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 Écosse : le rejet du Royaume-Uni brexiteur

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Capucine
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Capucine

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MessageSujet: Écosse : le rejet du Royaume-Uni brexiteur   Écosse : le rejet du Royaume-Uni brexiteur Icon_minipostedSam 07 Mar 2020, 11:44 pm

Écosse : le rejet du Royaume-Uni brexiteur


 Écosse : le rejet du Royaume-Uni brexiteur Le-1er-fevrier-dernier-des-militants-pro-union-europeenne_5089130_676x339p  Le 1er février dernier, des militants pro-Union européenne se sont rassemblés à Edimburg avec le rêve de retrouver un jour le giron européen dans une Écosse indépendante. (Photo EPA/MAXPPP)
 


À l’instar de l’Irlande du Nord, où il a réactivé la question de la réunification avec le Sud, le Brexit a relancé le désir d’indépendance de l’Écosse. Reportage à Edinburgh chez ces Écossais au caractère bien trempé, partagés sur la question mais qui n’ont aucune envie de quitter l’Union européenne.


Pluie, grêle et bourrasques cinglantes entrecoupées de jolies petites caresses du soleil… Le menu de la mi-février dans la rude capitale écossaise. Pas de quoi émouvoir les habitants d’Edinburgh, même ceux qui portent fièrement le kilt. En revanche, si vous voulez les énerver, dites « Brexit ».


« L’affaire des Anglais »



« Le Brexit, cela ne nous concerne pas ; nous avons voté contre à 62 %. C’est l’affaire des Anglais et de leur Trump, ce Boris Johnson », fulmine V., cadre bancaire, en pause déjeuner dans un pub de Leith, quartier populaire à l’est. « J’ai travaillé en Allemagne et voyagé en France et en Italie, et je ne comprends pas qu’on décide de quitter l’Europe pour de mauvaises raisons », confie Mike English, âgé de 58 ans, tout en servant un burger dans son food-truck. « Comment nos amis européens vont-ils désormais nous regarder, alors que nous n’y sommes pour rien ? » s’inquiète Natalie, artiste, de West End, dont la maman est grecque.



Effets sur le tourisme



« C’est la honte, ici, de dire qu’on a voté pour le Brexit », confie Marie Coulon. La jeune femme, de Besançon, responsable Europe à VisitScotland, l’office de tourisme écossais, vit à Edinburgh depuis six ans. Si les traces du Brexit sont encore concrètement peu visibles en cette période de transition, Marie a néanmoins pu en mesurer déjà certains effets : « 30 % de visiteurs européens en moins en 2019. Mais 2018 avait été exceptionnelle, les gens voulant venir avant le Brexit. À l’inverse, le tourisme domestique a fait un bond l’an passé, les incertitudes autour du Brexit dissuadant les Britanniques de partir à l’étranger ».



Départ de main-d’œuvre


Mais, selon Marie, le plus pénalisant tient au fait que de nombreuses familles de résidents européens avec enfants sont parties entre 2016 et 2018. « D’où des manques importants de main-d’œuvre dans l’industrie hôtelière. Les secteurs de la santé et de l’éducation sont également touchés ». Ce n’est ainsi pas un hasard si, dès le 31 janvier, la Premier Ministre, Nicola Sturgeon, a tenu à rassurer les résidents européens en leur demandant de rester en Écosse. Soit. Mais, après le 31 décembre 2020, que se passera-t-il ? Nombre de résidents et d’Écossais se posent la question, craignant un Brexit « dur ». « Les agriculteurs sont très inquiets et le milieu scientifique se demande ce qu’il va devenir des financements européens », s’interroge ainsi Aurélia, ingénieur agronome, de Versailles, chercheuse à Dundee.



Néfaste pour l’économie


Quentin Gall, qui a créé une agence de tourisme d’affaires, en 2018, à Edimbourg, ne croit pas à un Brexit sans accord, à l’heure d’Eurostar. Et si l’obligation de visa venait compliquer ses affaires, cet Ardéchois ferait confiance au pragmatisme britannique. Duncan King, patron de CompanyNet, est moins convaincu. « On va vers un Brexit no deal. Ce sera plus difficile pour mon entreprise de développement de logiciels de gestion de stocks de démarcher des clients en Europe. Et ce sera encore plus compliqué pour les entreprises de production qui exportent. La baisse estimée de pouvoir d’achat liée au Brexit (1 500 à 2 000 livres par habitant) aura aussi des répercussions sur l’économie ».


52 % pour l’indépendance



Duncan est favorable à l’indépendance de l’Écosse pour réintégrer l’Union européenne. Le sujet divise. À l’image de l’ami Mike English - « Unis, on reste debout ; seuls, on est plus faible économiquement » - beaucoup d’Écossais attendent des garanties de leur gouvernement. Le SNP, au pouvoir, a ses arguments et Nicola Sturgeon, au capital sympathie élevé, donne confiance. Mais les économistes sont partagés. Quoi qu’il en soit, les « pour » devancent désormais les sceptiques : 52 % selon un sondage en janvier. « Dans le quartier, où les gens ont des moyens et ne votent pas SNP, beaucoup étaient contre l’indépendance en 2014. Ils sont deux fois plus nombreux à avoir changé d’avis, aujourd’hui », assure Douglas Welsh, 46 ans, pittoresque « barbier » du West End.



Trop loin pour les agriculteurs



Quoi qu’il arrive, l’indépendance n’est pas pour demain. Le gouvernement britannique refuse catégoriquement un nouveau référendum. Les Écossais maintiennent la pression. Le bras de fer est loin de se terminer. Or, l’urgence commande pour certains secteurs. Ainsi l’agriculture dont les revenus et l’avenir dépendent fortement de l’Europe : « L’indépendance, pourquoi pas ? Mais c’est loin. Nous, on a besoin de réponses concrètes avant onze mois », confie Andrew Mc Cornick, président de la National Farmers Union Scotland, qui négocie « en direct avec Westminster » pour obtenir un Brexit aménagé ou des compensations : « C’est vital, on ne peut pas se permettre de perdre le marché européen ! »





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