment, tout le monde la cherche, la sagesse. C’est très à la mode ça, la sagesse. Promenez-vous dans le rayon « ésotérisme » ou « développement personnel » de votre librairie préférée. Vous aurez trente livres sur la sagesse, mais je parie un kouglof qu’aucun de ces livres ne parlera du Christ. Etrangement, on part la chercher ailleurs que dans le christianisme. C’est qu’elle est tenue cachée en Christ cette sagesse, et l’on risque toujours de s’égarer en route en la cherchant.

Pourtant, ceux qui crucifièrent JESUS se rendaient bien compte que ça se jouait autour de lui. Ils avaient compris que cet homme venait remettre un peu de sagesse dans toute leur folie religieuse ou politique. Alors ils voulurent le faire taire, définitivement.

Ils transpercèrent JESUS de leur lance, en pensant tuer la sagesse. Mais ils ne l’ont pas tuée, ils l’ont découverte. Tu veux savoir où est la sagesse ? Alors regarde la croix. Pas avec le regard des passants qui injurient la Christ ou haussent les épaules (un mort de plus qu’est-ce que cela pourra changer, il est mort, tout est fini), pas avec le regard de ceux qui l’ont tué (maintenant, on peut légiférer tranquille, sans tenir compte de la sagesse), mais avec le regard de l’Esprit, qui découvre sur la croix un Dieu qui nous laisse libre de nos actions, et qui nous montre l’exemple d’un amour total. Son oui fut un oui, jusqu’au bout.

Oui aux hommes, oui à Dieu. C’est ça la sagesse ! Moi, j’ai finalement dit « non » à mon supérieur. En toute conscience, après avoir pris conseil. Il tint sa parole et ne m’en fit pas le reproche. J’ai vécu là-bas d’autres années heureuses et bénies. Parce que, je crois, Dieu prend au sérieux un « oui » ou un « non » réfléchis, sagement. Quatre ans après, il me fit une même requête. J’étais prêt. Cette fois-là, pas de Bible ouverte, mais une simple prière, les yeux devant la croix de notre église. « Viens Esprit Saint, éclairer mon intelligence et purifier mon cœur. Je ferai le bon choix. » Ce fut « oui ». Que voulez-vous, la sagesse prend son temps. Alors un conseil, pour tous ceux qui doivent faire un choix. Invoquez la sagesse. Et si vous ne savez pas comment faire, prenez la feuille de messe. Elle contient une prière magnifique, le psaume du jour. Les uns pour les autres, et pour tous ceux qui nous regardent, redisons-le ensemble :

« Heureux ceux qui gardent ses exigences,

ils le cherchent de tout cœur !

Toi, Seigneur, tu promulgues des préceptes

à observer entièrement.

Puissent mes voies s’affermir

à observer tes commandements ! »



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MessageSujet: Re: L'Homélie   L'Homélie - Page 15 Icon_minipostedMar 25 Fév 2020, 09:45

Homélie de la messe du 23 février 2020 à Dourgne

Vous avez entendu ? JESUS nous pose une drôle de question aujourd’hui, à nous, les chrétiens du XXI° siècle en France : « que faites-vous d’extraordinaire ? » Ça, c’est très embêtant, c’est une très mauvaise question. Parce que, de fait, grosso modo, moines ou pas moines, nous ne faisons rien d’extraordinaire, ni hier ni aujourd’hui ; il y en a même en ce moment qui regardent la télé. Qu’est-ce que JESUS attend donc de nous, aujourd’hui ? Il n’y a pas de doute qu’il nous provoque, mais pourquoi ? Eh bien, pour nous provoquer. Comme disait une chanson : « comme un pétard qu’attend plus qu’une allumette »   De bout en bout, l’évangile est une bombe mais, faute d’allumette, à force de tourner autour, de remuer, de l’agiter, les homélies en font de la mousse à raser. 

Quelle est cette allumette que JESUS attend ? Cette allumette, c’est moi, c’est toi, c’est chacun de nous : à savoir une personne, mais une personne vraiment sensible, hypersensible et même inflammable. Si nous étions vraiment sensibles, l’évangile serait détonant. Or nous sommes anesthésiés. Il y a bien une petite goutte de phosphore en nous, mais elle a souvent été imperméabilisée par peur des mauvais traitements ou à force de mauvais traitements, comme si on avait plongé l’allumette dans de la mayonnaise industrielle ; alors on a beau gratter, gratter, ça ne marche plus, ça glisse…

Écoutons encore cette parole de JESUS : « Quelqu’un te donne une gifle ? Tu n’as qu’à lui tendre l’autre joue ! Quelqu’un te prend ton T-shirt ? Eh ben donne-lui ton pull ! Un service à rendre pour x ou pour y ? Fais-en deux pour lui, pour elle ! » C’est-à-dire pas seulement encaisser, céder, se laisser faire… mais en RAJOUTER. Céder, c’est de la faiblesse, mais en rajouter, c’est de la liberté. LA LIBERTÉ COMMENCE JUSTE APRÈS CE QUI RESSEMBLE LE PLUS À DE L’OBEISSANCE.

La liberté commence avec une douceur plus forte que la force. Dans toute l’histoire des hommes, aucun homme n’a manifesté une liberté aussi éclatante que JESUS de Nazareth. Il a obéi à la perfection à la plus dure des lois, la loi de la mort, et puis il en a rajouté : il a ressuscité. Plus librement qu’aucun autre, il a provoqué les défenseurs les plus tatillons de la Loi, les pharisiens, et aussi les détracteurs de la Loi, les impies qui somnolent en nous : rappelez-vous la semaine dernière, comme il parlait d’un simple regard de désir qui est déjà un « adultère », et aujourd’hui : « aimez vos ennemis, priez pour eux ! » JESUS dérange, il ne laisse personne tranquille. Ce qui nous dérange sans doute le plus, c’est que l’amour ne soit pas réciproque. Ni dans nos vies ordinaires, ni dans l’absolu. Non, Dieu ne sera jamais réciproque. Vous aurez beau lui faire toutes les misères du monde, vous allez être surpris : il est libre, Lui, vraiment libre. Il ne vous rendra pas coup pour coup. Il encaissera, et juste après, il vous surprendra. Alors, ce qu’il attend de nous, mais nous n’avons qu’une vie pour le faire, c’est aussi une surprise, un petit rien de liberté, celle liberté qui commence avec la douceur, et qui va plus loin, une surenchère qui traduit un véritable amour.


Non pas pour Lui, vis-à-vis de Lui. Et pas non plus pour ceux qui vous caressent dans le sens du poil, mais avec les autres, ceux qui vous hérissent, qui vous rabotent, qui vous grattent. Chacun a les siens. Cela s’appelle accepter les autres, accepter l’altération. Tout au long de notre vie, notre amour le plus libre réside dans notre capacité à nous laisser ALTÉRER par la vie, les rencontres, les adversités même. Si nous vivions un peu plus de cet amour-là, un amour qui consent à se laisser altérer, si on s’y mettait vraiment, ça ferait sans doute de multiples détonations simultanées, l’air de rien. Et l’air de rien, ce serait extraordinaire. Amen.

 
Références bibliques : Lv 19, 1-2. 17-18 ; Ps 122 ; 1 Co 3, 16-23 ; Mt 5, 38-48


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