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 L'Homélie

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RAMOSI
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MessageSujet: L'Homélie   Dim 12 Fév 2012, 9:26 pm

Rappel du premier message :



05/02/2012, 5e dimanche du Temps ordinaire (en provenance du Jour du Seigneur)

Texte de l'homélie

Fais-nous aimer notre condition d’homme !

Six siècles avant le Christ, un poète juif a adapté un conte très connu à l’époque pour lui donner une vraie profondeur religieuse. Et ce contenu religieux nous intéresse car il s’agit des épreuves qui nous tombent dessus. Des amis viennent dire à Job : « Toi qui étais riche, si tu as tout perdu, c’est que tu as péché. » Et Job refuse cette explication, il sent que ce n’est pas la vérité…

Ça me fait penser à une jeune femme d’origine juive, mais non croyante : Édith Stein, morte dans un camp de déportation pendant la guerre. Elle était professeur de philo. Un jour, elle se trouve chez une amie qui doit la laisser seule un soir. Édith Stein tire un livre de la bibliothèque. Elle tombe sur la vie de Thérèse d’Avila, la grande réformatrice du Carmel au 16e siècle. Elle va le lire d’un bout à l’autre toute la nuit, et en fermant le livre, elle se dit : « Là est la vérité. » Que c’est grand, que c’est beau la capacité que nous avons de chercher ce qui est vrai et de le sentir au fond de notre cœur.

Lorsqu’il nous arrive une grosse épreuve, nous cherchons « pourquoi ça m’arrive à moi ? » Et il ne nous faut pas grand-chose pour reprocher à Dieu nos malheurs, « alors quoi, Lui qui nous aime, il ne nous protège pas ? » Quelquefois même, certains pensent que la vie ne vaut plus la peine d’être vécue. D’autres se persuadent qu’on leur a jeté un sort, que des gens leur veulent du mal… Toutes sortes d’explications qu’on se donne, mais dans le fond de nous-mêmes, nous sentons bien que la vérité n’est pas là…

Job commence par demander des comptes à Dieu et Dieu lui dit : « Étais-tu là quand j’ai fait le ciel et la terre ? » Job reconnaît sa prétention à vouloir tout savoir : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant c’est différent. » Job n’a toujours pas l’explication de son épreuve qu’il considère injuste, mais il comprend qu’accuser les autres, fut-ce Dieu, ne mène à rien !

Plus tard, et c’est une spécificité de la foi chrétienne, avec le Christ, nous découvrons, étonnés, surpris, que non seulement Dieu n’est pas responsable de nos épreuves, mais qu’il a porté les siennes, spécialement au moment de la croix où il a vécu un procès injuste, la trahison, le fouet, l’ignominie et la mort. À travers ses épreuves, il a fait triompher en lui la confiance en Dieu, son Père, et l’amour des autres, jusqu’à pardonner à ceux qui le faisaient mourir. Et il ne cesse de venir vers nous - il nous le signifie dans les sacrements - pour que triomphent aussi en nous la confiance en Dieu et l’amour des autres, de tous les autres. Mais Jésus est impuissant vis-à-vis de ceux qui se bardent de certitudes, qui croient tout savoir et ne cherchent pas ce qui est vrai. Nous l’avons chanté avec le psaume : « Dieu écoute les humbles… »

Lorsque des parents reçoivent une carte de leur garçon de 12 ans parti en camp scout ou en colo, ils lisent entre les lignes, parce qu’ils connaissent et aiment leur garçon. « Ça a l’air d’aller » se disent-ils. Il en va de même avec Jésus, il nous faut prendre le temps de le connaître, avec les autres, en Église, pour comprendre de l’intérieur cette belle prière : « Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » Il faut du temps pour sentir que là est la vérité. On ne connait pas tout. Notre condition humaine est limitée, mais peu à peu on comprend qu’au travers des épreuves, le Christ façonne ce qu’il y a de meilleur en nous : la confiance en Dieu et l’amour des autres, à commencer par l’amour pour ceux qui sont les plus éprouvés. C’est pourquoi nous pouvons rendre grâce pour cette œuvre vécue ici, à Nogent-le-Rotrou, auprès des sourds.

« Toi, le Fils de l’homme, fais nous aimer notre condition d’homme. » C’est là qu’il vient nous tendre la main pour nous rapprocher de son Père et les uns des autres. Amen.



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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 21 Sep 2014, 6:51 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu 20,1-16a.

JESUS disait cette parabole : « Le Royaume des cieux est comparable au maître d'un domaine qui sortit au petit jour afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.
Il se mit d'accord avec eux sur un salaire d'une pièce d'argent pour la journée, et il les envoya à sa vigne.
Sorti vers neuf heures, il en vit d'autres qui étaient là, sur la place, sans travail.
Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est juste. '
Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d'autres qui étaient là et leur dit : 'Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? '
Ils lui répondirent : 'Parce que personne ne nous a embauchés. ' Il leur dit : 'Allez, vous aussi, à ma vigne. '
Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : 'Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers. '
Ceux qui n'avaient commencé qu'à cinq heures s'avancèrent et reçurent chacun une pièce d'argent.
Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d'argent.
En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
'Ces derniers venus n'ont fait qu'une heure, et tu les traites comme nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur ! '
Mais le maître répondit à l'un d'entre eux : 'Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour une pièce d'argent ?
Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi :
n'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien ? Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon ? '
Ainsi les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »




21/09/2014, 25e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

"Parce que personne ne nous a embauchés"

Mes amis, le dernier film des Frères Dardenne, Deux jours, une nuit, que je vous recommande chaleureusement si vous ne l’avez pas encore vu, nous plonge, d’une certaine manière, au cœur de la parabole que nous venons d’entendre. Mais à l’envers. Dans le film, le patron place son personnel devant un choix diabolique : « Vous renoncez à votre prime et votre collègue sauvera son emploi ». Sandra, la collègue en question, portée par une Marion Cotillard bouleversante d’authenticité, va rendre visite à chaque salarié de sa petite société. Elle dispose d’un week-end pour convaincre. Vous imaginez : venir mendier auprès de chacun, lui demander de perdre de l’argent pour qu’elle garde son poste.

Dans la parabole de l’Évangile, c’est aussi une affaire d’argent et de solidarité. Mais dans l’autre sens : c’est le patron qui donne trop et les ouvriers qui protestent. Et on les comprend. Écoutez… Heureusement pour JESUS qu’à l’époque, enfin j’imagine, les syndicats n’étaient pas encore très organisés. Sans quoi il en aurait eu de la peine à justifier son nouveau slogan : « À travail inégal, salaire égal ».

Avouez quand-même que pour les ouvriers de la première heure, il y a vraiment de quoi râler ! Au travail dès la pointe du jour, ils ont fait douze heures, en plein soleil, et cela pour une pièce d’argent. Juste le minimum vital. Or voilà que des gens engagés en dernière minute, pour une heure et encore, à 5h du soir, quand il fait plus frais, reçoivent exactement le même salaire. C’est pas juste ! D’accord, c’était dans le contrat, mais c’est pas juste. Bien sûr que ce n’est pas juste ! Mais si Dieu était « juste », qu’en serait-il des improductifs et des laissés-pour-compte de la société ?

Vers cinq heures, poursuit l’Évangile, le maître du domaine sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : « Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ? » Ils lui répondirent : « Parce que personne ne nous a embauchés. » Il leur dit : « Allez, vous aussi, à ma vigne. » Combien sont-ils aujourd’hui, jeunes et moins jeunes, à « rester là, toute la journée, sans rien faire ? » De leur faute ? Parce que « c’est encore plus intéressant de chômer » ? Vous ne croyez pas que la grande majorité d’entre eux pourraient répondre, comme hier : « Parce que personne ne nous a embauchés » ?

Mes amis, cette étonnante parabole, qu’on croirait écrite en 2014, on peut évidemment l’interpréter dans une seconde perspective. Il y a gros à parier que Matthieu voit surtout dans les ouvriers de la première heure ses frères juifs et, plus particulièrement, les Scribes, les Prêtres, les Pharisiens, ceux qui depuis toujours respectent la Loi, pratiquent avec minutie, accumulent les bonnes œuvres, mais en ayant bien soin de facturer les heures supplémentaires. Ces « anciens », ces « fidèles » se sentent un peu en droit d’aînesse sur Dieu. C’est humain. Ils trouvent normal que Dieu les récompense un peu plus. Ne sont-ils pas là depuis le début ?

Comme si l’amour de Dieu était proportionnel aux prestations effectuées… Car voilà bien le hic : la vigne du Seigneur n’est pas très adaptée aux règles du marché. Le patron ne cherche pas la rentabilité à tout prix. Il ne met pas en balance le paiement des primes et la sauvegarde de l’emploi. Et il tient fort peu compte de la concurrence. C’est absurde.

C’est absurde d’engager des hommes à la dernière heure et de les payer au tarif de la journée entière. Oui. Comme c’est absurde de parler à la Samaritaine. Absurde d’accueillir Marie-Madeleine. Absurde d’engager Matthieu, un voleur connu, Pierre, un lâche, Paul, un persécuteur. C’est absurde de faire la fête pour un fils gaspilleur et de courir après une brebis égarée en oubliant qu’il en reste quatre-vingt-dix-neuf autres à surveiller… Si nous avons quelque peine à encaisser l’attitude de ce Dieu qui se met à dépenser sans compter, c’est peut-être que nous avons une religion trop étroite, trop calculatrice ? Ou alors que nous n’avons jamais été en chômage !

Mes amis, je souhaite, du fond du cœur, que la grâce de la bonté vous rejoigne, qu’elle vous habite et, comme Sandra, dans le film des Frères Dardenne, que vous trouviez de la joie à la partager.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 13 Oct 2014, 6:47 pm



Citation :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,6-9.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, dans l’action de grâce priez et suppliez pour faire connaître à Dieu vos demandes.
Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu'on peut imaginer, gardera votre cœur et votre intelligence dans le Christ JESUS.
Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d'être aimé et honoré, tout ce qui s'appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le à votre compte.
Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.




05/10/2014, 27e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Le jour du Seigneur

Sont-ils tous devenus fous ? Les vignerons tout d’abord. Ils sont complètement fous ! Quelle folie d’agir avec cette violence démesurée face aux serviteurs ! Quelle folie de les frapper, de les tuer, de les lapider ! Quelle folie surtout de s’en prendre au Fils même du propriétaire, de le jeter hors de la vigne et de le tuer à son tour.

Le propriétaire ensuite. Devant cette folie meurtrière, son attitude est plus folle encore. Comment peut-il raisonnablement envoyer son propre fils ? Il avait vu la manière dont les serviteurs avaient été traités. Il connait la violence des vignerons. Et pourtant, il prend un risque inconsidéré, celui de lâcher son bienaimé aux mains de meurtriers.

Vous le constatez avec moi, la folie décrite dans la parabole est trop excessive pour être vraisemblable. Fallait-il que JESUS exagère autant pour se faire comprendre. Une telle violence gratuite n’est pas de ce monde ! Une telle naïveté de propriétaire est impossible.

Et pourtant…
 
Voyez-vous, jamais une parabole n’a été aussi limpide pour décrire ce qui est vraiment arrivé. Qui d’entre nous n’a immédiatement perçu le sens du propos de JESUS ? Qui n’a pas reconnu Dieu le père dans la figure du propriétaire ? JESUS sous les traits de son fils ? Les prophètes sous la figure des serviteurs ? L’humanité entière dans les vignerons ? L’ensemble est tellement explicite que, pour la première fois à propos d’une parabole, les interlocuteurs de JESUS sont capables d’en donner immédiatement le sens.

La double folie décrite par JESUS n’est donc pas si invraisemblable.

Ouvrons d’abord les yeux sur la folie humaine : elle est tellement présente à l’échelle de notre monde. Oui, l’homme est fou lorsqu’il déchaine la haine. Oui, l’homme est vraiment fou lorsqu’il déploie toute son ingéniosité à détruire son semblable. Oui, l’homme est fou quand il perd ou en biaise la référence au créateur, perdant du même coup le sens de la créature. Combien de frustrations, de persécutions, de massacres sont commis au nom d’un dieu que l’on déforme pour mieux l’invoquer. Sans parler aujourd’hui des idéologies qui s’en prennent à la dignité de la famille ou au respect de la vie. Il y a folie de l’humanité lorsqu’elle s’oppose à Dieu.
 
Cette folie est aussi celle de chacun de nos cœurs. Chers frères et sœurs, nous sommes tellement capables de vivre à l’envers ! Nous commençons par établir notre confort, notre point de vue, notre autonomie puis seulement, et éventuellement, nous nous référons à Dieu. Il ne manquerait plus qu’il vienne réclamer le produit de sa vigne ! Mettre la main sur l’héritage, nous savons faire. Reconnaître le propriétaire, c’est plus compliqué. Ô, que je sais la folie de mon cœur et combien elle m’attriste.

L’impasse de la folie des hommes et celle de mon propre cœur devrait me désespérer. Mais voilà, Dieu ne se résout pas à l’idée de laisser les choses à l’envers. A la folie des hommes, il répond par la folie de l’amour. Oui, Dieu est fou !

Dieu est fou lorsqu’il envoie son Fils au milieu de la folie humaine. Dieu est fou lorsqu’il patiente inlassablement. Dieu est fou lorsqu’il appelle sans cesse des hommes, prophètes pour notre monde, pour  annoncer le message de l’Évangile. Folie de l’amour qui renverse la folie des hommes…

N’est-ce pas cette folie qu’a démontrée par toute sa vie la petite Thérèse, patronne de cette église que nous avons célébrée cette semaine. Quelle folie de Dieu quand la vie cloitrée d’une jeune fille porte un fruit d’amour jusqu’aux extrémités du monde.

« La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs » dit JESUS « est devenue la pierre angulaire. C'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille sous nos yeux ! »



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 14 Oct 2014, 6:37 pm



Citation :
Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 4,12-14.19-20.

Frères, je sais vivre de peu, je sais aussi avoir tout ce qu’il me faut. Être rassasié et avoir faim, avoir tout ce qu’il me faut et manquer de tout, j’ai appris cela de toutes les façons.
Je peux tout supporter avec celui qui me donne la force.
Cependant, vous avez bien fait de m'aider tous ensemble quand j'étais dans la gêne.
Et mon Dieu subviendra magnifiquement à tous vos besoins selon sa richesse, dans le Christ JESUS.
Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.




12/10/2014, 28e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

L'eau de la promesse selon Thérèse d'Avila

Quelle est-elle cette eau dont la soif nous étreint au plus secret du cœur, cette eau dont la découverte a bouleversé la Samaritaine ? Chacun de nous le sait ou cherche à le savoir, à moins que blasés ou soucieux, nous en ayons perdu le goût. Que la fête de ce jour nous en redonne le désir et la force : c'est ce que je souhaite à chacun d’entre vous !
Cette eau, en effet, Thérèse d’Avila, au 16ème siècle, l’a longtemps cherchée et désirée. Elle nous invite, à notre tour, à faire confiance aux grands désirs que nous portons et par lesquels, Dieu nous porte et nous conduit. Ces désirs, nous le savons, sont multiformes. Ils ont certes leur part d’ambiguïté et d’obscurité mais Dieu, dans le parcours parfois sinueux de notre vie, les purifie et les éclaire. Ainsi Thérèse, déjà quadragénaire et entrée dans la vie religieuse depuis plus de vingt années, pour des motifs d’ailleurs pas très limpides, menait-elle une vie qui oscillait entre l’oratoire et les parloirs, entre la recherche de Dieu et le désir de plaire. « Je désirais vivre mais ne vivais pas » commentera-t-elle plus tard. Une expérience, aussi inattendue que préparée par la grâce, lui fit comprendre, à la vue d’une représentation de JESUS dans sa Passion, la radicalité de l’amour sauveur.

Cette pluralité des désirs qui l’habitent va ainsi la conduire à découvrir une présence plus profonde encore, celle de Dieu en nous. Thérèse exprima magistralement cette base de notre foi avec l’image d’un château. Nous sommes un château aux nombreuses demeures, dans la plus profonde desquelles réside un Roi. Le parcours menant à sa rencontre constitue l’aventure de notre vie spirituelle. Ce Roi, c'est JESUS et cette rencontre, c'est l’oraison, l’expérience de la prière silencieuse, chemin de méditation et de connaissance de soi, chemin de foi pour regarder le Maître, chemin de silence pour l’écouter et lui parler, chemin de dialogue avec l’ami qui nous enseigne à dire « oui » au Père, avec liberté et persévérance. L’oraison, c'est cela et bien plus encore : celle de demander à JESUS l’eau apaisante du salut et celle d’entendre JESUS nous demander à boire, l’hospitalité de notre amour, de notre foi.


L’eau est aussi celle qui lave et purifie et l’eau sur laquelle nous méditons, celle de la conversion. La vie de Thérèse d’Avila est une aventure de conversion, de découverte existentielle de la miséricorde du Seigneur et d’un ajustement toujours plus profond à la volonté de Dieu. Thérèse est pour cela marquée par un sens aigu du primat de l’action de Dieu dans notre vie sans pour autant négliger la nôtre. La vie chrétienne se joue dans une synergie subtile que Thérèse résume ainsi : « faire le peu qui dépend de nous. »

Pour cela, elle n’aura de cesse de chanter la miséricorde à l’œuvre dans sa vie dont les limites ne sont que celles qu’y met notre manque de confiance. Pour cela, Thérèse insistera sur les moyens nécessaires pour laisser agir la miséricorde. « Oraison et mollesse ne vont pas bien ensemble ». Et de préciser une triade de vertus : l’amour fraternel, l’humilité et le détachement. Libre pour aimer, dire oui et rendre grâce, voilà la condition d’une vie donnée au Seigneur : tel est aussi le message de Thérèse.

L’eau, enfin, est celle qui, jaillissant de la source, devient fleuve et conduit à la mer. Célébrer les cinq-cents ans de sainte Thérèse, c'est s’en reconnaître héritier, un peu comme le fleuve vis-à-vis de la source. Cela nous remplit d’un double sentiment. D’une part, nous rendons grâce pour celle qui nous a transmis un esprit et une manière de vivre l’évangile : le sens de la présence de Dieu, la prière comme rencontre avec l’ami, JESUS, une certaine pratique de l’ascèse, une vie fraternelle empreinte de simplicité et de joie. D’autre part, nous sommes conscients de la responsabilité de faire fructifier cet héritage pour toute l’Eglise et de faire goûter à tous l’eau toujours fraîche de la source. La Règle du Carmel et la manière que nous donne Thérèse d’en vivre ne consistent pas tant en un chemin déjà tracé qu’en un horizon qui nous oriente, celui de la sainteté et de la connaissance du Dieu vivant ! Pour cela, « Mère Thérèse » nous lègue le sens d’une vie donnée à Dieu. Une vie pour dire Dieu aussi, car Thérèse eut le don non seulement de prendre conscience des grâces reçues mais aussi de savoir les dire et les écrire. Dire Dieu, ses manières de faire dans nos vies, voilà une tâche des héritiers de sainte Thérèse au service de la nouvelle évangélisation. Que l’Esprit Saint, autre symbole de l’eau dans l’Ecriture et, au fond, le seul légataire autorisé de l’héritage, nous soit donné pour cela en abondance.
Amen




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 20 Oct 2014, 9:56 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu 22,15-21.

Les pharisiens se concertèrent pour voir comment prendre en faute JESUS en le faisant parler.
Ils lui envoient leurs disciples, accompagnés des partisans d'Hérode : « Maître, lui disent-ils, nous le savons : tu es toujours vrai et tu enseignes le vrai chemin de Dieu ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens.
Donne-nous ton avis : Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? »
Mais JESUS, connaissant leur perversité, riposta : « Hypocrites ! pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ?
Montrez-moi la monnaie de l'impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d'argent.
Il leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? -
De l'empereur César », répondirent-ils. Alors il leur dit : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »





19/10/2014, 29e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu

Nous venons d’entendre une des phrases les plus célèbres de tout l’Évangile : « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mt 22, 21).

À la provocation des pharisiens qui, pour ainsi dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre en défaut, JESUS répond avec cette phrase ironique et géniale. C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours.
L’accent de JESUS retombe sûrement sur la seconde partie de la phrase : “Et (rendez) à Dieu ce qui est à Dieu”. Cela signifie reconnaître et professer – face à n’importe quel type de pouvoir – que seul Dieu est le Seigneur de l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous éprouvons souvent devant les surprises de Dieu.

Lui n’a pas peur de la nouveauté ! C’est pourquoi, il nous surprend continuellement, nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous fait “nouveaux”, continuellement. Un chrétien qui vit l’Évangile est “la nouveauté de Dieu” dans l’Église et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette “nouveauté” !
« Rendre à Dieu ce qui est à Dieu », signifie s’ouvrir à sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de miséricorde, d’amour et de paix.
Là se trouve notre force véritable, le ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi : c’est rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre pleinement la vie – les pieds bien plantés sur la terre – et répondre, avec courage, aux innombrables nouveaux défis.
Nous l’avons vu ces jours-ci durant le Synode extraordinaire des Évêques – “Synode” signifie « marcher ensemble ». Et en effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont apporté ici à Rome la voix de leurs Églises particulières pour aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de l’Évangile, le regard fixé sur JESUS. Ce fut une grande expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit Saint qui guide et renouvelle toujours l’Église appelée, sans délai, à prendre soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour beaucoup de gens sans espérance.
Pour le don de ce Synode et pour l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul : « À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières » (1 Th 1, 2). Et que l’Esprit Saint qui, en ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche qui, dans les Églises de toute la terre, nous prépare au prochain Synode Ordinaire des Évêques d’octobre 2015. Nous avons semé et nous continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous avons semé (cf. 1 Co 3, 6).
En ce jour de la béatification du Pape Paul VI, me reviennent à l’esprit ses paroles, par lesquelles il a institué le Synode des Évêques : « En observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons d’adapter les orientations et les méthodes … aux besoins croissants de notre époque et à l’évolution de la société » (Lett. ap. Motu proprio Apostolica sollicitudo).
À l’égard de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une parole aussi simple que sincère et importante : merci ! Merci à notre cher et bien-aimé Pape Paul VI ! Merci pour ton témoignage humble et prophétique d’amour du Christ et de son Église !
Dans son journal personnel, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des Assises conciliaires, a noté : « Peut-être n’est-ce pas tant en raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je sauve l’Église de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour l’Église, et qu’il soit clair que c’est Lui, et non un autre, qui la guide et qui la sauve » (P. Macchi, Paul VI à travers son enseignement, de Guibert 2005, p. 105). Dans cette humilité resplendit la grandeur du Bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse clairvoyante – et parfois dans la solitude – le gouvernail de la barque de Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.
Paul VI a vraiment su “rendre à Dieu ce qui est à Dieu” en consacrant sa vie tout entière à « l’engagement sacré, solennel et très grave : celui de continuer dans le temps et d’étendre sur la terre la mission du Christ » (Homélie pour le rite du couronnement, Documentation catholique n. 1404 [1963], col. 932), en aimant l’Église et en la guidant pour qu’elle soit « en même temps mère aimante de tous les hommes et dispensatrice du salut » (Lett. ap. Ecclesiam Suam, Prologue).



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Jeu 30 Oct 2014, 6:33 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc 13,10-17.

JESUS était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand JESUS la vit, il l'interpella : « Femme, te voilà délivrée de ton infirmité. »
Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.
Le chef de la synagogue fut indigné de voir JESUS faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : « Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat. »
Le Seigneur lui répliqua : « Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son bœuf ou son âne pour le mener boire ?
Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ? »
Ces paroles de JESUS couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.





26/10/2014, 30e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Le plus grand commandement

Chers frères et sœurs, tout d’abord, merci à vous qui nous accueillez aujourd’hui.

Pendant toute cette année, le synode des évêques sur la famille a suscité des débats. N’avons-nous pas eu la tentation de penser que notre Église a deux visages ? Une « Église - Institution » et une « Église - Peuple de Dieu ». Et nous pourrions opposer la première qui serait trop figée sur les lois et la doctrine à la seconde qui serait celle de la liberté évangélique et de la miséricorde. Mais au fond, toute l’histoire de l’Église est marquée de cela. Le drame, c’est justement d’opposer ces deux visages. Comment cela donnerait-il envie de croire au Christ ? Or, JESUS ne veut-il pas aujourd’hui réconcilier avec la loi ceux qui oublient pourquoi Dieu l’a donnée ?

On lui demande quel est le plus grand commandement. Sa réponse tourne autour d’un mot : « l’amour ».
Aimer, dit JESUS. Le premier commandement : Aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée. Et il va plus loin car il associe à ce commandement un second : Aimer son prochain comme soi-même. Aimer Dieu « de tout son être » et aimer son prochain « comme soi-même ». Cela signifie d’abord qu’aimer, cela ne se fait pas à temps partiel. C’est quelque chose de dynamique : cela signifie que toute ma vie est indissociable de l’amour dont parle le Christ. Saint Augustin disait que « l’amour de Dieu et l’amour du prochain sont comme les pas que nous faisons sur la route du bonheur. »  Aimer Dieu ou aimer le prochain n’est pas une bonne action à côté des autres. Ce n’est pas une loi parmi les autres. Avec ce passage de l’Évangile, nous ne pouvons plus lire la Bible comme nous lirions le code pénal. JESUS ne donne pas une règle, il donne le critère de compréhension de toute loi. JESUS dit qu’aimer Dieu et aimer le prochain, c’est une manière d’être. C’est une manière d’être croyant et c’est une manière d’être plus humain. C’est une manière d’être chrétien, d’être théologien, d’être mère, d’être fils, d’être prêtre ou encore d’être pape.

Bienheureuse réponse de JESUS à cette question qui au départ était faite pour le piéger ! Cela nous rappelle pourquoi nous faisons toute chose. Le but, c’est d’aimer non pas de faire ce que dit la loi de Moïse. Mais cette loi qui vient de Dieu et que l’Église prolonge aujourd’hui encore dans sa tradition, dans sa doctrine et dans sa liturgie, n’est-ce pas aussi en nous appuyant sur elle que nous parvenons à mieux aimer ?

Pourquoi suis-je fidèle à la messe le dimanche ? Parce qu’il y a une obligation ? Pour être avec mes amis ? Pour me sentir appartenir à une certaine classe sociale ? Comme pour toute pratique chrétienne, c’est le moment de voir si je peux dire à Dieu et aux autres : « J’y vais, parce que je t’aime, et j’y vais pour mieux t’aimer ? »

La liberté évangélique et l’humble fidélité à la loi ne s’opposent pas. Mais il ne faut jamais oublier que l’une et l’autre sont l’œuvre de l’Esprit de Dieu en nous. S’il est pour nous difficile d’aimer, nous nous appuyons sur celui qui nous a aimés en premier : le Dieu d’amour. C’est lui qui a fait se lever des Martin de Porrès, des Mère Teresa et des Vincent de Paul !

Et je suis ému de me rappeler qu’ici, il y a plus de 60 ans, dans un confessionnal de cette église San-Jose, le pape François a fait l’expérience de cet amour de Dieu. Et c’est ainsi qu’il découvrit sa vocation. Car c’est bien l’amour de Dieu qui féconde notre amour. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Ven 07 Nov 2014, 8:21 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

JESUS parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »




02/11/2014, Commémoration de tous les fidèles défunts

Texte de l'homélie

Mon rédempteur est vivant

Cet été, nous, l’équipe du Jour du Seigneur, avons proposé aux lecteurs de notre Bulletin, de nous adresser des témoignages ou des souvenirs de la Grande guerre, cette guerre qui a commencé il y a cent ans. Nous avons reçu de très nombreuses réponses et nous les avons reçues avec émotion.

Des lettres. Beaucoup de lettres. Écrites dans les tranchées ou sur la route, par les hommes, officiers, soldats, infirmiers, aumôniers, à leur famille, à leurs amis. Dans ce style clair et naïf que donnait souvent l’instruction primaire de la 3e République.

Des lettres remplies d’espoir. Alors que les obus et les bombes pleuvent, alors que la souffrance et la mort sont le quotidien d’hommes qui ne savent même pas s’ils vont survivre à l’attaque du lendemain, ces lettres disent l’espoir. L’espoir en Dieu, l’espoir en la vie éternelle. Et ces phrases nous arrivent du fond des tranchées comme le cri de Job dans son malheur : « Mais je sais, moi, que mon rédempteur est vivant ! Et quand bien même on m’arracherait la peau de ma chair, je verrai Dieu ! »

Et pour moi, qui n’ai pas connu de guerre, le plus émouvant sans doute était que ces phrases de foi et d’espérances écrites à une femme, à un fils, à un frère, sont aussi des phrases heureuses.

Oui, heureuses. Je sais bien qu’aujourd’hui, 2 novembre, à Péronne, de nombreux souvenirs nous inciteraient à la gravité ; le jour des Morts, la guerre, jusqu’à cette fresque, rare vestige du Péronne d’avant 1914, dont notre prix du patrimoine a encouragé la restauration et qui est la fresque de la « Bonne Mort ». À quoi le temps de novembre n’ajoute pas beaucoup de gaîté. Et pourtant.

Et pourtant, ces lignes d’encre pâlie disent une confiance heureuse. Elles disent ceci : « Je sais que JESUS veille sur vous que j’aime. Je sais qu’il ne nous abandonnera pas dans l’épreuve. Je sais que même si j’y reste, le Sauveur sera là pour moi et pour vous. Ne vous inquiétez pas. Si je ne vous revois pas ici, je vous reverrai au Ciel… »

Lorsqu’on est dans l’épreuve et qu’on écrit à ceux qu’on aime, on veut les rassurer. Mais ces lettres ne sont pas qu’apaisantes. Elles sont remplies de confiance en Dieu. Une confiance qui ne nie pas la mort, ni la peur, mais qui les traverse comme un rayon de lumière traverse la nuit. Elles disent la joie de retrouvailles au Ciel, la joie de la communion et de l’amour qui se poursuivent entre nous, les vivants et eux, les morts.

Telle est la signification de notre fresque de la « Bonne Mort », qui est, au vrai, une fresque de la foi en Dieu sauveur ; telle est la signification de ce que nous fêtons aujourd’hui dans cette église et avec vous, par la télévision ; la signification encore de ce que nous irons faire au cimetière en apportant des fleurs, vivantes, alors que tombent les feuilles, mortes : dire, à voix haute ou dans un murmure, peu importe, que nous espérons, que nous croyons, que la mort même n’est pas la fin. Que Dieu accueille nos morts dans sa vie.

Nous, les chrétiens, nous sommes, à l’image de ces soldats de la Grande guerre, joyeux, courageux et obstinés. Touchés, blessés quelquefois, mais jamais vaincus. Parce que du cœur de la nuit, de la pluie de novembre, nous élevons ce cri de foi et d’espoir, cet alléluia que rien, depuis que Dieu s’est révélé aux hommes, ne fera taire : je sais que mon Dieu est vivant et que, de mes yeux, je le verrai !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 10 Nov 2014, 8:17 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque des Juifs approchait, JESUS monta à Jérusalem.
Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. »
Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment.
Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? »
JESUS leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps.
Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que JESUS avait dite.





09/11/2014, 32e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Nous sommes le temple de Dieu

« Détruisez ce temple et en trois jours, je le relèverai. » Quand JESUS prononce cette phrase, il est devant le temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu pour le peuple juif auquel il appartient. Il vient de dénoncer la manière dont on a fait de la maison de son Père une maison de trafic. On est proche de la fête de la Pâque. Il s’écrie : « Détruisez ce temple et en trois jours, je le relèverai. » L’évangéliste ajoute : « le Temple dont il parlait, c’était son corps. » « Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent ce qu’il avait dit et ils crurent à la parole que JESUS avait dite. »

Dans cette scène, JESUS, le Christ, se révèle comme le véritable temple de Dieu, la véritable présence de Dieu parmi les hommes. Et pour cause, puisqu’il est le Fils bien aimé qui s’est fait homme, le Fils bien aimé venu relever l’image de Dieu, la sauver, la restaurer dans le monde des hommes. Il est, lui, l’image du Dieu invisible qui s’est rendu visible à nos yeux. Il est l’homme véritable, créé à l’image de Dieu. Il est venu restaurer et sauver cette image de Dieu qu’est l’homme. Il est venu révéler comme l’a bien compris l’apôtre Paul que « le temple de Dieu est sacré et que ce temple c’est vous. »

Frères et sœurs, nous sommes le temple de Dieu. Il demeure en nous par l’Esprit qui habite en nous ! Quelle merveille : Il n’est pas besoin d’aller loin pour rencontrer Dieu. Il est en nous ! « Vous êtes la maison que Dieu construit. » Nous sommes en construction. La maison que Dieu construit en nous est en chantier !

Comment s’accomplit cette œuvre de Dieu ? À partir du Christ, grâce à lui, par lui. Le prophète Ézéchiel l’avait annoncé dans sa vision. Du temple s’échappe « une source de vie qui assainit les eaux de la mer morte, elle assainit tout ce qu’elle pénètre. La vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. » Du Christ en croix s’écoule le sang de la nouvelle alliance, l’eau de la grâce qui assainit et sauve tous ceux qui en sont abreuvés, nourris, pardonnés.

Chers amis séminaristes, venus en pèlerinage à Lourdes avec nous, vos évêques, vous vous préparez à devenir prêtres, c’est-à-dire serviteurs de l’œuvre de Dieu en faveur de son peuple. Vous vous préparez à devenir nos collaborateurs pour que dans l’Église s’accomplisse notre ministère en faveur de ceux qui lui sont confiés. Vous vous préparez à une grande œuvre qui ne sera pas la vôtre, mais celle de l’Esprit. En proclamant la Parole de Dieu, en célébrant les sacrements, en conduisant le peuple de Dieu dans la charité, la communion et le souci des autres, vous servirez l’œuvre de Dieu qui construit et reconstruit le cœur des hommes, ce lieu où il vient faire sa demeure. Comme pour JESUS, ce ministère vous conduira à vivre la fécondité de la croix, la fécondité du don de sa vie, la fécondité de la grâce qui vient renouveler et assainir des vies abimées, découragées ou désorientées. Conduire au Christ, servir cette rencontre, admirer l’œuvre de Dieu dans le cœur de ceux dont il assainit le cœur et l’âme par sa grâce reçue : Telle notre joie de pasteurs ! Joie d’être associés de si près malgré nos fragilités à l’œuvre de Dieu. Avancez avec confiance et humilité ! Soignez votre propre maison, soyez des saints pour servir l’œuvre de sainteté que le Seigneur veut accomplir en ceux qu’il rencontre par notre ministère !

Que Marie, la mère de JESUS, vous garde pleins de bonté, de confiance et d’humilité. Et vous, frères et sœurs, priez pour ces jeunes séminaristes et pour les vocations sacerdotales.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 17 Nov 2014, 7:59 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu 25,14-30.

JESUS parlait à ses disciples de sa venue ; il disait cette parabole : « Un homme, qui partait en voyage, appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
A l'un il donna une somme de cinq talents, à un autre deux talents, au troisième un seul, à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
Aussitôt, celui qui avait reçu cinq talents s'occupa de les faire valoir et en gagna cinq autres.
De même, celui qui avait reçu deux talents en gagna deux autres.
Mais celui qui n'en avait reçu qu'un creusa la terre et enfouit l'argent de son maître.
Longtemps après, leur maître revient et il leur demande des comptes.
Celui qui avait reçu les cinq talents s'avança en apportant cinq autres talents et dit : 'Seigneur, tu m'as confié cinq talents ; voilà, j'en ai gagné cinq autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu deux talents s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, tu m'as confié deux talents ; voilà, j'en ai gagné deux autres. -
Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître. '
Celui qui avait reçu un seul talent s'avança ensuite et dit : 'Seigneur, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes là où tu n'as pas semé, tu ramasses là où tu n'as pas répandu le grain.
J'ai eu peur, et je suis allé enfouir ton talent dans la terre. Le voici. Tu as ce qui t'appartient. '
Son maître lui répliqua : 'Serviteur mauvais et paresseux, tu savais que je moissonne là où je n'ai pas semé, que je ramasse le grain là où je ne l'ai pas répandu.
Alors, il fallait placer mon argent à la banque ; et, à mon retour, je l'aurais retrouvé avec les intérêts.
Enlevez-lui donc son talent et donnez-le à celui qui en a dix.
Car celui qui a recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a.
Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents ! '





16/11/2014, 33e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Faire fructifier l'image de Dieu

Nous connaissons tous cette parabole des talents. Beaucoup d'entre nous, probablement, l'ont entendue commenter dans leur jeunesse pour les inciter à bien travailler à l'école. Nous devrions faire fructifier, mettre en valeur, les « talents » que nous avons reçus. Que peut-elle nous dire encore aujourd’hui ?

Un homme qui partait en voyage appela ses serviteurs et leur confia ses biens. Mais quel est donc ce Maître qui confie ses biens à ses serviteurs ? Pourquoi donc ne les confie-t-il pas directement à la banque ? La fin de la parabole est choquante : « Celui qui a, recevra encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui qui n'a rien se fera enlever même ce qu'il a. » Cette phrase, sortie de son contexte, a d'ailleurs donné lieu à une expression usuelle puisque, constatant ce phénomène dans la réalité, les économistes l'ont appelé « l'effet Matthieu » : celui qui a s'enrichit et celui qui n'a rien devient plus misérable encore.

Si nous considérons que ce maître qui confie ses biens à ses serviteurs évoque celui d'une autre parabole dans laquelle, à son retour, il les fait mettre à table et se met à les servir, quel autre maître que le Christ se comporte ainsi ? Mais si c’est le Christ lui-même, si c'est Dieu lui-même, le maître de la parabole, quels sont ces talents qu'il nous confie ? La parabole nous dit qu'il appelle ses serviteurs et leur confie ses propres biens. S'agissant de Dieu, qu'est-ce que cela peut être sinon son image ? Dans le livre de la Genèse, il est dit : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa ; mâle et femelle il les créa. » Quand Dieu nous confie ses biens, c'est rien de moins que son image qu'il met en nous.

Mais qu'est-ce donc que faire fructifier l'image de Dieu en nous ? Si Dieu est amour et qu'il se révèle comme tel dans le dépouillement de sa puissance jusqu'à mourir sur une croix, faire fructifier son image, c'est s'ajuster à cette révélation et mettre nos pas dans ceux du Christ. Faire fructifier son image, c'est aussi la reconnaître et la révéler dans les autres qui nous entourent, leur permettre de se développer : en fin de compte, c'est l'inverse de l'effet Matthieu des économistes, c'est nous défaire de nos richesses matérielles pour que ceux qui n'ont rien puissent accéder à une vie digne sans laquelle l'image de Dieu en eux est abîmée.

Alors, tous nos talents, au sens où l'entendaient les sermons de notre enfance pour nous encourager à bien travailler, c’est à dire tout ce que nous avons reçus, nos richesses intérieures, nos dons naturels… ne méritent d'être cultivés que pour être mis au service de cette vocation fondamentale : développer en nous et en tout homme l'image de Dieu.

Dans notre monde d’aujourd’hui, trop de personnes vivent dans la grande pauvreté et se voient enlever le peu qu'ils ont. L'effet Matthieu des économistes se constate encore plus en période de crise comme nous la traversons maintenant et il peut être tentant, lorsque l'épargne est menacée, de réduire sa générosité en se laissant dominer par la peur. C'est l'attitude du mauvais serviteur. Mais l'image de Dieu en nous s'effacera aussi longtemps que la peur déterminera notre relation à Dieu ou aux autres. Et si nous laissons la peur gouverner notre vie, alors les jours qui viennent seront très sombres pour les plus pauvres et les plus fragiles. Le seul trésor qu'il nous faut faire fructifier, c'est cette marque du créateur en nous et dans les autres, son image. La faire fructifier c’est, par exemple, lorsque nous aidons les autres à se réaliser, à devenir meilleur, à progresser, comme nous l’avons entendu dans le témoignage de Nadham au début de cette célébration.

La faire fructifier, c’est lorsque nous osons le changement de regard sur les plus fragiles. Lorsque nous abandonnons un regard qui juge et humilie pour un regard qui libère, lorsque nous osons le changement d’attitude au sein de notre communauté, pour que les plus pauvres et les plus fragiles y tiennent toute leur place. La faire fructifier, c’est lui permettre de porter du fruit, des fruits de justice et de paix. Cette image, rien ne nous la révèle mieux que le Christ qui prend la place du serviteur. Allons donc, et nous aussi, faisons de même !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 24 Nov 2014, 6:53 pm






Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu 25,31-46.

JESUS parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres :
il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : 'Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! '
Alors les justes lui répondront : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ? tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ? tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ? '
Et le Roi leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait. '
Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : 'Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ; j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ; j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité. '
Alors ils répondront, eux aussi : 'Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? '
Il leur répondra : 'Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces petits, à moi non plus vous ne l'avez pas fait. '
Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »




23/11/2014, Le Christ, roi de l'Univers

Texte de l'homélie

Quel est le secret du Royaume ?

« Venez, les bénis de mon Père, et recevez le Royaume en héritage ! » Frères et sœurs, en cette solennité du Christ, Roi de l’univers, l’Évangile nous laisse entendre que Dieu ne veut pas se réserver le titre de la royauté, mais qu’il désire en partager l’héritage avec tous. Avec tous, et pas simplement avec ceux qui le connaissent : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? »

Mais qu’est-ce qui peut nous faire entrer en possession d’un tel héritage ? L’Évangile répond assez simplement : ne pas se dérober à celles et ceux qui sont dans le besoin. Et quand JESUS évoque cela, il décrit trois types de besoins essentiels de l’humain : les besoins vitaux de celles et ceux qui ont faim et soif ; les besoins d’hospitalité et de fraternité de ceux qui n’ont plus de lieu où vivre chez eux, et pas non plus de sécurité tant ils sont dépouillés de tout ; les besoins de guérison et de miséricorde. Être héritier du royaume dont parle JESUS dans cet évangile, ce n’est pas hériter d’un titre, d’une propriété ou d’un pouvoir. Être héritier du royaume, c’est continuer d’apporter sa propre contribution à la construction d’une humanité où chacun trouve sa place, parce que chacun se voit offrir la place qui lui revient : celle d’un frère en humanité. Nous entendons ainsi deux messages complémentaires : le royaume que nous pouvons hériter est l’humanité transfigurée par la bonté dont l’homme a été créé capable ; dans ce royaume, aucun petit n’est délaissé et relégué dans les marges de la vie de tous.

Mais un tel royaume est-il possible ? C’est probablement la question que se posait le peuple d’Israël auquel s’adresse le prophète Ézéchiel, au cœur de l’épreuve de l’exil. Le peuple a de quoi être découragé et s’interroger pour savoir s’il n’est pas tout simplement abandonné à un destin tragique qui le fera disparaître. Et le prophète prend la parole. Vous êtes vraiment le peuple de Dieu ! Et si, à vues humaines, vous pouvez penser que la disparition et la mort sont votre sort, parce que personne ne prend soin de vous, entendez cette nouvelle : c’est Dieu votre gardien, c’est lui votre berger, parce qu’il est votre Roi. Nous voilà à nouveau devant une image inhabituelle du Royaume. C’est l’image d’un troupeau protégé par son berger. C’est l’image d’un berger qui se dépense sans compter pour rassembler les brebis perdues dans la tempête du désespoir et du découragement, d’un gardien qui prend un soin tout particulier des brebis les plus faibles et de celles qui sont blessées par la vie, d’un berger qui éclaire le chemin quand les ténèbres semblent l’emporter, qui n’hésite pas à prendre le risque de sa propre vie pour aller libérer celles qui se trouvent prises au piège de toutes sortes d’aliénation. Le Royaume qui nous est promis en héritage est un royaume de communion dont la seule autorité est celle de la compassion du berger qui ne veut perdre aucune des brebis que le Père lui a confiées.

Mais comment un tel Royaume est-il possible ? Ou plutôt quel est le secret d’un tel Royaume ? L’apôtre Paul nous indique la réponse. Dieu, le berger, est venu pour chercher, libérer et rassembler. Dieu, lui-même, en son Fils, a pris le risque de partager l’épreuve de son peuple et d’affronter avec lui ce qui le divisait, ce qui le dispersait, ce qui le détruisait. En affrontant ces puissances du mal, le Fils de l’Homme a renversé leur pouvoir et a détruit la mort. Désormais, c’est la puissance de sa propre vie, ressuscitée, qui habite mystérieusement l’humanité et la transforme en son Royaume. « Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal », chantait le psalmiste. À nous, aujourd’hui et demain, à nous qui sommes capables de répondre aux besoins de nos frères en humanité mais qui sommes aussi, parfois, capables de nous y dérober, il revient de choisir : « Tu es avec moi, ton bâton me guide et me rassure. » Dans l’épreuve de la torture et de la mort injuste, les martyrs du Congo ont fait ce choix : la mort n’est pas le dernier mot de la vie, la violence ne donne aucune autorité pour gouverner le monde. Le Roi a établi son trône au milieu de son peuple. Et du haut de cette Croix, jaillit la vie, donnée une fois pour toutes pour que le monde ait la force et le courage de devenir le vrai royaume. « J’habiterai la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. »
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 01 Déc 2014, 7:59 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc 10,21-24.

A l'heure même, JESUS, exulta de joie sous l'action de l'Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m'a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous mêmes vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. »





30/11/2014, 1er dimanche de l'Avent

Texte de l'homélie

Veillez et priez, veillez et dialoguez !

Dans le nouveau bâtiment CapMissio que nous sommes en train de construire au service de la Pastorale étudiante, nous avons tenu à ce qu’il y ait une cheminée. J’aime beaucoup les veillées en hiver autour du feu. Avez-vous remarqué que bien souvent, les gens se parlent sans se regarder, car tout le monde est captivé par les flammes. Et pourtant, il y a dans ces discussions une qualité de communion rare. Essayez de parler ainsi, entre vous, devant un poste de télévision allumé, ça ne fonctionne pas !

Pendant ce temps de l’Avent, je vous invite à réfléchir sur ces deux questions : Comment mieux percevoir la flamme de la présence de Dieu en nous ? Et comment favoriser l’attention les uns aux autres ?

1)    Le temps de l’Avent est un temps privilégié pour percevoir la présence de Dieu en nous.
Cette année, le hasard du calendrier liturgique nous fait entrer dans la période de l’Avent par la neuvaine à l’Immaculée conception. Imaginons la Vierge Marie dans son dernier mois de grossesse : l’enfant est bien là, il bouge et Marie compte les jours qui précédent le moment où elle va le tenir dans ses bras. Nous devons entrer dans cette attitude de la Vierge Marie enceinte. JESUS est bien là dans nos vies, même si c’est d’une manière obscure. Nous devons nous recentrer sur cette présence et d’une certaine manière : « mettre notre main sur notre ventre spirituel », pour sentir JESUS bouger dans nos vies !

Oui mais, justement, me direz-vous, vous savez dans la foi que JESUS est présent dans votre vie, mais vous avez l’impression qu’il ne bouge pas, vous ne sentez pas sa présence. Je vous rassure tout de suite : JESUS n’est pas mort dans votre ventre, il est bien vivant ! Mais peut être que vous manquez de ce fameux liquide amniotique qui permet à l’enfant de se sentir aussi à l’aise que dans une piscine. C’est à nous de fournir ce liquide et nous savons comment faire : nous recentrer sur Dieu, éviter les distractions qui nous éloignent de Dieu, privilégier ce qui nourrit spirituellement, la Parole de Dieu, les livres édifiants, nous confesser…

Et puis surtout, nous devons prendre plus de temps pour la prière. Nous l’avons entendu dans l’Évangile : veillez donc car vous ne savez pas quand JESUS va revenir ! Oui, concrètement, prenons la décision de prier souvent le soir, de veiller, malgré le poids du jour. Bien souvent, nous sommes capables de veiller tard malgré la fatigue pour voir la fin d’un bon film, mais nous n’avons pas la même persévérance quand il s’agit de prier un peu plus le soir. Pourtant, je suis sûr que si nous faisons des efforts, nous sentirons JESUS bouger dans vos vies !

2)    Si nous sentons la présence de JESUS bouger en nous, il va nous faire bouger vers les autres.
La Vierge Marie, aussitôt enceinte, part visiter sa cousine Élisabeth. Nous aussi, pendant ce temps de l’Avent, allons vers les autres ! Peut-être que nous pouvons commencer par notre cercle familial en privilégiant ce qui favorise le dialogue et la communion. Par exemple, en éteignant la télévision quelques soirées pour privilégier le dialogue au coin du feu, ou faire une soirée de jeux de société, tout ce qui peut favoriser les moments de communion.

Au-delà de notre cercle familial, allons vers ceux qui sont seuls, notre voisin, notre voisine. Visitons les, invitons les chez nous !

Pour conclure, « veillez et priez », « veillez et dialoguez » ! Pour la semaine qui vient, je vous invite à établir deux listes : une liste personnelle de ce que nous pouvons faire pendant ce temps de l’Avent, pour mieux sentir JESUS bouger dans notre vie, et une autre liste, pour fixer dans l’agenda quelques soirées consacrées à la communion avec les autres. Si, comme le dit saint Paul, nous « tenons fermement jusqu’au bout », nos efforts pour veiller pendant tout le temps de l’Avent, nous recevrons un cadeau particulier dans notre cheminée la nuit de Noël : le cadeau d’un amour plus grand pour Dieu et pour les autres.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 08 Déc 2014, 8:38 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,1-8.

Commencement de l’Évangile de JESUS, Christ, le Fils de Dieu.
Il était écrit dans le livre du prophète Isaïe : Voici que j'envoie mon messager devant toi, pour préparer la route.
A travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route.
Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tout Jérusalem, venait à lui. Tous se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain, en reconnaissant leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins, et il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés dans l'eau ; lui vous baptisera dans l'Esprit Saint. »




07/12/2014, 2e dimanche de l'Avent

Texte de l'homélie

Laissons Dieu élargir notre cœur !

« Commencement de l’évangile de JESUS, Christ, Fils de Dieu » : nous sommes au commencement de l’évangile selon saint Marc et comme tout bon commencement, il a sa grâce. Oui, il y a une grâce des commencements : quand quelque chose commence, on a comme le cœur qui s’élargit, qui s’enthousiasme, qui se dilate, précisément parce que quelque chose commence et que l’on s’ouvre à une nouveauté. La nouveauté du commencement crée une attente, une ouverture, elle élargit nos horizons et nous rend aptes à recevoir. En ce début de l’évangile de saint Marc, c’est bien de cela qu’il s’agit, puisqu’il s’agit de préparer le chemin en élargissant largement l’horizon.

« Que tout ravin soit comblé, toute colline et toute montagne abaissées ! Que les escarpements se changent en plaine » comme y invitait déjà le prophète Isaïe dans la première lecture : Oui, l’horizon est large, aplani, ouvert, comme un cœur qui s’ouvre quand quelque chose de nouveau commence. Et le rôle de Jean le Baptiste, c’est bien d’ouvrir le chemin au Seigneur en ouvrant le cœur des foules qui viennent à lui pour se faire baptiser. En les baptisant, c’est comme s’il ne faisait rien d’autre que les aider à inscrire leur vie dans cette grâce du commencement, de l’émerveillement originel, de l’ouverture face à ce qui vient ; car au fond, la vie chrétienne, la vie de baptisé, n’est rien d’autre que cela : garder le cœur largement ouvert, en perpétuel état de commencement, d’attente et d’ouverture généreuse par rapport à ce qui peut advenir. Jean-Baptiste, sous son air de vieux dépenaillé hirsute se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage, n’a pas le cœur repu - on le comprend ! - il a le cœur qui attend, il a le cœur dilaté, il a le cœur tendu vers la venue du Sauveur. Il sait mieux que personne ce que nous dit saint Pierre dans la deuxième lecture : que le Seigneur n’est pas en retard, mais qu’au fond, s’il semble tarder à venir, ça n’est pas pour nous faire souffrir, mais pour laisser le temps à notre cœur de mieux s’élargir pour mieux l’accueillir. Oui, Jean-Baptiste qui appelle à la conversion, sait mieux que quiconque que ce mouvement d’élargissement de notre cœur n’est jamais fini, que nous n’aurons jamais fini de laisser Dieu venir élargir  notre cœur à sa mesure, que nous n’aurons jamais fini de laisser Dieu inscrire notre vie dans cette grâce du commencement, qui est une grâce d’élargissement.

Élargir le cœur, c’est bien ce que l’on essaye de faire dans un établissement scolaire : pas seulement parce qu’on y apprend beaucoup de choses, mais d’abord parce que pour y apprendre beaucoup de choses, il faut avoir le cœur ouvert, disponible, en éveil. Et de ce point de vue, le métier d’enseignant n’est pas très éloigné du ministère de Jean-Baptiste. Enseigner, en effet, c’est peut-être surtout et avant tout, préparer le chemin, faire en sorte que la rencontre entre l’élève et telle ou telle matière ait lieu, faire en sorte que les ravins soient comblés que les montagnes qui empêchent la compréhension soient abaissées, que les difficultés soient changées en plaine. Dans ce domaine, on peut préparer le chemin à l’élève, mais on ne peut jamais le faire à sa place. Jean-Baptiste prépare un chemin, il invite chacun à faire une place à Dieu dans sa vie, à demeurer dans cette ouverture du cœur à Dieu et aux autres, mais il ne se substitue jamais à ceux qui ont à faire ce chemin.

En construisant cette chapelle, vous avez voulu ouvrir un chemin à Dieu, lui faire une place au milieu de vous. Qu’à la suite de Jean le Baptiste, cette chapelle soit une invitation adressée à chacun d’entre nous à laisser Dieu élargir nos cœurs pour qu’il vienne y faire sa demeure !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 14 Déc 2014, 7:56 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.

Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean.
Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage.
Voici quel fut le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il le reconnut ouvertement, il déclara : « Je ne suis pas le Messie. »
Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Non. - Alors es-tu le grand Prophète ? » Il répondit : « Ce n'est pas moi. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix qui crie à travers le désert : Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, certains des envoyés étaient des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Si tu n'es ni le Messie, ni Élie, ni le grand Prophète, pourquoi baptises-tu ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l'eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas :
c'est lui qui vient derrière moi, et je ne suis même pas digne de défaire la courroie de sa sandale. »
Tout cela s'est passé à Béthanie-de-Transjordanie, à l'endroit où Jean baptisait.






14/12/2014, 3e dimanche de l'Avent

Texte de l'homélie

Lumière, lumière… vous avez dit lumière ?!

Nous sommes en décembre, les jours ne cessent de diminuer depuis des mois. La nuit est de plus en plus longue. L’ambiance est froide, glaciale, dans notre monde. Et nous aurions bien des raisons d’être pessimistes… en tout cas de manquer d’optimisme. Beaucoup sont tentés de ne plus croire au retour du soleil. Comme si les jours devaient diminuer jusqu’à l’extinction définitive de la lumière.

Frères et sœurs, le bonheur reviendra-il dans notre monde ?

Les choses sont-elles condamnées à aller de mal en pis ? D’où reviendra la lumière ? Le soleil, on sait où il est, mais où est le grand « Soleil » de l’Espérance ? Qui nous le donnera ? Existe-t-il seulement !?

Notre génération n’est pas la première à marcher dans l’ombre et à désirer que se lève une grande lumière ! Remarquez que dans l’Evangile qu’on vient d’entendre, tout le monde cherche celui qu’on ne nomme pas encore mais qu’on surnomme « la lumière », « le messie », « celui qui doit venir », « le grand prophète ». On presse Jean-Baptiste pour savoir si c’est lui ! Non ! Ce n’est pas lui ! C’est un autre dont le prophète dit qu’il est si grand que lui-même n’est « pas digne de défaire la courroie de sa sandale ».

Nous ne sommes donc pas les premiers à attendre. Et tant mieux : attendre c’est bon, ça aiguise l’appétit ! Le drame c’est que nous sommes peut-être les derniers à espérer ! Car ça fait longtemps maintenant qu’on nous dit et redit que la « lumière » pour tous n’existe pas ! En parlant de lumière… Des philosophes, dans ce quartier de Paris, ont voulu montré au monde entier que tout projet surnaturel de bonheur universel est une tentative d’imposer à tous une pensée unique ! Il fallait plutôt miser sur le progrès politique, économique, scientifique… Le rêve était beau, mais ça n’a pas marché ! Alors beaucoup, aujourd’hui, se sont résignés à se fabriquer leur propre mini-soleil, selon leur moyens… Consommation, sport, politique et même une certaine religion privée, chacun y va de sa source de lumière, de chaleur, de joie, sa petite opinion toute personnelle sur la vie, sur le monde…

Non seulement cela crée des clans, des jalousies, des angoisses, des violences : « tu as chipé le soleil que je voulais » ; « mon soleil est mieux que le tien » ; « touche pas à mon soleil ». Mais en plus, à l’instar des illuminations colorées de Noël qui tentent de pallier le manque de lumière, tout ça reste limité, artificiel, éphémère.

Vous avez compris que quand je parle du Soleil, je veux parler d’un Amour qui brille pour tous : pour les riches, les pauvres, les bons et même les méchants. Un Amour qui illumine, réchauffe, rassemble…. Pas seulement l’amour que nous avons, ou pas, les uns pour les autres, avec des limites, des hauts et des bas : solidarité, entraide, générosité, bienveillance… restent Dieu-merci des valeurs de notre monde !

Mais nous proclamons un amour plus grand encore. Qui vient de quelqu’un qui nous unit parce qu’il est au-dessus de nous. Le seul capable de donner lumière et bonheur à chacun sans distinction.

Comment cela est-il possible !? Parce que vous êtes là ce matin ! Parce que vous attendez en regardant vers la crèche ! Cela est déjà un signe, une « bonne nouvelle pour les pauvres, une guérison pour ceux qui ont le cœur brisé, une annonce de délivrance aux prisonniers ». Même si le soleil de Justice ne semble pas encore briller sur notre terre vous êtes chacun un reflet de sa clarté. Envoyés même dans les coins les plus ténébreux, même dans les cœurs les plus sombres. N’ayez pas peur, le monde a soif plus que jamais et ce n’est pas un message publicitaire de plus, que vous portez : « Enveloppés du manteau de l'innocence, vous avez revêtus les vêtements du salut, le diadème, les bijoux, pour que germe la louange devant toutes les nations. »

Tout le monde sait que l’allongement de la nuit va cesser à partir du 25 décembre. Mais l’obscurité des cœurs tristes, va-t-elle continuer à s’allonger sans fin !? Qui la vaincra : des guirlandes électriques !? Non, des chrétiens qui « n’éteignent pas l’esprit qui est en eux » et qui vivent « dans la joie, rendant grâce en toute circonstance »… C’est nous !


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 21 Déc 2014, 8:43 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc 1,26-38.

En ce temps-là, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de JESUS.
Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
Car rien n’est impossible à Dieu. »
Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.




21/12/2014, 4e dimanche de l'Avent

Texte de l'homélie

Vous avez trois nouveaux messages !

Je vous propose de méditer sur les lectures bibliques de ce dimanche avec un conte de Noël. Rêvons un peu ! Vous recevez comme cadeau de Noël un téléphone portable : vous l'allumez et curieusement la messagerie vocale vous lance un tonitruant : « Vous avez déjà trois nouveaux messages. » Alors, évidemment, vous écoutez.

Premier message, reçu le… oh, il y a trop longtemps pour que la machine puisse le dire. C'est un lointain cousin, David, qui a appelé. Il dit : Dieu ne te demande pas de lui construire des temples magnifiques pour l'abriter et venir le prier. Non, Dieu a des goûts simples : une grotte, comme à Brive-la-Gaillarde ou à Bethléem, lui suffit. Mais le plus incroyable est à venir : Dieu lui-même te fera une maison, non pas faite de pierres, mais d'hommes et de femmes appartenant à une même grande maison, celle du monde entier. Joyeux Noël ! Et n'oublie pas : c'est Dieu qui te fera cadeau d'une maison.

Étonnant, non, comme premier message ! Nous voilà pris d'un seul coup dans l'histoire d'une promesse faite à tout un peuple. Dieu lui-même va nous donner une maison.

Second message, reçu de l'oncle Paul. Vous savez celui qui est en voyage et qui écrit des longues lettres aux personnes qu'il a visitées. Oncle Paul a toujours été d'une grande fidélité. Que dit-il dans son message ? Tiens, pour une fois, il est bref : Dieu sort de son silence. Il parle enfin à tout le monde en JESUS Christ. Et ce qu'il dit « rend fort ». Alors, que te reste-t-il à faire ? Écouter, avoir confiance, prêter attention à ce qu'il te dit, entrer dans ce que j'appelle « l'obéissance de la foi » : une disponibilité franche et généreuse pour que tu entres à ton tour dans la force de Dieu. Joyeux Noël, surtout à tes oreilles, car elles vont entendre des choses magnifiques !

Bon, en écoutant ce deuxième message, assez curieusement, vous commencez à vous sentir effectivement un peu plus fort, car plus confiant en Dieu et en vous-mêmes, comme si les deux commençaient à ne faire plus qu'un. Alors vous écoutez le troisième message et vous remarquez que tout le monde, autour de vous, vous regarde étonnés, comme saisis par la transformation qui se lit sur votre visage. Alors, avec audace, vous mettez le haut-parleur pour que tous entendent.

Troisième message. C'est un message qui vient de loin, du Proche-Orient. On entend des bruits de guerre. La voix est assez frêle, comme tremblante et bouleversée. Elle dit s'appeler Marie et qu'elle vient de recevoir chez elle un visiteur bien étrange et que cette visite va transformer notre vie. Il va y avoir du neuf, de la joie mêlée à de la crainte, comme pour un enfantement. Elle dit aussi que ce n'est pas grave si nous ne savons pas comment cela va se faire ou si cela nous semble impossible. À peine a-t-elle le temps de dire « Joyeux Noël ! » que le son est coupé. Sans doute une roquette a rompu la liaison.

Bien évidemment, un tel téléphone n'existe pas. Quoique… Regardez le Christ en croix au fond de l'église. Vous le reconnaissez ? Il est semblable à celui qui se trouve dans la petite chapelle de Saint-Damien à Assise. Pour saint François, c'est ce tableau qui lui a communiqué un message de la part du Seigneur : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines. » Au début, comme David, François a cru qu'il s'agissait de construire les murs de la chapelle qui s'étaient effondrés. Mais non, c'était le peuple de Dieu qu'il fallait relever dans la douceur, rendre fort dans la simplicité et enfanter à nouveau dans la foi.

Alors si, rêvons dès aujourd'hui. Que cette eucharistie, dans les grottes de Saint-Antoine-de-Padoue, devienne le lieu privilégié où Dieu nous retrouve et nous parle. Et que chacun d'entre nous puisse avoir l'audace de lui répondre avec les mots du psalmiste : « Tu es mon Père, mon Dieu, mon roc et mon salut ! »





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mer 24 Déc 2014, 10:30 pm





24/12/2014, Nativité du Seigneur

Texte de l'homélie

Nativité du Seigneur

Homélie de Noël

Messe de la nuit


« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi » (Is 9, 1). « L’ange du Seigneur se présenta devant eux [les pasteurs] et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière » (Lc 2, 9). C’est ainsi que la liturgie de cette sainte nuit de Noël nous présente la naissance du Sauveur : comme une lumière qui pénètre et dissout l’obscurité la plus dense. La présence du Seigneur au milieu de son peuple efface le poids de la défaite et la tristesse de l’esclavage, et instaure la joie et l’allégresse.


Nous aussi, en cette nuit sainte, nous sommes venus dans la maison de Dieu en traversant les ténèbres qui enveloppent la terre, mais guidés par la flamme de la foi qui éclaire nos pas et animés par l’espérance de trouver la ‘‘grande lumière’’. En ouvrant notre cœur, nous avons, nous aussi, la possibilité de contempler le miracle de cet enfant-soleil qui éclaircit l’horizon en surgissant d’en-haut.


L’origine des ténèbres qui enveloppent le monde se perd dans la nuit des temps. Repensons au moment obscur où a été commis le premier crime de l’humanité, quand la main de Caïn, aveuglé par la jalousie, a frappé à mort son frère Abel (cf. Gn 4, 8). Ainsi, le cours des siècles a été marqué par des violences, des guerres, la haine et des abus. Mais Dieu, qui avait placé ses propres attentes en l’homme fait à son image et à sa ressemblance, attendait. Il a attendu tellement longtemps que peut-être à un certain moment il aurait dû renoncer. Mais il ne pouvait renoncer, il ne pouvait pas se renier lui-même (cf. 2 Tm 2, 13). C’est pourquoi, il a continué à attendre avec patience face à la corruption des hommes et des peuples.

Au long du chemin de l’histoire, la lumière qui perce l’obscurité nous révèle que Dieu est Père et que sa patiente fidélité est plus forte que les ténèbres et la corruption. C’est en cela que consiste l’annonce de la nuit de Noël. Dieu ne connaît pas d’accès de colère et l’impatience ; il est toujours là, comme le père de la parabole du fils prodigue, dans l’attente d’entrevoir de loin le retour du fils perdu.

La prophétie d’Isaïe annonce l’apparition d’une immense lumière qui perce l’obscurité. Elle naît à Bethléem et elle est accueillie par les tendres mains de Marie, par l’affection de Joseph, par l’étonnement des bergers. Quand les anges ont annoncé aux bergers la naissance du Rédempteur, ils l’ont fait avec ces paroles : ‘‘Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (Lc 2, 12). Le ‘‘signe’’ c’est l’humilité de Dieu porté à l’extrême ; c’est l’amour avec lequel, cette nuit, il a assumé notre fragilité, notre souffrance, nos angoisses, nos désirs et nos limites. Le message que tous attendaient, le message que tous cherchaient dans la profondeur de leur âme, n’était autre que la tendresse de Dieu : Dieu qui nous regarde avec des yeux pleins d’affection, qui accepte notre misère, Dieu amoureux de notre petitesse.


En cette sainte nuit, tandis que nous contemplons l’Enfant JESUS qui vient de naître et d’être déposé dans une mangeoire, nous sommes invités à réfléchir. Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu ? Est-ce que je me laisse rejoindre par lui, est-ce que je me laisse embrasser, ou bien est-ce que je l’empêche de s’approcher ? ‘‘Mais je cherche le Seigneur’’ – pourrions-nous rétorquer. Toutefois, la chose la plus importante n’est pas de le chercher, mais plutôt de faire en sorte que ce soit lui qui me trouve et qui me caresse avec amour. Voici la question que nous pose l’Enfant par sa seule présence : est-ce que je permets à Dieu de m’aimer ?

Et encore : avons-nous le courage d’accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l’Évangile ? Combien le monde a besoin de tendresse aujourd’hui !

La réponse du chrétien ne peut être différente de celle que Dieu donne à notre petitesse. La vie doit être affrontée avec bonté, avec mansuétude. Quand nous nous rendons compte que Dieu est amoureux de notre petitesse, que lui-même se fait petit pour mieux nous rencontrer, nous ne pouvons pas ne pas lui ouvrir notre cœur et le supplier : ‘‘Seigneur, aide-moi à être comme toi, donne-moi la grâce de la tendresse dans les circonstances les plus dures de la vie, donne-moi la grâce de la proximité face à toute nécessité, de la douceur dans n’importe quel conflit’’.


Chers frères et sœurs, en cette nuit sainte, contemplons la crèche : là, ‘‘le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière’’ (Is 9, 1). Les gens simples, disposés à accueillir le don de Dieu, l’ont vue. Au contraire, les arrogants, les orgueilleux, ceux qui établissent les lois selon leurs propres critères personnels, ceux qui assument des attitudes de fermeture, ne l’ont pas vue. Regardons la crèche et prions, en demandant à la Vierge Mère : ‘‘ Ô Marie, montre-nous JESUS’’.

Prédicateur : Pape François Références bibliques :Is 9, 1-6 ; P. 95 ; Tt 2, 11-14 ; Lc 2, 1-14Paroisse :Basilique Saint-Pierre Ville :Rome (Cité du Vatican)


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 29 Déc 2014, 8:36 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc 2,22-40.

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de JESUS l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,
selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes.
Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant JESUS pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut
que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »
Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui.
Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction
– et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. »
Il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage,
demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière.
Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.
Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.






28/12/2014, La Sainte Famille

Texte de l'homélie

JESUS nous demande de nous occuper directement des déshérités

Tous ceux qui ont été évoqués dans les lectures de cette fête de la Sainte Famille nous invitent, par leur exemple, à grandir dans la foi. Abraham obéit à l’appel de Dieu et se montre prêt à offrir son fils en sacrifice « grâce à la foi », Sara sait que « Dieu est fidèle à ses promesses », les parents de JESUS viennent présenter leur enfant au Seigneur et font tout ce qui est prescrit par la loi du Seigneur. Syméon vient au Temple sous l’action de l’Esprit pour vivre cette incomparable rencontre avec « le Messie du Seigneur ». Quant à Anne, malgré ses quatre-vingt-quatre ans, elle proclame les louanges de Dieu et parle de JESUS à tous. Nos regards, pour finir, se portent sur cet enfant qui, retourné à Nazareth, grandit et se fortifie… tandis que la grâce de Dieu est sur lui.

Frères et sœurs, aujourd’hui, je voudrais vous dire quelques mots de Gabriel Rosset, né en 1904 en Isère, et mort il y a juste quarante ans, le 30 décembre 1974, à l’Hôtel-Dieu, à Lyon. Permettez-moi de le présenter dans la figure de Syméon, cet « homme juste et religieux qui attendait la Consolation d’Israël » ! Gabriel Rosset ne cache pas que l’Esprit Saint est venu aussi sur lui : « Nous avons reçu un appel ; JESUS nous demandait de nous occuper directement des déshérités et des malheureux. Nous en étions sûrs, Marie voulait une telle œuvre. » Toute sa vie, il a montré d’où vient le salut que Dieu a préparé pour son peuple et il a tourné les regards vers celui qui est la lumière des nations et la gloire d’Israël, le peuple choisi.

Cela ne l’a pas détourné de sa première mission et ses élèves ont souvent exprimé leur admiration pour ce professeur de français inoubliable, au visage ascétique et souriant… un homme lumineux, exceptionnel ! « Il nous faisait découvrir les vraies questions, celles qui portent sur le sens de la vie. Nous avions conscience de vivre des temps forts, car ses propos n’étaient pas de bonnes paroles, mais l’expression d’un témoignage vécu. » Après l’appel reçu de Dieu, sa vie se partage entre ses élèves et les sans-abri, mais tout reste dans la réserve lyonnaise : « Je ne l’ai jamais entendu, dit un ancien élève, faire quelque allusion que ce soit, dans son enseignement à sa foi chrétienne ou à son rôle de fondateur de l’Association. »

« Un homme juste et religieux. » Juste, oui, et même « affamé et assoiffé de justice », car il passait ses nuits dehors à chercher ceux qui dormaient sous les ponts ou ailleurs, et il n’arrivait pas très frais à ses cours, à 8h du matin. Et religieux, c’est clair ! Il se retirait régulièrement à la Trappe de Notre-Dame des Dombes, dans l’Ain. C’est là, qu’au lendemain de Noël, il a fait une hémorragie cérébrale qui a eu raison de lui. Parfois, il invitait des jeunes à vivre avec lui ces journées de récollection chez les Trappistes. Engagés personnellement ou avec le scoutisme, au Foyer, pour le service des pauvres, ils s’étonnaient après quelques heures au monastère : « Monsieur Rosset, vous nous avez fait venir ici, pour nous dire quelque chose, sans doute ? » et lui de répondre : « Oui, je voulais que vous entendiez… le silence. »

En cette fête de la Sainte Famille, nos regards contemplent le mystère de l’amour qui circule entre Joseph, Marie et JESUS, un amour qui donnera au nouveau-né toute sa place au milieu des hommes. Trois êtres simples et pauvres, ignorés de tous, mais destinés à être source de salut pour l’immense famille humaine. En écoutant Gabriel Rosset, on s’aperçoit que, pour lui aussi, l’ouverture de son cœur devant ceux qui ont faim ou qui n’ont pas de toit, et sa « résolution de les soulager coûte que coûte » viennent de l’exemple reçu dans sa propre famille.

Écoutons-le : « Ce fut pour l’enfant que j’étais une grâce incomparable d’être élevé dans une famille pauvre, où l’on savait se priver pour économiser un sou (…) Je fus privé des plaisirs frelatés que procure l’argent aux enfants, mais non pas de soins ni d’affection. Je ne puis dire combien j’aimais mes parents, persuadé que je ne pourrais jamais leur rendre qu’une infime partie de tout ce qu’ils avaient fait pour moi ! Dans mon enfance pauvre et heureuse, nous étions, mes parents et moi, privés de beaucoup de choses et dans un brouillard qui nous bouchait bien des horizons. Mais dans cette nuée brûlait un feu divin (…) Nous n’aurions pas eu l’idée qu’il suffirait d’apporter aux pauvres les biens matériels. Nous connaissions nous-mêmes d’autres biens dont vivait notre âme. »

Oui, plus les racines sont profondes, plus les branches de l’arbre pourront s’étendre au loin. Quel inestimable cadeau, à désirer pour tous, que celui d’une famille où l’amour circule et permet à chacun de devenir lui-même et de trouver librement le lieu de son offrande ! Mais plus encore que sur sa famille, Gabriel Rosset insiste sur l’enracinement en Dieu par la prière : « Ce que nous faisons au Foyer en abritant des hommes et des familles en détresse faute d’un toit, (…) c’est l’œuvre de Dieu. Dans une tâche si chrétienne et si humaine nous pouvons tous, croyants et incroyants, partager cette intuition. La perdre est le plus grand danger que nous puissions courir. » Il redoute que le succès du Foyer ne donne à ceux qui s’y engagent l’illusion qu’il s’agit du résultat de leurs efforts, que c’est leur œuvre. Et il s’exclame : « Que Dieu nous garde de ce malheur ! » et que chacun se souvienne que, dans l’œuvre de Dieu, nous sommes tous, comme dit l’Évangile, des « serviteurs inutiles ».

Voilà donc, pour nous, trois pôles de réflexion en cette fête de la Sainte Famille : une pauvre famille humaine, comme celle que nous voyons entrer aujourd’hui dans le Temple de Jérusalem ou comme celle de Gabriel Rosset, l’immense famille humaine où tant de souffrances sont toujours à soulager et, au milieu, celle de l’Église. Toute pauvre et parfois méprisée, elle est aussi catholique, rayonnante dans l’univers entier. Elle reçoit chaque jour un amour infini venu d’en haut et elle a pour mission de le partager dans une attention et un service infatigables. À la cérémonie des funérailles de Gabriel Rosset, le cardinal Renard, comme un père et un bon pasteur, exprima ce souhait devant toute sa « famille diocésaine » : « Que Dieu soit toujours servi dans ses pauvres sur notre terre lyonnaise, comme il le fut par notre ami. »
Avec l’aide de Dieu, la joie spirituelle et la ferveur de sa foi ont permis à Gabriel Rosset de faire reculer les limites du possible. La beauté de sa vie nous attire et nous savons qu’il y a encore beaucoup à faire !



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 05 Jan 2015, 8:29 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Matthieu

JESUS était né à Bethléem en Judée,
au temps du roi Hérode le Grand.
Or, voici que des mages venus d’Orient
arrivèrent à Jérusalem
et demandèrent :
« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ?
Nous avons vu son étoile à l’orient
et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé,
et tout Jérusalem avec lui.
Il réunit tous les grands prêtres et les scribes du peuple,
pour leur demander où devait naître le Christ.
Ils lui répondirent :
« À Bethléem en Judée,
car voici ce qui est écrit par le prophète :
Et toi, Bethléem, terre de Juda,
tu n’es certes pas le dernier
parmi les chefs-lieux de Juda,
car de toi sortira un chef,
qui sera le berger de mon peuple Israël. »
Alors Hérode convoqua les mages en secret
pour leur faire préciser à quelle date l’étoile était apparue ;
puis il les envoya à Bethléem, en leur disant :
« Allez vous renseigner avec précision sur l’enfant.
Et quand vous l’aurez trouvé, venez me l’annoncer
pour que j’aille, moi aussi, me prosterner devant lui. »
Après avoir entendu le roi, ils partirent.

Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient
les précédait,
jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit
où se trouvait l’enfant.
Quand ils virent l’étoile,
ils se réjouirent d’une très grande joie.
Ils entrèrent dans la maison,
ils virent l’enfant avec Marie sa mère ;
et, tombant à ses pieds,
ils se prosternèrent devant lui.
Ils ouvrirent leurs coffrets,
et lui offrirent leurs présents :
de l’or, de l’encens et de la myrrhe.

Mais, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode,
ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.




04/01/2015, Epiphanie du Seigneur

Texte de l'homélie

Si le monde se taisait

Parmi les vœux que j’ai reçus, frères et sœurs et chers téléspectateurs, quelqu’un m’écrivait : « Si seulement le monde se taisait, ne serait-ce qu’une minute, il entendrait ce que Dieu a à nous dire. » J’ai le sentiment que, justement, les mages ont su faire silence pour entendre autre chose que ce qui s’agitait en eux-mêmes et autour d’eux. Et ils ont entendu le silence lumineux d’une étoile et ils ont pressenti qu’elle les conduirait à ce qui est essentiel. N’est-ce pas qu’ils avaient envie de savoir pourquoi leur vie avait un sens, ce qui est à l’origine de ce sens et, en définitive, de quelle manière ils devaient agir ?

Posons-nous la question : si le monde se taisait, qu’entendrait-il ?

Je crois que c’est petit à petit que les bruits du monde s’éteindraient. Autour de nous commenceraient d’abord à se taire les affaires de ce monde et le labeur des hommes, souvent noble mais parfois inhumain lorsque certains sont exploités. Puis s’arrêteraient les bruits de guerre et les cris de souffrance qui déchirent l’espérance de tant de nos frères et sœurs. Ensuite les pleurs de ceux qui sont dans le deuil, et les questionnements de ceux qui sont malades diminueraient de plus en plus. Alors le silence aride de ceux qui sont abandonnés à la solitude s’adoucirait. Et je sais par vos courriers que, pour briser cette solitude, on entendrait souvent sur des téléviseurs, le vôtre peut-être, notre émission : « Le Jour du Seigneur ». Et grâce au silence qui se ferait, on deviendrait plus attentif à la joie, aux paroles d’encouragement et de consolation. Et on s’étonnerait d’entendre les enfants demander à leurs parents et grands-parents : « Dis-moi ce qui est important dans la vie, transmets-moi ce qui te fait espérer ! ». Et finalement, il y aurait un doux silence. Alors nous entendrions enfin l’Évangile. Vous savez, cela signifie « Bonne Nouvelle » ! Nous entendrions les pas des trois mages en quête de l’essentiel. Et nous aurions envie de les suivre, nous aussi. Nous entendrions leur émerveillement, parce que celui qui recherche sait s’émerveiller ! Et nous voudrions nous émerveiller, nous aussi. Maisnous entendrions quand même des conspirations et de la suffisance : car chez Hérode, des spécialistes des Saintes Écritures semblent être engourdis dans leur propre quête ou prisonniers de leurs idées religieuses toutes faites. Et cette foi qui ne s’étonne plus ne rend pas heureux.

Et si le monde se taisait quelques instants, comme les mages il pourrait entendre les cris insignifiants d’un bébé en apparence très banal, celui de Marie. En réalité, il est très extraordinaire, car ce bébé, c’est Dieu lui-même qui, de l’intérieur, ennoblit notre humanité et agit en nous. Ce bébé accueille les cadeaux que les mages donnent en notre nom : de l’or, comme on offre à un roi ; de l’encens, comme on présente à un Dieu et de la myrrhe, comme on embaume le corps de celui qui a accepté la souffrance pour donner sa vie.

En prenant notre humanité, Dieu nous rend dignes, nous-mêmes, des cadeaux que les mages lui offrent. Tout notre être est riche de Dieu et peut agir en homme qui vit de Dieu : nous découvrons nos mains d’or, car elles sont capables de rendre de grands services au monde. Nous laissons monter l’encens de notre cœur, car elle est puissante, notre prière à Dieu. Et nous risquons en ce monde tout notre être parfumé de myrrhe, car nous mourons à la facilité pour remplir la mission d’annoncer que la vie a un sens révélé par Dieu lui-même
Les mages ont repris leur chemin, joyeusement et sans parole inutile.

Et nous, si nous nous taisions ne serait-ce qu’une minute ? Nous entendrions que Dieu est né en notre chair, comme un enfant, et que son Esprit nous dit comment vivre au cœur de notre monde.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 11 Jan 2015, 9:20 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,7-11.

En ce temps-là, Jean le Baptiste proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
En ces jours-là, JESUS vint de Nazareth, ville de Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
Il y eut une voix venant des cieux : « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »





11/01/2015, Baptême du Seigneur

Texte de l'homélie

Que le Christ réveille notre baptême !

Chers amis, avec le baptême du Christ, le temps liturgique de Noël s’achève. Il nous a donné trois bonnes nouvelles.

La première ? Celle de la nuit de Noël : le Fils de toute éternité descend de son ciel. Il renonce à tous ses avantages de Dieu, à tous ses privilèges de Dieu. Il vient courir après les prodigues que nous sommes tous. Saint Paul dira qu’il se fait le serviteur et même l’esclave de chacun de nous. Il vient de loin pour nous sauver de près. C’est cela que nous avons fêté le 25 décembre.
La seconde bonne nouvelle est celle de dimanche dernier, celle de l’Épiphanie ; nous avons compris que JESUS ne venait pas seulement pour sauver son peuple, le peuple juif, mais qu’il venait pour tout le monde, tous les peuples, y compris pour les païens les plus lointains, symboliquement représentés par ces mystérieux mages, savants venus d’Orient. C’est la deuxième bonne nouvelle de Noël.

Et aujourd’hui, c’est la troisième ! L’Église fête le Baptême de JESUS. JESUS plonge de l’immensité du ciel jusqu’à nos pieds pour nous appeler à une vie nouvelle. À la suite du baptême du Christ, les apôtres baptiseront « au nom du Père, et du Fils et de l’Esprit Saint ». Nous voilà provoqués à appartenir à la Trinité. Nous voilà provoqués à vivre entre nous la qualité de relation qu’il y a entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Avons-nous compris la grandeur de notre vocation de baptisés ? Cela est plus nécessaire que jamais dans la situation de notre Église catholique en France. Nous la connaissons bien, cette situation ; nous multiplions les prières pour le réveil des vocations de prêtres, de religieux, de religieuses et de consacré(e)s, et nous avons bien raison de le faire ; mais l’épreuve que nous traversons, avec désormais un tout petit nombre de prêtres, un très petit nombre de diacres, un trop petit nombre de consacré(e)s sera longue. Du coup, tous les baptisés sont provoqués à réveiller leur responsabilité, une responsabilité qui n’aurait jamais dû s’endormir.

Les baptisés sont responsables dans le monde. Ils se méfient de toutes les lumières artificielles, de tous les vendeurs de rêves, de tous les chefs de sectes. Ils ne se laissent pas manipuler par les modes passagères, les opinions majoritaires, les publicités et les sondages. Comme JESUS, les baptisés questionnent l’argent : il peut être volé aux pauvres. Ils questionnent le pouvoir : il peut servir plus à celui qui l’a qu’à ceux qu’il doit servir. Ils questionnent même la religion : toutes les prières peuvent devenir si vite hypocrites…
Comme JESUS, ils défendent la vie humaine, surtout les vies fragiles : même celles embryonnaires ou vieilles qui peinent à vivre dans les longues années de la fin de vie. Celle aussi de toutes les personnes handicapées ou malades. Même celle du criminel…

Comme JESUS, les baptisés savent qu’aimer c’est parfois affronter ; mais ils le font sans vouloir écraser, sans prendre le risque de mépriser. Comme JESUS, les baptisés renoncent au donnant-donnant, coup pour coup, œil pour œil et dent pour dent : ils n’attendent pas d’être aimés pour continuer d’aimer et de servir. Comme JESUS, s’ils connaissent « l’heure » de la croix, les baptisés essaient de la vivre sans blasphémer contre Dieu ni haïr ceux qui les font souffrir.

Comme JESUS, enfin, les baptisés n’imposent jamais leur foi, mais ils ne peuvent renoncer à la proposer ; cette foi, ils la renouvèlent dans le cœur à cœur avec le Christ, dans leur prière et les sacrements de l’Église, dans leur attachement à la célébration de l’Eucharistie du dimanche, pour vivre autrement avec l’Esprit de JESUS la semaine qui s’ouvre.
Que l’Esprit Saint réveille aujourd’hui nos baptêmes endormis !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 18 Jan 2015, 8:09 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 1,35-42.

En ce temps-là, Jean le Baptiste se trouvait avec deux de ses disciples.
Posant son regard sur JESUS qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »
Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent JESUS.
Se retournant, JESUS vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? »
Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi).
André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi JESUS.
Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ.
André amena son frère à JESUS. JESUS posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre.





18/01/2015, 2e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Nous avons trouvé le Messie

À l'aube de sa vie éternelle, le cadeau que ma grand-mère maternelle appréciait le plus, était qu’un de ses descendants se rende à la messe du dimanche matin, à laquelle elle ne pouvait plus assister vu son âge. Nous y allions muni de sa custode. La voici, c'est ce qui me reste d'elle aujourd'hui. Puis nous rentrions à la maison familiale pour lui préparer une petite table décorée d'un napperon, d'une petite croix, de quelques fleurs et de la custode contenant l'hostie. Avec elle, nous regardions ensuite la messe télévisée, comme certains d’entre vous le font aujourd’hui. Elle avait son chapelet dans les mains et elle priait les yeux fixés sur l’écran.

Au moment, où commençait la procession de communion, elle nous faisait un petit signe pour que nous la lui donnions. Nous l'accompagnions de la sorte dans sa démarche de croyante et nous étions tous fortement impressionnés par la ferveur de sa foi. Un témoignage qu'aucun de ses descendants qui a eu le bonheur de vivre ce moment privilégié n'a pu oublier jusqu'à ce jour. À sa manière, malgré la fragilité de la vie, elle nous conduisait à Dieu. C’est d’ailleurs ce qui est frappant, tant dans le récit entendu dans la première lecture, que dans celui de l'évangile de Jean.

Samuel et les apôtres ne sont pas allés directement à Dieu par eux-mêmes. Alors que Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, le prophète Élie le conduit à Dieu le Père en l’invitant à répondre à son appel par ses mots : « parle, ton serviteur écoute ». Et il en va de même pour les premiers apôtres. Jean-Baptiste ayant posé son regard sur JESUS, les deux disciples se mettent à le suivre puis c’est André qui amène Pierre au Christ. C'est comme s'il y avait une sorte triangulation entre Dieu et nous. Voilà une des merveilles des lectures de ce jour.

À notre tour, nous sommes conviés à conduire celles et ceux qui le souhaitent, à découvrir et à rencontrer ce Dieu qui s’est révélé à nous en JESUS Christ. Peu importe notre condition. Que nous soyons assis, debout ou couchés, en pleine santé ou fragilisés par la vie, toutes et tous, nous avons cette possibilité de devenir de véritables témoins de cette foi qui vit au plus profond de chacune et chacun d’entre nous et ce, jusqu’à notre dernier souffle. Il ne s’agit pas de faire de grands discours, mais plutôt d’être ajusté à la volonté divine par la manière dont nous vivons nos vies. Cette volonté divine s’exprime dans la douceur de nos mots, dans la tendresse de notre regard, dans la bienveillance de nos actes. C’est à cet endroit précis que Dieu continue de se révéler à nous aujourd’hui. Il a donc bien besoin de nous. Non seulement, nous sommes images de Dieu, mais également, chacune et chacun, à notre manière, nous sommes les témoins vivants de la présence divine sur cette terre.

L’Esprit Saint est à l’œuvre dans notre monde et il agit par nous. Telle est notre responsabilité de croyantes et croyants. Puisque nous sommes appelés à nous conduire les uns les autres auprès du Père, dans le Fils et par l’Esprit, nous sommes invités à devenir des êtres contagieux de cette foi joyeuse qui nous habite. Il s’agit cette fois d’une contagion saine, d’une contagion heureuse, d’une contagion qui nous dépasse puisqu’elle trouve sa source en Dieu. Nous n’avons pas à la planifier, juste à rayonner par notre manière d’être. Et si le doute se mettait à nous traverser, ne cherchons pas Dieu en levant les yeux vers le Ciel, mais prenons plutôt le temps de le rencontrer dans le cœur de celles et ceux de qui nous nous faisons proches. Grâce à eux, comme les premiers disciples, nous pourrons dire, « nous avons trouvé le Messie. Ce qui veut dire : Christ ».  Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 25 Jan 2015, 8:41 pm




25/01/2015, 3e dimanche du temps ordinaire

Prédication de la célébration oecuménique à Valence

Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

Prédication n°1 (André Courtial - Eglise évangélique libre) :

Il nous faut traverser la Samarie
JESUS et ses disciples quittèrent la Judée pour regagner la Galilée. La Samarie est située entre ces deux régions. Dans ce territoire cohabitaient de nombreux peuples et religions. Les Juifs évitaient donc d’emprunter les routes la traversant. Que signifie donc : « Il lui fallait traverser la Samarie » ? Il faut y voir un choix de JESUS : « traverser la Samarie » semble vouloir dire qu’il est nécessaire d’aller à la rencontre de l’autre, de celui qui est différent et qui pourrait être perçu d’abord comme une menace. L’histoire de la rencontre entre JESUS et la femme samaritaine est une histoire unique. Unique, car seul Jean l’évangéliste nous la raconte. Unique, car ce récit nous parle avec force de la relation et de la transformation que le Christ souhaite vivre avec nous, pour nous. Dans ce récit, nous observons JESUS passer du sud au nord, de la Judée à la Galilée en traversant la Samarie. Pourtant les Juifs avaient plutôt tendance à éviter cette route-là, quitte à faire des détours. Ils considéraient les Samaritains comme des ennemis, pires que des incroyants. Mais ici, le texte nous dit que JESUS devait passer par là... Tandis qu’il arrive près de Sychar, JESUS veux nous enseigner à traverser la Samarie pour aller à rencontre des autres Églises, des autres frères et sœurs. Que nous nous y rendions le cœur prêt recevoir un message d'unité et d'amour.
Fatigué du chemin, JESUS était assis au bord du chemin (Jn 4,6)
Fatigué par le voyage, JESUS décide de s’arrêter, il s'assoit sur la margelle du puits pendant que ses disciples vont au village voisin chercher quelques provisions. Alors qu’il se repose, une femme samaritaine s’approche. Une rencontre et un long dialogue de JESUS avec la femme de Samarie se déroule, celle qu'on dénomme la Samaritaine. L'heure choisie, « la sixième », est plutôt inhabituelle si l'on considère qu'en général, les femmes orientales viennent en longues files, s'approvisionner d'eau fraîche dès l'aube avant que la chaleur ne devienne insupportable, ou bien à la fin du jour. Et cependant cette heure est celle d'une communication déterminante pour les deux interlocuteurs : aussi bien pour la transformation de la Samaritaine que pour la révélation de JESUS. Le dialogue qui s’instaure entre JESUS et la Samaritaine aborde la question du lieu où il faut adorer. Parfois, la concurrence entre les Églises prend le pas sur la recherche de l’unité. Sommes-nous alors les vrais adorateurs du Père ? Nous avons besoin de lieux où apprendre à être de vrais adorateurs « en Esprit et en Vérité ». Avons-nous besoin de venir au bord d'un puits pour entendre la révélation de JESUS et être de vrais adorateurs ?

Prédication n°2 (Antranik Maldgian - Eglise Apostolique Arménienne) :

Donne-moi à boire
L’évangéliste saint Jean nous relate le récit du dialogue entre JESUS et la Samaritaine. La samaritaine alla un jour ordinaire puiser de l’eau au puits. Il est midi. Il fait chaud. Elle y trouve JESUS, assis à côté du puits. Il est fatigué du voyage. Il demande à la Samaritaine de lui donner à boire. Les juifs et les samaritains s’adressant rarement la parole, la samaritaine est étonnée. JESUS lui parle d’une « eau vive » qui va non seulement étancher sa soif et qui deviendra en elle « source d’eau qui jaillit pour la vie éternelle ». JESUS lui confie qu’il est le Messie. La Samaritaine bouleversée laisse sa cruche, et court annoncer aux villageois qu’elle a trouvé le Christ et elle les invite à aller à sa rencontre. À partir de la soif du Christ, la femme de Samarie prend conscience de l’insatisfaction de son existence et de solitude. JESUS vient apaiser la soif de désir. Il la comble d’un amour authentique et durable. Il est le véritable époux. Il clôt les recherches vaines de cette femme. JESUS bouleverse la Samaritaine. En lui faisant le don de la foi, il fait naître en elle l’amour de Dieu. Il donne un sens à sa vie. Il réoriente le cœur de la femme de Samarie vers l’adoration véritable. Renouvelée en cette rencontre, elle devient elle-même témoin de la Parole. Les Samaritains accueillent le témoignage de la femme, ils sont attirés par elle vers JESUS. La volonté de Dieu est de bénir tous les peuples. JESUS Christ est la parole vivante. Envoyés par JESUS, les Apôtres partiront semer la Parole et fonder les premières communautés chrétiennes. C’est ainsi que saint Thaddée et saint Barthelemy évangéliseront le royaume d’Arménie. La nation toute entière se désaltérera par la rencontre avec la Parole du Seigneur, avec l’adoption du christianisme comme religion d’état en 301. Après les temps de misères, d’angoisses, d’injustice et d’affliction, le peuple arménien commémore le 100e anniversaire du génocide des arméniens en cette année 2015. Il reste imperturbablement fidèle à l’héritage que le Christ lui a confié et transmis par la longue succession de ses saints. À l’instar du Christ qui demande à la Samaritaine : « donne-moi à boire », le peuple arménien a soif de justice et de reconnaissance, lui, qui était expulsé et exilé de ses territoires autochtones, et qui avait donné à boire dans le désert aride de Deir el Zor et qui n’a trouvé, ne serait-ce qu’une Samaritaine pour assouvir sa soif… Prions, en cette année 2015, pour que la paix et la concorde reviennent définitivement dans tous les coins de la Terre où les conflits et les guerres persistent, notamment au Moyen Orient où nos frères et sœurs sont persécutés pour leur foi chrétienne, en Artsakh (ou Haut Karabakh), où les violations du cessez-le-feu sont régulièrement bafouées par l'Azerbaïdjan. Béni soit le nom du Seigneur d’éternité en éternité. Que la Parole du Seigneur nous désaltère tous. Amen.

Prédication n°3 (Mgr Pierre-Yves Michel - Eglise catholique) :

Une source jaillissant en vie éternelle
« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle ! » Cette promesse de JESUS s’éclaire avec deux autres scènes de l’Évangile selon saint Jean : d’abord, quand JESUS, au dernier jour de la fête des Tentes, proclame debout : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui qui croit en moi ! Comme l’a dit l’Écriture : De son sein, couleront des fleuves d’eau vive. » L’évangéliste ajoute : « Il désignait l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. » (Jean 7, 37-38) Et ensuite, quand JESUS vient de mourir sur la croix et que l’un des soldats le frappe au côté d’un coup de lance et qu’il en sort du sang et de l’eau (Jean 19, 34). Pour la femme au bord du puits de Samarie, pour les auditeurs de JESUS, pour ceux qui contemplent le cœur de JESUS transpercé, pour nous aujourd’hui, c’est une promesse qui est sans cesse en train de s’accomplir : par la grâce du baptême, nous recevons la vie de JESUS et nous devenons source de vie pour tous les frères et sœurs placés sur notre route. Notre foi est un cadeau du Seigneur et une immense responsabilité : puissions-nous ne pas faire écran, ne pas cacher la source, ne pas la canaliser dans les petits tuyaux de nos étroitesses ou de nos peurs, ou pire avec les bouchons que représentent nos péchés, au point qu’il n’en coule plus que quelques gouttes. L’action de l’Esprit Saint en nos cœurs est au contraire de l’ordre du jaillissement, du déferlement, de la surabondance car il s’agit du don de Dieu, la vie éternelle, qui ne nous appartient pas, nous irrigue et nous abreuve pour que d’autres puissent en être désaltérés à leur tour, dans l’Esprit Saint. C’est bien ce qui s’est passé pour les samaritains de la ville qui se mettent à croire en JESUS parce que la femme leur a annoncé qu’elle a trouvé le Messie : « Ils avaient cru en lui à cause de la parole de la femme. » (Jean 4, 39) Il nous revient de mesurer à qui nous avons transmis l’heureuse annonce de JESUS vivant, Sauveur, source de vie éternelle, mais ensemble nous pouvons déjà en rendre grâce.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 01 Fév 2015, 9:04 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,21-28.

JESUS et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, JESUS se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.
Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier :
« Que nous veux-tu, JESUS de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
JESUS l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.
Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. »
Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.




01/02/2015, 4e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Le mal ne résiste pas à l’Amour

Qui a peur ? Qui fait peur ? Dans cette rencontre que nous raconte l’Évangile entre JESUS et un homme, s’installe une véritable crainte. En effet, un esprit mauvais habitait là, aux prises avec ce pauvre homme. Et cet esprit devant JESUS se lève et se met à crier ! JESUS était paisible, il écoutait, il enseignait, il priait… Et voilà qu’il est violemment pris à partie.

Aujourd’hui encore, le mal peut être présent. Il peut nous enchaîner. Il est contagieux dans nos esprits. Par nos paroles. Il occupe nos pensées et nous entraine vers la crainte. Doucement mais sûrement… Le mal se donne à voir dans nos réseaux d’informations. Il se met en scène par des gestes obscènes. Des paroles assassines qui nous révulsent jusqu’à l’indignation ou nous effraient jusqu’au scandale.

Dieu qui se révèle en JESUS est tout le contraire de ce mal qui sévit. Car JESUS est le Fils. Il est l’aimé du Père. Il « révèle » même l’Amour du Père. Alors que se passe-t-il ? Il n’y a pas de combat ! Dieu n’entre pas en guerre… mais il libère avec autorité. L’autorité de l’amour. L’immense force du pardon : « Sors de cet homme ! »

Quelle joie ! Quelle force dans cette parole d’autorité ! Et Dieu parle encore aujourd’hui à ton cœur. Il se manifeste encore aujourd’hui, pour peu qu’il puisse se donner à entendre dans ton regard, tes paroles, tes baisers de tendresse, ta volonté à vouloir du bien…

Dans le monde de 2015, nous fêtons un témoin de cette tendresse : Don Bosco. Un prêtre de Turin qui est né il y a maintenant 200 ans. Je le vois pleurer dans la prison de Turin lorsqu’il croise ces jeunes. Lorsqu’il entend ces adolescents incarcérés. Lorsqu’il s’imprègne de leur souffrance… Don Bosco n’a pas la force, ni l’autorité de JESUS, pour dire : «Sors de ce jeune ! » Alors, il rassemble autour de lui des hommes et des femmes à qui il demande d’aimer les adolescents. De les comprendre. De les écouter pour leur donner leur chance. Le droit d’exister et la capacité de réaliser leurs rêves. Ce sont les Salésiens.

Aujourd’hui, les jeunes de nos villes sont là, par milliers. Les adolescents de nos familles. Blessés pour beaucoup d’entre eux… Mais ils risquent de ne même pas croiser le regard de JESUS aux moments de leurs détresses si nous n’avons pas l’audace d’aller à leur rencontre. Si nous faiblissons dans nos prières… Si nous continuons à ne voir en eux que du « mal » ou tout ce qui nous fait peur.

Oui, mes frères, la Parole de Dieu, qui nous illumine aujourd’hui, nous invite à la nécessaire « révolution de la tendresse ». Celle qui redresse nos peurs. Celle qui nous rappelle qu’un adolescent, un jeune, quel qu’il soit, où qu’il vive, est d’abord un enfant. Un enfant d’une mère, un enfant d’un père… un enfant de Dieu. C’est le message du Christ, relayé par Don Bosco et la Famille salésienne, jaillit de son audace apostolique. C’est la prise au sérieux de la révélation de Dieu qui marque le visage humain.

Je confie à votre prière tous les enfants. Ceux que vous chérissez comme ceux que vous ne connaissez pas. Ceux qui jaillissent devant vos écrans de télévision, arme au poing. Soldats de nos guerres d’adultes ou ventres creux affamés par nos systèmes économiques. Oui, ne fermons pas les yeux, ne les maudissons pas. Comme Don Bosco, éduquons-les ! Ayons le courage de dire que nous aimons les jeunes, car Dieu les aime.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 08 Fév 2015, 8:44 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,29-39.

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, JESUS et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.
Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à JESUS de la malade.
JESUS s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons.
La ville entière se pressait à la porte.
Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, JESUS se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.
Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche.
Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
JESUS leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.





08/02/2015, 5e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Devenir disciples missionnaires !

Lorsque j’ai eu le Père Jérôme au téléphone, j’ai été touché par le projet original de sa paroisse en ce dimanche. À chaque messe télévisée, nous pensons tout particulièrement aux malades ou aux personnes âgées qui ne peuvent plus se déplacer. Mais les paroissiens de Méru ont voulu aller plus loin : ils ont décidé d’aller les visiter chez eux, dans leurs maisons après la messe ! Ainsi, les paroissiens ont entendu l’appel du pape François qui nous invite à devenir tous des « disciples missionnaires » !

Commençons par le premier mot : « disciples ».
Tous les chrétiens pratiquants essaient, tant bien que mal, de devenir de bons disciples de JESUS. La relation personnelle au Christ éclaire les différentes situations de la vie. L’évangile de ce jour nous présente la belle-mère de Simon confrontée à la maladie. Peut-être qu’elle priait sur son lit de douleurs avec les versets de Job : « Je ne compte que des nuits de souffrance. À peine couchée, je me dis : quand pourrai-je me lever ? ». JESUS vient à elle, dans sa maison, et il la guérit. Mais il aurait pu aussi ne pas la guérir. Ce qui est important, c’est qu’il soit venu auprès d’elle, comme il vient en ce moment, dans la maison de tous ceux qui nous écoutent. La personne « malade disciple de JESUS » doit s’enraciner dans l’espérance et lutter contre toute forme de désespoir. Elle doit tenir cet équilibre entre d’un côté, combattre la maladie par tous les moyens, et d’un autre côté, être convaincue que si elle ne guérit pas, son chemin de souffrance est un lieu privilégié d’union à Dieu. Connaissez-vous la vénérable Marthe Robin décédée le 6 février 1981 ? Elle est restée 50 ans clouée au lit dans de grandes souffrances et une union à Dieu extraordinaire. Elle disait : « la douleur, la souffrance ne viennent pas du Ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est ». Devenir disciple, c’est percevoir avec de plus en plus de certitudes que JESUS est là, à nos côtés, dans tout ce que nous vivons.

Venons-en à notre second mot : « missionnaires ».
Dans son exhortation apostolique « La joie de l’Évangile » le pape François nous dit clairement que tout disciple doit être forcément missionnaire. C’est un raisonnement qui nous bouscule car depuis des décennies, nous avons plutôt l’habitude de raisonner ainsi : nous sommes tous disciples, mais pas tous missionnaires. La mission est comprise comme un appel particulier qui concerne quelques-uns seulement. Le disciple lambda vit en bon chrétien et il pense avec raison que c’est déjà un bon témoignage. Mais il reste très discret sur sa foi qui relève de la sphère du privé. Pourtant, si votre voisin a découvert un régime alimentaire qui lui fait beaucoup de bien, cela aussi relève de sa vie privée. Est-ce qu’il va hésiter à vous en parler de peur que vous pensiez qu’il veut vous imposer son régime ? Alors, je vous demande : est-ce que votre foi n’est pas plus précieuse qu’un simple régime ? N’ayez pas peur de partager les valeurs qui vous font vivre, faites-le en toute simplicité, avec audace et retenue, soyez convaincu et convaincants sans pour autant faire du prosélytisme. Jean Paul II disait : « La foi se propose, elle ne s’impose pas ». Et Benoit XVI précisait : « Toute personne a le droit d’entendre le message de l’Évangile. À ce droit est lié un devoir, celui du chrétien à l’annoncer. » Les évènements récents nous montrent combien un pays chrétien qui ne propose plus la foi sous prétexte de laïcité, crée un désert spirituel sur lequel poussent de dangereux cactus.

Pour conclure, je vous propose de prendre exemple sur les paroissiens de Méru qui vont sortir à la périphérie. Nous aussi, essayons cette semaine de parler de notre foi avec au moins un non-croyant. Devenir disciples missionnaires nous rendra heureux, car si saint Paul s’est écrié : « Malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile », il nous dirait aujourd’hui : « Bonheur à vous, si vous l’annoncez ! »




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 15 Fév 2015, 9:28 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,40-45.

En ce temps-là, un lépreux vint auprès de JESUS ; il le supplia et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »
Saisi de compassion, JESUS étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. »
À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié.
Avec fermeté, JESUS le renvoya aussitôt
en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »
Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que JESUS ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui.





15/02/2015, 6e dimanche du temps ordinaire

Texte de l'homélie

Oeuvrer à cette contagion qui guérit

Sœurs et frères, pendant des siècles, voir un lépreux s’approcher déclenchait une véritable panique. Cette maladie était maudite car face à elle, on était complètement démuni. Vous le savez, réputée extrêmement contagieuse, elle était à l’époque inguérissable. D’où l’angoisse qu’elle suscitait comme nous l’avons vu récemment avec la réapparition du virus Ébola. On comprend alors ces règles strictes du livre des Lévites, prises pour protéger le peuple, mais avec comme conséquence, cette exclusion inexorable que connurent les lépreux durant des siècles.

Il y a aussi une autre raison à la frayeur que suscite la lèpre : c’est qu’elle défigure la personne, elle abîme et ronge le corps. La lèpre devint donc le symbole par excellence de tout ce qui ravage l’homme, y compris au sens moral et au sens spirituel. Dans la Bible, la lèpre devint synonyme du péché. Je note au passage que cela nous éclaire sur ce que nous appelons le péché. Le péché, ce ne sont pas des « peccadilles ». Le péché, c’est ce qui défigure notre humanité, c’est ce qui abîme l’autre. Le péché c’est ce qui, par mes pensées, mes paroles et mes actions détruit, altère mes frères et mes sœurs. C’est aussi tout ce qui crée de l’exclusion, ce qui met l’autre « hors du camp », qui le met « hors-jeu ».

À partir de ce récit sur la guérison d’un lépreux par JESUS, l’Évangile de Marc ne vise pas simplement à nous raconter ce qui s’est passé pour cet homme-là, « en ce temps-là ». L’Évangile vise toujours notre aujourd’hui. Il veut nous parler de nous et de cette rencontre avec le Christ qui peut s’opérer aussi pour chacun de nous. Ce matin, cette rencontre est d’ailleurs déjà commencée ! Nous sommes déjà entrés dans la démarche de ce lépreux qui « vient auprès de JESUS » : vous êtes venus ici, dans cette église de Froidmont, et vous, qui êtes devant votre télévision, vous vous êtes joints à nous, pour rencontrer JESUS.

Et qu’avait-il dans le cœur ce lépreux en venant vers JESUS ? Il sait bien qu’il est lépreux. Vous avez peut-être noté que le livre des Lévites demandait au lépreux de « porter des vêtements déchirés et d’avoir les cheveux en désordre ». C’est peut-être plus parlant pour nous… En venant ce matin vers JESUS, il y a peut-être aussi en nous des choses qui sont en désordre et qui nous abîment. Qui font que nous mettons certains à distance, y compris Dieu. Il y a peut-être en nous des relations qui s’effilochent, des déchirures qui nous font mal ? Mais la force, la grâce qui habite cet homme et qui le sauve, c’est sa foi. Il ose, il ne se laisse pas enfermer par la honte ou la peur. Il va tout droit à JESUS, assez humble que pour tomber à ses genoux…

Alors, regardons JESUS. J’imagine que tout son entourage, paniqué, a reculé d’effroi. Lui, il s’arrête, il est pris de compassion, il prend le temps de se laisser remuer le cœur. Puis il tend la main et touche le lépreux. Et il fait la même chose pour chacun et chacune de nous ce matin. À nous aussi il dit : « Je le veux sois purifié. » Le mot choisi : « purifier », a un sens suffisamment large pour s’adresser tant à un lépreux, qu’à chacun de nous : « Je le veux, retrouve ton vrai visage, ta vraie dignité, d’homme et d’enfant de Dieu, retrouve ta vraie beauté. » Face à la contagion destructrice de la lèpre, JESUS oppose une autre contagion, plus forte que tout mal : la contagion de l’amour. L’amour qui se fait geste, parole, proximité, encouragement. Amour qui se fait risque aussi, car de fil en aiguille, c’est JESUS, lui-même, qui finira par être rejeté « hors des murs de la ville ».

Tout ce premier chapitre de l’Évangile de Marc nous montre en quoi, avec JESUS, « le Règne de Dieu se fait proche ». Si JESUS agit comme cela, c’est parce qu’il est tout entier habité par l’Esprit, tout entier habité par l’amour de son Père : ce Dieu qui a des entrailles, ce Dieu qui désire la communion. Ce Dieu qui n’entre pas dans le jeu de l’exclusion, qui ne s’éloigne pas de celui qui a le corps ou le cœur abîmé. Qui se fait proximité, même là où on trouverait qu’il ferait bien de se tenir à l’écart !

Ce matin, nous entourons le Seigneur. Entrer en communion avec lui, c’est donc entrer avec lui dans cette compassion de ce Dieu qui est sans barrière, c’est œuvrer à cette contagion qui guérit, celle de l’amour sous toutes ces formes. C’est cette contagion qui atteint saint François dans son baiser au lépreux. C’est elle qui a déterminé le Père Damien d’aller rejoindre Molokaï. Et elle continue d’atteindre tous ceux qui cherchent à réinsérer dans le vivre-ensemble tous ceux qui sont mis hors-jeu, ceux qu’on tient à distance, ceux qui ne sont pas de notre camp : la liste en est longue et chacun de nous à la sienne. Cela concerne, et la société, et l’Église, et chacune de nos communautés. Saint Paul nous invite à tout faire pour la gloire de Dieu. Quand poussés par l’Esprit, nous allons vers l’autre, quand nous allons vers le Christ, quand nous résistons aux pièges de l’exclusion, alors le Règne de Dieu se fait proche : alors Dieu est glorifié et l’homme transfiguré !
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 23 Fév 2015, 7:44 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 1,12-15.

JESUS venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse JESUS au désert
et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean, JESUS partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »




22/02/2015, 1er dimanche de Carême

Texte de l'homélie

L’expérience du désert

Mes bien chers frères, chers frères et sœurs, chers téléspectateurs, mercredi dernier nous sommes entrés dans le temps du Carême, et dans un geste d’humilité et de pénitence, avec toute l’Église, nous avons reçu les cendres. Ainsi, s’est ouverte pour chacun de nous, une forme de retraite de quarante jours, que nous accomplissons en communion avec tous les chrétiens du monde entier, mais aussi en union avec JESUS au désert.

La brièveté et la sobriété de l’Évangile de saint Marc, que nous venons d’entendre, ne manquent pas de nous étonner. Après son baptême par Jean, JESUS est poussé au désert par l’Esprit. Là, il reste quarante jours, tenté par Satan. Puis, il nous dit : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile ». C’est tout, ou à peu près tout, ce que nous dit saint Marc et cependant, en quelques mots, voici tracé, pour chacun de nous, tout un programme de vie chrétienne, à savoir : l’expérience du désert !

En effet, nous sommes tous invités, à un moment ou à un autre de notre vie, à l’exemple et à la suite du Christ, à nous laisser conduire par l’Esprit au désert. Comme l’immensité de la mer ou la majesté de la montagne, le désert est un espace fascinant ; fascinant, par son étendue, sa beauté, sa lumière, par la splendeur de ses nuits étoilées, il nous dit spontanément quelque chose de Dieu ; mais fascinant aussi, par la part de mystère et de danger qu’il contient.

Il ne faut cependant pas s’y tromper, car il y a désert et désert. Dans notre société de loisir et de consommation, on tente d’apprivoiser le désert, et surtout de le commercialiser, en y multipliant de confortables excursions touristiques, de luxueux safaris ou de médiatiques rallyes auto-moto. Mais le désert est fondamentalement un lieu aride, une terre inhospitalière, et pour nous, chrétiens, traditionnellement, un lieu de pénitence et de purification, pour nous préparer à la rencontre avec Dieu. En ce sens, le désert est pour nous, par excellence, le lieu du combat spirituel, du combat contre les forces du mal. Il s’agit de ce combat qui ne se mène pas contre les autres, mais contre nous-mêmes, contre ces puissances des ténèbres qui résident en nous-mêmes et qui ne manquent pas de se manifester et de nous entraver.

Au reste, vous l’aurez remarqué, il n’est pas nécessaire de partir bien loin pour faire l’expérience de ce désert, parce que ce désert, au sens spirituel, est là au cœur de notre vie. C’est tout simplement le temps de l’épreuve, de la solitude, du silence, de la faim, de la soif. C’est le temps du manque. Là, nous sommes éprouvés dans notre corps, dans notre cœur, dans notre sensibilité. Ce combat nous plonge dans la nuit et très vite nous faisons l’expérience de nos propres limites. Nous constatons amèrement que nous ne sommes pas complètement libres, que nous sommes finalement plus dépendants que nous ne le croyons de nos idoles, de nos mauvais penchants, et que nous ne pouvons pas nous en défaire si facilement. Ce temps d’épreuve manifeste donc notre fragilité, notre dépendance.

Ainsi, le désert nous fait faire l’expérience de notre pauvreté. Mais, paradoxalement, cette expérience possède un aspect salutaire dans la mesure où elle suscite aussi une espérance. Elle nous met dans les conditions pour recevoir et accueillir cette lumière, cette petite lumière qui éclaire le fond de notre cœur et attise ardemment notre désir de Dieu. À cette lumière, nous réalisons mieux combien nous sommes loin du Père et, par voie de conséquence, combien nous avons besoin de nous purifier, de nous libérer, de nous dégager de tout ce qui nous encombre. Et ce n’est pas tant alors une envie soudaine de faire pénitence qui prime en notre cœur, mais un profond désir de simplicité, de vérité, de pureté, qui nous anime et qui nous presse comme une nécessité. Une lumière se lève dans notre nuit, une évidence s’impose : notre chemin de bonheur nous entraîne dans une forme de dépouillement.

Ainsi préparés, l’expérience du désert nous conduit comme naturellement à une rencontre personnelle avec Dieu, rencontre qui s’opère dans la liturgie, les sacrements de l’Église, la lecture de la Bible. Cette dernière que l’on appelle la « Lectio divina » tient une place fondamentale dans la vie de ceux que l’on appelle précisément les « Pères du désert », mais aussi dans la vie des moines d’aujourd’hui. Il s’agit tout simplement d’ouvrir en même temps son cœur et sa Bible, pour accueillir à travers cette lecture paisible et méditative de la Parole de Dieu, ce que le Seigneur veut me dire à moi aujourd’hui. Dans ce long, et parfois lent, cheminement, nous découvrons soudain que nous sommes aimés depuis toute l’éternité, que Dieu nous précède, que Dieu nous attend, que nous avons du prix aux yeux de Dieu.

Aujourd’hui, nous l’avons entendu ensemble, Dieu nous redit : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile », parce qu’il nous aime, parce qu’il veut faire alliance avec chacun de nous, parce qu’il veut faire alliance d’amour avec vous, avec moi. Amen.


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 01 Mar 2015, 9:55 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 9,2-10.

En ce temps-là, JESUS prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec JESUS.
Pierre alors prend la parole et dit à JESUS : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que JESUS seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et JESUS leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».





01/03/2015, 2e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Homélie du Père Jean-Philippe Fabre, prêtre du diocèse de Paris

Le saviez-vous ? Isaac et JESUS sont frères de sang ! En effet, la tradition biblique situe le sacrifice d’Abraham là où Jérusalem sera édifiée, au mont Moriah. Là-bas, Isaac et JESUS, à 1800 ans d’intervalle, montent vers un sort semblable. Tous deux « fils unique » ; tous deux bienaimés de leur père ; il leur faut porter le bois du supplice, être ligotés et être sacrifiés. Le tout dans l’obéissance au Dieu vivant.

Et bien voyez-vous, ça, on n’arrive pas à le comprendre. Quel est donc ce Dieu cruel qui joue ainsi avec les sentiments paternels d’Abraham ? Quel est ce Dieu qui envoie son propre fils à la croix ? Et Isaac ? Et JESUS ? Ne sont-ils que des victimes offertes, exécutant servilement les ordres du despote ? Et dans ma vie, pourquoi la croix, toujours et toujours ?

Ces questions ne sont pas optionnelles. Elles touchent à notre idée de Dieu et donc au sens même de la vie chrétienne. Elles sont au cœur de notre Carême qui s’achèvera, nous le savons, par le Vendredi saint. Elles sont aussi centrales pour comprendre la vie religieuse, que nous célébrons particulièrement cette année. Quel est le sens d’une vie consacrée à la suite du crucifié, vie d’ascèse inacceptable pour notre monde ? Et pour les familles, n’est-ce pas crucifiant de voir un de leurs enfants s’enfermer dans un couvent ? C’est quoi, ces sacrifices à la manière d’Abraham?

Chers amis, voilà l’enjeu de l’événement de la Transfiguration. Replaçons-nous dans le contexte. JESUS vient de prédire sa Passion et sa mort infâme. Pierre, comme nous, ne comprend pas cet acte suicidaire et s’oppose au Christ. À ce moment précis, JESUS emmène ses disciples sur la montagne, afin de leur donner par avance, le sens du scandale de la croix.

Quel est-il ? Sur la montagne, dans une scène inhabituelle et grandiose, JESUS, revêtu de vêtements resplendissants, obtient déjà sa gloire de ressuscité. Or il redescend de la montagne sans cette gloire : il l’a donc volontairement refusée, tout au moins pour le moment. Ainsi, là-haut, il choisit librement de passer par la croix avant d’être glorifié définitivement.

Voyez-vous, ce dont Pierre, Jacques et Jean sont témoins lors la Transfiguration, c’est que ce supplice n’est pas imposé au Christ. JESUS désire librement, dans son amour fou, rejoindre et sauver les hommes prisonniers de la mort. Il n’a pas de plus grand désir que d’offrir sa vie, tout comme Isaac, qui, dans la tradition juive, requerrait d’Abraham d’être mieux ligoté afin de se donner totalement. JESUS le dit : « Ma vie, nul ne la prend, c’est moi qui la donne. »

Dans ce projet de don jusqu’à la mort, Dieu soutient son Fils : « Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le »… « il sait ce qu’il fait, il est libre, je le cautionne ! » Le Père sait que ce chemin, loin d’être une impasse suicidaire, mène à la splendeur de la résurrection. JESUS le confirme aux trois disciples en descendant de la montagne.

Voilà pourquoi la Transfiguration revient chaque deuxième dimanche du Carême. Elle me prépare à suivre JESUS jusqu’à Jérusalem, jusqu’au Vendredi saint. En ce début de Carême, je suis invité, humblement et librement, à laisser JESUS prendre sur lui mes fragilités et mes épreuves. Il veut les prendre pour les ouvrir à la grâce de Pâques.

Quant à la vie consacrée, elle est ce libre choix, derrière JESUS, de donner totalement sa vie à Dieu et à ses frères. Si l’itinéraire de JESUS vers la croix n’est pas absurde mais fécond, alors celui du religieux et de la religieuse y puise tout son sens.
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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 08 Mar 2015, 8:03 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 2,13-25.

Comme la Pâque juive était proche, JESUS monta à Jérusalem.
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs.
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs,
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. »
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment.
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? »
JESUS leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. »
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! »
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que JESUS avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait.
JESUS, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous
et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.




08/03/2015, 3e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Sagesse de Dieu, folie pour les hommes

Les enfants et vous, mesdames, messieurs, les éducateurs et catéchistes de Notre-Dame-de-France, et vous, chers amis qui participez à cette messe par la télévision, vous devez certainement vous attendre à ce que je prononce un sermon très sérieux, très pédagogique et très méditatif, avec toutes sortes de considérations sur la mission d’éducateur, et… Pas du tout !

D’abord, les sermons très sérieux sont très ennuyeux. Ensuite c’est l’Écriture elle-même qui me dit de ne pas me prendre au sérieux. Avez-vous entendu saint Paul ? Ce que nous proclamons est « folie pour les nations païennes ». Et particulièrement pour les sages et les savants de tout poil.

Vous, les enfants, quand vous dites que vous allez à la messe, ou au catéchisme, ou aux scouts, vous n’avez jamais eu le sentiment qu’on vous prenait pour des idiots ? Si ? Eh bien ! C’est normal.

Vous, les adultes, vous n’avez jamais senti un regard de pitié quand vous avez avoué que vous faites le catéchisme ou que vous êtes professeur dans une école catholique ? Si ? C’est normal !

Le message chrétien est en effet un message un peu fou. Un homme qui dit qu’il est Dieu, qui meurt et qui ressuscite, n’est-ce pas, c’est un peu fou. L’amour, la douceur, la paix, qui sont vainqueurs de la violence et de la guerre, c’est un peu fou. L’hostie qui va devenir, tout à l’heure, le corps du Christ, ce n’est vraiment pas raisonnable.

Puisque vous allez vous engager, vous, les responsables de la pastorale à Notre-Dame-de-France, autant que vous soyez bien prévenus : la décision que vous prenez est une décision folle. La décision raisonnable, ce serait d’enseigner une morale bien consensuelle, dont tout le monde est déjà convaincu d’avance. Mais vous, vous allez annoncer le Christ ressuscité. Vous allez annoncer à ces enfants, là, devant moi, que l’amour passe avant toute autre valeur ; que Dieu les connaît et les aime chacun parce que c’est lui qui les a faits ; qu’avec Dieu ce qui est impossible devient possible, qu’avec Dieu notre vie est faite d’espoir et de joie, et l’espoir et la joie, dans le monde dans lequel nous vivons, c’est vraiment de la folie !

Alors oui, nul doute là-dessus, aux yeux du monde, nous, les chrétiens, passons pour des fous. C’est même un signe rassurant : si, au contraire, nous passions pour des gens sages et raisonnables, cela voudrait dire que nous aurions perdu ce qui fait notre sel, que nous aurions aplati notre message, que nous aurions trahi la radicalité, l’exigence, la nouveauté de l’Évangile.

Dans un instant nous allons proclamer notre foi. Les enfants, les jeunes, les adultes, les téléspectateurs, nous allons redire notre Credo. Notre Credo rempli de folies qui heurtent la raison et font rire les sages. La Vierge enceinte et JESUS qui revient à la vie, la prière qui porte des fruits et l’amour qui triomphe du mal, tout cela nous allons le proclamer.

Les enfants, est-ce que vous avez envie d’être un peu fous ? Les grands, est-ce que vous êtes prêts, est-ce que vous avez le courage de prendre sur vous l’éternelle nouveauté de l’Évangile et de ne plus jamais être considérés comme normaux par ce monde ? En tout cas, je vous le souhaite. Parce que ce monde raisonneur est une prison et que la folie de la foi est la seule véritable liberté. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 15 Mar 2015, 7:36 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 3,14-21.

En ce temps-là, JESUS disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »





15/03/2015, 4e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Le difficile chemin de renaissance

Frères et sœurs, dans son dialogue avec Nicodème, JESUS nous propose cette bien curieuse image. Elle fait allusion à la marche au désert, racontée dans le livre des Nombres, alors que le peuple des hébreux était attaqué par des serpents. Dieu donna alors ce remède à Moïse : celui de mettre un serpent de bronze sur un bâton, pour que quiconque le regarde soit guéri. Un serpent enroulé autour d’un mât : voilà le sigle de nombreuses organisations médicales et, avouons-le, un bien curieux symbole ! Car pourquoi le serpent, source du mal, deviendrait-il symbole de guérison ? Le mal serait-il nécessaire ? Comme si le venin était salutaire ? Le problème est-il la solution ?

Ce serpent élevé, c’est avant tout la préfiguration de la croix, c’est à dire notre humanité blessée par la convoitise, mais invitée sans cesse à renaître. Il s’agit donc de l’homme, plein et entier, que JESUS par sa croix vient sauver et relever. Pas la bonne part. Pas le côté moralement juste. Il ne sert à rien de guérir les biens portants ou d’aimer quelqu’un pour ses seules qualités. Le signe de la croix est ce rappel que ce que nous sommes peut toujours être transformé, relevé. Le serpent élevé sur la croix, c’est donc l’image de nos faiblesses lorsqu’elles s’épanouissent dans la confiance ; c’est le symbole de nos existences blessées, qui trouvent des forces dans l’espérance ou la tendresse. Le serpent élevé, c’est la convoitise, le serpent de la genèse qui n’a pas le dernier mot de notre propre histoire. Le serpent sur la croix, c’est enfin et surtout la préfiguration de la résurrection, qui nous montre que l’échec d’une histoire n’est pas la fin et peut être traversé par un chemin de renaissance.

Voilà cette nouvelle naissance que Nicodème, vous et moi, sommes invités à vivre dès aujourd’hui, dans les petits événements qui jalonnent nos vies, dans la nuit et le secret de nos histoires.

Chaque jour, nous avons en effet à renaître. Renaître signifie d’abord faire le deuil de ce que nous ne sommes plus, de nos rêves déçus, pour renaître à ce que nous sommes réellement. Renaître, naître d’en haut, ce n’est donc pas dissimuler nos serpents, cacher nos faiblesses, mais découvrir qu’elles font parties de nos histoires, elles ne sont pas le tout de ce que nous sommes. Renaître, c’est aussi et surtout s’ouvrir à la nouveauté, à ce qui arrive. Ne pas s’enfermer dans la nostalgie d’un passé ou d’une histoire. Mais lire le monde et ce qui se présente avec confiance, presque naïvement comme un petit enfant.
Voilà le difficile chemin de renaissance que propose JESUS à Nicodème. Nicodème vient d’un mot hébreu signifiant « orient », c’est à dire là où la lumière commence à poindre… Car pour celles et ceux qui acceptent de renaître chaque jour, qui accepte de faire mourir le désir de possession et de convoitise, la vérité et la lumière seront toujours devant ! Ceux qui ont appris à renaître savent toujours prendre de la hauteur dans leurs vies, y mettre un peu d’humour. Ils ont la lucidité pour découvrir un sens toujours nouveau, y voir un horizon, de l’épaisseur, de la profondeur.

Cependant, ce chemin de renaissance nous invite à quitter nos sécurités, les protections que nous nous donnons. Car renaître, c’est toujours risquer la vie, avoir le courage d’être soi-même devant les autres. Renaître, c’est finalement couper le cordon d’un Dieu maternant pour le redécouvrir dans l’inattendu des rencontres, dans ce à quoi la Vie nous appelle réellement : le don et la gratuité, l’amour sans calcul, le risque de la liberté.

Alors, quel que soit notre âge ou notre expérience, il nous faut chaque jour naître à la vie, regarder devant, là où la lumière commence à poindre. Il ne s’agit pas de résister à nos croix et aux événements imprévus. Mais tout au contraire prendre sa vie en main pour l’élever, pour la lire avec les yeux de Dieu, Celui qui a tellement aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique. Amen.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 22 Mar 2015, 7:32 pm




22/03/2015, 5e dimanche de Carême

Texte de l'homélie

Leçon de résurrection

Mes bien-aimés, prenons une petite leçon de résurrection !

Premièrement: qu’est-ce que le Carême ? On vous a dit que c’était cette période un peu particulière pendant laquelle les chrétiens pratiquaient l’ascèse. Et pourquoi donc ? Pour devenir, si possible, plus moches et plus tristes que d’habitude ? Comme a dit le pape François : « des mines de Carême sans Pâque… » Ça ne donne pas envie : ça sent un peu le renfermé comme dans le tombeau de Lazare ! On vous a dit que le Carême était le temps du jeûne, de la prière et de l’aumône, un temps de combat spirituel pour se débarrasser de nos penchants mauvais ou au moins en prendre conscience.

OK ! Mais ceci n’est pas une fin en soi. S’il n’y avait que ça, le Carême se réduirait à une sorte de régime alimentaire, une psychothérapie de groupe, un redressement de notre volonté tordue… oui ? Et alors ? Serions-nous sauvés par des préceptes ? Sauvés par des questions de nourriture et de boisson ? N’importe quoi ! Tout ceci ne serait plus la religion de JESUS Christ !

Frères et sœurs, le Carême est une préparation à « célébrer les fêtes de Pâques qui approchent… » Mais ce n’est pas une Pâque de plus dans notre existence, une Pâque qui passe : c’est un comble ! Car « Pâques », le passage de la Mer rouge, le passage du tombeau, « Pâque », la résurrection, ne passe pas, « Pâques » est l’éternité. C’est pourquoi le Carême est essentiellement une préparation à la résurrection. La résurrection, la vraie, non pas une fête annuelle dans le calendrier, mais celle qui nous concernera chacun, un jour, personnellement. Entrer en Carême, c’est offrir sa vie entière, pour vivre vraiment et vivre pleinement, là où on en est, comme un désir de la résurrection.

Mais alors qu’est-ce que la résurrection ?

Vous croyez peut-être que la résurrection est un dogme, un article de foi, une croyance comme une autre. Il suffirait de fermer les yeux, de serrer les poignées et de penser très fort en disant : « j’y crois j’y crois ». La résurrection ne serait alors qu’une idée… allons plus loin toute la foi de l’Église ne serait donc qu’une idéologie ! Mais ce n’est pas une idéologie qui a fait sortir Israël de ses tombeaux, ce n’est pas une idée qui a ramené Lazare à la vie…

Quelque chose s’est passé ce jour-là à Béthanie. Un évènement s’est déroulé sous les yeux de centaines de personnes. Ce n’était pas un discours, mais un fait. Un homme mort depuis quatre jours est sorti du tombeau. Mais l’essentiel de cet épisode n’est pas dans la merveille qui, malgré l’effet « waouh », n’aurait qu’un caractère anecdotique. Ça ne changerait pas grand à notre vie à nous ! Ce n’est pas l’évènement spectaculaire qu’il faut admirer mais ce qu’il révèle profondément. Attention notre vie peut en être changée, les catéchumènes en savent quelque chose !

Le retour à la vie de Lazare nous dit que, de même que le Carême est entièrement tendu vers les fêtes de Pâques, notre vie est toute illuminée par la Pâque éternelle. Il nous révèle surtout qui est l’auteur de toutes les résurrections.

La résurrection est une œuvre de Miséricorde du Père qui ne supportera jamais aucune de nos morts ; la mort de nos âmes : le péché, la damnation, la mort de nos corps, la pourriture… La résurrection est une alliance, une union même avec l’Esprit Saint qui donne vie à nos corps mortels, dès ici-bas, pour être lui-même notre vie dans l’Éternité.

La résurrection c’est le Christ. Il est la Résurrection et la Vie. Vous avez entendu, la résurrection n’est pas une idée, elle est bien plus qu’un évènement, plus qu’un miracle. La résurrection, c’est quelqu’un et ce quelqu’un est venu donner sa vie par les sacrements de son Église. Les sacrements que nous renouvellerons solennellement à la fin du Carême.

La résurrection c’est le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 29 Mar 2015, 10:28 pm




Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47.

La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter JESUS par ruse, pour le faire mourir.
Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. »
JESUS se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête.
Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « À quoi bon gaspiller ce parfum ?
On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » Et ils la rudoyaient.
Mais JESUS leur dit : « Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.
Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.
Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »
Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer JESUS.
À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de JESUS lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »
Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le,
et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”
Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »
Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme JESUS leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, JESUS arrive avec les Douze.
Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, JESUS déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. »
Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? »
Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Pendant le repas, JESUS, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.
Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.
Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
JESUS leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.
Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »
JESUS lui répond : « Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »
Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant.
Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. JESUS dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »
Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.
Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »
Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »
Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.
Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.
Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
JESUS parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.
Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu : « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »
À peine arrivé, Judas, s’approchant de JESUS, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa.
Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent.
Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.
Alors JESUS leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?
Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »
Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.
Or, un jeune homme suivait JESUS ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter.
Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.
Ils emmenèrent JESUS chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes.
Pierre avait suivi JESUS à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu.
Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre JESUS pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas.
De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre JESUS, et ces témoignages ne concordaient pas.
Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage :
« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” »
Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants.
Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea JESUS : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »
JESUS lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »
Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?
Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.
Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups.
Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.
Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec JESUS de Nazareth ! »
Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta.
La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »
De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. »
Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »
Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que JESUS lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.
Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté JESUS, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » JESUS répondit : « C’est toi-même qui le dis. »
Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.
Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
Mais JESUS ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.
À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.
Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.
La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude.
Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »
Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.
Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.
Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »,
de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! »
Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »
Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller JESUS, il le livra pour qu’il soit crucifié.
Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.
Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! »
Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.
Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.
Et ils amènent JESUS au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).
Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas.
Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia.
L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
[…]

Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !
Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.
Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.
Et à la neuvième heure, JESUS cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »
L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »
Mais JESUS, poussant un grand cri, expira.
Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.
Le centurion qui était là en face de JESUS, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »
Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
qui suivaient JESUS et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.
Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,
Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de JESUS.
Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si JESUS était mort depuis longtemps.
Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.
Alors Joseph acheta un linceul, il descendit JESUS de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.
Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 05 Avr 2015, 7:05 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 20,1-9.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que JESUS aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de JESUS, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que JESUS ressuscite d’entre les morts.






05/04/2015, Solennité de la Résurrection du Seigneur

Texte de l'homélie

La foi, réponse de l'amour à l'amour

Est-ce que vraiment l’amour rend aveugle ? Est-ce que vraiment l’amour rend aveugle ? L’évènement de ce jour nous montre plutôt le contraire. Le matin de Pâques, les yeux de l’apôtre de l’amour s’ouvrent sur une telle lumière qu’elle le conduit à la foi.

Voyons par quel chemin il parvient à cette conviction. C’est, je crois, le chemin de la gloire de Noël à la gloire de Pâques… Dans la Bible, la gloire de Dieu c’est la manifestation de sa lumière. Je vous propose d’explorer comment la lumière de Dieu guide le chemin qui conduit de Noël à Pâques.

Dans la nuit de Noël, l’évangile nous dit que la gloire de Dieu a enveloppé les bergers de sa lumière. Puis la lumière du Père a resplendi au jour du baptême de JESUS. Elle a aussi, par l’Esprit, conduit JESUS au désert. Elle a ouvert les yeux de l’aveugle. Dans l’évangile de Jean, l’heure de la glorification c’est la Passion et la mort de JESUS. Nous découvrons que l’histoire des premiers témoins est marquée par la gloire et la lumière de Dieu, mais elle n’est pas immédiatement source de joie. Elle est d’abord l’objet de la crainte, de la tentation, de l’incompréhension ; elle est même marquée par la mort. Bref, la gloire de Dieu n’est pas recevable telle qu’elle par constatation ou déduction. Elle est comme la lumière avec la nuit. C’est quand elle permet de sortir des ténèbres qu’elle donne tout son rayonnement.
   

Car Dieu respecte notre rythme humain : il tient compte de ce besoin fondamental que nous avons d’avoir le temps pour découvrir progressivement l’amour qu’il nous donne. Voilà pourquoi nous avons besoin de passer de la gloire de Noël encore si nébuleuse, à la gloire de Pâques qui éclaire la foi des apôtres. Et qui nous conduit à la joie de ce jour!
   

Oui, la gloire de Dieu accompagne tous les chemins des témoins et des disciples jusqu’à ce qu’ils voient son accomplissement au matin de Pâques. Le « voir » est important dans les derniers chapitres de l’évangile de Jean. Dans le récit de ce jour Marie Madeleine voit la pierre enlevée du tombeau ; le premier disciple voit les linges posés à plat ; Pierre voit le suaire roulé à sa place. Puis le disciple que JESUS aime voit et croit.
   

Il y a là une différence de taille. Le « voir » de Marie Madeleine et des disciples est une constatation. On identifie facilement l’objet de leur regard : une pierre, des linges et un suaire. Alors que le « voir » du disciple que JESUS aime est d’une autre nature : il n’est pas une constatation objective mais il conduit à la foi. Autrement dit nous ne savons ni ce qu’il voit, puisque le tombeau est vide, ni ce qu’il croit puisque le texte ne le dit pas. Pourtant nous recevons son regard et sa foi comme la Bonne Nouvelle de ce matin de Pâques.
   

Un détail de l’évangile d’aujourd’hui montre son importance. Celui qui voit et qui croit est identifié par le récit comme « le disciple que JESUS aime ». Y aurait-il des disciples que JESUS n’aime pas ? Évidemment non. Il ne s’agit pas là d’une sélection ou d’une préférence de JESUS, mais plutôt d’une insistance pour faire comprendre qu’être disciple et être aimé, c’est la même chose. L’évangéliste, que la tradition identifie à ce disciple aimé de JESUS, nous fait part de son témoignage : pour lui, l’amour de Dieu est ce qui met en lumière tout le parcours terrestre de JESUS, de Noël jusqu’à Pâques.
   

Toute l’histoire biblique nous montre comment le peuple de la première alliance est guidé par Dieu pour marcher vers l’accomplissement de la promesse d’une alliance éternelle. Voilà ce qui permet aux disciples de comprendre le chemin de JESUS selon l’Écriture : jusqu’à sa résurrection d’entre les morts.
   

Nous voyons donc que le regard du disciple que JESUS aime, c’est-à-dire de tout disciple, est éclairé par l’amour. C’est l’amour de JESUS qui ouvre les yeux sur sa présence vivante. Non seulement l’amour ne rend pas aveugle, mais il permet de voir la présence de l’être aimé, même lorsque celui-ci n’est pas visible aux yeux du corps. C’est cela la foi ! C’est la réponse de l’amour à l’amour.
   

La Bonne Nouvelle de ce jour, c’est que nous croyons que cet amour est possible même dans les circonstances plus difficiles de nos vies. Dans la solitude de ceux qui se sentent isolés, dans les deuils et les soucis de santé, de petits gestes simples peuvent faire du bien. Dans nos vies surchargées par le travail ou minées par le chômage, nous savons comment une parole d’amitié peut nous soutenir. Quand les difficultés matérielles et les soucis du lendemain nous angoissent, nous croyons que des signes de fraternité et de partage peuvent donner sens à nos vies. Nous croyons que JESUS est là, en silence comme sur la croix.
   

Lors de la veillée pascale, nous avons allumé le cierge pascal au feu nouveau qui a éclairé la nuit dans l’une des églises de notre Unité pastorale. Nous nous sommes mis en marche à la suite du Christ ressuscité et avons suivi cette lumière qui ce matin a ouvert notre célébration de Pâques. En entrant dans cette église de Notre-Dame-des-Grâces, nous avons entraîné dans notre joie tous ces disciples qui sont unis à nous par leur présence visible en ce lieu ou par leur présence télévisuelle. Nous croyons que nous sommes réunis pour célébrer la résurrection.

   
Puissions-nous voir des signes d’amour dans toutes les situations de nos vies. Ils sont, nous le croyons, l’expression pour nous de l’amour du Christ ressuscité ! Belle fête à tous !




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MessageSujet: Re: L'Homélie   Dim 12 Avr 2015, 6:31 pm



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Jean 20,19-31.

C’était après la mort de JESUS. Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, JESUS vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
JESUS leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand JESUS était venu.
Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. JESUS vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
JESUS lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d’autres signes que JESUS a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que JESUS est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.






12/04/2015, Dimanche de la Divine-Miséricorde

Texte de l'homélie

Merci Thomas

Frères et sœurs, je le trouve fort sympa notre ami Thomas ! Si l’Évangile que nous venons d’entendre était un miroir, j’y aurais vu mon sosie, un frère jumeau, nous nous ressemblons comme deux gouttes d’eau. Il se montre indépendant. Il est absent, quand ses amis font leur première expérience du Ressuscité. Sans doute voulait-il se changer les idées, après la débâcle de la Croix. Mais il se montre aussi questionneur. Peine perdue, quand les apôtres lui racontent la scène de leur rencontre, avec une émouvante sincérité. Rien n’y fait, il ne croit pas leur histoire, il veut se faire une opinion par lui-même. Sa démarche ressemble à celle du scientifique : doute systématique, vérification, expérience, avant de s’avouer croyant.

Mais justement, mes frères, avez-vous remarqué que Thomas ne demande pas la preuve de la divinité de JESUS, mais la preuve de son humanité. Il veut toucher le corps. Le Christ n’est pas insensible à l’argument de Thomas, qui ne demandait rien de sensationnel, ni de surnaturel, même pas un petit miracle, vite fait, bien fait. JESUS ne ferme pas la porte à l’entêtement de Thomas. Il lui laisse du temps. Ainsi est Dieu. Il ne manque jamais de patience pour manifester la délicatesse de son amour. Dans sa manifestation à Thomas, le Christ ne lui fait aucun reproche. Il comprend ses exigences, il se prête volontiers à la vérification désirée : ses mains, son côté, sont à sa disposition. Cette patience et cette miséricorde de Dieu mèneront Thomas à dévoiler le vrai mystère du Christ : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Il devient le premier à lui dire « mon Dieu ». Plus forte que l’incroyance initiale, la profession de foi de Thomas va désormais résonner dans l’Église de tous les siècles.

Quelle leçon pour nous, frères et sœurs. La miséricorde et la bonté de JESUS voudraient tant nous envelopper, pour que nous poussions, à notre tour, ce cri de foi. Mais force est de reconnaître que cela n’est pas évident : « Je crois, oui mais plus comme avant. En moi, bien des certitudes se sont effondrées », me confiait ce jeune interne à l’hôpital. « Lors de ma profession de foi, c’était merveilleux. Mais depuis que j’exerce en unité de réanimation, j’ai vu tellement de souffrances et d’injustices. Tenez, je songe à Hugo, ce jeune garçon de neuf ans atteint d’une leucémie que nous ne pourrons sauver. » Sans le savoir, ce jeune médecin revit, à partir de sa propre expérience professionnelle, ce qu’avaient vécu les apôtres, dans les jours qui suivirent le Vendredi saint. Dans tout l’Évangile, Dieu exprime sa miséricorde, à travers la patience. Il laisse mûrir, donne sa chance et ouvre un avenir à chacun. À sa suite, l’Église se doit d’être patiente et compatissante avec ceux qui sont traversés par la nuit du doute, ceux qui vivent, comme nous le rappelle le pape François, à la périphérie, ceux qui vivent loin des certitudes absolues. Il s’agit de les accueillir comme ils sont, de ne pas les juger, mais de les aimer.

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus toucher les plaies de JESUS. Mais nous les voyons à travers l’humanité souffrante. Tout à l’heure, en recevant le corps du Seigneur, nous serons heureux de pouvoir dire : « Mon Seigneur et mon Dieu. » Mais notre joie sera tout aussi grande, cette semaine, si nous touchons les plaies des malades, des laissés-pour-compte, les plaies du cœur, de l’âme et du corps, reconnaissant ainsi Dieu qui se révèle en eux. S’il est vrai que nous pouvons accueillir le Seigneur de gloire dans l’hostie, l’Évangile nous invite à le reconnaître aussi dans le pauvre, le prisonnier, le petit, l’opprimé, le sans-voix. Ils sont l’icône vivante du crucifié d’aujourd’hui.

Thomas, mon frère, mon jumeau, mon autre moi-même, merci de me faire découvrir qu’en touchant les plaies de l’homme, je touche Dieu du doigt. Merci pour ton doute fécond, source de ton cri de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu. »





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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 20 Avr 2015, 7:01 pm



19/04/2015, 3e dimanche de Pâques

Texte de l'homélie

Homélie du 3e dimanche de Pâques

Frères et soeurs,

Trois éléments retiennent mon attention dans les lectures de ce dimanche.

Le premier, qui constitue le fil rouge des Ecritures de ce dimanche de Pâques, de résurrection, est l’appel à vivre la conversion. Cette conversion, dit JESUS, “sera proclamée en Son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem”. C’est ainsi que Pierre lance cet appel dans les Actes : “Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés”.

La conversion est un grand mot qui risque de ne plus rien nous dire aujourd’hui s’il est limité à une idée pieuse, à un but inaccessible ou à une théorie à laquelle l’oreille chrétienne est habituée. En fait, la conversion consiste en une attitude de vie assez simple, illustrée par le propos de Saint Jean : “Mes petits enfants, je vous écris cela pour que vous évitiez le péché”. En somme, c’est une attention pressante qui nous pousse à éviter de “nous abîmer”. C’est aussi une décision de nous tourner résolument vers ce qui construit en profondeur et rend heureux, “bien-heureux”, avec la grâce de Dieu.

La conversion est un changement pour le meilleur. Je le dis régulièrement aux jeunes qui sont amoureux. S’ils aiment vraiment quelqu’un, ils sont capables de changer, et parfois beaucoup de choses dans leur vie. Ce changement, s’il est réel, devient visible à l’extérieur; ils ne savent pas le cacher. Ils sont changés. Pour changer, il faut aimer.

Alors comment aimer et où incarner une conversion de coeur, d’esprit, de manière de voir la vie? C’est le second élément qui retient mon attention aujourd’hui. JESUS insiste pour que les apôtres, qui “croient voir un esprit”, réalisent Sa présence réelle et concrète: “Voyez mes mains et mes pieds: c’est bien moi! Touchez-moi, regardez: un esprit n’a pas de chair ni d’os et vous constatez que j’en ai”.
La religion chrétienne est la seule religion monothéiste où Dieu prend un corps humain. Découvrir la dignité de chaque personne, c’est discerner dans tout être humain, la présence de quelque chose d’unique, de sacré, de divin. Ce n’est donc pas en théorie ou seulement spirituellement que nous vivrons une conversion mais dans la vie quotidienne, corporelle, incarnée, réelle. C’est dans notre manière d’être et de nous comporter concrètement, c’est par tous nos gestes et nos paroles de tous les jours, que la conversion pour le pardon sera effective ou non, sera proclamée et vécue ou pas.

Toutefois, nombreux sont celles et ceux qui pourraient se dire qu’il n’y a aujourd’hui plus aucun bonheur à trouver, dont la vie semble n’avoir été qu’une succession de malheurs, de désillusions, de trahisons, de souffrances, d’échecs, d’humiliations, qui n’ont même plus la force d’espérer pouvoir vivre autre chose ou qui attendent confusément la fin. D’autres vivent une solitude où il n’y aurait rien à donner ni personne à aimer, puisque personne n’attendrait rien d’eux. D’autres encore traversent l’épreuve de la maladie ou sont durement éprouvés par le deuil. Autant de raisons de ne pas entrevoir un bonheur à sa portée, une conversion, un changement personnel possible à vivre.

Et c’est là le troisième élément qui retient mon attention aujourd’hui. Dans l’évangile de ce jour, JESUS vient s’adresser à ceux qui avaient mis toute leur confiance en Lui et qui sont déçus, “bouleversés”, déboussolés, perdus, dans le deuil et la souffrance, dans l’inquiétude du lendemain, car c’était bien cela le sort des disciples au lendemain de Sa mort. Ils avaient même à craindre pour leur vie. Ils ont l’air d’avoir tout raté. L’avenir était bouché et la souffrance, seule, au rendez-vous.

A ceux-là, qui n’ont visiblement plus rien à donner à qui que ce soit, JESUS vient, Il demande et confie TOUT: A vous d’être témoins de la résurrection, de l’impossible, de l’incroyable, qui change et convertit tout! A vous, dit JESUS!

Et c’est par là que je voudrais terminer mon homélie, en m’adressant à tous, mais plus particulièrement à celles et ceux qui se sentent inutiles, qui sont cloués sur un lit d’hôpital ou en maison de retraite, à celles et ceux qui sont isolés et qui ont l’impression de n’avoir personne à aimer et de n’être aimés de personne, d’être oubliés ou d’avoir tout raté; c’est pour vous que cet évangile est proclamé, c’est à vous, en priorité, que le Christ se manifeste et vous rappelle votre utilité, plus encore votre dignité et votre responsabilité. Le monde a besoin de votre proclamation de “quelque chose” de la résurrection. Parce qu’elle change tout pour les croyants: elle montre à quel point le mal n’a pas le dernier mot, avec le Christ. Au contraire, même la souffrance, jointe à celle du crucifié trouve son achèvement en Sa résurrection et pousse le monde à la conversion, à un changement de perspective, à voir les choses autrement.

La vie, à la longue, peut nous retirer bien des choses et des libertés, mais nous gardons souvent jusqu’au bout notre liberté de pouvoir penser, aimer et prier. Nous savons que nous aimons quelqu’un si nous prions pour lui ou pour elle, c’est à notre portée. Il est encore et toujours temps d’aimer, de prier, de vivre et de proclamer par notre vie, quelle qu’elle soit, la présence du Ressuscité qui compte sur notre capacité à devenir meilleur jour après jour, et par là, à rendre le monde meilleur, à le changer, le convertir.

Il y a toujours quelque chose à vivre. Le monde entier a besoin de vous qui êtes capables du meilleur. A vous!


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MessageSujet: Re: L'Homélie   Lun 20 Avr 2015, 7:10 pm



Ci-joint l'Evangile du Dimanche 19 avril 2015, dont découle l'Homélie donnée ci-dessus,



Citation :
Évangile de JESUS Christ selon saint Luc 24,35-48.

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
JESUS leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. JESUS leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.
Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
À vous d’en être les témoins.



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MessageSujet: Re: L'Homélie   Mar 21 Avr 2015, 7:12 pm



Vidéo intéressante de l'Homélie du Dimanche 19 avril 2015,


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


(lien à durée de vie limitée jusqu'au dimanche 26/04/2015, puis 7 jours supplémentaires en cliquant sur Dimanche précédent)






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