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 L'Eucharistie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Eucharistie   Ven 13 Avr 2012, 8:33 pm

Rappel du premier message :






Eucharistie



Le terme Eucharistie (en grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce ») désigne, dans le christianisme, la célébration ou le mémorial de la mort et de la résurrection de JESUS de Nazareth, à travers la proclamation de la Bible et à travers une action de grâce qui culmine avec le partage des éléments eucharistiques - le pain et le vin - qui sont, pour les Chrétiens, le corps et le sang du Christ, offert en sacrifice sur la croix et ressuscité. L’Eucharistie est, pour les Orthodoxes, les Catholiques, les Anglicans, et d'autres Églises chrétiennes qui y reconnaissent un sacrement, l’actualisation de ce sacrifice. Elle se fonde sur la Cène, le dernier repas de JESUS avec ses apôtres.

Le premier terme pour désigner l’eucharistie fut « la fraction du pain », terme employé trois fois dans le Nouveau Testament, plus cinq fois comme verbe.

L’Eucharistie est aussi communément appelée communion, mot de même signification que le mot cène, mais d’origine latine (cena, le repas du soir, de communis, « commun »). Abusivement, le mot « eucharistie » est employé pour désigner les éléments eucharistiques ; or l’eucharistie n’est pas une chose, mais une action1 et un sacrement2.

Enfin, l'Eucharistie est aussi appelée traditionnellement le Saint-Sacrement ; ce terme s'applique essentiellement aux hosties consacrées (conservées dans le tabernacle ou exposées à l'adoration des fidèles dans un ostensoir)3.

Le même mot eucharistie recouvre donc plusieurs significations : la Messe (en tant que célébration) ; la communion (le fait de recevoir et consommer une hostie consacrée) ; le saint-sacrement (les hosties consacrées elles-mêmes) ; l'action de grâce (le fait de remercier Dieu, tout particulièrement après la communion). L'utilisation de ces différents termes plus spécifiques diminue les risques de confusions.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Sam 15 Déc 2012, 7:42 pm





Eucharistie et Mission:Message de la Journée missionnaire mondiale




traduction officielle en français

CITE DU VATICAN, Jeudi 29 avril 2004 (ZENIT.org)



"Eucharistie et Mission": voici le texte intégral du Message de Jean-Paul II pour la Journée missionnaire mondiale 2004,

dans la traduction officielle en français publiée ce matin par la salle de presse du Saint-Siège.



Très chers frères et sœurs !



1. L’effort missionnaire de l’Eglise constitue encore, en ce début du troisième millénaire, une urgence que j’ai voulu rappeler à plusieurs reprises. La mission, comme je l’ai fait observer dans l’Encyclique Redemptoris missio, est encore bien loin d’être achevée et nous devons donc nous engager de toutes nos forces à son service (cf. n° 1). Le Peuple de Dieu tout entier, à chaque moment de son pèlerinage dans l’histoire, est appelé à partager la " soif " du Rédempteur (cf. Jn 19, 28). Cette soif d’âmes à sauver fut toujours fortement ressentie par les Saints : il suffit de penser, par exemple, à sainte Thérèse de Lisieux, patronne des missions, et à Mgr Comboni, grand apôtre de l’Afrique, que j’ai récemment eu la joie d’élever à l’honneur des autels.

Les défis sociaux et religieux que l’humanité affronte à notre époque stimulent les croyants à renouveler leur ferveur missionnaire. Oui ! Il est nécessaire de relancer avec courage la mission " ad gentes ", en partant de l’annonce du Christ, Rédempteur de chaque créature humaine. Le Congrès Eucharistique International, qui sera célébré à Guadalajara, au Mexique, au mois d’octobre prochain, le mois missionnaire, constituera une occasion extraordinaire pour cette prise de conscience missionnaire commune autour de la Table du Corps et du Sang du Christ. Rassemblée autour de l’autel, l’Eglise comprend mieux son origine et son mandat missionnaire. " Eucharistie et Mission ", comme le souligne bien le thème de la Journée Missionnaire Mondiale de cette année, forment un binôme inséparable. A la réflexion sur le lien existant entre le mystère eucharistique et le mystère de l’Eglise vient s’unir cette année une référence éloquente à la Vierge Sainte, grâce à la célébration du 150ème anniversaire de la définition de l’Immaculée Conception (1854-2004). Contemplons l’Eucharistie avec les yeux de Marie. En comptant sur l’intercession de la Vierge, l’Eglise offre le Christ, pain du salut, à tous les peuples, pour qu’ils le reconnaissent et l’accueillent comme l’unique Sauveur.

2. Retournant en esprit au Cénacle, l’an dernier, le Jeudi Saint précisément, j’ai signé l’Encyclique Ecclesia de Eucharistia, dont je voudrais reprendre maintenant quelques passages qui peuvent nous aider, très chers frères et sœurs, à vivre dans un esprit eucharistique la prochaine Journée Mondiale des Missions.

"L’Eucharistie édifie l’Eglise et l’Eglise fait l’Eucharistie" (n° 26) : ainsi écrivais-je, en observant que la mission de l’Eglise se situe en continuité avec celle du Christ (cf. Jn 20, 21) et puise une force spirituelle de la communion à son Corps et à son Sang. Le but de l’Eucharistie est précisément "la communion de tous les hommes avec le Christ et en lui avec le Père et l’Esprit Saint" (Ecclesia de Eucharistia, 22). Lorsque nous participons au Sacrifice eucharistique, nous percevons plus profondément l’universalité de la Rédemption et, en conséquence, l’urgence de la mission de l’Eglise, dont le programme "est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu’il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire jusqu’à son achèvement dans la Jérusalem céleste" (ibid., 60).

Autour du Christ eucharistique, l’Eglise grandit comme peuple, temple et famille de Dieu : une, sainte, catholique et apostolique. En même temps, elle comprend mieux son caractère de sacrement universel de salut et de réalité visible hiérarchiquement structurée. Certes "aucune communauté chrétienne ne s’édifie si elle n’a pas sa racine et son centre dans la célébration de la très sainte Eucharistie" (ibid., 33 ; cf. Presbyterorum Ordinis, 6). Au terme de chaque messe, quand le célébrant congédie l’assemblée par les mots " Ite, Missa est ", tous doivent se sentir envoyés comme " missionnaires de l’Eucharistie " à diffuser dans tous les milieux le grand don reçu. En effet, celui qui rencontre le Christ dans l’Eucharistie ne peut pas ne pas proclamer par sa vie l’amour miséricordieux du Rédempteur.

3. Pour vivre de l’Eucharistie, il faut, en outre, demeurer longuement en adoration devant le Très Saint-Sacrement, expérience que je fais moi-même chaque jour, y retirant force, consolation et soutien (cf. Ecclesia de Eucharistia, 25). L’Eucharistie, souligne le Concile Vatican II, "est la source et le sommet de toute la vie chrétienne" (Lumen gentium, 11), "la source et le sommet de toute l’évangélisation" (Presbyterorum Ordinis, 5).

Le pain et le vin, fruit du travail de l’homme, transformés par la puissance de l’Esprit Saint en corps et en sang du Christ, deviennent le gage d’un "ciel nouveau et une terre nouvelle" (Ap 21, 1), que l’Eglise annonce dans sa mission quotidienne. Dans le Christ, dont nous adorons la présence dans le mystère eucharistique, le Père a prononcé la parole définitive sur l’homme et sur son histoire.

L’Eglise pourrait-elle réaliser sa propre vocation sans cultiver une relation constante avec l’Eucharistie, sans se nourrir de cet aliment qui sanctifie, sans s’appuyer sur ce soutien indispensable à son action missionnaire ? Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres " experts " en célébration, en adoration et en contemplation de l’Eucharistie.

4. Dans l’Eucharistie, nous revivons le mystère de la Rédemption qui culmine dans le sacrifice du Seigneur, comme le soulignent les paroles de la consécration : "mon corps donné pour vous… mon sang, versé pour vous" (Lc 22, 19-20). Le Christ est mort pour tous ; il est pour tous le don du salut, que l’Eucharistie rend présent sacramentellement dans le cours de l’histoire : "Faites cela en mémoire de moi" (Lc 22, 19). Ce mandat est confié aux ministres ordonnés par le sacrement de l’Ordre. Tous les hommes sont conviés à ce banquet et à ce sacrifice, pour pouvoir ainsi participer à la vie même du Christ : "Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. De même que le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi" (Jn 6, 56-57). Nourris de lui, les croyants comprennent que le devoir missionnaire consiste à être "une offrande agréable, sanctifiée dans l’Esprit Saint" (Rm 15, 16), pour ne former toujours davantage "qu’un cœur et qu’une âme" (Ac 4, 32) et devenir témoins de son amour jusqu’aux extrémités de la terre.

En renouvelant chaque jour le Sacrifice de l’autel, l’Eglise, Peuple de Dieu en marche au long des siècles, attend le retour glorieux du Christ. C’est ce que proclame, après la consécration, l’assemblée eucharistique rassemblée autour de l’autel. Avec une foi toujours renouvelée, elle réaffirme son désir de la rencontre finale avec Celui qui viendra parachever son plan de salut universel.

Par son action invisible mais efficace, l’Esprit Saint guide le peuple chrétien au long de son itinéraire spirituel quotidien, qui connaît d’inévitables moments de difficultés et fait l’expérience du mystère de la Croix. L’Eucharistie est le réconfort et le gage de la victoire définitive pour ceux qui luttent contre le mal et le péché ; c’est le " pain de vie " qui soutient ceux qui, à leur tour, se font " pain rompu " pour leurs frères, en payant parfois même jusqu’au martyre leur fidélité à l’Evangile.

5. Comme je l’ai rappelé, cette année est celle du 150ème anniversaire de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception. Marie fut "rachetée d’une manière très sublime en considération des mérites de son Fils" (Lumen gentium, 53). Je faisais observer, dans la Lettre Encyclique Ecclesia de Eucharistia : "En nous tournant vers elle, nous connaissons la force transformante de l’Eucharistie. En elle, nous voyons le monde renouvelé dans l’amour" (n° 62).

Marie, "le premier tabernacle de l’histoire" (ibid., n° 55), nous montre et nous offre le Christ, notre Chemin, notre Vérité et notre Vie (cf. Jn 14, 6). Si "Eglise et Eucharistie constituent un binôme inséparable, il faut en dire autant du binôme Marie et Eucharistie" (Ecclesia de Eucharistia, 57).

Mon souhait est que l’heureuse coïncidence du Congrès Eucharistique International avec le 150ème anniversaire de la définition de l’Immaculée Conception offre aux fidèles, aux paroisses et aux Instituts missionnaires l’occasion de renforcer leur ardeur missionnaire, pour que soit maintenue vive, dans chaque communauté, "une véritable faim de l’Eucharistie" (ibid., n° 33).

L’occasion est tout aussi propice pour rappeler la contribution que les très méritantes Œuvres Pontificales Missionnairesoffrent à l’action apostolique de l’Eglise. Elles me sont très chères et je les remercie, au nom de tous, pour le précieux service qu’elles rendent à la mission " ad gentes " et à la nouvelle évangélisation. J’invite à les soutenir spirituellement et matériellement, pour que, grâce notamment à leur apport, l’annonce évangélique puisse atteindre tous les peuples de la terre.

Avec ces sentiments et en invoquant l’intercession maternelle de Marie, " Femme eucharistique ", je vous bénis de tout cœur.

Du Vatican, le 19 avril 2004

JOANNES PAULUS II





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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Sam 22 Déc 2012, 8:42 pm




Que faire pour que nos messes deviennent plus intéressantes ?

Partie 1,


Conférence de Raymond Beaugrand-Champagne donnée à la Cathédrale de Montréal, le 15 mai 2004

Dans son message du 29 avril dernier, Jean-Paul II nous invite en somme à rendre nos messes plus intéressantes. Il déclare ceci : " Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres "experts"en célébration, en adoration et en contemplation de l'Eucharistie". Le pape parle de nous, les laïcs. Il dit en somme que nous devons devenir des "experts" dans notre façon de célébrer avec nos prêtres l'Eucharistie. Et le pape ajoute : " Le Peuple de Dieu tout entier, à chaque moment de son pèlerinage dans l'histoire, est appelé à partager la soif du Christ. Cette soif d'âmes à sauver fut toujours ressentie par les Saints. Je souhaite donc que les fidèles renforcent leur ardeur missionnaire, pour que soit maintenue vive, dans chaque communauté, " une véritable soif de l'Eucharistie".

Comment faire alors pour arriver à faire ce que le pape vient de nous demander ? Voici, il me semble, ce qu'il faut absolument faire pour que nos messes deviennent plus intéressantes ! C'est le minimum. Il faut d'abord se décider à avoir une véritable vie intérieure et comprendre une fois pour toutes, nous les laïcs, que "le coeur du Dieu en qui nous croyons est habité par un double entêtement ! ". Oui, oui. Il faut savoir vraiment que Dieu est entêté comme le disait il y a déjà au moins 40 ans le Père André Liégé, ce dominicain français si apprécié au Québec quand il venait chaque année nous stimuler. Oui, Dieu est entêté. Cet entêtement de Dieu, comme le disait avec joie le Père Liégé, quand on sait ce que c'est, cela nous permet de comprendre tout d'abord ce qui se passe à la messe qui est le fruit de l'entêtement de Dieu. Ça permet aussi de chercher à tout faire pour accomplir ce que Dieu veut de nous pour que nos messes soient plus intéressantes !

Ce double entêtement de Dieu, tout le monde en parle depuis au moins 2,500 ans dans la tradition judéo-chrétienne. C'est tout d'abord l'immense fidélité d'amour de Dieu qui nous poursuit depuis tout ce temps et qu'il continue durant toutes nos messes. La fidélité d'amour de Dieu, ajoute le Père Liégé, n'est pas un simple caprice. Non. Sa fidélité ne peut que nous bouleverser. Quand on se met à être bouleversé par l'amour de Dieu, tout change. Alors, la messe peut devenir ce qu'il y a de plus intéressant, plus intéressant que n'importe quoi. La preuve, c'est que dans les monastères du monde entier, le point culminant de la journées des moines et des moniales qui, on le sait, ne cherchent que la perfection de l'amour, c'est la messe,la messe vécue et célébrée comme il faut.

Pourquoi les moines et les moniales célèbrent-ils avec autant d'importance cette messe solennelle tous les jours de leur vie ? C'est parce qu'ils ont compris que, par la messe, Dieu veut nous amener à sa communion, il veut nous unir à Lui dans l'amour. C'est justement ça que ces gens recherchent. Or, quand on sait cela jusqu'au tréfonds de notre âme, ça devient vraiment possible de changer bien des choses et de rendre nos messes intéressantes.

Mais attention, Dieu ne s'unira pas à nous si nous ne nous ouvrons pas au divin. Je m'explique. On ne va pas à la messe sans cette condition préalable : s'ouvrir au divin. Autrement, on risque de perdre son temps et d'être bien distrait, même indifférent. Si on va à la messe par habitude, même chaque jour, si on va à la messe parce que c'est ce qu'il convient de faire le dimanche quand on est catholique et qu'on en a le temps... ça risque fort d'être ennuyant et bien peu intéressant.

C'est là le premier entêtement de Dieu : il veut que nous nous ouvrions, que nous soyons prêts à partager sa Vie, et même à partager sa gloire. Partager sa gloire, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire partager sa vitalité divine, en nous disant bien que c'est là notre destinée, le but de toute notre existence : être vivant de la vie divine en nous. C'est pour ça que nous allons à la messe. C'est pour être plus vivant. C'est d'ailleurs pour ça que nous sommes en vie sur cette planète. C'est pour ça que nous avons été créés et mis sur la terre. Nous devons donc aller à la messe en nous ouvrant au divin, à l'action de Dieu en nous. C'est pour cela d'ailleurs, je vous le répète, que nous sommes sur la terre. J'espère que nous savons tous cela et que nous ne nous gênons pas pour le dire aux très jeunes enfants qui ne sont pas au courant autour de nous. Car si nous le savons, il est évident qu'il faut répandre cette vérité fondamentale même auprès de nos amis, et surtout, je le répète, de nos jeunes enfants. Et puis, j'ajouterais aussi qu'il faut le rappeler à nos vieillards qui approchent de la Grande Rencontre. Car beaucoup de gens âgés au Québec perdent la foi. C'est ce que m'ont avoué depuis quelques années des prêtres qui font du ministère dans des résidences de vieillards. Il y a plein de monde au bingo et beaucoup moins à la messe même le dimanche. Ils ont oublié pourquoi ils sont sur la terre...

On nous apprenait cette vérité fondamentale à six ans, vers 1930. La 4e question du Petit Catéchisme tant décrié était celle-ci, (certains doivent bien d'en souvenir!) et c'est la plus importante de toutes les questions qu'un être humain peut se poser : " Pourquoi sommes-nous sur la terre ? " Et la réponse que nous apprenions par était celle-ci : " Nous sommes sur la terre pour apprendre à connaître Dieu, à l'aimer et le servir en ce monde, et pour être heureux avec lui au Ciel pendant l'éternité ! " Nous sommes ici pour apprendre à connaître Dieu et à l'aimer. Et c'est pour cela que l'Église catholique nous offre des Eucharisties à tous les jours, partout ou presque, dans tous les pays ou presque ! C'est pour nous apprendre à nous unir à Dieu que nous allons à la messe. C'est pour nous unir davantage à Dieu que nous communions. C'est pour vivre que nous communions. Donc, le premier entêtement de Dieu, selon le Père Liégé,c'est que nous soyons attentifs, éveillés, heureux d'être à l'écoute. Il nous faut être disponible.

Le deuxième entêtement de Dieu, c'est qu'il veut absolument nous aider. Il est entêté au point de susciter en chacun de nous, avec une immense patience, une étincelle d'amour. En sommes-nous vraiment conscients ? Oui, c'est Lui qui suscite cette étincelle d'amour en nous. Et cette étincelle, parfois bien fragile, il veut qu'elle provoque en nous le désir authentique de faire sa volonté. On répète depuis notre jeunesse : " Que ta volonté soit faite ! " Hé bien, sa volonté entêtée, c'est que nous arrivions avec son aide à vivre en étant brûlant d'amour. Il dépose cette étincelle d'amour en nous pour nous embraser. On le sait : JESUS le dit. Il est venu sur la terre pour y mettre le feu : " Je suis venu apporter un feu sur la terre et combien je voudrais qu'il soit déjà allumé ! " (Luc, 12, 49). Pour devenir brûlant, il faut être en état d'éveil comme disent les bouddhistes. Et il faut arriver à dire : " Oui ! " à Dieu.




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Mer 02 Jan 2013, 7:45 pm





Donc, pour que nos messes deviennent intéressantes, il faut tout d'abord deux choses : permettre à l'Esprit Saint d'allumer dans notre coeur et notre intelligence cette étincelle d'amour pour Dieu notre Père. Et n'oublions jamais, jamais que c'est à Dieu notre Père que toutes les messes s'adressent, même lors du Jour de Noël ou du Jour de Pâques, même lors des grandes fêtes de la sainte Vierge. C'est à Lui que nous demandons tout d'abord pardon de nos fautes au commencement de la messe. C'est Lui qui nous parle dans les Lectures. C'est à Lui que nous offrons du pain et du vin qui deviendront le Corps et le Sang de son divin Fils, JESUS. C'est par JESUS que nous Lui rendons gloire en arrivant au sommet de la messe : " Par Lui, avec Lui et en Lui, à Toi Dieu le Père Tout-Puissant, dans l'unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles, Amen ! " Cette doxologie, ce grand cri est le coeur même de la messe. C'est d'ailleurs ça, essentiellement, que dans une éternelle extase amoureuse nous allons faire durant l'éternité! C'est pour nous unir enfin à Lui que nous communierons au Corps et au Sang de son Fils, dans l'Unité de l'Esprit. J'aimerais d'ailleurs pour ma part que nous terminions nos messes par le Gloria. Ce serait tellement magnifique. On peut le faire silencieusement lors de notre Action de grâces personnelle quand nous revenons de communier. Le Gloria est toujours à la page 6 de nos Prions en Église. Nous pouvons le lire calmement, buvant doucement les paroles très anciennes qui datent au moins du IVe siècle, conscient que l'hostie encore présente en nous, nous plonge davantage dans la gloire trinitaire.

Une messe devient donc très très intéressante quand nous nous laissons brûler d'amour. Et cela se fait petit à petit dès le début, et tout au long de la messe, soutenus que nous sommes par l'Esprit Saint, par les prières, les lectures extraites de la Bible, l'offrande du pain et du vin, la consécration, la communion au Corps ressuscité du Christ. C'est là la condition première. Il faut pour cela être attentif à toutes les prières, les savourer, les prier intensément comme autant de brûlures. Ça peut prendre des mois et même des années pour y parvenir facilement, car ça se fait avec l'aide de l'Esprit Saint. Mais n'oublions pas que pour y arriver, ce n'est pas nécessaire que la messe soit bien célébrée par le prêtre. Si au contraire le célébrant est formidable et les chants sublimes, tant mieux ! Oui, si c'est le cas, tant mieux, et remercions-en Dieu. Remercions aussi le prêtre qui sera peut-être surpris, car on ne pense pas assez souvent de dire à nos prêtres combien nous avons apprécié l'occasion qu'ils nous ont donnée de mieux célébrer l'Eucharistie avec peut-être plus d'enthousiasme. Mais ce qui compte le plus, c'est tout d'abord que nous sachions que Dieu notre Père, qui est entêté (comme le prétendait autrefois le bon Père Liégé) veut nous combler de son amour. Il le veut absolument. Et puis, comme le disait un merveilleux franciscain qui est mort il y a à peine une semaine : " Ne vous plaignez pas de ce que la messe n'a duré qu'un quart d'heure. Dites-vous calmement qu'une messe est une messe, est une messe, est une messe. " Il avait bien raison. Mais une religieuse bien sympathique qui nous écoutait a ajouté avec humour et un beau sourire : " Je ne suis pas tellement contre les messes d'un quart d'heure, mon Père; ça nous donne plus de temps pour prier ! ". C'est une approche qui permet de ne pas trop souffrir de ces célébrations eucharistiques désacralisées. Et comme le dit le document récent du Vatican "Redemptoris sacramentum " : Ce ne sont pas des abus à prendre à la légère. Je me permets d'ajouter à cette petite blague de cette Sœur de la Congrégation, à quoi sert en effet un belle messe si nous demeurons plus ou moins distraits, si durant la célébration, nous sommes extérieurs à nous-mêmes, indifférents à ce qui se passe vraiment, savourant plutôt les chants de la chorale, admirant ce qui retient notre attention et qui demeure purement esthétique. À quoi cela sert-il de n'apprécier une messe que parce que le prêtre a belle allure et que tout le spectacle a la qualité d'un spectacle profane. La messe est bien plus qu'un spectacle. Elle peut l'être, un spectacle, et c'est tant mieux, comme on peut en admirer de très beaux dans les monastères bénédictins en particulier et dans des communautés comme la communauté des Béatitudes, chez les moniales de Bethléem qui ont une quarantaine de monastères dans le monde dont l'un ici à Chertsey, ou à Saint-Gervais à Paris avec les membres de la Fraternité de Jérusalem qui vont venir s'installer en septembre au sanctuaire du Très Saint-Sacrement, avenue du Mont-Royal. Mais il faut tout d'abord qu'on y prie vraiment. Car, ne l'oublions jamais, une belle messe peut ne pas être intéressante. S'il n'y a pas dans notre âme de démarche amoureuse, pas de volonté d'aimer, pas de prise de conscience profonde de la présence de la Trinité, c'est presque peine perdue. Nous ne sommes pas réunis par l'Église catholique dans un lieu donné pour demeurer inconscients et sans amour. Nous sommes réunis pour vivre dans l'amour. Il faut vraiment faire un effort et demander à Dieu de nous rendre attentifs. Il nous faut être partie prenante. Nous devons donc célébrer avec notre cœur et aussi avec notre corps. Comme le disait il y a quelques jours le pape Jean-Paul II : " Il faut des apôtres experts en célébration, en adoration et en contemplation de l'Eucharistie ".




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Jeu 17 Jan 2013, 9:51 pm



Toute notre vie chrétienne dépend de cet éveil, de cette expertise dont parle le pape, de cette prise de conscience fondamentale. Et je dirais que ça commence dès que nous approchons du lieu où nous nous rendons pour participer à une messe. Car une église, une chapelle, ou une cathédrale, c'est un écrin. C'est un écrin dans lequel se trouve non seulement un tabernacle et ce que nous appelons la Sainte Réserve, c'est-à-dire des hosties consacrées qui sont la Présence réelle du Christ, mais aussi, et c'est très important de le réaliser, un autel central. Cet autel central qui est au coeur du bâtiment, c'est le lieu archi-sacré. C'est là, sur cet autel archi-sacré, que le temps et l'éternité se rencontrent durant la messe. Le miracle des miracles s'y opère. Tout d'abord, c'est là qu'a lieu l'offrande à Dieu notre Père du fruit de notre travail. C'est là que nous lui demandons d'envoyer son Esprit afin que le miracle s'opère. " Père, sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu'elles deviennent pour nous le corps et le sang de JESUS, le Christ, notre Seigneur ". Ce miracle est absolument bouleversant. C'est sur cet autel que surgit dans le temps et l'espace le Christ Lui-même sous les apparences du pain et du vin lors de la consécration. C'est JESUS qui l'a dit : " Ceci est mon corps, ceci est mon sang ! Faites ceci en mémoire de moi ! ". L'hostie consacrée, nous rappelle le Père Varillon, n'est pas seulement le Christ, c'est aussi l'homme crucifié.

Ceci doit nous permettre de comprendre comment l'Eucharistie est le sacrement d'un Sacrifice. Ce mot n'est tellement apprécié aujourd'hui. Il n'y a pas si longtemps, on nous demandait de faire des sacrifices, ce qui voulait dire se priver de quelque chose. Or ici, il n'est pas question de cela. L'acte sacrificiel, dans le cas du Christ, ça veut dire " faire du sacré ", selon François Varillon. C'est ce qu'il y a de plus haut dans l'existence humaine et c'est d'ailleurs pourquoi nous ne saurions faire mieux que d'offrir le sacrifice de la messe. Ce sacrifice est ce par quoi nous accomplissons essentiellement notre vocation profonde. Parce que notre vocation profonde, c'est de nous épanouir en Dieu, dans l'Absolu. Le sacrifice n'est pas d'abord une privation, C'est une orientation positive de tout notre être, de toute notre vie vers Dieu. Et se donner à Dieu est la seule façon d'être vraiment soi-même. N'oublions jamais que Dieu est Amour. Et l'homme, dit Varillon, n'est pleinement homme que s'il est pour Dieu.

Je vais y revenir. Mais, pour le moment, soyons concrets. Pour réussir à faire de nos messes des messes intéressantes, commençons par parler de la façon d'entrer dans l'église, dans cet écrin qui est le château de Dieu comme disait mon petit-fils, Pascal, à 5 ans. Il faut commencer, tout le monde sait ça, par se signer avec de l'eau bénite - avec un certain respect quand on entre dans cet écrin sacré. C'est important, il me semble, de faire un signe de croix significatif, "qui a du bon sens " comme on dit ! On ne doit certainement pas se contenter d'un vague je ne sais trop quoi comme si nous chassions une mouche! Il faut se décider à devenir de plus en plus des croyants qui croient que le signe de la croix, c'est important. C'est le signe de l'amour total. Il ne s'agit pas de faire un grand signe de croix théâtral. Soyons simples et vrais. Et puis, il faut comprendre que cette eau bénite que nous avons au bout des doigts rappelle notre baptême. Il faut être logique et faire un effort d'attention pour y arriver. Le signe de la croix que nous traçons sur notre corps, pensons-y, est le début du désir que nous avons de rendre cette messe intéressante. C'est comme une étincelle d'amour. Nous devons ensuite faire attention de ne déranger personne en nous rendant à notre place. Gardons le silence pour respecter ceux qui prient et se préparent à participer à la messe. Et alors, arrivés à l'endroit choisi, faisons calmement une vraie génuflexion en direction de cet autel central archi-sacré, oui qui est sacré, sachant qu'en même temps, nous adorons de tout notre coeur le Christ au tabernacle à l'autel de la Sainte Réserve. Il y a là le Christ dont la Présence sacramentelle nous vient de ce miracle qui se déroule sur cet autel central chaque jour, peut-être plusieurs fois par jour tout au long de l'année.




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Ven 25 Jan 2013, 6:44 pm





Prenons conscience, en mettant le genou par terre, que Dieu est présent, extraordinairement présent dans ce bâtiment qui l'abrite et où nous venons ensemble l'adorer et le glorifier. La profonde génuflexion prendra alors tout son sens. Nous croyons en la Présence réelle du Christ dans le Pain consacré. Alors, que ce soit évident, sans ostentation, simplement. Dieu est là, vraiment présent. C'est sérieux. C'est extrêmement sérieux. C'était très très sérieux quand j'étais jeune On n'a aucune idée aujourd'hui du respect nous avions tous dans nos églises remplies. Nous le savions et nous y croyions fermement. Dieu était là, présent. Je me demande ce qui s'est passé. Comment pouvons-nous aujourd'hui ne pas y réfléchir à chaque fois que nous entrons chez lui. C'est sa maison. Il faut être respectueux, il faut être intériorisé. Il faut être vraiment éveillé à cette Présence mystérieuse. Il faut en même temps se préparer à ce grand mystère auquel nous allons bientôt participer.C'est à nous de rendre le climat de nos églises intéressant, pour que les messes soient intéressantes. C'est à nous, laïcs. Nous en sommes les premiers responsables. Notre attitude extérieure doit sans cesse être éclairée par notre foi et notre charité.

Savez-vous, soit dit en passant, ce que pensent certains musulmans fervents qui, par curiosité, viennent dans nos églises pour voir ce qui s'y passe ? J'aime bien écouter ceux qui ont entendu dire que nous croyons dur comme fer que Dieu y est présent. Ils me disent qu'ils sont souvent très surpris. Pourquoi? Parce que selon eux, trop de gens, même la plupart, agissent comme s'ils étaient dans un vague théâtre ou un cinéma. J'ai quelques amis algériens. Il y en a qui m'ont dit que si c'est vrai que Dieu est là, comment se fait-il que nous ne tombions pas à genoux pour adorer, le front par terre, comme ils le font eux-mêmes cinq fois par jour (en principe) ? Saviez-vous aussi que cette façon qu'ils ont d'adorer leur vient des moines catholiques ou nestoriens du VIIe siècle au temps de la vie de Mohamed qui a fondé leur religion. Ils nous ont emprunté cette façon d'adorer et aujourd'hui, nous nous émerveillons de les voir faire à chaque fois qu'on nous parle à la télévision de la religion qu'il pratiquent, l'Islam. Je me souviens d'ailleurs, quand nous étions jeunes, que si le Saint-Sacrement était exposé dans un ostensoir, sur le Maître-Autel, nous faisions sans le savoir comme les musulmans; la grande génuflexion à deux genoux et une inclination profonde, très profonde. Cela avait le bon côté d'entretenir notre foi en la Présence réelle.




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Jeu 14 Fév 2013, 8:13 pm






Connaissez-vous tous le Père Varillon, ce jésuite exceptionnel qui a si bien parlé de l'Eucharistie et de la messe dans son chef-d’œuvre " Joie de croire, joie de vivre " paru aux éditions du Centurion en 1981 ? Je ne me fatigue pas de le relire. Pour lui, le mystère de l'Eucharistie est d'une telle profondeur que c'est impossible d'en épuiser le contenu. Il va jusqu'à dire que " l'Eucharistie est la récapitulation de tout. C'est l'unité de Dieu et de l'homme dans le Christ; du passé, du présent et de l'avenir; de la nature et de l'histoire; de l'accueil et du don ; de la mort et de la vie, etc.

Il a bien raison de s'enthousiasmer comme il le fait. Car " l'Eucharistie est le sacrement du Christ qui se donne en nourriture aux hommes pour les transformer en Lui-même et ainsi constituer son Corps mystique qui est l'Église. Le mot " mystique " ici ne s'oppose pas du tout à " réel ". Le Corps mystique du Christ qu'est l'Église, c'est encore plus réel que ce que nous pensons souvent être réel et qui ne dure qu'un temps, même nos constructions les plus vastes et nos sculptures les plus impressionnantes.

JESUS se donne pour que l'Église soit vivante par chacun de nous, membres de son Corps mystique. Pour mieux comprendre cela, je vous rappelle ce que disait le Père Liégé au début. Le but fondamental de Dieu dans son entêtement admirable, c'est de s'unir tous les hommes dans l'amour, de leur faire partager sa Vie, sa Joie, son Bonheur. C'est ce qu'on appelle l'Alliance. C'est un immense mariage de Dieu avec l'humanité. Cette Alliance est dans la Bible à partir de Noé avec son arc-en-ciel jusqu'à JESUS-Christ qui consacre la veille de sa mort, lors de la Première Messe, " le calice de la Nouvelle et Éternelle Alliance ". C'est une union d'amour plus grande que tous les plus beaux mariages. Quand nous absorbons l'hostie lors de la Communion, c'est aussi Dieu qui nous absorbe.

Je vous cite avant d'aller plus loin, ces lignes du Père Varillon qui sont les plus belles que j'aie lues à ce sujet :
" Le Christ qui meurt et ressuscite se fait lui-même nourriture afin de devenir la chair de la chair de l'humanité - beaucoup plus radicalement qu'en une étreinte qui ne rapproche deux corps qu'un seul instant, Dieu, dans l'Eucharistie, épouse véritablement l'homme. À la base du mystère eucharistique, il y a cette idée de nourriture; elle est absolument essentielle.








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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Jeu 07 Mar 2013, 7:02 pm




L'Eucharistie n'est donc pas seulement un repas que l'on prend ensemble. ... Si le symbolisme est pris simplement au niveau du repas comme être-ensemble, il n'exprime pas la réalité la plus fondamentale qui est celle d'une fusion achevant l'amour entre époux... Ce qui est primordial dans l'Eucharistie, ce n'est pas simplement la présence du Christ. Le Christ n'est pas là pour être là. Il est là pour se donner à nous en nourriture afin que l'union entre lui et nous soit la plus totale possible... Certes, la présence du Christ dans l'Eucharistie est une présence réelle. Elle est même la plus réelle de toutes les présences car elle est une présence réalisante. L'Eucharistie réalise la présence du Christ dans nos actes libres : " Qui mange ma chair et boit mon sang a la Vie en lui " dit JESUS (Jean, 6. 54). C'est tout ce qu'il y a de plus réel, déclare le Père Varillon.

Les évêques de Suisse, dans un document daté du 23 avril, ont bien résumé la question en déclarant que " la célébration de l'Eucharistie requiert le plus grand soin; cette attention et ce respect sont l'expression d'une attitude intérieure, qui est centrale : dans la célébration de la messe, il y va fondamentalement de l'union personnelle avec le Christ, que l'on peut expérimenter dans ce grand don qu'est l'Eucharistie.

Ayons le souci que la forme dans laquelle l'Eucharistie est célébrée - comme prière de l'Église tout entière - soit empreinte de toute l'attention et de tout le respect qui lui sont dus, en particulier la Prière eucharistique qui s'adresse dans sa totalité au Père. Il faut donc que le célébrant soit pleinement conscient qu'il s'adresse à Dieu notre Père, et que toute l'assemblée se rende compte qu'il parle à Quelqu'un, quelqu'un qui mérite qu'on Lui parle avec attention, respect et une foi profonde.

Souvenons-nous de ce que de nombreux évêques ont aussi déclaré lors d'un important synode : "La Bonne nouvelle de JESUS Christ ne peut être annoncée que par ceux qui sont pris et inspirés par l'amour du Père pour ses enfants, manifesté dans la personne de JESUS Christ. Cette annonce est une mission de saints hommes et de saintes femmes qui feront connaître et aimer le Sauveur PAR LEURS VIES. Un feu, disent ces évêques, ne peut être allumé que par quelque chose qui est lui-même enflammé. Ainsi, une annonce réussie de la Bonne Nouvelle du Salut, de la libération des âmes, ne peut être mise en place que si les Évêques, les prêtres, les religieux et LES LAÏCS EUX-MÊMES EMBRASÉS PAR L'AMOUR DU CHRIST ET BRÛLANTS DE ZÈLE pour le faire connaître plus. largement, le faire aimer plus intensément et le faire suivre de plus près ! "




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Sam 30 Mar 2013, 4:32 am

Il faut avant tout savoir que le rituel du pain et du vin (L’eucharistie) fut fait pour la première fois par Melchisédek et Abraham, alors que celui-ci venait de livrer la bataille de Kerlaomer pour délivrer son frère Lot et sa famille. (Gen. 14 : 14 à 24)
Melchisédek était un petit roi de Sodome, moins riche qu’Abraham. Mais il avait une supériorité parce qu’il était le « Grand sacrificateur devant le tabernacle de la tente d’assignation. C’est lui qui avait le privilège de faire les sacrifices de gros animaux dans le lieu, caché au regard du peuple, appelé « le lieu très saint »
Lorsqu’il fit ce rituel, il donna momentanément un pouvoir divin à Abraham.
C’est par ce pouvoir qu’il se préparait, selon l’ordre de Dieu, de sacrifier Isaac son fils unique.
Voyant qu’Abraham, animé par une grande foi, allait obéir et égorger son fils, Dieu arrêta sa main et fit apparaitre un bélier pour le sacrifice.
Car ce sacrifice inachevé était une préfiguration pour un autre sacrifice immensément plus grand qui se fit réellement de nombreux siècles après et qui ne tolèrerait pas qu’il y eut de précédent. Ce fut une image prophétique de Dieu sacrifiant son fils bien aimé JC, en qui il avait mis toute son affection.
C’est pour cela que JC mentionna Abraham ainsi :

« « JESUS répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n'est rien. C'est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. « Abraham », votre père, a tressailli de joie de ce qu'il verrait mon jour: Il l'a vu, et il s'est réjoui » ». (Jean 8 : 54 à 57)

Ces versets confirment que le sacrifice de JC fut préfiguré, et qu’Abraham l’a vu en rêve, en son temps.
C’est pourquoi, il est écrit qu’Abraham est l’ami de Dieu :

« « Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel?
Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite.
Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu » » (Jacques 2 : 21 à 23).

JC fut comparé à Melchisédek :

« « Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui!
Comme il dit encore ailleurs: Tu es sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek.
C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel,
Dieu l'ayant déclaré souverain sacrificateur selon l'ordre de Melchisédek.
Nous avons beaucoup à dire là-dessus, et des choses difficiles à expliquer, parce que vous êtes devenus lents à comprendre. » » (Hébreux 5 : 5 à 11)

Pour être comparé à Melchisédek, JC dû, comme lui, faire le rituel du pain et du vin, parce qu’il était par cela, devenu « Grand sacrificateur devant l’Eternel et en même temps, l’objet lui-même de cet ultime sacrifice.
Par amour, il avait fait tout pour le provoquer afin d’être sacrifié pour sauver, les hommes du péché.
C’est pourquoi, sans le comparer à Dieu, il faut manifester envers, JC un amour et une adoration profonde.

« « C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement « élevé », et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de JESUS tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que JESUS Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. » » (Phil. 2 : 9 à 11)

Voici ce que furent ces rituels (Eucharisties) d’Abraham et de JC.
Amicalement.
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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Sam 04 Mai 2013, 7:29 pm




Cela me rappelle le très beau texte de saint Augustin :
"AIME ET FAIS CE QUE TU VEUX "

Une fois pour toutes t'est donné ce court précepte :

Aime et fais ce que tu veux.
Si tu te tais, tais-toi par amour ; si tu parles, parle par amour.
Si tu corriges, corrige par amour ; si tu pardonnes, pardonne par amour.
Aie au fond du coeur la racine de l'amour ; de cette racine, il ne peut sortir que du bon!


Et voici une petite histoire pour finir :
Ça commence avec la remarque d'une jeune fille engagée par rapport à la guerre en Irak, d'une manière d'ailleurs très intelligente :
" La messe, j'en ai ras le bol ! Mes parents m'ont trop souvent obligée à y aller !"
Quelqu'un lui dit : " Je pense que vous ne saisissez pas très bien le lien entre l'Eucharistie et votre engagement politique ! "
Elle le regarde et pense qu'il est complètement fou, et répond : "Ben voyons, absolument pas ! Quel lien ?"
" Oh ! Alors, si vous ne saisissez pas ce lien, je comprends très bien que vous n'alliez plus à la messe. À quoi ça servirait ? Si vous alliez à la messe, c'est pour que le Christ divinise toute votre activité engagée, c'est pour que le Christ donne une dimension nouvelle à toute votre tâche humaine. Votre travail consiste à établir la paix entre les hommes. C'est une activité qui est transformante. Toute activité humaine humanisant est transformante, qu'il s'agisse du niveau modeste des relations entre époux, entre parents et enfants, entre enseignants et étudiants, etc. À la communion, le Christ se donne à nous en nourriture pour que nous ayons non seulement une énergie humaine, mais une énergie véritablement divine pour travailler à construire la communauté humaine fraternelle. Car, sans le Christ, nous ne pouvons rien faire au fond. " (Jean 15, 5) - Le Christ, Mademoiselle, est donc présent pas comme quelqu'un qui tombe du ciel. Non, le Christ est vivant. C'est le fruit de la transformation divinisant qu'il opère dans ce mystère le plus central de notre foi qu'est l'Eucharistie. L'hostie consacrée n'est pas seulement le Christ, c'est aussi l'homme christifié. C'est cela dont vous ne semblez pas vouloir. Vous devriez peut-être y songer sérieusement. Communiez chaque jour, Mademoiselle. Vous verrez ce qui va se produire. Vous verrez aussi combien c'est intéressant, c'est passionnant de vivre de la messe ! " .

Raymond Beaugrand-Champagne




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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Sam 04 Mai 2013, 7:59 pm

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Eucharistie



Le terme Eucharistie (en grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce ») désigne, dans le christianisme, la célébration ou le mémorial de la mort et de la résurrection de JESUS de Nazareth, à travers la proclamation de la Bible et à travers une action de grâce qui culmine avec le partage des éléments eucharistiques - le pain et le vin - qui sont, pour les Chrétiens, le corps et le sang du Christ, offert en sacrifice sur la croix et ressuscité. L’Eucharistie est, pour les Orthodoxes, les Catholiques, les Anglicans, et d'autres Églises chrétiennes qui y reconnaissent un sacrement, l’actualisation de ce sacrifice.

S.V.P : Pourriez vous définir précisément "actualisation" dans votre dernière phrase ?


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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Dim 05 Mai 2013, 6:17 pm



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Eucharistie



Le terme Eucharistie (en grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce ») désigne, dans le christianisme, la célébration ou le mémorial de la mort et de la résurrection de JESUS de Nazareth, à travers la proclamation de la Bible et à travers une action de grâce qui culmine avec le partage des éléments eucharistiques - le pain et le vin - qui sont, pour les Chrétiens, le corps et le sang du Christ, offert en sacrifice sur la croix et ressuscité. L’Eucharistie est, pour les Orthodoxes, les Catholiques, les Anglicans, et d'autres Églises chrétiennes qui y reconnaissent un sacrement, l’actualisation de ce sacrifice.

S.V.P : Pourriez vous définir précisément "actualisation" dans votre dernière phrase ?



En fait, ce ne sont pas mes mots, mais la définition de Wikipédia.

Cela étant, je pense que cela signifie que le Sacrifice de CHRIST est perpétuel, actuel et constamment renouvelé,

En notre faveur..., même si nous y sommes indiférents (ce qui est le cas pour une majorité d'Humains sur cette Terre),


Mais que lors de l'Eucharistie, les participants sincères assistent et participent réellement à la Mort et à la Résurrection de JESUS-CHRIST !





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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Dim 05 Mai 2013, 7:56 pm

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En fait, ce ne sont pas mes mots, mais la définition de Wikipédia.

Cela étant, je pense que cela signifie que le Sacrifice de CHRIST est perpétuel, actuel et constamment renouvelé,

En notre faveur..., même si nous y sommes indiférents (ce qui est le cas pour une majorité d'Humains sur cette Terre),


Mais que lors de l'Eucharistie, les participants sincères assistent et participent réellement à la Mort et à la Résurrection de JESUS-CHRIST !

Merci pour votre réponse , qui m'amène à vous questionner à nouveau :
Quand vous dite que "le Sacrifice du Christ est perpétuel , actuel et constamment renouvelé" , je comprends que c'est le Sacrifice de la Croix qui est perpétuel , actuel et constamment renouvelé .
Or, le Sacrifice de la croix s'est achevé par la mort du Christ sur la croix ("Tout est achevé").
La mort du Christ est l'accomplissement du Sacrifice de la croix et , par définition , un "accomplissement" n'a pas de complément.
Historiquement , réellement , JESUS n'est pas ressuscité le vendredi saint sur la croix ; la séparation de son corps et de son âme (sa mort) n'est pas , ni chronologiquement ni spirituellement , compatible avec la réunion de son corps et de son âme devenus inséparables (sa résurrection).
Dès lors , comment la résurrection du Christ (qui n'est pas un sacrifice) est-elle réellement intrinsèque à son unique sacrifice mortifère ?







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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Dim 05 Mai 2013, 9:16 pm




@ Colchique,


Tu sais, je ne suis pas moi-même, ni ne prétends être Théologien,

Je ne fais qu'essayer de sensibiliser les autres, à ce Sacrement Eucharistique que je ressens comme beau et fort !

Benoit XVI en parle infiniment mieux que moi :

Citation :
Catéchèse de Benoît XVI : le grand mystère de la Résurrection

La ''vérité historique '' de la résurrection du Christ, ''vérité fondamentale'' de la foi chrétienne, ''est grandement documentée. C’est ce qu’a dénoncé le pape Benoît XVI dans ses catéchèses pendant l'Audience Générale Place Saint Pierre, au cours de laquelle il s'est arrêté en particulier sur le mystère pascal.

Texte intégral de la catéchèse du Saint-Père

Chers frères et sœurs,

« Et resurrexit tertia die secundum Scripturas - le troisième jour, Il est ressuscité selon les Écritures ». Chaque dimanche, avec le Credo, nous renouvelons notre profession de foi dans la résurrection du Christ, évènement surprenant qui constitue la clé de voute du christianisme. Dans l'Église, tout se comprend à partir de ce grand mystère, qui a changé le cours de l'histoire et qui se rend actuel dans chaque célébration eucharistique. Il existe cependant un temps liturgique dans lequel cette réalité centrale de la foi chrétienne, dans sa richesse doctrinale et sa vitalité inépuisable, est proposée aux fidèles de façon plus intense, pour qu'ils la redécouvrent toujours plus et la vivent plus fidèlement : il s'agit du temps pascal. Tous les ans, dans le « Très saint Triduum du Christ crucifié, mort et ressuscité », comme l'appelle Saint Augustin, l'Église parcourt, dans un climat de prière et de pénitence, les étapes conclusives de la vie terrestre de JESUS : sa condamnation à mort, montée au Calvaire en portant la croix, son sacrifice pour notre salut, sa déposition dans le sépulcre. Le « troisième jour », ensuite, l'Église revit sa résurrection : c'est la Pâque, le passage de JESUS de la mort à la vie, où s'accomplit en plénitude les anciennes prophéties. Toute la liturgie du temps pascal chante la certitude et la joie de la résurrection du Christ.

Chers frères et sœurs, nous devons constamment renouveler notre adhésion au Christ mort et ressuscité pour nous, insiste Benoît XVI : sa Pâque est aussi notre Pâque, parce que dans le Christ ressuscité, nous est donnée la certitude de notre résurrection. La nouvelle de sa résurrection des morts ne vieillit pas et JESUS est toujours vivant ; et son Évangile est vivant. « La foi des chrétiens - observe Saint Augustin - est la résurrection du Christ ». Les Actes des Apôtres l'expliquent clairement : « Dieu a donné à tous les hommes une preuve certaine sur JESUS le ressuscitant de la mort » (17.31). En effet, la mort n'était pas suffisante pour montrer que JESUS est vraiment le Fils de Dieu, le Messie attendu. Tout au long de l'histoire, nombreux sont ceux qui ont consacré leur vie à une cause estimée juste et sont morts ! Et ils sont restés morts. La mort du Seigneur démontre l'Amour immense avec lequel Il nous a aimés jusqu'à se sacrifier pour nous ; mais seule sa résurrection est la « preuve certaine », c'est la certitude que ce qu'Il affirme, est la vérité qui est valable aussi pour nous, pour tous les temps. En Le ressuscitant, le Père L'a glorifié. Saint Paul écrit ainsi dans la Lettre aux Romains : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur JESUS, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé . » (10.9).

Il est important de réaffirmer cette vérité fondamentale de notre foi, dont la vérité historique est grandement documentée, même si aujourd'hui, comme dans le passé, ceux qui de manières différentes la mettent en doute ou même la nient, ne manquent pas. L'affaiblissement de la foi dans la résurrection de JESUS, affaiblit par conséquent le témoignage des croyants. Si en effet la foi dans la résurrection manque dans l'Église, tout s'arrête, tout s'effrite. Au contraire, l'adhésion du cœur et des esprits au Christ mort et ressuscité, change la vie et illumine l'existence entière des personnes et des peuples. N'est-ce peut-être pas la certitude que le Christ est ressuscité qui donne du courage, l'audace prophétique et persévérance aux martyres de chaque époque ? N'est-ce pas la rencontre avec JESUS vivant qui convertit et fascine tant d'hommes et de femmes, qui depuis le début du christianisme, continuent à tout quitter pour le suivre et mettre leur propre vie au service de l'Évangile ? « Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Cor 15, 14). Mais Il est ressuscité !

L'annonce que ces jours-ci nous écoutons de nouveau est précisément celle-ci : JESUS est ressuscité, Il est Vivant et nous pouvons Le rencontrer. Comme Le rencontrèrent les femmes qui, au matin du troisième jour, le jour après le samedi, s'étaient rendues au sépulcre ; comme le rencontrèrent les disciples, surpris et bouleversés de ce que leur avaient raconté les femmes ; comme le rencontrèrent tant d'autres témoins les jours qui suivirent sa résurrection. Et, même après son Ascension, JESUS a continué à rester présent parmi ses amis comme du reste Il l'avait promis : « Voilà, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Mt 28.20). Le Seigneur est avec nous, avec son Église, jusqu'à la fin des temps. Illuminés par l'Esprit Saint, les membres de l'Église primitive ont commencé à proclamer l'annonce pascale ouvertement et sans crainte. Et cette annonce, qui s'est transmise de génération en génération, est arrivée jusqu'à nous et résonne tous les ans à Pâques avec une puissance toujours nouvelle.

Dans cette octave de Pâques, la liturgie nous invite tout particulièrement à rencontrer personnellement le Ressuscité et à en reconnaître l'action vivifiante dans les évènements de l'histoire et de notre vie quotidienne. Aujourd'hui mercredi, par exemple, nous est proposé l'épisode émouvant des deux disciples d'Emmaüs (cfr Lc 24.13-35). Après la crucifixion de JESUS, plongés dans la tristesse et dans la déception, ils rentrèrent à la maison, bouleversés. Pendant leur chemin, ils discutaient entre eux de ce qui était arrivé ces derniers jours à Jérusalem ; ce fut alors JESUS qui s'approcha, se mit à discuter avec eux et à les instruire : « O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu'ont annoncé les Prophètes !… Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24.25 -26). En commençant ensuite par Moïse et tous les prophètes, il leur expliqua, dans toutes les Écritures, ce qui se référait à Lui. L'enseignement du Christ - l'explication des prophéties - fut pour les disciples d'Emmaüs comme une révélation inattendue, lumineuse et réconfortante. JESUS donnait une nouvelle clé à la lecture de la Bible et tout apparaissait maintenant clair, orienté précisément sur ce moment. Conquis par les paroles de ce pèlerin inconnu, ils lui demandèrent de s'arrêter pour dîner avec eux. Et Il accepta et se mit à table avec eux. L'évangéliste Luc nous dit : « Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain; et, après avoir rendu grâces , il le rompit , et le leur donna. » (Lc 24.29-30). Et ce fut vraiment à ce moment que s'ouvrirent les yeux des deux disciples et ils Le reconnurent, « mais il disparut de leur vue. » (Lc 24.31). Et eux, comblés d'étonnement et de joie, commentèrent : « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? » (Lc 24.32).

Dans toute l'année liturgique, particulièrement dans la Semaine Sainte et dans la Semaine de Pâques, le Seigneur est en marche avec nous et nous explique les Écritures, Il nous fait comprendre ce mystère : tout parle de Lui. Et ceci devrait faire brûler aussi nos cœurs, de façon à ce que puissent s'ouvrir aussi nos yeux. Le Seigneur est avec nous, nous montre le véritable chemin. Comme les deux disciples reconnurent JESUS en rompant le pain, de même aujourd'hui, en rompant le pain, nous reconnaissons aussi sa présence. Les disciples d'Emmaüs le reconnurent et se rappelèrent des moments où JESUS avait rompu le pain. Et ceci nous fait penser, en rompant le pain, justement à la première Eucharistie célébrée dans le contexte de la Dernière Cène, où JESUS rompait le pain et anticipa ainsi sa mort et sa résurrection, en se donnant lui-même à ses disciples. JESUS rompt le pain aussi avec nous et pour nous, il se fait présent avec nous dans la Sainte Eucharistie, il s'offre lui-même et ouvre nos cœurs. Dans la Sainte Eucharistie, dans la rencontre avec sa Parole, nous pouvons nous aussi rencontrer et connaître JESUS, dans ce double banquet de la Parole et du Pain et du Vin consacrés. Chaque dimanche la communauté revit ainsi la Pâque du Seigneur et recueille du Sauveur, son témoignage d'Amour et de service fraternel. Chers frères et sœurs, que la joie de ces jours-ci rende encore plus solide notre adhésion fidèle au Christ crucifié et ressuscité. Surtout, laissons-nous conquérir par la fascination de sa résurrection. Que Marie nous aide à être des messagers de la lumière et de la joie de la Pâque pour tant de nos frères. Encore à vous tous, tous mes vœux cordiaux de Bonnes Pâques.









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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Lun 06 Mai 2013, 10:20 am

Je suppose que vous avez lu et compris , sans être théologien :
/..." Et ceci nous fait penser, en rompant le pain, justement à la première Eucharistie célébrée dans le contexte de la Dernière Cène, où JESUS rompait le pain et anticipa ainsi sa mort et sa résurrection, en se donnant lui-même à ses disciples."
Puisque vous traitez de ce sujet , je suppose aussi que vous pourrez m'expliquer ce que je ne comprends pas : Si JESUS a anticipé par la fraction du pain sa mort ET sa résurrection , qu'a-t-il anticipé par le don de la coupe ?
Merci.
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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Lun 06 Mai 2013, 6:59 pm






La Coupe et le Vin, c'est le signe de la Nouvelle Alliance,

Nous sommes tous Frères et Soeurs, et censés ne former qu'un seul corps, dans lequel coule le sang du CHRIST,

Pour ceux qui le veulent bien...







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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Mar 07 Mai 2013, 3:59 am

Merci de me répondre.
Je mesure la bonne volonté dont vous faites preuve pour ne pas m'envoyer paître , comme tant d'autres l'ont fait.
Franchement , cette fois , je ne comprends pas comment vous faites pour ne pas établir une relation DIRECTE entre la coupe eucharistique et le sacrifice sanglant ( "Mon sang VERSE pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés").
Vous établissez une relation entre la coupe eucharistique et la Nouvelle Alliance d'une part ("cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang") , entre la coupe eucharistique et le Corps mystique paulinien d'autre part (où il est question de "membres"), mais pas de relation entre la coupe eucharistique et le sang du Christ réellement extrait de son corps par violence consentie en vue de la rémission des péchés.
La Nouvelle Alliance a été ratifiée par le sang du Christ , le sang de son humanité physiologiquement identique à la nôtre quand il était exposé comme propitiatoire par son sang (Rm 3,25).
Tout se passe comme si vous expliquiez la Cène à partir de la Messe et non pas la Messe à partir de la Cène , comme si les éléments de la Liturgie étaient normatifs des éléments de l'Institution et non pas les éléments de l'Institution normatifs des éléments de la liturgie , autrement dit comme si vous appliquiez au Christ le Jeudi Saint la Gloire dans laquelle il ne rentrerait que le Dimanche de Pâque (une gloire "anticipée" dont il aurait dû ensuite se dépouiller pour vivre sa passion jusqu'à sa mort , mais une gloire avec du sang réputé identique au nôtre).
J'espère m'être bien fait comprendre ; je sais que "il est grand , le mystère de la foi" , mais la foi en la résurrection du Christ n'exclut pas la foi en son Incarnation rédemptrice sous forme d'esclave.
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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Mar 07 Mai 2013, 4:21 am

J'avais corrigé la fin de mon message , mais je n'ai pas été autorisé à la rééditer.
Je précise donc :
J'espère m'être bien fait comprendre ; je sais que "il est grand , le mystère de la foi" , mais la foi en la résurrection du Christ n'exclut pas la foi en son Incarnation rédemptrice sous forme d'esclave sanguinolent sur la croix , condition assumée dont il était question explicitement au Cénacle : Corps "donné" et Sang "versé".
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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Mar 07 Mai 2013, 7:41 pm



colchique à écrit,


Citation :
Vous établissez une relation entre la coupe eucharistique et la Nouvelle Alliance d'une part ("cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang") , entre la coupe eucharistique et le Corps mystique paulinien d'autre part (où il est question de "membres"), mais pas de relation entre la coupe eucharistique et le sang du Christ réellement extrait de son corps par violence consentie en vue de la rémission des péchés.


Bien sûr que je fais cette relation,

Mais mon inclination naturelle m'incline plus spécialement vers le côté "Nouvelle Alliance" et Fraternité irriguée par le sang de CHRIST,

Ainsi j'ai tendance à développer plutôt cet aspect des choses, bien que comme tu le précises, l'aspect "Incarnation Rédemptrice" et "Sang versé" soit également très important.


Pas question de t'envoyer paître..., Razz

Et le cas échéant, n'hésites pas à t'exprimer ou à créer des sujets.






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MessageSujet: Re: L'Eucharistie   Mer 08 Mai 2013, 6:07 pm

Pas de débat , enseignements uniquement .
je vais donc proposer un débat sur l'Eucharistie , où l'on se retrouvera vraisemblablement , sans sectarisme ni "respectueux silence" , politique de l'autruche. Smile
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L'Eucharistie

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