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 Tariq Ramadan, la chute d’une icône controversée

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Capucine
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Capucine

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MessageSujet: Tariq Ramadan, la chute d’une icône controversée   Tariq Ramadan, la chute d’une icône controversée Icon_minipostedLun 30 Oct 2017, 7:50 am

Tariq Ramadan, la chute d’une icône controversée

Samuel Lieven , le 30/10/2017 à 15h50   

Adulé par un large public musulman et contesté dans les milieux politiques et intellectuels, l’islamologue francophone Tariq Ramadan est sous le coup de deux plaintes pour viol.
Sous les traits d’un intellectuel au « double discours » perce, aux yeux de certains observateurs, un opportuniste qui a su surfer habilement sur le malaise identitaire des jeunes musulmans


Tariq Ramadan, la chute d’une icône controversée TARIQ-RAMADAN_0_728_464
Figure aussi médiatique que controversée de l’islam en Europe, le célèbre islamologue suisse d’origine égyptienne, Tariq Ramadan, est sous le coup d’une deuxième plainte pour viol et agression sexuelle, reçue le 27 octobre par le parquet de Paris. / Mehdi Fedouach/Afp

Figure aussi médiatique que controversée de l’islam en Europe, le célèbre islamologue suisse d’origine égyptienne, Tariq Ramadan, est sous le coup d’une deuxième plainte pour viol et agression sexuelle, reçue le 27 octobre par le parquet de Paris. Déposée par une femme de 45 ans qui a souhaité garder l’anonymat, cette plainte suit d’une semaine celle déposée par Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante féministe et laïque, auteur d’un livre où elle relate des scènes de viol qu’elle attribue aujourd’hui à Tariq Ramadan.

Dans le monde associatif et religieux musulman, c’est la sidération. Rares sont ceux qui s’aventurent à commenter ce que, dit-on, beaucoup de monde savait déjà. Seul le site d’information musulman Oumma.com a relayé l’affaire.

Familier des plateaux de télévision depuis les années 1990, Tariq Ramadan est l’un des petits-fils du fondateur de la confrérie islamiste des Frères musulmans, Hassan al Banna (1906-1949). Il bénéficie, à 55 ans, d’une forte popularité dans certains milieux musulmans, bien au-delà des fidèles fréquentant les mosquées.

Pour ses fans, souvent des inconditionnels, Tariq Ramadan est le promoteur d’une réconciliation entre islam et modernité. Pour ses détracteurs, au premier rang desquels l’essayiste Caroline Fourest, il est l’archétype du prédicateur islamiste au « double discours » : poli et habile devant la caméra, mais tenant d’un islam politique dangereux pour le pluralisme et la démocratie en Europe.


Petit fils du fondateur des Frères musulmans


Son audience sur les réseaux sociaux (plus de 600 000 abonnés sur Twitter et deux millions sur Facebook), le succès de ses conférences dans le monde francophone et sa trentaine d’ouvrages font de lui un personnage aussi incontournable que difficile à saisir. Il navigue depuis 25 ans entre université, polémiques télévisuelles et joutes politiques, circulant beaucoup en Europe, notamment en France, au Royaume-Uni et en Belgique.

Résident britannique et enseignant à Oxford, Tariq Ramadan est né en Suisse, où sa famille s’est installée en 1954, cinq ans après l’assassinat, en Égypte, de son grand-père. Titulaire d’un bac français, diplômé en littérature et philosophie à Genève, il poursuivit ses études islamiques au Caire où il emmène vivre sa famille – il a épousé une Bretonne convertie dont il a quatre enfants. Jugée hagiographique, la thèse qu’il a consacré aux Frères musulmans et à son grand-père n’a guère convaincu les milieux universitaires.


Un « opportuniste » en quête de respectabilité


Tariq Ramadan a entamé alors un parcours plus politique et s’est constitué, notamment en France, un large réseau d’affidés au cours des années 1990 et 2000. « Plutôt qu’un intellectuel au double discours, c’est d’abord un opportuniste qui a saisi le malaise identitaire des jeunes musulmans des quartiers populaires et s’y est engouffré », dit de lui Bernard Godard, l’ex « Monsieur Islam » du ministère de l’intérieur. Avec l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), dont il a le soutien, Tariq Ramadan partage la conception d’une identité citoyenne musulmane, un oxymore aux contours flou, mais qui fait mouche.

C’est de cette époque que datent ses « clashs » les plus célèbres à la télévision, face à Nicolas Sarkozy ou Caroline Fourest. Celle-ci affirme être au courant depuis 2009 des « faits les plus graves » sur la vie privée du prédicateur. Mais, faute de plaintes et de preuves constituées, elle ne dénonce qu’aujourd’hui sa « double vie, à l’opposé de ses nombreux sermons sur la conception islamique de la sexualité ».


Un « gourou intouchable » du monde musulman francophone


Durant les années 2000, alors que le succès de Tariq Ramadan s’accroît auprès des musulmans et de certains médias, sa carrière universitaire patine. Rejeté aux États-Unis, un temps vacataire à l’université de Fribourg, le tribun vedette de l’UOIF trouve finalement refuge au Royaume-Uni, où Tony Blair fait appel à ses services après les attentats de Londres (2005).

Grâce au soutien du Qatar, il décroche en 2009 une chaire d’islamologie auprès de la prestigieuse université d’Oxford. Cette tribune offre à cet islamologue en mal de reconnaissance la respectabilité intellectuelle qu’il convoitait tant.

« Son principal objectif à partir des années 2000, c’est de rentrer dans la catégorie des intellectuels, explique Bernard Godard. C’est pour cela qu’il a toujours refusé de diriger un mouvement militant. Devenu une sorte de gourou intouchable du monde musulman francophone, il préfère jouer un rôle de guide plutôt que diriger une structure. » Son dernier ouvrage, paru ce mois-ci, est cosigné par le philosophe français Edgar Morin.

Les accusations dont il fait aujourd’hui l’objet contribueront sans doute à creuser le fossé entre ses détracteurs et ses soutiens les plus inconditionnels, dont une partie crie déjà au complot sur les réseaux sociaux.

  Samuel Lieven

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