*** Forum Religions ***
Bonjour et bienvenue sur le forum.


Vous êtes invité à visiter et à vous inscrire sur ce site de dialogues.

L'inscription ne prend que quelques secondes afin que vous puissiez profiter pleinement des fonctions de ce forum religions.

*** Une fois votre inscription terminé, merci de cliquer sur le lien dans votre boite e-mail. ***


Pour le staff,

Nicodème.

Ps : si vous avez oublié votre mot de passe, cliquer sur " mot de passe oublié " puis aller dans votre boite e-mail Smile

*** Forum Religions ***

- - - Dialogues inter-religieux- - -www.forum-religions.com - - -
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Bible  Coran  D I C O  LIBRAIRIE  ConnexionConnexion  BLOG  Contribution  
...BIENVENUE SUR LE FORUM, les membres du staff sont à votre disposition pour rendre votre visite sur ce site plus agréable...
Règlement du forum à prendre en compte, vous le trouverez dans la section " vie du forum ".
"Pour participer au forum, merci d'aller vous présenter dans la section ci-dessous"
 | 
 

 Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Dim 18 Mai 2014, 5:44 am

AFP 18-05-2014 - 18:18
Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux



Le pape François veut relancer le dialogue inter-religieux et la réconciliation entre Églises d'Orient, lors de son premier voyage en Terre Sainte son premier voyage en Terre Sainte, pour tenter de désactiver les mèches d'un conflit régional multiforme qui ne cesse de dégénérer.

Sur fond de guerre atroce en Syrie, d'impasse du processus de paix palestino-israélien et de poussée islamiste au Moyen-Orient, c'est un dédale d'intérêts divergents que Jorge Bergoglio, populaire dans les communautés musulmane, juive et chrétienne, parcourra à Amman, Bethléem, Jérusalem, du 24 au 26 mai. Annoncé par le Vatican comme "pèlerinage", ce voyage sera forcément aussi politique.

Pas moins de 14 discours, deux bains de foule à Bethléem et Amman... Le pape multipliera les cérémonies dans des lieux chargés de symbole: Jourdain, où selon la tradition, le Christ fut baptisé; basilique de la Nativité à Bethléem; Saint-Sépulcre; Esplanade des mosquées; Mur des Lamentations; Mémorial du Yad Vashem et enfin Cénacle à Jérusalem. Il rencontrera des réfugiés palestiniens et syriens. Beaucoup attendent des gestes novateurs de ce pape qui sait surprendre.

C'est rejoint par un rabbin et un professeur musulman, Abraham Skorka et Omar Abboud, vieux amis de Buenos Aires, que le pape argentin se rendra dans le berceau du christianisme: le dialogue inter-religieux, selon ce pape, peut rapprocher les camps politiques irréconciliables et démontrer que la religion n'est pas un facteur de haine.

L'unité entre chrétiens d'Orient (catholiques et orthodoxes), affaiblis par leurs divisions jusqu'en Ukraine, est l'autre point fort de ce quatrième voyage d'un pape en Terre Sainte: François a choisi le 50e anniversaire de l'accolade à Jérusalem de Paul VI et du patriarche de Constantinople, Athenagoras. François y retrouvera son successeur, Bartholomée, "primus inter pares" parmi les patriarches orthodoxes. Ils se verront à quatre reprises.

"François traversera les frontières, rendant visite à trois réalités politiques. Il s'adressera à tous pour qu'ils ouvrent leur imaginaire dans une région marquée par les refus mutuels", analyse pour l'AFP le jésuite David Neuhaus.

- "Geste politique" -

"Ce sera difficile de rester aimé par tous" quand il "dira certaines vérités", prédit ce responsable de la petite communauté catholique hébraïque d'Israël. D'autant que François a tranché pour un voyage court, faisant l'impasse sur les chrétiens arabes de Galilée.

"Le geste politique de ce pape, c'est de venir en pèlerin" sur un lieu fondateur des monothéismes, non seulement en chef catholique ou en leader politique qu'il n'est pas, analyse Mgr Pascal Gollnisch, directeur-général de l'Oeuvre d'Orient.

L'étape d'Amman sera la plus simple. Le Royaume hachémite défend la présence minoritaire chrétienne au Proche-Orient. Il verra le roi, dira une messe au stade et rencontrera 600 handicapés et réfugiés, beaucoup venus de Syrie. Moment d'évoquer la fuite des chrétiens d'Orient, et prier pour la réconciliation en Syrie, ainsi que pour le Liban et l'Irak fragilisés.

A Bethléem, après avoir été reçu par Mahmoud Abbas, une voiture découverte le mènera sur la place de la Mangeoire pour la plus grande messe de son voyage. Il priera à la Grotte de la Nativité, entre un sobre déjeuner avec des familles pauvres et une étape au camp de réfugiés palestiniens de Dheisheh, marques de son attention aux souffrances palestiniennes.

Dès le soir, à Jérusalem, il retrouvera les patriarches catholiques et orthodoxes à la basilique du Saint-Sépulcre, qui abrite selon la tradition le tombeau du Christ, pour une prière commune sans précédent dans ce lieu.

La dernière journée, sans bains de foule, sera la plus délicate. Il se rendra sur l'Esplanade des mosquées, visitant le Dôme du Rocher et le Grand Conseil des musulmans.

Dans la foulée, il ira au Mur des lamentations où il déposera comme ses deux prédécesseurs un message. Au cimetière national du Mont Herzl (du nom du fondateur du sionisme Theodor Herzl) -une première inédite pour un pape--, il déposera une couronne de fleurs. Suivra un temps de recueillement au mémorial de l'Holocauste, le Yad Vashem.

Le pape aura de brèves entrevues avec le président Shimon Peres et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au moment où les laborieuses négociations entre le Saint-Siège et Israël pour parvenir à un accord sur le régime fiscal et immobilier des biens des congrégations catholiques semblent avoir avancé.

Une messe au Cénacle, lieu du dernier repas du Christ, conclura le voyage, sur un site qui abrite aussi la Tombe du Roi David. Étape sensible qui risque de susciter la colère de jeunes juifs religieux nationalistes qui ont perpétré récemment des actes de vandalisme anti-chrétiens.

Autre difficulté: la présence annoncée à Jérusalem du patriarche maronite libanais Bechara Raï --qui ne fera pas partie de la délégation papale-- a suscité le mécontentement du mouvement chiite Hezbollah. Israël est encore officiellement en guerre avec le Liban.

Tout comme l'été dernier à Rio, le pape n'aura pas de papa-mobile blindée. Il évitera aussi les cérémonies protocolaires. "Partout, a confié Mgr Gollnisch, il a voulu des repas sobres, demandé à être reçu dans la pauvreté, à n'être pas servi à table, et à éviter toutes les mondanités".
Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Mar 20 Mai 2014, 10:06 am

AFP 20-05-2014 - 21:31
Les chrétiens de Terre sainte appellent à l'aide le pape François

L'église d'Iqrit se dresse, solitaire, sur une colline de Haute Galilée, dans le nord d'Israël, à un jet de pierre du Liban.

C'est le seul vestige, avec le vieux cimetière, de ce village vidé de ses 450 habitants puis détruit à la dynamite par l'armée israélienne la veille de Noël 1951.

En août 2012, des dizaines de jeunes originaires d'Iqrit ont décidé de revenir s'y installer, ressuscitant le village. Etudiants, profs, artistes, ils y vivent à la dure, en communauté, dans des préfabriqués attenants à l'église.

Au pied de l'église, un écriteau noir, dans un anglais maladroit: "Ici c'est Iqrit. Des ancêtres ont semé cette terre il y a longtemps et pour mes fils à venir".

Le petit clocher blanc incarne la mémoire et la résistance des chrétiens de la Palestine historique qui en appellent à l'aide du pape François, attendu en pèlerinage en Terre sainte.

Dans une lettre, les habitants d'Iqrit, et ceux du village catholique voisin de Kafr Biram, l'implorent "d'intensifier (ses) efforts sacrés pour faire pression sur le gouvernement d'Israël afin de mettre fin aux injustices qu'il a infligées à notre communauté".

"Nous espérons que votre prochaine visite en Palestine et en Israël tendra à servir ce dessein", plaident ces descendants de la minorité de Palestiniens restée sur place lors de la "Nakba" (catastrophe) que représente pour eux la création d'Israël.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, lui-même un réfugié de Galilée, dans un message de bienvenue au pape diffusé mardi soir, a affirmé que son peuple "musulmans, comme chrétiens, n'oublierait jamais le soutien du Vatican à ses droits depuis la Nakba en 1948".

"A l'occasion de la visite du pape François dans notre pays, la Palestine, je suis heureux de l'accueillir en Terre sainte, où il sera reçu par le peuple palestinien, ici à Bethléem et Jérusalem, avec tous les égards dus à son rang et et son message d'amour et de paix", a ajouté M. Abbas.

- 'Message d'espoir'-

Les Arabes chrétiens de Galilée, détenteurs de la nationalité israélienne, confessent néanmoins leur déconvenue car, contrairement à ses prédécesseurs, François ne viendra pas à leur rencontre pendant son pèlerinage éclair.

"Il y a une grande déception en Galilée, le lieu de prédication de JESUS et de ses disciples", confie un responsable catholique du nord d'Israël.

Les villageois d'Iqrit veulent néanmoins remettre leur lettre en main propre au pape lors de son étape dimanche à Bethléem, en Cisjordanie occupée.

"L'Etat d'Israël nous traite comme des citoyens de seconde zone parce que nous ne sommes pas juifs. C'est la principale raison pour laquelle on nous dénie le droit au retour cependant que nos terres sont exploitées par les colonies juives. Mais avec la force que nous tirons de notre foi, nous refusons de devenir une communauté oubliée", écrivent-ils.

Empêchés depuis plus de 60 ans par les autorités israéliennes de revenir chez eux, malgré une décision de la Cour suprême en leur faveur, ils avaient déjà interpellé Jean Paul II et Benoît XVI, respectivement en 2000 et 2009. En vain.

"Il nous est interdit de reconstruire et de planter des arbres. Mais on va rester ici. On n'a pas oublié depuis 1948, ni notre terre, ni notre maison, ni notre église", assure Georges Sbeit, 54 ans, dont les parents furent expulsés d'Iqrit.

"Les jeunes ne vont pas partir. La troisième génération (depuis 1948, NDLR) est plus forte, mieux éduquée. Avant les gens avaient peur. Aujourd'hui les jeunes n'ont plus peur", ajoute cet ancien maître de karaté.

"Je ne laisserai jamais quiconque me chasser", jure Walaa Sbeit, le neveu de Georges, un musicien. "Nous avons le droit d'être là. Notre génération fait revivre cette terre".

Toutefois, dans sa lettre au pape, la communauté d'Iqrit s'alarme de l'émigration, causée selon elle par la politique de discrimination israélienne qui "a conduit des milliers de nos frères et s?urs en exil".

Selon un sondage réalisé en avril par le sociologue Bernard Sabella, 62% des chrétiens palestiniens de Jérusalem souhaitent émigrer. D'abord en raison du manque d'emploi puis de l'impasse politique et des difficultés économiques.

De l'autre côté de la barrière de séparation israélienne, en Cisjordanie aussi, "les chrétiens attendent du pape un message d'espoir", témoigne le père Jamal Khader, directeur du séminaire de Beit Jala, un bastion du christianisme palestinien, près de Bethléem.

Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Sam 24 Mai 2014, 8:15 am

Le pape plaide pour une « solution pacifique » en Syrie
Le Monde.fr avec AFP | 24.05.2014 à 16h55
 


A son arrivée à Amman, en Jordanie, première étape d'un voyage de trois jours au Proche-Orient, placé sous le signe du dialogue interconfessionnel, le pape François a exhorté samedi 24 mai à rechercher une « solution pacifique » à la crise en Syrie et à une « solution juste » au conflit israélo-palestinien.

Le souverain pontife, attendu ensuite à Bethléem puis Jérusalem, a également insisté sur la légitimité dans la région de la présence des chrétiens, « citoyens à part entière au Proche-Orient ».

Souriant à sa descente d'avion à la mi-journée, il a été accueilli par le prince Ghazi ben Mohamed, un conseiller du roi Abdallah II pour les affaires religieuses. Deux enfants portant l'habit traditionnel jordanien lui ont remis des bouquets d'iris, fleur nationale du royaume.

Il est ensuite monté dans une petite voiture blanche pour rejoindre le palais royal, où l'attendait le souverain jordanien, qu'il a déjà reçu deux fois au Vatican et qui accueillait son troisième voyage papal.

« UNE SOLUTION PACIFIQUE À LA CRISE EN SYRIE »

« J'encourage les autorités du royaume jordanien à persévérer dans leurs efforts pour rechercher une paix durable dans toute la région. Ce grand objectif nécessite d'urgence que soit trouvée une solution pacifique à la crise en Syrie, ainsi qu'une solution juste au conflit palestino-israélien », a-t-il affirmé dans une brève allocution.

Il a également prôné le respect de la liberté religieuse dans la région, en allusion à l'inquiétude du Vatican face à l'exode des chrétiens d'Orient, dont deux millions ont quitté le Moyen-Orient ces dix dernières années, selon le centre catholique jordanien.

François a ensuite gagné en Jeep découverte le stade d'Amman, où des dizaines de milliers de personnes étaient massées depuis des heures, pour une messe à 16 heures (13 heures GMT), avant de rencontrer sur les bords du Jourdain des réfugiés syriens chassés par la guerre. Des réfugiés chrétiens syriens, palestiniens et irakiens devaient participer à la messe, durant laquelle 1 400 enfants feront leur première communion.

Ce pèlerinage de 55 heures dans le berceau du christianisme, où il sera le quatrième pape à se rendre après Paul VI en 1964, Jean Paul II en 2000 et Benoît XVI en 2009, « sera un voyage strictement religieux », a assuré François. Le secrétaire d'Etat du Vatican Pietro Parolin a admis qu'il serait aussi forcément « politique », sur fond de guerre atroce en Syrie, d'impasse du processus de paix israélo-palestinien et de montée des intolérances religieuses dans la région.
Revenir en haut Aller en bas
Nicodème
FONDATEUR
FONDATEUR
avatar

Date d'inscription : 28/05/2008
Masculin
Messages : 19366
Pays : France
R E L I G I O N : Catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Sam 24 Mai 2014, 10:48 pm

Très belle Messe de fraternité et de message de paix.

Un imam a voulu déranger la messe lorsque le Pape discuté, l'imam scandé le nom d'Allah et la foule sifflet le nom d'Allah.

L'islam est il content de voir le nom d'Allah sifflet devant des milliards d'humains ?
Revenir en haut Aller en bas
http://jesusvraidieu.skyrock.com
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Dim 25 Mai 2014, 6:18 am

25/05/2014 - 19:40
Le geste inattendu du pape François face au mur israélien




Le geste est aussi historique qu'inattendu. En visite au Proche-Orient, le pape François s'est incliné face à la barrière de séparation construite par Israël pour se protéger des attentats palestiniens. Après avoir rencontré Mahmoud Abbas, le président de l'autorité palestinienne, le souverain pontife a fait arrêter sa voiture, et a posé ses mains sous un morceau du mur où était inscrit des graffitis. L'un d'eux, en anglais, était un message adressé directement à François :" Pape, nous avons

besoin de quelqu'un pour parler de justice."

Après un passage à Bethléem pour célébrer la messe, François s'est rendu à Tel-Aviv, pour y rencontrer le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu, et le président Simon Pérès.
Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Dim 25 Mai 2014, 9:21 pm


Célébration œcuménique historique au Saint Sépulcre de Jérusalem

2014-05-25 Radio Vatican

Pour la première fois dans l’Histoire, dimanche soir, les chefs de toutes les Eglises chrétiennes de Jérusalem prient ensemble au Saint-Sépulcre. C’était le temps fort du pèlerinage du Pape François en Terre Sainte, l’objectif principal de son voyage, 50 ans après la rencontre entre Paul VI et Athénagoras, qui initia un rapprochement entre catholiques et orthodoxes, un tournant dans l’histoire.

Lorsque le Pape François et le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée sont arrivés, accueillis par les Supérieurs des communautés gréco-orthodoxe, franciscaine et arménienne apostolique, les cloches ont sonné à toute volée. La célébration se déroule en présence de tous les responsables du Statu Quo, qui régit les rapports, les activités et les mouvements dans les basiliques dont plusieurs confessions chrétiennes sont propriétaires.
Les trois Supérieurs des Communautés du Statu Quo ont d’abord vénéré la Pierre de l’Onction dans l’atrium de la basilique. Le Pape François et le patriarche Bartholomée ont ensuite accompli ce même geste ensemble suivi de tous les participants à la célébration. C’est le patriarche Greco-orthodoxe de Jérusalem qui a pris la parole en premier. Son discours d’accueil a été suivi du chant de l’alléluia et de la proclamation de l’Evangile de la Résurrection : le récit selon Saint Jean, en grec, le récit selon saint Matthieu en latin.

Changer la peur en amour

Dans son discours, le Patriarche Bartholomée a insisté sur le message qui émane du tombeau. Selon lui, ce message déclare « que l’Histoire ne peut pas être programmée, que le dernier mot dans l’Histoire n’appartient pas à l’homme, mais à Dieu. Ce saint tombeau nous invite à rejeter une autre forme de peur qui est sans doute la plus répandue à notre époque moderne : à savoir, la peur de l’autre, la peur de la différence, la peur du croyant d’une autre religion ou d’une autre confession ».
Le Patriarche œcuménique a pointé du doigt le fanatisme religieux qui menace la paix dans de nombreuses régions du globe, où le don même de la vie est sacrifié sur l’autel de la haine religieuse. « Il y a cinquante ans, les feus pape Paul VI et patriarche œcuménique Athénagoras ont changé la crainte en amour. Suivant leurs pas et honorant leur initiative héroïque, nous avons échangé un baiser d’amour, avec le Pape François, a souligné Bartholomée. Tous les chrétiens sont appelés à suivre le chemin de l’amour de la réconciliation, de la paix véritable et de la fidélité à la vérité. Dans leur relation entre eux – quelle que soit l’église ou la confession à laquelle ils appartiennent – apportant ainsi un exemple pour le reste du monde. Le chemin peut être long et difficile, il peut même paraître à certains comme une impasse. C’est le seul chemin, cependant, qui mène à l’accomplissement de la volonté du Seigneur que "[ses disciples] soient un" (Jn 17,21) » a conclu le patriarche de Constantinople.

Vers l'unité

Prenant ensuite la parole, le Pape François a invité les participants à accueillir la grâce spéciale de ce moment, à ne pas rester sourds au puissant appel à l’unité qui résonne de ce lieu et à mettre de côté les hésitations héritées du passé. « Certes, a-t-il dit, nous ne pouvons nier les divisions qui existent encore entre nous : ce lieu sacré nous en fait ressentir le drame avec une souffrance plus grande. Et pourtant, en cinquante ans, des pas vraiment importants ont été accomplis vers l’unité. Il reste encore du chemin à parcourir pour aboutir au partage de la même Table eucharistique ; mais les divergences ne doivent pas nous effrayer et paralyser notre chemin ».

Le Pape François a renouvelé le vœu déjà exprimé par ses prédécesseurs, de maintenir un dialogue avec tous les frères en Christ pour trouver une forme d’exercice du ministère propre de l’Évêque de Rome qui, en conformité avec sa mission, s’ouvre à une situation nouvelle et puisse être, dans le contexte actuel, un service d’amour et de communion reconnu par tous.

Œcuménisme de la souffrance

Le Souverain Pontife a par ailleurs évoqué la souffrance des chrétiens de diverses confessions, les uns à côté des autres. Là se réalise un œcuménisme de la souffrance, l’œcuménisme du sang, qui possède une particulière efficacité non seulement pour les contextes dans lesquels il a lieu, mais aussi, en vertu de la communion des saints, pour toute l’Église.

Après l’échange des discours, le Pape François et le patriarche Bartholomée se sont donné l’accolade en signe de paix et ont récité le Notre Père ensemble avant d’entrer dans le Sépulcre pour vénérer le tombeau vide. A leur sortie du Sépulcre, ils ont béni l’assemblée ensemble en grec.
Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Dim 25 Mai 2014, 9:24 pm


grande émotion au Mur occidental



2014-05-26 Radio Vatican

Après l’Esplanade des Mosquées et sa visite à la communauté musulmane, le Pape s’est rendu au Mur Occidental, -autrement appelé Mur des Lamentations-, un des murs de fondation du Temple de Jérusalem. C’est aujourd’hui le lieu le plus saint du judaïsme, car c’est l'endroit le plus proche de l’antique Saint des saints.

Le Pape a été accueilli par le Rabbin responsable du lieu, avant de se rendre seul au Mur, où selon la religion juive, demeure la Présence de Dieu. Posant la main droite sur le mur, les yeux fermés, le Pape est resté longuement en prière, avant de glisser un message dans un interstice du mur, comme le veut la coutume, et comme ses prédécesseurs St Jean-Paul II et Benoît XVI l’avaient fait avant lui. Que sait-on de ce message ? Il s’agit tout simplement de la prière du « Notre Père », écrit de la main de François, en espagnol.

Autre moment très émouvant de ce passage au Mur occidental : la chaleureuse accolade devant le mur entre le Pape et ses amis argentins de longue date qui avaient désiré l’accompagner durant ce voyage : le Rabbin Abraham Skorka, et le professeur musulman Omar Abboud, président de l'Institut du dialogue interreligieux de Buenos Aires.

Le Pape a enfin signé le Livre d'Or du Mur occidental, écrivant un verset du psaume 121 : « Quelle joie quand on m'a dit, nous irons à la maison du Seigneur. Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem ». Et a ajouté : « je ressens un sentiment de joie en rencontrant mes frères aînés, je suis venu ici pour demander à Dieu le don de la Paix ».

Photo : Le Pape priant au Mur occidental
Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Dim 25 Mai 2014, 9:28 pm

Pape François aux religions monothéistes : « travaillons ensemble pour la justice et la Paix »



2014-05-26 Radio Vatican

Dernière journée du pèlerinage du Pape François, non moins intense que les précédentes.
Elle a débuté tôt ce matin par une visite du Pape à l’Esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam sunnite (également appelé « Mont du Temple », premier lieu saint du judaïsme »), où il a été accueilli par les plus hautes autorités musulmanes du pays : le Grand Mufti de Jérusalem et de toute la Palestine, Sheikh Muhammad Ahmad Hussein, par le président du Conseil suprême musulman. A noter également la présence du Prince Ghazi Bin Muhammed, conseiller du Roi jordanien Abdallah II pour les affaires religieuses, le Wafq jordanien, étant en charge de la gestion des biens religieux musulmans.

Le Pape a visité le Dôme du Rocher, le plus antique sanctuaire musulman de Terre sainte. Après avoir écouté, en sirotant le café qu’on lui avait offert, les paroles de bienvenue du Grand Mufti et du président du Conseil suprême musulman, François s’est adressé à ses hôtes, assurant à ses « amis musulmans » que son pèlerinage n’aurait pas été complet sans une rencontre avec « les personnes et les communautés qui vivent en cette Terre ».

Son discours était centré sur Abraham, « père des croyants », un des principaux patriarches communs au trois grands monothéismes, « un grand exemple à imiter », surtout dans ce qu’il nous apprend, lui dont la vie fut celle d’un pèlerin, sur l’attitude à avoir pour notre propre pèlerinage sur cette terre: l’humilité, la compassion, l’ouverture à la rencontre avec les autres, et le goût pour la justice.

Le Pape a conclu en lançant un appel aux trois grands religions monothéistes, un appel « pressant à toutes les personnes et aux communautés qui se reconnaissent en Abraham : Respectons-nous et aimons-nous les uns les autres comme des frères et des sœurs ! Apprenons à comprendre la douleur de l’autre ! Que personne n’instrumentalise par la violence le Nom de Dieu !Travaillons ensemble pour la justice et pour la paix ! ».

Ci-dessous, le discours du Pape :

Je suis reconnaissant de pouvoir vous rencontrer dans ce lieu sacré. Je vous remercie de tout cœur pour l’aimable invitation que vous avez voulu m’adresser, et en particulier, je vous remercie, Excellence, ainsi que le Président du Conseil suprême musulman.
Mettant mes pas dans ceux de mes Prédécesseurs, et en particulier dans le sillage lumineux du voyage de Paul VI, il y a cinquante ans, le premier d’un Pape en Terre Sainte, j’ai vivement désiré venir en pèlerin pour visiter les lieux qui ont vu la présence terrestre de JESUS Christ. Mais mon pèlerinage ne serait pas complet s’il ne prévoyait pas aussi la rencontre avec les personnes et les communautés qui vivent en cette Terre, et donc je suis particulièrement heureux de me retrouver avec vous, Amis Musulmans.

En ce moment, ma pensée va vers la figure d’Abraham, qui vécut comme pèlerin sur ces terres. Musulmans, Chrétiens et Juifs reconnaissent en Abraham, bien que chacun de façon différente, un père dans la foi et un grand exemple à imiter. Il se fit pèlerin, laissant son propre peuple, sa propre maison, pour entreprendre cette aventure spirituelle à laquelle Dieu l’appelait.Un pèlerin est une personne qui se fait pauvre, qui se met en route, est tendu vers un but grand et désiré, vit de l’espérance d’une promesse reçue (cf. He 11, 8-19). Telle fut la condition d’Abraham, ce devrait être aussi notre attitude spirituelle. Nous ne pouvons jamais nous estimer autosuffisants, maîtres de notre vie ; nous ne pouvons pas nous limiter à rester fermés, sûrs de nos convictions. Devant le mystère de Dieu, nous sommes tous pauvres, nous sentons que nous devons être prêts à sortir de nous-mêmes, dociles à l’appel que Dieu nous adresse, ouverts à l’avenir que Lui veut construire pour nous.

Dans notre pèlerinage terrestre, nous ne sommes pas seuls : nous croisons le chemin d’autres frères, parfois nous partageons avec eux un bout de chemin, parfois nous vivons ensemble une étape qui nous donne du courage. Telle est la rencontre d’aujourd’hui, et je la vis avec une particulière gratitude : c’est une halte commune heureuse, rendue possible par votre hospitalité, dans ce pèlerinage qu’est notre vie et celle de nos communautés. Nous vivons une communication et un échange fraternels qui peuvent nous donner du réconfort et nous offrir de nouvelles forces pour affronter les défis communs qui se présentent à nous.

Nous ne pouvons pas oublier, en effet, que le pèlerinage d’Abraham a été aussi un appel pour la justice : Dieu l’a voulu témoin de son agir et son imitateur. Nous aussi nous voudrions être témoins de l’agir de Dieu dans le monde et pour cela, justement dans notre rencontre, nous entendons résonner en profondeur l’appel à être artisans de paix et de justice, à demander ces dons dans la prière et à apprendre d’en-haut la miséricorde, la grandeur d’âme, la compassion.
Chers amis, de ce lieu saint, je lance un appel pressant à toutes les personnes et aux communautés qui se reconnaissent en Abraham :

Respectons-nous et aimons-nous les uns les autres comme des frères et des sœurs !
Apprenons à comprendre la douleur de l’autre !Que personne n’instrumentalise par la violence le Nom de Dieu !

Travaillons ensemble pour la justice et pour la paix !Salam !

Photo : Le Pape accueilli par le Grand Mufti à son arrivée sur l'Espalande des mosquées
Revenir en haut Aller en bas
Capucine
MODERATION
MODERATION
avatar

Date d'inscription : 12/12/2011
Féminin
Messages : 5043
Pays : France
R E L I G I O N : catholique

MessageSujet: Re: Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux   Lun 26 Mai 2014, 9:23 am

Bilan du voyage du Pape en Terre Sainte : « la théologie de la main posée »

2014-05-26 Radio Vatican

Le Pape François et sa théologie de la main posée.

A Bethléem, sur le Mur de la honte, qui divise Israéliens et Palestiniens. La main posée à Jérusalem sur le Mur Occidental, lieu de prière et de recueillement, pour ensuite enlacer ses deux amis, juif et musulman, emmenés dans ses bagages pour ce voyage en Terre Sainte.

L’image de ces trois hommes se tenant par les épaules, en cet endroit, fera date. Elle pourrait s’avérer prophétique.

La main de François rallumant la flamme du souvenir à Yad Vashem, le Mémorial de l’Holocauste. Plantant un olivier dans le jardin de Gethsémani, et plongée dans les eaux du Jourdain en Jordanie.

La main du Pape serrant celle du Patriarche Bartholomée, pour descendre de l’estrade où ils se sont donné l’accolade, au Saint Sépulcre, comme leurs prédecesseurs Paul VI et Athénagoras il y a cinquante ans.

La main de François posée sur le tombeau de JESUS.

La main posée sur le visage de cet enfant malade.

Le Pape, à chaque étape, a touché les pierres et les coeurs , et nous a aussi parlé.

De cette nécessité d’aller de l’avant sur le chemin de l’unité entre chrétiens.

C’était le but premier de ce pèlerinage en Terre Sainte. Catholiques et orthodoxes ont beaucoup avancé, mais il reste à faire.

Une Déclaration commune a été signée qui nous le rappellera. Mais d'ores et dèjà, les frères séparés s’unissent pour défendre la vie, de bout en bout, la famille basée sur le mariage, pour protéger l’environnement de notre planète mise à mal.

Le voyage était un pèlerinage, et certes chants et encens n’ont pas manqué, mais venir jusqu’ici, c’est savoir aussi que chaque pas que vous posez et chaque parole prononcée seront suivis d’effets. Comme cette invitation du Pape François aux présidents Mamoud Abbas et Shimon Peres, à venir le rejoindre au plus vite chez lui au Vatican.
Les deux hommes ont dit oui. Ils viendront.

Un nouvel espoir pour relancer des négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens à nouveau dans l’impasse. Mais ils ne viendront pas sans se rappeler tout ce que le Pape nous aura dit durant ces trois jours :

non à la haine, à la suspicion, à la guerre, au terrorisme, à l’antisémitisme. Oui à l’amitié, à la fraternité. A la simplicité, au partage.

Tant de monde souffre en ce Proche-Orient. Et depuis trop longtemps. Quand plus personne n’y croit, un homme en blanc est venu jusqu’ici pour dire : « reparlons-en » . Il est grand temps.

De Jérusalem, Bernard Decottignies.
Revenir en haut Aller en bas
 

Le pape François en Terre Sainte en avocat du dialogue inter-religieux

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Le pape François à Sainte-Marthe : « La confession n’est pas un instrument de torture ! »
» Visite du pape François en Terre Sainte (En direct)
» Le Pape François en Terre Sainte (voir les vidéos)
» La Semaine Sainte avec le Pape François
» L'homélie du Pape François

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
*** Forum Religions *** :: C H R I S T I A N I S M E :: Dialogue Oecuménique et autres religions ( SECTIONS ENSEIGNEMENTS ) :: Catholique-