Julienne Catholique

 Nombre de messages: 8512 Age: 61 Pays: Belgique - Bruxelles R E L I G I O N (précise): CATHOLIQUE ROMAINE Date d'inscription: 13/02/2009
 | Sujet: TEMOINS PRIVILEGIES DE L' EUCHARISTIE Mar 17 Fév - 16:02 | |
| Rappel du premier message : Au sens large, le mot témoin désigne le simple spectateur d'un fait : celui-ci a assisté à un événement , entendu une conversation, un discours. Mais au sens précis du terme, on nomme témoin celui qui rapporte ce qu'il a vu et entendu et qui peut même, sous la foi du serment, certifier l'authenticité de ce qu'il relate.
Jésus, dans l'Apocalypse est défini comme le "Témoin fidèle" (Ap. 1.5).
"Oui, je te le dis, déclarait le Christ à Nicodème, nous parlons de ce que nous savons et nous attestons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage" (Jn 3.11).
Avant de remonter au ciel, il demanda à ses apôtres d'être ses "témoins dans toute la judée et la Samarie et jusqu'au bout du monde" Actes 4.8
Aussi, les disciples s'en allèrent-ils évangéliser la terre et, devant le Sanhédrin qui leur ordonnait de se taire, Pierre et Jean déclarèrent un jour : " Nous ne pouvons pas ne pas parler de ce que nous avons vu et entendu" (Actes 4.20)
Tout chrétien, pareillement, par son baptême et surtout par le sacrement de confirmation, a été constitué témoin de Jésus-Christ. Par sa parole et par sa vie, il doit proclamer que Jésus est le Fils de Dieu.
Si chaque baptisé doit témoigner pour sa foi tout entière et pour chacune des vérités enseignées par le Christ, à plus forte raison doit-il attester le "MYSTERE DE FOI" par excellence, celui de l'Eucharistie.
Certaines âmes élues de Dieu sont appelées pourtant à fournir au Christ-Eucharistie un témoignage plus éclatant encore.
Tout d'abord les martyrs, ceux qui, pour attester la réalité de la Présence réelle ou pour la préserver et la sauver se font massacrer.
Viennent ensuite les mystiques.
Pour croire au dogme de l'Eucharistie, la parole du Christ nous suffit. Il a déclaré "Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang" : si nous croyons qu'Il a les paroles de la vie éternelle, nous n'hésiterons pas à adhérer à ce mystère, même si nos sens nous trompent et si notre raison est en déroute. Cependant, à certains jours, parce que notre tête est dure et notre coeur lent à croire, notre foi éprouve le besoin d'être réconfortée et revigorée. Dieu même vient à notre secours par des miracles et, parmi eux, il faut compter le témoignage des martyrs de l'Hostie et des mystiques de l'Eucharistie.
(Témoins privilégiés de l' Eucharistie - Jean Ladame)
1 - SAINT TARCISIUS
Saint Tarcisius C'était vers l'an 254, le cruel Valérien régnait sur l'empire de Rome. Dans la ville où les saints apôtres Pierre et Paul avaient donné leur vie pour Jésus-Christ, les chrétiens se multipliaient. Les païens qui les rencontraient dans les rues disaient d'eux : "Ceux-là, voyez comme ils s'aiment". Mais ils n'avaient pas le droit de se réunir pour prier ensemble. Pour célébrer la messe, ils se cachaient dans les catacombes. Or, à cette époque, Etienne était pape et parmi les enfants qu'il instruisait pour devenir prêtres, se trouvait un garçon d'une quinzaine d'années, Tarcisius. Le saint pontife leur dit un jour : "Vous ne devez pas seulement sauver votre âme, mais aussi celle des autres ; si vous avez un ami ou un parent païen, vous devez le convertir. Soyez des apôtres !". Et Tarcisius lorsqu'il servait la messe priait et communiait pour ceux qui ne connaissaient pas Jésus-Christ. Quelques mois après, le 15 août, le prêtre Dyonisus disait la messe dans les catacombes. Au moment de la communion, il se tourna vers l'assistance : "Mes frères, lequel d'entre vous se sent assez courageux pour porter l'hostie sainte aux prisonniers qui seront livrés aux bêtes demain ?" "Moi, père, fais-moi cet honneur", répondit le premier, Tarcisius, devenu acolyte, et qui servait la messe. "Enfant, tu passeras peut-être inaperçu, que Dieu te protège !" et Dyonisus déposa l'hostie dans les mains de l'acolyte. Tarcisius enveloppa ce précieux dépôt dans sa tunique, serra ses bras sur sa poitrine et sortit des catacombes. Sur la via Appia, tout en priant Dieu qu'il portait sur son coeur, il marcha ainsi jusqu'à la place publique. Il y avait là une bande de garçons païens qui jouaient sous la direction de Quintilus le plus âgé d'entre eux. "Tarcisius, qu'est-ce que tu portes comme ça ?", dit Quintilus en le saisissant par le bras. "Ça ne te regarde pas". "On sait que tu es chrétien, si tu ne dis pas ce que tu portes, on te dénoncera à la police". A ce moment-là, les soldats qui passaient entendirent les paroles des enfants et s'approchèrent : "Est-ce vrai que tu es chrétien ?". "Oui, je le suis". Ils voulurent l'obliger à desserrer les mains, mais une force extraordinaire les avaient comme soudées l'une à l'autre. Pour lui faire lâcher prise, ils frappèrent l'héroïque enfant à coup de pierre et de bâton. Il fut atteint gravement à la tête et il tomba sur les dalles de la route, les mains toujours pressées sur sa poitrine. Alors ils s'acharnèrent sur lui avec une telle violence qu'il s'évanouit en murmurant : "Seigneur Jésus, ne permettez pas que votre corps soit profané". Ils essayèrent encore de le fouiller, mais ils ne réussirent pas à dégager ses bras. A ce moment-là, passa un envoyé de Dyonisus, inquiet de ne pas le voir revenir. En voyant cet homme, les soldats et les enfants eurent peur et se dispersèrent, mais il était trop tard ! L'envoyé du prêtre s'agenouilla près de l'enfant et le souleva dans ses bras. Le petit martyr ouvrit les yeux une dernière fois et murmura : "Ne vous occupez pas de moi, mais prenez soin des hosties que je porte".
Père Pierre et J. de Brandois - St Tarcisius, martyr de l'Eucharistie

2 - SAINTS MARTYRS DE GORCUM
Les martyrs de Gorcum (Hollande), étaient au nombre de dix-neuf: onze Frères mineurs, un dominicain, deux prémontrés, le curé et le vicaire de Gorcum, un curé des environs de Dordrecht et un prêtre de Gorcum. En 1572 les « Gueux de mer », brigands calvinistes, vinrent mettre le siège devant Gorcum qui dut bientôt se rendre. Dans la citadelle s'étaient réfugiés le Père st Nicolas Pick, gardien du couvent franciscain et ses frères. On leur promit qu'ils seraient mis en liberté, s'ils consentaient à renoncer « à l'autorité du pape de Rome », et au dogme de la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. Les confesseurs se montrèrent inébranlables dans leurs convictions religieuses. Aussi furent-ils condamnés à subir un long et cruel martyre! On leur infligea des sévices d'une cruauté sadique inouie. Tout près de la Brielle se trouvait un monastère des Chanoines réguliers de saint Augustin que les calvinistes avaient saccagé. C'est là, qu'à deux poutres furent successivement pendus, le 9 juillet 1572, ces confesseurs de la vraie foi. Parmi eux, un frère Willald, âgé de 90 ans. Ils furent canonisés par le pape Pie IX.
Dernière édition par Dominique le Mar 17 Fév - 16:39, édité 3 fois |
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