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 Notre-Dame-des-Landes: l'opération d'expulsion a commencé, affrontements en cours

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Capucine
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MessageSujet: Notre-Dame-des-Landes: l'opération d'expulsion a commencé, affrontements en cours    Dim 08 Avr 2018, 10:59 pm

Notre-Dame-des-Landes: l'opération d'expulsion a commencé, affrontements en cours 

AFP, publié le lundi 09 avril 2018 à 10h59


Une opération massive d'expulsions, avec plusieurs centaines de gendarmes mobiles déployés, a débuté lundi à l'aube à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) pour déloger les occupants illégaux de la ZAD, donnant lieu à des affrontements, près de trois mois après l'abandon du projet d'aéroport. 

L'intervention s'est concentrée sur la route 281, l'ex-route "des chicanes" obstruée pendant plus de cinq ans par des obstacles en tous genres, que le gouvernement a érigée en symbole du "retour à l'état de droit".

En milieu de matinée, des engins de chantiers étaient déjà présents sur le site, notamment près du mirador du "lama fâché", installé sur la route, a constaté l'AFP.

Les accès nord et sud de la D281 avaient été bloqués par les gendarmes mobiles dès 03H30, selon une journaliste de l'AFP. Des images fournies par les militaires montrent un escadron de gendarmerie déblayant la route jonchée de pneus brûlés, d'épaves de voitures et surmontée de barricades en feu. Les journalistes ont été tenus à l'écart une fois l'opération commencée.

"Les gendarmes ont déblayé 7 barricades, la plupart enflammées, sur la RD281", lundi matin, selon le ministère de l'Intérieur.

L'opération "vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l'expulsion des occupants les plus radicaux", a précisé le ministère dans un communiqué. Elle vise à déloger "une centaine" de personnes, et sera maintenue "tant qu'il sera nécessaire", a indiqué sur Europe 1 le ministre Gérard Collomb, ajoutant qu'une "quarantaine d'+édifices+ doivent être démantelés".

"Une partie des sites qui doivent être expulsés a été sécurisée par les gendarmes afin que les huissiers puissent venir notifier les expulsions", a indiqué le ministère à l'AFP, précisant que les huissiers "procèdent à l'inventaire des squats à expulser". 

Le survol aérien de la zone a été interdit jusqu'à vendredi prochain.

Des affrontements ont éclaté une demi-heure après le début de l'opération entre zadistes et gendarmes mobiles au lieudit "Les fosses noires", au sud-ouest de la D281. Une dizaine de tracteurs "vigilants" barraient la route, ainsi que des meules de foin et des poteaux électriques. Les gendarmes ont répondu à des jets de projectiles et de cocktails Molotov par des tirs de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes.  

-Appels à résistance-

"Un groupe de 30 à 50 personnes continue à envoyer des projectiles sur les forces de l'ordre. Pierres, fusées et cocktails Molotov", a précisé le ministère en milieu de matinée, "une cinquantaine de grenades ont été tirées".

Un peu plus à l'ouest, sur la D81, des barrages de pneus et de paille, prêts à être enflammés, ont été érigés. 

Une interpellation a eu lieu pour violences sur agent de la force publique, selon le ministère de l'Intérieur. Un gendarme, victime d'un décollement de la rétine après un tir de projectile, a été transporté à l'hôpital.

"Notre colère est ce matin profonde face au lamentable gâchis que représente la destruction engagée des maisons et espaces de vie que nous avons construits ici (...) nous ne partirons pas", ont annoncé les zadistes dans un communiqué.

"Ces expulsions sont illégales", a déclaré une occupante de la ZAD se faisant appeler "Camille" à l'AFP. "C'est inacceptable que l'État chasse les gens de chez eux. On appelle tous les gens à résister, nous soutenir et rejoindre les rassemblements locaux".

Cette opération de grande ampleur doit mobiliser au total vingt-cinq escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2.500 militaires. Elle prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels.
La quasi totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.

Le 17 janvier, en mettant fin au projet d'aéroport, le Premier ministre Édouard Philippe avait promis d'éradiquer la "zone de non droit". 

Les zadistes ont prévenu qu'ils mèneraient une "résistance physique et déterminée" et appellent à des rassemblements à 18H00 devant les préfectures ou les mairies, en tout 77 rassemblements en France selon eux, notamment à Nantes et Rennes.

L'opération démarrée lundi est la première d'ampleur depuis l'automne 2012. Cette dernière tentative d'évacuation massive des occupants, baptisée "opération César", avait viré au fiasco malgré la mobilisation de plus d'un millier de gendarmes et policiers. 


https://actu.orange.fr/france/notre-dame-des-landes-l-operation-d-expulsion-a-commence-affrontements-en-cours-CNT0000011dcxl/photos/des-zadistes-affrontent-les-forces-de-l-ordre-lundi-9-avril-2018-a-notre-dame-des-landes-de3cae8d4a5373776c87fc90b27d703e.html
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MessageSujet: Re: Notre-Dame-des-Landes: l'opération d'expulsion a commencé, affrontements en cours    Jeu 19 Avr 2018, 8:55 pm

Notre-Dame-des-Landes : pourquoi ça coince entre les zadistes
et le gouvernement



Notre-Dame-des-Landes : après l'abandon du projet d'aéroport, l'évacuation


Dix jours après le début des expulsions, un calme précaire s'est installé sur la ZAD mais le dialogue de sourds persiste, et l'intervention de Nicolas Hulot n'y fait rien. Pourquoi zadistes et autorités ne parviennent pas à s'entendre malgré l'abandon du projet d'aéroport ?



19 avr. 14:00 - Matthieu Jublin


"Un sentiment de tristesse, de gâchis." Voilà les mots de Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et opposant notoire au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, après qu'il a tenté de trouver un terrain d'entente entre les zadistes et les autorités sur le devenir de la zad.



Force est de constater que le terrain d'entente est inexistant, à l'issue de la réunion de mercredi à laquelle participaient la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, et une délégation d'opposants. "Aucune ligne n'a bougé, les exigences posées" par le gouvernement restant les mêmes, a regretté l'un de ces opposants, Marcel Thébault, l'un des quatre agriculteurs historiques de cette zone de 1.650 hectares.


Ce que réclame les autorités : des projets individuels


Quelles sont ces exigences posées par le gouvernement ? Que chaque personne souhaitant habiter la zad remplisse une déclaration d'intention individuelle, qui comporte leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole. Cette déclaration n'a pas de valeur juridique particulière mais est considérée comme un préalable à la signature de baux agricoles.



Les autorités ont donné aux opposants jusqu'au lundi 23 avril pour se régulariser en remplissant ce formulaire. Au delà de cette date, "tout ce qui doit être évacué sera évacué", a prévenu Emmanuel Macron. La majorité des 68 habitations précaires restantes sur la zad pourraient donc être détruites, comme l'ont été 29 squats pendant la première semaine d'expulsions.



Sur les 250 personnes qui occupent durablement la zone, "les seuls qui sont en situation régulière sont les quatre agriculteurs historiques qui ont demandé la rétrocession de leurs terres et ceux qui ont une convention d'occupation temporaire qui souvent exploitent les terres sans habiter là", avait détaillé Mme Klein, qui a recensé "33 conventions d’occupation temporaire de parcelles" signées individuellement.


Ce que veulent les zadistes : du temps (et des projets collectifs)


Donner son nom, c'est justement ce qui dérange bon nombre de zadistes. Jugeant la procédure de régularisation trop individuelle, certains réclament un formulaire permettant de déclarer leur projet d’activités à titre collectif. D'autres craignent également que le fait de donner leur nom les expose à des poursuites judiciaires.



Cette date butoir du 23 avril, présentée par Nicolas Hulot comme une "main du gouvernement" tendue aux opposants, est qualifiée par ces derniers de "compte à rebours infernal" et même de "pistolet sur la tempe" par Dominique Fresneau, le coprésident de l’Acipa, l'association historique d'opposants à l'aéroport.



Interrogée dans Le Monde, Sarah, 29 ans, estime que "ce n’est pas possible de pondre un projet agricole durant un siège militaire comme celui-là. Et puis nous, habitants de [la ferme des] '100 noms', on déclare quoi comme parcelle ? Les forces de l’ordre nous ont virés, elles ont tout détruit". À propos du formulaire individuel, cette zadiste "n’a pas envie de faire un truc bidon" et dit vouloir "trouver une manière de se régulariser, mais il faut aussi que les autorités fassent avec qui on est". 




Pas de nouveau Larzac


Y a-t-il un entre-deux possible entre la position des autorités et les différentes oppositions des zadistes ? Plusieurs fois au cours du débat, l'exemple du Lazac a été avancé. Première "zad" de France, le plateau du Larzac a été occupé pendant une décennie par des opposants au projet d'agrandissement d'une base militaire, de 1971 à 1981. Après avoir remporté leur bras de fer, ces opposants, réuni dans un seul collectif, ont pu louer le terrain dont l'État est propriétaire, et y développer des activités agricoles et culturelles.



Mais cette solution de gestion collective n'est pas envisagée par les autorités.  "Le Larzac n'est pas reproductible ici", a affirmé Nicolas Hulot, à l'unisson avec la préfète Nicole Klein. Tous deux affirment en revanche qu'ils ne fermeront pas la porte à des coopératives ou à des GAEC (groupements agricoles d'exploitation en commun), mais font des déclarations individuelles un préalable.




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