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 Le Christianisme n'est pas une religion du livre

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MessageSujet: Le Christianisme n'est pas une religion du livre   Le Christianisme n'est pas une religion du livre Icon_minipostedSam 27 Juin 2020, 12:07 am

Le christianisme n'est pas une «religion du livre»

Le christianisme n'est ni une religion du Livre ni même de l'écrit, même s'il entretient un rapport fort avec celui-ci. Par Roselyne Dupont-Roc, théologienne et enseignante . Publié le 8 janvier 2016. 
Dans le Coran, les juifs et les chrétiens sont désignés comme les «gens du Livre» (ahl al-kitâb). C'est-à-dire ceux qui, comme les musulmans, ne reconnaissent qu'un seul Dieu. L'expression «religions du Livre», qui désigne les trois monothéismes, s'est répandue dans l'opinion publique, mais elle n'est pas juste en ce qui concerne le christianisme. 
Voir aussi sur croire.com

Comme son nom l'indique, le christianisme rassemble les disciples d'une personne, JESUS Christ, Verbe fait chair, Parole de Dieu dont nous pouvons approcher le mystère mais dont n'aurons jamais fini de faire le tour.  
Le christianisme n'est pas une religion du Livre ni même de l'écrit, même s'il entretient un rapport fort avec celui-ci.
Cela change notre rapport au texte lui-même. Origène, un Père de l’Église du IIIe siècle, affirme que celui qui lit le texte à la lettre et s'y arrête peut être comparé à un blasphémateur car il réduit Dieu à des affaires littérales.
Un exemple ? Dans le première lettre de saint Jean, nous lisons : «Le sang de JESUS, son Fils, nous purifie de tout péché» (1 Jn 1,7). Une lecture littérale pourrait déboucher sur une vision sacrificielle, quasiment païenne : on sacrifie un être vivant pour apaiser la colère de la divinité. On en arrive à l'idée d'expiation, dans laquelle l'image d'un Dieu courroucé peut devenir terrible... Dans l'histoire de l’Église, la tentation de la lecture littérale et fondamentaliste des Écritures a été, hélas, trop présente... 
En vérité, la relation du chrétien au texte sacré est vivante : elle prend vie lorsqu'elle est interprétée, expliquée, proclamée, prêchée, mise en relation avec notre vie, agissante dans notre existence quotidienne.
A la messe, la proclamation des extraits de l'Ancien et du Nouveau Testament se conclut par la formule : «Parole du Seigneur» (à laquelle l'assemblée répond : «Nous rendons grâce à Dieu»), ce qu'on pourrait traduire par : «Que cette parole devienne pour vous Parole de Dieu». Alors le texte, entendu, médité, vécu, peut devenir le lieu de la rencontre avec la Parole du Dieu, qui est le Christ lui-même.
Quand on accepte de ne pas prendre un texte à la lettre et qu'on accueille sa mise en perspective (historique, littéraire, théologique, etc.), on a parfois l'impression de perdre certains gardes-fous. On découvre alors que le véritable garde-fou, c'est de rechercher la vérité et non pas de s'imaginer qu'on la détient. Dans cette recherche, le chrétien peut s'appuyer sur la Tradition de l'Eglise, qui a interrogé ces textes et proposé de multiples interprétations. 
En l' Église nous pouvons alors ouvrir ensemble l’Écriture et explorer la richesse de sens de ces textes de révélation.
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MessageSujet: Re: Le Christianisme n'est pas une religion du livre   Le Christianisme n'est pas une religion du livre Icon_minipostedDim 28 Juin 2020, 2:50 am


Religions du Livre? (1/3)
7 février 2017 • Réponses catholiques • Hérésie

Pourquoi parle-t-on des trois religions du Livre?

La réponse à cette question dépend de qui parle. L’expression « religions du Livre » est courante dans la pensée musulmane. Le Coran évoque plus précisément les « Gens du Livre », c’est-à-dire les Juifs et les chrétiens, en références à leurs Ecritures. Plusieurs intellectuels et hommes politiques, spécialement dans les milieux anti-chrétiens, et, par voie de conséquence, toutes sortes de gens, ont repris cette expression pour parler des trois monothéismes. L’idée sous-jacente est qu’ils sont proches, voire interchangeables. Rien n’est plus faux.

Sur le plan strictement théologique, le christianisme n’est pas une religion du Livre. Le christianisme est une religion de l’Incarnation. (Le judaïsme non plus, c’est une religion de la Loi ou de l’éthique, mais nous laisserons de plus compétents que nous répondre sur ce point).

Pour un chrétien, c’est le Verbe, la Parole de Dieu qui s’est fait homme, en la Personne de JESUS-Christ. Être chrétien, c’est suivre le Christ, adhérer à sa personne, pas suivre un livre. Bien sûr, la Bible est Parole de Dieu mais elle n’en est qu’une modalité. Le Christ se manifeste dans l’Eucharistie, les autres sacrements, le sacrement du frère.

L’erreur fondamentale de cette théorie des religions du Livre est donc de mettre sur le même pied deux livres, le Coran et la Bible. Or à partir du moment où les musulmans croient que le Coran est la Parole de Dieu incréée dictée à Mahomet, c’est au Christ qu’il faut le comparer, pas à la Bible. Car, nous venons de le dire, le Christ est Parole de Dieu incréée… Qui s’est révélé lui-même.

Notons au passage, St Jean Damascène le disait déjà au VIIIe siècle, que cela a une conséquence compliquée pour les musulmans. Ils accusent les chrétiens de polythéisme du fait de la foi en la Trinité, arguant du fait que Dieu est unique et que rien d’éternel ne doit lui être associé. Or, le Coran est incréé. Il y a donc bien pour eux quelque chose d’incréé et d’éternel à côté de Dieu. Est-ce une « binité » ?

Mais, pour eux, le Coran est Parole de Dieu. Ça tombe bien, c’est exactement ce que les chrétiens disent du Christ. On ne voit donc pas en quoi ils seraient plus polythéistes que les musulmans.

Pour revenir à l’expression « religions du Livre », elle n’a donc rien de neutre et est une attaque directe contre le christianisme. Il convient donc de la refuser absolument et de reprendre quiconque l’emploie… «4.5 ( A temps et à contretemps » (2 Tm 4, 2).
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MessageSujet: Re: Le Christianisme n'est pas une religion du livre   Le Christianisme n'est pas une religion du livre Icon_minipostedDim 28 Juin 2020, 7:18 am

Le christianisme et l’islam, religions du Livre ?

Après avoir montré pourquoi il n’est pas possible de dire que les chrétiens ont le même Dieu que les musulmans, nous voulons étudier le rapport qu’a l’islam avec le Coran en le comparant à celui qu’entretient le christianisme avec la Bible.
On entend souvent parler du christianisme, de l’islam et du judaïsme comme des trois monothéismes ou des trois religions du livre. Cette expression vient du Coran, qui nomme ainsi les religions chrétienne et juive parce qu’elles se fondent sur une révélation reçue dans un livre. Cette expression qui semble rapprocher l’islam du christianisme est cependant inexacte, car la manière dont le christianisme et l’islam comprennent la révélation biblique et la révélation coranique (1) est très différente.
Le christianisme, religion de la Parole
Avant d’étudier la manière dont les musulmans conçoivent le Coran, il faut rappeler trois points sur le rapport que le chrétien entretient avec la Bible.
Tout d’abord, pour la foi chrétienne, c’est le Christ, et non la Bible qui est le centre de la Révélation : « Le Christ, le Fils de Dieu fait homme, est la Parole unique, parfaite et indépassable du Père. En Lui Il dit tout, et il n’y aura pas d’autre parole que celle-là » (2). C’est donc le Christ qui est la Révélation parfaite du Père, et non la Bible. Par conséquent, la Révélation de Dieu se communique non seulement par la Bible, mais aussi par la Tradition : « La Sainte Ecriture est la parole de Dieu en tant que, sous l’inspiration de l’Esprit divin, elle est consignée par écrit. Quant à la sainte Tradition, elle porte la parole de Dieu, confiée par le Christ Seigneur et par l’Esprit Saint aux apôtres, et la transmet intégralement à leurs successeurs, pour que, illuminés par l’Esprit de vérité, en la prêchant, ils la gardent, l’exposent et la répandent avec fidélité. Il en résulte que l’Eglise à laquelle est confiée la transmission et l’interprétation de la Révélation, ne tire pas de la seule Ecriture Sainte sa certitude sur tous les points de la Révélation. » (3).
Ensuite, la Bible a vraiment Dieu pour auteur, mais par mode d’inspiration. « Dieu est l’Auteur de l’Ecriture Sainte. La vérité divinement révélée, que contiennent et présentent les livres de la Sainte Ecriture, y a été consignée sous l’inspiration de l’Esprit-Saint » (4) Cette inspiration ne court-circuite pas l’action des écrivains sacrés. Tous ceux qui ont écrit les livres sacrés avaient « le plein usage de leurs facultés et de leurs moyens » (5), ont écrit à leur manière et dans un certain contexte ce qui était conforme au désir de Dieu. La Bible est donc une œuvre pleinement humaine et pleinement divine.
Enfin, la Bible est une révélation historique : c’est avant tout le récit de l’Alliance de Dieu avec l’homme. La révélation biblique est donc progressive et elle s’adapte aux mentalités de l’homme. Voilà pourquoi le Nouveau Testament, qui accomplit l’Ancien, est au cœur de toute la Bible. Toute la Bible est Parole de Dieu mais le Nouveau Testament a une force particulière car il en est le sommet.
Le Coran dans l’Islam
La manière dont les musulmans conçoivent le Coran est toute autre. Pour l’islam, Dieu est la cause directe et immédiate de tout ce qui est créé. Par conséquent, il est non seulement la source de la révélation, mais l’unique auteur et il ne peut y en avoir d’autres, même des prophètes.
La révélation consiste, pour les musulmans, dans la descente sur terre de la « Mère du Livre », le Livre incréé présent au ciel éternellement. Cette révélation se passe sous le mode d’une dictée, dans la langue arabe. Voilà pourquoi le Coran ne se récite qu’en arabe et que les traductions ne sont jamais lues en prière officielle.
Une tradition musulmane, s’appuyant sur quelques versets, suggère aussi que cette « descente » est advenue d’un coup lors de la nuit de l’appel prophétique de Mahomet (6). La transmission de ces révélations par Mahomet se fera ensuite progressivement, selon les questions qui lui étaient posées. Une autre tradition affirme que Mahomet a reçu ces révélations de manière étalée dans le temps.
Dans les deux cas, la révélation consiste donc dans la descente de ce qui est contenu de toute éternité au ciel dans le livre incréé, et ce par l’intermédiaire de l’ange Gabriel. L’islam affirme donc que le Coran est la transcription matérielle et parfaite de l’exemplaire incréé du Livre, présent au ciel.
Conséquences théologiques
Cette vision du Coran comme livre descendu du ciel a plusieurs conséquences importantes sur la manière dont le musulman accueille le contenu du Coran, très différente de la manière dont le chrétien accueille la Bible.
1/ La première conséquence est l’interdiction pour un musulman d’interpréter le Coran. Il ne peut que le commenter, l’expliciter pour voir tout ce que Dieu y dit. Mais l’interprétation, c’est-à-dire sa compréhension par rapport au contexte, est impossible. Illustrons cela avec la question du voile. Le Coran affirme que les femmes doivent être voilées (7). Saint Paul affirme lui aussi que les femmes doivent être couvertes dans les assemblées de prières (8). Alors que le christianisme peut affirmer que cet ordre de saint Paul est lié au contexte culturel dans lequel a été écrite l’épître, l’islam ne le peut pas. C’est pour cette raison que les mouvements islamiques exigent le port du voile pour les femmes.
2/ La deuxième conséquence est le refus d’accepter les influences littéraires du Coran. Cela rend impossible la critique textuelle du Coran, telle qu’a pu le faire l’exégèse historico-critique pour la Bible. Il n’est pas possible, par exemple, d’expliquer pourquoi l’arabe coranique n’est pas pur et qu’il contient des mots d’origine persane, hébraïque, syriaque, éthiopienne, latine ou grecque. Car le Coran étant la transcription d’un livre incréé, il ne peut être soumis à des influences culturelles. Chercher à expliquer de telles influences dans le Coran, ce serait d’une certaine manière juger Dieu. La formation islamique de base consiste donc surtout en un apprentissage des versets du Coran, mais jamais dans l’analyse de la formation du texte.
3/ La troisième conséquence, et selon nous la plus grave, est l’impossibilité pour l’islam d’expliquer les fautes, incohérences et les contradictions apparentes du Coran. Outre des fautes d’accord et de déclinaison, on trouve dans le Coran de nombreuses contradictions : « Tout vient de Dieu », dit la Sourate 4, 78. « Le bien qui t’atteint vient de Dieu ; le mal qui t’atteint vient de toi », dit le verset suivant. Pour expliquer ces contradictions, les musulmans s’appuient sur le principe de l’abrogation, révélé par le Coran lui-même : « Si nous abrogeons un verset quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est Omnipotent ? » (Sr 2, 106). Cela signifie qu’un verset postérieur remplace un verset antérieur. Cela pose une question insoluble dans la vision musulmane de la révélation : comment se fait-il que la parole incréée puisse contenir des contradictions ? Comment expliquer que Dieu ait jugé nécessaire de remplacer des versets par d’autres meilleurs, et ce de manière éternelle, si l’on tient le statut incréé du Livre-Mère ? Il est important de noter que la présence de contradictions dans un livre révélé n’est pas en soi inacceptable. La Bible en contient elle aussi, notamment entre les affirmations de l’Ancien Testament et celles du Nouveau. Mais dans la Bible, Dieu se révèle de manière historique, en tenant compte de l’évolution des mentalités et mœurs de l’homme. Ainsi, la polygamie est permise chez les patriarches de l’Ancien Testament, puis elle évolue en loi permettant le divorce avant que le Christ n’affirme l’indissolubilité du mariage. Mais ce qui rend inacceptables les contradictions dans le Coran, c’est le statut atemporel du Livre-Mère dont le Coran est la transcription.
Nourrir le dialogue en vérité
Les différences de fond soulevées qui existent entre la vision chrétienne de la Bible et la vision islamique du Coran montrent qu’il est impossible de parler de religions du Livre. Pour être précis, il faut plutôt dire que l’islam et le christianisme sont deux religions à livre, mas pas du livre. Ces différences doivent aussi être au cœur nos discussions avec les musulmans ou à propos de l’islam. Le véritable dialogue avec les musulmans doit amener à leur annoncer le Christ. Mais il est nécessaire pour cela de les faire sortir de ce dogme du Coran comme livre éternel et parfait. Les questions que nous venons de soulever peuvent y contribuer. L’islam est sans doute un colosse aux pieds d’argile, sa faiblesse venant de son peu de cohérence devant la raison humaine. C’est certainement par là qu’il faut passer pour annoncer l’Evangile.

Publié dans Islam le 10 octobre 2018

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MessageSujet: Re: Le Christianisme n'est pas une religion du livre   Le Christianisme n'est pas une religion du livre Icon_minipostedDim 28 Juin 2020, 7:14 pm

Les chrétiens ont à continuer la mission qui est la leur depuis deux mille ans
Des germinations nouvelles sont à l’œuvre parmi les chrétiens de France
Dans tous les cas, les chrétiens ont à continuer la mission qui est la leur depuis deux mille ans : croire, prier, aimer, témoigner et servir.
En 1977, un livre de Jean Delumeau avait fait grand bruit : Le christianisme va-t-il mourir ? 
Selon cet historien, à l’âge de la sécularisation et de l’émancipation religieuse, le christianisme avait fait son temps dans sa version romaine : pour continuer à vivre, l’Église devrait pratiquement se débarrasser du pape.
Un tel postulat, aujourd’hui, ferait sourire. 
« Les observateurs les plus lucides, note Yves-Marie Hilaire, constatent que des germinations nouvelles sont à l’œuvre parmi les chrétiens de France. »
L’auteur, historien du catholicisme, en perçoit les signes : émergence d’une nouvelle génération de prêtres ; vitalité de la contemplation amenant la réhabilitation de la liturgie ; fondation de nouvelles sociétés de prêtres, de religieux et de religieuses qui, sans renier l’engagement temporel, accordent la priorité au spirituel ; affirmation d’une pensée religieuse se référant à la tradition patristique ; renouveau de l’art chrétien (n1).
Des lycéens et des étudiants prennent à pied la route de Chartres ou de Saint-Jacques-de-Compostelle. Des parents retrouvent le chemin du Tro Breizh, en Bretagne, celui du mont Sainte-Odile, en Alsace, ou celui de Cotignac, en Provence. Les pèlerins, le 15 août, se bousculent à Lourdes. 100.000 personnes, à Paris, se pressent aux veillées de prière de la Toussaint 2004. 
Les catholiques lyonnais distribuent 500.000 bibles afin de rappeler que le 8 décembre, avant d’être la fête de la Lumière, est la fête de l’Immaculée Conception. 
Les retraitants sonnent aux portes des monastères. 
Par dizaines de milliers, des jeunes se retrouvent aux JMJ, à Paris, à Rome ou à Cologne.
Cent ans après, le Petit Père Combes a perdu son pari : les catholiques, en France, n’ont pas dit leur dernier mot.

Les plus jeunes ne se nourrissent pas de nostalgie

Alors que notre monde vit, selon le diagnostic angoissé de Jean-Paul II, comme si Dieu n’existait pas, ces anticonformistes ne rougissent pas de leur foi. Les plus jeunes ne se nourrissent pas de nostalgie : ils n’ont pas connu d’autre société que la nôtre. L’incroyance contemporaine ne les déconcerte pas : ils y sont confrontés chaque matin. La perte des repères ne les surprend pas : ce sont leurs parents qui les ont bradés. Refusant de se lamenter sur les malheurs du temps, ils préfèrent reconstruire. Dans leurs familles, leurs paroisses et leurs communautés, ils retrouvent les très vieux gestes d’autrefois et les impératifs de toujours : évangéliser, partir à la pêche aux âmes, d’où qu’elles viennent. Ils sont minoritaires ? Ils le savent. Mais après tout, il suffit d’une poignée pour être le sel de la terre.
(n1. Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, Le Fait religieux aujourd’hui en France, Cerf, 2004.)
Jean Sévillia : « Quand les catholiques étaient hors la loi » p. 288-299
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