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 L'incarnation de JESUS CHRIST

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RAMOSI
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MessageSujet: L'incarnation de JESUS CHRIST   L'incarnation de JESUS CHRIST - Page 6 Icon_minipostedDim 20 Déc 2015, 9:57 pm

Rappel du premier message :




L'incarnation de JESUS Christ

1. Définition

L'incarnation est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain:

La Parole était auprès de Dieu... la Parole était Dieu... la Parole devint chair (Jean 1.1 et Jn 1.14)




Citation :
Jean 1

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

2 Elle était au commencement avec Dieu.

3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.




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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   L'incarnation de JESUS CHRIST - Page 6 Icon_minipostedSam 09 Mar 2019, 8:35 pm




Incarnation

Un Dieu qui s'incarne ?

L'Eglise a reçu la mission de porter au monde la Vérité : JESUS est le Fils de Dieu fait homme, le Verbe incarné. Il s'agit d'une réalité abrupte, scandaleuse même. Par Joseph Thomas, jésuite.

"Et vous, que dites-vous que je suis ?" La question posée autrefois par JESUS à ses apôtres reste actuelle et s'adresse à tous. L'Eglise a reçu l mission de la porter au monde et de proposer la réponse qu'elle donne : JESUS est le Fils de Dieu fait homme, le Verbe incarné. Réponse abrupte, déconcertante, scandaleuse même. Affirmer l'Incarnation, c'est lancer au monde un double défi.

Croire à l'Incarnation, c'est heurter de front ce qui semble humainement croyable. C'est affirmer tout d'abord la réalité d'un événement absolument unique. Cet homme, JESUS, né de la Vierge Marie, est le Fils de Dieu. Cela a eu lieu dans l'histoire : c'est un événement daté, situé, unique. JESUS n'est donc pas un "avatar" de la divinité, une de ses manifestations sensibles. Jamais avant lui, jamais après lui, le Verbe ne fut chair.

Dès lors, cet événement singulier concerne l'humanité entière. Tous les hommes de tous les temps ont à regarder vers lui. Car JESUS n'est pas seulement un maître qui enseigne le chemin vers Dieu. Il est ce chemin même parce qu'il est d'abord le chemin de Dieu vers l'homme. Il n'est pas seulement un exemple, un modèle humain à reproduire. Il est le mystère de Dieu avec l'homme, de Dieu en l'homme. Il ne suffit pas de croire à ses paroles, d'accepter son message. Il est lui-même l'Evangile qu'il proclame. Il est venu pour qu'on croie en lui, pour qu'on s'attache à lui "de tout son coeur, de tout son esprit et de toutes ses forces."

Le paradoxe d'un homme-Dieu

Mais croire à l'Incarnation, ce n'est pas seulement proclamer le caractère unique de l'événement. C'est aussi affirmer l'identité de cet homme que les croyants disent toujours vivant. Il y a eu le fait de l'incarnation. Reste le mystère du Verbe incarné. L'Eglise ancienne a longtemps cherché les mots justes pour dire cela. Dès le départ, elle a fait sienne la confession du centurion romain au pied de la croix : "Vraiment cet homme était Fils de Dieu." Elle a lu, dans les Ecritures, spécialement dans les Evangiles, les témoignages qui attestent que JESUS était réellement homme et réellement uni au Père d'une union vitale.

L'Ecriture ne parlait pas encore d'Incarnation. Le prologue de saint Jean se contente de dire : "Le Verbe fut chair." Il habita parmi nous la tente fragile d'une existence humaine, limitée, vulnérable, mortelle. C'est plus tard, dans une des plus anciennes confessions de foi officielles, le symbole de Nicée, que nous trouvons la formule : "Par l'Esprit Saint il s'est incarné de la Vierge Marie et s'est fait homme." Mais comment penser et dire ce paradoxe de l'Homme-Dieu, comment tenir ensemble les affirmations apparemment inconciliables de l'Ecriture qui soulignent tantôt son appartenance divine, tantôt le réalisme de sa condition humaine ?

Il faudra attendre le concile de Chalcédoine, en 451, pour que l'Eglise proclame le "dogme" de l'incarnation. Le concile s'est efforcé de rester fidèle à la complexité de l'Ecriture, sans rien en gommer : JESUS est vraiment Dieu et vraiment homme. En lui se rencontrent la pleine réalité de Dieu et la pleine réalité de l'homme. Mais elles y sont présentes "sans confusion, sans séparation". L'humanité de JESUS a été assumée. Elle n'a pas été absorbée, diluée. JESUS est bien un homme, un homme de son peuple, de son époque, de sa culture. Il met en oeuvre des facultés humaines. Il a connu la croissance de tous les hommes vers leur maturité. Il est né comme tous les hommes, il est mort comme eux. Mais c'était bien le Fils de Dieu qui mourait alors d'une mort humaine.

De vieilles querelles... toujours actuelles

Ainsi s'exprime la foi de l'Eglise depuis le concile de Chalcédoine. Or, elle a eu bien du mal à se faire admettre. Un schisme s'en est suivi qui se prolonge encore. La difficulté, hier, était de reconnaître la pleine réalité de l'humanité de JESUS. Déjà, au temps des apôtres, une première hérésie avait nié que le Christ eût réellement pris un corps humain. On ne voulait y voir qu'une simple apparence. Le lien avec la chair semblait indigne de Dieu.

Plus tard, la même tendance conduisit à minimiser ce qu'il y a d'humain dans le Christ. En lui la divinité aurait tout absorbé. Son humanité n'aurait été que l'instrument passif du Verbe. Sans autonomie, sans consistance, sans valeur propre.

Vieilles querelles ? On doit bien reconnaître que lorsqu'il est question de JESUS-Christ, on assiste continuellement à la répétition des erreurs qu'ont voulu écarter les premiers conciles. Erreurs qui brisent l'unité du Verbe incarné. Ceux qui l'amputent de sa divinité ne voient pas que la relation au Père est constitutive de la personnalité de JESUS. Tout au plus reconnaissent-ils en lui un témoignage et un signe, éminents peut-être, de l'ouverture de l'homme vers le Tout Autre.

Plus subtile, mais plus fréquente chez les chrétiens, la tendance à réduire son humanité. Des leçons entendues autrefois sur l'Incarnation, beaucoup ont retenu que le Verbe était descendu du ciel pour revêtir notre humanité. Cette image de la "descente", malgré ses fondements bibliques, peut être trompeuse. Dieu, car on oublie le plus souvent qu'il s'agit du Fils de Dieu, aurait surgi et pris sur lui, pour se faire proche de nous, un revêtement humain. Il se serait donné à voir comme homme, mais il nous demanderait de croire au Dieu caché en lui. Son humanité ne serait qu'une façade. Au mieux, ce qu'il y a d'humain en lui n'aurait valeur que de signe. Il faudrait le dépasser pour atteindre à l'essentiel. Seule compterait sa qualité de Fils de Dieu. Croire que JESUS est Dieu suffirait.

Il y aurait beaucoup à dire sur cette formule simpliste : JESUS est Dieu. Le Nouveau Testament, n'y recourt, semble-t-il, jamais. Pour exprimer ce que nous appelons l'Incarnation, il fait appel à d'autres images que celle de la "descente", qui suggère trop l'idée d'un simple parachutage,un incident survenu au long de l'histoire, un fait isolé. Il recourt plutôt à des images qui disent le surgissement à partir des profondeurs du réel. L'événement JESUS est l'avènement de toute la création. Ici en émerge l'origine et s'en dévoile le terme. C'est là le langage de Jean dans son prologue et dans le début de sa première lettre. Ailleurs, l'Ecriture parlera de "manifestation", de "révélation", de "présence".

L'homme JESUS est la figure historique de celui qui, au-delà et au-dessus de tous les temps, est contemporain de tous les temps. Sa manifestation dans la chair est celle de celui dont toute la création tire sa consistance, de celui par qui tout a été créé. Celui qui domine tous les univers a voulu prendre place, en se faisant homme, dans cet univers. En lui se manifeste le Verbe créateur, éternel, omniprésent. La création trouve en lui son unité. Peut-être la tendance à minimiser l'humanité de JESUS-Christ est-elle toujours liée à une perte du sens vrai de la création. C'est du même mouvement que l'on croit au Verbe incarné et au Verbe créateur. L'un ne va pas sans l'autre.

+ P. Joseph Thomas, jésuite ; décembre 2011
Croire.com




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   L'incarnation de JESUS CHRIST - Page 6 Icon_minipostedSam 06 Avr 2019, 6:53 pm





A propos du livre de Jacques Duquesne

L'Incarnation, une question de foi?

Le P. Bernard Sesboüé, jésuite et théologien vient contrecarrer les propos tenus par Jacques Duquesne dans son livre "Marie".

Venons-en maintenant au point de vue de la foi, J. Duquesne nous dit qu'il croit fermement en l'incarnation de Dieu en l'homme JESUS et en la résurrection du Christ: il faut lui en donner acte avec respect. Mais se rend-il compte que nombre de ses arguments vaudraient tout autant pour ces deux affirmations fondamentales? La contestation des années 1970 sur la résurrection l'a amplement montré. A-t-il réalisé que la conception virginale de JESUS a toujours été comprise comme un signe, non une preuve de la divinité de JESUS et que son refus dans l'histoire a été invoqué précisément par ceux qui refusaient l'incarnation. Il reconnaît à juste titre que dans la doctrine commune le rôle joué par l'Esprit n'est pas un rôle procréateur, mais un rôle créateur. Or tout est là. La conception virginale de JESUS est une initiative créatrice.

J'ai autant de difficulté - ou de facilité, mais je reconnais que ce point provoque en notre temps une allergie spécifique - à croire a cette conception virginale qu'à croire à la création du monde. De même que l'homme, symbolisé dans la Bible par Adam, a été créé par Dieu dès le commencement, de même le signe de la conception virginale nous dit qu'en JESUS, le Fils de Dieu fait homme qui a Dieu pour Père, l'humanité a été recréée pour un nouveau commencement. Il y a ici une correspondance voulue: Adam, comme JESUS, n'est pas engendré par une union conjugale normale. C'est pourquoi Duquesne fait erreur quand il affirme : «On ne peut guère croire à la fois en l'incarnation et en la conception virginale» (p. 58), et de manière péremptoire «Pour que JESUS soit "vrai homme", il est indispensable qu'il soit né d'un père humain et d'une mère humaine dans une relation sexuelle normale» (ibid.). JESUS a manifesté par toute son existence qu'il a partagé en tout la condition humaine, y compris la mort sauf le péché. Cela devrait suffire à faire la preuve de son humanité, sans poser a priori des conditions à Dieu sur la manière dont il doit s'incarner.

À ce plan créateur la conception virginale est irreprésentable et la génétique, moderne ou ancienne, n'a rien à y voir. La question biologique est ici déplacée, il ne s'agit ni d'ADN ni de spermatozoïdes, mais de création divine. Et que Duquesne cesse d'opposer ici, en pur contre-sens, le «engendré non pas créé» du symbole de Nicée-Constantinople. Cette séquence concerne la génération éternelle du Fils et non sa naissance temporelle. Si le Verbe s'est fait homme, il est clair qu'il s'est fait créature, sans cesser d'être le Verbe de Dieu.

Puisque Duquesne invoque ici une formule fort juste du théologien Joseph Ratzinger, affirmant que la divinité de JESUS ne dépend pas de la conception virginale (puisqu'elle se fonde sur la génération éternelle du Verbe), je lui en citerai une autre du même auteur, qui vient deux pages plus loin: au moment où nous ne pouvons plus concevoir l'esprit de l'homme que comme incarné, «on essaie de sauver la foi en la désincarnant totalement, en se réfugiant dans un domaine de simple "signification", de pure interprétation se suffisant à elle-même, et que seul le manque de réalité semble soustraire à la critique ». (1)

Extrait de : Marie, ce que dit la foi, Bernard Sesboüé, Bayard 2004, P. 11-22.

(1) Foi chrétienne hier et aujourd'hui, Mame, 1969, p. 195.





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   L'incarnation de JESUS CHRIST - Page 6 Icon_minipostedMer 22 Mai 2019, 6:12 pm





Etude sur le Dieu incarné


Etude sur le Dieu incarné

Les chrétiens croient en un Dieu incarné. Mais qu’est-ce que cela signifie? Quelle est l’importance de cette doctrine? Comment en est-on arrivé à sa formulation? Et, surtout, qu’est-ce que cela change, pour nous, de croire en un Dieu incarné?

Qu’entend-on par le terme «incarné»?

L’incarnation est le processus par lequel un être spirituel prend une forme charnelle. A proprement parler, elle ne s’applique qu’à JESUS-Christ, le Fils de Dieu qui s’est volontairement revêtu d’un corps humain et de la nature humaine.

Il ne s’agit pas d’une divinisation – ce n’est pas un homme qui s’élève jusqu’à Dieu – ni d’une théophanie – ce n’est pas un Dieu qui emprunte temporairement une apparence humaine – mais d’un phénomène unique dans l’histoire: JESUS-Christ combine la nature paternelle, puisqu’il est Dieu, et la nature maternelle puisqu’il est humain. Les deux natures ne sont pas juxtaposées, ni diminuées, mais intimement unies dans une seule personnalité.

Les termes «incarnation» ou «incarné» n’apparaissent pas dans la Bible, mais ils reposent sur une formulation biblique puisqu’ils viennent de mots latins signifiant «dans la chair» (in et car, carnis): voir Jean 1.14; 1 Timothée 3.16.

Quelle est l’importance de la doctrine de l’incarnation?

La doctrine de l’incarnation est une pierre de touche de la confession de foi chrétienne. L’apôtre Jean le précise dans ses épîtres: 1 Jean 4.2; 2 Jean 7.

Pourquoi cette importance? Elle est probablement liée à l’objectif de l’incarnation: si JESUS-Christ est venu comme homme-Dieu, c’est pour accomplir l’œuvre de notre salut. Voir Galates 4.3-6; Romains 8.1-4; Hébreux 10.1-14.

En 1098, Anselme a résumé la question à sa manière en écrivant (Cur deus homo) que le péché était une offense d’une infinie gravité à l’honneur de Dieu. L’honneur de Dieu exigeait qu’il inflige une punition de gravité correspondante (l’enfer) ou que l’homme offre une satisfaction suffisante. Or l’homme en était incapable. Seul Dieu pouvait offrir une telle satisfaction, et c’est pourquoi il a fallu qu’il se fasse homme. Seul l’homme devait, et seul Dieu pouvait.

Comment en est-on arrivé à une formulation doctrinale?

Plusieurs textes bibliques montrent à la fois la divinité et l’humanité de JESUS-Christ. Mais il n’y a pas de formulation théorique synthétique comme nous en avons l’habitude dans notre culture gréco-romaine (plus abstraite que la culture hébraïque).

Le Nouveau Testament affirme que JESUS-Christ a été conçu par le Saint-Esprit divin mais aussi d’une femme tout ce qu’il y a de plus humaine: Matthieu 1.18-23; Romains 9.3-5.

Le Nouveau Testament affirme aussi que JESUS a connu le développement physique, intellectuel et spirituel d’un être humain, depuis la conception et la naissance en passant par la croissance jusqu’à l’âge adulte. JESUS a dû apprendre pour savoir, sans que cela implique des erreurs ou des imperfections. Mais il était conscient dès sa jeunesse de sa divinité: Luc 2.47-52.

Pour venir sur la terre, il a renoncé à la gloire céleste qu’il avait avant la fondation du monde, monde dont il est le créateur: Jean 17.5; Colossiens 1.15-17.

Il a connu les limitations humaines, notamment la faim, la soif, la fatigue: Matthieu 4.2; Jean 19.28; Jean 4.6.

Il a connu des émotions: Jean 12.27; Luc 19.41; Matthieu 26.37.

Dans la réalité de son humanité, il pouvait ne pas faire usage de sa toute-science: Marc 13.32.

JESUS a connu la mort. Ressuscité, il ne perd pas sa nature humaine. Il garde son corps de chair et d’os: Luc 24.39.

C’est en tant que Fils de l’homme qu’il reviendra sur les nuées du ciel et qu’il procédera au jugement dernier. Son humanité participe donc désormais à la gloire de sa divinité. C’est en tant qu’homme sacrifié qu’il est adoré au ciel: Matthieu 24.30; 25.31; Actes 17.30-31; Apocalypse 5.6-8.

La formulation plus théorique intervient au cours des 4e et 5e siècles de l’histoire de l’Eglise, lors de conciles «œcuméniques» convoqués par les empereurs romains pour la paix de l’Empire agité par des disputes doctrinales.

Disciples d’Ebion et issus du judéo-christianisme, les ébionites ne voient en JESUS qu’un simple homme né sans miracle mais revêtu de la puissance d’en-haut, le Saint-Esprit. Suite à son obéissance à la loi et à la volonté de Dieu pour lui, il a été élevé par Dieu, glorifié comme Dieu. Vers 190, Théodote de Byzance enseigne à Rome une version systématisée, dite adoptianiste, de cette christologie. Il admet la naissance virginale, mais JESUS n’est qu’un homme, qui a été adopté par Dieu lors de son baptême. Les gnostiques, pour la plupart partisans du docétisme et combattus par l’apôtre Jean, réduisent, eux, l’humanité de Christ à une apparence plus ou moins inconsistante. Ils refusent l’idée d’union véritable entre le Révélateur-Sauveur céleste avec la chair et le monde matériel.

Arius, prêtre d’Alexandrie, veut en 318 maintenir un monothéisme strict et affirme que le Fils n’est qu’une super-créature de Dieu: il fut un temps où il n’était pas. Les débats du concile de Nicée, tenu en 325, aboutissent à la condamnation de l’arianisme et à la formulation suivante: «Nous croyons… en un seul Seigneur JESUS-Christ le Fils de Dieu, monogène engendré du Père, c’est-à-dire de l’essence (ousia) du Père, Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non fait, consubstantiel (homoousios, d’une seule et même essence) au Père, par lequel tout est venu à l’existence, tant ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre; qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu et a été fait chair, a été fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et vient juger les vivants et les morts…»

Au 5e siècle, un certain Nestorius prêche contre le titre de theotokos, «mère de Dieu», conféré à Marie, et présente Christ sous des traits qui le font ressembler plutôt au temple et instrument de la divinité. Lors d’un concile à Ephèse en 431, le nestorianisme est condamné. Le monophysisme, défendu notamment par le moine Eutychès, voit une seule nature en Christ, la nature humaine étant absorbée par la nature divine.

Ainsi, le concile de Chalcédoine (451) précise encore les choses. Il confesse: «un seul et même Fils, notre Seigneur JESUS-Christ, parfait quant à la divinité et parfait quant à l’humanité, vraiment Dieu et vraiment homme (d’âme raisonnable et de corps), consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous, selon l’humanité, semblable à nous en tout hormis le péché, engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité, et, le même, de la vierge Marie, mère de Dieu, dans les derniers jours et pour notre salut, selon l’humanité, un seul et même Christ, le Fils, le Seigneur, le Monogène, révélé en deux natures sans confusion, sans transformation, sans division, sans séparation car la différence des natures n’est nullement supprimée par l’union – bien plutôt, les propriétés de chaque nature sont sauvegardées et concourent pour former une seule personne (prosopon) et une seule hypostase (sujet qui porte les natures).»

Qu’est-ce que cela signifie pour nous de croire en un Dieu incarné?

Dans le bouddhisme, on envisage plutôt une élévation de l’homme vers Dieu que l’inverse. Dans l’islam et le judaïsme, on refuse l’idée de l’incarnation de Dieu. Les pharisiens étaient scandalisés que JESUS se prétende l’égal de Dieu: Jean 5.18.

– Le fait que Dieu a pris un corps humain et a assumé le physique humain implique que, contrairement à la pensée grecque et gnostique, il ne méprise pas le monde matériel. Nous n’avons donc pas à chercher à échapper au monde matériel ou à le mépriser, mais à le respecter comme créé par Dieu et comme bon (Genèse 1).

– L’incarnation implique un degré de révélation supplémentaire par rapport à Dieu. Des hommes ont pu voir Dieu vivre et parler «en direct»: Jean 1.14, 18.

– Dieu a non seulement parlé le langage des hommes, mais il a vécu la vie des hommes. Il est un Dieu qui comprend ce que cela fait d’être humain, d’être limité. Nous pouvons donc lui confier tout ce que nous ressentons en sachant qu’il comprend et qu’il est capable de nous aider en connaissance de cause.

Il a connu des angoisses profondes, et même la difficulté d’obéir à la volonté de Dieu: Matthieu 26.37-42.


Il a connu la difficulté de vivre en étant incompris et méprisé, même par ses proches. D’ailleurs, il sait aussi ce que signifie être victime d’une injustice, et dans son cas il s’agissait d’injustices extrêmes qui lui ont coûté la vie: Jean 7.3-5; Marc 3.21; Esaïe 53.1-3, 7-9.


– Il a connu la tentation: tentation du pouvoir, tentation de la solution de facilité, tentation d’asservir Dieu à ses propres désirs. Mais il n’a pas cédé. Et il peut nous apporter le secours nécessaire: Matthieu 4.3-10; Hébreux 2.9-18; 4.11-16.

– JESUS n’est pas venu comme un roi, mais comme un serviteur. Et pour lui, il était évident que c’était un exemple à suivre par ses disciples: Philippiens 2.3-11; Jean 13.1-5, 12-17; Marc 10.42-45.




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   L'incarnation de JESUS CHRIST - Page 6 Icon_minipostedSam 06 Juil 2019, 7:29 pm





Point de vue de l'Eglise Adventiste de Québec sur ce sujet,


Claude Lemay 2018 - L’incarnation de JESUS
.

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L'incarnation de JESUS CHRIST

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