Rappel du premier message : Salam, un pieux musulman ayant obéit au précepte de l’islam selon Muhammed sans trop se poser de question, craignant Dieu depuis sa tendre enfance, intègre, époux d’une seule femme, fidèle à son épouse, bon père de famille vient à mourir, rassasié de jour, de « sa belle mort » comme on dit.
Il fait alors l’expérience de la décorporation : son âme, son principe vital, se sépare du corps et commence alors pour lui une mystérieuse assomption vers les cieux ! Tout baigne dans une lumière mystérieuse et apaisante, comme dans un tunnel inondé de lumière par son extrémité finale ; alors qu’il monte de plus en plus, il perçoit en chemin de nombreuses âmes plus ou moins lumineuses, d’autres plutôt ternes, certaines carrément sombres ! Certaines semblent même unies, groupées comme par famille !
Comme porté par un ange, il les double les unes après les autres, jusqu’au moment où il aperçoit, loin devant lui, comme une cité intensément lumineuse et immense telle qu’il ne lui fut jamais donné d’en voir quand il était sur terre ! Toutes les âmes convergent, comme dans une file d’attente disciplinée, vers cette cité resplendissante, jusqu’à son entrée principale !
L’assomption de Salam se poursuit et il parvient au pied du rempart de l’imposante cité, devant l’entrée principale ; là, son assomption s’arrête et un être de lumière, un ange semble-t’il vient le trouver et lui dit :
« Vénérable Salam, je suis Gabriel, tu es attendu chez le Maître! »
Puis ce dernier souffle dans une corne de lumière émettant un son retentissant et ineffablement harmonieux !
Le bruissement d’un trousseau de clef se fait alors entendre derrière une petite porte elle-même incrustée dans l’immense porte massive de l’entrée principale. La porte s’ouvre et Salam aperçoit un homme sémite d’âge mûr, vigoureux, le visage plein de bonté qui lui ouvre grand la porte et tout aussi grand les bras pour l’embrasser et lui dit :
« Salam, mon frère, nous t’attendions, entre donc et viens prendre place! »
L’embrassant, Salam lui dit :
« Muhammed, mon frère, enfin, ça fait si lontemps que…. »
Le personnage l’interrompt et lui dit :
« Mais Salam, je ne suis pas Muhammed, on m’appelle « le rocher » ! Je suis Saint Pierre, né Siméon fils de Yonas ! Je suis chargé de l’accueil dans la cité de Dieu. Entre donc et monte donc au palais. Le Maître t’attends. »
Salam franchit donc le rempart d’or et de cristaux (1000000000 de carats) et évolue dans la cité jusqu’au palais que Saint Pierre lui a indiqué ! Chemin faisant, il voit une multitude de personnes lumineuses (beaucoup, beaucoup plus que 144000), heureuses, évoluant dans cette magnifique cité où tout respire le bonheur, l’harmonie !!!
Enfin, il arrive au palais ! Là un ange splendide et terrifiant lui demande :
« Qui es-tu et que veux-tu ? »
Tout craintif et se jetant au sol, il répond en murmurant :
« Je me prénomme Salam et je viens voir le Maître… »
L’ange demande avec une voix comme 100000000 tonnerres :
« Et qui est-Il le Maître ? »
Salam répond tout craintif mais avec courage :
« Je n’ai de Maître que Dieu seul ! »
Sa voix devenant comme la caresse d’une brise légère, l’ange répond alors :
« Je suis Saint Michel l’archange de Dieu ; Rentre donc fils du Dieu très haut ! Et va vers la salle du banquet au septième ciel ! Tu as été jugé digne du banquet céleste ! »
La splendide porte du palais à deux battants s’ouvre alors mystérieusement sur une grande salle pleine de convives, pleine de lumière et de parfums ; l’ange lui ajoute avec une suavité 100000000 fois plus intense que la douceur du miel le plus fin :
« Prends l’escalier au fonds à droite et monte au septième ciel ! »
Obéissant à l’ange, plein de joie, Salam monte un étage où il trouve une grande salle semblable à la précédente mais plus belle, plus lumineuse, plus pleine de parfums ! Il monte encore un étage, pareil, toujours plus de lumière, de parfums inimitables, l’impression de satiété se fait même sentir maintenant !!! Un troisième étage la progression continue ! Toujours autant de convives ! Salam se demande en lui-même : « Mais où donc Muhammed se cache-t’il ? »
Il parvient au quatrième ciel ; là, il perçoit auprès d’une immense table, au milieu des convives un personnage, plus lumineux plus que les autres, semblable à une berger nomade du désert; Salam se dit en lui-même : « C’est sûrement lui ! » Avec audace, il va vers lui pour l’embrasser et dit :
« Muhammed, mon ami, mon frère, enfin, ça fait si lontemps que je te cherche ,laisse-moi…. »
Le bédoin l’interrompts :
« Mais Salam, je ne suis pas Muhammed, on m’appelle « le père des croyant » ! Je suis Abraham, né araméen et pèlerin devant l’Eternel! Je suis chargé de l’intendance du quatrième ciel. Monte donc au septième. Le Maître t’attends. »
Salam, heureux d’avoir rencontré son père dans la foi, obéit, laissant avec peine le grand patriarche mais curieux de savoir ce qui l’attends! Il monte alors au cinquième : Là un être encore plus lumineux préside à la table des convives. Sûr de lui Salam s’avance les bras grands ouverts et s’exclame :
« Muhammed, mon frère, cette fois j’en suis sûr, c’est toi, laisse-moi t’embrasser et…. »
L’homme de lumière répond :
« Salam, tu te trompes, je ne suis pas Muhammed, on m’appelle « Le prophète législateur» ! Je suis Moïse car je fus sauvé des eaux de la mort avec mon peuple ; Dieu dans sa bonté me confia la loi! Je suis chargé de l’intendance du cinquième ciel avec le prophète Elie, notre frère qui est en vacance pour quelques jours. Continue de monter et va vers notre Maître qui t’attends. »
Salam encore une fois obéit et parvient au sixième ciel; là, les convives sont beaucoup plus rares ; tous sont extrêmement lumineux et semble porter des traces de blessures indélébiles ; un mélange de senteurs et de saveurs enivre Salam à tel point qu’il se sent défaillir de bonheur, l’extase !!! Un être encore une fois ressort du lot ; il paraît tel que furent les plus grands ascètes du désert, vêtu de peau de bête, avec ceci de particulier, qu’il paraît alors embrasé comme un feu ardent que rien ne peut éteindre ; Salam se dit : « Oh ! Cette fois, c’est lui, pas de doute possible ! »
Mais sans qu’il eut rien dit, l’homme de Dieu répond :
« Non Salam ! Je suis Yohan, dit « Saint Jean le baptiste ». Je suis le dernier des prophètes de Dieu de l’ancien testament, j’étais chargé de préparer le chemin au Seigneur. Maintenant, je suis l’intendant du sixième ciel ; Tu touches presque au but ! Encore un étage ! »
Salam, ivre de joie, monte et ouvre une porte semblable au diamant (1000000000 de carats); il entre ; la lumière est insoutenable, il se sent comme spiré vers le haut dans un tourbillon d’émotions indicibles !
Son bonheur est tel qu’à chaque instant il lui semble mourir d’Amour ! Un ange, Raphaë,l lui touche alors le cœur de l’âme. S’habituant alors quelque peu à ce déluge de bonheur, il perçoit au milieu de la salle un trône, et sur le trône, il distingue avec toute la peine du monde, une forme humaine d’où provient toute la lumière de la cité !!!
N’en pouvant plus, il s’écrie :
« Muhammed, mon frère, je… »
Il entends alors une voix ineffable, infiniment plus douce que celle de l’ange à l’entrée du palais :
«
Mon fils, je ne suis pas Muhammed, je suis Jésus, le Fils Unique du Père, ton origine et ta fin. Bienvenu à la maison. Entre donc dans la joie de ton Maître ! »
Sûr d’être parvenu au but, fou de joie d’être enfin arrivé, Salam ose enfin reprendre la parole et dit:
« Mais,… et Muhammed alors ??? »
Jésus semble réfléchir en Lui-Même et murmure :
«
Muhammed ?…Muhammed ???…Mhhh…Ah oui!!!! Muhammed!!!!….Attends un peu!!! ”
Jésus se concentre ferme les yeux et dit comme parlant à quelqu’un:
«
Yohan (l’apôtre et évangéliste), mon frère bien-aimé, tu descends chercher Muhammed s’il te plaît, il est au rez-de-chaussé en train de récurer les écuries de mon âne favori ! Et dis-lui de monter des loukoums, nous avons un invité de marque ! »