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 La religion est-elle innée ?

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florence_yvonne
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Date d'inscription : 08/06/2008
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Pays : FRANCE
R E L I G I O N : Déiste,

MessageSujet: La religion est-elle innée ?   Lun 23 Déc 2013, 1:57 am

La première étude de grande ampleur consacrée aux liens entre psychologie de la personnalité et religion livre ses résultats. La tendance à la religiosité serait reliée à deux traits de caractère, eux-mêmes partiellement déterminés par les gènes.

Après Nietzsche et son « Dieu est mort », Malraux énonça : « Le xxie siècle sera religieux ou ne sera pas. » Depuis des millénaires, la religion accompagne l’homme dans la plupart, sinon toutes, les sociétés ou cultures. Le tableau est toutefois partagé : les religions sont certes présentes dans toutes les sociétés humaines, mais la non-croyance et l’athéisme sont également universels.

Pourquoi telle personne est-elle croyante, et telle autre ne l’est-elle pas ? Naissons-nous avec des prédispositions pour la foi ? Les textes et l’éducation font-ils tout ? Quel est le rôle des conversions ou abandons de foi ?

Aujourd’hui, l’interaction des gènes et de l’environnement devient un mode de lecture très répandu de nombreux faits humains : la dépression, l’orientation sexuelle, la dépendance aux drogues sont autant de phénomènes que l’on explique en intégrant ces deux facettes de l’être humain, que sont son patrimoine génétique et l'environnement dans lequel il grandit, qu'il soit familial, social ou culturel. Au carrefour de ces disciplines, la psychologie de la personnalité se développe et devient un outil privilégié pour aborder des questions telles que la religiosité.

Dès lors que dans toute société s’observent des différences dans la croyance des uns et des autres en un dieu, dans leur pratique de rituels religieux ou dans leur attitude intime vis-à-vis du surnaturel, la question se pose : pourquoi y a-t-il, dans chaque société donnée, des personnes très croyantes, d’autres qui le sont modérément, d’autres enfin qui ne le sont pas du tout ? Au-delà du fait que telle société peut être très religieuse (par exemple, la Pologne ou les États-Unis) et une autre très sécularisée (par exemple, la France ou la Belgique), qu’est-ce qui fait que l’on retrouve chaque fois des différences individuelles sur le plan de la croyance religieuse (ou de son absence) ? Être croyant ou athée est-ce une question de réflexion et de choix personnel ? Cela résulte-t-il de déterminismes comme c’est le cas pour d’autres caractéristiques du fonctionnement humain où se manifestent des différences interindividuelles systématiques et explicables (par exemple, l’intelligence, la créativité artistique, les préférences politiques ou l’investissement dans le sport) ?
La foi, donnée héritable

Comprendre la progression et l’implantation des religions dans les sociétés, de même que l’existence de plus en plus prononcée de l’athéisme par exemple en Europe occidentale, relève évidemment de disciplines croisées, anthropologie, sociologie ou histoire. Tenter une approche psychologique de ces questions est légitime, comme nous le verrons, mais ne doit pas être considéré comme une panacée. Nous espérons apporter un éclairage, une contribution à la compréhension de l’homo credens, l’homme en tant qu’être croyant ou non croyant, en fonction des influences sociale, familiale ou même biologique qui s’exercent sur sa personne.

À ce propos, plusieurs études en psychologie de la religion ont déjà montré que la socialisation religieuse est le facteur qui prédit le mieux pourquoi certaines personnes sont croyantes (ou religieuses : par souci de simplicité, nous considérons ici ces deux termes comme équivalents), en comparaison à d’autres qui le sont moins ou qui ne le sont pas du tout. Le fait d’avoir eu des parents religieux et d’avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d’être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l’adolescence ou, ultérieurement, à l’âge adulte.

Contrairement à ce que l’on peut parfois penser, le fait d’avoir la foi, de pratiquer une religion ou de se définir comme membre d’une religion n’est pas tellement, d’un point de vue statistique, une question de choix. C’est plutôt une question de continuité ou d’assimilation de tout le bagage mental ou affectif que l’on a reçu par le biais de la socialisation, qu’il s’agisse de croyances, de pratiques, d’émotions ou de valeurs. En général, les personnes qui diffèrent dans leurs valeurs, leurs croyances ou leur appartenance religieuse conservent cette différence tout au long de leur vie ; il est plus rare que ces différences s’inversent à la faveur de brusques changements, de conversions ou d’abandons de foi. Pareils changements sont d’ailleurs fondés, bien souvent, sur des expériences...
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Date d'inscription : 06/05/2013
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MessageSujet: Re: La religion est-elle innée ?   Lun 23 Déc 2013, 5:51 am

@florence_yvonne a écrit:
La première étude de grande ampleur consacrée aux liens entre psychologie de la personnalité et religion livre ses résultats. La tendance à la religiosité serait reliée à deux traits de caractère, eux-mêmes partiellement déterminés par les gènes.

Après Nietzsche et son « Dieu est mort », Malraux énonça : « Le xxie siècle sera religieux ou ne sera pas. » Depuis des millénaires, la religion accompagne l’homme dans la plupart, sinon toutes, les sociétés ou cultures. Le tableau est toutefois partagé : les religions sont certes présentes dans toutes les sociétés humaines, mais la non-croyance et l’athéisme sont également universels.

Pourquoi telle personne est-elle croyante, et telle autre ne l’est-elle pas ? Naissons-nous avec des prédispositions pour la foi ? Les textes et l’éducation font-ils tout ? Quel est le rôle des conversions ou abandons de foi ?

Aujourd’hui, l’interaction des gènes et de l’environnement devient un mode de lecture très répandu de nombreux faits humains : la dépression, l’orientation sexuelle, la dépendance aux drogues sont autant de phénomènes que l’on explique en intégrant ces deux facettes de l’être humain, que sont son patrimoine génétique et l'environnement dans lequel il grandit, qu'il soit familial, social ou culturel. Au carrefour de ces disciplines, la psychologie de la personnalité se développe et devient un outil privilégié pour aborder des questions telles que la religiosité.

Dès lors que dans toute société s’observent des différences dans la croyance des uns et des autres en un dieu, dans leur pratique de rituels religieux ou dans leur attitude intime vis-à-vis du surnaturel, la question se pose : pourquoi y a-t-il, dans chaque société donnée, des personnes très croyantes, d’autres qui le sont modérément, d’autres enfin qui ne le sont pas du tout ? Au-delà du fait que telle société peut être très religieuse (par exemple, la Pologne ou les États-Unis) et une autre très sécularisée (par exemple, la France ou la Belgique), qu’est-ce qui fait que l’on retrouve chaque fois des différences individuelles sur le plan de la croyance religieuse (ou de son absence) ? Être croyant ou athée est-ce une question de réflexion et de choix personnel ? Cela résulte-t-il de déterminismes comme c’est le cas pour d’autres caractéristiques du fonctionnement humain où se manifestent des différences interindividuelles systématiques et explicables (par exemple, l’intelligence, la créativité artistique, les préférences politiques ou l’investissement dans le sport) ?
La foi, donnée héritable

Comprendre la progression et l’implantation des religions dans les sociétés, de même que l’existence de plus en plus prononcée de l’athéisme par exemple en Europe occidentale, relève évidemment de disciplines croisées, anthropologie, sociologie ou histoire. Tenter une approche psychologique de ces questions est légitime, comme nous le verrons, mais ne doit pas être considéré comme une panacée. Nous espérons apporter un éclairage, une contribution à la compréhension de l’homo credens, l’homme en tant qu’être croyant ou non croyant, en fonction des influences sociale, familiale ou même biologique qui s’exercent sur sa personne.

À ce propos, plusieurs études en psychologie de la religion ont déjà montré que la socialisation religieuse est le facteur qui prédit le mieux pourquoi certaines personnes sont croyantes (ou religieuses : par souci de simplicité, nous considérons ici ces deux termes comme équivalents), en comparaison à d’autres qui le sont moins ou qui ne le sont pas du tout. Le fait d’avoir eu des parents religieux et d’avoir reçu une éducation religieuse est le facteur le plus important pour déterminer les probabilités d’être, de rester ou de redevenir soi-même croyant, que ce soit à l’adolescence ou, ultérieurement, à l’âge adulte.

Contrairement à ce que l’on peut parfois penser, le fait d’avoir la foi, de pratiquer une religion ou de se définir comme membre d’une religion n’est pas tellement, d’un point de vue statistique, une question de choix. C’est plutôt une question de continuité ou d’assimilation de tout le bagage mental ou affectif que l’on a reçu par le biais de la socialisation, qu’il s’agisse de croyances, de pratiques, d’émotions ou de valeurs. En général, les personnes qui diffèrent dans leurs valeurs, leurs croyances ou leur appartenance religieuse conservent cette différence tout au long de leur vie ; il est plus rare que ces différences s’inversent à la faveur de brusques changements, de conversions ou d’abandons de foi. Pareils changements sont d’ailleurs fondés, bien souvent, sur des expériences...

Bonsoir Flo,

Le Prophète Mohammed a dit:

« Chaque nouveau-né vient au monde selon la fitra (Saine nature).Mais ce sont ses parents qui font de lui un juif, un chrétien ou un mazdéen.De même que la bête de somme qui naît sans difformité : y voyez vous une quelconque mutilation ? »

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