
*** Forum Religions *** - - - Dialogues inter-religieux- - -www.forum-religions.com - - - |
...BIENVENUE SUR LE FORUM, les membres du staff sont à votre disposition pour rendre votre visite sur ce site plus agréable... RÈGLEMENT DU FORUM à prendre en compte il ce trouve " vie du forum ". VOS MESSAGES ne doivent pas comporter des propos irrespectueux dans le cas contraire le posteur sera banni du forum. Si vous avez un différent avec un membre, merci de contacter le staff. Merci de contacter le staff si vous recevez en Message Privée " une publicité ". Nicodème. |
|
| | Auteur | Message |
|---|
Nicodème *** FONDATEUR ***


 Nombre de messages: 9964 Pays: France R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 29/05/2008
 | Sujet: Les exorcismes Mar 17 Fév 2009, 12:33 pm | |
| Les exorcismes
C’est seulement [1] après avoir employé tous les moyens que l’Église nous offre, que l’on peut penser à recourir aux exorcismes. Il s’agit, en ce cas, d’un véritable sacramental. « L’Église a toujours été soucieuse de le réglementer, spécialement s’il est accompli sous forme liturgique. Dans les exorcismes, en effet, s’exerce le pouvoir et l’autorité de l’Église sur les démons [2] ».
Ce ministère – en sa forme publique – est réservé exclusivement aux évêques et aux prêtres auxquels il a été délégué par leur Ordinaire [3].
« L’exorcisme consiste à chasser les démons et à libérer de l’influence démoniaque, et cela par l’autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Église. Très différent est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le traitement est du domaine de la science médicale. Il est donc important de s’assurer, avant de célébrer l’exorcisme, qu’il s’agit d’une présence du Malin, et non pas d’une maladie [4] ».
Cette œuvre de discernement doit être faite préalablement avec soin, mais l’exorcisme lui-même accomplit en partie cette fonction par rapport aux signes qui le précèdent, qui l’accompagnent et qui le suivent. « Selon la pratique reconnue, on considère comme signes spécifiques : - proférer de nombreuses paroles dans une langue inconnue ou comprendre celui qui la parle ; - rendre manifestes des choses lointaines ou cachées ; - montrer des forces supérieures à la nature de l’âge ou de la condition [5] ».
Par ailleurs, ces signes ne constituent que des premiers indices. Ils doivent être reliés aux signes de caractère moral, comme l’aversion pour les réalités religieuses, le rapport entre le comportement du sujet en ce qui concerne la foi et la vie chrétienne, et l’échec de toutes les autres pratiques.
De plus, les signes doivent être interprétés cas par cas. Sur le plan de la catéchèse, on devra travailler à ce que les croyants ne cherchent pas dans l’exorcisme une sorte de magie qui « réussit » : il faudra les éduquer le plus correctement possible.
Sur le plan liturgique, nous faisons nôtre la recommandation du Rituel que « l’exorcisme soit accompli d’une manière qui manifeste la foi de l’Église et que personne ne puisse raisonnablement y voir une action magique ou superstitieuse. Il faut de plus éviter qu’il devienne un spectacle pour les personnes présentes ou qu’il soit divulgué par les moyens de communication sociale [6] ». Conférence des évêques de Toscane
[1] Lettre pastorale : Magie et démonologie, DC 2104(1994)988-998
[2] Rituel des exorcismes (RE), 11.
[3] Cf. Code de droit canonique, can. 1172 ; Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi aux évêques, 29 septembre 1985 ; RE, 12 ; CEC, n. 1673.
[4] Catéchisme de l’Eglise Catholique (CEC), n. 1673.
[5] RE, 15.
[6] RE, 20. |
|  | | Nicodème *** FONDATEUR ***


 Nombre de messages: 9964 Pays: France R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 29/05/2008
 | Sujet: Les Bénédictions Mar 17 Fév 2009, 12:34 pm | |
| Les bénédictions
Dans le cadre [1] de l’action sacramentelle de l’Église, les bénédictions ont une signification bien particulière. Si les exorcismes expriment la lutte de l’Église contre les puissances du mal, les bénédictions manifestent la splendeur du salut du Ressuscité, désormais présent dans l’histoire comme un principe nouveau de transfiguration de la vie de l’homme et du cosmos.
« Bénir » est en effet un acte sacramental de l’Église dans lequel se manifeste la foi en la présence active de Dieu dans le monde et la victoire pascale du Seigneur Jésus. C’est en ce sens que doit être mis en valeur le nouveau Livre des bénédictions, maintenant édité en italien, qui donne une riche série de formulaires de bénédiction des personnes, des groupes familiaux, des demeures et des activités de l’homme, pour les diverses circonstances et situations de la vie.
Il importe seulement que le concept de bénédiction et le recours à celle-ci soient compris de manière adéquate, en évitant la superposition ou la collusion entre la pensée de l’Église et une mentalité marquée par la superstition, qui peut en arriver à réduire la prière de bénédiction à un acte plus ou moins magique [2].
Selon la conception biblique, reprise et rappelée dans l’introduction du Livre des bénédictions, l’acte de bénédiction s’articule en un double mouvement : ascendant et descendant. Dieu est celui que l’on bénit et celui qui bénit. Le premier mouvement est celui de la louange de Dieu, une louange pleine de reconnaissance et d’action de grâce pour les œuvres admirables qu’il a accomplies en notre faveur dans l’ordre de la création comme dans celui de la rédemption ; c’est lui, en effet, qui le premier, de toute éternité, « nous a bénis de toute bénédiction spirituelle aux cieux, dans le Christ » (Ep 1, 3).
C’est de cette conscience que découle le second mouvement de la bénédiction, le mouvement descendant : Dieu est celui qui bénit, celui qui est invoqué pour qu’il nous donne sa grâce et sa protection dans les multiples situations personnelles, familiales et sociales de la vie.
Comme l’écrit le Livre des bénédictions : « Dieu bénit en effet en communiquant et en annonçant sa bonté. Les hommes bénissent Dieu en proclamant ses louanges, en rendant grâce, en lui rendant le culte et le respect de leur dévotion. Quand on bénit les autres, on invoque l’aide de Dieu sur chacun et sur tous ceux qui sont réunis en assemblée [3] ».
En tant que sacramental, la bénédiction suppose une attitude fondamentale de foi pour opérer ce qu’elle signifie, et exige une réponse de vie en rapport à ce que l’on célèbre par elle [4].
« Bénir : Bien-dire » (bene-dicere), comme l’évoque le nom, aussi bien en hébreu (barak) qu’en grec (eu-logein), signifie « dire du bien » de Dieu afin que, en le reconnaissant et en implorant son aide et l’intercession de Marie et de tous les saints, il puisse nous donner ses dons, dans le vécu concret de notre existence chrétienne.
Que les prêtres, donc, accueillent volontiers ceux qui demandent des bénédictions particulières sur les personnes et les choses, mais qu’ils aient la préoccupation à chaque fois d’expliquer, soigneusement et clairement, qu’aucune bénédiction n’a d’efficacité sans les dispositions requises chez celui qui la reçoit, à commencer par le renoncement au péché.
Dans le cas contraire, la bénédiction risque d’être vidée de son sens authentique, et même il y a danger qu’elle soit assimilée à une amulette ou autres objets semblables, ou qu’elle soit réduite à un geste contraire à la foi et à la cohérence de vie demandée par l’Évangile [5]. Conférence des évêques de Toscane
[1] Lettre pastorale : Magie et démonologie, DC 2104(1994)988-998
[2] Livre des bénédictions (LB), prémisses, 8-14.
[3] LB, 5.
[4] Plus en détail : Catéchisme de l’Eglise Catholique, n° 1667-1770 pour les sacramentaux, et 1671-1672 pour les bénédictions.
[5] LB, 15. |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|