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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   Dim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 26 Juil 2017, 7:01 pm



Homélie de la messe du 23 juillet 2017 à Condette


Homélie de Monseigneur Jean-Paul JAEGER, évêque du diocèse d’Arras, Boulogne et Saint-Omer

Patience et ménagement

Dieu a bien de la chance ! Il peut compter sur vous et moi. Nous sommes des serviteurs fidèles. Nous travaillons le champ dans lequel le Seigneur envoie et fait grandir ses enfants. Si tel n’était pas le cas, nous ne nous serions pas ici, ce matin, ou devant notre poste de télévision. Nous ne craignons jamais de nous indigner quand les semailles du Fils de l’Homme sont perverties, frelatées. Nous nous enflammons quand notre société préfère ses propres productions au bon grain généreusement semé par le Seigneur.

Mais il nous arrive de dormir ou de nous laisser endormir. L’ennemi veille et trompe notre vigilance. Ce n’est que progressivement que se révèlent les dégâts de semailles mensongères. Elles sont d’autant plus trompeuses qu’elles poussent en même temps que l’épi qui annonce la récolte.

Alors, il faut faire vite et fort, éliminer jusqu’au dernier brin la mauvaise herbe qui étouffe sournoisement le blé qui promet la vie. Oui, nous sommes des serviteurs zélés prêts à arracher et à jeter. Avec nous, l’Evangile, l’Eglise, le pape, les évêques doivent juger et condamner.
Et voilà que le maître nous arrête. Nous voyons les ravages de l’ennemi. Lui regarde la fragilité de la tige, de l’épi. Pour rien au monde, Il ne veut prendre le risque d’endommager les prémices de la vie.

Nous n’avons certainement pas tort de fustiger le mal. Il est insupportable quand il bafoue et dévalorise l’humanité. Que de fois ne reprochons-nous pas à Dieu lui-même de tolérer le mal, de rester silencieux devant lui ? Dieu fermerait-il les yeux sur l’injustice des puissants ? Oublierait-il la mort d’enfants innocents ? Passerait-il l’éponge sur les atteintes à la dignité ? S’habituerait-il à la folie terroriste ?

Ecoutons ! Le livre de la Sagesse évoque bien la force de Dieu, mais elle n’a rien à voir avec la puissance des muscles ou des armes. Elle s’exprime dans le soin que le Seigneur prend de toute chose. Il n’a pas besoin d’écraser et d’exterminer. Il juge avec indulgence et avec beaucoup de ménagement. Que veut-il, en fin de compte, en faisant preuve de tant de patience, tant de tolérance ?

La Parabole du bon grain et de l’ivraie s’éclaire mieux par ces mots du livre de la Sagesse : « A tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute, tu accordes la conversion. » Dieu n’intervient pas à la mesure de notre temps. Il ne se lassera jamais d’offrir au fils égaré le moment favorable pour le renouvellement de son cœur et de sa vie. Pour le Père, ce projet d’Amour mérite de laisser longtemps le meilleur se mêler au pire.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 01 Aoû 2017, 6:48 pm



Citation :
Évangile
« Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ » (Mt 13, 44-52)

Alléluia. Alléluia.
Tu es béni, Père,
Seigneur du ciel et de la terre,
tu as révélé aux tout-petits
les mystères du Royaume !
Alléluia. (cf. Mt 11, 25)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS disait à la foule ces paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau.
Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète ce champ.


Ou encore :
Le royaume des Cieux est comparable
à un négociant qui recherche des perles fines.
Ayant trouvé une perle de grande valeur,
il va vendre tout ce qu’il possède,
et il achète la perle.


Le royaume des Cieux est encore comparable
à un filet que l’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons.
Quand il est plein, on le tire sur le rivage,
on s’assied,
on ramasse dans des paniers ce qui est bon,
et on rejette ce qui ne vaut rien.
Ainsi en sera-t-il à la fin du monde :
les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes
et les jetteront dans la fournaise :
là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »


« Avez-vous compris tout cela ? »
Ils lui répondent : « Oui ».
JESUS ajouta :
« C’est pourquoi tout scribe
devenu disciple du royaume des Cieux
est comparable à un maître de maison
qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. »


– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 30 juillet 2017 à Juaye-Mondaye


Le trésor, c’est toi !

J’ai longtemps identifié le royaume à un trésor, à un négociant ou à un filet, sans y voir grand-chose d’autre qu’une histoire d’homme chanceux, tombé sur une aubaine… un peu comme vous entendez distraitement à la radio qu’un tel a gagné des millions au loto. On est content pour lui, voire un peu envieux, et cela ne va pas plus loin. Vous aussi, peut-être, comme moi, vous êtes content pour ces gens dont parle JESUS, mais sans vous sentir trop concernés. Et si ces histoires, pourtant, parlaient justement de moi, de chacun de vous…

En réalité, il faut d’abord lire la parabole comme un tout. C’est bien l’événement, le récit, dans son entier, qui est comparé au règne de Dieu, depuis l’heureuse découverte, en passant par la vente de tous ses biens jusqu’à la transaction finale. Le royaume est bien plus qu’un trésor ou qu’une perle, bien autre chose qu’un renoncement à tout, très différent d’une opération commerciale particulièrement juteuse ou d’un heureux tirage au sort. Le plus important dans le récit est le contentement, la découverte qui donne tellement de joie, qui fascine tant, qu’on est prêt à tout pour cette attirance, pour cette joie inattendue. « La joie », dit le philosophe Jean-Louis Chrétien, « c’est l’arrivée en moi et chez moi, par surprise, d’un invité impromptu, l’Esprit Saint ».

Deux personnes sont tombées sur une chose extrêmement précieuse : l’un, par hasard, l’autre après une patiente recherche. Le premier doit tout vendre pour acheter le champ. C’est probablement un pauvre, un travailleur journalier. Le second, négociant en perle fine, un gros négociant sûrement, fait du commerce un peu partout et finit par trouver la perle rare. Le royaume de Dieu est destiné aux pauvres comme aux riches, à ceux qui tombent dessus à l’improviste, sans intention préalable, car ils n’ont guère le temps de s’en soucier beaucoup, comme à ceux qui ont pu le chercher depuis longtemps.

Je pense à cette femme, Aurélie, venue à l’église pour le mariage d’un couple d’amis, et soudain bouleversée lors de la prédication. Elle a demandé le baptême, pour elle et ses enfants. Je pense à saint Norbert, le fondateur de notre communauté religieuse, l’ordre de Prémontré, baptisé depuis longtemps, mais qui entend soudain, en chemin, cette parole du psaume : « Cesse de faire le mal, fais le bien, poursuis la paix, cherche-là ». Il quitte alors son existence superficielle pour vivre pleinement de la grâce de son baptême.

Au fond, la double parabole du trésor et de la perle est d’abord autobiographique. JESUS dit ici quelque chose de sa propre histoire et du choix fondamental de sa propre vie : venu dans le champ du monde, il y a découvert un trésor, une perle précieuse : ce trésor, cette perle, c’est l’homme lui-même, qui est fait pour Dieu. Alors, dans sa joie, il donne tout, il laisse tout, pour le règne de Dieu ! Il donne sa vie pour posséder le champ, la perle, c’est-à-dire notre propre cœur, notre propre existence, pour y allumer, par sa Passion, le feu ardent de son amour et de son Esprit.

Oui, le Christ est mort pour nous. Il est ressuscité, il est vivant. Il nous donne sa vie. Sa vie, c’est le prix qu’il a mis pour réconcilier l’humanité avec Dieu, pour faire de notre humanité une multitude de frères, pour nous donner sa gloire.

Frères et sœurs bien-aimés, l’eucharistie est la célébration de ce grand mystère dans lequel Dieu livre son propre fils. Ici à Mondaye et partout où vous êtes et d’où vous prenez part aujourd’hui à cette célébration, vous êtes ce trésor sans prix, caché dans le champ du monde. Laissez-vous trouver maintenant par le Christ ! Acceptez de lui appartenir, d’être à lui. Il vous cherche car c’est lui qui vous a fait.

Alors, avec saint Augustin, disons-lui à notre tour : « Tu nous as fait pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos, tant qu’il ne repose en toi. » Amen !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 07 Aoû 2017, 7:29 pm



Citation :
Évangile
« Son visage devint brillant comme le soleil » (Mt 17, 1-9)
Alléluia. Alléluia.
Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le !
Alléluia. (Mt 17, 5)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
JESUS prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère,
et il les emmena à l’écart, sur une haute montagne.
Il fut transfiguré devant eux ;
son visage devint brillant comme le soleil,
et ses vêtements, blancs comme la lumière.
Voici que leur apparurent Moïse et Élie,
qui s’entretenaient avec lui.
Pierre alors prit la parole et dit à JESUS :
« Seigneur, il est bon que nous soyons ici !
Si tu le veux,
je vais dresser ici trois tentes,
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il parlait encore,
lorsqu’une nuée lumineuse les couvrit de son ombre,
et voici que, de la nuée, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé,
en qui je trouve ma joie :
écoutez-le ! »
Quand ils entendirent cela, les disciples tombèrent face contre terre
et furent saisis d’une grande crainte.
JESUS s’approcha, les toucha et leur dit :
« Relevez-vous et soyez sans crainte ! »
Levant les yeux,
ils ne virent plus personne,
sinon lui, JESUS, seul.
En descendant de la montagne,
JESUS leur donna cet ordre :
« Ne parlez de cette vision à personne,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts. »
– Acclamons la Parole de Dieu.




Homélie de la messe du 6 août 2017 à Boulaur


« Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi ».

Il est une grande tentation pour le chrétien. Elle consiste à réduire le mystère de Dieu à ce qui se conçoit humainement. C’est la même tentation qui réduit l’évangile à une histoire de bon sens ; qui réduit l’action chrétienne à une belle morale ; qui réduit le message de l’Église à de nobles valeurs ; qui réduit une vocation religieuse à une suite de circonstances.

On veut bien de l’évangile mais à condition qu’il se soumette à nos propres valeurs universelles : l’amour, le respect, la tolérance… On pense volontiers que si l’on gardait du message de JESUS ce qui est raisonnable, alors l’Église saurait s’adapter aux idées de son temps. Du coup, on pourrait être des chrétiens, audibles et bien installés, à la manière de Pierre qui, ne comprenant pas ce qui se joue sur la montagne de la Transfiguration, propose de planter trois tentes. Vous voyez le risque. C’est celui d’évacuer ce qu’il y a de sacré, ce qu’il y a de divin, ce qu’il y a d’inaccessible à la raison humaine. C’est celui de se faire un Dieu à son image.

La Transfiguration de JESUS, c’est précisément l’antidote à cela. Ce qui se passe sur la montagne empêche de réduire le ministère de JESUS à des gestes de bienfaisance ou à un simple message d’amour. Car ce qui se passe là-haut ne peut se comprendre avec la raison. Tout y est surnaturel : le visage brillant comme le soleil, les vêtements blancs comme la lumière la présence d’Élie et Moïse, la nuée lumineuse. JESUS monte sur la montagne pour qu’apparaisse clairement aux disciples que toute vie, à commencer par la sienne, vient de Dieu et mène à Dieu.

La vie religieuse, c’est la même chose. Toute tentative de réduire le regroupement de ces jeunes sœurs ici à un phénomène rationnel serait vouée à l’échec. La présence des cisterciennes à Boulaur n’est pas simplement une survivance culturelle de notre héritage chrétien ; il n’est pas non plus une curiosité incongrue réductible à un reportage, fût-il au Jour du Seigneur. Enfin, il n’est pas un choix de vie intolérable, preuve qu’il reste du fanatisme dans le christianisme.

Chers frères et sœurs, par les contours de la providence, il se trouve que je connais bien la communauté de Boulaur et que je viens ici souvent. Je peux attester deux choses. D’une part, qu’elles ont les pieds bien sur terre. Je les ai vu nourrir les cochons, s’occuper du vêlage, éplucher des haricots verts, rentrer les foins et même, ce qui n’est pas le moins téméraire… conduire les tracteurs !

Mais je peux attester d’autre part que leur vie ne peut se réduire à une entreprise agricole… J’ose le dire devant elles, elles sont un peu folles. « Ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi ». Car en effet, leur vie ne peut s’expliquer par des arguments humains. Le choix qu’elles ont fait, c’est le choix de Dieu. Ces sœurs sont le signe permanent de la Transfiguration de JESUS. Elles sont le signe, au cœur de ce monde, que la vie humaine ne peut trouver son sens en elle-même. Elles sont comme transfigurées et nous rappellent que rien ne pourra nous combler que Dieu seul. C’est pour cela qu’aucun de nous ne peut réduire la conduite de sa vie à une simple sagesse de bon sens.

Chers frères et sœurs, entendons cet appel à retrouver le sens du sacré. Non pas celui de l’étendard nostalgique et conquérant que brandissent des formes d’intégrisme. Non, tout simplement, reprenons conscience que nous sommes appelés à être transfigurés, que la source et la finalité de notre vie sont en Dieu. Un vrai sens de Dieu donne le vrai sens de la vie humaine.

Car, l’homme est fait à l’image de Dieu et non l’inverse. Et cette image, c’est JESUS transfiguré, préfiguration de chacun de nous. Dès maintenant, Dieu nous prend comme ses fils bien aimés en qui il met toute sa joie. Si nous croyons vraiment que nous sommes des êtres surnaturels, alors nos vies trop horizontales retrouveront leur verticalité, et par suite, leur vrai sens.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Sam 19 Aoû 2017, 7:42 pm



Citation :
Évangile
« Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles » (Lc 1, 39-56)
Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui s’est ouverte la porte du paradis :
Marie est entrée dans la gloire de Dieu ;
exultez dans le ciel, tous les anges !
Alléluia.
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc
En ces jours-là,
Marie se mit en route et se rendit avec empressement
vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
Elle entra dans la maison de Zacharie
et salua Élisabeth.
Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie,
l’enfant tressaillit en elle.
Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
et s’écria d’une voix forte :
« Tu es bénie entre toutes les femmes,
et le fruit de tes entrailles est béni.
D’où m’est-il donné
que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles,
l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles
qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors :
« Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Sa miséricorde s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

Marie resta avec Élisabeth environ trois mois,
puis elle s’en retourna chez elle.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 15 août 2017 à La Tour-de-Trême (Suisse)


« Une femme dans le ciel ! »

Une femme dans le ciel! Plus encore : elle a le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. L’Eglise catholique n’a pas la réputation d’être particulièrement féministe, et la voilà qui met en évidence, glorieusement, une femme, en l’occurrence une petite servante de Nazareth, un bled obscur de Galilée.

Qu’est-ce qui se passe? Qu’est-ce qui s’est passé ? L’explication, qui n’efface pas le mystère, se trouve en Dieu. Cette femme ordinaire était en fait extraordinaire. Car Dieu l’a choisie entre toutes les femmes pour en faire la mère de JESUS, le fils de  Dieu fait chair, par sa libre et pleine collaboration au dessein de l’incarnation et de la rédemption, de tout son cœur, de tout son corps, de toute sa foi : «Qu’il me soit fait selon ta parole.» Dès lors, elle a pu chanter sans se vanter : «Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom.» Et maintenant, nous pouvons ajouter, sans déroger à la gloire de Dieu : «Marie, tu es bénie entre toutes les femmes… Oui, toutes les générations te disent bienheureuse.»

Heureuse, comme nous l’imaginons spontanément, tu le fus, mais pas toujours. Marie a connu l’espérance de la grossesse, le bonheur de la naissance de son enfant, mais aussi l’épreuve de la pauvreté à la crèche de Bethléem, les aléas de l’exil en Egypte, l’inquiétude et même l’incompréhension à cause d’un certain JESUS qui prit ses distances pour suivre sa vocation. Et surtout, au pied de la croix, elle a porté et supporté dans son cœur de mère, la mort de son enfant qu’elle savait innocent et sacrifié.

Aujourd’hui, nous sommes à la fête à cause de Marie. Ou plutôt nous communions dans la joie avec sa communion parfaite avec son fils JESUS le ressuscité. Selon la tradition de l’Eglise, en Orient et en Occident, nous croyons que la mère a suivi son fils dans la gloire comme  elle a été associée de très près aux mystères de sa passion. L’Assomption de Marie, c’est un peu la suite logique de sa maternité qui a donné un corps et un cœur humain au Sauveur du monde.

Et ce Sauveur le lui rend bien en la prenant à ses côtés, avec son corps et son cœur à elle, dans la gloire de Pâques.

Mais attention. Que ce privilège n’éloigne pas Marie de nous, qui sommes aussi ses enfants puisque JESUS l’a confiée pour mère au disciple, à tous les disciples. Elle reste de la famille, dans la famille, humaine, très humaine. «A partir de cette heure-là, dit l’évangéliste, le disciple la prit chez lui.» Et nous aussi.

Le Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes. Marie est seulement, mais c’est déjà beaucoup, la première en chemin pour aller vers JESUS. Oui, elle nous précède, mais sans nous lâcher la main, dans la communion des saints. Elle nous précède dans la foi si nous suivons son conseil: «Faites tout ce que JESUS vous dira.» Elle nous tient dans ses bras maternels quand nous traversons des épreuves, elle qui a traversé les siennes à cause de JESUS, mais surtout avec lui, jusqu’au bout. Elle nous entraîne à faire Eglise avec les apôtres et tous nos frères et sœurs selon l’Evangile, comme elle l’a fait par sa présence et sa prière au Cénacle de Jérusalem, en attendant l’Esprit promis. Aujourd’hui, elle nous montre en personne  l’accomplissement de la promesse, à savoir l’entrée programmée – corps, cœur et âme – dans le royaume des cieux, auprès de JESUS ressuscité, quand nous aurons franchi les ravins de la mort.

Il est beau, il est bon que ce soit une femme, cette femme, servante et royale, humble et glorieuse, qui nous accompagne et nous entraîne sur le chemin qui mène à la pleine communion avec le Christ JESUS pascal.

Amen.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 12 Sep 2017, 5:47 pm



Citation :

« S’il t’écoute, tu as gagné ton frère » (Mt 18, 15-20)
Alléluia. Alléluia.

Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia. (cf. 2 Co 5, 19)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Si ton frère a commis un péché contre toi,
va lui faire des reproches seul à seul.
S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
S’il ne t’écoute pas,
prends en plus avec toi une ou deux personnes
afin que toute l’affaire soit réglée
sur la parole de deux ou trois témoins.
S’il refuse de les écouter,
dis-le à l’assemblée de l’Église ;
s’il refuse encore d’écouter l’Église,
considère-le comme un païen et un publicain.
Amen, je vous le dis :
tout ce que vous aurez lié sur la terre
sera lié dans le ciel,
et tout ce que vous aurez délié sur la terre
sera délié dans le ciel.

Et pareillement, amen, je vous le dis,
si deux d’entre vous sur la terre
se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit,
ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.
En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis là, au milieu d’eux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 10 septembre 2017 à Metz


Solidarité fraternelle

Au sujet de ce passage, on parle d’Evangile de la correction fraternelle. Mais ne faut-il pas oser l’appeler Evangile de la communion fraternelle ? Et même, pour reprendre la formule de saint Paul dans la seconde lecture, de « l’amour mutuel » ?

« Si ton frère a péché, va vers lui, reprends-le en tête à tête. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère ». Chacun a le devoir de reprendre son frère quand il se trompe, dit JESUS, ce qu’on appelle correction fraternelle. Il signale en même temps que chacun a le droit d’être pardonné. Et cela fait partie de l’acte d’aimer.

Oser se confronter à son frère et oser une démarche de pardon, c’est de l’anti-indifférence. C’est refuser que nos vies se passent indéfiniment en parallèle, voire à contre-sens. Là aussi, c’est une condition de l’acte d’aimer.

JESUS va plus loin lorsqu’il dit que si le frère qui a besoin de cette correction ne m’a pas entendu, il faut aller vers lui à deux ou trois pour le lui signifier. Il fait référence à un passage de la loi de Moïse au livre du Deutéronome : « Il ne suffira pas qu’un seul témoin se lève contre un homme coupable d’un péché. Pour instruire l’affaire, il faudra la déclaration de deux ou trois témoins »[1]

C’est dire combien JESUS insiste sur le devoir d’aider son frère quand il s’égare.

Et il insiste au point d’appeler à mobiliser l’Eglise, c’est-à-dire la Communauté entière.

En disant cela, JESUS montre que l’enjeu est à ce niveau. Quand nous voyons comment JESUS situe les étapes du pardon, nous comprenons que la faute dont il est question ne correspond pas à une offense ni une blessure personnelle[2]. Il s’agit d’un frère qui se met en retrait. Un frère qui rompt la « solidarité fraternelle »[3]. Le pape François disait que la correction fraternelle : « est une action pour guérir le corps de l’Eglise… il y a un trou, là, dans le tissu de l’Eglise, qu’il faut absolument recoudre »[4]

Tout cela est bien beau, mais la conclusion vous a peut-être semblé rude, comme à moi. « S’il refuse d’entendre l’Eglise, qu’il ne soit plus considéré comme un frère, mais comme un païen et un publicain ». C’est-à-dire comme un homme qui est étranger à la connaissance du Christ et loin de la foi de la communauté. Notre premier réflexe est d’être choqué. Mais c’est une sagesse de JESUS : surtout, n’en faites pas un frère aux oubliettes de la communauté. Un frère que vous ignorerez, que mépriserez et n’aimerez plus.

Nous savons comment JESUS se comporte avec les païens et les publicains : il veut les mettre à sa suite. Il va vers eux, il mange avec eux, il les évangélise. En ne considérant plus l’autre comme un frère en quarantaine, il en fait un homme à appeler ou à réintégrer dans la communauté des croyants. Rappelez-vous comment JESUS décrit l’accueil miséricordieux d’un père pour son fils prodigue qui s’était désolidarisé de la famille.

Chers amis téléspectateurs, vous l’avez vu tout à l’heure avec le témoignage de cette jeune fille de Moselle, et vous le verrez encore après notre célébration, notre émission d’aujourd’hui est une étape vers « le synode des évêques sur les jeunes, la foi et les vocations ». Jeunes et vieux ; catholiques bien intégrés et ceux qui sont à la marge ; malades et bien portants ; et il y a d’autres catégories que nous pouvons facilement mettre en opposition !

JESUS appelle à ne pas passer à côté, les uns des autres, dans l’incompréhension, dans la méfiance, voire dans le rejet. Je le disais au début, cet évangile est celui de l’anti-indifférence. Celui de la solidarité fraternelle et de l’amour mutuel hautement gagnés, au prix du dialogue, de la vérité et de l’humilité. C’est là un enjeu de bien commun. Cet évangile et le synode qui viendra, l’an prochain, nous rappellent qu’il est précieux de faire partie d’un même corps !

Ensemble, nous sommes ce corps du Christ Vivant !

Amen



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 03 Oct 2017, 8:59 pm



Citation :
Évangile
« S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)
Alléluia. Alléluia.
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia. (Jn 10, 27)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
JESUS disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Quel est votre avis ?
Un homme avait deux fils.
Il vint trouver le premier et lui dit :
‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’
Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’
Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière.
Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’
et il n’y alla pas.
Lequel des deux a fait la volonté du père ? »
Ils lui répondent :
« Le premier. »

JESUS leur dit :
« Amen, je vous le déclare :
les publicains et les prostituées
vous précèdent dans le royaume de Dieu.
Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice,
et vous n’avez pas cru à sa parole ;
mais les publicains et les prostituées y ont cru.
Tandis que vous, après avoir vu cela,
vous ne vous êtes même pas repentis plus tard
pour croire à sa parole. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 1er octobre à l’aéroport Paris Charles-De-Gaulle

S’il y a bien une chose que l’on apprend à gérer dans une aérogare, ce sont les changements. Changements d’avion, changement d’horaire, changement de porte d’embarquement… Parmi ces changements, les plus délicats sont probablement ceux qui touchent à l’homme : changements d’humeur, changements d’avis, changements de billets… Que ce soit de la part des passagers ou de la part des collègues, les incertitudes, les aléas et les retournements ont de quoi nous agacer ou nous impatienter. Et à l’autre bout de la chaîne, il y a ceux, tout aussi agaçants, qui refusent de changer. Ceux qui ont toujours raison. Ceux qui se campent dans leur droit et dans leurs certitudes.

Avec la parabole des deux fils qui changent d’avis, JESUS aborde précisément aujourd’hui cette question de l’instabilité du cœur humain, mais aussi celle de sa rigidité. Bien sûr, il n’en reste pas à la dimension psychologique ou sociale. Il nous emmène au plus profond de l’être. Il nous dévoile comment Dieu traite l’inconstance spirituelle, mais aussi son pendant : la dureté spirituelle. JESUS soulève cette double épine, si douloureuse pour chacun de nous, de la versatilité et de l’endurcissement de notre cœur.

En effet, nous nous connaissons trop bien. Combien de fois avons-nous pris des résolutions non tenues quant à notre vie chrétienne ? Combien de fois avons-nous abandonné notre cap dans une vie bousculée, voire désordonnée ? Combien de fois pensons-nous au contraire qu’il n’est nul besoin de changer quoique ce soit ? Et oui, nous le constatons, lorsqu’il s’agit du bien à faire, nous sommes versatiles. Et lorsqu’il s’agit du mal à ne pas faire, nous sommes constants !

Mais il n’est pas trop tard. La porte de l’avion n’est pas encore fermée ! Reprenons la parabole. Avec beaucoup de finesse et de charité, JESUS y dévoile que le vrai changement de notre cœur est encore possible. « Un homme avait deux fils… ». Rien que ces quelques mots, nous emmène sur le terrain de la tendresse. « Un homme avait deux fils… » Comment ne pas se rappeler le début d’une autre parabole : celle du fils prodigue. Déjà dans cette autre histoire, il y avait un fils qui s’en va puis qui revient et un fils qui reste puis qui refuse de rentrer. L’un qui dit non puis qui se repent, l’autre qui dit oui puis qui ne fait pas. L’un versatile, l’autre rigide. Mais surtout, chers frères et sœurs, il y avait un père… un père qui accueille et qui croit à l’avenir de chacun de ses enfants.

Dieu croit inlassablement en l’homme ! C’est là, le vrai changement proposé par la parabole. Comprendre que le Père nous aime comme ses enfants. Croire que même si on a dit non à Dieu, on peut toujours lui dire oui ; Dieu prend acte de l’inconstance du cœur humain, mais Il ne s’y arrête pas ;

Il ne porte pas de jugement moral, Il ne s’impatiente pas, Il ne s’agace pas. Au fond, Dieu veut toujours le meilleur pour l’homme et le comprendre, cela provoque le changement… le vrai.

Croyons, nous aussi, que notre cœur peut changer : pour cela, il nous suffit, de croire que malgré notre fragilité et notre inconstance, Dieu nous a déjà dit oui en son Fils.

Chers amis, ici à Roissy, nous venons de prendre une leçon de changement. Puissions-nous obtenir notre correspondance pour une nouvelle destination. Et je vous l’assure, il n’y a pas besoin de récupérer nos bagages : le bon Dieu nous prend comme nous sommes.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Ven 13 Oct 2017, 8:59 pm



Citation :

Évangile

« Il louera la vigne à d’autres vignerons » (Mt 21, 33-43)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple :
« Écoutez cette parabole :
Un homme était propriétaire d’un domaine ;
il planta une vigne,
l’entoura d’une clôture,
y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons,
et partit en voyage.
Quand arriva le temps des fruits,
il envoya ses serviteurs auprès des vignerons
pour se faire remettre le produit de sa vigne.
Mais les vignerons se saisirent des serviteurs,
frappèrent l’un,
tuèrent l’autre,
lapidèrent le troisième.
De nouveau, le propriétaire envoya d’autres serviteurs
plus nombreux que les premiers ;
mais on les traita de la même façon.
Finalement, il leur envoya son fils,
en se disant :
‘Ils respecteront mon fils.’
Mais, voyant le fils, les vignerons se dirent entre eux :
‘Voici l’héritier :
venez ! tuons-le,
nous aurons son héritage !’
Ils se saisirent de lui,
le jetèrent hors de la vigne
et le tuèrent.
Eh bien ! quand le maître de la vigne viendra,
que fera-t-il à ces vignerons ? »
On lui répond :
« Ces misérables, il les fera périr misérablement.
Il louera la vigne à d’autres vignerons,
qui lui en remettront le produit en temps voulu. »
JESUS leur dit :
« N’avez-vous jamais lu dans les Écritures :
La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d’angle :
c’est là l’œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux !
Aussi, je vous le dis :
Le royaume de Dieu vous sera enlevé
pour être donné à une nation
qui lui fera produire ses fruits. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 8 octobre 2017 au pèlerinage du Rosaire à Lourdes


Des rencontres heureuses.

Des rencontres ratées. Ainsi va peut-être notre vie ? Ici à Lourdes nous aimons nous recueillir au creux de la grotte où Bernadette fit une rencontre heureuse avec la Vierge Marie. Nous aimons en toucher le rocher, en boire l’eau, nous y plonger même. Combien sont-ils ces milliers de pèlerins qui se pressent ici pour y rencontrer le Seigneur et lui confier leur prière ? Pour y porter les intentions de ceux qui sont restés chez eux, comme vous amis téléspectateurs. Pour permettre à tous de faire, même à distance, la merveilleuse rencontre.

Et puis, il y a malheureusement dans notre vie des rendez-vous manqués. Ah, si nous pouvions réécrire l’histoire… Nous figerions les aiguilles de notre montre, juste le temps de changer le cours des événements. Peut-être est-ce ce que nous avons envie de nous dire aujourd’hui en entendant cet évangile ? C’est en effet l’histoire d’une rencontre entre Dieu et nous, sans cesse ajournée. Une rencontre qui avait tout pour être belle et qui pourtant n’a pas eu lieu, entre un maître et un peuple de vignerons, son peuple. Le peuple qu’il chérit et qu’il comble de ses biens. Le peuple, dont nous sommes, qui n’hésitera pas, pourtant, à mettre l’héritier à mort.

Dans la longue histoire, tumultueuse, de Dieu et l’homme, Dieu ne cesse de se lamenter sur cet homme si infidèle, si rapide à se détourner de lui, à le remplacer par d’autres dieux. Il lui a pourtant préparé une vigne sur un coteau fertile, comme il lui avait donné aux premiers jours de l’histoire le merveilleux jardin de la création. Mais l’homme préfère mépriser l’amour du Créateur, tenter de s’en faire l’égal, le rival même. Alors le charme est rompu. Et l’homme s’en va un jour loin du jardin.

Voici une parabole qui me frappe au cœur. Et je m’interroge – et toi peut-être avec moi ami pèlerin, ami téléspectateur : « Seigneur, cet hôte ingrat lors de ta venue, serait-ce moi ? Se pourrait-il que je n’aie pas répondu à ton désir de me rencontrer ? » Cela se pourrait bien à vrai dire… Car Dieu n’est pas toujours le bienvenu dans mon cœur comment pourrais-je me le cacher ? Je n’ai pas le temps ni l’envie de lui ouvrir la porte. Je préfère passer mon chemin devant mon frère plutôt que de me tenir à son chevet, ou d’aller lui rendre visite. Je le néglige et, ce faisant, je néglige Dieu aussi.

Le sens de l’histoire ne serait-ce donc pas qu’il détruise ces ingrats ? Ne faudrait-il pas qu’il anéantisse ces malfaisants qui se rebellent éternellement contre lui ? « Si j’étais lui, c’est ce que je ferais », pensez-vous… Mais Dieu est Dieu. Dieu n’est pas homme. Dieu ne pense pas comme l’homme pense. Il n’est pas un Dieu vengeur quand l’homme lui se vengerait. Si l’homme se rebelle contre lui, c’est toujours pour trouver Dieu plus grand que sa rébellion. Dieu est patient.




Ainsi Jésus dit vrai : l’héritier du maître de la vigne sera bel et bien mis à mort. C’est bien sûr de lui qu’il parle en disant cela, alors qu’il s’apprête à prendre la route de Jérusalem. Pourtant il ne s’ensuivra pas la destruction des hommes qui l’auront mis à mort. « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font » dit-il sur la croix à son Père. Il y a, là encore, la place pour dire la miséricorde à l’homme. Il est encore temps pour Dieu de dire à l’homme qu’il veut le rencontrer, qu’il l’aime de toute éternité. Il est encore temps pour Dieu, toujours temps pour lui, de dire son amour pour sa vigne et ses vignerons.

Dieu attend toujours que l’homme pécheur revienne enfin à lui. Comme aux premiers jours de l’amour naissant.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 18 Oct 2017, 8:58 pm






Citation :
Évangile

« Tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-10)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
    JESUS se mit de nouveau à parler
aux grands prêtres et aux pharisiens,
et il leur dit en paraboles :
    « Le royaume des Cieux est comparable
à un roi qui célébra les noces de son fils.
    Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités,
mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
    Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités :
‘Voilà : j’ai préparé mon banquet,
mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ;
tout est prêt : venez à la noce.’
   Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent,
l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
    les autres empoignèrent les serviteurs,
les maltraitèrent et les tuèrent.
    Le roi se mit en colère,
il envoya ses troupes,
fit périr les meurtriers
et incendia leur ville.
    Alors il dit à ses serviteurs :
‘Le repas de noce est prêt,
mais les invités n’en étaient pas dignes.
    Allez donc aux croisées des chemins :
tous ceux que vous trouverez,
invitez-les à la noce.’
   Les serviteurs allèrent sur les chemins,
rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent,
les mauvais comme les bons,
et la salle de noce fut remplie de convives.

   – Acclamons la Parole de Dieu.

Homélie de la messe du 15 octobre 2017 à Melle


« Des pleurs et des grincements de dents » : les paraboles dans saint Matthieu sont souvent rudes et celle-ci l’est particulièrement. JESUS ne craint pas de dire la violence du peuple qui, autrefois, tuait les prophètes et, bientôt, va le tuer lui-même. De plus, comme toute parabole, celle-ci ne contient pas une, mais plusieurs leçons. Sur la conversion, sur le Salut offert à toutes les nations. Mais je vais m’arrêter à la toute première, celle qu’on oublie souvent, et qui est celle-ci : le Seigneur fait chercher ses invités.

Ce ne sont pas ses invités qui viennent — pour tout dire, ils ne viennent pas —, c’est lui qui les fait chercher.

Et voici le premier secret que dévoile cette parabole. Nous disons souvent que nous cherchons, ou que telle personne cherche Dieu. C’est vrai… C’est vrai en partie. Car beaucoup d’entre nous ne savent que chercher — et comment chercher Dieu si l’on ignore tout de lui ? —, ou bien n’en ont pas le courage, ni l’envie, ni même l’idée.

Heureusement, c’est plutôt Dieu qui nous cherche. C’est lui qui est venu nous trouver par les prophètes, par l’Écriture, par l’enseignement que nous avons reçu, par les signes qu’il donne. C’est lui, le premier, qui directement ou indirectement nous a adressé la parole. Quand je prêche à des jeunes, et je prêche surtout à des jeunes, j’ai fréquemment l’impression de prêcher à des étrangers. De leur apporter une nouvelle dont ils n’avaient aucune idée. De les inviter dans un royaume qui leur est inconnu. Ils cherchent, assurément. Ils cherchent leur vie, leur voie, leur bonheur — mais ils cherchent rarement Dieu. Et moi, j’arrive avec une invitation à laquelle ils ne s’attendaient pas.

À ces jeunes je dis que le premier acte de la vie chrétienne, la définition même de la foi, c’est de se laisser chercher. Dieu est sorti de sa maison ; Dieu est venu dans notre monde, dans la nuit de notre monde ou de notre cœur, et il nous y cherche. Il ne veut pas nous forcer. Nous sommes libres. Mais il ne se lasse pas de nous chercher.

Il y a chez Dieu quelque chose d’humble et de suppliant. Ses messagers sont maladroits. Son invitation est fragile. Si nous n’en voulons pas, nous n’avons qu’à la froisser et à la jeter.

Dieu est comme l’ami qui cherche son ami perdu. Dieu est comme le père qui cherche son fils perdu dans la nuit. Il est tellement impatient de l’embrasser qu’il a pris sa lanterne et qu’il est sorti alors qu’il fait noir, et il appelle dans les rues désertes. Il prend des risques. Il se fatigue pour nous. Sa voix résonne dans le silence.

Et nous, tout ce que nous avons à faire est d’accepter qu’il nous appelle, et de lui répondre. Nous ne savons pas clairement ce à quoi il nous appelle. Dieu nous demeure largement mystérieux. Nous ne comprenons pas tout de lui et ce que nous croyons comprendre nous reste parfois difficile. Mais qu’au moins nous répondions à son appel. Qu’il s’agisse d’un témoignage ou d’une parole entendue ou d’un sentiment dans notre cœur, que nous répondions : « Oui, tu m’appelles. Tu me cherches, Seigneur. Tu m’es inconnu, en grande partie inconnu, mais je veux bien te rencontrer. » La foi, c’est cela, et rien d’autre : le Seigneur appelle, notre cœur entend.






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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 24 Oct 2017, 7:57 pm



Citation :
Évangile

« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 15-21)
Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
les pharisiens allèrent tenir conseil
pour prendre JESUS au piège
en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples,
accompagnés des partisans d’Hérode :
« Maître, lui disent-ils, nous le savons :
tu es toujours vrai
et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ;
tu ne te laisses influencer par personne,
car ce n’est pas selon l’apparence que tu considères les gens.
Alors, donne-nous ton avis :
Est-il permis, oui ou non,
de payer l’impôt à César, l’empereur ? »
Connaissant leur perversité, JESUS dit :
« Hypocrites !
pourquoi voulez-vous me mettre à l’épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentèrent une pièce d’un denier.
Il leur dit :
« Cette effigie et cette inscription,
de qui sont-elles ? »
Ils répondirent :
« De César. »
Alors il leur dit :
« Rendez donc à César ce qui est à César,
et à Dieu ce qui est à Dieu. »
– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie du 22 octobre 2017 à Woluwé-Saint-Lambert


« Maître, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le chemin de Dieu en vérité ». Traditionnellement, la vérité est présentée comme l’adéquation de la pensée et la réalité. Et en ce sens, la vérité consisterait avant tout en l’accord entre ce qui est dit et l’objet qui est énoncé. Or, la vérité est plus complexe que cela. Il s’agit avant tout d’un dévoilement, d’un travail à faire sur soi-même, afin de discerner l’essentiel, et de rendre à Dieu ce qui est à Dieu.

Notre monde occidental a un rapport quelque peu paradoxal à la vérité. Au niveau politique, nous voyons souvent des chevaliers blancs, des personnes aspirant à ce que toute la clarté soit faite. Et néanmoins, lorsqu’on parle de la Vérité avec un grand « V », il y a comme une peur, car nous savons qu’en son nom, le plus atroce est commis aux quatre coins du monde. La vérité nous fait souvent peur et par cela même, notre culture préfère l’utile au vrai. « César » prend ainsi la place de « Dieu » ! La politique oublie l’humain. Nous faisons des choses qui nous semblent certes utiles, mais sont-elles pour autant vraies, ajustées à ce que nous sommes réellement, ajustées à l’essentiel ?

Alors que certains se posent la question du « comment bien vivre ? » et que d’autres s’intéressent à « ce qui est vrai », l’essentiel est de réconcilier les deux. « Comme vivre cette vérité venant de Dieu ? » Pour le dire autrement : comment quitter ces masques de César, ces images de puissance qui nous rendent parfois hypocrites, pour découvrir en nous l’image de Dieu ? Voilà cette question qui nous est posée. Cette vérité —même si elle dérange— est donc utile lorsqu’elle se dit avec délicatesse et bonté. Lorsqu’elle nous aide à faire un tri sélectif dans notre vie, entre l’urgence et l’importance. Toutefois, acceptons-nous qu’un tel dévoilement se fasse sur nous-mêmes ? Car, il faut le reconnaître, nous rendons bien souvent à Dieu ce qui appartient à César. Dans ces moments, nous introduisons de la comptabilité en Dieu. La religion prend alors les traits du permis et du défendu. D’autre part, nous rendons souvent à César ce qui appartient à Dieu. Dans ce cas, notre temps… devient vraiment de l’argent ! Nous n’avons plus d’autre mesure que la rentabilité et notre vie devient affaire de droit et de devoirs. Notre temps —qui s’inscrit pourtant dans l’éternité de Dieu— est alors entièrement consacré au faire, à l’avoir, au paraître, au pouvoir…

Sur ce chemin de vérité et de discernement, le Christ nous invite à rendre à Dieu ce qui est à Dieu. Qu’est-ce à dire, sinon nous en remettre —non à nous-mêmes— mais à Dieu justement, en sa providence ? Avouez que ce mot fait un peu peur, tant il semble poussiéreux et désuet. La providence entendue classiquement comme l’intervention divine en ce monde au détriment de notre liberté— beaucoup d’entre nous n’y croient plus du tout. Cependant, il y a une profonde réalité derrière ce mot. Providence signifie « voir à l’avance ». Nous pourrions dire, voir « en avance ». Toutes et tous, il peut nous arriver de croiser de ces personnes providentielles, qui nous ont vu « en avance ». Elles se sont attachées à ce qui ne passe pas. Elles n’ont pas prédit notre avenir, mais elles nous ont offert des paroles bienveillantes qui se sont avérées par la suite… Elles nous ont aimés, avant même que nous puissions les aimer en retour. Parler de la providence de Dieu, c’est croire qu’il y a des personnes providentielles qui nous ont regardé en vérité, avant que nous fassions cette vérité sur nous-mêmes. Ces personnes ne se sont pas arrêtées à notre personnage, à notre masque, à notre apparence sociale. Elles ont vu, au fond de nous, l’image même de Dieu ! Parce que, de même que la pièce de l’impôt est frappée à l’effigie de César, notre cœur est, quant à lui, marqué du sceau de Dieu.

Bien entendu, il se peut que nous soyons dans une période de notre vie où un tel horizon semble lointain, où le désespoir a pris le pas sur la confiance. Il se peut que nous soyons dans une phase de lassitude où « la tendresse a déserté notre maison ». Mais n’est-ce pas justement quand notre avenir semble voilé, incertain, qu’il nous faut « rendre à Dieu ce qui est à Dieu » et s’attacher à ce qui ne passe pas ? Alors, nos yeux seront ouverts pour croiser des êtres providentiels, et — peut-être à notre tour— en être pour les autres. Amen




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 29 Oct 2017, 7:39 pm



Citation :
Évangile

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 34-40)
Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
les pharisiens,
apprenant que JESUS avait fermé la bouche aux sadducéens,
se réunirent,
et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à JESUS
pour le mettre à l’épreuve :
« Maître, dans la Loi,
quel est le grand commandement ? »
JESUS lui répondit :
« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur,
de toute ton âme et de tout ton esprit.
Voilà le grand, le premier commandement.
Et le second lui est semblable :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
De ces deux commandements
dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »
– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 29 octobre 2017 à Asquins

Voilà un Évangile, court, dense, et qui nous met face à l’essentiel de la vie chrétienne : Aimer, aimer Dieu et aimer son prochain. Cela parait si simple, si naturel et pourtant si difficile dans la vie de tous les jours. Sur le principe, nous sommes tous d’accord mais dans la réalité c’est une toute autre affaire. Alors comment s’en sortir, quelle solution trouver pour tenter d’avancer un peu, faire un petit pas de plus afin que la parole du Seigneur porte du fruit en nous ? Une fois que nous le savons, que nous en connaissons les principes, comment le vivre car aimer c’est tout sauf un précepte, d’ailleurs peut-on ordonner, forcer, commander à quelqu’un d’aimer ?

Justement c’est le Christ qui par sa réponse nous fait entrevoir une issue, nous fait sortir de l’impasse dans laquelle, trop souvent, nous nous trouvons au fil du temps. Lorsque le docteur de la loi vient lui poser cette question : « quel est le grand commandement ? », il vient mettre JESUS à l’épreuve car il avait réussi à fermer la bouche de leurs opposants, les sadducéens. Il y a dans la question de cet homme bien sûr une mise à l’épreuve mais aussi une ouverture, une demande d’éclairage face aux 10 commandements et aux 613 prescriptions (mitsvot) qui les accompagnaient.

JESUS dans sa réponse va reprendre deux affirmations que l’on trouve dans l’Ancien Testament (Dt 6,5 et Lv 19,18), il ne fait donc pas preuve d’originalité, il reprend l’Écriture, la Loi, la Torah, en revanche il va mettre ces deux commandements sur un pied d’égalité : « et le second lui est semblable » et, là, cela change tout. Il met côte à côte, en équivalence l’amour de Dieu et l’amour du prochain, il les rend indissociables. Cette nouvelle articulation, ce lien qui est fait et que JESUS nous propose donne une nouvelle perspective pour notre regard sur Dieu et les autres.

Ce n’est pas anodin que dans la loi scoute, dès l’origine avec Baden Powell, le 3ème article soit celui-ci : « C’est le devoir d’un éclaireur d’être utile aux autres et de leur venir en aide. » Lorsque le Père Sevin en 1920, fondateur du scoutisme catholique en France, a traduit et adapté le texte initial, nous retrouvons encore plus notre page d’Évangile : « Le Scout est fait pour servir et sauver son prochain ».

On voit bien comment le service va sous tendre toutes les activités du scoutisme que ce soit à l’âge louveteau où ce dernier promet de rendre chaque jour un service à quelqu’un puis à l’âge scout avec la fameuse B.A., la bonne action quotidienne, et ensuite à l’âge route où dans le départ routier, le texte d’engagement final, le routier se considère comme toujours de service. Cet amour du prochain se vit ainsi dans le service, ce service qui va puiser sa force, se ressourcer en Dieu.

Nous découvrons peu à peu qu’aimer Dieu et aimer son prochain, c’est tout un. Lorsque je prie, lorsque je suis en vérité face à Dieu, que je me mets en relation avec lui, à son écoute, un des fruits naturels de la prière sera de me tourner vers mon prochain, de me mettre à son service. En effet, plus j’aime Dieu, plus j’aime mes frères. Et inversement, lorsque je me tourne vers mes frères, lorsque je prends du temps pour eux, que je me dévoue à leur service, je me rapproche de Dieu car en tout homme, c’est le Christ présent que je sers. Ce va et vient, ces vases communicants, s’interpénètrent et s’entretiennent l’un l’autre, l’un dans l’autre, l’un par l’autre. On ne peut qu’être frappé que les plus grands saints actifs, actifs auprès des plus pauvres, prenaient beaucoup de temps pour prier alors qu’ils étaient sollicités sans arrêt. On peut penser à saint Vincent de Paul ou encore, plus récemment, à sainte Mère Teresa, plus elle en faisait, plus elle priait. N’est-ce pas là le secret de toute action, de tout service afin que tout soit accompli en Dieu et qu’il soit rendu présent dans toutes nos actions, n’est-ce pas là une manière de réconcilier action et contemplation ?
Amen.







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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 05 Nov 2017, 8:06 pm



Citation :
ÉVANGILE
« Ils disent et ne font pas » (Mt 23, 1-12)

Alléluia. Alléluia.
Vous n’avez qu’un seul Père,
celui qui est aux cieux ;
vous n'avez qu'un seul maître, le Christ.
Alléluia. (cf. Mt 23, 9b.10b)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara :
« Les scribes et les pharisiens enseignent
dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire,
faites-le et observez-le.
Mais n’agissez pas d’après leurs actes,
car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter,
et ils en chargent les épaules des gens ;
mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens :
ils élargissent leurs phylactères
et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners,
les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ;
ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi,
car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner,
et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père,
car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres,
car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé,
qui s’abaissera sera élevé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 5 novembre 2017 à Lourdes


Chers Frères et Sœurs, chers téléspectateurs,

Les propos de JESUS adressés aux foules et à ses disciples sont rudes. Ils sont accusateurs à l’égard des scribes et des pharisiens qui enseignent dans la chaire de Moïse : « Ils disent et ne font pas. » Ils enseignent et ne mettent pas en pratique. « Faites et observez ce qu’ils vous disent, mais n’agissez pas d’après leurs actes car ils disent et ne font pas ! » Nous autres Evêques qui sommes réunis à Lourdes, nous avons envie de nous faire tout petits en entendant cela. Nous sommes chargés d’enseigner et il nous arrive de ne pas vivre toujours ce que nous enseignons. JESUS a le don de mettre à jour les contradictions, les inconséquences, les orgueils déplacés.

Pour guérir de cela JESUS invite à l’humilité, à la confiance, au service. Il cherche la guérison de nos cœurs et le salut de nos âmes. Nous sommes tous à des moments ou à d’autres en responsabilité. Les enfants savent faire remarquer à leurs parents les failles dans leurs comportements et les jeunes ne s’en privent pas face à leurs éducateurs. Nous sommes tous tentés de nous faire des donneurs de leçons ou pire de faire peser sur les autres des charges qu’ils ne peuvent pas porter. Nous ne sommes pas chargés d’alourdir la marche des autres, mais de les accompagner avec d’autant plus de bienveillance, de patience et de délicatesse que la route se fait dure pour eux. L’humilité dans les propos comme dans les postures est une bonne compagne. Elle évite cette recherche vaine du désir de se faire remarquer ou de celui de se prendre pour le sauveur des hommes. Les titres ou les costumes ne contribuent pas toujours à demeurer dans l’attitude humble du serviteur.



Il nous est bon une fois encore de contempler le Christ JESUS. Il est le fils de Dieu fait homme et pourtant il se fait semblable à nous en toute chose à l’exception du péché. Il est venu montrer le chemin du serviteur et lave les pieds de ses disciples. Il appelle à la confiance en Dieu et à l’amour des ennemis et voilà qu’il s’abandonne au Père et implore le pardon. Sa manière d’être et de vivre ont confirmé ses paroles. C’est en voyant sa façon de mourir que le centurion romain proclame : « Vraiment cet homme était fils de Dieu. » Oui, Lui qui s’est abaissé, il a été élevé. Elevé sur la Croix, élevé jusqu’auprès de son Père.



Nous voilà remis en ce jour devant l’authenticité de notre parole de chrétiens en ce monde d’aujourd’hui. Elle ne peut pas être enfermée dans la proclamation de slogans ou la seule dénonciation de dérives diverses. Elle ne sera recevable que si elle est donnée à travers des témoignages de vie, des choix faits effectivement au nom du Christ et de l’Évangile. Sans cesse nous devons nous demander si nos vies concrètes ne démentent pas ce que nous annonçons. Je pense en particulier au choix de cette sobriété de vie dont parle souvent le Pape François ou encore à nos actes en faveur de l’accueil des enfants handicapés, des vieillards, des étrangers.

Au fond chers Amis, rappelons-nous ce que dit encore JESUS dans ce passage : « Vous êtes tous frères. Vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est au ciel ». Il a souvent repris cet enseignement qui nous libère de l’orgueil et du désespoir, de la violence et du chacun pour soi.

Puissions-nous vivre les uns pour les autres, dans l’humilité, la confiance et le service.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 13 Nov 2017, 9:48 pm



Citation :
Évangile
« Voici l’époux, sortez à sa rencontre » (Mt 25, 1-13)

Alléluia. Alléluia.
Veillez, tenez-vous prêts :
c’est à l’heure où vous n’y pensez pas
que le Fils de l’homme viendra.
Alléluia. (cf. Mt 24, 42a.44)

Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples cette parabole :
« Le royaume des Cieux sera comparable
à dix jeunes filles invitées à des noces,
qui prirent leur lampe
pour sortir à la rencontre de l’époux.
Cinq d’entre elles étaient insouciantes,
et cinq étaient prévoyantes :
les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,
tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,
des flacons d’huile.
Comme l’époux tardait,
elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.
Au milieu de la nuit, il y eut un cri :
‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’
Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent
et se mirent à préparer leur lampe.
Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :
‘Donnez-nous de votre huile,
car nos lampes s’éteignent.’
Les prévoyantes leur répondirent :
‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,
allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’
Pendant qu’elles allaient en acheter,
l’époux arriva.
Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,
et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :
‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’
Il leur répondit :
‘Amen, je vous le dis :
je ne vous connais pas.’

Veillez donc,
car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 12 novembre 2017 à Orsay (Essonne)

Des jerrycans d’amour.

Frères et sœurs, Amis en Christ.
Pour introduire mon commentaire de l’Evangile d’aujourd’hui, vous permettrez à l’alsacien que je suis, un flash sur le portail sud de la façade de la cathédrale de Strasbourg. La parabole des demoiselles d’honneur, invitées au festin de noces est magnifiquement sculptée dans la pierre de grès rose.
A gauche, les vierges folles, subjuguées par un élégant tentateur qui leur présente la pomme, renversent l’huile de leur lampe.
A droite, les vierges sages, rayonnantes, sereines, élèvent leur lampe bien garnies. Elles guettent avec confiance, l’époux qui tarde à venir, le Christ, leur Seigneur. Si les vierges prévoyantes sont invitées à entrer dans la salle des fêtes, les insensées entendent le terrible verdict : « Je ne vous connais pas ».

Frères et sœurs, cette parabole est l’histoire d’un rendez-vous : rendez-vous honoré, rendez- vous manqué. Les unes ont raté la rencontre, avouons-le, pour pas grand-chose : une question de réserve d’huile. Les autres y avaient pensé.
Et nous, allons-nous rater le rendez-vous avec le Seigneur ?

Entendrons-nous, au soir de notre vie, ces mots : « Je ne te connais pas ! » Jésus ne cherche pas à nous faire peur. A travers ce récit, il nous lance un appel. Il nous aime tellement qu’il a gravé chacun de nos noms sur les paumes de ses mains;

il ne veut qu’aucun de nous ne se perde. « Frappez et on vous ouvrira » dit-il par ailleurs. Il ne nous rejette pas : il nous dit : « suis-moi ».
Veillez donc, gardez vos lampes allumées !
Dans la Bible, l’huile évoque les bénédictions de Dieu pour nous. Alors, veillez à toujours garder une réserve d’huile. Ne remplissez pas seulement le réservoir de vos lampes, mais des jerrycans entiers. Faites provision d’amour, de pardon et de fraternité, à l’image de St François et de ses disciples qui nous accueillent aujourd’hui à « la Clarté-Dieu».

Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure ! Cette invitation peut retentir comme une menace, mais aussi comme une invitation à rester greffé sur Jésus, en attendant qu’apparaisse le versent lumineux de notre vie : notre rencontre avec le Ressuscité.


Rencontrer le Christ, n’est pas triste. Il n’est pas nécessaire d’attendre la fin de sa vie pour le trouver. Saint Dominique Savio, enfant, jouait au foot avec ses camarades. Quelqu’un lui demande : « Si on te disait que ce soir tu vas mourir, qu’est-ce que tu fais ? » : « Je continue à jouer ».

En attendant le grand rendez-vous avec Dieu, ne baissons pas les bras. L’Evangile nous invite à accompagner ceux qui ont fait provision d’huile, comme ceux qui ont été surpris par l’inattendu de l’arrivée du Seigneur. Dieu compte sur nous pour que le Royaume des cieux ne soit pas un lieu d’exclusion, qu’il ne soit amputé d’aucun d’entre nous, ni des prévoyants ni même des insouciants.

Frère, ami, n’oublie pas de remplir ta lampe de cette huile qu’est la charité, l’amour de Dieu et des autres, spiritualité toute franciscaine. Peut-être te permettra-elle, aujourd’hui ou cette semaine, d’accompagner celui qui franchira le seuil de son existence.

Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement de la chanson du Père Duval : « Le Seigneur reviendra, il l’a promis…Tiens ta lampe allumée…
Attends-le dans ton cœur…
Mon Dieu, serait-ce pour cette nuit ? ». Amen.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 21 Nov 2017, 9:55 pm



Citation :
Évangile
« Tu as été fidèle pour peu de choses, je t’en confierai beaucoup » (Mt 25, 14-15.19-21)
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples cette parabole :
« C’est comme un homme qui partait en voyage :
il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
À l’un il remit une somme de cinq talents,
à un autre deux talents,
au troisième un seul talent,
à chacun selon ses capacités.
Puis il partit.
Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint
et il leur demanda des comptes.
Celui qui avait reçu cinq talents s’approcha,
présenta cinq autres talents
et dit :
‘Seigneur,
tu m’as confié cinq talents ;
voilà, j’en ai gagné cinq autres.’
Son maître lui déclara :
‘Très bien, serviteur bon et fidèle,
tu as été fidèle pour peu de choses,
je t’en confierai beaucoup ;
entre dans la joie de ton seigneur.’ »
– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 19 novembre 2017 à Paris


«  Quand on vit dans le monde des pauvres, on découvre avec eux la présence réelle du Christ » s’émerveillait Don Xavier de Maupeau ancien évêque du Brésil ; Mais de quelle présence du Christ parlait-il ainsi sinon que les pauvres nous renvoient  à la confiance dans la vie ?

L’Evangile des talents sonne de façon toute particulière en cette journée mondiale de la pauvreté voulue par le pape François qui suit la journée mondiale  du refus de la misère. Il résonne beaucoup, aussi, alors que nous célébrons avec l’association Voir Ensemble que je connais depuis 1985. Plus de 30 années à regarder vivre des personnes aveugles ou mal voyantes. Or le maître  mot de mon expérience, tel que le renvoie l’Evangile c’est la confiance. La confiance mutuelle. L’Evangile nous introduit dans la logique de la confiance, confiance de Dieu, vis à vis de l’homme et de l’homme vis à vis de Dieu.

Rencontrer des personnes handicapées et des personnes vivant des situations de pauvreté n’est pas facile ni évident la première fois, mais par la suite, cela devient lumineux et nous apporte la joie.

Le maître  dans la parabole, lorsqu’il confie ses biens, n’est pas en train de calculer. Il donne sa confiance à chacun selon ses capacités : cinq talents à l’un, deux talents au deuxième, un talent au troisième. Ce n’est pas un jugement de valeur que Dieu fait. L’important est que chacun fasse fructifier ses talents à partir de ce qu’il est.

Avec vous, chers Amis aveugles et mal voyants, je me rends compte  que vous avez mis vos valeurs au service de la communauté humaine et des communautés paroissiales. Aujourd’hui, avec le soin que vous avez apporté à la célébration eucharistique. Et comment ne pas se réjouir de la musique et du chant dont vous nous faites souvent profiter, dans des veillées et les messes ! Et je pense à Christophe qui est là aujourd’hui, car il a renoncé au match de l’Olympique Lyonnais pour être ici : Tu développes ton talent au service des autres, en étant servant d’autel, alors qu’on te pensait incapable de  ce service.

Faire confiance à tous et à chacun, avec ce qu’il est et à partir de ce qu’il a voilà qui  manifeste notre dignité à tous. Comme le maître de la parabole, nous voilà entrainés à faire confiance. A confier des responsabilités et des missions aux uns et aux autres. N’est-ce pas cela que font des associations telles que « Voir Ensemble » ou Foi et Lumière ou en cette paroisse Notre Dames des champs, le GRAPPH (groupe d’attention aux paroissiens et per sommes handicapés) ?

Notre confiance ne fait que prolonger celle de Dieu que représente la maître de la parabole .Tout commence en nous émerveillant de Dieu qui nous prend au sérieux, nous tous et en premier les personnes handicapées ou exclues de toute sorte ! Et n’est-ce pas grâce à elles  que nous pouvons découvrir l’amour de Dieu pour tous les hommes ?

A ceux d’entre nous qui sont bien portants, ce sont les plus vulnérables qui peuvent ouvrir un chemin vers les autres et vers Dieu.

Malgré la fragilité qu’ils vivent, ils  sont remplis de joie et peuvent suivre le christ en toute confiance. C’est ce qui m’a marqué et me permet de vivre ma vie de foi  de religieux et de prêtre.

C’est bien ainsi que je reçois ce que disait don Xavier de Maupeau « Quand on vit dans le monde des pauvres, on découvre la présence réelle du Christ »

Nous qui sommes ici dans cette Eglise, vous qui regardez  et  écoutez cette eucharistie devant votre écran, que nous soyons bien portant ou porteur d’un handicap, ferons nous confiance à d’autres ? Laisserons-nous d’autres nous faire confiance. Dieu attend que nous acceptions sa confiance et que nous fassions fructifier les dons qu’il nous confie pour le service du royaume et de tous les hommes, nos frères. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 27 Nov 2017, 9:02 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;
j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;
j’étais nu, et vous m’avez habillé ;
j’étais malade, et vous m’avez visité ;
j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...?
tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ?
tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t’avons habillé ?
tu étais malade ou en prison...
Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’
Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l’avez fait
à l’un de ces plus petits de mes frères,
c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ;
j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ;
j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ;
j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’
Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t’avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?’
Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l’avez pas fait
à l’un de ces plus petits,
c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 26 novembre 2017 à Malèves-Sainte-Marie (Belgique)


Qu’attendons-nous ?

Lorsque les temps sont incertains, comme les nôtres, l’attente se fait plus vive mais aussi plus ambiguë. Savons-nous vraiment ce que nous attendons ? La reprise de la croissance ? Un pouvoir d’achat accru ? Plus de bien-être ? Et puis, chacun d’entre nous, porte des attentes qui lui sont personnelles : recouvrer la santé, rencontrer la bonne personne, retrouver un emploi, la liste est longue.

L’ambiguïté de l’attente tient principalement au fait de notre impuissance à conjurer le futur : attendre n’est pas posséder ce que l’on désire. C’est pourquoi la déception n’est jamais très loin… C’est peut-être la raison pour laquelle les hommes déposent leurs attentes dans les mains d’un des leurs : c’est la figure de l’homme providentiel, du roi, du président ou du sauveur, de celui dont on attend qu’il réponde à nos besoins. D’ailleurs, l’homme providentiel est celui qui a compris cette psychologie des foules : il fait miroiter l’attente, il promet encore et encore… jusqu’à ce qu’il soit remplacé par un autre homme providentiel, tout rempli de nouvelles promesses…

Il fut un temps où l’on attendait le messie ; il devait venir pour tout arranger, tout allait changer pour le mieux. Ce messie est venu et on ne l’a pas reconnu. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas répondu à nos attentes. Nous voulions du pain en abondance et il nous affamait de sa parole. Nous voulions des miracles à gogo, et il nous faisait don de la foi qui croit ce qu’elle ne voit pas… Même Jean le Baptiste, un peu dépité, demande : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » C’est en raison de la déception que, nécessairement, la venue d’un messie aussi déroutant provoque, que l’Evangile nous fait don aujourd’hui de cette parabole.

Car nous savons que le Christ doit revenir. Mais l’attendons-nous ? Ou, mieux, qu’attendons-nous de Lui ? Qu’il résolve nos problèmes, arrange nos petits et grands tracas ?

Il est vrai que l’attente d’un hypothétique retour du Christ, sans cesse remis à plus tard, s’est essoufflée, au point qu’il nous arrive peut-être de douter qu’Il revienne jamais… Mais peut-être nous trompons-nous quant à son retour. C’est justement ce que nous apprend la parabole de ce dimanche : le Christ ne cesse de venir, il ne cesse de venir jusqu’à nous, certes de manière incognito, mais pourtant tout à fait reconnaissable puisqu’il vient à nous sous la figure de l’homme et de la femme en détresse. Et il nous indique que la juste manière, non seulement de l’attendre, mais aussi de le rencontrer, consiste à faire miséricorde à ceux qui ont en besoin.

C’est ainsi que la parabole nous détourne de l’attente vaine d’un messie ou d’un sauveur ; le Christ est venu il y a deux mille ans pour nous apprendre qu’il ne cesse de venir en s’identifiant à celles et ceux qui manquent de nourriture, d’attention et d’amour. Il est de coutume de dire que le Christ reviendra à la fin des temps ; mais cette conception est naïve et, pour tout dire, assez fausse… Le Christ est précisément venu pour changer la qualité du temps, pour transformer notre attente en présence à l’autre qui souffre. Le temps du Christ, c’est le temps offert pour nous rendre attentifs à nos frères et soeurs. Ne perd son temps que celui qui le gaspille tout en se préoccupant uniquement de lui-même. Certes, ce temps nouveau de la gratuité échappe à nos logiques marchandes, économiques, à la fatalité du « time is money » ; la rentabilité qui est maintenant exigée de tous n’a rien à voir avec la fécondité du temps ouvert à la rencontre. L’évangile se moque de la rentabilité ; il demande : toute cette fatigue… pour quoi ? Pour quoi faire ? Pour être qui ?

Ce que je n’ai pas le temps de faire, c’est souvent une occasion manquée, doublement faut-il préciser : on perd et le frère et Celui qui s’identifie avec lui : le Christ.

Il est temps, si j’ose dire, de remettre les pendules à l’heure !

La parabole de ce dimanche est à entendre comme le testament du Christ : il nous dit quoi faire pour être contemporains de sa venue maintenant. Il nous ne demande pas de l’attendre mais de le recevoir dans la personne de celui qui souffre. Ou, s’il convient de désirer la venue du Christ, son attente n’est pas autre chose que notre vigilance à le rencontrer tous les jours, lorsque nous acceptons de fendre la cuirasse de notre égoïsme. Il faut donc le dire avec force : il n’y a pas d’autre venue du Christ à espérer que celle-là, quotidienne, en quelque sorte ordinaire…

Cela signifie encore qu’il faille nous méfier de ce que nous appelons la spiritualité. On entend dire qu’il a un retour du spirituel. Soit, mais qu’est-ce qu’une spiritualité qui confinerait au repliement sur soi ? Alors que tout l’évangile nous enjoint à prendre soin de l’autre… Ceux qui disent : « Quand t’avons-nous vu malade, en prison… ? » n’étaient pas des êtres durs, mais des personnes pieuses et vertueuses qui pensaient que Dieu s’identifie avec ceux qui font ce qui est juste alors que le Christ nous révèle que Dieu s’identifie à ceux qui ont besoin de miséricorde…

Je termine alors par une autre histoire qui nous a été transmise par un saint belge, et oui, ça existe !, le bienheureux Jean Ruysbroeck l’Admirable : « Quand tu serais en extase au 7e ciel, si un malade te demande une tasse de bouillon, descends vite du 7e ciel et donne-le lui. Car le Dieu que tu trouves dans le malade est plus sûr que le Dieu que tu viens de quitter dans la prière. »

Alors, aujourd’hui, c’est le Christ qui nous demande : qu’attendez-vous pour me rencontrer ?



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 03 Déc 2017, 8:11 pm



Citation :
Évangile

« Veillez, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison » (Mc 13, 33-37)

Alléluia. Alléluia.
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour, et donne-nous ton salut.
Alléluia. (Ps 84, 8)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Prenez garde, restez éveillés :
car vous ne savez pas
quand ce sera le moment.
C’est comme un homme parti en voyage :
en quittant sa maison,
il a donné tout pouvoir à ses serviteurs,
fixé à chacun son travail,
et demandé au portier de veiller.
Veillez donc,
car vous ne savez pas
quand vient le maître de la maison,
le soir ou à minuit,
au chant du coq ou le matin ;
s’il arrive à l’improviste,
il ne faudrait pas qu’il vous trouve endormis.
Ce que je vous dis là, je le dis à tous :
Veillez ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 3 décembre 2017 à Metz Queuleu (Moselle)


Si le prophète Isaïe vous apparaissait dans un songe en vous disant : « Dieu m’envoie te dire que tu mourras à minuit un jour de décembre ». Je me demande comment vous allez vivre tous les prochaines nuits. On a demandé à un saint : « que feriez-vous si aujourd’hui, c’était le dernier jour de votre vie »? Il a répondu : « Je ne changerai rien ». C’est une sainte réponse. Moi, si je savais que je dois mourir une nuit de décembre, je ne serai pas tranquille et je veillerai toutes les nuits !

Essayons de comprendre dans un premier temps ce qu’est la période de l’avent, et dans un second point quelle est la grâce particulière que nous recevons dans cette période.

Commençons par le premier point. Si vous demandez à un enfant : qu’est-ce que l’avent? Il va sans doute vous répondre : c’est la période AVANT Noel. Et bien non, ce n’est pas du tout ça puisque avent ne s’écrit pas A-V-A-N-T mais A-V-E-N-T ! Le mot Avent vient donc de AVENEMENT, nous célébrons donc une période pour nous préparer à un avènement, à la venue de quelqu’un.

Nous ne faisons pas seulement une crèche pour préparer la célébration de l’anniversaire de Jésus à Noel, mais nous nous préparons à sa venue aujourd’hui sous trois formes : Il peut venir à nous par notre mort, il peut venir à nous par la fin du monde, et il peut venir à nous dans le quotidien de notre vie.

C’est ce troisième mode de la venue de Jésus, le renforcement de sa présence dans notre vie, qui est la grâce particulière de l’avent.
Dans cet évangile, Jésus nous donne en exemple un portier. Il nous dit que ce portier doit être vigilant, il doit bien faire son travail et ne pas être endormi si son maître rentre à l’improviste. Ce que jésus nous demande, ce n’est donc pas seulement de beaucoup veiller et prier dans cette période, mais de bien faire notre travail comme doit le faire ce portier. Tu es étudiant, étudie. Tu es chef d’entreprise, dirige comme il se doit. Tu es mère au foyer, mets-y tout ton cœur. Chacun de vous a un travail qui lui est propre et en cette période de l’avent, il faut nous y appliquer, car c’est une manière d’accueillir Jésus dans nos vies.

Imaginez que vous avez un petit ballon qu’on gonfle aux anniversaires. Vous avez soufflé dedans tout votre foi et vous avez fait un nœud. En cette période de l’avent, Jésus veut défaire le nœud, soufflez de nouveau, et vous permettre de ressentir beaucoup plus sa présence dans votre vie. Il veut que votre ballon gonfle considérablement, jusqu’à devenir immense. Rassurez- vous, il n’y pas de risque qu’il explose.

Mais par contre, d’année en année, de Noël en Noel, le ballon peut devenir tellement énorme qu’il se voit de tout le monde, et vous ne serez pas surpris si parfois on vous traite d’être un peu illuminé car votre ballon vous élèvera du sol au point d’être de moins en moins terre à terre ! C’est ainsi que l’accueil personnel de Jésus dans votre vie devient signe pour les autres !

Pour conclure, vous comprenez que tout est lié. En accueillant Jésus avec plus de puissance dans les taches de votre vie quotidienne, vous devenez prêt à voir Jésus face à face au moment de votre mort. Et vous serez aussi prêt à accueillir Jésus dans sa gloire à la fin du monde.

Alors, ça vaut vraiment le coup, veillez, appliquez-vous à vos tâches quotidiennes et gonflez vos ballons !



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 10 Déc 2017, 8:09 pm



Citation :
Évangile

« Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)

Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

Commencement de l’Évangile de JESUS,
Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert :
Préparez le chemin du Seigneur,
rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait,
parut dans le désert.
Il proclamait un baptême de conversion
pour le pardon des péchés.

Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau,
avec une ceinture de cuir autour des reins ;
il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait :
« Voici venir derrière moi
celui qui est plus fort que moi ;
je ne suis pas digne de m’abaisser
pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 10 décembre 2017 à Maisons-Alfort (94)

Attendre comme un enfant.

Quand j’étais petit, j’attendais Noël avec impatience. Et, soyons francs, je n’attendais pas Noël pour le petit JESUS. J’attendais Noël pour les cadeaux. Avec l’Avent commençait donc cette période merveilleuse faite de marrons chauds, d’odeur de sapin fraîchement coupé et de catalogues de jouets. Je pouvais passer des heures sur la page des trains électriques…

L’Avent était donc la période de l’année où j’attendais. J’attendais les cadeaux, la fête, j’attendais la joie, j’étais tendu vers ce petit matin où, avec mon frère, j’allais découvrir ce que j’espérais tant.

Maintenant que je suis à peu près adulte, je n’attends plus les cadeaux. Vous non plus, j’imagine, en tout cas vous qui participez à cette messe par la télévision, même si je devine qu’il y a quelques enfants dans cette assemblée qui sont déjà bien, bien impatients.

Ce qui m’amène à poser une question un peu naïve, disons une question d’enfant : qu’est-ce que les grandes personnes attendent de Noël ?

Frères et sœurs : nous, les grands, qu’attendons-vous de la venue du Christ ? Attendons-nous seulement quelque chose ?

En tout cas, et c’est là que je veux en venir, en tout cas les personnages de l’Évangile, eux, attendent quelque chose. C’est même une constante des personnages de l’Évangile : ils attendent quelque chose.

Ils attendent le Messie libérateur qui boutera les Romains hors d’Israël ; ils attendent la justice ; ils attendent de comprendre le sens de l’Écriture ; ils attendent d’être réhabilités parce qu’ils se savent pécheurs ; ils attendent l’amour qui comblerait leur soif ; ils attendent d’être entendus, d’être guéris, d’être consolés. Ils sont tendus vers ils ne savent quoi ni qui, mais tendus de toutes leurs forces.

C’est pour cela que tant hommes et de femmes suivent Jean le Baptiste au désert comme, plus tard, elles suivront JESUS. Ils sont assoiffés de choses diverses, mais ils ont ceci en commun : ils sont assoiffés. Ils désirent. Ils attendent.

Et nous, chrétiens, peut-être n’attendons-nous pas assez. Ou, pour être plus précis, peut-être n’osons-nous pas assez attendre.

Nous avons parfois des timidités. Surtout avec Dieu. Nous attendons l’amour de toutes nos fibres, mais nous n’osons pas l’avouer. Nous attendons le pardon, mais nous n’osons pas le demander. Nous attendons la paix dans ce monde, la consolation de nos chagrins, l’apaisement de nos angoisses ; nous attendons, avec quelle secrète inquiétude !, que nos enfants soient heureux ; nous attendons la foi, nous espérons même l’espérance, qui nous fait si souvent défaut ; mais tout cela, nous le gardons pour nous. Sous prétexte que nous sommes des grandes personnes, que nous ne sommes plus naïfs, qu’il ne faut pas trop demander.

Eh bien ! JESUS dira, plus tard, que la Promesse et le Royaume seront donnés à ceux qui ressemblent aux enfants.

Non pas qu’il nous veuille infantiles. Mais parce que la Promesse et le Royaume sont donnés à ceux qui en ont soif. À ceux qui continuent d’attendre, avec impatience, que leur cœur soit conforté, apaisé, illuminé. À ceux qui n’ont pas renoncé ni à trouver la paix, ni à connaître l’amour.

On dit, et c’est vrai, que l’Avent est un temps de préparation à la venue du Seigneur. Mais avant de faire quoi que ce soit, avant de dire quoi que ce soit, il faut désirer, frères et sœurs. Désirer ce que la vie nous a promis, ce que Dieu nous a promis, et le désirer de tout notre cœur, sans crainte, comme un enfant, car plus grande sera notre attente, plus Dieu nous donnera.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 18 Déc 2017, 6:43 pm





Citation :
Évangile

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

Alléluia. Alléluia.
L’Esprit du Seigneur est sur moi :
il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Alléluia. (cf. Is 61, 1)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Voici le témoignage de Jean,
quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem
des prêtres et des lévites
pour lui demander :
« Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement :
« Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent :
« Alors qu’en est-il ?
Es-tu le prophète Élie ? »
Il répondit :
« Je ne le suis pas.
– Es-tu le Prophète annoncé ? »
Il répondit :
« Non. »
Alors ils lui dirent :
« Qui es-tu ?
Il faut que nous donnions une réponse
à ceux qui nous ont envoyés.
Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit :
« Je suis la voix de celui qui crie dans le désert :
Redressez le chemin du Seigneur,
comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question :
« Pourquoi donc baptises-tu,
si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit :
« Moi, je baptise dans l’eau.
Mais au milieu de vous
se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi,
et je ne suis pas digne
de délier la courroie de sa sandale. »

Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain,
à l’endroit où Jean baptisait.

– Acclamons la Parole de Dieu.




Homélie de la messe du 17 décembre 2017 à Fontenay-Sous-Bois


Oh, regardez ! Regardez là, au milieu de vous. Dans cette église, ou bien chez vous, amis téléspectateurs, ou encore à l’hôpital ou à la prison. Regardez tout autour de vous ! « Au milieu de vous, se tient celui que vous ne connaissez pas. » Évidemment, ce n’est pas la première fois que nous attendons Noël. JESUS n’est pas un inconnu. Pourtant l’Église nous fait entendre cette parole surprenante de Jean le Baptise – une parole qui nous prépare à une divine surprise – « au milieu de vous, se tient celui que vous ne connaissez pas. »

La lecture du livre du prophète Isaïe nous avait donné quelques indices. Reconnaître JESUS, c’est regarder du côté des humbles à qui une bonne nouvelle est annoncée. Reconnaître JESUS, c’est être attentif à ceux qui ont le cœur brisé : ils seront guéris ! Reconnaître JESUS, c’est se tourner vers les captifs – ceux qui sont pris dans les filets de la drogue, de la violence, de l’extrémisme… du smartphone en permanence – tous ces captifs seront enfin délivrés de ce qui les empêche de vivre. Vous voyez, pour reconnaître celui qui se tient au milieu de nous, rien de tel que d’aller vers ceux qui attendent une joie, un bonheur, une reconnaissance, un soulagement… Et en général, ces personnes en mal de vivre, nul ne les remarque facilement. Elles se cachent ou elles sont abaissées par les autres. C’est à nous d’aller les chercher. C’est à nous de nous mettre à leur « hauteur » pour les élever.

Apprendre à voir autrement : quelle belle invitation pour entrer dans la joie de Noël ! Car c’est vrai : nos yeux n’arrêtent pas de voir des riches et des puissants, ceux qui passent à la télé ou font la une des magazines. Mais Dieu, ceux-là, ils les renvoie les mains vides. Le chant du magnificat l’a rappelé : Dieu se penche sur les humbles servantes ; Dieu comble de biens les affamés. La puissance du Seigneur fait venir à la lumière ceux qui ne se montrent pas, et elle plonge dans l’obscurité ceux qui aiment trop se faire remarquer des autres. Alors, si la lumière de Dieu donne à voir ceux qu’on ne voit pas, si la lumineuse miséricorde du Seigneur élève ceux qui sont enfoncés par les autres, devenons, comme Jean le Baptiste, témoin de la Lumière. Nous reconnaîtrons alors celui se tient au milieu de nous.

Concrètement, qu’est-ce que cela signifie pour chacun de nous ? Saint Paul l’a suggéré dans la deuxième lecture : « N’éteignez pas l’Esprit. » Traduisons : tournons-nous vers nous-mêmes, ou mieux encore, ouvrons notre cœur ; il est déjà habité par l’Esprit. Mais pour sortir notre cœur d’un possible engourdissement, et lui redonner un sursaut spirituel vivifiant, allons rencontrer dans les jours qui viennent une de ces personnes qui n’osent pas venir à la lumière. Je vous le promets : avec elle, vous entrerez dans la joie de Noël comme jamais. Vous accueillerez ensemble celui qui se tient au milieu de vous. Vous le reconnaîtrez. Et votre joie de vivre sera communicative.

D’ailleurs savez-vous comment les personnes sourdes ont voulu, durant la préparation de cette messe, traduire l’expression « exulter de joie » en langue des signes ? C’est important de le savoir, non seulement en ce troisième dimanche de l’Avent, le dimanche de la joie, mais aussi parce que la traduction choisie dit bien la joie communicative qui sera la nôtre à Noël. Ils ont choisi de traduire exulter de joie par « sauter de joie » car c’est une expression qui existe en langue des signes française. Alors, les amis, qu’attendons-nous pour sauter de joie dès maintenant ? C’est une divine surprise qui se prépare pour chacun de nous.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 25 Déc 2017, 7:44 pm



Citation :
Évangile

« Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils » (Lc 1, 26-38)

Alléluia. Alléluia.
Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole.
Alléluia. (Lc 1, 38)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu
dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge,
accordée en mariage à un homme de la maison de David,
appelé Joseph ;
et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit :
« Je te salue, Comblée-de-grâce,
le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée,
et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors :
« Sois sans crainte, Marie,
car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ;
tu lui donneras le nom de JESUS.
Il sera grand,
il sera appelé Fils du Très-Haut ;
le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob,
et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange :
« Comment cela va-t-il se faire,
puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit :
« L’Esprit Saint viendra sur toi,
et la puissance du Très-Haut
te prendra sous son ombre ;
c’est pourquoi celui qui va naître sera saint,
il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente,
a conçu, elle aussi, un fils
et en est à son sixième mois,
alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors :
« Voici la servante du Seigneur ;
que tout m’advienne selon ta parole. »

Alors l’ange la quitta.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 24 décembre 2017 à Thiais (94)


La rencontre imminente

Quelle intimité ! Quelle rencontre ! On y est ! Le moment est venu.

Dans cette maison de Nazareth, le créateur rend visite à sa créature. Considérez quelques instants notre privilège. Nous assistons à la rencontre entre l’envoyé divin et la plus haute, la plus digne, la plus belle des créatures : Marie, de Nazareth. Il lui parle dans la douceur d’un dialogue inouï. Et nous sommes là, silencieux, émerveillés, regardant, écoutant la proposition inconcevable rapportée par l’Ange de la part de Dieu.

Quelle douceur dans cette scène que nous aimons tant ! Elle a tellement marqué notre mémoire religieuse. Nous connaissons ce récit presque par cœur. Reviennent à notre imagination les fresques, les mosaïques, les toiles les plus diverses. L’ange à gauche, la Vierge à droite… à moins que ce ne soit l’inverse. Et vous mes sœurs, c’est votre « madeleine de Proust » spirituelle. Ce récit, c’est celui de votre vocation. Vous, « les annonciades », qui portez le nom même de cette rencontre dans la dénomination de votre congrégation, vous avez tant médité sur cette visite de l’Archange.

Peut-on faire autre chose, à quelques heures de célébrer Noël, que de contempler ce doux tableau avec vous. Ce n’est plus l’heure de faire de la morale, de tirer des leçons, de prendre des résolutions. C’est l’heure de nous émerveiller ; c’est l’heure d’ouvrir nos yeux ; c’est l’heure d’ouvrir nos oreilles.

Qu’entendons-nous ? Nous entendons la « Révélation d’un mystère gardé depuis toujours dans le silence, mystère maintenant manifesté » comme l’a écrit saint Paul aux Romains. Nous entendons ce qui sera merveilleusement chanté dans quelques instants : « Et incarnatus est de Maria virgine et homo factus est. Oui, nous avons bien entendu, Dieu a l’intention de faire sa demeure en notre chair. Voilà ce projet insensé qu’il expose à Marie.

Et il a la délicatesse de ne pas lui imposer. Il attend son acquiescement, il est à l’affût, il guette sa réponse imminente, il en a même besoin. Dieu suspendu aux lèvres de Marie ! Et avec lui, chacun de nous. Comment ne pas citer ici, un peu longuement, Saint Bernard, ce chantre indépassable de la Vierge Marie.

« Ta réponse, ô douce Vierge, Adam l’implore tout en larmes, exilé qu’il est du paradis avec sa malheureuse descendance ; il l’implore, Abraham, il l’implore, David, ils la réclament tous instamment, les autres patriarches, tes ancêtres, qui habitent eux aussi au pays de l’ombre de la mort. Cette réponse, le monde entier l’attend, prosterné à tes genoux. Et ce n’est pas sans raison, puisque de ta parole dépendent le soulagement des malheureux, le rachat des captifs, la délivrance des condamnés, le salut enfin de tous les fils d’Adam, de ta race entière.

Ne tarde plus, Vierge Marie. Vite, réponds à l’ange, ou plutôt, par l’ange réponds au Seigneur. Réponds une parole et accueille la Parole ; prononce la tienne et conçois celle de Dieu ; profère une parole passagère et étreins la Parole éternelle.

Pourquoi tarder ? Pourquoi trembler ?

Voici, dit Marie, la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi selon ta parole. »

Frères et sœurs, nous sommes à quelques heures de Noël. L’atmosphère est si particulière ce matin. Dans les foyers, les enfants s’impatientent, les fourneaux s’apprêtent, les familles se préparent. Dans les hôpitaux, les prisons, les maisons de retraite, les lieux de vie les plus isolés, l’atmosphère y est aussi toute singulière. Certains se réuniront et d’autres n’auront pas de visite aujourd’hui : ils seront si seuls ce soir, si loin des êtres aimés, si envieux des lieux de fête. Tous, nous attendons, les uns dans la joie, les autres dans la tristesse. Et Marie ? Marie, elle a déjà dit oui. Marie, elle est déjà prête. Elle est prête à rejoindre chacun là où il est. Car ce soir, la vraie rencontre, elle ne peut se faire que dans l’intimité du cœur de chacun.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 16 Jan 2018, 9:17 pm






Citation :
Évangile

« Ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui » (Jn 1, 35-42)

Alléluia. Alléluia. En JESUS Christ, nous avons reconnu le Messie :
par lui sont venues la grâce et la vérité. Alléluia. (cf. Jn 1, 41.17)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur JESUS qui allait et venait, il dit :
« Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait,
et ils suivirent JESUS.
Se retournant, JESUS vit qu’ils le suivaient,
et leur dit :
« Que cherchez-vous ? »
Ils lui répondirent :
« Rabbi – ce qui veut dire : Maître –,
où demeures-tu ? »
Il leur dit :
« Venez, et vous verrez. »
Ils allèrent donc,
ils virent où il demeurait,
et ils restèrent auprès de lui ce jour-là.
C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples
qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi JESUS.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit :
« Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à JESUS.
JESUS posa son regard sur lui et dit :
« Tu es Simon, fils de Jean ;
tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 14 janvier 2018 au Mans


L’Evangile de Saint Jean nous rapporte l’appel des premiers disciples. L’appel de Dieu passe par des médiations, en entendant la parole de Jean-Baptiste, André et l’autre disciple se mettent à suivre Jésus.

Sommes-nous disposés à prêter attention à l’appel que Dieu nous adresse à travers nos frères ; comme le petit Samuel dont la réaction immédiate est « Me voici », comme André et l’autre disciple qui se mettent à suivre Jésus, ou alors sommes-nous occupés à autre chose et remettons notre disponibilité à plus tard ?

André et l’autre disciple suivent Jésus même s’ils ne le connaissent pas encore vraiment. Etre chrétien, ce n’est pas l’adhésion à un système philosophique. Etre chrétien n’est pas seulement croire que Dieu existe, ni admirer la figure de Jésus, ni trouver son enseignement admirable. Etre chrétien c’est suivre Jésus, marcher derrière lui. Cela est toujours possible quelque soit notre histoire, notre situation, notre passé, nos blessures. Nous pouvons nous mettre en route vers celui qui nous attire.

Cela implique de bouger, de se déplacer, si ce n’est pas physiquement, c’est dans son cœur, Se laisser déranger, sortir de son canapé, dit le pape François. Il y a souvent en nous quelque chose de paradoxal. D’un côté, nous voulons être avec Jésus, le suivre, de l’autre nous avons peur des conséquences que cela entraîne. Nous préférons parfois demeurer comme nous sommes.

Suivre Jésus pour entrer en dialogue avec lui. Les disciples le suivent à distance. Jésus se retourne et leur pose une question : « Que cherchez-vous ? » Cette question est posée à tous, à chacun d’entre nous. Elle s’adresse au plus profond de notre cœur et de la réponse que nous faisons à cette interrogation dépend toute notre vie. Nous nous agitons dans tous les sens, nous nous inquiétons pour bien des choses, nous faisons bien des choses, parfois généreuses. Mais, au fond, que cherchons-nous ?

Descendons au plus profond de nous-mêmes pour répondre au Christ. Cette question, il nous la pose à différents moments de notre vie, pas seulement une fois. Entrons en dialogue avec lui. Parfois, nous pensons à lui, nous parlons de lui. Mais est-ce que nous parlons encore avec lui ?

La réponse des disciples à la question de Jésus est surprenante et magnifique. « Maître, où demeures-tu ? ». Où Jésus demeure-t-il ? Où faut-il le chercher ? Jésus répond « Venez et voyez. »

Alors, allons là où nous pouvons le rencontrer, où nous pouvons le voir : dans sa Parole, dans la prière et dans les sacrements, oui, bien sûr, mais aussi dans nos frères et sœurs, ceux qui sont les plus fragiles, les plus démunis, les plus vulnérables. Souvenons nous de l’évangile de Mathieu sur le jugement dernier : « J’avais faim et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » […] « Quand est ce que nous t’avons vu ?… tu avais donc faim ? […] tu avais soif ? […] tu étais un étranger ? »


En cette journée mondiale du Migrant et du réfugié, soyons particulièrement attentifs à la façon dont Jésus s’est identifié à l’étranger, à celui qui est sans abri. Jésus a choisi de vivre en étranger sur la terre. Il n’y a pas de place pour sa famille dans la salle commune. Il devront fuir en Egypte face à la violence d’Hérode. Jésus demeure à côté de nous dans nos frères et sœurs. « Son visage est celui des plus pauvres, des marginaux, des victimes du monde économique qui exclut, de ceux qui sont persécutés, qui doivent fuir leur pays à cause de la violence. La Maison de Jésus est partout où l’homme souffre.

Nous devons nous interroger. Qu’est ce que le Seigneur veut nous dire à travers la venue de nos frères ? Le déplacement de tant de personnes, quelques en soient les raisons, est à recevoir comme un « signe des temps ».




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 23 Jan 2018, 9:19 pm



Citation :
Évangile

« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1, 14-20)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

Après l’arrestation de Jean le Baptiste,
JESUS partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Passant le long de la mer de Galilée,
JESUS vit Simon et André, le frère de Simon,
en train de jeter les filets dans la mer,
car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit :
« Venez à ma suite.
Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets,
ils le suivirent.

JESUS avança un peu
et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean,
qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, JESUS les appela.
Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers,
ils partirent à sa suite.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Prédications de la célébration oecuménique du 21 janvier 2018


PRÉDICATION CATHOLIQUE

« JESUS prit avec Lui Pierre, Jean et Jacques et monta prier sur la montagne.

JESUS prie. Il est coutumier de la prière. Celle-ci ne quitte pas son cœur. Il y retombe inéluctablement, lorsque fatigué de la foule, il aspire à la solitude. Une secrète pesanteur d’amour l’y conduit. C’est là qu’il retrouve le Père et qu’il dialogue avec lui. Ce dialogue est le foyer incandescent de son être, la source secrète de ses activités. Sur la montagne sainte du Thabor, cette prière va le consumer du dedans.

Elle va embraser sa chair. Ses vêtements deviennent alors « d’une blancheur telle que nul foulon sur terre ne peut blanchir ainsi ». Tout d’un coup, son visage se transfigure. JESUS rayonne comme un soleil. Ainsi s’accomplit l’Ecriture. « Je vais faire de toi la Lumière des nations ».

En quelques instants, son humanité n’éclipse plus la splendeur de sa divinité. Sa chair ne retient plus le rayonnement de son être. Mais au contraire, le réfracte.

La plénitude de la divinité se révèle dans une humanité rendue totalement transparente à l’Amour du Père.

La transfiguration n’est pas un spectacle fascinant, mais le but vers lequel les apôtres sont appelés à marcher, en montant avec JESUS à Jérusalem.

Au côté de JESUS, les apôtres Pierre, Jacques et Jean demeurent assoupis, écrasés de fatigue. Il s’agit plutôt d’un sommeil d’oblitération psychologique. Face à l’éclat de la gloire dont le Christ est brusquement revêtu, comme plus tard, à l’agonie, face au scandale de la Passion, c’est l’excès du mystère dans lequel le Christ les plonge, qui inspire le jeûne de leur conscience.

Privés de toute vision, Pierre et ses deux compagnons entendent la voix de Celui dont nous ne verrons jamais le visage, parce qu’il est sans visage. Le Père n’en a pas d’autre que celui de son Fils unique, et sa voix ne retentit de toute éternité que pour révéler Celui qui est sa Parole définitive. La voix du Père entendue dans l’Ancien Testament s’efface avec le Christ, puisque désormais, elle s’accomplit en Lui.

Cette voix du Père transperce la nuée « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j’ai mis toute ma confiance, écoutez-le »

« Ecoutez-le ». Ces deux mots condensent le message du Père, et les plongent eux aussi dans le silence du lourd secret dont ils sont chargés : « Les disciples gardèrent le silence et en ces jours-là ne rapportèrent à personne ce qu’ils avaient vus. »

Le temps de l’Eglise est le temps de l’ouïe, du chema Israel, de l’écoute qui implique une attention, un recueillement et une intériorisation. Dans un monde parasité par le bruit, subjugué par l’image, notre quête de Dieu passe par cette injonction, que l’Evangile nous répète en ce jour : « Ecoutez-le ».


Prédication (Orthodoxes)

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

« Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas mais obtient la vie éternelle ».

JESUS le fils de Dieu est venu dans le monde pour nous libérer et, le monde avec nous, de tous nos péchés et au-delà de nos péchés, de la mort.

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu » dit Saint Irénée de Lyon.

Avec la Nativité dans la chair du Fils de Dieu, le monde n’est plus comme avant. Dans le mystère de l’incarnation du Christ se révèle le mystère de la vie nouvelle.

La première qui a découvert ce mystère et a reçu le Verbe de Dieu dans son cœur et dans son corps fut la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu qui est devenue la Mère de l’humanité nouvelle.

Dieu a manifesté maintenant le mystère caché de tous les temps – et dans tous les âges – « Christ au milieu de vous – l’espérance de la gloire»

La nouveauté bouleversante du Nouveau Testament c’est que l’homme est appelé à aimer d’amour divin, d’amour du Christ.

« Petits enfants, dit le Seigneur, je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. » Et en plus de ça « aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous poursuivent. »

Comme dit le père Alexandre Schmemann : « L’amour du Christ est le principe et le contenu de la vie de l’église ! Car sans l’unité d’en haut que nous donne le Christ, toute l’unité d’en bas perd son sens et sa valeur. »

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? », nous dit l’apôtre Paul.

Le Saint-Esprit est la Troisième Personne de la Saint Trinité et « Là où est l’Esprit, là est l’Eglise » insiste Saint Irénée de Lyon.

L’Esprit annonce le Messie, il repose sur le Christ après son baptême dans le Jourdain. Le Christ ressuscité donne l’Esprit à l’Église c’est à dire à chacun de nous, car comme le dit Saint Séraphin de Sarov « Le But de la Vie Chrétienne consiste en l’Acquisition du Saint-Esprit. »

Amin.

Gloire à toi, ô Christ notre espérance, gloire à toi.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 30 Jan 2018, 7:36 pm






Citation :
Évangile

« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Alléluia. Alléluia.
Le peuple qui habitait dans les ténèbres
a vu une grande lumière.
Sur ceux qui habitaient dans le pays et l’ombre de la mort,
une lumière s’est levée.
Alléluia. (Mt 4, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

JESUS et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat,
il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité,
et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue
un homme tourmenté par un esprit impur,
qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, JESUS de Nazareth ?
Es-tu venu pour nous perdre ?
Je sais qui tu es :
tu es le Saint de Dieu. »
JESUS l’interpella vivement :
« Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions,
puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur
et se demandaient entre eux :
« Qu’est-ce que cela veut dire ?
Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité !
Il commande même aux esprits impurs,
et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout,
dans toute la région de la Galilée.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 28 janvier 2018 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe)


« Aussitôt, le jour du sabbat, JESUS se rendit à la synagogue et enseignait. » (Mc 1,21)

« La renommée de JESUS se   répandit aussitôt partout dans toute la Galilée. » (Mc 1, 28)

A deux reprises, l’évangéliste Marc présente l’action de JESUS avec ce mot « aussitôt ». Ce mot revient d’ailleurs 40 fois dans cet Evangile que nous lisons en cette année.

C’est dire ! Comme si JESUS était en mouvement perpétuel chez lui en Galilée et ensuite à Jérusalem.

Et les foules, les disciples sont frappés et se posent des questions, cette question: «  Mais qui est cet homme JESUS ? »

Et la réponse nous est donnée par un païen au pied de la croix : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu » (Mc 15,39)

Oui, JESUS enseigne, guérit, console et il se révèle ainsi comme saint, au risque d’être incompris.

Saint Jérôme, le traducteur et le commentateur de la Bible dit à propos du passage que nous venons d’entendre :

« Satan, tu t’imagines que tu sais, mais tu ne sais pas ; ou si tu sais, tu te tais par duplicité.  Car JESUS n’est pas seulement le Saint de Dieu, mais Dieu Saint » (St Jérôme, 347-420, commentaire sur l’évangile de Marc).
Et JESUS, le Dieu saint, le Fils de Dieu, a suscité un grand mouvement avec ses disciples.

« Aussitôt, laissant leurs filets le suivirent » (Mc 1,18) C’est au début de l’Evangile. Et, au terme « Les apôtres partirent prêcher partout. Le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient » (Mc 16,16)

Mais direz-vous, l’Evangile c’est une belle histoire,  mais c’était il y a 20 siècles.

Mais l’Evangile aujourd’hui c’est autre chose.
Et bien non, c’est la même chose.

Tenez, cette semaine, on a honoré trois grandes figures de sainteté.
Paul l’apôtre par excellence dont on a rappelé la conversion

François de Sales grand évêque français au début du 17ème siècle

et Thomas d’Aquin, le grand théologien du 13ème siècle.

Et je pense aussi à des figures contemporaines : Saint Jean Paul II, pape de 1978 à 2005 et Ste Mère Teresa, apôtre des pauvres en Inde.

Eux aussi ils ont suivi JESUS « aussitôt » dans la foi et la charité. De plus, par leur intelligence, ils ont expliqué l’Evangile pour leur époque et pour tous les temps.

Et bien sûr, aujourd’hui aussi, des hommes et des femmes suivent JESUS, écoutent son enseignement et le mettent en pratique.

L’évêque de Guadeloupe qui vous parle est aussi l’évêque d’iles paradisiaques : Saint Barthélemy, Saint Martin mais aussi Marie Galante et les Saintes.

Dans ces lieux dont vous avez tous entendu parler, il y a eu en, septembre dernier d’abord le choc avec les cyclones Irma et Maria.
Puis, les conséquences. Impressionnant. J’en ai été le témoin.

Mais il y a eu de suite après, aussitôt, un grand mouvement de solidarité  et de générosité.

D’abord entre les populations elles-mêmes.

Ensuite avec ceux qui sont venus aider : pompiers sauveteurs, médecins et infirmières, militaires, fonctionnaires. Il fallait voir à l’aéroport de l’espérance à Grand Case à St Martin cette activité débordante de centaines de personnes s’activant auprès des personnes éprouvées.

Je l’ai vu de mes propres yeux et je tiens à témoigner devant vous paroissiens de Pointe à Pitre et téléspectateurs disséminés à travers le monde..

Je puis témoigner aussi de cet « aussitôt » mis en actes avec ces messages venant de partout, des diocèses, des paroisses, de nombreux groupes d’Antillais, avec quelques mots : « nous sommes avec vous ».

Cela s’appelle tout simplement la charité en actes et rejoint une belle phrase de St Paul : « Si un membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance » (1 Co 12,26).

St François de Sales dont je vous parlais a dit un jour « Le bien ne fait pas de bruit ».

Vous aussi, comme ami de JESUS et de tous les hommes, vous pouvez faire du bien.

Alors, mettez-vous aussitôt en route cette semaine et soyez ainsi de vrais disciples de JESUS !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Jeu 15 Fév 2018, 7:44 pm






Citation :

« La lèpre le quitta et il fut purifié » (Mc 1, 40-45)

Alléluia. Alléluia.
Un grand prophète s’est levé parmi nous,
et Dieu a visité son peuple.
Alléluia. (Lc 7, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
un lépreux vint auprès de JESUS ;
il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit :
« Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, JESUS étendit la main,
le toucha et lui dit :
« Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta
et il fut purifié.
Avec fermeté, JESUS le renvoya aussitôt
en lui disant :
« Attention, ne dis rien à personne,
mais va te montrer au prêtre,
et donne pour ta purification
ce que Moïse a prescrit dans la Loi :
cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti,
cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle,
de sorte que JESUS ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville,
mais restait à l’écart, dans des endroits déserts.
De partout cependant on venait à lui.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 11 Février 2018 à Paris


En ce dimanche de la Santé, j’aimerais d’abord rendre hommage au merveilleux travail des acteurs, qui œuvrent au chevet de l’humanité souffrante. Je peux témoigner ici même de l’investissement sans faille, du savoir-faire et de l’humanisme du personnel médical et soignant. Comment ne pas vous faire un joli clin d’œil, à vous jeunes amis handicapés. Quelle leçon de vie vous nous donnez par votre courage et votre joie de vivre ! Quel bonheur aussi de pouvoir compter sur la présence et l’accompagnement du Service Evangélique des Malades et des aumôniers d’hôpitaux. Ils calligraphient dans le cœur des malades une belle page, à l’image de celle qui nous est offerte dans l’Evangile.

Le Lépreux qui se présente aujourd’hui devant JESUS est meurtri dans sa chair et dans son cœur. Que faire devant une telle détresse ? Comment la soulager ? Il ne devait pas être beau à voir, avec son visage repoussant. Aujourd’hui encore quand votre visage est difforme, lorsqu’il porte les stigmates de la maladie, les regards se détournent et quelquefois les commentaires sournois vont bon train.

La maladie de cet homme est cruelle, mais l’isolement social, auquel il est condamné, est une double peine. Personne pour poser sur son corps abimé une main de tendresse, personne à qui confier ses angoisses et son désespoir. Comme de nombreuses personnes clouées sur un lit d’hôpital, ou emmurées dans leur solitude et leur souffrance, il lance un dernier appel de désespoir à JESUS : «  si tu veux, tu peux me purifier ».

Ce cri résonne avec une particulière force aujourd’hui, en la fête de Notre Dame de Lourdes. Cette prière s’élève tous les jours de la cité mariale et intercède en faveur de nos frères et sœurs malades.

Le cœur de JESUS ne peut rester insensible à une telle détresse. Cela lui est insupportable. Il est pris de compassion. Il frémit dans ses entrailles. Quand l’homme a mal, Dieu souffre. Quand l’homme suffoque, Dieu étouffe. Mystère même de l’incarnation !

Dans un premier temps, JESUS donne au lépreux la chance d’exister à travers le regard qu’il pose sur lui. Souvenez-vous de Bernadette à Lourdes parlant de la Dame qu’elle voyait, elle disait « Elle me regardait comme une personne ».  Et toi quel regard portes-tu sur l’autre ?

Dans un deuxième temps, JESUS touche celui qui était obligé de se mettre à l’écart de la communauté. Il ne craint pas de braver l’interdit. Qu’importe la Loi, quand il s’agit d’un humain en souffrance, JESUS se met « hors la loi ». Cette liberté qu’il revendique, il la puise dans un amour sans frontière qui ne craint pas de bousculer les règles établis. Imiter le Christ c’est regarder l’autre avec ce même amour,  c’est toucher et soigner toutes les lèpres d’aujourd’hui que sont : la montée du racisme, de l’exclusion, de la violence, de la pauvreté grandissante.

Prendre le Christ pour modèle, c’est choisir d’être solidaire avec les personnes malades et handicapées, les prisonniers, les marginaux et tous les rejetés de notre monde.

Alors, je t’invite cette semaine à prendre des nouvelles d’un ami malade, à rendre  visite à un collègue en arrêt de maladie, à te proposer pour faire les courses à un voisin âgé, à offrir ton  aide pour ses démarches administratives. Des petits riens qui pèsent le poids de l’amour.

Ami, si tu ne vois en JESUS qu’un faiseur de miracles, passe ton chemin. Mais si, en écho à l’apôtre Paul, et sans chercher ton intérêt, tu imites le Christ qui n’a pas eu recours à l’imagerie médicale,  pour percevoir  la beauté du lépreux, le regard que tu porteras sur l’autre, sera « scanner de l’amour ».

Amen




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 21 Fév 2018, 7:44 pm





Citation :

Évangile

« JESUS fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance.
L’homme ne vit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.
Ta Parole, Seigneur, est vérité,
et ta loi, délivrance. (Mt 4, 4b)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

JESUS venait d’être baptisé.
Aussitôt l’Esprit le pousse au désert
et, dans le désert,
il resta quarante jours,
tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages,
et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
JESUS partit pour la Galilée
proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait :
« Les temps sont accomplis :
le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous
et croyez à l’Évangile. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 18 février 2018 à Paris


La grâce d’une visite

L’Esprit le pousse au désert.

C’est rempli de la force d’en-haut, habité par cet amour infini, que JESUS nous rejoint là où nous sommes.

Il nous rejoint dans nos épreuves, là où nous peinons sur le chemin parfois douloureux de nos existences. Il s’approche de chacun parce que nous avons faim ; il se fait l’un de nous parce que nous avons soif. Il ne veut pas que nous soyons privés de cette plénitude de vie que nous désirons.

C’est pour cela qu’il part au désert, non pas dans un salon confortable, mais bien au désert, là où je suis fatigué, là où je suis épuisé, là où je désespère.

L’Esprit ne conduit pas JESUS vers les palais des rois. Il ne le pousse pas à se réfugier dans une station balnéaire pour profiter de la vie.

Non, il lui suggère de s’approcher des hommes qui cherchent, de ceux qui sont inquiets et qui sont tristes.

JESUS n’est pas resté dans sa chapelle pour se protéger du monde. Il est descendu tant qu’il fallait, pour chercher celui qui était perdu.

Il est descendu dans la nuit pour faire resplendir la lumière de la charité. Il est sorti humblement pour affronter le mal, pour nous délivrer du mal.

Il n’a pas fui devant la tentation, il n’a pas eu peur de souffrir par amour. Il est venu à nous pour nous donner la vie et la vie en abondance.

Aujourd’hui, bénissons le Christ pour son courage, pour la peine qu’il a endurée, pour cette descente aux enfers qui nous ouvre le ciel. Là où je souffrais de la faim, là où je souffrais de la soif, là où je peinais de ne pouvoir aimer, le Christ est venu. Il s’est approché de moi, il m’a pris par la main, il m’a porté sur ses épaules pour me rendre à la vie. Là où mon cri s’est fait entendre, il m’a fait entendre sa voix :

Viens, sors de la nuit, ne reste pas seul, que ton âme s’élance de nouveau vers la joie.

Ne crains pas, je suis ton Dieu, ton créateur, en toi je mets tout mon amour


Chers amis, ce premier dimanche de Carême est une grâce pour chacun, la grâce d’une visite pleine de tendresse, la grâce d’un salut riche de promesses.

Avec le Christ, nous pouvons aujourd’hui dire non au diable et à ses séductions.

Nous pouvons dire non de toute notre âme, non à l’égoïsme qui nous replie sur nous-même, non à l’orgueil qui blesse le prochain, non à la jalousie qui nous vole la bienveillance.

Nous pouvons dire non à ce qui fait de l’homme un consommateur irrespectueux de la création.

Nous pouvons dire non à toutes ces pertes de temps qui nous enlèvent les occasions d’écouter, de partager et de contempler. Dire non est déjà un grand pas : il ne s’agit pas de le dire à tout bout de champ, mais bien de le dire avec détermination à ce qui abime notre dignité.

Le pouvoir est un service ; le vouloir à tout prix, une destruction de soi.

L’argent est un bien ; y mettre son cœur, une perte de sa dignité. Apprenons à dire non, non à Satan et à toutes ses œuvres, non à toutes ses séductions.

Mais le carême est aussi et surtout une école du oui.

Oui à la création qui nous entoure. Elle appelle notre respect et notre louange.

Oui à cet arc-en-ciel, qui chevauche notre monde comme le signe d’une alliance de paix. Il s’élève devant nous comme le don premier d’un amour sans fin.

Oui à la présence des plus pauvres, qui ne sont pas une menace mais le visage même de JESUS-Christ. Ils guérissent nos cœurs parfois insensibles.

Oui à la prière, qui apaise nos âmes et leur donne de s’ouvrir à la vie de l’Esprit. Sachons le dire : Oui, Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole.

En ce jour béni, rendons grâce à la visite du Christ. Qu’il nous enseigne ses chemins. Que notre non soit non, que notre oui soit oui. Convertissons-nous et croyons à la bonne nouvelle.

Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 26 Fév 2018, 9:39 pm



Citation :
Évangile

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé » (Mc 9, 2-10)

Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
De la nuée lumineuse,
la voix du Père a retenti :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le ! »
Gloire au Christ,
Parole éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (cf. Mt 17, 5)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
JESUS prit avec lui Pierre, Jacques et Jean,
et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne.
Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants,
d’une blancheur telle
que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse,
et tous deux s’entretenaient avec JESUS.
Pierre alors prend la parole
et dit à JESUS :
« Rabbi, il est bon que nous soyons ici !
Dressons donc trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire,
tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre,
et de la nuée une voix se fit entendre :
« Celui-ci
est mon Fils bien-aimé :
écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour,
ils ne virent plus que JESUS seul avec eux.

Ils descendirent de la montagne,
et JESUS leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu,
avant que le Fils de l’homme
soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole,
tout en se demandant entre eux ce que voulait dire :
« ressusciter d’entre les morts ».

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 25 février 2018 à Malines-Bruxelles


Frères et soeurs, nous venons de lire que les apôtres se demandaient entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Ne partageons-nous pas la même interrogation ? Pourtant les croyants ne savent-ils pas ce que veut dire la résurrection ? Ne disent-ils pas y croire, chaque dimanche, en reprenant le Credo ? Disons lucidement que le plus souvent, les croyants croient qu’ils savent mais savent-ils vraiment ce qu’ils croient ? Savons-nous ce que nous croyons quand nous disons que JESUS est ressuscité ? Il est heureux que l’évangile de Marc n’escamote pas cette interrogation et n’allons pas trop vite nous en prémunir car nous risquerions trop vite de nous faire croire à nous-mêmes que nous croyons ce que disons.

Certes, il est facile de croire à la résurrection comme on attend le « happy end » d’un drame ; à la fin tout finit bien, le héros injustement attaqué et blessé à mort tient sa revanche. Trompettes et générique de fin. Et chacun quitte la salle de cinéma diverti et soulagé.

Aurions-nous oublié que les évangiles ne tirent pas de ficelles aussi grossières ? Celui de Marc se termine par le désarroi des femmes venues au tombeau et qui ne savent trop que penser de la disparition du cadavre. Le texte dit même qu’elles ont peur. Tout le contraire du clap de fin d’un film à l’eau de rose. Pourquoi cette peur ? Pourquoi cette interrogation des disciples ? Parce qu’on ne peut croire en la résurrection du Christ qu’en suivant le même « scénario » que le sien. Or ce scénario ose bouleverser tout ce à quoi nous aspirons quand nous désirons vivre. On y lit en effet : « qui veut sauver sa vie, la perdra ; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile, la sauvera » (Mc 8, 35). Notez bien que ces paroles tout à fait cruciales sont placées juste avant le récit de la Transfiguration que la liturgie nous propose chaque année, en ce deuxième dimanche de carême. Sans elles, la méprise serait totale sur le sens de la Transfiguration ; d’ailleurs Pierre, Jacques et Jean sont tombés dans le panneau. Ils s’imaginent comme nous au cinéma devant une scène particulièrement spectaculaire ou sensationnelle : on aimerait que ça dure, que le film continue à nous en mettre « plein la vue », comme on dit. Pierre serait même prêt à camper là, devant le spectacle plaisant de ses fantasmes de grandeur. Il est vrai que quand JESUS lui a dit, quelques lignes plus tôt dans le même évangile, qu’il allait monter à Jérusalem pour y mourir après avoir été rejeté, Pierre n’a rien voulu entendre. Il s’est même mis en colère contre son héros, lui reprochant vivement ses tendances suicidaires. Comme la plupart des hommes, Pierre vit par procuration. Il anticipe déjà la gloire future de son « grand homme », la réussite finale de son champion. Il rêve tout haut, excusez de l’anachronisme, que son « acteur fétiche », le messie décroche un « césar » !

Un « césar » pour le Christ ! L’ironie du propos souligne la bêtise de Pierre – et la nôtre. Nous confondons le Royaume des cieux avec l’écran de notre imaginaire. « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », corrige le Christ. Laissez à vos fantasmes vos envies de puissance mais ne les laissez jamais défigurer vos vies. Quand l’homme « fait son cinéma », il ne compte plus les victimes de ses folies des grandeurs. Quand le Christ prend à parti les disciples qui se disputent entre eux pour savoir qui est le plus grand d’entre eux, il leur présente un enfant, il leur fait voir le visage qu’ils auront quand ils comprendront que la petitesse est la véritable grandeur.

La transfiguration du Christ ? C’est la révélation de son regard d’enfant. Un regard lumineux, un regard ouvert, un regard confiant. Pourtant, le visage du Christ n’est-il pas déjà marqué de l’angoisse qui va le faire suer à sang la veille de sa passion ? Certes, la transfiguration n’est pas du maquillage, le Christ n’est pas un « figurant ». Son visage est déjà celui qu’avait entrevu le prophète Isaïe : « il n’avait ni aspect, ni prestance tels que nous le remarquions, […], tel celui devant qui l’on cache son visage » (Is 53, 2-3). Le Christ ne cherche pas la lumière des projecteurs, il n’a jamais cherché à plaire ; d’ailleurs, aussitôt que les foules reportaient sur lui ses envies de grandeur, JESUS se cachait à leur vue.

D’où lui venait alors cette lumière qui le transfigurait de l’intérieur ? Si JESUS n’ignore pas la fin tragique qui sera la sienne, il n’a jamais douté de la bonté et, j’ajoute, de la beauté du « scénario » de sa vie. Pourquoi ? JESUS ne « jouait » pas un rôle mais donnait sa vie. Et il la donnait parce qu’il n’oubliait pas qu’elle est offerte sans contrepartie. C’est pour cela qu’il ne faut pas avoir peur de la perdre. On refuse de perdre uniquement ce qu’on craint de ne pas recevoir. JESUS sait que tout lui a été donné par son Père : la vie et la mort et, surtout, la mort de la mort et la vie de la vie, la vie vivante. Nourrir des fantasmes de pouvoir et de gloire, c’est donner un acompte à la mort. Pourquoi ? Parce que le pouvoir et la gloire ne viennent que de notre peur de perdre. Or, avoir peur de perdre, c’est déjà avoir perdu la confiance sans laquelle aucune vie n’est vivante. C’est déjà être perdu, comme Pierre, comme les disciples, comme les femmes au tombeau.

À la fin, l’évangile de ce jour fait tomber le rideau afin de cacher l’écran de fumée de nos rêves de gloire déçus. Il nous reste uniquement une parole à écouter et à savourer : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Qui est ce Fils ? C’est toi qui écoute et dont le visage, devenu soudain celui d’un enfant, se réjouit d’avoir été choisi pour le rôle principal d’une vie qui a pour scénario : « Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous » (Mc 9, 35).



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 04 Mar 2018, 8:35 pm





Citation :
Évangile

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai » (Jn 2, 13-25)

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur. (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Comme la Pâque juive était proche,
JESUS monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés
les marchands de bœufs, de brebis et de colombes,
et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes,
et les chassa tous du Temple,
ainsi que les brebis et les bœufs ;
il jeta par terre la monnaie des changeurs,
renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes :
« Enlevez cela d’ici.
Cessez de faire de la maison de mon Père
une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :
L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent :
« Quel signe peux-tu
nous donner
pour agir ainsi ? »
JESUS leur répondit :
« Détruisez ce sanctuaire,
et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent :
« Il a fallu quarante-six
ans pour bâtir ce sanctuaire,
et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.

Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts,
ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ;
ils crurent à l’Écriture
et à la parole que JESUS avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque,
beaucoup crurent en son nom,
à la vue des signes qu’il accomplissait.
JESUS, lui, ne se fiait pas à eux,
parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ;
lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 4 mars 2018 à Vincennes


Imaginez une jeune maman avec son bébé de 1 an et demi. Elle ne cesse de le cajoler, de l’embrasser de l’entourer de toute sa tendresse. Un jour, son bébé s’approche de la gazinière électrique et se brule. Le premier réflexe de cette maman n’est pas d’abord de consoler son petit, mais de le gronder sévèrement car elle sait que cette colère lui sera salvatrice. Le bébé n’y reviendra pas !

La colère de JESUS au temple est du même ordre. Il se met en colère pour éviter que les hommes se perdent en faisant un sacrilège dans le temple en détournant des actes liturgiques en actes commerciaux. Mais fondamentalement, JESUS est un doux, c’est ce que nous allons voir dans un premier point, puis nous réfléchirons au respect dû au sanctuaire.

JESUS ne parle pas souvent de lui-même, mais dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 11 verset 29, il se décrit en ces termes : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Nous découvrons l’aspect dominant de son caractère, la douceur et l’humilité. Et nous comprenons aussi que nous tous, ses disciples, nous devons à notre tour devenir doux et humble. En effet, C’est le seul verset ou JESUS nous dit « apprenez ». D’habitude, il nous donne plutôt des injonctions comme : « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés. Pardonnez et on vous pardonnera, aimez-vous les uns les autres… » Là, il précise : « mettez-vous à mon école, imitez-moi car je suis doux et humble de cœur ».

Le chrétien est appelé à être doux comme les brebis dans le temple. A ce propos, un rabbin raconte cette histoire : une fois arrivé au ciel, une brebis demande à Dieu : « Mais pourquoi tu ne m’as pas donné des moyens pour me défendre ? Les loups ont des crocs, les chats ont des griffes, les poules ont un bec, le serpent a du venin, moi je n’ai rien ! » Dieu lui répond : « détrompe-toi, tu as quelque chose de particulier, je t’ai donné ta laine. Ta laine est si précieuse que les hommes font tout pour te protéger ».

Cette histoire est très parlante. Ce n’est pas toujours facile de rester doux comme un agneau lorsqu’on est entouré de loups, mais si nous produisons de bons fruits précieux par notre vie, nous serons protégés par notre entourage et par Dieu lui-même.

Venons-en à notre second point, le respect dû au sanctuaire. JESUS est l’agneau de Dieu offert en sacrifice. Depuis, l’homme n’a plus besoin d’offrir des animaux à sacrifier. Plus d’animaux, plus de vendeurs, plus de commerce. Pourtant, nous risquons aujourd’hui encore de faire de la maison du Seigneur une maison de trafic. Ce n’est plus un trafic commercial, mais c’est devenu une sorte de « trafic urbain ». Lorsque j’arrive en retard à la messe, à la dernière minute en courant, sans avoir prit le temps d’arriver suffisamment à l’avance pour me poser, je fais de la maison du Seigneur une maison de trafic. Lorsque je n’éteins pas mon portable, que je le regarde en plein messe ou que, encore pire, je sors en courant pour répondre, je fais de la maison du Seigneur une maison de trafic. Lorsque je râle parce que la messe dure un peu plus longtemps que d’habitude et que ça va morde sur mon temps personnel ; je fais de mon temps pour le Seigneur, un temps de trafic ! Et vous qui regardez habituellement la messe à la télé, vous savez bien que vous profitez mieux des grâces du Seigneur si vous arrêtez votre trafic dans votre cuisine.

En conclusion, je vous invite cette semaine à un exercice concret : Si vous le pouvez, arrêtez-vous cinq minutes dans votre trafic de la semaine, et venez faire une petite visite dans l’Église la plus proche pour répéter cette simple prière : « JESUS, doux et humble de cœur, rend mon cœur semblable au tien ».



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 11 Mar 2018, 9:10 pm




Citation :
ÉVANGILE
« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)
Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS !
Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle.
Gloire et louange à toi, Seigneur JESUS ! (Jn 3, 16)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là, JESUS disait à Nicodème :
« De même que le serpent de bronze
fut élevé par Moïse dans le désert,
ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde
qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde,
non pas pour juger le monde,
mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement,
celui qui ne croit pas est déjà jugé,
du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici :
la lumière est venue dans le monde,
et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière :
il ne vient pas à la lumière,
de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière,
pour qu’il soit manifeste
que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 11 mars 2018 à Spechbach (Haut-Rhin)


Quelle image étonnante ! Pourquoi JESUS se compare-t-il à un serpent élevé dans le désert ? La comparaison est surprenante. Pourtant, il nous faut la décrypter pour profiter pleinement du sens de l’évangile de ce jour.

D’où vient cette histoire de serpent ? Rappelez-vous, le peuple des hébreux est au désert. Il murmure contre Dieu et se voit infliger la morsure mortelle de nombreux serpents. La Bible raconte : « Le peuple vint vers Moïse et dit : “Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents.” Moïse intercéda pour le peuple, et le Seigneur dit à Moïse : “Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront !” »

Que voient les hébreux lorsqu’ils lèvent les yeux ? Un serpent de bronze. D’un même regard, ils saisissent d’une part le symbole de leur péché, de leur mort, et d’autre part, le symbole de ce qui les sauve et leur donne la vie. Voilà pourquoi JESUS parle de lui-même comme d’un serpent qui sera élevé. Lorsqu’on regarde JESUS en croix, on y voit à la fois un homme mort à cause de nos péchés et ce même homme, notre sauveur, qui nous sauve de la mort. Dans un même regard, nous voyons le chatiment que nous aurions dû subir et celui qui a pris ce chatiment à notre place.

Ainsi, nous contemplons sur la croix la condamnation que nous méritons et le juge qui a choisi de ne pas nous faire subir cette condamnation. C’est cela le jugement divin. Non pas punir les mauvais et prendre les bons. Mais donner la vie à celui qui reconnait ses fautes et regarde son sauveur. Comme le dit Saint Jacques ailleurs, dans un raccourci stupéfiant : « La miséricorde se rit du jugement ».

Tel est le génie de Michel-Ange dans le Jugement dernier de la chapelle Sixtine. À la différence de l’iconographie classique, ce ne sont pas les bons à droite et les mauvais à gauche. Il y a ceux qui, de tout en bas, lève les yeux vers JESUS et sont attirés dans sa gloire. Et il y a ceux qui chutent car ils ne regardent pas leur sauveur. Ce qui compte, c’est de regarder JESUS et d’appeler sa miséricorde.

Nous comprenons mieux alors l’enseignement de JESUS dans l’évangile de ce jour : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement… »

Chers amis, je vous propose, dans ces dernères semaines de carême qui nous rapprochent de la Passion, de redécouvrir la prière devant le crucifix. Qu’il est bon de prier en levant les yeux vers le crucifix de notre chambre, de notre chapelle, de notre église. Nous y voyons JESUS, le crucifié. Nous y voyons notre propre péché qui l’a crucifié. Mais nous y voyons surtout l’amour de JESUS pour le pécheur. Nous y voyons celui qui est condamné précisément parce qu’il n’a pas voulu nous condamner. Nous y voyons le pardon de Dieu. Nous y voyons la miséricorde. Saint Paul l’écrit aux éphésiens dans la lecture de ce jour : « Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ ».

Nous sommes aujourd’hui en ce quatrième dimanche de carême : ce dimanche en rose comme disait le père Ricaux en nous accueillant. Le dimanche de la joie. Cette vraie joie, elle provient de la certitude que dans nos faiblesses, dans nos fragilités, dans nos péchés, nous pouvons lever les yeux vers JESUS.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 20 Mar 2018, 8:38 pm



Citation :

Évangile

« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)

Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi.
Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive,
dit le Seigneur ;
et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.
Gloire à toi, Seigneur,
gloire à toi. (Jn 12, 26)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem
pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.
Ils abordèrent Philippe,
qui était de Bethsaïde en Galilée,
et lui firent cette demande :
« Nous voudrions voir JESUS. »
Philippe va le dire à André,
et tous deux vont le dire à JESUS.
Alors JESUS leur déclare :
« L’heure est venue où le Fils de l’homme
doit être glorifié.
Amen, amen, je vous le dis :
si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas,
il reste seul ;
mais s’il meurt,
il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie
la perd ;
qui s’en détache en ce monde
la gardera pour la vie éternelle.
Si quelqu’un veut me servir,
qu’il me suive ;
et là où moi je suis,
là aussi sera mon serviteur.
Si quelqu’un me sert,
mon Père l’honorera.

Maintenant mon âme est bouleversée.
Que vais-je dire ?
“Père, sauve-moi
de cette heure” ?
– Mais non ! C’est pour cela
que je suis parvenu à cette heure-ci !
Père, glorifie ton nom ! »
Alors, du ciel vint une voix qui disait :
« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »
En l’entendant, la foule qui se tenait là
disait que c’était un coup de tonnerre.
D’autres disaient :
« C’est un ange qui lui a parlé. »
Mais JESUS leur répondit :
« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix,
mais pour vous.
Maintenant a lieu le jugement de ce monde ;
maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes. »
Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 18 mars 2018 à Farciennes


Si vous essayez, un tant soit peu, de vous mettre à la suite de JESUS, en fréquentant les évangiles et en croisant cette fréquentation avec votre propre expérience d’homme ou de femme, que remarquerez-vous de suite ? JESUS fait preuve d’une étonnante disponibilité, d’un incomparable accueil de ceux qui surviennent sur sa route et de n’importe quelle situation qui se présente, même à l’improviste. Et vous sentirez un homme libre, libre vis-à-vis de lui-même, détaché d’un quelconque intérêt personnel.

Nous voici en carême depuis plus de quatre semaines déjà. Et la grâce de ce temps, c’est celle d’un détour pour mieux voir et entrer dans cette manière mystérieuse de JESUS, que nous sommes appelés à faire nôtre. Un « détour pour mieux voir ». Comme jadis Moïse, au buisson ardent, fit un détour pour mieux voir. Comme Pierre, Jacques et Jean furent entraînés par JESUS à l’écart, sur une haute montagne où ils le voient transfiguré. Comme JESUS lui-même est chassé par l’Esprit dans un long détour au désert, pour mieux voir qui il sera, pour mieux entrer dans la condition de « Fils bien-aimé ».

Or dans ce désert où l’on éprouve le manque, où le rêve d’une vie facile ne tient pas, et où les consolations qu’on se donne n’arrivent pas à assouvir les soifs immenses qui nous habitent, voici la tentation. Satan, le menteur ! « Non, dit-il, il n’est pas vrai que ta vie soit limitée. Tu peux tout. Avale la vie à grandes gorgées pour ton meilleur profit. Surtout ne crois pas qu’il te faut risquer ta peau par amour pour autrui, c’est trop idiot ! » Oui, voilà le mensonge que le carême nous entraîne à affronter : l’ambition insatiable au détriment des autres, l’exploitation sans égard de notre environnement, le difficile consentement à nos fragilités et à l’accueil de ceux qui sont fragilisés ou non rentables…

Il s’agit de quitter cette posture dans l’existence qui est celle d’une sorte d’auto-affirmation sans limite de la vie et de nous-mêmes, ou plutôt une auto-affirmation qui n’a de limite que celle des autres, qui sont du coup nos concurrents. Il s’agit de se dessaisir de ce que nous croyons pouvoir posséder pour notre plus grand bien, comme Abraham fut appelé à se dessaisir d’Isaac, ce fils qu’il tenait toujours auprès de lui, pour enfin devenir le « père d’une multitude » – comme le désigne son nom.

Alors survient, dans l’Evangile que nous venons d’écouter, l’ultime tentation de JESUS. En effet, voilà qu’il est connu, renommé, recherché, même par des Grecs. Oui, voilà qu’il apparaît comme l’Unique… Du coup, voici la tentation de « rester seul » de son espèce, dans une gloire naissante qui ne tient qu’à lui seul, qui dépend de lui et de son ‘auto-affirmation’. Cela est stérile. Et, frères et sœurs, vous pouvez constater ce genre de stérilité à travers toute l’histoire de l’humanité… et peut-être dans votre propre expérience. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul. Mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » La victoire sur cette tentation ultime, c’est « se renier soi-même », cesser de se regarder le nombril, de s’observer en permanence, de se juger ; c’est se dessaisir de soi-même, jusqu’au bout, au profit d’autrui. « Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. »

Frères et sœurs, ces paroles sont peut-être incompréhensibles si l’on en reste à la surface. Et la foule, apparemment, ne souhaite pas comprendre ; elle n’a qu’une réaction religieuse : « C’est le tonnerre de Dieu ! », dit-elle. Cependant, ces paroles ne sont pas facultatives, elles ne sont pas « au choix », dans le self-service des religions. Elles nous jugent. Elles touchent notre humanité en son fond. Elles font appel aux ressorts ultimes de la vie : perdre la vie… la sauvegarder… C’est l’enjeu pour tout être humain et pour la vie ensemble : pouvoir être… comment pouvoir être… Ces paroles sont « l’alliance inscrite au plus profond des cœurs », comme disait le prophète Jérémie, «par Celui qui a fait sortir de l’esclavage au pays d’Egypte ».

En elles, il y a l’appel à une profonde libération, à une déprise de tout ce qui nous oppresse et nous rend lourds, aussi nos culpabilités, nos rancunes, nos illusions. Pour que nous puissions apprendre à être « fils » avec le Christ, lui qui « apprit dans l’obéissance » – comme dit la Lettre aux Hébreux – et « devint par son obéissance la cause du salut ».

Je laisse à votre méditation ce propos d’une mystique du XX° siècle : « C’est le détachement qui rend toutes choses éternelles ».



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 27 Mar 2018, 10:30 pm



Citation :

Évangile

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)

Évangile de JESUS Christ selon saint Marc

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
JESUS envoie deux de ses disciples
et leur dit :
« Allez au village qui est en face de vous.
Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.
Si l’on vous dit :
‘Que faites-vous là ?’,
répondez :
‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »
Ils partirent,
trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.
Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
Ils répondirent ce que JESUS leur avait dit,
et on les laissa faire.
Ils amenèrent le petit âne à JESUS,
le couvrirent de leurs manteaux,
et JESUS s’assit dessus.
Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :
« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe des Rameaux 2018 à Pleurtuit (35)

Chers frères et sœurs,

Ce matin nous formons une communauté très particulière, une grande famille. Nous sommes là tous ensemble, devant notre écran, dans cette église de Pleurtuit.

Et nous sommes ensemble, car tous nous sommes tournés vers la Croix de JESUS ; car tous nous sommes pris dans la même histoire que nous venons d’entendre : le récit de la mort violente de JESUS, humilié, abandonné, crucifié. Tous nous regardons cette croix sur laquelle on a planté le Fils de Dieu.

Je me souviens du baptême d’un enfant dans cette église, il y a deux ans à peu près. Plusieurs membres de la famille n’étaient pas chrétiens, ne connaissaient pas la foi chrétienne. A la fin de la cérémonie, une jeune fille… 25 ans environs… s’est approchée de moi. Elle était comme happée, absorbée par la croix de JESUS, derrière moi, et par la fresque qui l’entoure.

Et tout simplement elle m’a demandé : mais qui sont ces personnages ? Et cette scène qu’est-ce que ça représente ?

Et lorsque j’ai commencé à lui expliquer que c’était Dieu lui-même qui était là, sur la croix, humilié, bafoué, offrant sa vie pour nous, j’ai senti en elle, comme en moi, une grande émotion. Elle entendait pour la première fois, avec un cœur vierge, cette annonce incroyable, cette révélation de l’amour fou de Dieu, les yeux grands ouverts. Et de mon côté je redécouvrais émerveillé la beauté et la puissance de la foi chrétienne.

Devant la croix nous ouvrons les yeux sur Dieu, nous voyons le vrai visage de Dieu.

Dans l’évangile de Saint Marc que nous venons d’entendre, au moment où JESUS meurt crucifié, deux événements se produisent : le rideau du sanctuaire se déchire et le centurion romain proclame « Vraiment cet homme était le fils de Dieu ».

Le rideau du sanctuaire se déchire. Il s’agit du rideau, dans le temple de Jérusalem, qui cachait le lieu où Dieu habitait, le lieu que les hommes ne pouvaient voir, dans lequel ils ne pouvaient pénétrer. Lorsque nous voyons JESUS crucifié, le rideau se déchire. Désormais nous voyons Dieu, désormais nous avons accès à lui pour toujours, nos yeux s’ouvrent, et notre bouche aussi peut s’ouvrir pour proclamer comme le centurion romain « Vraiment cet homme était le fils de Dieu ».

Dans un instant, c’est ce que va vivre Marine. Elle sera baptisée dans une semaine, lors de la nuit de Pâques, mais aujourd’hui elle va vivre les deux derniers rites préparatoires au baptême : le rite de l’effatah et le rite de la reddition du symbole des apôtres.

Je vais tracer avec mon doigt la croix du Christ sur ses oreilles et sur sa bouche en redisant la parole de JESUS : « Effatah », c’est-à-dire « ouvre-toi » en araméen. Ensuite, avec nous, elle pourra professer le symbole des apôtres, proclamer la foi de l’Eglise les yeux et le cœur grand ouvert à ce visage de Dieu que JESUS nous révèle sur la croix.

Demandons simplement pour elle et pour nous, au début de cette semaine qui nous prépare à Pâques, cette grâce toute simple : Que nos yeux s’ouvrent en regardant la croix de JESUS ! Que notre bouche s’ouvre pour proclamer notre foi, pour lui redire notre confiance et notre amour en retour de son immense amour.

Maintenant, chacun de vous, là où vous êtes, devant votre écran, dans cette église, si vous le souhaitez, vous pouvez tout simplement, dans une attitude d’ouverture, en ouvrant par exemple vos mains sur vos genoux, en fixant les yeux sur la croix, en regardant JESUS, répéter en silence, à voix basse, dans votre cœur, la prière que je formule à présent :

JESUS Tu es le Fils de Dieu

Merci pour ton amour immense

Merci d’avoir ouvert tes bras sur la croix pour moi

Ouvre mes yeux pour accueillir ton regard

Je dépose ma vie devant toi

Merci de porter sur la croix mon péché,

Merci de porter sur la croix ma souffrance,

Merci de porter sur la croix mon humiliation

Merci d’y déposer ton amour, ton pardon et ton salut

Ta croix est ma lumière

Ta croix est mon espérance

Ta croix est mon trésor

JESUS tu es le Fils de Dieu


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 03 Avr 2018, 7:47 pm




Citation :
Évangile

« Il fallait que JESUS ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)

Alléluia. Alléluia.
Notre Pâque immolée, c’est le Christ !
Célébrons la Fête dans le Seigneur !
Alléluia. (cf. 1 Co 5, 7b-8a)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que JESUS aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de JESUS,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que JESUS ressuscite d’entre les morts.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe de Pâques 2018 à Gravesano (Suisse)


On ne le sait pas forcément, mais l’ambon représente symboliquement la pierre renversée du tombeau de JESUS. C’est de cette pierre renversée que nous parvient l’annonce pascale. C’est pour cela que c’est de l’ambon qu’est proclamé l’Evangile de la résurrection !

La Pâque est un jardin de vie nouvelle, un printemps pour tous. Mais peut-être ne savons-nous plus comment entrer dans ce jardin, comment accueillir ce printemps et comment le transmettre.

En ce cas, nous avons deux maîtres ce matin : le disciple que JESUS aimait et Marie de Magdala. Le mystérieux disciple que JESUS aimait se penche vers le sépulcre et voit les linges funèbres bien rangés. Il y a de l’ordre dans la tombe. Si quelqu’un avait volé le corps, il y aurait eu du désordre. Mais en fait, il y a de l’ordre. Il n’y a pas eu vol du cadavre. C’était quelque chose d’autre. Cela suffit au disciple aimé ! Le signe qu’il y a la Pâque, c’est un peu d’ordre dans la tombe vide. « Il vit et il crut » dit l’Evangile. C’est seulement grâce à un petit signe, qu’il croit. Ce n’est pas grâce à une méditation profonde de l’Ecriture. Et sa foi naît comme un bourgeon printanier, de l’amour que JESUS avait pour lui ! Il est le disciple que JESUS aimait !

Avec Marie de Magdala, cependant, JESUS est plus généreux. Il se laisse voir concrètement, comme ressuscité, déguisé en jardinier dans le jardin de ce nouvel Eden pascal. JESUS pousse Marie de Magdala à s’interroger sur ce qu’elle cherche : « Que cherches-tu ? ». Sa confession est importante : elle confesse son besoin de trouver par tous les moyens son Seigneur. Mais c’est seulement quand JESUS l’appelle par son nom « Marie ! », qu’elle réussit à confesser le nom de celui qui lui parle : « Rabbuni », « mon maître » !

JESUS lui dit : « Ne me touche pas », c’est-à-dire : ce n’est pas le moment de rester ici, tu dois aller trouver mes frères et annoncer que la Pâque les transforme tous en fils du même Père, du même Dieu : « Mon père est votre père. Mon Dieu est votre Dieu », dit Jéus.

La rencontre avec le vivant n’est plus le point final du pèlerinage pascal. Il est central mais ne dure que l’espace d’un nom « Marie ». Son but est autre : c’est un printemps qui sort du jardin pascal, fait changer et refleurir les rapports entre les humains et avec Dieu : « Mon père est votre père. Mon Dieu est votre Dieu ».

En Suisse, durant le Carême, les chrétiens ont fait un pèlerinage de réflexion autour du thème du changement. Chaque année, nous avons un thème de réflexion, vécu de manière œcuménique, grâce à deux organisations caritatives d’aide au développement : Action de Carême et Pain pour le prochain. Certes, notre temps est marqué de nombreuses manières par la mort : guerres, injustices, exploitation des pauvres, pertes de moyens et d’espérance. Mais il y a déjà tant de personnes qui réagissent et changent les choses, par exemple par de petits changements dans le mode de penser ou d’agir. Nous aussi, si nous contemplons ces petites histoires de printemps, nous pouvons croire que JESUS ressuscité est à l’œuvre pour changer le monde.

Mais, comme croyants, nous pouvons faire plus encore. Nous pouvons nous sentir vraiment appelés par notre nom, comme Marie de Magdala. C’est notre nom que JESUS prononce, pour faire de nous des acteurs du changement. Souvent, notre foi et notre pratique religieuse génèrent des émotions. Comme Marie de Magdala, nous sommes tentés de retenir JESUS comme si le monde pouvait disparaitre, dans une fausse mystique, et s’il n’y avait personne à redécouvrir comme frère ou sœur. Mais JESUS ne se laisse pas emprisonner, parce qu’il est le jardinier qui cultive le changement pascal, le renouvellement pascal dans le monde. Et le véritable printemps, c’est la redécouverte de la fraternité fondamentale qui unit tous les êtres humains et toutes les créatures. Le renouvellement, c’est découvrir que nous ne sommes pas Dieu, mais que le Père de JESUS est notre Père, et que le Dieu de JESUS est notre Dieu, et que nous sommes tous frères.

Les frères ne se quittent pas. Les frères ne s’exploitent pas les uns les autres. Les frères ne sont pas indifférents les uns aux autres.

Le changement est un grand mot. Il semble impossible de croire au changement, comme il semble impossible de croire à la Pâque. Nous avons en nous des résistances et des peurs. Repartons du rêve d’une grande fraternité possible. Laissons le jardinier JESUS prendre soin des bourgeons de printemps qui maturent dans nos cœurs. Partons de son amour pour nous pour nous fier à cette poussée de printemps. Et je voudrais encore dire : fêtons ce rêve, fêtons ce printemps, fêtons et célébrons le changement, même les petits changements, les petits signes d’ordre et de beauté. Peut-être ne savons-nous pas comment entrer dans le paradis pascal. Laissons alors le jardinier renouveler pour nous son appel et repartons de notre foi en lui. Une fois que nous voulons tous professer maintenant.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 09 Avr 2018, 6:54 pm





Citation :

Évangile

« Huit jours plus tard, JESUS vient » (Jn 20, 19-31)


Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois,
dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

C’était après la mort de JESUS.
Le soir venu, en ce premier jour de la semaine,
alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples
étaient verrouillées par crainte des Juifs,
JESUS vint, et il était là au milieu d’eux.
Il leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté.
Les disciples furent remplis de joie
en voyant le Seigneur.
JESUS leur dit de nouveau :
« La paix soit avec vous !
De même que le Père m’a envoyé,
moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux
et il leur dit :
« Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés,
ils seront remis ;
à qui vous maintiendrez ses péchés,
ils seront maintenus. »

Or, l’un des Douze, Thomas,
appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
n’était pas avec eux quand JESUS était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
JESUS vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Alors Thomas lui dit :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
JESUS lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

Il y a encore beaucoup d’autres signes
que JESUS a faits en présence des disciples
et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits
pour que vous croyiez
que JESUS est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 8 avril 2018 à l’établissement Lacordaire (Marseille)


Chercher comme saint Thomas

C’est une joie d’entendre l’apôtre Thomas déclarer à JESUS ressuscité : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Car il transmet ainsi des mots qui animent la prière et la confession de foi de beaucoup de croyants ! Ne reprenez-vous jamais cette déclaration quand vous parlez au Christ ?

Hélas, voyant l’apôtre dans sa lenteur à croire, les chrétiens ont également contribué à répandre sans nuance la célèbre expression : « douter comme saint Thomas ». Mais on pourrait dire aussi qu’avec ses amis apôtres, Thomas n’a pas eu le langage d’un homme qui refuse de croire, mais d’un homme qui veut être enseigné. Et c’est bien ce que fera le Christ ressuscité. Il expliquera à Thomas, et surtout à nous qui sommes historiquement à distance de la résurrection de JESUS, en quoi consiste l’acte de croire : « Heureux ceux qui n’ayant pas vu auront cru ».

L’Evangile évoque le temps de la recherche. C’est au huitième jour qu’il nous conduit et conduit Thomas devant JESUS. Ce huitième jour laisse penser qu’au moment où l’Evangile de saint Jean fut écrit, les communautés chrétiennes avaient commencé à se réunir une fois par semaine pour faire mémoire de la passion et de la résurrection du Christ. En somme, notre messe du dimanche.

Mais je vois aussi dans ces huit jours le temps qu’il faut pour mûrir dans notre recherche. Chercher est une réalité de l’homme qui veut grandir dans son intelligence et dans sa foi. Sans doute aussi un besoin. C’est néanmoins une source de tension intérieure. Or le Christ se montre comme celui qui peut calmer en notre âme une telle agitation car elle nous empêcherait tout progrès et tout témoignage. Et il nous dit : « Paix à vous ». Paix aux esprits qui cherchent !

Les huit jours dont Thomas eut besoin décomplexent nos passages à vide, nos inquiétudes à prendre des décisions d’avenir, nos questionnements sur Dieu, sur le sens de la vie, sur le grand mystère du mal, de la mort ou de la souffrance. Huit jours bien symboliques qui rappellent qu’il nous faut du temps pour passer du refus au consentement. Si nous sommes lents, Dieu est patient.

Au fond, il faut bien reconnaître à Thomas que sa demande éclaire tous les hommes. Et JESUS ne s’en exaspéra point. Il lui propose d’avancer dans sa recherche. Qu’est-ce que JESUS lui apprend ? Que l’acte de foi précède tout signe concret. Pendant huit jours, Thomas a voulu toucher les plaies de JESUS qui fut crucifié. JESUS ressuscité permet cela à Thomas, mais il lui précise immédiatement : « Ne sois pas incrédule, sois croyant ». Et pour finir, le récit ne dit pas si Thomas aura touché ou s’il se sera abstenu, comprenant que même s’il touchait, tout commencerait par la nécessité de faire confiance.

JESUS ne discrédite pas les apparitions que raconte l’Evangile, et notez qu’il n’apparaît qu’à ceux qui l’ont connu, exception faite de saint Paul qui a fait une expérience de conversion particulière. Ainsi, pour nous, il nous servirait encore moins qu’il nous apparût, car nous ne l’avons pas connu. JESUS déclarera simplement bienheureux les croyants de toutes les générations, parce qu’ils auront su faire grandir leur foi à partir du témoignage reçu.

Thomas a eu besoin de temps pour croire que JESUS était ressuscité, pour reconnaître que son ami blessé et mort en sa passion n’était pas le spectre de l’échec mais l’icône de la vie victorieuse. Comme pour chacun de nous, il lui a fallu le temps de la croissance pour dire à son ami qu’il était bien son Seigneur et son Dieu. Mais son cœur était resté prêt à découvrir, à apprendre, à croire. Et le nôtre ?

Saurons-nous changer notre formule pour dire à présent : « Chercher comme saint Thomas » ? Et je me réjouis de pouvoir m’appuyer sur lui, dans une école, car chercher est le ressort de la vie intellectuelle ainsi que de la quête de toute vocation. Et c’est le fondement pour tous ceux qui veulent apprendre la vie.




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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 16 Avr 2018, 6:17 pm




Citation :
Évangile

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

Alléluia. Alléluia.
Seigneur JESUS, ouvre-nous les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile de JESUS Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les disciples qui rentraient d’Emmaüs
racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons
ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore,
lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :
« La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte,
ils croyaient voir un esprit.
JESUS leur dit :
« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?
Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !
Touchez-moi, regardez :
un esprit n’a pas de chair ni d’os
comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole,
il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire,
et restaient saisis d’étonnement.
JESUS leur dit :
« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara :
« Voici les paroles que je vous ai dites
quand j’étais encore avec vous :
“Il faut que s’accomplisse
tout ce qui a été écrit à mon sujet
dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes.” »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit :
« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait,
qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom,
pour le pardon des péchés, à toutes les nations,
en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 15 avril 2018 à Leroux (Belgique)


Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la loi de Murphy !
Le nom de cette loi vient d’un ingénieur américain —Edward Murphy— passé à la postérité pour son extrême pessimisme. Le principe de Murphy veut que « si une chose peut mal tourner, elle va infailliblement mal tourner. » Si vous voulez, c’est le pessimisme et la fatalité érigés en règle, en loi de retombement.
Voilà sans doute un sentiment dans lequel nous sommes parfois emprisonnés : une espérance déçue, un souvenir douloureux qui refait inexorablement surface et nous tire vers le bas. Une peur de grandir, une peur de vieillir. Le temps qui passe fait alors croître en nous l’impression que le pire reste à venir. Et sans doute que cette loi de dépression était celle des disciples rentrant d’Emmaüs, saisis de peur et de crainte. « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur? » leur dit le ressuscité. Notre monde est traversé par ces tendances lourdes de l’angoisse et de la crainte. Mais faut-il pour autant abdiquer et céder ? N’avons-nous pas à témoigner de quelque chose d’autre ?
D’être en rupture avec le pessimisme ambiant ?

L’événement de Pâques n’est-il pas justement la traversée de ce sentiment-là, de cette loi retombement ? L’espérance chrétienne vient ainsi défataliser notre histoire ! Car l’évènement de Pâques est bien notre propre traversée de ces forces de mort. Certes, il y a de l’inéluctable et de l’irrésolu dans nos vies, mais l’espérance pascale nous montre que c’est justement dans ces dimensions-là de notre être qu’un deuil fécond peut faire son chemin. En chaque personne, quel que soit son âge, peut germer quelque chose de radicalement neuf !

Cet événement de Pâques s’accomplit

chaque fois que la tristesse est transfigurée en joie ;

chaque fois que la perte de l’être cher n’est plus vécue comme un abandon,

chaque fois qu’un deuil se vit, qu’un pardon se donne,

qu’une relation s’apaise.

Pour cela, il faut accepter de passer par un processus de deuil. Comment ? JESUS montre à ses disciples ses mains et ses pieds, la marque des blessures. Faire un deuil, c’est relire une histoire blessée de manière non douloureuse. C’est relire sa vie, ouvrir son cœur à l’intelligence des écritures pour tourner véritablement les pages de son existence. La traversée de Pâques consiste bien en cette capacité à relire autrement son histoire, pour la relier à ce qui la dépasse.C’est redécouvrir une paix réelle dans le concret du quotidien et retrouver du goût à la vie, de la saveur dans l’instant présent. « Avez-vous quelque chose à manger ? » dit le ressuscité à ses disciples !

Et voilà donc la marque des êtres de résurrection. Ce sont des hommes et des femmes qui ont faim ! Nous le savons, la faim n’existe que s’il y a un petit creux. Une faille. Un manque. Un tombeau vide. Tout comme l’amour, qui ne s’épanouit que s’il accepte l’imprévisible, la vie n’a de sens que si elle accueille l’incomplétude afin de faire naître des possibles, afin d’offrir de l’inespéré.

Pour vivre ce souffle de Pâques —celui qui nous ouvre à l’intelligence de l’écriture de notre vie— il n’y a aucune théorie, il n’y a pas de loi automatique de relèvement qui nous ferait sortir de nos forces de mort, qui nous éviterait retomber dans les tombes de nos peurs… Car ressusciter n’est pas une nécessité qui s’impose à nous. Il y va avant tout de notre choix. C’est à nous d’être des témoins, nous dit le Christ. D’être témoins par des gestes concrets. Une étude en psychologie comportementale a montré que les gens étaient deux fois plus susceptibles de s’arrêter pour aider quelqu’un si juste avant, ils avaient été témoins d’un acte d’entraide et de bienveillance !

Alors, qu’attendons-nous

pour répandre à notre tour de cette bienveillance?

A nous de relever les instants éphémères de nos existences,

pour leur conférer goût et saveur.

A nous d’être contagieux et témoins de cette espérance, par nos attitudes d’amour et de douceur.

Soyons ainsi contagieux de ce relèvement de Pâques par notre faim d’humanité —que Dieu soit invoqué ou non— pour peu que nos gestes fassent surgir en nos proches le meilleur d’eux-mêmes, et entre eux, une paix profonde. Amen



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 23 Avr 2018, 7:46 pm



Citation :
Évangile

« Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10, 11-18)

Alléluia. Alléluia.
Je suis le bon pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS déclara :
« Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger,
qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur,
les brebis ne sont pas à lui :
s’il voit venir le loup,
il abandonne les brebis et s’enfuit ;
le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire,
et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ;
je connais mes brebis,
et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît,
et que je connais le Père ;
et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis,
qui ne sont pas de cet enclos :
celles-là aussi, il faut que je les conduise.
Elles écouteront ma voix :
il y aura un seul troupeau
et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime :
parce que je donne ma vie,
pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever :
je la donne de moi-même.
J’ai le pouvoir de la donner,
j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau :
voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

– Acclamons la Parole de Dieu.



Homélie de la messe du 22 avril 2018 à Rome (Italie)


Frères et sœurs, en entendant le Christ dire : je suis le Bon Pasteur, le vrai berger, nous n’allons pas continuer de nous lamenter sur la baisse des vocations, mais lever la tête et regarder mieux. Il nous parle de lui, comment nous parle-t-il de nous ? Et si nous regardions les choses à l’endroit, au lieu de les prendre à l’envers ? C’est de lui qu’il faut partir, nous regarder comme Eglise à la lumière de sa résurrection, et alors seulement nous regarder chacun.

Il y a Eglise parce qu’il y a résurrection, parce que le Seigneur veut que sa résurrection atteigne tous les hommes et transfigure notre histoire. S’il est venu, et jusqu’au bout, en traversant la mort, c’est pour que nous ayons la vie, tous, et la vie éternelle. Dès lors le Bon Pasteur prend soin, jour après jour, de son troupeau. Que cette image pastorale n’évoque pas pour nous une humanité moutonnière. C’est beau un berger, c’est beau un troupeau : nous voilà invités au plein vent et à l’altitude, et à une manière de vivre ensemble où nous ne sommes pas laissés sans soins ni à notre solitude.

Réalisons le plus important : c’est l’Eglise tout entière qui a une vocation. Elle est appelée à devenir toujours plus un « corps d’espérance ». L’Eglise, à quoi cela sert ? Cela sert à donner corps et visibilité au Royaume de Dieu qui advient avec le Ressuscité. A donner les signes, efficaces, effectifs, du salut, pour un monde remis sur ses pattes. Au fond, le salut, c’est quand ça va, quand l’être humain est restitué à son intégrité. Il n’y a pas à chercher de choses extraordinaires qui nous sortiraient de notre condition. Mais le Seigneur a fait des miracles, c’est-à-dire les « merveilles de Dieu », qui sont comme des fenêtres dans le tunnel, montrant le Royaume vers lequel nous nous dirigeons. Ces merveilles, c’est le plus souvent guérir, nourrir, réconcilier. A nous chrétiens de faire à présent ces miracles, comme on le lit dans les Actes des Apôtres. A nous de soigner, de nourrir corps et âmes, à nous cet appel aussi de travailler à la paix, du plus proche au plus lointain. Pour ce faire nous sommes soutenus par notre baptême et par l’eucharistie. Il faut que les chrétiens soient pour le monde une bénédiction.

A cela Dieu appelle plus que jamais, mais aussi, par suite, aux vocations plus spécifiques qui permettent de prendre soin du Peuple de Dieu lui-même. On voit combien les réponses aux vocations sont nombreuses et enthousiastes de par le monde, là où l’Eglise contribue de mille manières à la construction de pays fragiles, vulnérables, divisés par la guerre, souffrant du manque de tout, mais pas de confiance en Dieu, d’appétit de vivre et de désir de paix. Ce n’est pas Dieu qui n’appelle plus : à Eglise vivante, vocations nombreuses. Des vocations avec et pour : avec l’appui du peuple de Dieu et pour sa mission. Vraiment, il y a du bonheur à donner sa vie pour prendre soin du Peuple de Dieu…

C’est pourquoi le Bon Pasteur continue de faire signe à tous ceux, toutes celles qui veulent s’y engager. Comme ministres ordonnés : pour enseigner, en veillant sur la Parole de Dieu ; pour célébrer les sacrements ; pour présider à la construction de l’Eglise, en serviteurs de la communion et de la mission. Comme religieux et religieuses, ou personnes consacrées, pour soigner et éduquer, là où l’humanité est vulnérable ou en devenir. Pour se dévouer aussi, comme contemplatifs, à la prière, qui maintient l’humanité au fil des siècles.

Le Pape François aime beaucoup la toile du Caravage dans cette église qui représente la vocation de saint Matthieu, il me l’a dit plusieurs fois. La dernière fois, il a eu une phrase percutante : sono sempre li, je suis toujours là ! Manière de dire : il faut que j’aille à ce qui m’appelle, et Dieu sait si une journée de pape est chargée ; mais au fond, je suis toujours là, devant le Christ qui fait signe : veux-tu me suivre ? Veux-tu laisser tes sous et changer de vie ? Veux-tu être apôtre ? Veux-tu évangéliser ?

Frères et sœurs, à chacun de nous le Seigneur fait signe. Voulons-nous écouter son appel et le suivre, prendre soin de l’Evangile et de son Peuple ? Amen.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 02 Mai 2018, 6:57 pm




Citation :
Évangile

« Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit » (Jn 15, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
Demeurez en moi, comme moi en vous,
dit le Seigneur ;
celui qui demeure en moi porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 4a.5b)

Évangile de JESUS Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
JESUS disait à ses disciples :
« Moi, je suis la vraie vigne,
et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi,
mais qui ne porte pas de fruit,
mon Père l’enlève ;
tout sarment qui porte du fruit,
il le purifie en le taillant,
pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés
grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment
ne peut pas porter de fruit par lui-même
s’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus,
si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne,
et vous, les sarments.
Celui qui demeure en moi
et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit,
car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi,
il est, comme le sarment, jeté dehors,
et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse,
on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi,
et que mes paroles demeurent en vous,
demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père,
c’est que vous portiez beaucoup de fruit
et que vous soyez pour moi des disciples. »

– Acclamons la Parole de Dieu.


Homélie de la messe du 29 avril 2018 à Notre-Dame de Maylis (40)


« Porter du fruit »
Très nettement le thème de cet évangile est celui-ci, car on retrouve 6 fois cette expression dans ce petit passage.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Et qu’est-ce que JESUS veut nous dire ?
Au simple plan humain, tous nous désirons « porter du fruit », être utile aux autres, faire du bien, exercer une profession où l’argent ne soit pas le seul critère, mais où notre action, notre manière d’être, apporte quelque chose aux autres.
Dans nos relations, nous souhaitons, d’une manière ou d’une autre, faire du bien autour de nous.
Des parents qui donnent vie et éduquent des enfants portent du fruit, et ils souhaitent que ce soit un fruit de qualité.
Tout cela rend heureux, c’est très bon, et nous en avons besoin. Mais est-ce de cela dont parle JESUS ?
« Moi, je suis la vigne et vous les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruits. »
De quel fruit s’agit-il ?
JESUS est la vigne qui donne du fruit à travers les sarments que nous sommes.
Les fruits que nous portons sont ceux que la sève, reçue du cep de vigne, nous fait porter.
Quelle est cette sève, qui traverse le cep, habite les sarments, et leur fait porter du fruit ?
Quelle est-elle cette sève, qui circule en nous, transmise par JESUS ?
C’est l’Esprit de Dieu, dont JESUS est habité, constitué, et qu’il nous transmet.
C’est l’Esprit Saint, c’est l’Esprit d’Amour.
C’est l’amour qui vient de Dieu, l’amour dont Dieu nous aime.
Chers Frères et Sœurs, voilà le fruit que nous pouvons porter, si nous restons greffés sur le cep de vigne, si nous restons unis à JESUS.
Nous transmettons l’amour que Dieu a pour le monde.
Voilà le seul vrai bien que nous puissions faire autour de nous : transmettre l’amour que JESUS a pour les personnes qui nous entourent.
Quand nous contemplons la figure de JESUS, sa personne, sa manière d’être, cela nous montre ce que Dieu veut réaliser en nous. De même que JESUS est rempli de l’amour reçu de son Père céleste, et il nous le transmet, de même, par nous aussi l’amour de Dieu veut se répandre et rejoindre tous nos frères et sœurs en humanité.
D’ailleurs, de nos jours, n’avons-nous pas un exemple actuel qui nous est transmis par la télévision ? Le Pape François à l’égard des enfants, ou des malades, à l’égard de toutes les pauvretés, n’est-il pas un reflet de l’amour de Dieu pour chacun ?
La Bonne Nouvelle transmise par l’évangile d’aujourd’hui, c’est que Dieu veut réaliser cela en nous ! Dieu veut nous rendre porteur de son amour, transmetteur de son amour, quelque soit notre condition. Que nous soyons actif dans la vie, ou bien fatigué par l’âge ou la maladie, ou même en prison, quelque soit notre état de vie, Dieu veut nous faire porter du fruit en aimant les hommes à travers nous.
Et pour cela, que nous dit-il ?
« Demeurez en moi, comme moi en vous »
C’est-à-dire : regardez JESUS dans la prière, laissez vous remplir de ses sentiments, des ses actions, de ses gestes. Petit à petit son exemple vous transformera à son image.
Et puis ne tolérez pas de garder dans votre cœur des sentiments opposés à l’amour. Pas de haine, pas de désir de vengeance, pas de dureté de cœur, de jugements. Tout cela, ne le supportez pas en vous. Alors vous serez comme un sarment bien greffé sur JESUS, et vous porterez du fruit, un fruit de qualité.
« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit, et que vous soyez pour moi des disciples. »



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