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 La fin des Chrétiens d'Irak

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RAMOSI
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MessageSujet: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 22 Juin 2014, 6:22 pm




La toute fin des chrétiens d’Irak

Bachir El Khoury

Monde
21.06.2014 - 8 h 31
mis à jour le 21.06.2014 à 8 h 32

Après la prise de Mossoul par l’EIIL, Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique craint que cette ville, comme d’autres dans le pays, ne se vide définitivement de ses fidèles.

Ils représentent 2% de l’ensemble de la population irakienne, contre 20% en 1932 et 5% à la veille de l’invasion américaine en 2003. Depuis la chute de Saddam Hussein, et l’enlisement du pays dans la spirale de la violence et du terrorisme, leur nombre n’a cessé de diminuer. Aujourd’hui, les chrétiens, dont le nombre est déjà en nette réduction dans tout le Moyen-Orient, risquent de disparaître d’un des plus vieux berceaux du christianisme.

A Mossoul, tombée aux mains des djihadistes de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL) dans la nuit du lundi 9 juin, ils étaient 30.000, sur une population totale de deux millions d’habitants majoritairement musulmans, à résider encore dans cette ville-clé de la présence chrétienne en Irak. «Aujourd’hui, il ne reste plus qu’une cinquantaine de familles chrétiennes, tout au plus», assure Monseigneur Georges Casmoussa, ancien archevêque syriaque catholique de cette ville, dans laquelle il avait été lui-même enlevé par un groupe islamiste en 2005.

A pied ou en voitures, ils ont tout laissé derrière eux, à l’annonce de la chute de la ville, certains fuyant vers les zones les plus proches, notamment à Qaraqosh, la plus importante ville chrétienne de la province de Ninive, d’autres prenant le chemin d’Erbil et de Duhok, au Kurdistan, pour s’éloigner le plus du danger qui les guette. «L’accès à ces deux villes étant rigoureusement contrôlé par les forces de sécurité kurdes, un camp de fortune a été aménagé à la hâte aux abords de ces localités pour accueillir les réfugiés», raconte Mgr Casmoussa.

D’autres enfin ont trouvé refuge dans le couvent de Mar Matta, situé non loin de la province kurde. «Ce n’est pas la première fois que le monastère accueille des chrétiens, nous avons déjà vécu ce scénario au moins à deux reprises, mais les fois précédentes ils étaient moins nombreux. Cette fois-ci, le couvent était submergé», souligne le responsable religieux, auteur de «Jusqu’au bout», un livre témoignage sur les chrétiens d’Irak.

«Maintenant, on peut s’attendre à tout»

Depuis Beyrouth, où il réside actuellement, l’ancien archevêque de Mossoul, évoque un nouveau coup dur pour les fidèles chaldéens, syriaques, nestoriens et arméniens, qui constituent les principales communautés chrétiennes en Irak. «Chaque épisode de violence appauvrit un peu plus la force morale des chrétiens, et accroît leur incertitude dans le futur», assure le responsable religieux.

Aujourd’hui, à Mossoul, qui compte une trentaine d’églises, dont certaine datent du VIIe siècle, un séminaire et une poignée d’écoles chrétiennes, il n’y a plus aucun prêtre.

«Un de mes amis, le père Pio a quitté les lieux à la hâte avec sa chemise et son pantalon, sans rien d’autre. Pourtant il fait partie des plus optimistes, il était engagé jusqu’au bout. Quand je l’ai eu au téléphone il m’a dit: «à chaque fois je vous disais qu’il n’y avait rien, mais maintenant on peut s’attendre à tout”», relate l’homme d’Eglise.

Les fuyards ont tous à l’esprit les taxes imposées aux chrétiens par l’EIIL à Raqqa en Syrie, comme une réinstauration de la jezzia, impôt historiquement prélevé par les conquérants musulmans auprès des populations non-mahométanes. Dans cette ville conquise par le groupe djihadiste, des codes vestimentaires ont également été imposés aux femmes par la Commission de la Charia, l’aile juridique de l’EIIL qui veille à l’application d’une interprétation stricte du code islamique.

A Mossoul, où d’après Mgr Casmoussa, «l’Etat islamique avait une certaine influence depuis quelques temps», aucune agression ou restriction à caractère confessionnelle vis à vis des chrétiens n’a encore été recensée. «Pour l’instant, ce qui nous rassure, c’est la conduite des “envahisseurs” vis-à-vis des civils. Lorsqu’ils sont arrivés, ils ont demandé par haut parleur aux gens de regagner leur travail. Ils gardent les institutions, il n’y a pas beaucoup d’hommes armés dans la ville et les églises sont intactes», relate le responsable qui s’interroge sur la visée des insurgés et la signification de cette offensive.

«Si l’on considère que l’objectif de l’EIIL est d’envahir tout le territoire, et d’instaurer un califat musulman, alors les chrétiens sont directement menacés. En revanche, s’il s’agit d’une bataille politique entre chiites et sunnites, entre le gouvernement central et des fractions opposées, dans ce cas là nous serons moins en danger», analyse Mgr Casmoussa. Le ton grave, il espère que ce départ soit provisoire et que les habitants finissent par rentrer chez eux. «Il ne faut pas croire que dans la conscience des chrétiens qui ont quitté la ville, c’est pour toujours. La route est ouverte, ils viennent voir leurs maisons et repartent».

Quand bien même les chrétiens ne seraient pas l’objet de persécutions ciblées, ils restent, à l’instar de tous les Irakiens, soumis à une forte insécurité. Si la majorité des attaques terroriste vers les lieux de culte ont eu dans des mosquées, rappelle Mgr Casmoussa, les chrétiens subissent une pression supplémentaire du fait de leur position minoritaire.

Rares sont les chrétiens ayant eu accès à des postes clés au sein de l’administration publique ; ils sont systématiquement subordonné par un responsable musulman. «Il y a des pressions pour changer le pourcentage démographique dans les villes et villages chrétiens au nord de l’Irak, au Kurdistan et du cote de Mossoul. Certaines lois ont été votées pour établir des quartiers, construire des mosquées ou distribuer des terrains à des musulmans venus d’ailleurs», affirme le responsable religieux.

Les gouvernements en place n’ont rien fait pour rassurer les chrétiens, dit Mgr Casmoussa : «On assiste à beaucoup de discours de bonne volonté, mais concrètement aucune loi antidiscriminatoire n’a été votée.»

L’entrée en jeu de l’EIIL est un nouvel ingrédient explosif dans le contexte irakien. Un embrasement sécuritaire signifierait une accélération de l’exode des chrétiens:

«Quelle garantie puis-je offrir aux jeunes qui viennent de fonder une famille? Ceux qui n’ont pas déjà subi des agressions physiques ou des menaces d’assassinat se demandent quand viendra leur tour.»

Bachir El Khoury


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Lun 23 Juin 2014, 7:35 pm



CHRÉTIENS D'IRAK
"Nous avons besoin de vous"
LAURENT GRZYBOWSKI
CRÉÉ LE 19/11/2010 / MODIFIÉ LE 19/11/2010 À 16H43


Arrivée en France avec 56 autres réfugiés, après l’attaque de la cathédrale de Bagdad, Najla raconte son calvaire.

Des corps ensanglantés, des lambeaux de chair sur les murs, des croix renversées… Les images se brouillent, les souvenirs sont parfois confus. Pourtant, même si les mots ont du mal à sortir, Najla n’a rien oublié. Entre deux sanglots, elle tente de décrire l’horreur. Après l’attaque perpétrée par al-Qaida, le 31 octobre, dans la cathédrale syriaque catholique de Bagdad, Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, la douleur reste vive. Cette mère de famille de 36 ans n’était pas sur place lorsque le commando a fait irruption dans l’église. Mais sa belle-sœur qui était à l’intérieur a pu la contacter grâce à son téléphone portable et la tenir régulièrement informée. Elle a tout vécu, ou presque, par procuration.

Cinq heures d’angoisse, cinq heures d’une attente insoutenable. L’église était pleine, plus de 200 personnes. Najla relate les cris et les insultes des terroristes : « Chiens de chrétiens, vous allez tous mourir car vous êtes des infidèles. Vous irez en enfer et nous, au paradis ! Allah akbar ! » Les personnes du premier rang ont été les premières à recevoir les rafales d’armes automatiques. « Mon frère Thaer, 27 ans, un des trois prêtres présents, a tenté de s’interposer, un évangile à la main. Il a été immédiatement exécuté d’une balle dans la tête. Mon autre frère, Raad, qui était là aussi, a voulu le secourir. Il a également été abattu. En se jetant sur eux, pour tenter de les protéger, maman a été grièvement blessée. »

Najla raconte, comme si elle y était, les coups de feu, le bruit assourdissant des rafales de mitraillettes et les explosions de grenades. Elle se souvient encore des cris, des pleurs, des gémissements. Elle parle aussi de cette femme enceinte abattue d’un tir dans le dos, de deux enfants mitraillés dans les bras de leur grand-mère et d’un père qui a sauvé la vie de son fils en se jetant sur lui.

D’après les témoins, il n’y avait qu’un seul Irakien parmi les assaillants. Les autres étaient syriens ou égyptiens. Tous parlaient l’arabe littéraire. « Le signe qu’ils n’étaient pas d’ici », confirme Najla. « Au bout d’une heure, ils ont commencé à tuer tous les hommes, puis les enfants. Ils ont pris les femmes et les ont enfermées dans la sacristie, il y avait peut-être 40 personnes. Ils ont jeté des grenades à l’intérieur et se sont mis à tirer dans le tas. » Najla interrompt quelques instants son récit, le temps d’essuyer des larmes. Puis elle reprend : « La police et l’armée n’ont rien fait pendant cinq heures. Beaucoup de blessés sont morts faute de soins. L’assaut final a été destructeur, mais il a au moins signé la fin du calvaire. » N’ayant plus de munitions, ni de grenades, les terroristes se sont fait exploser. Bilan : 58 morts, parmi lesquels beaucoup d’enfants, et plus de 60 blessés. Un carnage.

Les traits tirés, le regard perdu, la jeune femme a le visage blême de celle qui ne dort plus depuis des nuits. Arrivée en France il y a une dizaine de jours, avec 56 chrétiens irakiens, Najla ne réalise pas encore ce qui lui arrive. Vêtue de noir, un bonnet vissé sur la tête, elle porte dans son regard toute la tristesse du monde. Deux de ses frères sont morts dans l’attentat. Sa belle-sœur, elle, a survécu. « Pour l’instant, elle vit toujours à Bagdad, avec mon troisième frère, et son petit garçon. Mais elle ne pense qu’à fuir. Peut-être rejoindra-t-elle mes deux sœurs qui sont déjà parties au Liban ? » Sa mère, qui a reçu une balle dans le bassin et des éclats de grenade dans la jambe, fait partie des 36 blessés pris en charge par la France. Elle a été admise à l’hôpital Henri-Mondor, à Créteil. Venue avec elle, Najla est hébergée avec une vingtaine d’autres compagnons d’infortune dans un centre d’accueil de l’association France-Terre d’asile.

Elle a laissé derrière elle son mari et ses cinq enfants, qu’elle espère pouvoir faire venir. Ils sont cachés chez des amis, loin du quartier chrétien où ils habitaient, au centre de Bagdad. Âgés de 6 à 18 ans, les enfants ne vont plus à l’école. « Il est hors de question qu’ils sortent dans la rue, affirme leur maman. D’ailleurs, ils ne le souhaitent pas, ils sont terrorisés. » Elle prend de leurs nouvelles quand elle le peut, par téléphone. « Pas une minute ne s’écoule sans que je pense à eux, confie Najla, dévorée par l’inquiétude. Je prie dans l’espoir qu’ils puissent me rejoindre. »

D’ici à quelques jours ou quelques semaines, un autre vol affrété par le gouvernement français arrivera de Bagdad. À son bord, près de 100 personnes, blessées lors de l’attaque de la cathédrale ou proches de ceux déjà réinstallés. Depuis trois ans, 1 300 chrétiens irakiens ont trouvé asile dans l’Hexagone. Pourtant, les réfugiés accueillis la semaine dernière ne pourront pas faire venir tous leurs proches. Très sollicité, Elish Yako, secrétaire général de l’Association d’entraide aux minorités d’Orient (Aemo), a déjà été chargé de dresser la liste des postulants à l’exil, en accord avec le ministère de l’Intérieur et celui des Affaires étrangères. S’il envisage que Najla retrouve bientôt son mari et ses enfants, il sait qu’il sera impossible de fournir un visa à tout le monde, frères, sœurs, cousins…

Condamnés à choisir entre la valise et le cercueil, les chrétiens d’Irak sont de plus en plus nombreux à s’exiler. Une situation qui inquiète les cinq archevêques d’Irak. Une semaine après l’attentat, ils ont adressé un message implorant la compassion de leurs frères de France : « Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale de Bagdad nous a profondément secoués. Nous perdons patience, mais nous ne perdons pas la foi et l’espérance. Nous avons besoin de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer. Sans cela, nous nous sentons seuls et isolés. Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu’à ce que soit passé le fléau. Que le Seigneur nous protège tous. »

Née à Bagheda, un village chrétien du nord de l’Irak, près de Mossoul, Najla a connu une enfance heureuse. Elle se souvient de son école, de ses amies chrétiennes, mais aussi musulmanes. « Nous ne vivions pas dans la crainte. Sous Saddam Hussein, nous étions des citoyens comme les autres, nous étions tous des irakiens. Nous pouvions nous promener en pantalon sans crainte, le visage découvert. »

Mariée à l’âge de 18 ans, la jeune femme s’installe à Bagdad avec son mari, chauffeur de taxi. Le maigre salaire qu’il perçoit leur permet d’élever tant bien que mal leurs cinq enfants. La solidarité familiale faisant le reste. « Tout a commencé à se dégrader il y a sept ans, avec l’invasion américaine, poursuit Najla. Nous en voulons beaucoup au président Bush. Pendant quatorze siècles, nous avons vécu en paix avec les musulmans. D’ailleurs, nous étions dans ce pays bien avant eux. Mais aujourd’hui chaque communauté s’est repliée sur elle-même et le pays a sombré dans l’anarchie et la violence. »

Traumatisée par les derniers événements, la jeune femme décrit un quotidien fait de peurs et de paranoïa. « Dans la rue, c’est horrible. On nous demande pourquoi nous ne portons pas le voile. Il y a des menaces, des enlèvements, des meurtres. Même la vie des enfants à l’école est devenue impossible. » Face à ces attaques frontales, au manque de sécurité, à la pression sociale, et devant l’impossibilité d’étudier pour les femmes, de plus en plus de chrétiens veulent partir.

Quand on demande à Najla si elle fait une différence entre les extrémistes et les autorités de son pays, elle se raidit. « Le jour de l’attentat, contrairement aux habitudes, il n’y avait aucune voiture de police devant la cathédrale. Comment expliquez-vous cela ? » De fait, en Irak, le silence des responsables politiques est étonnant, même si le Premier ministre, Nouri al-Maliki, s’est recueilli sur les cercueils le lendemain du drame. Quelques jours plus tard, lors d’une célébration du souvenir à la cathédrale, des musulmans se sont associés aux pleurs des chrétiens. Mais ces marques de solidarité ne pèsent pas lourd face aux déclarations d’al-Qaida, qualifiant les chrétiens de « cibles légitimes ».

Depuis qu’elle a posé les pieds sur le sol français, Najla se sent en confiance. Mais tant que son mari et ses enfants ne l’auront pas rejointe, elle ne connaîtra pas la tranquillité. « J’ai peur pour eux. Mes enfants sont très choqués d’avoir perdu leur oncle, prêtre. Ils étaient très attachés à lui. Il leur apprenait les prières et leur communiquait sa fierté d’être chrétien. Il leur disait qu’il fallait rester en Irak, que Dieu comptait sur nous. » Mais la peur est aujourd’hui plus forte. « Je suis triste d’avoir quitté mon pays, ma famille, mes amis », confie-t-elle d’une voix lasse. Et d’ajouter : « J’espère bien y retourner un jour. » Quand on a tout perdu, il ne reste que l’espoir.


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mar 24 Juin 2014, 5:50 pm



Libération Monde

Les derniers chrétiens de Mossoul, cible des jihadistes

Jean-Pierre PERRIN (envoyé spécial en Irak) 23 juin 2014 à 19:24

L'EIIL a imposé aux chrétiens d'Irak le statut discriminatoire de «dhimmi», les obligeant à payer un impôt élevé contre une garantie de protection.

Une bien triste nouvelle pour les derniers chrétiens de Mossoul, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), Daech selon son anagramme en arabe, vient de leur ordonner le payer le jizya, soit un impôt spécial dit de capitation, ce qui leur confère par la même un statut de citoyen de seconde zone.

Cet impôt, selon divers témoignages recueillis par téléphone à Mossoul auprès de familles chrétiennes, s’élève à 250 dollars par personne ayant un emploi, soit 500 dollars pour un couple. «Ils ont le choix entre payer, se convertir ou s’en aller», a indiqué lundi le père Issa Tahir, de la petite Eglise chaldéenne.

«Pacte de protection» obligatoire

Cette obligation de payer le jizya fait du chrétien un dhimmi «un protégé», soit un citoyen non-musulman dans Etat musulman, lié à celui-ci par un «pacte de protection» obligatoire. Il s’adresse également à tout citoyen non-musulman à condition qu’il appartienne à une religion révélée (judaïsme, zoroastrisme, etc.). Il s’accompagne en général de certaines obligations discriminantes, d’une liberté de culte restreinte, de la perte de certains droits en échange d’une garantie de sécurité pour leur personne et leurs biens.

Selon plusieurs chrétiens réfugiés dans le Kurdistan d’Irak, les islamistes d'EIIL ont même fait savoir qu’un musulman qui volerait un chrétien serait exécuté alors qu’il n’aurait que la main tranchée s’il volait un autre musulman. Une information qui n’a pu être confirmée.

Vandalisme

Un chrétien de Bagdad a aussi fait savoir que sa fille venait d’être chassée de son emploi en raison de sa confession. Le nombre de chrétiens à Mossoul est estimé aujourd’hui à quelque 500 personnes sur près de deux millions d’habitants. Beaucoup ont fui ces dix dernières années, en particulier après l’invasion américaine de l’Irak, qui en a fait la cible des islamistes.

Par ailleurs, selon le père Tahir, deux églises de Mossoul, celle du Saint-Esprit, qui appartient à l’Eglise chaldéeene, et une autre en construction de la communauté arménienne ont été dernièrement complètement vandalisées. Une statue de la Vierge qui se trouvait sur autre église a également été détruite.

Jean-Pierre PERRIN (envoyé spécial en Irak)


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mer 25 Juin 2014, 5:57 pm




L'appel du Cardinal Barbarin pour les chrétiens d'Irak
HomeFIGARO VOXVox Monde
Par Philippe Barbarin
Mis à jour le 25/06/2014 à 19:06
Publié le 25/06/2014 à 18:53

FIGAROVOX/TRIBUNE- Dans Le Figaro, le primat des Gaules rappelle le sort des chrétiens d'Irak pris dans le chaos de la guerre civile. Figarovox en publie quelques extraits.

Le Cardinal Philippe Barbarin est archevêque de Lyon

Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d'Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l'angoisse de nos frères. Mardi soir, j'ai reçu l'appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j'avais eu la joie d'accueillir à Lyon en Mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d'évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir. L'éradication des minorités religieuses n'est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins: c'est leur but affiché.

Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération...

En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d'Irak n'est pas un grand générateur d'émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient? Plusieurs raisons l'expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays: les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme: la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l'inacceptable.

Le fait qu'ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n'arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu'une compassion polie, tardive et peu suivie d'effets. Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération... de quelques heures, puisqu'elle a de nouveau été arrêtée. Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s'y opposer simplement, fortement, fermement.



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Jeu 26 Juin 2014, 6:04 pm



Irak : Zéro chrétien à Mossoul

18/06/2014Irak

« Priez pour la paix en Irak ! » Alors que les derniers chrétiens de Mossoul ont pris la fuite, des familles ont pu trouver refuge dans des églises.

« Nous n’avons même pas pu prendre nos chaussures, nous avons dû fuir en sandales ! » explique une chrétienne de Mossoul, qui a tout quitté un quart d’heure avant l’arrivée de l’EIIL, l’Etat Islamique en Irak et au Levant.

Ces derniers sont des islamistes radicaux sunnites, ils se sont emparés de Mossoul le 10 juin dernier. Des milliers de réfugiés se trouvent maintenant à Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan, située à 88 kilomètres à l’est de Mossoul.

« Dieu est bon tout le temps »

Un collaborateur de Portes Ouvertes a pu s’entretenir avec cinq familles qui sont maintenant réfugiées dans une église locale. « Maintenant, il y a zéro chrétien à Mossoul. La situation était déjà mauvaise, mais nous n’en sommes jamais arrivés à ce point » raconte un des réfugiés. Une femme plus âgée nous explique comment son voyage pour quitter Mossoul s’est déroulé : « Nous avons vu beaucoup de personnes qui pleuraient, et qui étaient très énervées. Mais nous disions : « ‘Ô Dieu, Tu es bon. Merci pour cette paix que nous avons (…)» Un responsable d’Eglise ajoute « Dieu est bon, tout le temps ! », « Priez pour la paix en Irak. Nous avons eu bien assez de guerres. Il n’y a plus un seul endroit sûr ici. »

Réfugiés dans un monastère au Kurdistan

Il y a 200 familles chrétiennes de Mossoul qui sont maintenant à Al Kosh, dans le monastère de Mar Girguis (St George). Selon les habitants, le Kurdistan a toujours été « un autre monde » par rapport au reste de l’Irak. L’un des quartiers qui semble le plus « sûr » d’Erbil est le quartier chrétien d’Ankawa, qui compte environ 35 000 résidents. Ces dernières années, de nombreux chrétiens ont fui dans la zone kurde, considérée comme relativement sûre. Ils craignent maintenant d’être attaqués même là.

Photo : Réfugiés au monastère de Al Kosh

Sujets de prière :

•Remercions Dieu pour les familles qui ont pu trouver refuge dans des églises et prions pour les chrétiens en fuite, qu’ils trouvent un endroit sûr pour s’établir,
•Prions pour les chrétiens qui se trouvent encore dans les régions occupées par l’EIIL,
•Prions pour que la progression de l’EILL puisse être stoppée, que la violence cesse et que le pays retrouve la paix.



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 28 Juin 2014, 8:02 pm



« La disparition définitive des chrétiens d'Irak est aujourd'hui possible »
HomeFIGARO VOXVox Monde
Par Eugénie Bastié
Mis à jour le 13/06/2014 à 17:34
Publié le 13/06/2014 à 15:38

FIGAROVOX/ANALYSE - Depuis l'intervention américaine en Irak de 2003, 90% de la communauté chrétienne a disparu d'un pays déchiré par la guerre civile. Décryptage avec Marc Fromager, directeur de l'association Aide à l'Eglise en Détresse.

Marc Fromager est directeur de l'Aide à l'Eglise en Détresse, et rédacteur en chef de L'Eglise dans le Monde. Il est également l'auteur de Chrétiens en danger, vingt raisons d'espérer (EDB).

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Quelle est la situation des chrétiens en Irak aujourd'hui?

Le groupe EIIL (les combattants djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant) à l'œuvre en Irak et en Syrie est connu pour ses violences. Mais la situation des chrétiens en Irak se dégrade depuis plus de 20 ans, c'est-à-

En 2003, il y a encore 1.5 million de chrétiens en Irak. Aujourd'hui il n'y en a sans doute plus que 150.000. 90% de la communauté chrétienne a donc disparu en 10 ans.

dire depuis la première guerre du Golfe en 1991. Cette situation s'est aggravée de manière dramatique depuis l'intervention américaine de 2003. En 2003, il y a encore 1.5 million de chrétiens en Irak. Aujourd'hui il n'y en a sans doute plus que 150.000. 90% de la communauté chrétienne a donc disparu en 10 ans. Malgré les déclarations des évêques locaux qui voudraient encourager les fidèles à rester, ce que je comprends et approuve, leur disparition définitive est hélas aujourd'hui possible.

Avec la prise de Mossoul, cette situation a-t-elle empiré?

Cela fait déjà plus de dix ans que les chrétiens s'enfuient d'Irak, aujourd'hui ils sont très peu nombreux, et la survie même de la communauté est en jeu. A Mossoul, où il ne restait après la guerre que 3000 chrétiens environ contre 35.000 en 2003, il n'en reste maintenant quasiment aucun. La majorité d'entre eux se sont réfugiés dans la région kurde située à 20km de Mossoul. Ils s'attendaient donc au pire lorsqu'ils ont su que la ville était tombée aux mains des djihadistes. Mais finalement les chrétiens ne sont pas pour le moment la priorité des islamistes d'EIIL dont l'urgence est de conquérir du terrain sur les chiites, voire de gagner Bagdad. Ils préfèrent s'attaquer à une armée irakienne affaiblie qu'aux Kurdes qui défendent leur territoire et où sont provisoirement réfugiés les chrétiens.

Les chrétiens sont-ils les victimes collatérales du conflit opposant chiites et sunnites ou bien des boucs émissaires à part entière?

Il y a les deux dimensions: ce sont à la fois les victimes collatérales de l'invasion américaine et de la guerre civile qu'elle a déclenché et en même temps la cible d'un islam radical qui voudrait voir la région épurée de tous les chrétiens.

La situation des chrétiens était donc plus favorable sous Saddam Hussein?

En effet! Mais si l'on compte les centaines de milliers de morts que le pays a connu, on peut imaginer que la situation de tous les irakiens s'est dégradée depuis que l'Occident, les États-Unis en tête, ont déclenché l'opération de renversement du régime. Pour les chrétiens, cela a été d'autant plus difficile qu'ils sont devenus la cible d'un racket économique et d'une chasse idéologique.

Les interventions américaines dans la région ont été un désastre. On estime qu'entre 1991 et 2003, l'embargo sur l'Irak des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne aurait provoqué environ 500.000 morts. Si on ajoute à cela entre 100.000 et 1.5 million de victimes civiles depuis 2003, et il faut clairement pencher vers l'hypothèse haute, on aboutit à un nombre de victimes effroyable! Et si numériquement l'écrasante majorité des victimes sont musulmanes, proportionnellement, les chrétiens ont payé un tribut plus lourd.

Ce sont à la fois les victimes collatérales de l'invasion américaine et de la guerre civile qu'elle a déclenché et en même temps la cible d'un islam radical qui voudrait voir la région épurée de tous les chrétiens.

Dans quelle partie du monde les chrétiens sont-ils le plus en danger aujourd'hui?

Il y a plusieurs pays où la situation est très difficile mais s'il fallait n'en nommer qu'un, je dirais la Syrie. Là encore, c'est toute la population qui est menacée, et la population est à 90% musulmane, mais avec la poursuite des violences et l'arrivée massive de combattants étrangers, le sort des chrétiens s'est considérablement détériorié. Malheureusement, on a l'impression que le scénario irakien se reproduit, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Il faudra quand même que l'Occident réalise un jour qu'il ne peut pas à la fois instrumentaliser les islamistes et ensuite faire semblant de découvrir qu'ils peuvent éventuellement être dangereux.


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 05 Juil 2014, 6:49 pm





Irak : « Les chrétiens sont en train de disparaître »

Mgr Yousif Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkuk, a répondu aux questions du correspondant de l’AED en Irak.

Aide à l'Eglise en Détresse (AED)

04.07.2014 //

Craignez-vous la fin de la chrétienté en Irak ?
Mgr Mirkis : Absolument. Nous sommes en train de disparaître, comme ce fut déjà le cas des chrétiens en Turquie, en Arabie saoudite et en Afrique du Nord. Et même au Liban, ils ne sont plus qu’une minorité.

Qu’est-ce que l’Irak perdrait s’il n’y avait plus de chrétiens ?
Mgr Mirkis : L’écologie sociale serait déstabilisée. Chaque société a besoin de toutes ses composantes. C’est ce que l’on a pu observer en Allemagne il y a 80 ans : à l’époque, tout un groupe a été exclu par la société. En Irak, nous sommes actuellement témoins d’un nouveau 1933. D’ailleurs, je perçois beaucoup de parallèles avec l’Europe d’entre-guerre. Tout comme l’Allemagne d’avant 1933 était instable à cause de sa défaite dans la Première Guerre mondiale, le monde arabe a été déséquilibré depuis 1967. C’est à cette époque que nous autres Arabes avons perdu la Guerre des Six-Jours contre Israël. Jusqu’à nos jours, c’est resté un traumatisme. Tout comme la Première Guerre mondiale a engendré la Seconde Guerre mondiale, la défaite de 1967 a engendré la crise actuelle.

…dont les chrétiens souffrent particulièrement ?
Mgr Mirkis : Les chrétiens appartiennent à une société humiliée. Mais ils ont beaucoup travaillé. Regardez au Liban ou en Syrie. Et bien sûr ici aussi, en Irak. Il importe de savoir qu’il n’existait aucun ghetto chrétien en Irak. Les chrétiens étaient présents dans tous les domaines de la société. Ce sont eux qui démontrent le plus haut niveau d’alphabétisation. Avant 2003, le taux de population chrétienne de l’Irak ne s’élevait qu’à environ 3 %. Pourtant, presque 40 % des médecins étaient chrétiens. La même relation se retrouvait chez les ingénieurs. Je trouve que ce n’est pas anodin. Par ailleurs, nous étions très nombreux parmi les intellectuels, écrivains et journalistes. C’étaient des personnes cultivées, ouvertes face au monde occidental. Les chrétiens constituaient le moteur de la modernisation en Irak.

Quelles sont les raisons de cette grande contribution ?
Mgr Mirkis : Elles sont liées à l’Histoire. Les Églises ont traditionnellement géré de nombreux établissements scolaires et hospitaliers. En outre, les chrétiens se sont toujours montrés ouverts d’esprit, polyglottes et orientés vers l’Occident. D’où le haut niveau d’éducation. Mais à cause de l’émigration continue, nous perdons évidemment notre dynamique.

Et l’exode s’accélère depuis dix ans?
Mgr Mirkis : Oui. De nos jours, il n’est pas facile d’être chrétien en Irak. Avant 2003, nous constituions environ 3% de la population. Aujourd’hui, nous sommes peut-être encore 1%. Vous savez, l’histoire irakienne se déroule en cycles. Environ tous les dix ans, nous sommes confrontés à un nouveau problème, qui se traduit par le départ de fidèles. Je suis né en 1949, un an après la fondation de l’État d’Israël. Cet événement a traumatisé le Proche-Orient. Puis, notre roi irakien a été assassiné. Toutefois, les chrétiens vivaient bien sous la monarchie. Ils avaient beaucoup de libertés. Ensuite, l’assassin du roi, qui était devenu président, a également été tué. Son assassin a subi le même sort. Ensuite, ce fut la guerre de 1967 contre Israël, la guerre entre l’Iran et l’Irak, etc. Je ne sais même pas si j’ai tout mentionné. L’instabilité et l’émigration sont nées de tous ces événements.

Mais l’arrivée des terroristes d’EILL et la haine qu’ils vouent aux chrétiens constituent une nouvelle situation ?
Mgr Mirkis : Certes. Mais c’est un événement que je situerais aussi à un niveau plus large. La confrontation entre l’Occident et l’Union soviétique a été remplacée par le contraste entre le monde occidental et le monde islamique. C’est une guerre entre la modernité et le passéisme. Déjà à travers leur propre nom, les salafistes, par exemple, se réfèrent aux ancêtres du VII ème siècle qu'ils veulent imiter.


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 06 Juil 2014, 3:40 am

Avant 1975, le Liban avait la moitié de sa population chrétienne, ils se sont exilés aux Amériques et maintenant l'Amérique latine compte plus de Libanais chrétiens.

Il en est de même de l’Égypte, de la Syrie, de l'Irak.

Si l'islam ne disparait pas, les chrétiens d'Orient vont disparaître.

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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mar 08 Juil 2014, 6:59 pm




La honte : chrétiens d’Irak et vestiges bibliques abandonnés à leur sort tragique par la communauté internationale

Pour la première fois depuis seize siècles à Mossoul, le 6 juillet 2014, la messe du dimanche n'a pas été dite. Presque tous les chrétiens de la ville ont fui. Afin de se mobiliser contre la disparition des chrétiens d'Irak, une journée est organisée à Paris et à Sarcelles, ville regroupant la plus grande communauté assyro-chaldéenne d'Europe.

La messe est dite

Publié le 8 Juillet 2014

Pour la première fois depuis seize siècles à Mossoul, le 6 juillet 2014, la messe du dimanche n'a pas été dite.

Atlantico : Aujourd'hui, mardi 8 juillet, une journée de mobilisation et d'action contre la disparition des chrétiens d'Irak est organisée à Paris et à Sarcelles, ville où se trouve l'une des plus grandes communautés assyro-chaldéennes d'Europe. A Mossoul, deuxième ville d'Irak, c'est la première fois depuis 1600 ans qu'aucune messe n'est plus célébrée le dimanche. Et pour cause, il n'y resterait plus aucun chrétien. Quel sort leur est actuellement réservé par l'Etat islamique ?

Sébastien de Courtois : Je ne sais pas s’il s’agit vraiment de la première fois qu'aucun messe n'est dite un dimanche depuis seize siècles – qui le sait vraiment ?

– mais il est certain que les temps qui s’annoncent pour les chrétiens de Mossoul, pour ce qu’il en reste du moins, vont être terriblement difficiles… Très peu d’informations filtrent et le peu qui ont été recueillies sont contradictoires, mais tous les chrétiens dont j’ai eu des nouvelles sont déjà partis. Il n’y a pas le choix. Qui accepterait de vivre sous un tel obscurantisme ? Depuis que le pseudo calife s’est auto-proclamé, on n’a aucune idée de ce qu’il se passe sur place. Quoi qu’il en soit, le nouveau calife n’a aucune légitimité et la situation des chrétiens est très périlleuse. Ce pseudo Etat – je ne sais même pas si on peut l’appeler ainsi – est composé d’environ 15 000 personnes et règne par la terreur. C’est-à-dire que tous ceux qui ne correspondent pas à leur point de vue, y compris dans l’Islam, soit des musulmans qui selon eux ne respectent pas la loi, leur loi, en font les frais.

Les chrétiens, eux, sont là par hasard et en même temps non. Ils sont la plus ancienne communauté installée en Irak. Ils sont là depuis la fondation de la Mésopotamie. Concernant les exactions dont ils pourraient être victimes aujourd’hui et demain, il y a beaucoup de rumeurs, mais nous devons nous garder de tout catastrophisme prématuré. On ne peut pas encore parler de massacre, ni d'exécutions de masse comme ce fut peut-être le cas avec les chiites, mais hélas, nous pouvons nous attendre à des dérapages, qui n'en seraient pas bien entendu. Il faut savoir que la situation des chrétiens en Irak et en Syrie n’a jamais été facile. Les massacres réguliers, notamment de 1860 à Damas et de 1933 à Simele près de Mossoul, ont marqué profondément l’histoire des chrétiens d’Irak et de Mésopotamie. Le problème qui se pose maintenant est celui de leur devenir, et surtout de leur protection. Personne ne les protège, hormis les Kurdes. Actuellement tout le monde est dans l’expectative. On ne sait pas ce qui va se passer mais on est en droit d’être très inquiet.

Pour ce qui est du gouvernement français, il n’a eu aucune réaction digne de ce nom. Nous abritons des chrétiens d’Orient depuis longtemps et nous avons même le droit de prendre leur défense, comme nous pouvons le faire avec d’autres. Mais nous sommes englués dans notre vision passéiste de la laïcité, qui nous paralyse dans notre prise de décision, dans la parole même, ce qui revient à une atteinte même à la liberté d'expression et à un déni de réalité...

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/honte-chretiens-irak-et-vestiges-bibliques-



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Ven 18 Juil 2014, 10:18 am

Irak : la fuite ou la mort pour les derniers chrétiens de Mossoul

2014-07-18 Radio Vatican

En Irak, ce vendredi, les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittaient la ville en direction de Qaraqosh, ville majoritairement chrétienne dans la plaine de Ninive, mais aussi plus à l’est, vers Erbil ou Dohuk au Kurdistan irakien.

Selon plusieurs sources sur place, les jihadistes ont ordonné aux chrétiens de Mossoul de se convertir à l’islam, de payer l’impôt islamique, ou de quitter leurs maisons sans rien prendre. Toute propriété appartient désormais à l’État islamique. Selon l’Association Fraternité en Irak, des voitures de l’État islamique avec des haut-parleurs sont passées dans les quartiers où résidaient encore quelques familles chrétiennes pour les avertir : « soit vous vous convertissez, soit vous payez l’impôt, soit vous partez. Sinon vous serez tués. »

L’État islamique a également distribué ce même message sur papier, frappé de son logo, un cercle blanc sur fond noir. Des familles ont été pillées par les djihadistes au moment où elles ont passé le check-point de sortie. Or, papiers, et même voitures ont été volés dans certains cas. Certains n’ont pu partir qu’avec leurs habits sur le dos.

Jean-Baptiste Cocagne a joint Faraj Benoît Camurat, président de l’association Fraternité en Irak :

Les maisons des chrétiens mais aussi les maisons des yézidis et des chiites de Mossoul ont été marquées avec des inscriptions disant que ces maisons appartiennent désormais à l’État Islamique. Donc, ça a été une première chose très marquante.

Hier, un représentant de l’État Islamique est passé à l’évêché syriaque catholique de Mossoul et a demandé à ce que, dans l’après-midi, les chrétiens de la ville se rassemblent afin que leur soient expliquées les règles pour vivre dans le califat islamique de Mossoul. Naturellement, les chrétiens de Mossoul n’ont pas eu tellement confiance. Ils ne se sont pas rendus à cette convocation. Et hier soir, jusque tard dans la nuit, des voitures avec des haut-parleurs ont sillonné la ville indiquant que les chrétiens avaient le choix entre trois options : La première, se convertir à l’Islam et devenir des sujets du califat. La deuxième, payer un impôt, la jizya. Et la troisième, partir ou subir l’épée.

En plus de ces haut-parleurs qui ont diffusé hier cet ultimatum, une lettre a été distribuée à certaines familles. L’ultimatum était fixé à aujourd’hui, midi.

Par conséquent, il y a eu une véritable panique. La centaine de familles chrétiennes qui se trouvaient encore à Mossoul a quitté la ville avec précipitation. Ces familles, au check-point de sortie de Mossoul, ont été rançonnées, fouillées. On a volé leurs biens et pour ceux qui avaient une voiture encore un peu près neuves, on leur a volé leur voiture.

Ces personnes arrivent à Karakosh, arrivent dans les villages de la pleine de Ninive avec pour certains, uniquement leurs vêtements sur eux et ils ne savent pas quel est leur avenir dans cet Irak. C’est une grande tragédie parce qu’il faut rappeler que Mossoul, avant 2003, comptait au moins 20.000 chrétiens. Il y a vingt ans, c’était encore une des plus grandes villes chrétiennes de tout le Proche-Orient. Ce qui vient de se passer à Mossoul est extrêmement préoccupant parce qu’il y a un enjeu humanitaire vraiment urgent.

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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 19 Juil 2014, 1:01 am

@Capucine a écrit:
Irak : la fuite ou la mort pour les derniers chrétiens de Mossoul

2014-07-18 Radio Vatican

En Irak, ce vendredi, les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul quittaient la ville en direction de Qaraqosh, ville majoritairement chrétienne dans la plaine de Ninive, mais aussi plus à l’est, vers Erbil ou Dohuk au Kurdistan irakien.

Selon plusieurs sources sur place, les jihadistes ont ordonné aux chrétiens de Mossoul de se convertir à l’islam, de payer l’impôt islamique, ou de quitter leurs maisons sans rien prendre. Toute propriété appartient désormais à l’État islamique. Selon l’Association Fraternité en Irak, des voitures de l’État islamique avec des haut-parleurs sont passées dans les quartiers où résidaient encore quelques familles chrétiennes pour les avertir : « soit vous vous convertissez, soit vous payez l’impôt, soit vous partez. Sinon vous serez tués. »

L’État islamique a également distribué ce même message sur papier, frappé de son logo, un cercle blanc sur fond noir. Des familles ont été pillées par les djihadistes au moment où elles ont passé le check-point de sortie. Or, papiers, et même voitures ont été volés dans certains cas. Certains n’ont pu partir qu’avec leurs habits sur le dos.

Jean-Baptiste Cocagne a joint Faraj Benoît Camurat, président de l’association Fraternité en Irak :

Les maisons des chrétiens mais aussi les maisons des yézidis et des chiites de Mossoul ont été marquées avec des inscriptions disant que ces maisons appartiennent désormais à l’État Islamique. Donc, ça a été une première chose très marquante.

Hier, un représentant de l’État Islamique est passé à l’évêché syriaque catholique de Mossoul et a demandé à ce que, dans l’après-midi, les chrétiens de la ville se rassemblent afin que leur soient expliquées les règles pour vivre dans le califat islamique de Mossoul. Naturellement, les chrétiens de Mossoul n’ont pas eu tellement confiance. Ils ne se sont pas rendus à cette convocation. Et hier soir, jusque tard dans la nuit, des voitures avec des haut-parleurs ont sillonné la ville indiquant que les chrétiens avaient le choix entre trois options : La première, se convertir à l’Islam et devenir des sujets du califat. La deuxième, payer un impôt, la jizya. Et la troisième, partir ou subir l’épée.

En plus de ces haut-parleurs qui ont diffusé hier cet ultimatum, une lettre a été distribuée à certaines familles. L’ultimatum était fixé à aujourd’hui, midi.

Par conséquent, il y a eu une véritable panique. La centaine de familles chrétiennes qui se trouvaient encore à Mossoul a quitté la ville avec précipitation. Ces familles, au check-point de sortie de Mossoul, ont été rançonnées, fouillées. On a volé leurs biens et pour ceux qui avaient une voiture encore un peu près neuves, on leur a volé leur voiture.

Ces personnes arrivent à Karakosh, arrivent dans les villages de la pleine de Ninive avec pour certains, uniquement leurs vêtements sur eux et ils ne savent pas quel est leur avenir dans cet Irak. C’est une grande tragédie parce qu’il faut rappeler que Mossoul, avant 2003, comptait au moins 20.000 chrétiens. Il y a vingt ans, c’était encore une des plus grandes villes chrétiennes de tout le Proche-Orient. Ce qui vient de se passer à Mossoul est extrêmement préoccupant parce qu’il y a un enjeu humanitaire vraiment urgent.


Bonjour Capucine  Wink  en apparence oui c'est la fin des chrétiens en Irak , mais peut être pour un temps car le Seigneur notre Dieu n'oublie pas toutes les prières , qui ont été faite pour ce peuple durement éprouvé continuons à prier pour ce pays , avec une totale confiance sachant que l'avenir lui appartient .
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 19 Juil 2014, 9:04 am


IRAQ - Témoignage de l’Evêque auxiliaire chaldéen de Bagdad : « il n’était jamais arrivé que des chrétiens soient chassés de leurs propres maisons »

Bagdad – « Nous sommes sans voix parce que ce qui est arrivé est véritablement choquant. Les chrétiens sont présents à Mossoul depuis des siècles et ces familles ont été arrachées à l’improviste à leur ville, à leurs maisons, à leurs vies. Nous sommes vraiment préoccupés pour l’avenir des chrétiens dans ce pays » : tel est le témoignage dramatique de l’Evêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, S.Exc. Mgr Saad Syroub, après que les dernières familles chrétiennes encore présentes à Mossoul aient dû quitter la ville . « Il n’était jamais arrivé que des chrétiens soient chassés de leurs propres maisons comme s’ils n’avaient aucun droit » poursuit l’Evêque dans un entretien accordé à la Fondation de Droit pontifical Aide à l’Eglise en Détresse, dont le texte est parvenu à l’Agence Fides. « Malheureusement, telle est la réalité aujourd’hui en Irak, en particulier à Mossoul – souligne l’Evêque. Nos pires craintes deviennent réalité et nous ne savons pas comment réagir. Cela fait trop longtemps qu’en Irak la sécurité n’existe pas et que la population, en particulier nos fidèles, est terrorisée ». Mgr Syroub fait appel à la communauté internationale afin qu’elle exerce des pressions sur le gouvernement irakien pour trouver des solutions concrètes. « Avec une plus grande stabilité interne, il n’y aura plus de place pour ces groupes de fanatiques qui prétendent gouverner notre pays. Il faut par ailleurs aider ces pauvres gens qui n’ont plus de maison et se sont vus priver de tous leurs avoirs. Il s’agit d’une véritable tragédie ».
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 19 Juil 2014, 10:33 am

Il me sembles que j'aie lit que s'il payait la dhiimma ,ils pouvaient rester .
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 20 Juil 2014, 3:22 am

@Gilles a écrit:
Il me sembles que j'aie lit que s'il payait la dhiimma  ,ils pouvaient rester .

Bonjour Gilles , tu crois vraiment que les autorités Islamiques respecteraient si les chrétiens payaient la dhiimma ?
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 20 Juil 2014, 3:53 am

@nougat-blanc a écrit:
@Gilles a écrit:
Il me sembles que j'aie lit que s'il payait la dhiimma  ,ils pouvaient rester .

Bonjour Gilles , tu crois vraiment que les autorités Islamiques respecteraient si les chrétiens payaient la dhiimma ?

je sais point ,mais j'aie lit comme info que c'est cela qu'ils demandent !J'aie aussi pût trouver aussi des info sur le web concernant cela ,..pour moi après avoir lue ce qu'il en est ,je préférais partir de ce pays et ferais tout pour partir .
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 20 Juil 2014, 10:05 pm

@Gilles a écrit:
@nougat-blanc a écrit:


Bonjour Gilles , tu crois vraiment que les autorités Islamiques respecteraient si les chrétiens payaient la dhiimma ?

je sais point ,mais j'aie lit comme info que c'est cela qu'ils demandent !J'aie aussi pût trouver aussi des info sur le web concernant cela ,..pour moi  après avoir lue ce qu'il en est ,je préférais partir de ce pays et ferais tout pour partir .
Hello Gilles , probablement que tu as raison mais ce que je sais au plus profond du cœur c'est que par la grâce , de notre Dieu une graine de foi a été semée par des missionnaires catholique courageux , et que d'ici peut être quelques années ou siècles et bien ce qui a été semé germera à la gloire du Seigneur .
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Ven 25 Juil 2014, 7:43 pm



Irak : la semaine de calvaire des chrétiens de Mossoul
HomeACTUALITEInternational
Par Georges Malbrunot, Service infographie du Figaro
Mis à jour le 23/07/2014 à 10:09
Publié le 22/07/2014 à 19:21

INFOGRAPHIE - Menacés par les djihadistes, les 3000 derniers fidèles de la ville se sont réfugiés dans la province kurde voisine.

Entre la valise et le cercueil, Yohanna n'a guère eu le choix: «J'ai tout laissé derrière moi: mes meubles, mon travail et même mes vêtements», se lamente ce chrétien de Mossoul, joint au téléphone dans le village voisin de Qosh, où il s'est réfugié avec les siens. «Nous avons eu très peur en quittant la ville samedi dernier», poursuit-il. Il est parti avec quelque 300 autres familles chrétiennes, cédant aux injonctions des djihadistes qui ont instauré un califat sur le «pays sunnite», après s'être emparés de Mossoul le 10 juin.

En une semaine, la vie des 3.000 derniers chrétiens de Mossoul a tourné au cauchemar. Et Yohanna en est d'autant plus surpris qu'au cours du premier mois sous le règne des djihadistes lui et de nombreux autres fidèles étaient plutôt rassurés. «Des chrétiens ayant fui Mossoul après la conquête djihadiste étaient même revenus», dit-il.

Mais, à partir du dimanche 13 juillet, des informations alarmistes ont commencé à circuler. Des fonctionnaires chrétiens n'ont pas été payés, et, à la mosquée, où se fait la distribution des bons d'achat de bombonnes de gaz, les chrétiens devaient soudainement attendre pour les obtenir. Mardi, deux jours plus tard, c'est la stupeur: les maisons des chrétiens sont taguées de la lettre «N», comme nassarah (chrétiens). Puis, le lendemain matin, les notables sont convoqués par les djihadistes à l'archevêché syriaque catholique pour leur expliquer de «nouvelles règles de vie». Flairant le piège, ils n'y vont pas. «C'était humiliant de s'entendre dire dans une église comment on devait vivre dans une ville où nos ancêtres habitent depuis deux mille ans», fait valoir un autre chrétien, qui préfère rester anonyme.

«L'épée entre nous et vous»

Les nouveaux maîtres de la ville sont furieux qu'on leur résiste. Le soir même, des haut-parleurs, hissés sur des véhicules circulant dans les quartiers chrétiens, expliquent ces «nouvelles règles de vie»: «Devenez musulmans et sujets du califat, ou alors payez la jyziah (l'impôt que les mécréants doivent payer aux musulmans), ce qui n'empêchera pas les hommes de devoir combattre avec nous. Sinon, partez, sans emporter quoi que ce soit. Et si vous ne respectez aucune de ces conditions, entre vous et nous, il n'y aura que l'épée.» C'est-à-dire la mort assurée.

Les chrétiens ont jusqu'à samedi midi pour quitter Mossoul. Et, pour que le message soit bien compris, le vendredi matin, une lettre est distribuée chez de nombreux chrétiens. Mais, comme personne ne bouge, le soir même, vers 19 h 30, des représentants du califat reviennent en colère à l'archevêché: «Comment osez-vous nous désobéir et ne pas venir à la réunion à laquelle on vous avait conviés?» Des djihadistes s'emparent alors de portraits d'évêques de Mossoul dans la salle du diwan, avant de les incendier. Depuis, on ignore dans quel état se trouve l'archevêché syriaque. Alertés, des voisins musulmans auraient alors tenté de s'opposer aux exactions contre l'Église, avant de se faire tancer: «Bande de mécréants! De quoi vous plaignez-vous, on veut transformer cette église en mosquée!»

Un couvent occupé

En fuyant Mossoul vendredi et samedi, de nombreux chrétiens se sont fait rançonner aux barrages, y compris des femmes qui ont été dépouillées de leurs bijoux par d'autres femmes, mais djihadistes, celles-là. «C'est bien la preuve de l'existence d'un plan de sortie des chrétiens de Mossoul», souligne Faraj Benoit Camura, de l'ONG Fraternité en Irak, qui vient en aide aux chrétiens de l'ancienne Mésopotamie. Depuis, d'autres rumeurs courent dans les camps de réfugiés de Qosh et Qaraqosh, où d'autres familles se sont repliées. Le couvent Saint-Georges, sur les hauteurs de Mossoul, aurait été occupé. La porte du couvent dominicain de l'Horloge - offerte par l'impératrice Eugénie - a été défoncée. Mais on ignore s'il y a eu des dégradations à l'intérieur.

Ce qui est sûr, en revanche, ce sont les départs forcés avant-hier de trois moines et d'autant de familles ayant trouvé refuge au couvent de Mar Behnam, non loin de Mossoul. Et à pied, sans avoir le droit de prendre leurs voitures. Comme une ultime humiliation. Et pourtant, ce calvaire n'est rien par rapport à celui que doivent endurer une poignée de chrétiens qui n'ont pas pu ou pas voulu quitter Mossoul. Ils seraient cachés chez des amis ou des voisins musulmans. «Mais vous savez, dans le drame que vit l'Irak, nous sommes encore chanceux par rapport aux Yazidis qui ont été kidnappés ou tués», soupire Yohanna. Occupé à aider les réfugiés de Qosh, le père Gabriel, qui a quitté Mossoul il y a un mois, lance un SOS: «Face à ces monstres, la présence chrétienne est en danger. Nous réclamons une force militaire internationale pour protéger les chrétiens d'Irak. Sinon, nous allons continuer de souffrir et probablement disparaître.»


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Sam 26 Juil 2014, 12:28 am

Bonjour , en lisant tous les posts à ce sujet les chrétiens d'Irak sont pour moi , des vrais témoins du Christ au prix de leur vie ils continuent encore , à faire confiance au message du Christ qu'ils soient tous bénis au centuple   
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 27 Juil 2014, 10:01 pm




Manifestation devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d'Irak

Le Monde.fr avec AFP | 27.07.2014 à 22h56• Mis à jour le 28.07.2014 à 00h31

« France, tourne ton regard vers l'Irak, un peuple se meurt sous tes yeux » : derrière cette banderole, élus, religieux et croyants, membres de la communauté assyro-chaldéenne notamment, se sont rassemblés dimanche 27 juillet devant Notre-Dame de Paris en soutien aux chrétiens d'Orient menacés par les jihadistes.

Lire notre décryptage : En Irak, moitié moins de chrétiens qu'il y a vingt ans

Ils étaient au moins plusieurs centaines - des milliers selon le Comité de soutien aux chrétiens d'Irak (CSCI) - à braver la chaleur sur le parvis écrasé de soleil, en fin d'après-midi, avant une « messe pour la paix » en Orient prévue dans la cathédrale.

DES ÉLUS DE TOUS BORDS

Parmi eux figuraient des prêtres, des parlementaires et élus d'Île-de-France (les UMP Rachida Dati, Nathalie Kociusko-Morizet, Roger Karoutchi, Claude Goasguen, le PS Philippe Kaltenbach...), le grand rabbin parisien Olivier Kaufmann et de nombreux fidèles et jeunes arborant bleu, blanc et rouge de la communauté assyro-chaldéenne, venus notamment de Sarcelles (Val-d'Oise) ou des environs.

Beaucoup portaient sur des pancartes ou des autocollants le « n » arabe signifiant « nazaréen », la lettre peinte sur les maisons des chrétiens de Mossoul depuis que les jihadistes de l'État islamique (EI) en ont pris le contrôle.

Lire notre reportage : Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable

Les chrétiens ont fui en masse la deuxième ville irakienne depuis une semaine, après un ultimatum de l'EI leur donnant quelques heures pour quitter les lieux. Seules quelques familles chrétiennes y subsisteraient, contre 35 000 personnes il y a dix ans, selon le CSCI. Dans tout le pays, les chrétiens seraient 400 000 aujourd'hui, contre 1,5 million avant la première guerre du Golfe, selon la même source.

« PERSONNE N'AGIT, PERSONNE NE BOUGE »

« Nous voulons faire entendre la voix des sans-voix, et attirer l'attention des médias et des hommes politiques français sur la situation dramatique des chrétiens d'Irak. Personne n'agit, personne ne bouge, c'est un vrai génocide », a déclaré le père Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas à Sarcelles, avant de réciter le « Notre Père » en araméen avec la foule.

Dans la foule avaient pris place aussi des fidèles de l'Église catholique de France, par « solidarité » avec leurs coreligionnaires d'Orient. « Les chrétiens font entendre leur voix, mais elle n'est pas relayée, ensuite, dans les médias, de manière scandaleuse », a estimé Jérôme, 50 ans, portant un haut drapeau « Save » représentant le poisson - signe des premiers chrétiens - et le « n » arabe.





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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 27 Juil 2014, 10:13 pm

Bonjour RAMOSI , Dans ton post tu dis quelque chose de bien vrai " Personne n'agit , personne ne bouge  " mais concrètement que faut t-il faire les chrétiens manifestent leur soutient avec les chrétiens d'Irak , ok ils ont raisons d'un autre côté les musulmans à nouveau vont crier à l'offense , et les Israéliens de même qu'aurait fait JESUS dans cette même situation  ?
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Lun 28 Juil 2014, 7:36 am


AFP 28-07-2014 - 17:16
Paris prêt à l'accueil de chrétiens d'Orient menacés en Irak

Tandis que des voix s'élevaient pour le pousser à intervenir, le gouvernement s'est dit prêt lundi à favoriser l'accueil en France des chrétiens d'Irak, cibles de la part des jihadistes d'exactions qui ont suscité une vive émotion.

Les ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur ont dit leur détermination à venir "en aide aux déplacés qui fuient les menaces de l'Etat islamique (EI) et se sont réfugiés au Kurdistan".

"Nous sommes prêts, s'ils le souhaitent, à en favoriser l'accueil sur notre sol au titre de l'asile", ont indiqué Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve dans un communiqué commun.

Les chrétiens de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, tombée le 10 juin aux mains des jihadistes de l'EI, ont commencé depuis dix jours à fuir en masse après un ultimatum leur donnant quelques heures pour quitter les lieux. Cette fuite massive vide la cité d'une population qui y est présente depuis des siècles. Les chrétiens étaient 1,5 million en Irak avant la première guerre du Golfe ; ils ne sont plus que 400.000 aujourd'hui, selon leurs soutiens en France.

Dans la classe politique, à droite, mais aussi parmi les autorités religieuses, les fidèles et les défenseurs des droits de l'homme, la mobilisation a grandi ces derniers jours pour presser les autorités d'agir en faveur des chrétiens d'Irak.

Des sénateurs et députés ont signé une lettre ouverte demandant au président François Hollande de saisir la Cour pénale internationale sur les exactions visant les minorités irakiennes.

En outre, des manifestations ont réuni plusieurs centaines de personnes - des milliers selon les organisateurs - ce week-end à Paris et Lyon. En particulier sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, où les manifestants ont critiqué le "silence" des autorités et de la presse face au "massacre des chrétiens d'Orient", en plein conflit israélo-palestinien, jugé beaucoup plus médiatisé. Leurs pancartes étaient frappées de la lettre "noûn" ("n" en arabe), peinte sur les maisons des chrétiens de Mossoul par les jihadistes pour y désigner la présence de "Nazaréens".

- Aide humanitaire -

Au lendemain de ce rassemblement dont il était l'organisateur, le Comité de soutien aux chrétiens d'Irak (CSCI France) a accueilli avec soulagement l'offre d'asile faite par les deux ministres.

"Nous saluons cette annonce qui met un terme au silence et à l'immobilisme du gouvernement français par une proposition concrète et courageuse qui montre que la France tient son rôle protecteur historique", a déclaré à l'AFP Antoni Yalap, coordinateur du CSCI France.

"Cela ne peut être qu'une solution provisoire, qui ne concernera que ceux qui sont déjà sur le chemin de l'exil", a toutefois nuancé ce responsable associatif. "On ne veut pas que l'Irak soit vidé de ses populations chrétiennes et faire ainsi le jeu des jihadistes, qui cherchent l'épuration ethnique et religieuse", a-t-il prévenu.

Même son de cloche chez Sabri Anar, curé de la paroisse chaldéenne Saint-Thomas-Apôtre de Sarcelles (Val-d'Oise), une ville où vivent environ 8.000 des quelque 20.000 membres de la communauté assyro-chaldéenne (turque, syrienne, irakienne...) de France. "Les chrétiens d'Irak sont attachés à leur terre, à leur patrie. Ce sont eux qui ont fait l'histoire de ce pays. Il ne veulent pas être arrachés à leur terre", souligne le Père Anar, qui a toutefois salué "un geste humanitaire important".

Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve ont promis que "la France continuera de mobiliser la communauté internationale pour que soit assurée la protection" des minorités d'Irak, "qui est une condition de la stabilité de la région".

Ils ont aussi indiqué avoir "débloqué une aide humanitaire exceptionnelle" pour "porter assistance" à ces populations. Des organisations non gouvernementales interviennent, comme l'association Portes ouvertes, qui dit soutenir 3.000 familles chrétiennes. Quant à l'Eglise catholique de France, elle a dépêché lundi trois émissaires de haut rang, un cardinal (Mgr Philippe Barbarin), un évêque (Mgr Michel Dubost) et un prélat (Mgr Pascal Gollnisch) pour une visite de trois jours en Irak.
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Lun 28 Juil 2014, 6:49 pm




@nougat-blanc a écrit:
Bonjour RAMOSI , Dans ton post tu dis quelque chose de bien vrai " Personne n'agit , personne ne bouge  " mais concrètement que faut t-il faire les chrétiens manifestent leur soutient avec les chrétiens d'Irak , ok ils ont raisons d'un autre côté les musulmans à nouveau vont crier à l'offense , et les Israéliens de même qu'aurait fait JESUS dans cette même situation  ?



Ce sont les Martyrs des derniers Temps, nougat-blanc,

Notre rôle à nous, est de dénoncer ces crimes contre des Chrétiens menacés,

Agir concrétement autant qu'il est possible (il existe des associations),

Ainsi que dénoncer les Persécutions de toutes les minorités à travers la Planète !


Au final DIEU jugera comme il se doit ceux qui sont responsables de cela, ou pratiquent de tels actes !


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Lun 28 Juil 2014, 10:55 pm

Ramoisi a écrit:



Ce sont les Martyrs des derniers Temps, nougat-blanc,

Notre rôle à nous, est de dénoncer ces crimes contre des Chrétiens menacés,

Donc si je comprends bien , tous les chrétiens qui meurent pour leurs foi chrétienne s'appellerons les martyrs des derniers temps .
Et moi qui pensais que les martyrs étaient aux temps des apôtres  Embarassed 
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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mar 29 Juil 2014, 5:56 pm




@nougat-blanc a écrit:
Ramoisi a écrit:



Ce sont les Martyrs des derniers Temps, nougat-blanc,

Notre rôle à nous, est de dénoncer ces crimes contre des Chrétiens menacés,

Donc si je comprends bien , tous les chrétiens qui meurent pour leurs foi chrétienne s'appellerons les martyrs des derniers temps .
Et moi qui pensais que les martyrs étaient aux temps des apôtres  Embarassed 



Des Martyrs, ceux qui meurent à cause de leur Foi,

Il y en a eu à toutes les époques, nougat-blanc,

Mais depuis quelque temps, et avec notamment l'émergence du Jihadisme Islamique,

Ca s'accélère !




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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mar 29 Juil 2014, 5:58 pm




Les jihadistes irakiens cherchent à "éradiquer" les minorités

Les jihadistes "semblent vouloir éradiquer toute trace des groupes minoritaires" s'alarme Human Right Watch (HRW).

Les jihadistes qui contrôlent des pans entiers du Nord et de l'Ouest de l'Irak "semblent vouloir éradiquer toute trace des groupes minoritaires" dans la région de Mossoul, s'est alarmé samedi Human Right Watch (HRW).

Le communiqué de l'ONG basée à New York a été publié alors que des milliers de chrétiens fuyaient la ville de Mossoul pour échapper à l'ultimatum que leur a adressé l'État islamique (EI), qui contrôle la ville depuis le mois dernier. A la faveur de leur offensive fulgurante, les insurgés emmenés par les jihadistes de l'EI se sont emparés de pans entiers du territoire dans le Nord, le Centre et l'Ouest de l'Irak.

Un ultimatum lancé aux chrétiens

Ils ont récemment commencé à marquer les maisons appartenant aux chrétiens et ont lancé un ultimatum, enjoignant ces derniers à se convertir, de payer une taxe islamique spéciale ou de quitter la ville avant samedi midi, sans quoi ils seraient exécutés.

L'EI "devrait cesser immédiatement sa campagne vicieuse contre les minorités de Mossoul et de ses environs", a affirmé la directrice pour le Proche-Orient d'Human Right Watch Sarah Leah Whitson, estimant que l'EI "semble vouloir éradiquer toute trace des groupes minoritaires dans les zones qu'il contrôle en Irak".

Arrêter la persécution des minorités

"Les dirigeants et les combattants (de l'EI) ont beau justifier ces actes abominables par la dévotion religieuse, c'est le règne de la terreur", a-t-elle ajouté. D'autres minorités - Yazidis, Turcs et chiites Chabak - de la même province, Ninive, ont été plus encore que les chrétiens victimes de crimes, selon HRW.

L'ONG a appelé les autorités sunnites hors EI et les groupes armés à "pousser les jihadistes à arrêter le ciblage et la persécution des minorités religieuses".




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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Mer 30 Juil 2014, 6:29 pm




Irak : les chrétiens en danger de mort. M.Hollande, vous devez vous emparer du problème


Publié le 30-07-2014 à 19h35 - Modifié à 20h05

Par Christiane Gothié
citoyenne

LE PLUS. Ce lundi, la France s'est dit prête à favoriser l'accueil des chrétiens d'Irak qui sont, chaque jour, victimes de persécutions de la part des djihadistes. Pour notre contributrice, Christiane Gothié, cette proposition n'est pas la hauteur du calvaire qu'est en train de vivre cette population. Voici son appel.

Édité par Mathilde Fenestraz

La France s'est dit prête à donner l'asile aux chrétiens d'Irak persécutés. (Uncredited/AP/SIPA)

Cette lettre est actuellement placardée sur les maisons des chrétiens d'Irak. "Ù" est la 25e lettre de l'alphabet arabe, qui correspond à un "n". Il s'agit de la première lettre du mot Nasrani (Nazaréen), un terme péjoratif, en arabe, pour désigner les chrétiens.

Le "choix" : se convertir ou être éxécuté

Actuellement la plupart des chrétiens d'Irak ont été contraints à fuir leur pays : leurs maisons ont été marquées d'un sigle, comme au temps d'Hitler les maisons juives marquées de l'étoile jaune.

Ces chrétiens ont été mis devant un choix : ou ils se convertissent à l'islam ou il sont exécutés.

Leurs biens sont systématiquement confisqués, c'est intolérable. Et personne n'en parle, les médias sont muets, les officiels aussi. Il s'agit ni plus ni moins que d'un retour au Moyen âge.

L'ONU doit s'emparer du problème

Monsieur le président, Monsieur le ministre des Affaires étrangères, agissez auprès des divers gouvernements des pays arabes afin qu'ils condamnent cet état de fait, actuellement leur silence (et le nôtre) semble cautionner ces agissements. Il faut que l'ONU s'empare du problème, les djihadistes doivent comprendre que leur attitude n'est pas acceptée par la communauté internationale.

Chrétiens ou non, nous tous, gens de bonne volonté, nous devons réagir à cette violation des droits de l'homme.

Accueillir les émigrés, c’est bien mais ce n’est pas la bonne réponse : ils doivent pouvoir rentrer vivre dans leur pays en toute sécurité.

Une pétition est en cours qui a déjà mobilisé plus de 500 signatures, nous atteindrons bientôt le millier et d’autres pétitions circulent sur le même thème.


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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Jeu 31 Juil 2014, 6:58 pm




Chrétiens d’Irak : les califoutraques islamiques en bonne voie de mettre un point final à 2000 ans d’histoire

Depuis que l'EIIL a instauré l'Ordre islamique en Irak, dont l'essence date de plus de dix siècles, tout ce qui s'en écarte est perçu comme une dissidence politique... Et donne lieu à de sévères persécutions. En conséquence, les communautés chrétiennes qui y vivaient avant même les invasions arabes doivent faire leurs bagages : nous assistons bien à la fin de 2000 ans d'histoire des chrétiens en Irak.

Prise de conscience

Publié le 26 Juillet 2014

En Irak, les communautés chrétiennes sont poussées à l'exil Crédit REUTERS/Stringer

Atlantico : Peu après l'instauration de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, les autorités ont confrontés les chrétiens à un ultimatum : S'ils ne se convertissent pas à l'Islam, ils seront tués pour apostasie ou devront quitter le territoire. Une seule possibilité leur est offerte de rester tout en pratiquant leur religion, celle de payer une taxe. Au regard des persécutions que vit la communauté chrétienne aujourd'hui en Irak, comment peut-on qualifier la situation ? Jusqu'où celle-ci peut-elle aller ?

Alexandre Del Valle : Il ne s’agit pas vraiment d’une "purification ethnique", terme utilisé dans nombre de médias, mais d’une persécution religieuse de masse. La vision des jihadistes salafistes qui mettent en œuvre le califat est très claire : revenir à ce qui était pratiqué à l’époque du califat arabe et ottoman et à la Tradition islamique orthodoxe jamais réformée depuis le Xème siècle. D’après cet islam sunnite ultra-rigoriste, le "chrétien" ne peut être "toléré" que s’il se soumet et paie un tribut en renonçant à tout prosélytisme et en acceptant d’être exclu des ports décisionnaires puis de subir un régime inégalitaire. Dans la sourate IX ; 29 du Coran, qui régit le statut des Dhimmis (les chrétiens et / ou les juifs "protégés" en vertu d’une soumission et d’un impôt discriminatoire), il est clairement stipulé ces Dhimmis juifs ou chrétiens (Ahl al-Dhimma, tolérées et non pleinement acceptées), soumises à l’ordre islamique, doivent payer leur "erreur" (qui est de na pas embrasser la "vraie foi") en étant humiliés : la sourate mentionnée plus haut parle en effet de "sagiroun". Pourquoi cette soumission assortie d’humiliation ? Tout simplement parce qu’il ne doit pas être agréable d’être dans "l’infidélité", cela doit être pénible et suffisamment inconfortable pour que le Dhimmi en vienne à préférer devenir musulman "de son leur plein gré" pour échapper aux discriminations…

Rappelons que d’après la Charià et le célèbre "Pacte de Omar", texte légal auquel se réfère le Calife irakien (Al-Bagdhadi) lorsqu’il menace les chrétiens qui refusent de se soumettre ou de se faire musulman, le chrétien "protégé" (dhimmi) qui se soumet à l’ordre chariatique, ne peut jamais faire étalage de ses convictions religieuses, notamment le fait que Dieu ait un fils et le dogme de la Trinité (paganisme pour l’islam), ceci sous peine de mort…. Le simple fait de dire à Pâques que le "Christ est ressuscité" peut lui valoir de sérieux problèmes… Ce qui arrive souvent en terre d’islam depuis des siècles hélas.

Quand on dit que le Coran est un texte "tolérant" au sens donnée à ce mot aujourd’hui, sous prétexte que le Coran et la Charià prévoient un statut spécifique pour les non-musulmans juifs ou chrétiens (les Païens ou Polythéistes ou même les Athées n’ont quant à eux le choix qu’entre la conversion ou la mort), il convient de rappeler ces éléments et se garder de tout anachronisme romantisant. Il suffit de parler avec n’importe quel chrétien vivant en pays musulman et de lire les chroniques des chrétiens et juifs d’Orient depuis la conquête arabo-musulmane pour se rendre compte qu’être chrétien ou juif en terre d’islam n’a jamais été confortable

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/chretiens-irak-califoutraques-islamiques-en-bonne-voie-mettre-point-final-2000-ans-histoire-alexandre-del-valle-1678638.html#8hIK5pVJxHM6yiJ6.99



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Ven 01 Aoû 2014, 6:58 pm




Persécutés, les chrétiens d'Irak témoignent

Alors que la France va saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, demandant la condamnation des crimes commis par l'Etat islamique en Irak et au Levant (EILL), plusieurs médias recueillent les témoignages de chrétiens.

Mis à jour le 01/08/2014 | 21:13 , publié le 01/08/2014 | 20:50

La France va saisir le Conseil de sécurité de l'ONU. Elle entend obtenir une condamnation des crimes commis par l'Etat islamique en Irak (EIIL), notamment à l'encontre des minorités religieuses, ont indiqué le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué publié vendredi 1er août.

Face à la dégradation de la situation dans le pays, la France a affirmé, fin juillet, être prête à accorder l'asile aux chrétiens d'Orient. Car dans la région, et plus particulièrement dans la région de Mossoul, tombée aux mains des insurgés islamistes et, depuis, régie par la charia (la loi islamique), les Chaldéens, de confession catholique, sont persécutés. Les consulats français à Bagdad et Erbil ont également reçu pour instruction d'accueillir et de protéger les déplacés "si l'urgence le justifiait". Ces derniers jours, des témoignages font état de la situation sur place.

"Tous les gens que je connais ont quitté Mossoul"

Parmi les quelques familles interrogées par l'AFP, toutes déclarent être parties dès le début de l'offensive des jihadistes dans cette ville qui, selon le patriarche chaldéen Louis Sako, comptait 35 000 chrétiens avant le début de l'offensive. "Tous les gens que je connais ont quitté Mossoul (...) Je pense qu'il y a seulement cinq familles qui sont restées dans toute la ville", explique un père de famille qui témoigne le visage dissimulé. Face à ces menaces de mort, les chrétiens de Mossoul n'ont guère d'autre choix que de fuir la ville, expliquait-on dans cet article.

"Nous avons fui dès le début du conflit", dit un autre, effrayé, raconte-t-il, par l'approche des combats. Cet exode des familles chrétiennes de Mossoul les mènent plus à l'est ou au sud, dans le Kurdistan irakien, à Arbil (à plus de 90 km de là) ou Kirkouk (à 180 km, au sud). "Nous avons reçu près de 300 familles, explique D. Meti, prêtre à l'église d'Um Al-Nour, à Erbil, cité par l'AFP. Elles sont hébergées dans le hall de l'église et dans les maisons de leur parents et amis."

"Nos voisins musulmans étaient nos amis"

"Avant, nous vivions en paix, nos voisins musulmans étaient nos amis", déplore Bassam, rencontré à Istanbul (Turquie) par RTL. Des voisins qui, dit-il, l'ont dénoncé aux jihadistes. Dans La Croix, une mère de famille raconte quant à elle avoir été secourue avec sa famille par son voisin musulman qui "nous a pris en voiture pour passer les check-points sans encombre."

Mais le témoignage de Namrod nuance : les jihadistes de l'EILL, qui comptent en leur rang des Pakistanais ou encore des Saoudiens, recrutent, "pour savoir qui est chrétien dans une ville qu’ils ne connaissent pas, des indics parmi la population." Les maisons où vivent des chrétiens sont ainsi marquées d'un "n", pour "Nazaréen", terme utilisé dans le Coran pour désigner les chrétiens.

"Tout ce que je possédais, l'EIIL l'a pris"


Maison, voiture, argent... "Tout ce que je possédais, l'Etat islamique l'a pris, déplore Bassam, cité par RTL. Ils détruisent tout ce qui est chrétien, même les cimetières." Tous les témoignages rapportent l'appropriation systématique des biens des Chaldéens. "Après nous avoir dépouillés de tout, ils m’ont réclamé ma bague de mariage, raconte Atimat, mère de famille citée par La Croix. Pas moyen de la retirer ! L’un d’eux est alors revenu avec une hache, j’ai juste eu le temps de m’en débarrasser avec de la salive… "

Namrod, interviewé par le quotidien, confirme : au téléphone, "mon collège de bureau m’a froidement annoncé que notre maison était désormais la propriété de l’islam et qu’il me fallait débourser 100 000 dollars pour espérer la récupérer !"



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 03 Aoû 2014, 3:00 am




Irak : les chrétiens de Mossoul "ont été dépouillés", témoigne l'archevêque de Lyon

INVITÉ RTL - Une délégation française, menée par le cardinal archevêque Philippe Barbarin, s'est rendue en Irak pour alerter l'opinion internationale sur les persécutions dont est victime la population chrétienne.

PAR PHILIPPE CORBÉ PUBLIÉ LE 29/07/2014 À 09:37

De nombreux chrétiens d'Irak ont fui l'invasion islamiste au Kurdistan. Beaucoup sont originaires de Mossoul, pris par l'État islamique en Irak et au Levant, devenu État islamique (EI) lorsqu'il y a instauré un califat. "Ils ont été expulsés dans la violence et ont été dépouillés de tout ce qu'ils avaient pu emporter", raconte l'archevêque de Lyon, Philippe Barbarin.

Une délégation française s'est rendue au Kurdistan et en Irak pour les soutenir. "Ça nous rappelle les moments sombres de l'histoire. Porter la marque de sa religion sur son corps, sur ses vêtements et sur sa maison, c'est très violent", témoigne Philippe Barbarin, qui mène la délégation.

La France a promis d'accueillir les réfugiés chrétiens, descendants des premiers chrétiens d'Orient installés en Irak depuis plus de deux mille ans. "C'est un beau geste, il est apprécié", dit l'archevêque, mais il rappelle que le pape François encourage à les soutenir pour qu'ils restent chez eux, car "que devient un pays si on en chasse toutes les minorités ?"



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MessageSujet: Re: La fin des Chrétiens d'Irak   Dim 03 Aoû 2014, 8:22 pm




Irak : "Ils détruisent tout ce qui est chrétien", dit un réfugié

DOCUMENT RTL - Bassam, un chrétien ayant fui la ville de Mossoul en Irak, a raconté son calvaire, après avoir été persécuté par les extrémistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL).

Crédit : SAFIN HAMED / AFP
Les chrétiens d'Irak et du Levant sont forcés à quitter leurs villes, sous menaces de la peine capitale ou d'une taxe spéciale
parRaphaël Bosse-Platièrepublié le 01/08/2014 à 11:35


Le calvaire des chrétiens d'Irak, persécutés par les djihadistes, continue. RTL a pu rencontrer un membre de cette communauté, qui livre un témoignage terrifiant.

Bassam, qui a toujours vécu à Mossoul (deuxième ville du pays), vient d'être chassé par les ultra-radicaux de l'État islamique et s'est réfugié en Turquie.


Tout ce que je possédais, l'État islamique l'a pris
Bassam 
"Ils sont venus chez moi et m'ont dit : 'Tu vois ta femme, on revient avec un couteau, on lui ouvre le ventre, et on tue le bébé'. Alors j'ai pris ma famille et je suis parti tout de suite", raconte cet homme, qui vivait avec sa femme enceinte, ses deux enfants en bas âge et ses parents.

"Tout ce que je possédais, l'État islamique l'a pris, déplore Bassam. Ils détruisent tout ce qui est chrétien, même les cimetières".



http://www.rtl.fr/actu/international/irak-ils-detruisent-tout-ce-qui-est-chretien-dit-un-refugie-7773538434




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La fin des Chrétiens d'Irak

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