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 Observatoire des libertés Religieuses au Soudan

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RAMOSI
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MessageSujet: Observatoire des libertés Religieuses au Soudan   Mer 23 Mar 2016, 9:02 pm




Soudan du nord, chiffres clés,


Chretiens Catholiques 0.03
Chretiens Orthodoxes 0.003
Chretiens Protestants 0.021
Musulmans 0.907
Autres Religions 0.001
Religions traditionnelles 0.028
Agnostiques/Athees 0.01

Population: 37,200,000
Superficie: 1,886,000 km2
Réfugiés (immigrés)*: 155,910
Réfugiés (émigrés)**: 632,014
Déplacés internes: 1,873,300
* Réfugiés étrangers vivant dans le pays.
** Citoyens du pays vivant maintenant à l’étranger.


Présentation

La Constitution nationale intérimaire du Soudan proclame la liberté religieuse et reconnaît la diversité culturelle et religieuse dans le pays[1], mais en même temps elle proclame que la charia est la source principale de la législation[2]. Cette Constitution a été votée en 2005, année de l’accord de paix global entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles de l’Armée populaire de libération (SPLA) qui a mis fin à 20 ans de guerre civile. Les termes de cette Constitution reflètent l’esprit d’ouverture de ces années-là et la volonté d’inclure les minorités et d’accepter la diversité. Tout a changé depuis qu’en juillet 2011 le sud s’est séparé du reste du Soudan à l’issue d’un référendum et est devenu un État indépendant. Depuis lors, les politiques du Parti du Congrès national (NCP) au pouvoir au Soudan ne manifestent plus cet esprit de pluralisme et de tolérance religieuse[3]. Le gouvernement est un défenseur zélé de l’islam politique. Le président du Soudan, Omar al-Bashir, qui dirige le NCP, prône le retour à l’islam et aux positions politiques prises par le gouvernement pendant la guerre civile. Le gouvernement a annoncé publiquement son intention de promulguer une nouvelle Constitution nationale « 100% islamique »[4] et il semble vouloir revenir à une attitude plus répressive et intolérante vis-à-vis des groupes considérés comme anti-islamiques ou pro-occidentaux. Les protestations populaires contre cette ligne politique se sont heurtées à une résistance intransigeante du gouvernement.

Les discriminations contre les non-musulmans et les politiques opposées au pluralisme religieux se sont poursuivies et même intensifiées dans certains cas. Il existe une hostilité très nette à l’égard des Soudanais d’origine ethnique sud-soudanaise qui vivent encore au Soudan, considérés a priori comme des chrétiens. L’Église est accusée d’avoir encouragé la sécession du Sud Soudan, et donc d’exercer une influence néfaste à l’intérieur du pays. En outre, la baisse du nombre des chrétiens sert désormais de prétexte au gouvernement pour imposer une réduction du clergé et autres représentants officiels de l’Église. Le gouvernement a pris des mesures pour « récupérer » les édifices et les terrains de l’Église « qui ne sont plus utilisés »[5], et il a fait savoir qu’aucune autorisation de construire de nouvelles églises ne sera accordée. Les activités des Églises chrétiennes sont gravement menacées ; elles sont constamment surveillées et prises comme points de mire par les services de sécurité,qui cherchent à mettre fin à leurs activités d’évangélisation et d’éducation[6].

L’oppression contre les chrétiens, qui se manifeste en particulier par la démolition des lieux de culte, la destruction du matériel religieux et le harcèlement des individus, entretient un sentiment de peur, de vulnérabilité et d’anxiété dans la minorité chrétienne encore présente dans le pays[7]. Certains représentants de l’aile la plus radicale de l’islam demandent publiquement au gouvernement de « faire davantage » pour faire baisser la présence des chrétiens et pour dévoiler les noms des convertis et de ceux qui sont engagés dans le travail missionnaire[8].Une question démographique apparue dans le pays depuis la sécession du sud en 2011 concerne les nombreux Sud-Soudanais (en majorité chrétiens) qui, ne disposant d’aucun moyen de transport pour retourner dans la terre de leurs ancêtres, sont restés dans le nord en devenant brusquement des réfugiés[9].

Le régime soudanais doit faire face à des divisions internes et à des dissensions politiques. Certaines couches de la population n’approuvent pas ses politiques intolérantes et l’absence de véritables libertés civiles. L’appareil de sécurité surveille de près tous les mouvements religieux susceptibles de lancer, de promouvoir ou de répandre des critiques contre le gouvernement. Ainsi, les mosquées et les lieux de réunion des confréries religieuses soufies sont constamment surveillés par les agents de sécurité.Il existe en effet parmi les musulmans du Soudan une ancienne tradition de confréries sunnites et de congrégations soufies,considérées comme dissidentes par l’islam « officiel » du fait qu’elles n’approuvent pas l’islam politique intransigeant promu par le président Bashir et le Front national islamique.

Les conversions de l’islam au christianisme, surtout parmi les citoyens d’origine arabe, suscitent de vives polémiques et peuvent avoir des conséquences très graves pour les personnes concernées, telles que la séparation forcée de leur famille et de leurs amis, la perte de l’autorité parentale, et même la mise en état d’arrestation et les violences physiques et psychologiques. La « loi sur l’apostasie », dont la formulation est assez vague, défend les droits des croyants musulmans et ouvre la porte aux sanctions contre les convertis, parmi lesquelles l’annulation du mariage lorsqu’un converti ou un chrétien a épousé une femme musulmane. Certains convertis préfèrent quitter le pays[10].

La réglementation sur la tenue vestimentaire et la moralité (en particulier l’article 152 du Code pénal soudanais) a été renforcée et durcie[11], en suscitant une vague de protestations de la part des groupes de l’opposition et dans les réseaux sociaux.

La situation est particulièrement préoccupante dans certaines régions, comme les montagnes Nuba ou la région sud du Nil bleu[12]où il y a une situation d’urgence humanitaire et où le régime de Khartoum mène une guerre larvée contre la population locale (accusée de se rebeller contre le gouvernement central) ; les chrétiens y sont doublement visés, à cause de leur origine ethnique et en tant que non-musulmans[13].

Le Conseil des Églises du Soudan s’est engagé dans la promotion de l’œcuménisme[14]. Le fait que diverses Églises et dénominations doivent affronter les mêmes conditions difficiles de persécution et de discrimination favorise le rapprochement et la solidarité entre les divers groupes chrétiens.


Cas de persécution religieuse, oppression et/ou discrimination

En décembre 2012, les forces de l’ordre ont arrêté deux prêtres coptes orthodoxes accusés d’avoir encouragé une femme (il s’agirait selon certaines sources de la fille d’un leader salafiste) à se convertir au christianisme[15]. L’un des prêtres, originaire des montagnes Nuba, a subi des violences psychologiques et a été battu. L’autre, d’origine égyptienne (arabe), a été incarcéré.

Une église appartenant à l’Église pentecôtiste du Soudan située à Soba Al Aradi, dans la banlieue de Khartoum, a été démolie le 2 janvier 2013 par les représentants du ministère de l’infrastructure accompagnés des forces de police. Cette démolition a eu lieu sans préavis. Les fonctionnaires du ministère ont déclaré que le site « appartient à une Église dont les membres sont des Sud-Soudanais, et ne sont donc plus des citoyens soudanais ». Les fonctionnaires ont également détruit une maison adjacente, qui était celle du pasteur de l’Église presbytérienne. Les 15 et 16 janvier, sept autres édifices religieux ont été démolis à Khartoum,ainsi qu’un dispensaire géré par le Conseil des Églises du Soudan, au prétexte que les Sud-Soudanais ne sont plus des citoyens soudanais. Ces édifices appartenaient à l’Église catholique, à l’Église presbytérienne du Soudan, à l’Africa Inland Church(Église intérieure africaine) du Soudan, à l’Église épiscopalienne, à l’Église pentecôtiste et à l’Église adventiste du Septième Jour[16].

Le 25 février 2013, les forces de sécurité ont saisi des livres dans la librairie de l’Église anglicane de Bahri (Khartoum Nord) et fermé ce centre situé à Central Khartoum. Elles ont arrêté Philémon Hassan, un célèbre chanteur et compositeur de chansons chrétiennes, originaire des montagnes Nuba[17]. Quelques jours plus tôt, du matériel avait été saisi dans une salle de lecture évangélique appartenant à l’Église presbytérienne, et le chef de cette Église avait été malmené pour avoir pris des photos[18].

D’après un rapport de février 2013 de l’organisation humanitaire chrétienne Solidarity Worldwide, 55 chrétiens ont été arrêtés sans chef d’accusation par les forces de sécurité et incarcérés pendant deux semaines[19]. Par la suite, ils ont été accusés de recevoir de l’argent de l’étranger, y compris d’Israël.

En avril 2013,un prêtre catholique sud-soudanais qui travaillait à la conférence des évêques du Soudan a été expulsé du pays[20]en même temps que deux frères des écoles chrétiennes, un Français et un Égyptien, qui n’ont eu que trois jours pour quitter le pays[21]. Le gouvernement a soutenu que des activités illégales étaient menées dans le centre où ils travaillaient. Ce centre était précédemment un centre d’étude de la langue arabe pour les missionnaires étrangers. Mais comme aucun personnel nouveau n’était plus autorisé à entrer dans le pays, les deux religieux avaient décidé d’utiliser ces locaux pour aider les enfants à préparer le certificat d’études soudanais.

Quatre pasteurs et volontaires de l’Église évangélique presbytérienne du Soudan (SPEX) ont été arrêtés à Khartoum le 17 juillet 2013[22]. Le 23 février 2014, des agents de la brigade criminelle ont pénétré dans l’enceinte de l’Église évangélique d’Omdurman et ont arrêté le pasteur Rev. Yahya Abdelrahim Halu dans le cadre d’un programme du gouvernement pour mettre la main sur les biens de l’Église[23]. Le rapport indique que le ministre fédéral des Orientations et des Dotations avait essayé de remplacer le Rev. Halu, chef principal et modérateur du synode de la SPEX, par un comité nommé par le gouvernement, favorable à l’attribution des biens de la SPEX au gouvernement. Le Rev. Halu a été retenu pendant deux jours au commissariat central de police de Khartoum.

Des organisations humanitaires ont dénoncé le fait que des médecins soudanais avaient été contraints d’exécuter des châtiments inhumains sur des prisonniers en application de la charia, parmi lesquels des amputations croisées (main droite et pied gauche) sur ordre du gouvernement soudanais[24].

Des fonctionnaires du gouvernement, parmi lesquels le ministre des Orientations et des Dotations, ont affirmé publiquement qu’« aucune Église n’est plus nécessaire au Soudan », depuis que le Sud-Soudan est indépendant. Il a dit qu’aucune autorisation ne serait accordée pour construire des églises[25]. En outre, des rapports confidentiels indiquent que plusieurs églises, écoles paroissiales et institutions d’éducation religieuses d’Omdurman, Khartoum Bahri et Central Khartoum ont été saisies ou fermées par le gouvernement[26].

Les visas d’entrée et les permis de travail ou de séjour pour le personnel des Églises (missionnaires, travailleurs sociaux appartenant à des organisations d’inspiration religieuse, bénévoles) sont devenus plus difficiles à obtenir. Le gouvernement a en effet déclaré qu’il n’était plus nécessaire de maintenir des opportunités d’éducation et de travail pastoral pour les personnes d’origine sud-soudanaise, vu qu’elles quittaient le pays en masse (d’après certaines sources, des missionnaires qui travaillent au Soudan sans avoir leurs papiers en règle). D’autres se sont vus refuser l’entrée dans le pays après y avoir travaillé pendant des années. Des hommes d’Église, dont des évêques, ont été convoqués dans les bureaux du gouvernement pour y être interrogés sur leurs activités.

D’après certaines sources, des églises, des écoles et des édifices religieux situés dans les montagnes Nuba ont été intentionnellement visés par les bombardements aériens en diverses occasions[27].





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RAMOSI
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MessageSujet: Re: Observatoire des libertés Religieuses au Soudan   Jeu 24 Mar 2016, 6:23 pm




Signes d’amélioration ou de détérioration de la liberté religieuse

La situation de la liberté religieuse au Soudan s’est nettement détériorée depuis l’indépendance du Sud-Soudan. Après quelques années de modération (entre la signature des accords de paix en 2005 et l’indépendance du Sud en 2011), le gouvernement semble être revenu désormais à sa politique d’intolérance larvée vis-à-vis des religions non islamiques. Autrement dit, il n’intervient pas avec une main de fer ou en ayant une attitude violente contre les minorités religieuses, mais en brident progressivement leurs activités par des mesures administratives et coercitives.

La sécession du Sud-Soudan a suscité des sentiments antichrétiens parmi les dirigeants politiques soudanais, surtout chez les islamistes qui s’en prennent aux « infidèles » et accusent les chrétiens d’avoir encouragé la population à voter en faveur de l’indépendance du Sud-Soudan. Ces tensionsont conduit à une perte des libertés civiles pour les groupes minoritaires. Les protestations et les manifestations très suivies qui ont eu lieu en septembre 2013 dans les rues des principales villes du pays ont été durement réprimées par les forces de l’ordre[28]. Accusées de soutenir les puissances occidentales, les minorités religieuses subissent à la fois l’oppression du gouvernement et celle des forces de sécurité. Leurs membres rencontrent des difficultés croissantes dans la vie de tous les jours et doivent faire face à une recrudescence des harcèlements, des abus et même dans certains cas des persécutions. Les groupes nombreux de Sud-Soudanais qui attendent de pouvoir être rapatriés dans leur nouveau pays vivent une situation d’urgence humanitaire, et l’indifférence du gouvernement à leurs problèmes n’est pas due uniquement à des motifs religieux.

Les désaccords au sein du gouvernement du président Omar al-Bashir et son inculpation pour crimes de guerre par la Cour internationale de Justice de La Haye pourraient expliquer l’intolérance croissante du gouvernement vis-à-vis des groupes considérés comme une menace pour le régime. Les abus contre les minorités religieuses et les discriminations risquent de continuer et même de s’aggraver dans un futur proche.

Autres considérations

Le Soudan connaît actuellement de grands bouleversements pour des motifs économiques, sociaux et politiques. De graves incertitudes pèsent sur la survie du président Omar al-Bashir et de son régime, dont l’autorité repose davantage sur les forces de sécurité et sur la répression policière que sur le soutien populaire. Après une période relativement brève d’ouverture aux Sud-Soudanais – en particulier chrétiens – de 2005 à 2011, les minorités sont soumises à des pressions croissantes depuis que le gouvernement d’Omar al-Bashir n’est pas parvenu à obtenir leur soutien dans son pari pour un Soudan uni.

Traditionnellement, les Soudanais ont toujours été un peuple très tolérant vis-à-vis des minorités religieuses. L’arrivée au pouvoir d’Omar al-Bashir et de son régime en 1989 a marqué un changement radical dans l’attitude du gouvernement. Dans les années suivantes, la torture et les exécutions extrajudiciaires de la part des forces de sécurité se sont déroulées dans une impunité totale. Le gouvernement soudanais se montrait beaucoup plus tolérant vis-à-vis des groupes religieux peu actifs socialement et qui ne sont pas animés par le zèle missionnaire. Le régime voudrait que les groupes religieux restent entre eux et s’en tiennent uniquement aux activités d’Église. C’est la raison pour laquelle les communautés orthodoxe et copte ont bénéficié d’une plus grande tolérance que les catholiques ou les anglicans. Le régime n’envisage la liberté religieuse qu’en termes liturgiques et spirituels et se montre hostile vis-à-vis des groupes religieux qui promeuvent l’éducation, l’action caritative, le développement social et la conscience civique.

Dans le passé, le gouvernement soudanais n’a pas hésité à éliminer ses opposants. Sa décision d’empêcher les organisations étrangères de fournir une aide humanitaire aux régions en crise comme le Sud Kordofan, les montagnes Nuba et le Nil bleu du sud montre jusqu’où le régime est prêt à aller, aujourd’hui encore, pour parvenir à ses fins, même au prix de la souffrance du peuple. Tout laisse à penser qu’à l’avenir, il n’hésitera pas à mener une répression brutale.

Mariam Ibrahim échappe à la peine de mort pour apostasie

Mai – juin 2014 : Meriam Ibrahim, enceinte de huit mois de son deuxième enfant, a été condamnée à mort par pendaison le 15 mai 2014 parce qu’elle aurait apostasié de l’Islam. Meriam est née d’un père musulman et d’une mère éthiopienne orthodoxe. Cependant, le père de Meriam a quitté sa mère quand Meriam n’était encore qu’une jeune enfant, et Meriam a donc grandi dans la foi chrétienne, finissant par se marier avec Daniel Wani, un chrétien. Meriam a maintenu qu’elle avait toujours été chrétienne.

Malgré ses prétentions, le procureur a déclaré qu’elle aurait dû suivre la foi de son père absent, et a exigé, avec le soutien du juge, que Meriam abandonne sa foi chrétienne et retourne, au contraire, à la foi de son père, l’Islam. Il lui a été donné trois jours pour choisir, mais elle a refusé, faisant valoir qu’elle avait été chrétienne pendant toute sa vie et qu’elle ne pouvait pas annuler sa foi ni changer de religion à la demande d’un tribunal.

La peine infligée à Meriam a rapidement attiré l’attention du monde entier, suscitant une commune indignation des gouvernements, des individus et des médias. Cette réaction d’indignation s’est encore intensifiée quand il a été révélé que Meriam avait par la suite donné naissance à son enfant en prison, tout en restant les jambes enchaînées au sol.

La pression sur les autorités soudanaises s’est maintenue, et le 24 juin 2014, Meriam Ibrahim a été libérée sur décision d’une Cour d’appel soudanaise. Le lendemain, alors qu’elle et sa famille étaient sur le point d’embarquer dans un avion pour les États-Unis, ils ont été arrêtés et emmenés de l’aéroport vers Khartoum pour y être interrogés au motif qu’elle avait de faux documents de voyage. Meriam Ibrahim a à nouveau été libérée le jour suivant, et trouvé refuge à l’ambassade des Etats-Unis à Khartoum avec sa famille. Environ un mois plus tard, le 24 juillet, Meriam s’est envolée pour Rome et s’est entretenue avec le Pape François au Vatican. Meriam et son mari Daniel se sont ensuite envolés pour les États-Unis, où ils espèrent maintenant élever leur famille.



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MessageSujet: Re: Observatoire des libertés Religieuses au Soudan   Sam 09 Avr 2016, 8:01 pm



Soudan

Le régime actuel, islamiste et totalitaire, veut contrôler tous les aspects de la vie de ses citoyens. Quitter l’islam et choisir le christianisme est puni de mort.

Contexte

Une procédure est actuellement en cours devant la Cour pénale Internationale contre le président soudanais pour crimes perpétrés dans la région du Darfour. Les conflits dans les régions du Kordofan du Sud, du Darfour et du Nil Bleu, le manque d'infrastructures de base dans de vastes zones et la dépendance de la population à l'agriculture maintiennent les habitants au seuil ou en dessous du seuil de pauvreté.

L’islam est profondément implanté dans la société soudanaise. La grande majorité de la population est sunnite et le système judiciaire du pays est basé sur la charia. Le régime actuel est totalitaire et il veut contrôler tous les aspects de la vie de ses citoyens. La politique du gouvernement se caractérise par un totalitarisme allié à une interprétation radicale de l’islam.

Le Soudan est l’un des deux pays africains dont la situation a été qualifiée de "particulièrement préoccupante" concernant les violations du droit à la liberté religieuse par le gouvernement américain.

Sources de persécution

Au Soudan, l’extrémisme islamique et le totalitarisme sont les deux mécanismes qui sous-tendent la persécution des chrétiens. Les chrétiens sont persécutés en premier lieu par leur famille, proche et éloignée, par les chefs religieux et la société dans son ensemble, mais aussi par le gouvernement.

Sur l’ensemble du territoire, les chrétiens souffrent des lois anti blasphème utilisées à dessein contre eux. L’apostasie est un délit, passible de la peine de mort. Le cas de Miriam Ibrahim, condamnée à mort puis graciée sous la pression de la communauté internationale, est représentatif de ce que vivent les chrétiens soudanais.

En terme de violence, les chrétiens des monts Nuba sont particulièrement pris pour cible. La politique du gouvernement à leur égard est la suivante : « les tuer, les assiéger et les affamer pour qu’ils se rendent ». De nombreux chrétiens ont été tués, des églises et des bâtiments chrétiens ont été détruits. Ceux qui tuent et maltraitent les chrétiens le font en toute impunité.

Sur le plan individuel, les chrétiens subissent de très fortes tensions dans leur vie privée, familiale, sociale, civile et ecclésiale, et ceci est particulièrement vrai pour les chrétiens d’origine musulmane.

Informations sur la minorité chrétienne

Les pasteurs affirment que le christianisme est maintenant considéré comme une religion étrangère, avec le départ depuis la sécession de centaines de milliers de personnes, dont une majorité de chrétiens, vers le Sud-Soudan. Les hostilités touchent toutes les formes du christianisme, à différents degrés, selon les domaines et les régions.

Les chrétiens d'origine musulmane sont souvent intensément persécutés. La lutte pour l'arabisation a connu une nouvelle apothéose dans le conflit contre les Noubas, un peuple noir qui compte de nombreux chrétiens.

L'Église a perdu beaucoup de ses membres, qui sont partis au Sud-Soudan. Les églises (l'Église épiscopale du Soudan et l'Église catholique) aimeraient que certains de leurs membres et de leurs responsables reviennent s'installer pour encourager d'autres familles et individus à habiter Abiyé et ses alentours. C'est très important pour eux : leur présence est nécessaire pour empêcher que les forces armées soudanaises et le gouvernement ne prennent leurs terres par la force et anéantissent le témoignage chrétien.

source: portesouvertes.fr



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