samedi 28 février 2009
Le samedi après les CendresSaint(s) du jour : Saint Romain (IVème siècle), Bx Daniel Brottier, prêtre (1876-1936)
Voir le commentaire ci-dessous :
Bienheureux Charles de Foucauld : « L'homme se leva et se mit à le suivre »
Psaume 86(85),1-2.3-4.5-6.Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.
Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j'élève mon âme !
Toi qui es bon et qui pardonnes, plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent,
écoute ma prière, Seigneur, entends ma voix qui te supplie.
Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,27-32.Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible -
AELF, Paris
Commentaire du jour : Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
« L'homme se leva et se mit à le suivre »
Que vous êtes bon, mon Dieu, et comme vous vous appliquez à relever les pécheurs, à crier « Espérance » aux coupables. Comme vous vous montrez, dès les premières lignes de l'Evangile, le Bon Pasteur, le Père de l'enfant prodigue, le divin médecin venu pour les malades.
Il semble que vous preniez à tâche dès les premières lignes de l'Evangile de nous répéter : « Je ne veux pas la mort du pécheur mais qu'il se repente et qu'il vive » (Ez 18,23). O Dieu, Père des miséricordes, vous voulez nous dire qu'il y a espérance et grâce même pour les coupables, même pour les plus déchus, les plus souillés. Ceux qui aux yeux des hommes sont irrémédiablement avilis et tombés sont encore nobles et beaux à vos yeux. Qu'ils se repentent, qu'ils disent comme David : « J'ai péché » (2S 12,13). Vous ouvrez si largement pour ces âmes, que le monde croyait si perdues et que vous avez si pleinement retrouvées, relevées, purifiées, embellies, vous leur ouvrez si largement le trésor de vos faveurs qu'aucune grâce ne leur est refusée, qu'aucune grandeur ne leur est inaccessible.
Quelque bas que nous tombions, ne désespérons jamais. La bonté de Dieu est au-dessus de tout mal possible. « Quand vos péchés seraient comme l'écarlate, je vous rendrais plus blanc que la neige » (Is 1,18. Il n'est pas un moment dans notre vie où nous ne puissions pas commencer une existence nouvelle,... séparée comme par un mur de nos infidélités passées.