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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   Dim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 10 Fév 2013, 6:51 pm



Citation :

Luc 5

Louis Segond (LSG)


5 Comme JESUS se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,

2 il vit au bord du lac deux barques, d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.

3 Il monta dans l'une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu de terre. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.

4 Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher.

5 Simon lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.

6 L'ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.

7 Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.

8 Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de JESUS, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

9 Car l'épouvante l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu'ils avaient faite.

10 Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors JESUS dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d'hommes.

11 Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent.



10/02/2013, 5e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Avançons au large

Dans tout ce que Dieu nous dit aujourd’hui, la consigne n’est-elle pas : « Avance au large ! » ? Et pourtant, à travers ces trois textes que nous venons d’entendre, nous remarquons que le premier réflexe de ceux qui sont appelés, c’est de prendre conscience de leur indignité ou bien de mesurer leur inaptitude à répondre à l’appel du Seigneur.

Le prophète Isaïe s’écrie : « Malheur à moi, car je suis un homme aux lèvres impures ! » Paul déclare : « Je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. » Enfin, Pierre, impressionné par la pêche surabondante demande : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »

Aujourd’hui encore, le Seigneur nous invite à avancer au large avec confiance et nous réalisons, nous aussi, que nous sommes pécheurs et que nous ne méritons pas d'être aimés par le Seigneur, ni de le suivre comme il nous y invite. Telle est peut-être notre réponse ; une réponse rapide qui nous fait prendre conscience de nos limites, ou peut-être une réponse qui nous arrange, une réponse qui nous fait nous enraciner dans un quotidien bien tranquille et qui ainsi, ne nous oblige pas à reprendre nos filets pour les jeter ailleurs.

Au cœur de cette Année de la foi, laissons-nous toucher par l’appel du Seigneur ! Pour ce faire, acceptons que le Christ nous bouscule. Lorsqu’il demande à Simon-Pierre de partir au large alors qu’il revient de la pêche, c’est comme s’il nous demandait de refaire ce que nous avons déjà fait. Autrement dit, avec persévérance, il nous faut continuer à creuser, pour aller plus loin. Et pour jeter, aujourd’hui encore, nos filets, sans doute qu’il nous est utile de repartir du Christ. C’est l’objectif de cette Année de la foi : redécouvrons les fondamentaux de notre foi chrétienne, notamment à travers la Parole de Dieu, l’enseignement de l’Église et les sacrements.

Aujourd’hui, grâce à nos frères et sœurs malades, nous découvrons ou redécouvrons le sens du sacrement des malades. On l’appelait autrefois le dernier sacrement ou l’extrême-onction. Mais le dernier sacrement, c’est l’Eucharistie, le viatique, ce pain pour la route et pour le passage vers notre résurrection. Le sacrement des malades est surtout là pour nous accompagner à tous les âges de la vie, que l’on soit jeune ou moins jeune, car nous le savons bien, la maladie frappe à tout âge. Et pour ne pas nous laisser sans force et sans espérance dans cette épreuve de la maladie, l’Église, par le Christ, nous propose ce sacrement des malades. Il n’a pas un pouvoir magique qui guérirait à coup sûr chacune des maladies. Non, ce n’est pas cela, l’effet d’un sacrement. Nous recevons le sacrement des malades pour recevoir la grâce et la force de Dieu, pour supporter l’épreuve de la maladie et vivre tout cela sous le regard de Dieu et avec Dieu.

Chers frères et sœurs malades, vous qui recevrez le sacrement des malades, aujourd’hui, dans cette église… Vous qui êtes avec nous, aujourd’hui, par la télévision et qui désirerez peut-être demander ce sacrement… Vous tous, puissiez-vous être régénérés par la grâce de Dieu qui agit en ce sacrement. À l’occasion de ce Dimanche de la santé, l’Église va rappeler son soutien aux malades, en priant particulièrement pour eux, aujourd’hui, car nous savons combien les malades comptent sur notre prière et combien nos communautés chrétiennes doivent être attentives à nos frères et sœurs malades : je pense que c’est un souci quotidien pour chacune de nos paroisses !

Et d’ailleurs, aujourd’hui, il est important de rappeler l’investissement sans mesure de tous ceux et celles qui font vivre les aumôneries d’hôpitaux et de maisons de retraite. Et n’oubliez pas les bénévoles qui, au nom de l’Église, portent la communion à domicile aux malades et aux personnes âgées. Manifestons aussi notre reconnaissance aux professionnels de la santé qui, avec confiance et passion, se tiennent aux côtés de ceux qui souffrent et donnent le meilleur d’eux-mêmes pour apporter guérison et réconfort.

Chers amis, face à la maladie, face à la souffrance, nous nous retrouvons souvent avec nos filets vides, le cœur lourd à cause de notre impuissance. À tous, aujourd’hui, le Seigneur demande d’avancer au large. C’est-à-dire, de grandir dans la foi et ne jamais désespérer. Ainsi, tous, malades et bien portants, professionnels de la santé et bénévoles, et tous les chrétiens engagés au nom de leur foi, dépassons nos peurs : jetons nos filets en avançant au large. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 17 Fév 2013, 6:50 pm


Citation :

Luc 4


1 JESUS, rempli du Saint Esprit, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert,

2 où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim.

3 Le diable lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain.

4 JESUS lui répondit: Il est écrit: L'Homme ne vivra pas de pain seulement.

5 Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre,

6 et lui dit: Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes; car elle m'a été donnée, et je la donne à qui je veux.

7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi.

8 JESUS lui répondit: Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.

9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit: Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas; car il est écrit:

10 Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, Afin qu'ils te gardent;

11 et: Ils te porteront sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

12 JESUS lui répondit: Il es dit: Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.

13 Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable.



17/02/2013, 1e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

L’Homme vrai et le menteur

En ce premier dimanche de Carême, la liturgie nous présente un Évangile qui, toujours, nous surprend : celui de la tentation de JESUS par Satan. Si JESUS est le Fils unique de Dieu, peut-il vraiment être tenté par le Diable ? « Si tu es le Fils de Dieu », cette parole, qui n’exprime que l’ironie de Satan, proclame pourtant la pleine identité de JESUS. Satan qui se croit tout-puissant n’est donc qu’un aveugle. En effet, il ne voit pas que JESUS arrive au désert poussé par l’Esprit Saint, Esprit de lumière et de force, dont il a été comblé et investi, par Dieu lui-même, lors de son baptême au Jourdain.

Comprenons bien : c’est pour nous, les hommes, que JESUS se livre à la tentation comme, plus tard, pour nous toujours, il se livrera à la mort. En cela, JESUS assume toute l’histoire d’Israël puisqu’il est son Messie et même, celle de toute l’humanité qui a commencé par la tentation d’Ève et d’Adam avant de se poursuivre dans l’histoire du peuple élu. Ce peuple déjà tenté en Égypte, puis au pied du Sinaï et dans sa marche au désert durant quarante ans. Peuple de Dieu, toujours tenté, toujours vaincu ! Quand JESUS sort victorieux de la tentation, et cela par trois fois, c’est pour Israël et pour tous les hommes qu’il remporte cette victoire et, en cela, il est déjà notre Sauveur. L’Évangile présente la tentation de JESUS en trois étapes successives. Elle concerne la faim, relation de l’homme avec lui-même, puis, en un second temps, le pouvoir, relation de l’homme avec le monde, enfin la mise à l’épreuve de Dieu lui-même, l’homme dans sa relation avec Dieu. Les trois réponses de JESUS, reprenant des paroles de Dieu dans l’Ancien Testament, mettent fin provisoirement aux tentations de Satan, lequel va s’écarter de lui « jusqu’au moment fixé », c'est-à-dire jusqu’au moment de la Passion.

Pourquoi Satan tente-t-il JESUS ? Sans doute pour le gagner à lui-même tout en le séparant de Dieu, ce qui confirme bien l’ignorance de Satan. Cependant, derrière ces tentations se révèle l’intention profonde du Diable, à savoir la destruction de l’homme lui-même. Satan, en effet, depuis le commencement, reste toujours jaloux de l’homme et de ce qu’il est en vérité : la seule créature à l’image et ressemblance de Dieu. Satan sait bien que s’il arrive à écarter Dieu de la vie de l’homme et du monde, il aura détruit l’homme en ce qu’il a de plus vrai et de plus beau.

Si l’humanité est vraiment sauvée en JESUS le Seigneur, elle peut toujours, en ne comptant que sur ses seules forces, se détruire elle-même en raison de ses propres convoitises et illusions. De cette destruction, toujours possible et toujours à l’œuvre en notre monde, l’histoire récente, hélas, nous en donne des preuves irréfutables. Si nous savons les discerner !

Pour conclure sur une note d’espérance, en cette marche avec le Christ vers Pâques, voyons comment JESUS, concrètement, sauve l’homme. La seconde lecture de ce jour nous donne la bonne réponse : l’homme est sauvé quand est restaurée son unité profonde, quand ce qu’il croit en son cœur, il le confesse sur ses lèvres. Quand le cœur et les lèvres son accordés, l’homme retrouve alors son unité originelle. Tel est aussi l’enseignement de saint Benoît qui nous rappelle cette vérité de l’homme, à savoir que son esprit doive s’accorder avec sa voix. C’est ainsi que l’homme est de nouveau accordé avec lui-même quand, avec Dieu, il se retrouve pleinement accordé. Réconcilié avec Dieu, l’homme peut alors l’être avec lui-même et avec tous ses frères les hommes. Beau programme de Carême pour nous tous !












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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 25 Fév 2013, 6:44 pm




Citation :
Luc 9

28 Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, JESUS prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.

29 Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea, et son vêtement devint d'une éclatante blancheur.

30 Et voici, deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Élie,

31 qui, apparaissant dans la gloire, parlaient de son départ qu'il allait accomplir à Jérusalem.

32 Pierre et ses compagnons étaient appesantis par le sommeil; mais, s'étant tenus éveillés, ils virent la gloire de JESUS et les deux hommes qui étaient avec lui.

33 Au moment où ces hommes se séparaient de JESUS, Pierre lui dit: Maître, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Il ne savait ce qu'il disait.

34 Comme il parlait ainsi, une nuée vint les couvrir; et les disciples furent saisis de frayeur en les voyant entrer dans la nuée.

35 Et de la nuée sortit une voix, qui dit: Celui-ci est mon Fils élu: écoutez-le!

36 Quand la voix se fit entendre, JESUS se trouva seul. Les disciples gardèrent le silence, et ils ne racontèrent à personne, en ce temps-là, rien de ce qu'ils avaient vu.


24/02/2013, 2e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Transfigurer notre grisaille

Les premiers évangiles du Carême nous emmènent en voyage et ce n’est pas à Lumen Vitae qu’on s’en plaindra, vu l’atmosphère multiculturelle qui nous caractérise, mais ces voyages se déroulent dans des contextes bien différents. Souvenez-vous : dimanche dernier, nous avons accompagné JESUS au désert, où il fut tenté par le démon. Ce dimanche, nous voici avec lui sur la montagne. Le tentateur n’est plus là, mais la scène n’est pas moins mystérieuse, avec le visage de JESUS qui se transfigure, avec ces personnages morts depuis des centaines d’années qui s’entretiennent avec lui et puis cette nuée d’où une voix se fait entendre. L’Évangile nous dit que les disciples furent saisis de frayeur quand ils y pénétrèrent. On le serait à moins.

Quand nous sommes confrontés à un tel texte, nous pouvons à bon droit nous sentir désarçonnés : que s’est-il réellement passé sur la montagne ? Et surtout, quel est le sens de cette scène ? Que nous dit-elle aujourd’hui ? Ce matin, nous n’allons pas faire le tour de la question, mais je vous propose de reprendre quelques points susceptibles de nous éclairer.

Voyons d’abord où se déroule l’histoire. Nous sommes sur la montagne. Non pas « une » montagne, mais « la » montagne. « La » montagne, depuis la révélation de Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, c’est le lieu où Dieu se manifeste par excellence. Lorsque l’Évangile nous dit que JESUS emmène Pierre, Jacques et Jean sur la montagne, nous pouvons donc déjà pressentir que quelque chose de Dieu va y être dévoilé.

Un deuxième élément éclairant, c’est ce dont JESUS s’entretient avec Moïse et Élie. Ils parlent de son départ qui va se réaliser à Jérusalem, c’est-à-dire de la passion et de la mort du Christ. Or, le récit de la Transfiguration, dans l’évangile de Luc, est précédé de la première annonce par JESUS de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, et JESUS reparlera de sa passion dès le lendemain de la Transfiguration. Il a y certainement ici plus qu’une coïncidence.

Un autre point intéressant, encore, ce sont les témoins de la scène. JESUS prit avec lui Pierre, Jacques et Jean. Pourquoi ces trois-là ? On peut dire, et ce n’est pas faux, qu’ils étaient particulièrement proches de JESUS. Mais il y a ici autre chose. Lorsque JESUS annonce sa passion et sa mort, ce sont ces trois mêmes disciples qui vont se faire réprimander par lui parce qu’ils refusent son message ou en pervertissent le sens. Ainsi, Pierre va s’attirer la réponse cinglante : « En arrière, Satan ! », lorsqu’il dira à JESUS : « Cela ne se fera pas ; tu ne peux pas être mis à mort ». De même, Jacques et Jean, après la troisième annonce par JESUS de sa passion, vont lui demander de siéger à sa gauche et à sa droite, manifestant ainsi qu’ils n’ont rien compris à ses propos.

C’est donc à des disciples qui ont du mal à saisir le sens profond du message du Christ, et particulièrement son passage par la passion et par la mort, que le Père révèle, sur la montagne, la gloire de son Fils. Manifestement, les trois disciples n’ont pas compris le sens profond de ce qu’ils vivaient alors. Pierre se laisse saisir par la magie du moment et envisage de rester sur place, en dressant des tentes. On peut voir là comme une nouvelle tentation de refuser le passage de JESUS par la passion et par la mort, en le retenant en quelque sorte dans sa gloire de transfiguré. Mais il ne s’agit pas de rester sur la montagne. Les disciples vont redescendre dans la plaine et ce n’est que plus tard qu’ils découvriront le lien entre la transfiguration et la passion, et la mort du Christ. Pour entrer dans sa gloire, JESUS devait rester fidèle à l’amour jusqu’au bout, et cela supposait, mystérieusement, de passer par la passion et la mort.

Relu ainsi, le récit est susceptible de faire sens pour nous. Ces trois disciples, c’est chacun de nous, lorsque la Bonne Nouvelle nous déconcerte, lorsque nous ne parvenons pas à reconnaître la gloire du Ressuscité déjà présente dans notre monde. Pour nous aussi, les difficultés de la vie, les mesquineries ou les méchancetés de notre prochain, nos propres faiblesses et notre péché sont parfois tels qu’il nous est difficile de reconnaître dans notre vie la présence glorieuse du Ressuscité. Nous n’avons pas la chance de gravir la montagne pour contempler JESUS dans sa gloire, mais nous avons l’Évangile qui nous dit : « Ne reste pas à la surface des choses. Fais confiance au Seigneur et demande-lui la grâce d’entrer dans son regard pour pouvoir reconnaître, au-delà des apparences souvent décourageantes, sa gloire déjà présente dans ta vie quotidienne. »

De manière intéressante, les deux autres lectures de ce dimanche nous invitent également à faire confiance à Dieu, malgré les apparences contraires. Ainsi, Abraham aurait pu considérer comme folie l’annonce par Dieu qu’il aurait une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, alors qu’il était déjà un vieillard. Mais il a cru en sa parole et nous sommes témoins du fruit qu’a porté son attitude de foi. De même, Paul oppose ceux qui ne considèrent que leur ventre et les citoyens des cieux, qui peuvent reconnaître dans leur existence la présence vivante de JESUS Christ.

Les lectures d’aujourd’hui, sans nier les difficultés de la vie présente, nous invitent donc à reconnaître en nous la présence du Christ transfiguré. C’est déjà Pâques que nous célébrons en faisant mémoire de la Transfiguration. Une Pâques qui ne se manifeste pas dans un événement extraordinaire comme la scène vécue sur la montagne mais que nous pouvons reconnaître dans notre quotidien, si nous portons sur lui un regard de foi, capable de transfigurer notre grisaille et d’y reconnaître la présence glorieuse du Christ ressuscité et de son amour victorieux. Par l’intercession de Pierre, de Jacques et de Jean, demandons au Seigneur la grâce d’entrer dans un tel regard. Amen.













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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 03 Mar 2013, 8:15 pm



Citation :
Luc 13


1 En ce même temps, quelques personnes qui se trouvaient là racontaient à JESUS ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

2 Il leur répondit: Croyez-vous que ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, parce qu'ils ont souffert de la sorte?

3 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

4 Ou bien, ces dix-huit personnes sur qui est tombée la tour de Siloé et qu'elle a tuées, croyez-vous qu'elles fussent plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem?

5 Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également.

6 Il dit aussi cette parabole: Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n'en trouva point.

7 Alors il dit au vigneron: Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n'en trouve point. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?

8 Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j'y mettrai du fumier.

9 Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.



03/03/2013, 3e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Convertissez-vous !

Frères et sœurs, encore une fois, nous voilà troublés par les paroles de JESUS. On vient le voir pour lui poser l’éternelle question : « Pourquoi tous ces malheurs ? » Mais JESUS nous entraîne plus loin. Il veut que nous prenions notre sort en main. Et il commence à nous dire de ne pas nous croire moins pécheurs que ceux dont nous pensons qu’ils subiraient les conséquences de leur péché. JESUS répond par ce leitmotiv : « Si vous ne vous convertissez pas vous mourrez comme eux. »

Chaque année nous sommes appelés à nous convertir, mais à quoi bon ? « Si vous ne vous convertissez pas, dit JESUS, vous périrez tous comme eux ». C’est un « changement de direction » que le Seigneur veut pour nous. Que nous puissions prendre pleinement nos vies à bras le corps, pour être ce que nous sommes : des hommes et des femmes à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais au fond, nous sommes bien convaincus que nous ne sommes pas moins pécheur que tous ceux qui vivent des malheurs ! Bien au contraire ! Et c’est pour cela qu’il est temps pour nous de nous convertir.

Il ne s’agit pas tant de changer de vie que de vivre pleinement la vie que je suis appelé à vivre. Ces choix que je pose en toute liberté, le Seigneur me laisse la responsabilité de les prendre. Peut-être seront-ils mauvais ? Espérons qu’ils seront bons… Mais je dois faire des choix, c’est ce qui me fait avancer dans la vie : avancer sous le regard aimant et patient de Dieu qui se donne à voir derrière le maître de la vigne. Et je découvrirai que je reçois tout de sa bonté… Le changement de direction, c’est d’abord pour moi qu’il est important. La conversion, c’est pour mon Bien ! Égoïstement, si je puis dire : Grandir et accueillir, rien de moins que la vie de Dieu. Lorsque j’étais scout, mon chef nous disait souvent : « Ceux qui ne font rien, ne font jamais d’erreur. Mais toute leur vie en est une. »

JESUS insiste. « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de la même manière. » C’est un retour que le Seigneur veut pour nous. Une renaissance. C’est pour cela, par exemple, que le temps du Carême est aussi un temps liturgique important pour les catéchumènes. Un temps où je suis appelé à faire un retour aux sources : retrouver ma filiation à Dieu. Une renaissance ! N’est-ce pas cela que vous vivez ici, chers retraitants, au centre spirituel de Manrèse ? Vous prenez le temps de vous arrêter et de relire votre vie, à l’ombre de la Parole de Dieu. Est-ce cela que vous vivez, vous aussi, chers téléspectateurs, quand le dimanche vous suivez les émissions du Jour du Seigneur et accueillez la messe ?

Une chose est certaine : nous commençons à renaître d’abord en découvrant que nos vies ne sont pas parfaites. J’entends saint Paul nous dire : « Ainsi donc, celui qui se croit solide, qu’il fasse attention à ne pas tomber. » Vais-je reconnaître que je suis peut-être cet homme-là ? C’est alors que je découvre que je suis tombé depuis bien longtemps et que le seul à pouvoir me relever, c’est le Seigneur !

Frères et sœurs, je crois que par son leitmotiv, JESUS nous demande de prendre toute la mesure de notre vie. Comprendre ce qu’elle vaut. Il nous incite à nous convertir pour que nous puissions comprendre que dans quelques semaines il va donner sa Vie. Il insiste pour que nous nous convertissions afin qu’un jour nous puissions donner Notre vie.

Frères et sœurs, en entendant cela, pourrions-nous prendre le Carême à la légère ? Prenons au sérieux ce que JESUS nous demande et « Convertissons-nous ! » Nous laisserons-nous relever par notre Dieu dans le sacrement du pardon ? Chercherons-nous avec lui, dans la prière, les moyens de changer de direction ? Vais-je reconnaître en ma vie tous les bienfaits que le Seigneur me donne ? Écoutez… Je l’entends souffler à nos oreilles : reviens à moi, tu ne périras pas ! Amen.














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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 11 Mar 2013, 5:46 am

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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 18 Mar 2013, 6:50 pm



Citation :

Luc 15

1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de JESUS pour l'entendre.

2 Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux.

3 Mais il leur dit cette parabole:

4 Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve?

5 Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules,

6 et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.

7 De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance.

8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu'elle en perde une, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve?

9 Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue.

10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.

11 Il dit encore: Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien.

13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche.

14 Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux.

16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait.

17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim!

18 Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

19 je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires.

20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa.

21 Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.

22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds.

23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous;

24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir.

25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était.

27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras.

28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer.

29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis.

30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!

31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi;

32 mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé.


10/03/2013, 4e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Prendre le temps de la relation à Dieu et aux autres

Que vous soyez dans cette église ou devant votre poste de télévision, voilà un problème auquel nous sommes tous confrontés. Tout d’abord, comment mener de front notre vie de prière personnelle et notre travail ? Ensuite, comment le faire tout en gardant du temps gratuit pour les autres ? C’est une vraie question de Carême, parce que c’est un combat permanent : « Quand le démon n’arrive pas à t’arrêter, il te fait courir. »

Au lieu de vous parler de la Miséricorde du Père, j’ai donc choisi d’aborder ce thème de la gestion de notre temps à travers les trois personnages de cette parabole.

Commençons par le temps que nous consacrons à Dieu : Comment le fils prodigue gère-t-il son temps ? Pour lui, il n’y a pas de temps à perdre, on ne vit qu’une fois. Il réclame l’héritage et s’en va faire la fête. Il passe son temps dans le plaisir. Il ne consacre visiblement aucun temps pour Dieu et lorsqu’il consacre du temps pour les autres, il ne le fait que parce que ça lui procure du plaisir à lui-même !

L’épreuve va brutalement arrêter cette fuite en avant. Comme vous le savez, il en arrive à désirer manger la nourriture des porcs. Il vit « un vrai temps de cochons » ! Alors, il décide de revenir chez son père. Comment le père gère-il son temps ? Il passe son temps à attendre son fils, à scruter l’horizon. Dès qu’il le voit au loin, il n’attend pas, c’est lui le père qui court vers le fils. Il le prend dans ses bras, le couvre de baisers. Et lorsque son fils commence à s’excuser, il lui coupe la parole pour ordonner à ses serviteurs d’organiser une fête. Et pendant ces préparatifs, le père continue de serrer son fils dans ses bras de longues, très longues minutes. Le fils doit se sentir bien au chaud dans le manteau de son père, il n’a rien d’autre à faire que de s’abandonner à cette étreinte.

C’est bien le message essentiel que JESUS nous a donné dans cette parabole : Revenez au Seigneur et laissez-vous étreindre par Dieu ! Cette étreinte se réalise dans la prière. Peu importe si nous sentons la chaleur du manteau ou pas, nous savons que Dieu est heureux du temps que nous lui accordons à ce moment-là. Le temps que nous consacrons à Dieu est la mesure de l’amour que nous avons pour lui.

Alors posons-nous la question : Dans ma journée, est-ce que j’accorde suffisamment de temps à Dieu ou bien mes priorités sont ailleurs au risque de finir un jour avec les cochons ?

Venons-en maintenant à notre second point : Le temps que nous consacrons à nos relations aux autres. Comment le fils ainé gère-t-il son temps ? Pour lui, le travail passe avant les relations. Il vit chez son père, mais pas avec son père. Même son frère est comme un étranger pour lui. À son retour, il l’ignore totalement et fait une grosse crise de jalousie. Il reproche même à son père de ne pas lui avoir donné un chevreau pour festoyer avec ses amis. Nous avons vu les qualités de cœur de ce père, on peut bien imaginer qu’il n’était pas à un chevreau prêt. Mais le fils ainé est resté dans une relation de droit et de dû.

La relation aux autres devrait pourtant être la préoccupation principale de sa vie et de la nôtre ! La plus belle chose que nous pouvons donner à une personne c’est de notre temps. On peut gagner plus d’argent, mais on ne peut pas gagner plus de temps. Lorsque nous donnons de notre temps à une personne, nous lui avons donné pour la vie ! On ne pourra jamais nous le rendre. Beaucoup d’hommes et de femmes consacrent énormément de temps à leur travail et peu à leurs enfants en se justifiant : « Je fais tout ça pour qu’ils ne manquent de rien plus tard ! » Mais leurs propres enfants se plaignent de leur absence, car ils ont plus besoin de relations que de sécurité matérielle !

Posons-nous donc cette seconde question : Est-ce que ma priorité est de prendre du temps dans mes relations avec les autres, ou bien est ce que je préfère me couper de la fête comme le fils ainé ?

En conclusion, nous pouvons décider pour la semaine à venir de consacrer un peu plus de temps à la prière personnelle, un vrai « câlin» avec le Bon Dieu. Si vous avez déjà l’habitude de prier, bravo, mais faites en un peu plus ! On ne priera jamais assez ! Et soyons particulièrement attentifs aux rencontres imprévues qui vont se présenter à nous. Si nous consacrons plus de temps pour Dieu et pour les autres pendant ce Carême, je suis sûr que de son côté, notre Père de Miséricorde prendra le temps de nous préparer quelques délices spirituels pour le festin de Pâques !








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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 19 Mar 2013, 7:28 pm



Citation :

Jean 11


1 Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa soeur.

2 C'était cette Marie qui oignit de parfum le Seigneur et qui lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c'était son frère Lazare qui était malade.

3 Les soeurs envoyèrent dire à JESUS: Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.

4 Après avoir entendu cela, JESUS dit: Cette maladie n'est point à la mort; mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

5 Or, JESUS aimait Marthe, et sa soeur, et Lazare.

6 Lors donc qu'il eut appris que Lazare était malade, il resta deux jours encore dans le lieu où il était,

7 et il dit ensuite aux disciples: Retournons en Judée.

8 Les disciples lui dirent: Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu retournes en Judée!

9 JESUS répondit: N'y a-t-il pas douze heures au jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne bronche point, parce qu'il voit la lumière de ce monde;

10 mais, si quelqu'un marche pendant la nuit, il bronche, parce que la lumière n'est pas en lui.

11 Après ces paroles, il leur dit: Lazare, notre ami, dort; mais je vais le réveiller.

12 Les disciples lui dirent: Seigneur, s'il dort, il sera guéri.

13 JESUS avait parlé de sa mort, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil.

14 Alors JESUS leur dit ouvertement: Lazare est mort.

15 Et, à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui.

16 Sur quoi Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: Allons aussi, afin de mourir avec lui.

17 JESUS, étant arrivé, trouva que Lazare était déjà depuis quatre jours dans le sépulcre.

18 Et, comme Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ,

19 beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie, pour les consoler de la mort de leur frère.

20 Lorsque Marthe apprit que JESUS arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.

21 Marthe dit à JESUS: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

22 Mais, maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera.

23 JESUS lui dit: Ton frère ressuscitera.

24 Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.

25 JESUS lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;

26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?

27 Elle lui dit: Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.

28 Ayant ainsi parlé, elle s'en alla. Puis elle appela secrètement Marie, sa soeur, et lui dit: Le maître est ici, et il te demande.

29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement, et alla vers lui.

30 Car JESUS n'était pas encore entré dans le village, mais il était dans le lieu où Marthe l'avait rencontré.

31 Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient, l'ayant vue se lever promptement et sortir, la suivirent, disant: Elle va au sépulcre, pour y pleurer.

32 Lorsque Marie fut arrivée là où était JESUS, et qu'elle le vit, elle tomba à ses pieds, et lui dit: Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort.

33 JESUS, la voyant pleurer, elle et les Juifs qui étaient venus avec elle, frémit en son esprit, et fut tout ému.

34 Et il dit: Où l'avez-vous mis? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois.

35 JESUS pleura.

36 Sur quoi les Juifs dirent: Voyez comme il l'aimait.

37 Et quelques-uns d'entre eux dirent: Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point?

38 JESUS frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre. C'était une grotte, et une pierre était placée devant.

39 JESUS dit: Otez la pierre. Marthe, la soeur du mort, lui dit: Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.

40 JESUS lui dit: Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?

41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et JESUS leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que tu m'as exaucé.

42 Pour moi, je savais que tu m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.

43 Ayant dit cela, il cria d'une voix forte: Lazare, sors!

44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. JESUS leur dit: Déliez-le, et laissez-le aller.

45 Plusieurs des Juifs qui étaient venus vers Marie, et qui virent ce que fit JESUS, crurent en lui.


17/03/2013, 5e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Lazare, viens dehors !

Le Christ nous appelle ! « Lazare, viens dehors ! » Il nous appelle depuis l’autre côté, depuis la lumière ! Vous l’avez entendu, frères et sœurs : « Je vais ouvrir vos tombeaux et je vous ferai sortir, ô mon peuple. » Et, plus pressant encore : « Lazare, viens dehors ! ». De dimanche en dimanche, au long de ce Carême, d’étape en étape pour vous, catéchumènes qui vous approchez de votre baptême, l’appel du Christ retentit. D’abord lointain, comme la voix du berger sur les collines, puis de plus en plus proche de nous ; et voici que JESUS se tient sur le seuil ; et voici que sa main touche le rocher qui nous emprisonne…

Car oui, nous sommes un peu comme Lazare. Plongés dans une sorte de nuit, entravés par certains liens. La nuit du doute, pour certains d’entre nous ou de nos proches ; les liens du péché, de la déception, de l’erreur, de la crainte. Comme Lazare dans son tombeau, nous sommes retenus dans une tombe intime dont, par courage, ou par pudeur, ou par lassitude, nous nous accommodons plus ou moins. Mais je sais, par la confidence que je reçois de ceux que j’accompagne comme prêtre et frère dans la foi, et par ma propre vie, combien cette tombe parfois oppresse… Et c’est ce cri du psalmiste qui s’élève dans notre cœur : « Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur ! Mon âme attend le Seigneur, plus qu’un veilleur ne guette l’aurore ! »
Mais voici que JESUS nous appelle depuis la lumière. « Lazare ! Viens dehors ! » Yasmine, Perrine, Annick, Romain, Ismaël, vous tous, catéchumènes, baptisés, fils et filles de Dieu, venez dehors ! C’est tout le sens du Carême ; tout le sens des étapes qui mènent au baptême. Entendre la voix du Christ qui depuis toujours, et pour toujours, crie notre nom. Nous redresser à son appel. Ouvrir les yeux, nous qui, à force de guetter dans la nuit, avons fini par les fermer…
Et aujourd’hui, JESUS est sur le seuil. Et sa voix retentit. Voudrez-vous, dira le rituel du Scrutin dans quelques instants, être libérés « de cette force de mort qui habite votre cœur et qu’on appelle le péché ? » Voulez-vous dénouer le linceul de la solitude ou de l’angoisse, le linceul de la fragilité de la foi qui parfois nous enserre la gorge, le linceul du présent et du passé, de tout ce que vous avez et n’avez pas fait ? Voulez-vous quitter toutes ces petites morts qui ternissent votre jour ; voulez-vous que vos yeux et vos mains et votre cœur resplendissent de la lumière du jour véritable, de la splendeur de la vérité, de la gloire de l’unique amour ? Voulez-vous affronter sans crainte la grande mort qui vous angoisse peut-être, qui nous guette de toute façon ? Voulez-vous recevoir de l’Esprit la vie nouvelle du Christ ressuscité ?
Levons la tête. Sourions. La pierre commence de se fendre. Il faudra encore, pour qu’elle vole en éclats, que le Fils de Dieu descende parmi les morts et en rejaillisse, éternellement vainqueur ; mais alors que nous ne le voyons pas encore, déjà sa grande voix s’élève. Viens ! La lumière passe par la fissure. Lève-toi, viens à la vie, viens dehors ! Amen.












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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 24 Mar 2013, 9:16 pm


Citation :

Luc 23

23 Ils se levèrent tous, et ils conduisirent JESUS devant Pilate.

2 Ils se mirent à l'accuser, disant: Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.

3 Pilate l'interrogea, en ces termes: Es-tu le roi des Juifs? JESUS lui répondit: Tu le dis.

4 Pilate dit aux principaux sacrificateurs et à la foule: Je ne trouve rien de coupable en cet homme.

5 Mais ils insistèrent, et dirent: Il soulève le peuple, en enseignant par toute la Judée, depuis la Galilée, où il a commencé, jusqu'ici.

6 Quand Pilate entendit parler de la Galilée, il demanda si cet homme était Galiléen;

7 et, ayant appris qu'il était de la juridiction d'Hérode, il le renvoya à Hérode, qui se trouvait aussi à Jérusalem en ces jours-là.

8 Lorsque Hérode vit JESUS, il en eut une grande joie; car depuis longtemps, il désirait le voir, à cause de ce qu'il avait entendu dire de lui, et il espérait qu'il le verrait faire quelque miracle.

9 Il lui adressa beaucoup de questions; mais JESUS ne lui répondit rien.

10 Les principaux sacrificateurs et les scribes étaient là, et l'accusaient avec violence.

11 Hérode, avec ses gardes, le traita avec mépris; et, après s'être moqué de lui et l'avoir revêtu d'un habit éclatant, il le renvoya à Pilate.

12 Ce jour même, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.

13 Pilate, ayant assemblé les principaux sacrificateurs, les magistrats, et le peuple, leur dit:

14 Vous m'avez amené cet homme comme excitant le peuple à la révolte. Et voici, je l'ai interrogé devant vous, et je ne l'ai trouvé coupable d'aucune des choses dont vous l'accusez;

15 Hérode non plus, car il nous l'a renvoyé, et voici, cet homme n'a rien fait qui soit digne de mort.

16 Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges.

17 A chaque fête, il était obligé de leur relâcher un prisonnier.

18 Ils s'écrièrent tous ensemble: Fais mourir celui-ci, et relâche-nous Barabbas.

19 Cet homme avait été mis en prison pour une sédition qui avait eu lieu dans la ville, et pour un meurtre.

20 Pilate leur parla de nouveau, dans l'intention de relâcher JESUS.

21 Et ils crièrent: Crucifie, crucifie-le!

22 Pilate leur dit pour la troisième fois: Quel mal a-t-il fait? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je le relâcherai donc, après l'avoir fait battre de verges.

23 Mais ils insistèrent à grands cris, demandant qu'il fût crucifié. Et leurs cris l'emportèrent:

24 Pilate prononça que ce qu'ils demandaient serait fait.

25 Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour sédition et pour meurtre, et qu'ils réclamaient; et il livra JESUS à leur volonté.

26 Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière JESUS.

27 Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.

28 JESUS se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants.

29 Car voici, des jours viendront où l'on dira: Heureuses les stériles, heureuses les entrailles qui n'ont point enfanté, et les mamelles qui n'ont point allaité!

30 Alors ils se mettront à dire aux montagnes: Tombez sur nous! Et aux collines: Couvrez-nous!

31 Car, si l'on fait ces choses au bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec?

32 On conduisait en même temps deux malfaiteurs, qui devaient être mis à mort avec JESUS.

33 Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.

34 JESUS dit: Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

35 Le peuple se tenait là, et regardait. Les magistrats se moquaient de JESUS, disant: Il a sauvé les autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Christ, l'élu de Dieu!

36 Les soldats aussi se moquaient de lui; s'approchant et lui présentant du vinaigre,

37 ils disaient: Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!

38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription: Celui-ci est le roi des Juifs.

39 L'un des malfaiteurs crucifiés l'injuriait, disant: N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même, et sauve-nous!

40 Mais l'autre le reprenait, et disait: Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation?

41 Pour nous, c'est justice, car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes; mais celui-ci n'a rien fait de mal.

42 Et il dit à JESUS: Souviens-toi de moi, quand tu viendras dans ton règne.

43 JESUS lui répondit: Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.

44 Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure.

45 Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

46 JESUS s'écria d'une voix forte: Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

47 Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste.

48 Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine.

49 Tous ceux de la connaissance de JESUS, et les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient dans l'éloignement et regardaient ce qui se passait.

50 Il y avait un conseiller, nommé Joseph, homme bon et juste,

51 qui n'avait point participé à la décision et aux actes des autres; il était d'Arimathée, ville des Juifs, et il attendait le royaume de Dieu.

52 Cet homme se rendit vers Pilate, et demanda le corps de JESUS.

53 Il le descendit de la croix, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis.

54 C'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer.

55 Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec JESUS accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de JESUS y fut déposé,

56 et, s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums. Puis elles se reposèrent le jour du sabbat, selon la loi.


24/03/2013, Dimanche des Rameaux et de la Passion

Texte de l'homélie

L’humilité de l'âne

Frères et sœurs, l’Évangile que nous venons d’écouter confirme le récit que nous avons entendu au début de cette célébration : JESUS est un homme doux qui se laisse faire. Dans son procès, on raconte sur lui toutes sortes de mensonges, mais il ne se défend pas ; on le promène de Pilate à Hérode et d’Hérode à Pilate, et il ne dit rien ; on le frappe, on l’injurie et lui n’a que des paroles de bonté : pour les femmes qui le pleurent… pour le bon larron… Alors, ce n’est pas étonnant que, pour entrer à Jérusalem, aujourd’hui, en ce dimanche des Rameaux, JESUS ait choisi un âne, un petit âne.

Nous l’avons entendu dans l’Écriture : Au moment où les disciples détachaient l’animal, ses maîtres ont demandé : « Pourquoi détachez-vous cet âne ? » et les disciples ont répondu : « Le Seigneur en a besoin. » Mais pourquoi donc le Seigneur a-t-il besoin d’un âne ? Il en a besoin pour montrer la douceur et la patience de son cœur.

Si JESUS avait été un roi puissant, qui comptait sur sa force pour recevoir le triomphe dans la ville de Jérusalem, il aurait revêtu une armure et enfourché une monture de guerre. Mais ce n’est pas de cette manière-là qu’il veut entrer dans notre vie. Nous, avec nos idées de puissance, de richesses et de grandeur, nous aurions pris un cheval, mais lui, JESUS, il a choisi un âne, un petit âne. « Qui se ressemble s’assemble… »

Car JESUS veut entrer chez nous de la façon la plus humble qui soit. Et s’il ne veut pas faire le fier, c’est pour nous rejoindre là où nous sommes. C’est vrai qu’un âne, ce n’est pas très malin. Quand on dit d’un enfant qu’il mériterait un bonnet d’âne, ce n’est pas très flatteur pour cet enfant-là. Pourtant, c’est l’âne que JESUS a choisi pour nous rejoindre. « Le Seigneur en a besoin. » Car il ne veut pas nous prendre par en haut, du haut d’un prestigieux cheval ; il veut nous accueillir par en bas, avec l’humilité de son âne.

Mes amies du Beau-Vallon, Gisèle, Christiane, Vivi, Sidonie, vous aussi, quelquefois, vous sentez que vous n’êtes pas grand-chose aux yeux du monde. Bien sûr, ici, il y a les médecins et les infirmières et aussi, pour les plus entourées d’entre vous, les visites de la famille, mais sinon, il n’y a pas grand monde qui s’intéresse à vous ; on vous néglige, on vous oublie. Pourtant, il y en a un qui ne vous oublie pas : c’est JESUS, il vient avec sa patience et sa douceur. Quand vous vous sentez tristes et que vous avez envie de pleurer, ou que vous devinez que vous allez faire une crise, vous savez bien que vous pouvez laisser venir JESUS ; il entre à Jérusalem et il vient doucement vous consoler. Nous l’avons entendu dans la lecture du prophète Isaïe : « Dieu, mon Seigneur, m'a donné le langage d'un homme qui se laisse instruire, pour que je sache à mon tour réconforter celui qui n'en peut plus. »

Mes amies, aux yeux du monde, vous ne comptez pas beaucoup mais, aux yeux de JESUS, c’est vous qui êtes les plus importantes. Vous avez peut-être « perdu la tête », comme on dit, mais vous n’avez pas perdu le cœur et vous savez reconnaître les personnes qui vous aiment. Vous savez reconnaître la douceur de JESUS et la douceur de l’âne.

Vous êtes bien placées pour savoir que, dans notre monde, les choses ne vont pas toujours juste. Ici, en Belgique, on a l’air de dire que la maladie mentale est la pire des choses qui puisse arriver. Il y a même des gens qui disent qu’ils préféreraient qu’on les tue, si jamais ils devaient en arriver là. Ils souhaiteraient même que la loi autorise ce geste de mort. Mais dans quelle société allons-nous vivre si nous cédons ainsi à nos craintes ? C’est vrai que la maladie mentale fait peur, car en perdant la maîtrise de nous-mêmes, nous croyons que nous avons tout perdu, mais est-ce si sûr ?

En tout cas, les cent ans du Beau-Vallon sont là pour nous prouver le contraire. Les Sœurs de la Charité qui ont commencé cette institution et l’équipe des laïcs qui a pris leur relais nous rappellent, jour après jour, que la beauté d’un être humain ne se trouve pas d’abord dans sa tête, mais dans son cœur. La merveille humaine ne se révèle pas dans la puissance ; elle se cache dans la douceur, dans la tendresse, comme disait mardi dernier notre pape François. Frères et sœurs, ce qui nous touche, aujourd’hui, en ce dimanche des Rameaux, ici au Beau-Vallon, ce n’est pas le prestige du cheval, mais l’humilité de l’âne. Car le cheval ne porte que la fierté, mais l’âne porte l’amour.







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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 31 Mar 2013, 6:15 pm



Citation :

Jean 20


1 Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre.

2 Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que JESUS aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis.

3 Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre.

4 Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre;

5 s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas.

6 Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre,

7 et le linge qu'on avait mis sur la tête de JESUS, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part.

8 Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.

9 Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, JESUS devait ressusciter des morts.

10 Et les disciples s'en retournèrent chez eux.




31/03/2013, Dimanche de la Résurrection

Texte de l'homélie

Vivre en ressuscités

« Qu’éclate dans le Ciel la joie des anges, qu’éclate de partout la joie du monde. Qu’éclate dans l’Église la joie des fils de Dieu ! »

C’est Pâques, un mot qui signifie « passage ». Le Christ, en surgissant du tombeau, est passé de la mort à la vie. Ces paroles de l’office de la Vigile pascale nous invitent, aujourd’hui, à découvrir que Pâques est la plus grande fête de l’année. Et non seulement pour les chrétiens, mais pour tous les hommes ! En effet, comme le disait l’écrivain Noël Quesson : « Il faut que nous nous rendions compte que dans le monde coexistent deux forces : celle de la mort, qui gagne toujours si le Christ n’est pas ressuscité, et celle qui vient de JESUS ressuscité, qui veut dire : la force de Vie qui ne se termine jamais. »

Mais comment pourrons-nous croire à la résurrection ? Surtout quand nous vivons des moments difficiles : de tristesse, d’angoisse, de deuil ou de maladie, des moments où nous cherchons le sens de la vie. Pour trouver une réponse, regardons les disciples qui entouraient JESUS : il est difficile d’imaginer l’effet que la rencontre avec le Ressuscité a pu produire sur les premiers chrétiens. Ils avaient cru en JESUS, ils l’avaient suivi, certains avaient tout laissé pour devenir ses disciples. Pendant trois ans, ils l’avaient vu opérer des prodiges. Ils avaient assimilé ses paroles qui avaient la saveur d’une vie nouvelle, éternelle. Et puis, le Vendredi Saint, JESUS avait été soumis à une mort des plus cruelles. Les disciples étaient au comble de la tristesse, terrifiés, en un mot désemparés. Ils allaient vivre reclus, ils venaient de verrouiller les portes, jusqu’à ce que JESUS lui-même leur apparaisse.

Il était vivant, il avait vaincu la mort. Ils ne pouvaient pas le croire. C’était trop beau, trop grand, trop riche de conséquences. Mais ils devaient se rendre à l’évidence parce que c’était vraiment lui, leur Maître. Voilà que, franchissant les verrous, il leur donnait la force, la paix, ils n’avaient plus peur ! Il était de nouveau là, au milieu d’eux. Il était vraiment ressuscité ! Cette évidence les transperce et les transforme. Ils ne peuvent pas ne pas crier sur tous les toits cette extraordinaire nouvelle, qui est le point de départ de la foi chrétienne. Souvent ils le paieront cher, de leur vie, en mourant martyrs.

En ce dimanche, comment ne pas évoquer la tradition de nos frères et sœurs orthodoxes qui, en ce jour qu’ils nomment le « très saint, grand et lumineux jour de Pâques », se saluent par un magnifique : « Christ est ressuscité ! », et chacun répond : « Oui, il est vraiment ressuscité ! »

Si JESUS est vraiment ressuscité, ça veut dire que notre vie ne finit pas sur cette Terre, mais qu’elle a un sens parce qu’il existe un au-delà. Cet « après » sera infiniment plus beau, aimable et désirable, parce qu’il est voulu et pensé par ce Père qui a ressuscité JESUS d’entre les morts. La mort n’a plus aucun pouvoir sur lui. Le Christ a vaincu ; il est, il était et il sera pour toujours au-delà des limites du temps et de l’espace.

Comment ne pas être interpellé par saint Paul qui, après sa conversion, a écrit : « Si le Christ n’est pas ressuscité d’entre les morts, vaine est notre foi. » Lui, Paul, qui a persécuté l’Église, puis a donné sa vie pour cette vérité. JESUS est ressuscité ! C’est vraiment la bonne nouvelle annoncée à chaque eucharistie. La résurrection est l’accomplissement de l’Évangile annoncé par JESUS. Quand on a la grâce de croire en ce message, on ne peut pas ne pas le communiquer, parce qu’il est la réponse que les hommes et les femmes de toutes les générations peuvent attendre.

Cherchons-nous à vivre en ressuscités ? Avec JESUS, passons des ténèbres à la lumière, de nos démissions à l’espérance, de la mort du péché à la vie de la grâce. Ayons le visage du Ressuscité, surtout après avoir participé à l’eucharistie qui actualise la Pâques de JESUS. Que monte de nos cœurs l’Alléluia pour toutes ses merveilles ! Réjouissons-nous donc d’être les témoins du Christ, vivons la Pâques de JESUS chaque jour car il est vraiment ressuscité !

Et que cette joie franchisse les murs de cette église ! De simple commémoration, qu’elle redevienne une grande aventure qui commence aujourd’hui ! Amen. Alléluia !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 07 Avr 2013, 5:47 pm




Citation :
Jean 20,


19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, JESUS vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous!

20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur.

21 JESUS leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.

22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit.

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

24 Thomas, appelé Didyme, l'un des douze, n'était pas avec eux lorsque JESUS vint.

25 Les autres disciples lui dirent donc: Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

26 Huit jours après, les disciples de JESUS étaient de nouveau dans la maison, et Thomas se trouvait avec eux. JESUS vint, les portes étant fermées, se présenta au milieu d'eux, et dit: La paix soit avec vous!

27 Puis il dit à Thomas: Avance ici ton doigt, et regarde mes mains; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois pas incrédule, mais crois.

28 Thomas lui répondit: Mon Seigneur et mon Dieu! JESUS lui dit:

29 Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru!

30 JESUS a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre.

31 Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que JESUS est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.




07/04/2013, 2e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

De l'obsession de voir au consentement à croire

Frères et sœurs, chers amis, à moins d’en trafiquer la lecture, la page d’évangile que nous venons d’entendre ne nous dresse pas le portrait d’un saint Thomas extrêmement glorieux. Rationaliste avant l’heure, il semble même avoir bien du mal à accueillir la paix que le Christ ressuscité vient juste d’offrir à ses disciples barricadés. Thomas ne se disait-il pourtant pas prêt à mourir avec JESUS ? Ne lui avait-il pas également demandé de lui montrer le chemin ? Le voilà en tout cas qui tergiverse et qui ne sait plus très bien sur quel chemin aller. Et dans le fond, c’est peut-être aussi souvent la même chose pour nous.

Mais rien que pour ces revirements, je crois que nous pouvons tous très sincèrement remercier Thomas. Le remercier parce qu’il met le doigt précisément là où ça fait mal. Et de fait : qui parmi nous n’a jamais éprouvé la moindre gêne à l’idée que Dieu ait ressuscité JESUS d’entre les morts ? Qui parmi nous n’a jamais douté que de la mort Dieu puisse faire jaillir la vie ? En un sens, les hésitations de Thomas renvoient chacun d’entre nous à ses propres hésitations, à ce qui le retient ou même l’empêche de croire.

Vous l’avez entendu : Thomas est absent au moment où JESUS se rend présent auprès de ses disciples. Il ne peut donc que s’en remettre à leur témoignage. Un témoignage qu’il va cependant refuser, car il veut voir et toucher. Peut-être d’abord pour s’assurer que ses amis n’ont pas été victimes d’une hallucination collective, mais surtout pour vérifier par lui-même que celui dont ils parlent est bien identique à celui qui a été crucifié sous Ponce Pilate.

Toutefois, lorsque le Christ en personne vient à sa rencontre, Thomas va rapidement passer de l’obsession de voir au consentement à croire. « Cesse d’être incrédule, lui dit-il, sois croyant. » Autrement dit : « Cesse de te tenir à l’écart, ose le pas de la foi. » À ce moment-là, n’oublions pas que Thomas n’a rien d’autre sous les yeux que les stigmates de la mort : des trous dans une chair qui a tout donné et qui n’a plus rien à retenir pour elle-même. Contre toute attente, c’est là que Thomas va prononcer une des plus belles professions de foi de l’Évangile : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Il aura donc fallu le visible des plaies pour que Thomas entre dans l’invisible du Christ glorieux.

L’évangile de ce dimanche nous présente en définitive les deux chemins d’accès au Christ ressuscité. Le premier, unique, est celui des disciples et des premiers témoins. Il s’agit de ceux qui, les premiers, ont identifié le Ressuscité avec le Crucifié. Par la force de l’Esprit, ils ont témoigné de leur expérience aux générations qui ont suivi et leur témoignage est venu jusqu’à nous.

Justement, le second chemin qui se profile ici est plus large et il nous concerne tous : c’est celui du peuple immense de tous ceux qui, à travers les siècles et sur la parole de témoins, croient sans avoir vu. Bien-sûr, les témoignages de ceux qui nous ont précédés ne nous permettront jamais de recevoir la Résurrection comme une évidence incontestable. Mais accueillir ces témoignages dans la foi, c’est déjà, d’une certaine manière, accueillir la vie.

Frères et sœurs, nous sommes aujourd’hui invités à rendre effective, plus que jamais, cette puissance de vie dont la résurrection est le signe. Comme les disciples au soir du premier jour de la semaine, nous avons reçu l’Esprit Saint qui nous envoie, ou plutôt nous renvoie, à nos mondes pour que nous y fassions briller la lumière de Pâques. Alors n’attendons plus et allons-y, sûrs que, ni la mort, ni le mal, n’auront le dernier mot. Amen.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 14 Avr 2013, 6:57 pm




Citation :

Jean 21


1 Après cela, JESUS se montra encore aux disciples, sur les bords de la mer de Tibériade. Et voici de quelle manière il se montra.

2 Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de JESUS, étaient ensemble.

3 Simon Pierre leur dit: Je vais pêcher. Ils lui dirent: Nous allons aussi avec toi. Ils sortirent et montèrent dans une barque, et cette nuit-là ils ne prirent rien.

4 Le matin étant venu, JESUS se trouva sur le rivage; mais les disciples ne savaient pas que c'était JESUS.

5 JESUS leur dit: Enfants, n'avez-vous rien à manger? Ils lui répondirent: Non.

6 Il leur dit: Jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez. Ils le jetèrent donc, et ils ne pouvaient plus le retirer, à cause de la grande quantité de poissons.

7 Alors le disciple que JESUS aimait dit à Pierre: C'est le Seigneur! Et Simon Pierre, dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer.

8 Les autres disciples vinrent avec la barque, tirant le filet plein de poissons, car ils n'étaient éloignés de terre que d'environ deux cents coudées.

9 Lorsqu'ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson dessus, et du pain.

10 JESUS leur dit: Apportez des poissons que vous venez de prendre.

11 Simon Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu'il y en eût tant, le filet ne se rompit point.

12 JESUS leur dit: Venez, mangez. Et aucun des disciples n'osait lui demander: Qui es-tu? sachant que c'était le Seigneur.

13 JESUS s'approcha, prit le pain, et leur en donna; il fit de même du poisson.

14 C'était déjà la troisième fois que JESUS se montrait à ses disciples depuis qu'il était ressuscité des morts.

15 Après qu'ils eurent mangé, JESUS dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. JESUS lui dit: Pais mes agneaux.

16 Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. JESUS lui dit: Pais mes brebis.

17 Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois: M'aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. JESUS lui dit: Pais mes brebis.

18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.

19 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit: Suis-moi.





14/04/2013, 3e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

Que d’émotions !

Que d'émotions ! Que d'émotions mes amis !

Imaginez l'émotion des apôtres, ce matin-là, sur la barque lorsque le Disciple Bien aimé a crié: "C'est le Seigneur" !

La vie chrétienne ne manque pas d'émotion. Et C'est une bonne chose! L'émotion quand non pas un simple petit guiliguili frétillant au bout du cœur! Quand elle est une véritable "mise en mouvement", (c'est le vrai sens du mot) Elle fait bouger les cœurs, elle fait bouger le peuple de Dieu, elle fait bouger le monde!

- C'est l'émotion des patriarches et des prophètes lorsque Dieu intervient dans leur vie...

- C'est l'émotion de la Vierge-Marie lors que l'ange lui annonce qu'elle sera la mère du Seigneur...

- A Pâques, c'est l'émotion de Marie-Madeleine tout en pleur le matin et celle des disciples d'Emmaüs le soir le cœur tout brûlant...

- Et depuis, dans l'église, que d'émotions ! A chaque fois (et ce n'est pas si rare) que l'éternité nous rend visite! C'est l'émotion des saints, l’émotion des amoureux, l’émotion des consacrés, l’émotion de tous ceux que le Seigneur appelle!!

- Ici même, en plein cœur de Paris, c'est l'émotion de la sœur Catherine Labouré lorsqu'un petit enfant la conduit dans la nuit jusqu'à cette chapelle ou l'attend la Vierge-Marie, pour lui montrer les grâces que son intercession obtient.

Mais ce que nous raconte surtout l'évangile de ce jour, ce sont les émotions successives de Simon-Pierre. Suivons-le: ce rude pêcheur de Galilée qui avait les pieds bien sur terre (enfin... "Sur la barque", et même, une fois, sur l'eau) avait le sens des réalités.

C’est lui qui a cette phrase si belle que nous venons d’entendre, peut-être sa devise épiscopale : « je vais à la pêche » ! Mais voilà, la pêche, encore une fois stérile, devient surabondante au matin quand intervient le Seigneur : une nouvelle pêche miraculeuse! " C'est le Seigneur"!

Sa 1ère émotion: l'émerveillement. Pierre s'habille, il sait qu'il ne retournera pas en arrière, il ne reviendra pas a la pêche. (En tout cas pas celle-là!). Il se jette a l'eau... Une fois qu’il aura rejoint le Seigneur, il ne voudra plus le quitter.

2ème émotion, le bouleversement : lorsque JESUS rompt le pain, Simon-Pierre qui avait fui le sacrifice de la croix est bien la cette fois-ci pour recevoir le corps livré pour le salut du monde.

3ème émotion: (la plus personnelle, la plus intime, peut-être la plus profonde...) la consolation. Lorsque le pauvre disciple tout penaud entend le seigneur lui demander par 3 fois: "pierre est-ce que tu m'aimes?" Comme si il n'y avait que cela qui intéressait JESUS...!? Parce qu'il n'y a que ça qui l'intéresse! La Miséricorde divine répond a la misère humaine.

Enfin 4ème émotion: l'exaltation devant la mission unique et universelle que lui donne le Seigneur: tu ne sais pas ou cela te mèneras mais "sois le pasteur de mes brebis"..."suis moi!"

Frères, réjouissons-nous car ces mêmes émotions sont encore présentes dans nos vies et dans notre église a chaque fois que Dieu la visite. Ici même au pied de cet autel et dans le monde entier dans nos églises combien de millions d’hommes et de femmes font encore aujourd’hui l'expérience émouvante de cette rencontre avec Dieu ?

Pensons particulièrement ce matin au pape François, qui doit être ému d'entendre cet évangile qui le concerne désormais directement! Nous avons été touchés par les événements qui ont entouré l'élection d'un nouveau pape. Tant d'émotions!

Frères et sœurs, Nous savons que notre monde ne croit plus en rien, que beaucoup d'hommes et de femmes sont démotivés, « sans émotion »... Mais nous, parce que Dieu nous touche par sa présence, par le don de la Vierge-Marie, de l'eucharistie, de nos pasteurs...

Nous, nous savons que l'Eglise du Christ peut encore émouvoir les hommes, nos frères, et leur dire "c'est le Seigneur, il est vivant !, alléluia!"




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 29 Avr 2013, 6:31 pm





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28/04/2013, 5e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

La démesure de l’amour

Les textes d’aujourd'hui respirent encore la nouveauté de Pâques. Un homme a osé affronter la mort en face, ce mur réputé infranchissable, et c'est la Vie qui a jailli. Le bélier qui a brisé toute résistance, c'est l'amour jusqu'au don de soi. J’aime ce dessin dans un livre pour enfant, où l’on voit une brèche dans un mur et la silhouette qui laisse entrevoir le ciel qui a la forme de JESUS.

Nos conversations quotidiennes ressassent les difficultés du monde actuel. Elles sont réelles. Mais la bonne nouvelle de Pâques nous invite à oser l'espérance. Il y a du neuf qui germe. Le tombeau de JESUS est ouvert sur l'avenir. Et Jean, dans l'Apocalypse, voit la Jérusalem nouvelle descendre d'auprès de Dieu.

Il nous arrive si souvent d'être pessimiste quant à notre Église. Mais voici qu’un vent de printemps semble souffler sur elle. Le pape François, davantage serviteur que souverain, a réjoui les cœurs des catholiques et même de ceux qui ne partagent pas notre foi. Un pape qui s’incline devant la foule et lui demande de prier le Seigneur, de le bénir, un pasteur qui parcourt les foules sans vitres de protection, un évêque de Rome à genou devant des jeunes prisonniers, leur lavant les pieds. Ne boudons pas notre joie !

« Comme je vous ai aimés »
Notre première lecture a la même tonalité d'espérance. Paul et Barnabé « leur racontait tout ce que Dieu avait fait avec eux ». L'Église était en pleine croissance. Ils n’étaient pourtant que quelques-uns autour de JESUS, la veille de sa mort, quand il leur annonçait que seul l'amour peut inventer l'avenir. Juste après le lavement des pieds et le départ de Judas, il leur dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Comme ! Il ne s'agit pas d'un petit exemple pédagogique. Le comme signifie puisque je vous ai aimés. C’est possible, puisque je l'ai fait. Mon amour vous devance et vous pouvez vous appuyer sur lui.

Cet amour est démesuré, il va jusqu'aux ennemis, il englobe même Judas. JESUS nous aurait invités à aimer un petit peu, de temps en temps, jusque-là, mais pas plus loin... il n'y aurait rien de neuf. Mais il invite à la démesure de l'amour. Quoi de plus fou que de pousser cette invitation jusqu’à l’amour des ennemis et au don de sa vie ?

« La seule mesure de l’amour est d’aimer sans mesure », disait saint Bernard. Cette démesure me convainc. La tiédeur n’attire personne. JESUS s’adresse au meilleur de moi-même. Sans doute n’arriverai-je jamais à aimer comme lui, mais il continue à m’y appeler et je peux m’appuyer sur lui.

Donner avant qu’on ne prenne
« Ma vie, nul ne la prend, c'est moi qui la donne», disait JESUS. L'âge, la maladie, les accidents de la route, les autres aussi se chargeront de nous prendre la vie. Mais JESUS ne s’est pas contenté de se la laisser prendre, sans résister, comme un lâche. Il en a fait don. Le véritable amour consiste en effet à donner avant qu'on nous prenne.

Une fillette souffrait d'une maladie rare. Le médecin demanda au petit frère de cinq ans, qui avait survécu à la même maladie, s’il serait prêt à donner son sang pour elle. Après une hésitation, il répondit : « Oui, si c'est pour la sauver. » Au cours de la transfusion, il vit sa sœur reprendre des couleurs. Puis il pâlit : « Docteur, est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ? » Il avait cru qu’il devait donner tout son sang à sa sœur. Et il avait dit oui !

Et nos communautés ?
Après le tsunami du vendredi saint, les apôtres se sont essayés à mettre en pratique ce commandement nouveau. Cette poignée d'hommes a changé le monde. Il suffit de quelques-uns qui y croient. Après avoir regardé vers la coupole du Vatican, osons regarder vers nos communautés chrétiennes. Sommes-nous comme une parabole de fraternité en ce monde parfois si divisé, si dur, si peu humain ?

Si nous voulons rebâtir notre Église à la manière de saint François d'Assise, osons déjà la démesure de l'amour entre nous. Elle sera contagieuse ! Ceux qui nous côtoient pourront reconnaître en nous des disciples de ce JESUS…




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 05 Mai 2013, 6:21 pm




05/05/2013, 6e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

La parabole de la caravane

Originaire de la Camargue, j’ai été baptisé aux Saintes-Maries-de-la-Mer, pendant le pèlerinage des Gitans du mois de mai. Nous sommes tous « des gens du voyage » en route vers l’éternité. Avec l’Évangile de ce jour, je vous invite à comparer notre vie à un voyage en caravane. Imaginons que le jour de notre baptême, le prêtre ait déposé une lampe à huile à l’intérieur de notre caravane. Dans un premier point, nous devrons vérifier si notre lampe est bien allumée. Puis, nous regarderons comment conduire en maintenant cette flamme allumée. Enfin, nous serons invités à manifester cette lumière autour de nous !
JESUS dit : « Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma Parole ; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui. » C’est incroyable d’entendre JESUS nous dire qu’il veut faire sa demeure dans l’homme. Comment cela peut-il se faire ? L’Église a compris que Dieu, en tant que créateur, est présent de façon globale en tout homme, quelle que soit sa religion et son histoire. Mais au moment du baptême, l’Église nous enseigne que le Saint-Esprit vient habiter dans l’homme d’une manière nouvelle et toute particulière, au point de parler du mystère de « l’inhabitation ». Pourtant, et c’est douloureux de le dire, beaucoup de baptisés n’ont pas l’air d’être habités par cette présence. C’est comme si la lampe avait bien été déposée dans leur caravane le jour du baptême, mais que la mèche était étrangement restée éteinte. Pourquoi ? Parce qu’il manque l’amour ! L’amour est en effet la condition que JESUS a liée à sa Présence : « Si quelqu’un m’aime, nous irons demeurer chez lui ! » Cela peut paraître banal de dire dans une homélie qu’il faut aimer Dieu. Pourtant, il y a là un point clé pour notre vie de foi. Trop souvent, nous oublions que Dieu nous a créés à son image. Nous sommes sensibles, il est sensible lui aussi ! Il a des sentiments. Il a un cœur, il est touché par nos paroles d’amour. Sans tomber dans la sensiblerie, demandons-nous si nous mettons suffisamment d’amour dans notre pratique religieuse ? Si l’amour est le moteur de notre foi, alors, notre lampe est bien allumée dans notre caravane !
Dans notre second point, découvrons comment maintenir cette présence amoureuse de Dieu en nous. Évidemment, aimer Dieu ne suffit pas, il faut que les actes suivent : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma Parole. » Pour reprendre notre image de la caravane, la lecture attentive de la Bible nous donne un code de conduite qu’il faut respecter pour ne pas perdre la présence de Dieu. Nous devons observer attentivement la route, éviter les obstacles que le Malin pourrait semer sur notre chemin afin de renverser notre lampe. Mais parfois, les textes bibliques nous apparaissent trop déconnectés de notre vie quotidienne. C’est pourquoi je vous encourage à compléter la lecture de la Bible par le Youcat, le catéchisme que Benoît XVI a offert aux jeunes du monde entier lors des dernières JMJ de Madrid. Ce magnifique petit livre jaune, accessible à tous, fait le lien entre la Bible et notre vie de tous les jours, il répond à beaucoup de nos questions contemporaines. Mettons donc ce livre sur notre table de chevet pour nous aider à rester « fidèle à sa Parole » et bien conduire la caravane de notre vie.
Venons-en à notre dernier point : manifester la présence de Dieu. Si tu aimes JESUS, si tu restes fidèle à sa Parole, Dieu demeure en toi ! Quel Mystère ! Tu es devenu un « tabernacle ambulant ». Si c’est vrai, ça devrait se voir ! JESUS nous donne dans cet évangile un signe visible de sa présence cachée en nous : « Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie. » Cette joie n’est pas synonyme d’absence d’épreuves. D’ailleurs, lorsque JESUS prononce ces mots, il va bientôt mourir. La joie est le fruit de la certitude de la Présence de Dieu en nous dans tout ce que nous vivons, que nous naviguions sur un long fleuve tranquille ou que nous traversions au contraire les ravins de la mort, il est toujours là avec nous ! Le sourire manifeste donc cette certitude de la présence de Dieu dans nos vies. Oui, lorsque nous sourions, c’est un peu comme si nous tirions les rideaux de notre caravane et ceux du dehors peuvent voir la lumière briller à l’intérieur.
Au moment de conclure, résumons en une phrase ce qu’on pourrait appeler « la parabole de la caravane » : découvrir la lampe de la présence de Dieu allumée en nous, rouler de telle manière à ne pas l’éteindre et ouvrir les rideaux pour que les autres en profitent ! Je vous invite à un exercice tout simple pour manifester cette flamme d’Amour divin présente en chacun de vous : la prochaine personne que vous croiserez après cette messe, que ce soit une personne inconnue dans la rue ou votre aide-soignante, offrez-lui votre plus beau sourire. Et si on vous prend pour un fou, dites-vous que vous êtes déjà bien engagé sur le chemin de la Pentecôte !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 12 Mai 2013, 7:07 pm





Citation :
Jean 17


1 Après avoir ainsi parlé, JESUS leva les yeux au ciel, et dit: Père, l'heure est venue! Glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie,

2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu'il accorde la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.

3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, JESUS Christ.

4 Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire.

5 Et maintenant toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût.

6 J'ai fait connaître ton nom aux hommes que tu m'as donnés du milieu du monde. Ils étaient à toi, et tu me les as donnés; et ils ont gardé ta parole.

7 Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donné vient de toi.

8 Car je leur ai donné les paroles que tu m'as données; et ils les ont reçues, et ils ont vraiment connu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m'as envoyé.

9 C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés, parce qu'ils sont à toi; -

10 et tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi; -et je suis glorifié en eux.

11 Je ne suis plus dans le monde, et ils sont dans le monde, et je vais à toi. Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous.

12 Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Écriture fût accomplie.

13 Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu'ils aient en eux ma joie parfaite.

14 Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu'ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

15 Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal.

16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde.

17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité.

18 Comme tu m'as envoyé dans le monde, je les ai aussi envoyés dans le monde.

19 Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

20 Ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole,

21 afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé.

22 Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un, -

23 moi en eux, et toi en moi, -afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m'as aimé.

24 Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.

25 Père juste, le monde ne t'a point connu; mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m'as envoyé.

26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que je sois en eux.


12/05/2013, 7e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

Intimité et fécondité de l’Amour

Qu’y a-t-il de plus intime, dans notre vie spirituelle, que la prière ? Lorsque nous prions, nous adressons à Dieu nos demandes, nous lui présentons nos soucis, nous désirons aussi l’accueillir et recevoir en nous sa lumière et son amour. Bref, dans la prière, nous ouvrons notre cœur et notre esprit à la présence de Dieu, nous voulons vivre un temps de relation et d’amitié avec le Seigneur. Oui, la prière est quelque chose de très intime, de personnel, il nous serait difficile de la partager, même avec ceux qui nous sont proches.
Or, aujourd’hui, l’Évangile nous livre la prière très intime de JESUS, la prière du Fils à son Père, la prière d’un frère qui n’oublie pas ceux qu’il aime. Et que nous révèle cette prière de JESUS : son désir d’élargissement de la communion d’amour du Père et du Fils à tous les hommes !
La prière de JESUS nous révèle l’intimité de sa communion avec le Père, cette relation d’amour et de gloire qu’ils partagent ensemble de toute éternité. Et en quelques mots, JESUS nous fait pressentir et contempler l’intensité et la profondeur de cette relation d’amour du Père et du Fils dans l’Esprit Saint. Nous pourrions nous sentir gênés de dévoiler un si grand mystère, comme lorsque l’on surprend deux amoureux… Mais c’est JESUS qui nous invite à le rejoindre dans cette relation intime avec son Père : « Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi. »
Nous sommes donc introduits par JESUS au cœur même du mystère de Dieu, de cette relation d’amour au sein de la Trinité. Et la profondeur et la beauté de l'amour de Dieu se manifestent dans son désir d'accueillir la multitude des hommes. « Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. »
Oui, la prière est le lieu de la relation intime avec Dieu, elle nous est très personnelle. Dès lors, ouvrir cette intimité comme le fait JESUS ici, c’est manifester son grand amour pour chacun de nous. JESUS veut nous partager tout ce qu’il reçoit de son Père. « Je leur ai fait connaître ton nom et je le ferai connaître encore, pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé et que moi aussi, je sois en eux. »
JESUS nous révèle ainsi que l’intimité divine est une ouverture, il n’y a en Dieu aucun repliement, l’amour qu’il partage avec son Père s’ouvre à tous ceux qui veulent bien l’accueillir. Cette ouverture manifeste la force et la beauté de l’amour divin.
N’en est-il pas de même lorsqu’un couple qui partage un profond amour décide de l’élargir en fondant une famille, en rayonnant leur amour pour tous ceux qui les entourent ? Lorsqu’un homme et une femme découvrent leur amour mutuel, il naît en même temps le désir de donner la vie.
En nous ouvrant l'intimité de sa relation avec son Père, JESUS nous révèle que la force et la beauté de l'amour véritable se révèlent dans la fécondité. Si l'amour se partage dans l'intimité, comme dans la prière ou la relation conjugale, la force de ce qui y est vécu se manifeste dans l'élargissement du cœur. La même dynamique de l’amour habite le cœur de l’homme et le cœur de Dieu : intimité et fécondité. Dans le secret, la relation d’amour se construit au sein de la Trinité comme au sein de nos familles et de nos communautés, et dans l’ouverture à l’autre, l’amour se déploie et porte du fruit.















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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 19 Mai 2013, 7:30 pm






Citation :
Jean 20,

19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs, JESUS vint, se présenta au milieu d'eux, et leur dit: La paix soit avec vous!

20 Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur.

21 JESUS leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie.

22 Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint Esprit.

23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.



19/05/2013, Solennité de la Pentecôte

Texte de l'homélie

Appelés à vivre un temps nouveau

Depuis 1951 se tient à Kerkrade, lieu de ma naissance, un concours musical mondial avec un accent particulier, sur les instruments à vent. Cet évènement se caractérise surtout par des représentations et marches musicales ainsi que par des shows musicaux en de nombreux endroits publiques.

C’est dans ce climat que j’ai grandi et que je me suis beaucoup occupé de l’hébergement des nombreux invités internationaux. Ceux-ci furent très fréquemment invités, encore aujourd’hui, dans des familles qui ne pouvaient au départ exprimer verbalement leur accueil et ouvraient leur cœur en s’aidant des pieds et de mains.
Cette initiative a grandi et lors de la dernière édition ils étaient 20000 musiciens qui se sont présentés devant près d’un demi-million de spectateurs : la musique nourrit la fraternisation et le reste suit !

Tout récemment nous enterrions la maman d’une famille nombreuse. A l’occasion de l’homélie je demandai si l’un des enfants se souvenait d’une phrase typique de leur maman. L’un d’eux, tous des garçons, bredouilla quelques mots qu’ils furent les seuls à comprendre. Malgré leurs différences très marquées, ils avaient tous compris.
Lorsque le Saint Esprit descendit sur les apôtres ils purent se comprendre et firent de la place dans leur cœur et leur vie à l’Esprit, formant ainsi un véritable club comme le leur demandait le Seigneur de s’unir malgré leurs différences. A l’extérieur les gens croyaient qu’ils avaient trop bu.

L’Esprit de Dieu peut agir de façon spectaculaire mais également de façon très subtile : JESUS souffla sur ses disciples ! Quel que soit la manière dont l’Esprit se manifeste il sera toujours un inspirateur, un libérateur et invitera à se mettre en marche. L’Esprit rénove, pardonne et invite au pardon. Aussi ouvrez votre cœur et votre vie à l’Esprit. Priez donc à ce que l’Esprit vous habite et soyez prêts à collaborer avec Lui.

Saint François, inspirateur de notre Pape, nous a laissé une merveilleuse prière dans laquelle il demande : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Laisse-moi apporter l’amour où règne la haine, laisse-moi apporter le pardon là où existe la culpabilité, l’unité là où existe la discorde ». « Fais que je ne cherche pas tant à être compris que de comprendre car c’est en pardonnant qu’on obtient le pardon ».

La Pentecôte invite l’Eglise et donc chacun de nous, à vivre un temps nouveau, habité par l’Esprit qui nous demande de répandre autour de nous paix et pardon, à être messager d’une vie nouvelle.














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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 27 Mai 2013, 7:34 pm






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26/05/2013, Sainte-Trinité

Texte de l'homélie

La fête de la Trinité vient nous redire que nous sommes faits pour la communion

Frères et Sœurs,

Au début du livre de la Genèse – qui relate en quelque sorte l'Histoire du début de l'humanité – il y a cette Parole de Dieu qui retentit dans le récit de la Création : "Il n'est pas bon que l'homme soit seul." Et aujourd'hui, en cette fête de la Trinité, on pourrait dire "qu'il n'est pas bon que Dieu soit seul". En fait, nous croyons en un seul Dieu, mais nous ne croyons pas en un Dieu seul ! Et c'est la révélation de ce mystère de la Trinité qui est le mystère de l'Amour porté à sa perfection divine.

Dieu est Amour. Dieu n'est qu'Amour... et l'on peut dire que rien n'est plus contraire à ce qui fait le cœur de l'homme que la solitude. En effet, on sait combien la solitude est source de souffrance et de désespérance. Aujourd'hui, la fête de la Trinité vient nous redire que si l'homme est créé à l'image et à la ressemblance de Dieu (et telle est notre foi), c'est que nous sommes faits pour la communion et non pas pour la solitude, pour l'unité et non pas pour la division.

Frères et Sœurs, chers amis de la messe télévisée,

Durant plus de 20 ans, les messes télévisées et les messes radio m'ont permis de faire l'expérience de ce qu'est l'Église comme aucune autre mission pastorale ne me l'aurait permis. Et cela, d'abord grâce à vous, amis téléspectateurs de tous pays et de toutes situations sociales, religieuses, intellectuelles et culturelles. Tout le monde a sa place devant le petit écran de la messe télévisée. Il n'y a ni exclu ni privilégié... et mon souci a toujours été de permettre à chacun d'être accueilli dans les paroisses et communautés qui acceptent de rendre ce service d'Église qu'est la messe télévisée (comme, ce dimanche, à l'église Sainte Alix).

Je voudrais, ce matin, rendre grâce au Seigneur pour la diversité des situations rencontrées. Il y eut bien sûr les grandes assemblées allant jusqu'à deux millions de jeunes rassemblées autour du Pape comme les Journées Mondiales de la Jeunesse. Mais il y eut aussi ces messes télévisées retransmises depuis des lieux architecturalement plus petits comme cette chapelle de la Fraternité de Tibériade où l'on sentait la prière rejoindre les hommes et les femmes du monde entier. Il y eut aussi toutes ces célébrations qui ont permis de rencontrer l'humain dans sa pauvreté mais d'abord dans sa vérité. Je repense à cette extraordinaire célébration retransmise depuis la prison de Ittre avec des détenus acceptant de partager leur prière sans jamais nier les raisons qui avaient fait d'eux des détenus. Il y eut aussi ce dernier dimanche des Rameaux où la Passion du Christ rejoignait les souffrances de notre temps à travers la liturgie célébrée avec des patients de l'hôpital psychiatrique du Beau Vallon...

Je n'ai évidemment pas choisi ces exemples au hasard. Ils ne font cependant pas partie d'un hit-parade que je me refuse à établir car toutes les messes radio et toutes les messes télévisées étaient, pour moi, des rendez-vous où chaque communauté ou paroisse pouvait donner le meilleur d'elle-même au plan de la foi et de la fraternité partagées. Et ici, il n'y a ni hiérarchie ni classement.

Ce que je voudrais affirmer ici avec force et c'est pour moi le témoignage le plus fort que je voudrais vous partager, c'est que le grand péché que peut commettre l'Église, c'est de ne plus être sainte parce qu'elle ne serait plus humaine. L'abandon de l'humain est toujours une trahison de Dieu.

Arrivé à cette étape du flambeau à transmettre à mon successeur, je voudrais encore remercier tous ceux et celles avec qui ces messes télévisées et ces messes radio ont pu être réalisées. Ce fut bien sûr un travail d'équipe. Avec l'équipe interdiocésaine et avec les Médias Catholiques. Avec la RTBF à laquelle je veux rendre hommage pour son professionnalisme et son souci d'un vrai dialogue à réfléchir sans cesse entre liturgie et télévision. Avec Le Jour du Seigneur, présent ici à Sainte-Alix ce matin, et avec qui des liens de belle collaboration et de grande fécondité spirituelle se sont noués au fil des ans. Avec les autres confessions chrétiennes pour que l'œcuménisme ne soit jamais oublié et avec vous tous, paroissiens et téléspectateurs fidèles ou occasionnels.

Que nos célébrations deviennent toujours plus des lieux de transfiguration... car, au-delà des ondes invisibles qui nous relient, il y a ce souffle imprévisible de l'Esprit-Saint qui vient, comme dit un chant de la liturgie, "tisser les liens de l'invisible et briser les murs de l'impossible".

C'est mon expérience du passé ; c'est mon vœu pour l'avenir.











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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 03 Juin 2013, 6:47 pm



Citation :
Luc 9,

11 Les foules, l'ayant su, le suivirent. JESUS les accueillit, et il leur parlait du royaume de Dieu; il guérit aussi ceux qui avaient besoin d'être guéris.

12 Comme le jour commençait à baisser, les douze s'approchèrent, et lui dirent: Renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages et dans les campagnes des environs, pour se loger et pour trouver des vivres; car nous sommes ici dans un lieu désert.

13 JESUS leur dit: Donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils répondirent: Nous n'avons que cinq pains et deux poissons, à moins que nous n'allions nous-mêmes acheter des vivres pour tout ce peuple.

14 Or, il y avait environ cinq mille hommes. JESUS dit à ses disciples: Faites-les asseoir par rangées de cinquante.

15 Ils firent ainsi, ils les firent tous asseoir.

16 JESUS prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il les bénit. Puis, il les rompit, et les donna aux disciples, afin qu'ils les distribuassent à la foule.

17 Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient.



02/06/2013, Fête du Saint-Sacrement

Texte de l'homélie

Faites ceci en mémoire de moi !

« Il est si grand ce sacrement ! » C’est ce que nous chantons lorsque nous prenons un temps, en prière, devant le Saint Sacrement. Mais il vaut la peine de poser tout de suite la question de savoir pourquoi aime-t-on prolonger ainsi, dans l’adoration, le geste eucharistique lui-même, l’eucharistie célébrée en communauté ? Peut-être, tout simplement pour laisser résonner en nous les paroles du Seigneur, telles que saint Paul les rapporte aux Corinthiens : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ; prenez et buvez, ceci est mon sang » ; et encore : « Faites ceci en mémoire de moi. » Et ces paroles, nous l’avons bien entendu, sont un commandement : Prenez, mangez, buvez, faites !

Rien de facultatif là-dedans. Par ces mots et par son geste, le Seigneur donne l’eucharistie à ses disciples. Et dans ces mots, il y a deux choses : d’une part, les disciples devront refaire le geste qui leur rappellera son amour à lui, JESUS. L’eucharistie, c’est le geste de l’anti-oubli de l’amour de Dieu révélé dans le Christ JESUS. Mais dans ces mots il y a aussi l’impératif pour les disciples de faire « comme le maître a fait » : aimer comme il a aimé. Se donner, comme il s’est donné. Servir comme il s’est fait serviteur. Et faire tout ceci, saint Jean y insistera « en acte et en vérité… »

En fait, si nous aimons à prolonger dans l’adoration l’eucharistie célébrée en communauté, c’est pour bien prendre conscience qu’à la vérité, quand on est devant le Saint Sacrement, on n’est pas devant quelque chose. Non ! On est en présence de quelqu’un. Et ce quelqu’un c’est le Seigneur qui nous parle, qui parle à son Église, qui rejoint chacun, veut le bien de chacun et envoie chacun vers les autres, porter témoignage de l’amour de Dieu.

Au fond, ce qu’il faut bien saisir, c’est que dans la prière, on n’est jamais devant le mystère eucharistique, comme s’il nous restait extérieur et nous étrangers à lui. Non ! Pour peu qu’on prenne le mystère eucharistique au sérieux, à fleur d’Évangile, on saisit de plus en plus et de mieux en mieux que, s’agissant de l’eucharistie, on est en réalité toujours dedans. Pour parler comme saint Paul, il s’agit bien de se laisser saisir par l’amour du Christ. Il s’agit bien d’imprimer à nos vies la marque de l’amour que le Christ nous a témoigné lorsqu’il s’est livré « pour nous et pour la multitude. » Pour parler comme saint Jean, il s’agit bien de demeurer dans la logique de l’amour dont le Christ a donné l’exemple quand il a lavé les pieds de ses disciples. Vous vous souvenez que c’est le texte qu’on lit le jeudi saint, lorsqu’on célèbre l’institution de l’eucharistie.

Frères et sœurs rien n’est plus important que de comprendre de mieux en mieux le mystère eucharistique.
Pour cela, en conclusion, permettez-moi de vous livrer quatre mots que l’on ne devrait jamais séparer pour entrer dans le mystère et pour en vivre. Le premier mot c’est sacrifice : parce que l’on entend dire parfois qu’à la messe le Seigneur se donne et que nous cultivons la mémoire de cet amour. Le second mot c’est présence : parce que le Seigneur ressuscité est et demeure réellement présent à son Église et à chacun. Le troisième mot c’est prochain : car l’Eucharistie construit et nourrit une assemblée fraternelle, l’Eglise. Le dernier mot c’est service : parce que la mission de l’Eglise du Christ c’est le service dans l’amour.
« Donnez-leur vous-mêmes à manger » dit le Seigneur dans l’Evangile de ce jour. Cela ne signifie-t-il pas : devenez ce que vous célébrez en mon nom, Amour « en acte et en vérité ». AMEN.











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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 09 Juin 2013, 6:52 pm




Citation :
11 Le jour suivant, JESUS alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples et une grande foule faisaient route avec lui.

12 Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville.

13 Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit: Ne pleure pas!

14 Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: Jeune homme, je te le dis, lève-toi!

15 Et le mort s'assit, et se mit à parler. JESUS le rendit à sa mère.

16 Tous furent saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant: Un grand prophète a paru parmi nous, et Dieu a visité son peuple.

17 Cette parole sur JESUS se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d'alentour.



09/06/2013, 10e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Invités à l’espérance et la fraternité

On porte un mort pour l’enterrer. C’est un fils unique et sa mère est veuve. JESUS est saisi de pitié. Il s’avance et touche la civière. Le mort se redresse, s’assoit et se met à parler. JESUS le rend à sa mère.

Nous ne connaissons ni le nom du jeune homme, ni celui de sa mère. Mais la grande sensibilité et l’humanité de JESUS nous touchent profondément.

À l’inverse de notre société et trop souvent de nous-mêmes, Dieu n’est jamais indifférent.

Son intention, son mystère, sa gloire, est au contraire de nous voir rassemblés, unis, en communion les uns avec les autres, sans pour autant renier nos spécificités et ignorer nos différences.

Depuis cinq ans, nous l’attendions et voici que l’Armada est là avec ses voiliers, ses équipages de diverses nationalités, la foule de ses nombreux visiteurs heureuse des moments offerts pour rêver d’un autre monde, d’aventures lointaines et de fraternité.

Notre société est profondément divisée pour de multiples raisons. La crise économique et sociale, les conflits dans lesquels s’enfoncent nombre de pays amis, les printemps qui ne tiennent pas leurs promesses, les débats ou l’absence de débat de part et d’autre sur des questions humaines fondamentales sont autant d’occasions qui montrent que nous sommes en déficit de fraternité. La morosité colore les relations humaines. Tout devient finalement prétexte à exprimer son mal-être et sa morosité.

Les navires écoles ont jadis été armés pour enseigner la guerre afin de vaincre l’ennemi et de conquérir la suprématie des océans. Ils sont désormais des ambassadeurs de concorde, d’entente et de paix. Ils nous montrent que rien n’est fatal et que la vie finit toujours par triompher de la mort, de toutes les formes de mort.

Pour que renaisse l’espérance, réapprenons à vivre ensemble.

Un projet qui a ses exigences et suppose des conversions, des changements de pensée et de comportement. En racontant sa conversion, saint Paul en témoigne auprès des Galates. En mer, la vie à bord est rude et l’inquiétude est souvent une compagne. La qualité de la navigation, à plus forte raison sur un voilier, dépend de la conscience de chacun tant de sa responsabilité que de la place qu’il doit tenir. Un long et dur entrainement est nécessaire.

Amis téléspectateurs, Le Jour du Seigneur vous rend présents à l’Armada de Rouen. Rejoignez-nous pour faire monter un concert de louange vers JESUS, et pour répandre une bonne nouvelle dans toute la Judée et dans les pays voisins, c’est-à-dire autour de vous : « Dieu a visité son peuple ». Parce que cet Évangile n’est pas une invention humaine mais la Parole vivante de Dieu, nous osons dire - c’est notre foi - que rien n’est fatal. Il est toujours possible de se remettre debout, de ressusciter, de vivre autrement.

Le dimanche est d’ailleurs là pour nous le rappeler : un jour que Dieu donne à l’humanité pour vivre autrement puisqu’il permet le repos et la détente, les rencontres familiales et entre amis, les activités associatives, culturelles et sportives, le ressourcement spirituel et, pour nous chrétiens, de faire personnellement et en Église, mémoire de la résurrection du Seigneur. Il donne sens à notre vie et à notre histoire : le Christ ressuscité est le oui de Dieu à sa promesse.

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ! » Pour la première fois, aux portes de Naïm, la mort a reculé devant JESUS. Depuis, elle n’a jamais cessé de le faire et elle ne le cessera jamais.

Levons-nous et poursuivons notre navigation parmi les vivants.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Sam 22 Juin 2013, 5:29 pm

16/06/2013, 11e dimanche du temps ordinaire
Texte de l'homélie
Fête des marins
Frères et Sœurs,
JESUS marque profondément ceux qui le rencontrent en vérité, car il rayonne la miséricorde et la tendresse de Dieu. Il n’annonce pas seulement la Bonne Nouvelle, celle qui transfigure nos vies, il est cette Bonne Nouvelle.
Cette femme dont parle l’évangile qu’on appelait la pécheresse en a fait l’expérience pour son plus grand bonheur. Sachant qu’il est chez Simon le pharisien, elle entre chez lui, sans invitation, bien sûr. JESUS l’avait comblée du pardon de Dieu, il avait tellement irradié son cœur de paix, qu’elle ne craint plus le jugement des autres. Elle va vers lui, pleure sur ses pieds, les essuie avec ses cheveux, les couvre de baisers, y verse un parfum précieux. Par ces gestes un peu fou, elle lui manifeste sa grande reconnaissance. Simon est choqué. Il se dit en lui-même, « si cet homme était prophète, » il n’accepterait pas une telle familiarité osée.
JESUS jette un autre regard sur les personnes. Il porte en lui la démesure de l’amour de Dieu pour les hommes. Il vient les libérer du mal qui les oppresse. Les infidélités, les péchés de cette femme, ne l’empêchent pas de la remettre en route pour développer le meilleur d’elle-même. C’est avec une joie immense qu’il lui offre un nouvel avenir. N’a-t-il pas donné sa vie pour nous élever à notre dignité la plus haute, celle d’enfant de Dieu ?
Malgré ce fardeau qui pèse sur elle, elle se sait aimée par JESUS. En toute confiance, elle lui apporte sa vie cassée, ses faiblesses, son amour blessé, ses pleurs, son vase de parfum, elle remet tout entre ses mains, elle se laisse guérir, recréer par lui. Et JESUS n’a rien refusé. Sa parole, « ta foi t’a sauvée. Va en paix », elle la reçoit comme une caresse qui fait du bien.
La fête des marins nous invite à nous tourner vers le passé, à nous souvenir des marins qui, à l’exemple de la femme de l’évangile, se confiaient à JESUS. JESUS et Marie étaient les compagnons de leurs voyages en mer, de leurs aventures et de leurs mésaventures. A l’époque, la pêche était parsemée d’embûches. En deux siècles, il y a eu plus de 650 naufrages et des milliers de marins ont péri dans les brumes et les vagues des alentours. Il n’y a pas une famille saint-pierraise ou miquelonnaise qui ne déplore une ou plusieurs victimes de la pêche. Aujourd’hui, la navigation est sécurisée, mais cela n’écarte pas tous les dangers. La douleur des derniers drames est encore vive en beaucoup de cœurs.
Le courage, et la ténacité des marins et de leurs familles, leur solidarité et leur foi ont écrit l’histoire de l’archipel. Une solidarité sans faille de tous à l’égard de chacun, leur a permis de traverser les épreuves. Certains départs en mer étaient risqués. Au nom d’un amour très fort, ils y allaient, car c’était le gagne pain de la famille. Sur terre, femmes et enfants espéraient un retour sans encombre. Malheureusement, un brouillard épais et persistant ou une mer déchaînée en ont surpris plus d’un. Lorsqu’une catastrophe arrivait, la famille privée du soutien d’un père, ou de plusieurs personnes à la fois, n’était jamais abandonnée par ses voisins. C’est en se serrant les coudes que la population a fait face à ces dangers.
Quand les marins se battaient contre les éléments, ils savaient que le Seigneur était avec eux. Et cette foi galvanisait leur énergie. Ils mettaient aussi leur confiance en Marie. Est-il étonnant que la société d’entraide, de soutien des plus défavorisés, s’appelle « Notre Dame de Bon Secours » ? Par ailleurs, plusieurs statues de Marie ont été érigées sur l’archipel. Elles sont tournées vers l’océan comme pour rappeler à ceux qui partent que Marie veille sur eux et pour souhaiter la bienvenue à ceux qui reviennent.
Aujourd’hui, nous déplorons la fin de la grande pêche, la fermeture de nos usines, les inquiétudes des jeunes… Les difficultés auxquelles les ancêtres étaient confrontés n’étaient pas moindres. Ils les ont surmontées grâce à leur solidarité et à leur foi en JESUS-Christ. Puissent ces valeurs continuer à nous inspirer pour bâtir notre avenir.
Apprends-nous, Seigneur, à vivre dans la confiance en toi !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 23 Juin 2013, 7:42 pm

Citation :
Luc 19,

18 Un jour que JESUS priait à l'écart, ayant avec lui ses disciples, il leur posa cette question: Qui dit-on que je suis?

19 Ils répondirent: Jean Baptiste; les autres, Élie; les autres, qu'un des anciens prophètes est ressuscité.

20 Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre répondit: Le Christ de Dieu.

21 JESUS leur recommanda sévèrement de ne le dire à personne.

22 Il ajouta qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, qu'il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât le troisième jour.

23 Puis il dit à tous: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge chaque jour de sa croix, et qu'il me suive.

24 Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera.



23/06/2013, 12e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Héritiers de la vie

Sœurs et frères, le risque est toujours grand de laisser entrer les mots de Dieu par une oreille et les laisser aussitôt sortir par l’autre... C’est sûr que comme cela, elle nous laisse bien tranquilles, la Parole de Dieu ! Mais cette Parole, elle veut au contraire nous déranger, elle veut transformer le monde, transformer notre vie à chacun : il s’agit de se lever, de marcher, de sortir de soi, car c’est cela se renoncer à soi-même : sortir de soi pour se centrer sur Dieu et sur les autres ; et nous voilà invités à nous armer de foi, d’espérance et d’amour, car c’est cela prendre sa croix chaque jour... dans les larmes et la souffrance bien des fois ! Et au cœur de notre vie chrétienne, il y a ce troisième jour, ce jour de la résurrection de JESUS crucifié ; et c’est une expérience de nouveauté, de vie, de dynamisme, d’ouverture. Croire au Dieu de JESUS Christ, c’est laisser éclater les vieilles outres. C’est faire nôtre l’histoire d’une pierre roulée sur le côté au matin de Pâques, histoire d’une libération, d’un commencement, d’une lumière qui jaillit dans ma vie -dans ta vie.

Sœurs et frères, comment notre existence pourrait-elle ne pas être chamboulée alors que par le baptême nous avons revêtu le Christ ; alors que nous sommes devenus héritiers de la promesse de vie de Dieu ? Héritiers ! Cela veut dire qu’elle est pour nous, cette vie de Dieu dans notre vie ! Elle est source jaillissante au cœur de nos relations mutuelles ; elle est feu de Dieu qui transfigure mes regards, mes gestes, mes paroles ; elle est joie de Dieu qui me désigne chaque homme, chaque femme comme l’unique trésor de valeur en ce monde ; elle est souffle de vérité qui arrache Dieu à toutes les images où on l’enferme ! Sœurs et frères, nous sommes héritiers de la promesse de l’avènement d’un monde révolutionnaire...

« Il n’y a plus ni juif ni païen » dit Paul... Est-ce si sûr ? Qu’en est-il de mon regard sur ceux et celles qui ne croient pas comme moi ? Ma sœur, mon frère, ton baptême pourrait-il faire de toi un poseur de barrières quand le Christ les veut faire disparaître et faire de tous les fils et les filles d’un même Père ?

« Il n’y a plus ni esclave ni homme libre » dit Paul...Est-ce si sûr ? Quand tant d’hommes et de femmes galèrent et n’espèrent plus rien, à qui on fait croire qu’ils ne valent plus rien parce qu’ils sont au chômage ou en prison, ou malade, ou handicapé, ou trop vieux, ou tout simplement bien mal partis dans leur cursus scolaire. Ma sœur, mon frère, ton baptême ferait-il de toi quelqu’un qui écrase les autres quand le Christ s’est fait serviteur de la dignité de tout homme.

« Il n’y a plus l’homme et la femme » dit Paul... Mais il y a Jules, Kévin, Monique, Aurore, Frédéric, Ségolène, Nicolas. Chacun de nous, unique, avec notre nom inscrit sur la paume de la main de Dieu. Par le baptême, nous voilà membres du Corps du Christ, communion universelle où chacun m’est un frère, une sœur pour qui JESUS a donné sa vie.

C’est ce JESUS qui te demande aujourd’hui : « Qui suis-je pour toi ? » On peut, comme la foule de l’évangile, donner des réponses qui ont le goût du passé : le vieux prophète Élie pour certains ou un prophète d’autrefois pour d’autres ! Mais à quoi bon ces réponses toute faites ? Que l’Esprit de Dieu nous enflamme de l’audace de Pierre, l’audace d’une réponse pour aujourd’hui : qui donc est-il pour moi, ce JESUS ? Répondre à cette question, sœurs et frères, ce n’est plus une question de mots ! Lève-toi ! Marche ! Fais un pas hors de toi ! Arme-toi de foi, d’espérance et d’amour ! Fais de ta vie un matin de Résurrection, un matin de vie, pour toi et pour les hommes et les femmes de ce temps ! Alors, tu sauras qui est JESUS pour toi ! Amen.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 30 Juin 2013, 6:44 pm

Citation :
51 Lorsque le temps où il devait être enlevé du monde approcha, JESUS prit la résolution de se rendre à Jérusalem.

52 Il envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement.

53 Mais on ne le reçut pas, parce qu'il se dirigeait sur Jérusalem.

54 Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?

55 JESUS se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes animés.

56 Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

57 Pendant qu'ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.

58 JESUS lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

59 Il dit à un autre: Suis-moi. Et il répondit: Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père.

60 Mais JESUS lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

61 Un autre dit: Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'aller d'abord prendre congé de ceux de ma maison.

62 JESUS lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu.




30/06/2013, 13e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Du soleil des plages au soleil de Dieu

C’est l’été, le début des vacances. Imaginez que vous êtes sur la plage et que juste à côté de vous se trouve une personne qui s’expose au soleil tout habillée. Cela vous surprendrait sans doute. Car si nous n’avons pas de problèmes de santé, nous aimons sentir le soleil raviver notre corps blanchi par les longues journées d’hiver.

Ce qui est vrai pour notre corps est vrai pour notre âme. Nous devons retirer ce qui nous empêche de sentir le soleil de Dieu réchauffer notre vie spirituelle.

À l’occasion de ces vacances, je vous invite, dans un premier point, à méditer la parabole du soleil qui nous vient des Pères de l’Église. Puis, dans un second point, je vous invite à identifier, à partir de cet évangile, deux types de vêtements que nous devrons enlever pour mieux suivre le Christ.

Commençons par la parabole du soleil. Elle est à ma connaissance la meilleure image qui permet d’expliquer le mystère de la Trinité : Un seul Dieu en trois personnes. Le soleil, c’est le Père. Personne ne peut le voir, ni même l’imaginer, comme il est impossible pour l’homme de regarder en face le soleil. Le rayon de soleil, c’est le Fils. Nous pouvons voir facilement un rayon de soleil lorsqu’il traverse une pièce et que le ménage n’a pas été bien fait (sourire !). On voit la poussière qui danse dans le rayon de soleil. La poussière représente notre humanité : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière. » JESUS a pris notre humanité, il s’est donné à voir. Mais, comme le rayon disparaît de notre pièce au bout d’un moment, de même, JESUS est retourné vers le Père. Il reste le Saint-Esprit. C’est la lumière et la chaleur. Même au cœur de l’hiver le plus glacial, lorsque nous avons l’impression que le soleil a disparu depuis des mois, il continue, en fait, d’agir au-delà des nuages par sa lumière et sa chaleur sinon, nous deviendrions un immense champ de glace polaire ! Ainsi, même lorsque nous avons l’impression que Dieu est bien loin au-delà des nuages, l’Esprit Saint ne cesse, en réalité, de nous réchauffer et de nous éclairer par sa discrète présence.

Nous pouvons donc distinguer le soleil, le rayon, la lumière et la chaleur, tout en sachant qu’ils sont en fait une seule réalité. Ainsi, nous pouvons distinguer les trois personnes de la Trinité, tout en sachant qu’elles ne sont qu’un seul Dieu. Pendant vos heures de bronzage, vous pourrez continuer à méditer sur cette belle parabole du soleil.
Venons-en maintenant à ces habits que nous pouvons retirer pour profiter pleinement du soleil de Dieu.

Beaucoup d’obstacles nous empêchent d’être en pleine communion avec Dieu. À partir de l’Évangile de ce jour, je voudrais en relever au moins deux : JESUS nous invite tout d’abord à renoncer au vêtement de ce que nous pourrions appeler : « le zèle démesuré » ! Il interpelle vivement ses apôtres qui veulent faire descendre le feu du ciel sur les samaritains. Ils étaient pourtant animés d’un zèle admirable pour leur Seigneur : ils ne supportaient pas que certain refuse de recevoir celui qu’ils aiment plus que tout. Alors, ils pensent que leur attachement inconditionnel au Christ justifie une certaine violence à l’égard de ceux qui le rejettent. Parmi eux se trouve l’apôtre Pierre. Visiblement, il n’a pas compris la leçon, puisque, quelques mois plus tard, au moment de l’arrestation du JESUS, il sortira l’épée de son fourreau et tranchera l’oreille d’un soldat. JESUS le reprendra vivement en lui disant : « Remets ton épée à sa place, car ceux qui prennent le glaive périssent par le glaive. » La violence, quelle qu’elle soit, et même pour une bonne cause, est un vêtement qui nous empêchera toujours de percevoir l’amour de Dieu.

JESUS nous invite aussi à renoncer au vêtement de « l’installation ». Lorsque cet homme lui manifeste son désir de le suivre partout où il ira, JESUS lui fait remarquer qu’il n’a même pas « un endroit pour reposer sa tête ». Dans cette période de vacances, certains se contenteront du strict nécessaire pour gouter une certaine liberté par rapport à nos besoins matériels habituels. D’autres, au contraire, ne pourront s’empêcher d’emporter avec eux tout ce qu’il faut pour ne manquer de rien. Cela me fait penser à un dessin humoristique qui montre un couple en maillot de bain au bord de l’eau. Le mari tient un téléphone portable dégoulinant dans sa main et dit à sa femme : « Mon smartphone est tombé à l’eau, nos vacances sont fichues ! »

Au moment de conclure, je vous propose deux petits devoirs de vacances : prendre un peu de temps pour faire le point sur votre zèle, est-il bien dans la juste mesure ? Et profiter de vos vacances pour vous désinstaller un peu, en laissant à la maison ce qui vous paraît indispensable et dont vous pourriez vous passer : votre télé ? Votre tablette numérique ?

Enfin, je pense à ceux qui, parmi vous, chers téléspectateurs, ne pourront pas ni partir en vacances, ni même sortir prendre un simple bain de soleil à cause de la maladie ou de votre âge avancé : n’oubliez pas la parabole du soleil : l’Amour de Dieu brille en permanence à vos côtés ! Amen !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 07 Juil 2013, 6:43 pm



Citation :

Luc 10


1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

2 Il leur dit: La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.

3 Partez; voici, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.

4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers, et ne saluez personne en chemin.

5 Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison!

6 Et s'il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.

7 Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu'on vous donnera; car l'ouvrier mérite son salaire. N'allez pas de maison en maison.

8 Dans quelque ville que vous entriez, et où l'on vous recevra, mangez ce qui vous sera présenté,

9 guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur: Le royaume de Dieu s'est approché de vous.

10 Mais dans quelque ville que vous entriez, et où l'on ne vous recevra pas, allez dans ses rues, et dites:

11 Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s'est attachée à nos pieds; sachez cependant que le royaume de Dieu s'est approché.

12 Je vous dis qu'en ce jour Sodome sera traitée moins rigoureusement que cette ville-là.

13 Malheur à toi, Chorazin! malheur à toi, Bethsaïda! car, si les miracles qui ont été faits au milieu de vous avaient été faits dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient repenties, en prenant le sac et la cendre.

14 C'est pourquoi, au jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins rigoureusement que vous.

15 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts.

16 Celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé.

17 Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom.

18 JESUS leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.

19 Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire.

20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.




07/07/2013, 14e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Le cœur en vacances

Ce sont les sandales. Les sandales qui m’ont toujours intrigué. Partir annoncer l’Évangile sans argent, sans bagages, passe encore. Je comprendrais. C’est l’ascétisme du missionnaire, n’est-ce pas, et la pauvreté pour l’exemple. Mais sans sandales ? Et on fait comment, pour marcher, sans sandales ?

Et voici que cet Évangile de l’envoi des disciples en mission tombe ici, à Châtel-Guyon, dans ces pays d’Auvergne qui sont pour moi, comme pour beaucoup de vous tous, qui participez à cette messe par la télévision, un souvenir de vacances heureuses, et de surcroît, le premier dimanche du mois de juillet !

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Pas de sandales, pas de sac, pas d’argent : comme si vous étiez en vacances ! Comme je serai dès demain, quelque part du côté du Cantal, pieds nus dans la rivière ! Je m’explique… Le Christ nous envoie annoncer l’Évangile, c’est entendu. On fait difficilement plus clair que ce passage de l’Écriture. Les soixante-douze, c’est nous, chrétiens de tous âges, de toutes conditions. Et nous ne demandons qu’à témoigner de notre foi…

Oui mais, quand nous partons en mission, nous nous armons. Pas au propre, naturellement, mais au figuré. Nous nous carapaçonnons de méthodes, de précautions, de convictions. Nous partons en mission comme le chevalier partait en guerre… Nous sommes tout inquiet, tout tendu. Et si ça ne marchait pas ? Et si nous essuyions des rebuffades ? Et si l’on nous contredisait ? Et si, et si…

« Pas du tout ! » dit JESUS. Ne prenez rien. Partez en mission sans rien. Quand nous allons à la plage, disons, pour rester ici, en Auvergne, quand nous allons nous baigner dans le lac d’Aydat ou dans la Sioule, nous nous jetons à l’eau sans argent, sans sac, sans sandales… Nous nous y jetons confiants et insouciants, même si elle est froide. En fait, elle est froide. Mais nous n’avons pas peur : cela nous fait même rire. Ce sont les vacances, nous pouvons nous le permettre ! Eh bien ! Je crois que JESUS nous conseille la même confiance. La même, comment dire ? Oui, la même insouciance.

Regardez les grands saints évangélisateurs : saint Jean Bosco jouait à la balle avec les garçons des rues de Turin. Saint Philippe Néri chantait dans les rues de Rome. Saint François d’Assise parlait aux petits oiseaux. Plus près de nous, Jean-Paul II emmenait les jeunes de Cracovie skier à la montagne.
Ce qui attirait en eux, ce qui a fait d’eux de vrais apôtres, c’est cette bonne humeur inlassable, cette simplicité, cette confiance en Dieu à chaque instant. Ils n’étaient ni naïfs, ni superficiels, mais ils avaient choisi la joie et le jeu. Et nous, nous savons bien, nous l’avons tous expérimenté, que lorsque nous sommes en vacances, nous nous parlons mieux les uns aux autres. Nous sommes plus authentiques, plus ouverts. Sans souci et sans crainte, au bord de la rivière, tandis que filent le martin-pêcheur et la libellule, nous parvenons à ouvrir notre cœur. Les amitiés se resserrent, les générations se ressoudent.

Et c’est dans cet état d’esprit que nous pouvons enfin dire ce en quoi nous croyons. Ce que nous espérons. Ce qui nous fait vivre. Les pieds nus sous le grand chêne, à l’heure de la sieste.

Alors oui, il ne nous reste plus, je crois, qu’à demander au Seigneur, pour faire de nous de bons témoins de sa Parole, de nous mettre l’esprit en vacances.

Et j’ajoute que le Seigneur peut le faire même si, en réalité, nous ne partons pas en vacances ! Comment ? En dispersant nos inquiétudes ; en rendant plus légers les poids que nous portons, que nous les ayons choisis ou non ; en rendant surtout nos yeux capables de voir, de nouveau, les merveilles qu’il nous donne à chaque instant, le soleil, la rivière, l’oiseau, les amis, les enfants, tout ce qui est beau, tout ce qui est bon, tout ce qui nous fait sourire de bonheur. Que le Seigneur, donc, nous mette l’esprit en vacances pour que, libérés de tout souci, allégés de tout bagage, nous puissions enfin dire le fond de notre cœur, parce que le fond de notre cœur, c’est que le Seigneur est amour, que l’amour est bon, que l’amour est notre seule vérité et que le reste n’a aucune importance.

Bonnes vacances, frères et sœurs, bonnes vacances, sans argent, sans sac, sans sandales, sans rien que l’amour du Seigneur dans le cœur et, aux lèvres, un grand sourire.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 15 Juil 2013, 6:18 pm




14/07/2013, 15e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Messe pour la Nation

« France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Il y a plus de trente ans, Jean-Paul II nous interpellait collectivement. Il s’adressait à la communauté nationale comme à une personne. Il ne parlait pas « aux Français » comme à une simple somme de citoyens, mais à la France tout entière.

La messe pour la France résonne ainsi : il ne s’agit pas tant, aujourd’hui, de prier pour les Français que de prier pour la France. La France, c’est une nation. Et une nation, c’est beaucoup plus qu’une foule d’individus. Quand bien même la folie humaine les détruirait tous, la nation resterait. Pour dire cela, les anciens Grecs évoquaient la barque de Delphes. C’était une barque sacrée, pieusement conservée dans un temple. Avec les années, les lames de bois usées avaient toutes été changées, les unes après les autres, de sorte qu’il n’en restait plus une seule du bateau originel. Et cependant, c’était toujours la barque de Delphes et toujours vénérée malgré les siècles. Ainsi vont les nations dont les hommes changent, les frontières évoluent, les peuples se transforment au contact du temps, des luttes et des mémoires.

Qu’est-ce qu’une nation ? C’est une histoire, c’est un esprit, c’est un destin.

C’est d’abord une histoire traversée par d’autres histoires. Notre intervention au Mali le montre bien : les peuples du Mali nous ont accueillis avec enthousiasme parce que nos histoires se sont conjuguées pendant un temps. Et malgré tout ce que cette conjonction a pu comporter d’erreurs, elle a forgé un lien. Aucun tamis ne peut évincer le passé. L’histoire d’un homme façonne un homme, l’histoire de la France forme la France. La même terre de notre douce France, si elle avait été arrosée de moins de batailles, de moins d’invasions ou de moins de conquêtes, eut donné une autre France. Les mêmes esprits, mais irrigués de moins de christianisme, de moins de philosophies ou de moins d’arrogance, eurent livré une autre France. Taire l’histoire, c’est raboter la France. Et ainsi, de toutes les nations. Revenons sur notre histoire nationale, non pour nous complaire dans un passé glorieux, mais pour y lire notre identité actuelle.

C’est ensuite un esprit qui, souvent, se révèle par contraste quand on voyage dans d’autres nations. L’esprit d’un pays s’élabore lentement comme un vin précieux. Il faut au vin un terroir, un ou plusieurs cépages, puis une vinification complexe où se mêlent la compétence humaine et le climat incertain. Selon le soleil, pour le même vin, il y a de grandes ou de petites années. Tous ses éléments se retrouvent dans l’esprit d’une nation : une terre, le terroir de l’esprit ; un ou des peuples, le cépage de l’esprit ; une culture riche mais toujours complexe, la vinification de l’esprit ; et, enfin, un climat international qui l’infirme ou le confirme dans ses qualités. Ainsi, la France, c’est aussi un esprit français qui pénètre ses membres.

C’est enfin un destin commun. Qu’est-ce à dire ? Nous avons regardé notre nation sur son passé, c’est son histoire. Nous avons regardé notre nation sur son présent, c’est son esprit. Il faut aussi la regarder sur son avenir. Une nation, c’est un même destin pour tous. Du capitaine au passager, de celui qui reste à celui qui passe, de l’homme du pays à l’étranger, tous partagent le même sort pourvu qu’ils soient dans le même bateau. S’il coule, ils coulent ensemble. S’il arrive à bon port, ils gagnent ensemble. Et donc, bien plus qu’une même nationalité, notre destin commun fait la France. Je pense ce matin à nos légionnaires : étrangers, ils combattent et ils meurent pour la France. Ils acceptent de partager son destin. Ils appartiennent ainsi, et de plein droit, à la France.

France, qu’as-tu fait de ton baptême ? Et vous, nations du monde, qu’avez-vous fait de votre vocation d’amour ? Prenez-vous votre place dans la recherche inquiète de la justice ? « Quel est le prochain de l’homme blessé ? », demande JESUS dans l’évangile. Chacun, personnellement, répond avec ses élans et ses faiblesses. Mais, collectivement aussi, une nation doit chercher une réponse à partir des privilèges ou des détresses qui sont les siennes. Nous voyons des pays affamés sur nos routes mercantiles, saurons-nous faire le détour pour panser leurs plaies ou poursuivrons-nous notre route d’hommes affaiblis ou affairés ? Pour aller dans le sens de l’amour, je termine par la réflexion d’un militaire, rencontré dans un de nos hôpitaux, en service de psychiatrie. Naguère blessé dans son psychisme au cours d’une action de guerre, il était en plein syndrome post-traumatique. Après des mois de soins, il me livrait son horizon dans une formule merveilleuse : « aujourd’hui, je sais que mon prochain sera ma guérison. » France souffrante, nation traversée de tristesse, regarde vers ta guérison : ne te détourne pas de ton prochain, mais détourne-toi vers lui. Ton prochain sera ta guérison.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 21 Juil 2013, 7:08 pm





Citation :
Luc 10

38 Comme JESUS était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.

39 Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s'étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.

40 Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit: Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de m'aider.

41 Le Seigneur lui répondit: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses.

42 Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.





21/07/2013, 16e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Un droit pour tous !

La plupart du temps, on surnomme ce passage « l'Évangile de Marthe et Marie ». Comme si les deux sœurs avaient le rôle principal, comme si la leçon ici, portait sur la comparaison entre l'attitude de Marthe « l'active » et de Marie « la contemplative ». Bien entendu la remarque finale de JESUS semble remettre a sa place « Marthe-qui-s'agite-pour-bien-des-choses » et donner la victoire à « Marie-qui-a-choisi-la-meilleure-part », mais n'a pas fait grand-chose ! JESUS serait-il le prince des inactifs, le roi des paresseux (vaste royaume !) ?

Mais non ! On voit très bien, ailleurs, que JESUS sait apprécier la noble vertu d'hospitalité... quoi de plus beau, lorsqu'on reçoit quelqu'un, que de se préparer à l'accueillir, le mettre à l'aise et le nourrir... Regardez comment la Parole de Dieu nous décrit en détail tout ce qu'Abraham fait pour recevoir convenablement ses hôtes en qui il reconnaît son Seigneur ! En fait, l'agitation de Marthe est une très belle façon de montrer à JESUS qu'elle l'aime ! Même chose pour l'attitude de Marie, assise tranquillement écoutant son « Rabouni » ! La sentence de JESUS ne porte pas tant sur le travail de Marthe, mais sur le fait qu'elle critique sa sœur ! Marthe ne reconnaît pas dans l'attitude de Marie une façon complémentaire et prophétique d'accueillir JESUS et de lui montrer son amour !

Et puis, de toute façon, le personnage principal c'est JESUS ! C'est pour lui que Marthe s'agite, c'est lui que Marie écoute : « la meilleure part » c'est lui. Et il est une « meilleure part » pour tous. Abraham a la meilleure part : il accueille Dieu sous sa tente ! À sa suite le « Peuple que Dieu s'est acquis » a eut la meilleur part ! La Vierge Marie a eu la meilleure part en accueillant en son sein le Fils de Dieu ! Marthe a la meilleure part puisqu'elle accueille le Messie dans sa maison ! Marie accueille JESUS dans son cœur... Elle a aussi la meilleure part !

Une certaine culture nous fait vivre dans l'angoisse perpétuelle de rater quelque chose : Peur de rater son émission préférée à la télévision, peur de rater l'arrivée du Tour de France, peur de rater la bonne occasion pendant les soldes, peur de rater ses vacances, peur de rater sa carrière, peur de rater son couple, peur de rater sa vie... À force de courir partout pour ne rien rater, on risque de tout échouer. Nous aussi, nous nous agitons pour bien des choses, mais frères et sœurs, j'ai une Bonne Nouvelle pour nous : une seule est nécessaire, la seule à ne pas rater, c'est la visite de Dieu dans notre vie. On peut rater tout le reste, mais si on a le Christ, l'unique nécessaire, on a tout !

Donc, tout le monde a droit à la « meilleure part » ! Et puisque « nous sommes tous égaux en droit », tout homme et toute femme a droit à cette « meilleure part ». Autrement dit : tout homme a le droit de connaître le seul et unique vrai Dieu JESUS Christ ! JESUS est un droit de l'Homme ! Voilà ce qu'il faut retenir aujourd'hui ! C'est pourquoi l'unique préoccupation de l'Église, et ici à Notre-Dame-des-Missions on l'a bien compris, c'est d'offrir la présence de JESUS à toutes les nations, petits et grands, noirs et blancs, riches ou pauvres... avec, il faut l'avouer, une petite préférence pour les pauvres... « Le mystère caché depuis toujours est manifesté, dit saint Paul, et nous l'annonçons à tout homme ». Car « tout homme » a droit à « la meilleure part », elle n'est pas réservée à une élite et encore moins à son amie Marie...
C'est « JESUS pour tous ! »
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 30 Juil 2013, 6:21 pm





Citation :
Luc 11


1 JESUS priait un jour en un certain lieu. Lorsqu'il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples.

2 Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.

3 Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;

4 pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.

5 Il leur dit encore: Si l'un de vous a un ami, et qu'il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,

6 car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n'ai rien à lui offrir,

7 et si, de l'intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m'importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, -

8 je vous le dis, même s'il ne se levait pas pour les lui donner parce que c'est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.

9 Et moi, je vous dis: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira.

10 Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe.

11 Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson?

12 Ou, s'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion?

13 Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.




28/07/2013, 17e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Oserai-je ?

« Oserai-je ? », dit à plusieurs reprises Abraham, dans sa prière à Dieu. Le ton est donné, chers frères et sœurs. Jusqu’où va notre audace et, pour le dire autrement, jusqu’où va notre confiance en Dieu et en nous-même ? Avec les JMJ, je crois que, depuis 27 ans, le bienheureux pape Jean Paul II, les papes Benoît XVI et François, s’appuient sur l’audace des jeunes. Alors, louons Dieu pour tant d’audace avec tous ceux qui célébreront la messe, tout à l’heure, à Rio de Janeiro !

Dans l’Évangile, JESUS donne un nom surprenant à cette audace. Il parle de « sans-gêne ». De cet homme à qui le voisin demande en pleine nuit de lui donner trois pains, JESUS explique : « Même s'il ne se lève pas pour les donner par amitié, il se lèvera à cause du sans-gêne de cet ami. » D’ordinaire, nous avons le souci de ne pas agir inconsidérément et le « sans-gêne » n'est pas bienvenu ! Mais ici, il l’est ! Et c'est même parce que l'homme est « sans-gêne » que JESUS dit que rien ne lui résistera. JESUS nous invite à agir sans façons et sans complexes. Vraiment, j’admire les jeunes chrétiens lorsqu’on dit qu’ils ont une foi décomplexée ! Et je pense que c’est une chance pour notre Église. Je n’avais pas la même audace, quand j’étais jeune !

Parfois, nous regrettons d’avoir dit telle ou telle parole. Mais au fond, le plus souvent, nous regrettons ce que nous n’avons pas osé dire. C’est parfois le cas, à la mort d’un proche. « Pourquoi n’ai-je pas osé lui dire cela quand il était vivant ? » Il y a des gens qui me confient leur détresse quand leur époux, leur épouse, leur père, leur mère ou leur ami sont morts sans qu'ils aient pu leur dire un pardon nécessaire, ou un « je t’aime ». Ensuite, ils ont du mal à sortir de leur remord, car l’autre n’est plus là.

Qu'est-ce qui peut nous retenir de dire quelque chose ou de faire quelque chose ? La pudeur ? La timidité ? La modestie ? Les égards dus à la personne qui est en face de nous ? Le respect des choses religieuses ? Ce sont toutes de vraies raisons. Mais il faut savoir les faire voler en éclat ! Je me réjouis que beaucoup voient en notre pape François un bel exemple d'homme de foi qui n'arrête pas en lui l'audace du geste, de la parole ou de la rencontre.

Dans l'Évangile, on dit qu'un disciple demanda à JESUS : « apprends-nous à prier ! » Et JESUS donne deux réponses. Les mots du « Notre Père » et l'invitation à être sans-gêne. Mais c'est là une vraie question : est-ce que cela s'apprend, le sans-gêne dont parle JESUS ? Je pense à un jeune monsieur qui, voyant que j'étais un religieux, me disait avec fierté et regret à la fois : « Moi, je suis baptisé ! Mais je n'ai rien fait d'autre. » Il ajouta pourtant : « Mais je prie tous les soirs ; seulement, cela ne vaut rien, car je ne connais pas les vraies prières. » Je lui ai dit qu’en fait, il savait peut-être mieux prier que moi. Et je crois que c'est déjà cela, le « sans-gêne » dont parle JESUS. Et avez-vous conscience que ce « sans-gêne » porte un nom ? Il s'appelle Esprit Saint. Du reste, si JESUS enseigne ici le « Notre Père », ailleurs, saint Paul dira bien : « C'est l'Esprit qui crie en nous : ‘Abba, Père’. » (Rm 8, 15) Notre Dieu nous donne deux conseils de prière. Le « Notre Père » et le « sans-gêne ». Comme s'il nous disait : apprenez le langage de la foi mais ayez aussi l’audace des amoureux ! Connaître les mots de la prière mais aussi oser parler à Dieu. Notre religion n'est pas qu'une affaire de croyances qui s'enseignent. C'est aussi une question de qualité de relations.

Nous avons reçu du Sauveur des mots pour prier ? Disons-les. Tout bas, à haute voix, seuls, à plusieurs. Quand cela va bien, quand cela va mal. Ce n’est pas dans les missels que le « Notre Père » a sa place. C’est dans notre cœur, puis dans notre bouche ! Et Dieu a libéré les mots de notre amitié ? Alors parlons-lui, sans gêne.

Et ne limitons pas ce sans-gêne à la prière. L’audace de la prière éveille aussi en nous l’audace de la mission. C’est bien l'appel que le Christ a fait entendre aux jeunes pendant les JMJ : « Allez ! De toutes nations, faites des disciples ! » Car l’Esprit du Christ nous fait oser appeler Dieu « Abba, Père ». C’est pour notre prière. Mais il nous fait aussi dire autour de nous : « Ami, frères ». C’est pour notre élan missionnaire. Pour que nous osions rencontrer les autres comme ils sont, là où ils en sont. Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 04 Aoû 2013, 5:52 pm





Citation :
Luc 11,

13 Quelqu'un dit à JESUS, du milieu de la foule: Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage.

14 JESUS lui répondit: O homme, qui m'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages?

15 Puis il leur dit: Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l'abondance.

16 Et il leur dit cette parabole: Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté.

17 Et il raisonnait en lui-même, disant: Que ferai-je? car je n'ai pas de place pour serrer ma récolte.

18 Voici, dit-il, ce que je ferai: j'abattrai mes greniers, j'en bâtirai de plus grands, j'y amasserai toute ma récolte et tous mes biens;

19 et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plusieurs années; repose-toi, mange, bois, et réjouis-toi.

20 Mais Dieu lui dit: Insensé! cette nuit même ton âme te sera redemandée; et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?

21 Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n'est pas riche pour Dieu.




04/08/2013, 18e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Héritiers « en vue de Dieu »

« Je veux mon héritage ! » Jaloux de son aîné, un homme fend la foule pour réclamer son dû. Le point de départ de notre évangile n’a rien de très spirituel ! D’un côté, l’argent coule à flots chez ceux qui fourmillent d’initiatives pour amasser des biens. De l’autre, un goût d’amertume désespère ceux qui restent au bord du chemin. Les uns accumulent, les autres se brûlent les ailes. Nous entendons souvent ce type de lamentation : « Il pleut toujours sur les mêmes, pourquoi nous ? » Dans le dialogue qui s’installe avec la foule, JESUS n’évacue pas cette interpellation. Simplement, pour lui, la vraie richesse se situe ailleurs que dans les coffres-forts de l’épargne et du profit.

Mais où donc la trouver ? L’histoire biblique nous révèle bien des tourments à travers les désirs jaloux que cachent les secrets de famille ! Le meurtre d’Abel par son frère Caïn, les querelles entre Jacob et Esaü pour obtenir le droit d’aînesse, le rejet de Joseph par ses frères : chaque génération vient illustrer la difficulté de partager. Le triste tableau des divisions ne laisse pas grande place à l’optimisme !

Et pourtant… Nous vivons tous des moments d’une richesse inexprimable tandis que le bonheur se fait sentir dans sa légèreté. Nous nous découvrons alors libres pour modeler la Création, libres pour avancer dans nos choix de vie. Adam chassé du paradis reçoit comme une mission le travail de la terre. À partir de cette expérience fondatrice, nous pouvons comprendre le sens de l’effort, de la production de richesses. Mais si ces initiatives ne mènent qu’à la confiscation des biens, si elles servent uniquement à flatter notre désir insensé de toute puissance, alors nous voyons qu’il n’a plus de mesure. Et quand tombe le couperet : « aujourd’hui on te redemande la vie ! », tout part à l’abîme !

Où donc se trouve la vraie richesse ? Peut-être faudrait-il la chercher dans le don du 7e jour, qui libère l’homme de tant de chaînes ! Quand nous pouvons enfin appuyer sur la touche « pause » de nos emplois du temps bien garnis, quand l’efficacité laisse place à la convivialité, nous savons où trouver le trésor précieux de la vie ! La dictature de la montre s’efface enfin au profit d’une respiration nouvelle. Nous explorons ainsi le sens du mot « vacance », comme un vide bienvenu qui nous permet d’habiter autrement le temps de l’homme et le temps de Dieu.

Malgré notre désir jaloux de posséder ce qu’a l’autre, par-delà même des espaces de repos et de paix, JESUS nous appelle à accueillir une autre forme de richesse « en vue de Dieu ». Pour saisir le sens profond de ses paroles, rappelons-nous que nous sommes bien les héritiers d’un testament qui n’a rien de matériel. Et notre héritage c’est le Christ ! « Vous êtes morts avec lui et vous êtes ressuscités avec lui », rappelle saint Paul. La richesse de la foi s’éclaire par un cadeau inespéré : la résurrection du Seigneur et, par lui, notre propre résurrection. Dans le grand plongeon de la mort, les biens de la terre viennent alourdir notre chute sans fin. Avec l’espérance de Pâques, nous ne perdons pas pied, quand bien même nous toucherions le fond !

Le Christ écrit pour nous un Évangile qui n’exclut pas la création de richesses, mais qui invite au partage effectif des biens de la terre pour nous mener au Père. « En vue de Dieu » : faites donc un jour l’expérience de fixer la mer jusqu’à l’espace où se confondent le ciel et l’eau. La ligne d’horizon vous donnera une petite idée de nos vies qui font parfois tant de vagues, mais aussi de l’infini au-devant de nous. Voilà une belle image pour accueillir l’héritage de la foi qui vient enrichir nos vies et leur donner le goût de Dieu.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 11 Aoû 2013, 7:33 pm



Citation :
Luc 12,

32 Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.

33 Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point.

34 Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.

35 Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.

36 Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.

37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s'approchera pour les servir.

38 Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s'il les trouve veillant!

39 Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.

40 Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.

41 Pierre lui dit: Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole?

42 Et le Seigneur dit: Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?

43 Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!

44 Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens.

45 Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,

46 le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.

47 Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n'a rien préparé et n'a pas agi selon sa volonté, sera battu d'un grand nombre de coups.

48 Mais celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié.



11/08/2013, 19e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

L’écoute de la foi et sa proclamation !

Vous n’êtes pas des coiffeurs ! C’est ce qu’a dit le pape François lors d’une homélie à la maison Sainte-Marthe, à Rome, le 17 juin. Il commentait l’Évangile du bon pasteur qui laisse les 99 brebis pour aller chercher la brebis perdue : « Aujourd’hui, l’Église a une brebis et il en manque 99. Il est donc urgent que les chrétiens sortent pour trouver les 99. Mais cela demande un effort, une générosité, car il est beaucoup plus facile de rester chez soi avec la brebis unique. On la caresse, on la coiffe… Mais le Seigneur nous veut pasteurs, pas coiffeurs ! »

Je reviens de Rio de Janeiro, où le pape nous a bouleversés par ses paroles et par son sourire. Là-bas, il est revenu sur le thème de la foi, thème de sa première encyclique, « Lumen fidei », et thème de la première lecture de ce jour qui nous présente la foi d’Abraham pour modèle. Avec le pape François, je voudrais donc aborder dans un premier point l’écoute de la foi, puis la proclamation de la foi.

La foi est liée à l’écoute. Au début de l’encyclique, le pape nous explique qu’Abraham n’a pas vu Dieu mais qu’il a entendu. « Abraham entend la voix de Dieu qui l’invite à quitter son pays. La foi a donc un caractère personnel. Dieu n’est pas lié à un lieu, mais à une personne, précisément le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob ». Le Dieu de Thérèse, de Robert, de Nathalie… de chacun d’entre vous !

Oui, mais me direz-vous, nous n’avons jamais entendu Dieu nous parler à haute voix ! L’encyclique nous explique que « dans de nombreux domaines de nos vies, nous faisons confiance à d’autres personnes qui ont de meilleures connaissances que nous. Nous avons confiance dans l’architecte qui construit notre maison, dans le pharmacien qui nous présente le médicament pour notre guérison. Nous avons donc besoin de quelqu’un qui soit digne de confiance et expert dans les choses de Dieu, cette personne, c’est le Christ ! »

Aux JMJ, le pape François est revenu sur ce point en citant l’Évangile où Dieu le Père dit : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ! »  JESUS nous porte Dieu et nous porte à Dieu. Avec lui, toute notre vie se transforme, se renouvelle, et nous pouvons regarder la réalité avec un regard nouveau, du point de vue de JESUS, avec ses yeux à lui.

Chers téléspectateurs, si vous avez l’impression d’avoir une foi traditionnelle et non personnelle, c’est peut-être parce que vous n’écoutez pas suffisamment JESUS ! Faites silence, lisez les Évangiles et vous entendrez sans doute sa voix !

Venons-en maintenant à notre second point : La foi vient de la proclamation. Lors de l’homélie de la messe finale des JMJ, le pape a encouragé les jeunes à aller sans peur proclamer l’Évangile et servir. Il a repris le verset 14 de l’épitre de Paul aux romains déjà cité dans son encyclique : « Comment croire sans d’abord l’entendre ? Et comment entendre sans quelqu’un qui proclame ? »

Si vous êtes dans cette Église ou devant votre poste de télévision pour vivre cette messe, c’est sans doute parce que quelqu’un a semé en vous la semence de la foi. Votre grand-mère, vos parents, vos catéchistes, un prêtre, un ami… Est-ce que, à votre tour, vous êtes soucieux de redonner cette foi que vous avez reçue ?

Les prédicateurs citent souvent Claudel : « Ne parle du Christ que si on te le demande, mais vis de telle manière qu’on te le demande. » Cette phrase a le mérite de nous inviter à la cohérence entre notre vie et notre témoignage. Mais elle a aussi un grand inconvénient : elle semble nous dispenser de l’effort de l’annonce. Il faudrait attendre que les gens nous questionnent pour parler de notre foi. Mais vous avez beau vivre le plus chrétiennement possible et faire de beaux sourires à tout le monde, personne ne vous arrête en pleine rue en vous disant : « Oh, vous êtes tellement rayonnant, dites-moi, d’où ça vient ? » Et puis il faudrait refaire la fin de l’Évangile de Matthieu, au chapitre 28, qui était d’ailleurs le thème des JMJ de Rio : « Allez, et de toutes les nations faites des disciples… mais attendez qu’on vous pose des questions ! »

Non, face à notre société qui baigne dans l’indifférence et l’individualisme, nous devons retrouver l’audace de partager notre foi. La proposer sans jamais l’imposer, mais la proposer tout de même. Nous en serons les premiers bénéficiaires car, comme le disait Jean Paul II : la foi « se fortifie quand on la donne ! »  Et le pape François a conclu les JMJ en disant : « Vous expérimenterez que celui qui évangélise est évangélisé, celui qui transmet la joie de la foi, reçoit la joie. »

En conclusion, nous qui avons expérimenté l’écoute de la foi, je vous invite, vous et moi, à faire un effort concret cette semaine : il y a certainement quelqu’un de notre entourage à qui nous n’avons pas encore osé parler de notre foi. Eh bien, c’est l’occasion de mettre en pratique l’invitation du pape François en sortant à la rencontre de cette brebis sortie de l’enclos !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Jeu 15 Aoû 2013, 5:47 pm






Citation :
Luc 1,


39 Dans ce même temps, Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.

40 Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth.

41 Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit.

42 Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.

43 Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?

44 Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein.

45 Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement.

46 Et Marie dit: Mon âme exalte le Seigneur,

47 Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,

48 Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,

49 Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,

50 Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge Sur ceux qui le craignent.

51 Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.

52 Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.

53 Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide.

54 Il a secouru Israël, son serviteur, Et il s'est souvenu de sa miséricorde, -

55 Comme il l'avait dit à nos pères, -Envers Abraham et sa postérité pour toujours.

56 Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.



15/08/2013, Solennité de l'Assomption

Texte de l'homélie

Marie, figure du salut de l’humanité

La vision de l’Apocalypse nous présente la femme couronnée d’étoiles qui enfante le Messie : « l’enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations. » Dans le drame qui se joue entre la femme qui enfante et le dragon, symbole de Satan et de l’esprit du mal, c’est le salut de l’humanité qui est figuré et la victoire de Dieu qui « enlève l’enfant auprès de son trône. » Cette vision est une prophétie de la victoire de la foi sur les forces du mal. Une vision d’espérance et de force : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu et le pouvoir de son Christ ! » L’avenir des hommes n’est pas voué à la fatalité et aux forces du mal. Il y a une espérance de vie et de bonheur.

Au long de l’histoire, l’ingéniosité humaine a permis de surmonter beaucoup de fléaux dont l’humanité était affligée. Et pourtant, nous constatons une concomitance du « mieux-vivre » et du « malaise de vivre » ! Les formes de salut dont nous bénéficions sont peut-être authentiques et appréciables, mais elles laissent de côté la question fondamentale du sens de la vie et de la plénitude du bonheur. N’est-ce pas le signe que l’on a trop souvent et trop facilement confondu les conditions de vie avec le sens de la vie ?

L’enjeu de la vie humaine n’est pas simplement la nourriture, la paix, la sécurité, la santé et le bien-être. L’enjeu, c’est la vie elle-même et sa confrontation à la maladie et à la mort. Aujourd’hui, de la plupart des maladies on peut guérir, ou du moins soulager la souffrance. Mais de la mort, on n’en guérit pas, c’est notre commune épreuve. La victoire du Christ sur la mort est le seul salut qui affronte l’épreuve irrémédiable. Pour participer à cette victoire du Christ sur la mort il n’y a pas deux chemins, il n’y en a qu’un : c’est la foi au Ressuscité.

Vous qui êtes venus si nombreux célébrer l’Assomption en cette Année de la foi, rendez grâce à Dieu pour la foi qui vous a conduits ici. Même si vous la sentez faible, vacillante ou incertaine, appuyez-vous sur elle pour confier à Dieu, par l’intercession de Notre Dame, toutes les misères qui vous affligent et qui affligent ceux que vous représentez ici. Regardez autour de vous la foule qui vous entoure et qui devient un signe de la foi vécue en ce jour. Regardez la joie de cette part de l’Église réunie ici ce matin. Avec Élisabeth, nous aussi, nous pouvons dire : « Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?… Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Cette joie de la foi est en même temps l’aboutissement de nos espérances et le point de départ d’une nouvelle manière de vivre. En effet, à quoi bon éprouver la question cruciale du sens de la vie, si cette expérience ne se concrétise pas dans une décision pour orienter notre vie sur les chemins où le Christ veut entraîner ses disciples ? Nous ne sommes pas venus seulement nous réjouir de la victoire du Christ sur la mort, nous sommes venus nous associer au dynamisme propre de cette victoire, à l’amour pour les hommes que Dieu a manifesté en son Fils livré pour le salut des hommes.

Alors, frères et sœurs, il nous faut nous interroger sur la manière dont notre foi au Christ peut transformer notre vie, la rendre plus belle et plus fructueuse. Notre communion dans l’amour du Christ nous appelle et nous incite à chercher comment réorienter sans cesse notre vie selon l’amour, l’amour de Dieu et l’amour de nos frères. Comment être chrétien en 2013, en France, en Europe et partout dans le monde ? Permettez-moi de vous suggérer quelques questions pour éclairer votre réponse à cette question.
Dans notre vie personnelle, qu’est-ce qui compte le plus ? Pourquoi sommes-nous réellement prêts à des sacrifices ou à des combats ? Comment situer l’argent, la sécurité financière et les droits sociaux par rapport aux impératifs du service, de la solidarité et du partage ? Comment s’exprime notre foi chrétienne, quelle est la place de la prière personnelle, de la participation à l’Eucharistie dominicale et à la vie de notre Église ?

Dans notre vie familiale, comment assumons-nous les engagements que nous prenons : engagements conjugaux et engagements parentaux ? Comment notre fidélité nourrit-elle la confiance dans la parole donnée sans laquelle il n’y a plus de société civilisée possible ? Il ne peut rester qu’une société procédurière marquée par l’inflation des lois et des poursuites. Comment les jeunes de nos familles pourraient-ils envisager sereinement leur avenir s’il n’y a plus d’engagements qui tiennent ?

Dans notre vie sociale, pouvons-nous prendre notre parti de l’écart croissant entre les citoyens qui jouissent de la sécurité des droits sociaux et ceux qui sont marginalisés et poussés à l’exclusion ? De quel prix payons-nous nos sécurités ? Ou plutôt à qui les faisons-nous payer, Comment supporter que le débat politique se dévalue dans une surenchère d’invectives sur les questions les plus graves ? Comment accepter que nos médias se laissent enfermer dans cette logique du spectacle, alors que de grandes questions s’imposent à l’humanité entière ?

Ne nous laissons pas prendre dans le piège des tourbillons médiatiques qui se développent sur eux-mêmes et deviennent une sorte de réalité virtuelle ! Ne nous laissons pas enfermer dans une société pharisienne où les procureurs se multiplient à l’envie ! Ne nous laissons pas entraîner dans les délires d’une surenchère de violence verbale ou physique. Laissons l’amour de Dieu dilater nos cœurs aux dimensions de l’humanité. Apprenons du Christ à nous faire le prochain de l’homme qui voit sa vie se perdre au bord des chemins de l’histoire et faisons-nous proches de lui, plutôt que de vouloir l’éloigner et le séparer de nous-mêmes et de notre société.

Une société fraternelle et responsable est possible si chacun de nous est résolu à aimer davantage et à se donner tout entier par amour comme la Vierge Marie nous en a donné l’exemple. Que Notre Dame entende aujourd’hui nos prières, qu’elle en soit porteuse devant Dieu et qu’elle intercède pour nous !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 20 Aoû 2013, 6:02 pm




Citation :
Luc 12,

49 Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé?

50 Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli!

51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.

52 Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois;

53 le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère



18/08/2013, 20e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Le feu et le pardon

La personne de JESUS ne laisse personne indifférent ! Déjà de son temps, on s'est dressé les uns contre les autres à son sujet. Il a été victime de cette division à cause de celui qu'il disait être, à cause de sa liberté intérieure et à cause de ses choix de vie. C'était du feu ! Ses adversaires ont voulu l'éteindre en le faisant taire, en le livrant à la mort d'où personne ne revient !

Mais à ce moment précis, il a accompli son baptême, il a triomphé pour nous tous de la mort, de la haine, du désespoir ! Et il a répandu sur la première communauté chrétienne le feu de son Esprit, celui de Pentecôte, qui vient brûler en nous ce qui est soumis au péché et qui vient renouveler nos manières de penser, nos manières de vivre personnelles ou collectives. Nous aussi, disciples de JESUS, nous pouvons expérimenter la division, connaître l'opposition à cause de notre suite du Christ jusque dans nos familles ou notre environnement et jusque dans la société dans laquelle nous vivons. Les débats de société en sont un permanent témoignage.

Ce feu de Dieu vient faire son œuvre en nous, en éclairant notre intelligence des choses pour nous faire percevoir l'incompatibilité de certains choix avec la suite du Christ. Ce feu de Dieu peut conduire à connaître persécution ou opposition. Certains de nos frères chrétiens le savent bien dans des contextes difficiles. Mais plus près de nous, le choix de consacrer sa vie à Dieu dans la vie religieuse ou la prêtrise peut parfois entraîner épreuve, division ou rupture avec ses très proches, au sein de nos familles ! Oui, l'expérience du Christ peut conduire jusque-là !

Nous savons bien que Christ n'est pas venu pour apporter la division ! Nous n'avons pas oublié qu'à Noël il est appelé « Prince de la paix ». Et tout à l'heure, dans la prière qui suit le « Notre Père », nous l'entendrons nous dire : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »

Alors, comment entendre tout cela ? Notre expérience nous y aide. En nous, en tout homme, dans notre monde, le péché fait son œuvre. Et lorsqu’on redonne sa place à Dieu dans la vie personnelle, puis dans la vie en société, quand on laisse la Parole de Dieu, le feu de l'Esprit, nous pénétrer, alors, oui, il vient brûler ce qui conduit à la mort, ce qui détruit. Il fait naître à une vie nouvelle. L'extrait de la lettre aux Hébreux entendu tout à l'heure nous disait : « Débarrassons-nous de tout ce qui nous alourdit et d'abord du péché qui nous entrave si bien ; courrons avec endurance l'épreuve qui nous est proposée, les yeux fixés sur JESUS qui est à l'origine et au terme de la foi. »

Et si cela nous conduit à rencontrer la division, l'épreuve, la persécution, laissons encore le feu de Dieu venir en nous brûler ce qui n'est pas de lui : la vengeance, la violence en son nom. Entendons-le nous dire : « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent. »

Ainsi serons-nous semblables au Christ en qui le feu de l'Esprit a accompli son œuvre de miséricorde. Sur la croix, il a prié pour ceux qui le mettaient à mort : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. » Le feu du pardon est plus lumineux que celui des bûchers. Celui-ci est l’œuvre des hommes, l'autre, le pardon, est l’œuvre de Dieu !

Que le feu de Dieu nous purifie et nous rende rayonnants.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 25 Aoû 2013, 8:23 pm






Homélie du Dimanche 25/08/2013,



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 01 Sep 2013, 6:38 pm



Citation :

Luc 14


1Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l'observaient.

2 Et voici, un homme hydropique était devant lui.

3 JESUS prit la parole, et dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens: Est-il permis, ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?

4 Ils gardèrent le silence. Alors JESUS avança la main sur cet homme, le guérit, et le renvoya.

5 Puis il leur dit: Lequel de vous, si son fils ou son boeuf tombe dans un puits, ne l'en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat?

6 Et ils ne purent rien répondre à cela.

7 Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu'ils choisissaient les premières places; et il leur dit:

8 Lorsque tu seras invité par quelqu'un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu'il n'y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,

9 et que celui qui vous a invités l'un et l'autre ne vienne te dire: Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d'aller occuper la dernière place.

10 Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t'a invité viendra, il te dise: Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.

11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.

12 Il dit aussi à celui qui l'avait invité: Lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.

13 Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.

14 Et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent pas te rendre la pareille; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.



01/09/2013, 22e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Accomplis toute chose dans l’humilité

Mes amis, qui oserait dire que tout ceci ne le concerne pas ? Qui n’a jamais calculé une invitation en fonction de celle qu’il pourrait recevoir en retour ? Qui n’a jamais passé une bonne soirée à essayer de placer une bonne histoire, un bon mot, à briller juste ce qu’il faut en se mettant au centre ? Entre nous, nous pensons facilement que ce n’est pas très grave ! Et pourtant, nous savons aussi, ce qu’il en coûte de mauvaise joie, de n’agir que par rapport au regard des autres.

Au contraire, nous avons aussi, vous et moi, goûté la joie d’une rencontre, d’une discussion, d’une soirée entre amis ou en famille, où on ne cherche pas d’abord à briller et à se placer, où on est totalement soi-même, sans vouloir paraître. Nous savons bien tout cela et pourtant nous sommes quand même tous, plus ou moins, pris en défaut par cette petite parabole de JESUS.
Ces comportements qu’il décrit trahissent finalement quelque chose d’assez profond en nous. Ce ne sont pas seulement des petites mondanités mesquines que JESUS vise ici et dont on pourrait se contenter de sourire, mais c’est, évidemment, plus important. Ce désir de paraître, de dominer parfois, révèle plus profondément chez nous ce désir jamais satisfait de « toute-puissance » et qui a toujours besoin d’être converti. Alors, à la fin de ce magnifique festival Anuncio et de ce temps de mission où vous avez voulu mettre le Christ au centre de toutes vos rencontres, de cette annonce de l’Évangile de vie, recevons comme une grâce de pouvoir mieux comprendre ce qu’est cet orgueil contre lequel JESUS nous met en garde et quelle est alors la juste place du disciple que nous voulons être.

Qu’est-ce que cet orgueil qui peut polluer nos plus forts désirs et nos plus belles actions ? Ce n’est pas si facile à dire, car ce n’est pas être orgueilleux que de connaître ses talents et de vouloir les développer. C’est même une demande de l’Évangile. Ce n’est pas non plus être orgueilleux que de reconnaître que l’on a été choisi et envoyé comme témoin. Ce n’est pas encore être orgueilleux que d’éprouver la joie d’avoir été fort face à une épreuve ou un obstacle, ou d’avoir permis à un frère ou à une sœur de retrouver le chemin de Dieu.

La première lecture de ce dimanche nous livre une petite perle. « Accomplis toute chose dans l’humilité et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur. » Autrement dit, un bienfaiteur vous donne des choses mais celui qui est humble vous donne d’abord d’être. Ce sera alors, en cultivant la vertu qui lui est contraire, l’humilité, qu’on pourra savoir ce qu’est l’orgueil et lutter contre. L’humilité, c’est avoir une juste estime de soi ; c’est accepter que les autres puissent m’apprendre et m’aider à me construire ; c’est se remettre en tout, avec une infinie confiance, à Dieu. Cela est profondément vrai du missionnaire qui ne s’appuie pas sur ses capacités humaines mais sur la puissance du Ressuscité. Les humbles dans la Bible sont proches de Dieu, car ils ont gardé le sens de leur propre relativité. Ils ont conscience de ne pas être le centre de tout et ils savent se référer à une réalité plus grande qu’eux-mêmes.

Comme la Vierge Marie, ils savent qu’ils sont de simples serviteurs, confiants et émerveillés. Ô combien cette humilité doit être l’âme de tout apostolat ! Mais alors, quelle est cette première place à laquelle le Christ nous appelle ? Vous connaissez ces paroles : « Celui qui veut devenir grand parmi vous, se fera le serviteur de tous. » « Le plus petit parmi vous, voilà le plus grand. » « Les derniers seront les premiers. » Ce sont les grands paradoxes de l’Évangile qui ne cessent de nous bousculer et de nous inviter à la conversion. Oui, les critères du monde sont inversés. Et pourtant, ce sont là des paroles de vérité pour notre bonheur. Vérités simples que nous pressentons, intimement, mais que les superficialités, les mondanités, les duretés de notre existence nous masquent sans cesse. Il nous faut les retrouver.

Le bonheur profond n’est pas de dominer mais de porter la joie ; le bonheur n’est pas d’être admiré et de se servir des autres mais de servir et de se donner. N’oublions jamais que notre Dieu s’est fait humble, serviteur et pauvre. Désormais, nous savons que nous montons vers Dieu lorsque nous consentons à servir humblement. Voilà la première place, voilà le cœur de l’Évangile, voilà ce qu’il nous faut sans cesse annoncer aux hommes et aux femmes de ce temps, voilà surtout ce que nous sommes appelés à vivre nous-même, comme notre pape François nous le rappelle constamment.

Évangéliser ma vie, c'est-à-dire laisser le Christ vivre en moi, est le premier gage de ma crédibilité apostolique. Toute évangélisation exige un témoignage de vie qui atteste de la vérité et de la réalité de l’Évangile. Vous l’avez expérimenté en ces jours du festival Anuncio, c’est de cette union amoureuse au Christ que jaillit le désir de l’annoncer, d’évangéliser et de conduire d’autres au « oui » de la foi en lui. Alors, oui, chers missionnaires, et vous tous, chers amis, soyez en sûrs : on a trouvé la meilleure place quand, autour de soi, un peu grâce à nous, mais surtout à la puissance de l’Esprit du Christ en nous, les autres ont envie d’être meilleurs et d’aimer en vérité.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 08 Sep 2013, 8:15 pm




Citation :
Luc 14,

25 De grandes foules faisaient route avec JESUS. Il se retourna, et leur dit:

26 Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.

27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.

28 Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer,

29 de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,

30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever?

31 Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille?

32 S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.

33 Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.



08/09/2013, 23e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Devenir disciples du Christ : un choix libre

Frères et sœurs, vous avez bien écouté la première phrase de JESUS dans ce passage de l’Évangile : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. »

Mais qui peut, donc, être disciple de JESUS ? Pour le suivre, faut-il « haïr » tous ses proches ? Puisque tel est le sens du verbe grec traduit ici par « préférer ». Un jour, un imam que je connais m’a dit en citant ce verset : « Tu vois, dans l’Évangile aussi, il y a le verbe haïr. » Alors que je lui disais que JESUS n’appelait jamais à la haine, mais continuellement à l’amour, y compris des ennemis.

Alors, comment comprendre cet appel du Christ ? D’abord, nous ne pouvons pas isoler ce verset de l’ensemble de l’Évangile, de l’obligation d’honorer ses parents, d’être fidèle à sa femme, en bref, de ce que répond JESUS à ses interlocuteurs : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et ton prochain comme toi-même. » Ensuite, même avec l’emploi du verbe «  préférer », l’interpellation de JESUS reste forte et provocante. Il nous invite à faire un choix, celui d’être son disciple. Être chrétien, être disciple de JESUS, c’est choisir de fonder sa vie d’homme ou de femme sur le Christ ; c’est mettre ses pas dans les siens ; c’est « aimer comme je vous ai aimés. »

Ce choix comporte un risque, celui de la croix, c’est-à-dire de la souffrance, de l’incompréhension, voire des persécutions ou de la mort. Des chrétiens témoignent aujourd’hui encore de l’Évangile au risque de leur vie ! JESUS pose donc à chacun et chacune d’entre nous une question : qui tient la première place dans ta vie ? De qui es-tu, au quotidien, le disciple ? Et c’est plutôt bien d’entendre cet appel radical en ce dimanche de rentrée pour beaucoup d’entre nous : rentrée des scolaires et des étudiants, retour au travail pour ceux et celles qui ont pu prendre des vacances, moment de décisions à prendre pour une nouvelle année d’activités, de projets, d’engagements.

Comment allons-nous vivre cette année en disciples de JESUS, en chrétiens ? JESUS nous propose une méthode ou plutôt une attitude pour faire ce choix, à travers les deux petites paraboles de celui qui veut bâtir une tour ou du roi qui part en guerre : « commencer par s’asseoir » pour pouvoir aller jusqu’au bout de notre projet. S’asseoir ou « se poser » comme nous disons familièrement, c’est-à-dire prendre le temps de la réflexion, de la prière, pour nous mettre d’abord à l’écoute du Christ, de ses appels, avant d’être à l’écoute de nous-mêmes. Comme le disait la première lecture : « Qui aurait connu ta volonté si tu n’avais pas donné la sagesse et envoyé d’en haut ton Esprit Saint ? » S’asseoir aussi avec d’autres frères et sœurs chrétiens pour, en Église, écouter la Parole de Dieu, discerner les appels de son Esprit et nous aider ainsi les uns les autres à devenir disciples. Comme le disait Tertullien : « On ne naît pas chrétien, on le devient. »

Nous sommes invités par le Christ, chacun et ensemble, à devenir chrétiens dans une société française peu soucieuse de Dieu ou de l’Évangile, devenir chrétiens parmi d’autres croyants en Dieu, en particulier nos voisins musulmans, aux Mureaux et ailleurs en France. N’ayons pas peur d’être parmi eux des hommes et femmes, disciples du Christ, fondant notre vie sur l’Évangile, rendant compte de l’espérance qui nous habite, enracinés dans la prière. N’ayons pas peur d’être avec eux au service de nos frères humains les plus en difficulté. Car, selon les mots de Benoît XVI : « Le fait d’être intérieurement soutenus par la main du Christ nous rend libres et en même temps pleins d’assurance. Libres car, si nous sommes soutenus par lui, nous pouvons ouvertement et sans peur, entrer dans tout dialogue. Pleins d’assurance, nous le sommes, car le Christ ne nous abandonne pas si nous ne nous détachons pas de lui. » Amen !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 22 Sep 2013, 6:42 pm




Citation :

Luc 16


1 JESUS dit aussi à ses disciples: Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens.

2 Il l'appela, et lui dit: Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.

3 L'économe dit en lui-même: Que ferai-je, puisque mon maître m'ôte l'administration de ses biens? Travailler à la terre? je ne le puis. Mendier? j'en ai honte.

4 Je sais ce que je ferai, pour qu'il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi.

5 Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître?

6 Cent mesures d'huile, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante.

7 Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu? Cent mesures de blé, répondit-il. Et il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts.

8 Le maître loua l'économe infidèle de ce qu'il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l'égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière.

9 Et moi, je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu'ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer.

10 Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes.

11 Si donc vous n'avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables?

12 Et si vous n'avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous?

13 Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.



22/09/2013, 25e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

L’habileté et la lumière

Frères et sœurs, en entendant cet évangile, nous sommes en droit de trouver que JESUS nous scandalise. « Comment ça ? JESUS fait l’éloge d’un homme malhonnête ? » Aujourd’hui encore, tant et tant d’affaires de finance ou autres escroqueries, se déroulent sous nos yeux et, si je suis l’évangile, je devrais, comme JESUS, faire l’éloge de ces escroqueries ?

Ce n’est pas de la malhonnêteté de cet homme que JESUS fait l’éloge, mais de son habileté : « Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge : effectivement, il s’était montré habile. » JESUS fait l’éloge de cet homme qui est sur le point de se faire licencier pour faute grave : Il gaspillait les biens de son maître. Et cet homme, face à la crise qui lui arrive, s’arrête et prend le temps de réfléchir sur lui-même : « Que vais-je faire ? Ah ! Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois licencié je trouve des gens pour m’accueillir. »

Et voilà toute l’habileté de cet homme : il profite de son préavis de licenciement pour se servir encore une fois de son pouvoir de gérant. Il se fait des amis pour son intérêt personnel. Ce gérant trompeur prépare son avenir pour lui. Cet homme est très fort ! C’est pour cela que JESUS fait son éloge. JESUS fait l’éloge de cet homme qui prépare sa reconversion. Mais il prend cet exemple pour nous provoquer. Ils sont forts et habiles entre eux, les hommes de ce temps ! Et nous ?

Frères et sœurs, par cet évangile, JESUS nous invite à être encore plus habiles et plus forts que les hommes de ce temps. Mais il nous dit de passer du « côté obscur de la force » au « côté lumineux de la force. » JESUS nous invite à vivre avec habileté en Fils de lumière et à en profiter pour éclairer le monde. Et du coup, nous pressentons qu’être chrétiens, c’est être lumineux. Souvenez-vous qu’on nous a remis un cierge au jour de notre baptême, pour que nous soyons sans cesse témoins de la lumière du christ en nous. Alors, hormis son habileté, nous comprenons déjà qu’être témoin de cette lumière, c’est refuser d’être comme le gérant qui ne pense qu’à lui et qui pose des actes pour son propre intérêt. Et donc, tout en gardant notre habileté, être lumineux, c’est vivre avec les autres. Car à quoi sert-il d’être lumineux pour soi-même ? C’est pour les autres que je suis lumineux !

J’agis de façon lumineuse lorsque, dans les temps de crise, j’ai la capacité à prendre du recul pour me « reconvertir ». Me convertir à l’autre : le voir, à côté de moi. Et bien sûr me convertir à Dieu : reconnaître que je peux compter sur lui pour me faire vivre. En fait, nous devenons lumineux lorsque nous choisissons Dieu en servant l’autre. Il s’agit de choisir Dieu et de l’aimer en l’autre. Manifestons autour de nous que Dieu est vital pour nous ! Ne restons pas sans l’annoncer. C’est ce qu’a fait l’abbé Charles-Michel de Lépée, cher au cœur des sourds depuis 300 ans. Il avait choisi Dieu et il était vital pour lui de l’annoncer aux personnes sourdes. Il a donc été inventif, créatif : en mettant au point une nouvelle langue. Une langue faite de gestes et de signes. Ce fut un précurseur : voilà comment il fut habile devant l’urgence qu’il voyait. Et JESUS nous appelle à être d’une lumineuse habileté dans les circonstances difficiles de nos vies.

Frères et sœurs, ne soyons pas comme une « lampe cachée ». Soyons habiles pour rayonner auprès des autres que nous avons choisi Dieu, car il est source de la lumière. Amen.




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