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| Auteur | Message |
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Sonia9 Membre Actif II

Nombre de messages: 3299 Date d'inscription: 27/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Dim 09 Jan 2011, 9:23 pm | |
| 12 Je me retournai pour connaître quelle était la voix qui me parlait. Et, après m'être retourné, je vis sept chandeliers d'or, 13 et, au milieu des sept chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme, vêtu d'une longue robe, et ayant une ceinture d'or sur la poitrine. 14 Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige ; ses yeux étaient comme une flamme de feu ; 15 ses pieds étaient semblables à de l'airain ardent, comme s'il eût été embrasé dans une fournaise ; et sa voix était comme le bruit de grandes eaux. 16 Il avait dans sa main droite sept étoiles. De sa bouche sortait une épée aiguë, à deux tranchants ; et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force. 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Ne crains point ! 18 Je suis le premier et le dernier, et le vivant. J'étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. Apo 1.
C'est ici la Parole de Dieu, le Seigneur Dieu Jésus-Christ.
11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. 12 Ses yeux étaient comme une flamme de feu ; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n'est lui-même ; 13 et il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. 14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues d'un fin lin, blanc, pur. 15 De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations ; il les paîtra avec une verge de fer ; et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout puissant. 16 Il avait sur son vêtement et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs. 17 Et je vis un ange qui se tenait dans le soleil. Et il cria d'une voix forte, disant à tous les oiseaux qui volaient par le milieu du ciel : Venez, rassemblez-vous pour le grand festin de Dieu, Apo 19. |
|  | | Gilles Co-Admin


 Nombre de messages: 4858 Pays: canada R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 08/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Lun 10 Jan 2011, 5:37 pm | |
| Et sans lui rien n'a été fait.
S. Chrys. (hom. 5 sur S. Jean,) Ces paroles: «Toutes choses ont été faites par lui», ne comprennent pas seulement les êtres dont Moïse nous rapporte la création; aussi saint Jean ajoute-t-il expressément: «Et sans lui rien n'a été fait», soit des choses visibles, soit des invisibles. Ou encore: c'est afin qu'on ne fût point tenté de restreindre aux miracles racontés par les autres évangélistes, ces paroles: «Toutes choses ont été faites par lui», qu'il ajoute: «Et sans lui rien n'a été fait». - S. Hil. (De la Trin., 2). Ou encore: Ces paroles: «Toutes choses ont été faites par lui», ont un sens indéterminé. Or, il y a un être qui n'a pas été engendré et qui n'a été fait par personne; il y a un Fils qui a été engendré par celui qui n'a pas eu de naissance, et l'Évangéliste fait nécessairement supposer que le Père est l'auteur de toutes choses, en parlant de celui qui lui est si étroitement associé, et en disant: «Sans lui rien n'a été fait». Car puisque rien n'a été fait sans lui, je conclus nécessairement qu'il n'est pas seul, mais qu'il y eu a un par qui tout a été fait, et un autre sans lequel rien n'a été fait. - Orig. (homélie 2 sur divers sujets). Ou encore: L'Évangéliste veut aller au-devant de cette pensée qu'il y a des choses qui sont faites par le Verbe, et d'autres qui existent par elles-mêmes indépendamment du Verbe, et c'est pour cela qu'il ajoute: «Et sans lui rien n'a été fait», c'est-à-dire, rien n'a été fait en dehors de lui, car il embrasse, contient et conserve toutes choses. - S. Aug. (Quest. sur l'An c. et le Nouv. Test., 97). Ou bien encore: Ces paroles: «Sans lui rien n'a été fait», éloignent de nous jusqu'à l'idée que le Verbe soit une simple créature. Comment soutenir, en effet, qu'il est une créature, lorsque l'Évangéliste affirme que Dieu n'a rien fait sans lui ?
Orig. (Traité sur S. Jean). Ou bien encore, si toutes choses ont été faites par le Verbe, et qu'au nombre de ces choses se trouve le mal et tout le malheureux courant du péché, le Verbe serait donc l'auteur du mal et du péché, ce qu'il est impossible d'admettre. Le néant et le non être sont deux termes qui ont la même signification. L'Apôtre lui-même semble appeler le mal le non être, lorsqu'il dit: «Dieu appelle les choses qui sont comme celles qui ne sont pas»; (Rm 4,17) ainsi sous le nom de rien, il faut comprendre le mal qui a été fait sans le Verbe. - S. Aug. (Traité 1 sur S. Jean). En effet, le péché n'a point été fait par le Verbe, et il est évident que le péché c'est le rien, ou le non être, et que les hommes tombent dans le rien, lorsqu'ils commettent le péché. L'idole, non plus, n'a pas été faite par le Verbe; elle a bien une forme humaine, et c'est par le Verbe que l'homme a été fait. Mais la forme humaine n'a pas été donnée à l'idole par le Verbe, car il est écrit: «Nous savons qu'une idole n'est rien». (1Co 8) Donc aucune de ces choses n'a été faite par le Verbe, mais il est l'auteur de tout ce qui existe dans la nature, et de tout l'ensemble des créatures depuis l'ange jusqu'au vermisseau.
Orig. (Traité 2 sur S. Jean). Valentin retranche du nombre des choses qui ont été faites par le Verbe, celles qui ont été faites dans les siècles, et dont il fait remonter l'existence avant le Verbe; opinion contraire à toute évidence; car les choses qu'il regarde comme divines ne sont point comprises dans toutes ces choses qui ont été faites par le Verbe, et celles qui, de son avis, sont sujettes à la destruction, en font évidemment partie. Quelques-uns prétendent, mais à tort, que le démon n'est pas une créature de Dieu; ce n'est qu'en tant qu'il est démon, qu'il n'est pas créature de Dieu, mais celui qui a eu le malheur de devenir un démon, est vraiment l'oeuvre de Dieu; ainsi, disons-nous qu'un homicide n'est point l'oeuvre et la créature de Dieu, bien cependant que comme homme il soit véritablement son oeuvre.
S. Aug. (de la nature du bien, 25). Il ne faut point s'arrêter à l'opinion absurde de ceux qui prétendent qu'il faut entendre ici le rien d'un certain ordre d'êtres, parce que ce mot rien se trouve placé à la fin de la phrase; ils ne comprennent pas qu'il n'y a aucune différence entre ces deux manières de s'exprimer: «Sans lui, rien n'a été fait», ou: «Sans lui n'a été fait rien».
Orig. (Traité 2 sur S. Jean). Si l'on prend le verbe dans le sens qu'il se trouve en chacun de nous, et qu'il nous a été donné par le Verbe qui était au commencement, ou peut dire que nous ne faisons rien sans ce verbe, en prenant le mot rien dans son sens le plus simple. L'Apôtre dit: «Que sans la loi, le péché était mort, mais que le commandement étant survenu, le péché est ressuscité»; (Rm 7,8-9) car le péché n'est pas imputé, lorsque la loi n'est pas encore. Le péché n'existait pas non plus, avant que le Verbe descendît sur la terre, au témoignage de Notre-Seigneur lui-même: «Si je n'étais pas venu, et que je ne leur eusse point parlé, ils n'auraient pas de péché (Jn 15) En effet, il ne reste aucune excuse à celui qui veut se justifier de ses fautes, alors qu'il a refusé d'obéir au Verbe qui était présent, et qui lui indiquait ce qu'il devait faire. Nous ne devons cependant ni inculper ni accuser le Verbe, pas plus qu'on ne peut accuser un maître dont les leçons ont ôté à son élève tout moyen de rejeter ses fautes sur son ignorance. Donc toutes choses ont été faites par le Verbe, non seulement les choses de la nature, mais tous les êtres privés de raison.. |
|  | | Sonia9 Membre Actif II


 Nombre de messages: 3299 Pays: France R E L I G I O N (précise): Eglise de Christ Date d'inscription: 27/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Lun 10 Jan 2011, 9:26 pm | |
| Info, nous savons pour le constater que tu préfères les paroles des hommes à la Parole de Dieu, à celle de Jésus-Christ et de ses apôtres, mais pourquoi postes tu sur le forum "christianisme" ce genre d'écrits au lieu de le poster sur le forum "catholique" ?
Le catholicisme n'est pas le christianisme, pas plus que les doctrines des TJ ne le sont, ni la religion musulmane. Alors chacun dans le forum adéquat, ne croyez vous pas qu'ainsi, cela évitera bien des discordes et des querelles qui naissent sur ce forum "christianisme" à cause de ceux qui ne demeurent pas fidèles à l'Evangile reçu et annoncé au commencement ?
Et si vous tenez à y venir, contentez vous de parler de l'Evangile de Christ, du Christianisme, et non du catholicisme ou autre. |
|  | | Gilles Co-Admin


 Nombre de messages: 4858 Pays: canada R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 08/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Lun 10 Jan 2011, 9:51 pm | |
| S,V,P Vous êtes priez une nouvelle fois de ne point m'adressez a moi //vous en savez la raison //veuillez en tenir compte . _ Pour les autres ces écrits démontres que dans les temps les plus reculez au début du christianise (eux: qui avait connut les Apôtres et parfois en liens direct avec leurs successeurs dans un mandat légitime )Nous plaçait en gardes contre les faux docteurs du coin de leurs cuisine .
Jn 1,4
Ce qui a été fait était vie en lui.
Bède. L'Évangéliste vient de dire que toute créature a été faite par le Verbe; mais afin qu'on ne pût supposer dans le Verbe une volonté changeante (comme si par exemple il avait voulu faire une créature à laquelle il n'aurait jamais songé de toute éternité), il prend soin de nous enseigner que la création a eu lieu, il est vrai, dans le temps, mais que le moment et l'objet de la création ont toujours existé dans la pensée de l'éternelle sagesse, vérité qu'expriment ces paroles: «Ce qui a été fait était vie en lui».
S. Aug. (Traité 1 sur S. Jean) On peut ainsi ponctuer ce texte: «Ce qui a été fait en lui, était vie», et si nous adoptons cette ponctuation, il faut dire: Tout était vie, car qu'y a-t-il qui ne soit fait par lui? Il est la sagesse de Dieu, et nous lisons dans le Psaume 103: «Vous avez tout fait dans la sagesse». Toutes choses ont donc été faites en lui comme elles ont été faites par lui. Mais si tout ce qui a été fait en lui est vie, donc la terre est vie, donc la pierre est vie aussi. Gardons-nous de cette interprétation inconvenante qui nous serait commune avec les manichéens, et nous ferait tenir avec eux ce langage absurde, qu'une pierre, qu'une muraille ont en elles la vie. Essaie-t-on de les reprendre et de les réfuter? ils cherchent à s'appuyer sur les Écritures et nous disent: Pourquoi est-il écrit: «Ce qui a été fait en lui, était vie ?» Il faut donc préférer cette ponctuation: «Ce qui a été fait, était vie en lui». Quel est le sens de ces paroles? La terre a été faite, mais la terre qui a été faite n'est point la vie; ce qui est vie, c'est cette raison, cette pensée éternelle qui existent dans la sagesse de Dieu, et en vertu de laquelle la terre a été faite. Ainsi la vie n'est point dans un meuble quelconque, lorsqu'il est exécuté; ce meuble, ce bâtiment, si l'on veut, est vie dans son plan, parce qu'il est vivant dans la pensée, dans le dessein de l'ouvrier ou de l'architecte; de même comme la sagesse de Dieu, par laquelle toutes choses ont été faites, contient dans ses plans éternels tout ce qui se fait d'après ces plans, bien que ces choses ne soient point en elles-mêmes la vie, elles sont vivantes dans celui qui les a faites.
Orig. (hom. sur div. suj). On peut donc sans craindre d'erreur séparer ainsi les deux membres de cette phrase: «Ce qui a été fait en lui, était vie», et voici quel serait le sens: Toutes les choses qui ont été faites par lui et en lui sont vivantes et une même chose en lui. Car elles étaient, c'est-à-dire elles existaient en lui, comme dans leur cause, avant d'exister effectivement en elles-mêmes. Demandera-t-on comment toutes les choses qui ont été faites par le Verbe sont vivantes eu lui, et subsistent en lui d'une manière uniforme comme dans leur cause? La nature des êtres créés vous en offre des exemples. Voyez comment toutes les choses que renferme la sphère de ce monde visible subsistent comme dans leur cause et d'une manière uniforme dans le soleil, qui est le plus grand des astres; comment le nombre infini des végétaux et des fruits est contenu dans chacune des semences; comment les règles multipliées viennent se réduire à l'unité dans l'art de l'ouvrier, et sont comme vivantes dans l'esprit qui les met en ordre; comment enfin le nombre infini des lignes subsiste comme une seule unité dans un seul point. De ces différents exemples puisés dans la nature, vous pourriez vous élever comme sur les ailes de la contemplation du monde physique jusqu'aux oracles du Verbe, pour les considérer avec toute la pénétration de l'esprit, et pour voir autant que cela est donné à des intelligences créées, comment toutes les choses qui ont été faites par le Verbe sont vivantes et ont été faites en lui.
S. Hil. (de la Trin., 2). On peut encore lire et entendre ces paroles d'une autre manière. En entendant l'Évangéliste dire: «Sans lui rien n'a été fait», quelque esprit troublé pourrait dire: II y a donc quelque chose qui a été fait par un autre, et qui cependant n'a pas été fait sans lui, et si quelque chose a été fait par un autre, bien que non sans lui, toutes choses n'ont pas été faites par lui; car il y a une grande différence entre faire soi-même, et s'associer à l'opération d'un autre. L'Évangéliste expose donc que rien n'a été fait sans lui en disant: «Ce qui a été fait en lui», donc ce qui a été fait en lui n'a pas été fait sans lui. Car ce qui a été fait en lui, a été fait aussi par lui, au témoignage de l'Apôtre: «Toutes choses ont été créées par lui et en lui. (Col 1,16). C'est pour lui aussi que toutes choses ont été créées, parce que le Dieu créateur s'est soumis à une naissance temporelle; mais ici rien n'a été fait sans lui de ce qui a été fait en lui, parce que le Dieu qui voulait naître parmi nous était la vie; et celui qui était la vie, n'a pas attendu sa naissance pour devenir la vie. Rien donc de ce qui se faisait en lui, ne se faisait sans lui, parce qu'il est la vie qui produisait ces choses, et le Dieu qui a consenti à naître parmi nous, n'a pas attendu sa naissance pour exister, mais il existait aussi en naissant.
S. Chrys. (hom. 4 sur S. Jean). Ou encore dans un autre sens, ne plaçons pas après ces paroles: «Sans lui rien n'a été fait», le point qui termine la phrase, comme font les hérétiques qui prétendent que l'Esprit saint a été créé, et qui lui appliquent celles qui suivent: «Ce qui a été fait en lui, était la vie». En effet, cette explication est inadmissible. D'abord ce n'était pas le moment de parler de l'Esprit saint; mais supposons qu'il soit question de l'Esprit saint, et admettons leur manière de lire le texte, leur explication n'en sera ni moins absurde ni moins inconvenante. Ils prétendent donc que ces paroles: «Ce qui a été fait en lui était la vie», s'appliquent à l'Esprit saint qui est la vie. Mais cette vie est en même temps la lumière, car nous lisons à la suite: «Et la vie était la lumière des hommes». Donc d'après ces hérétiques, c'est l'Esprit saint qui est appelé ici la lumière de tous. Mais ce que l'Évangéliste appelait plus haut le Verbe, c'est ce qu'il appelle ici Dieu, la vie et la lumière. Or, comme le Verbe s'est fait chair, ce sera donc l'Esprit saint qui se sera incarné et non le Fils. Il faut donc renoncer à cette manière de lire le texte, et adopter une lecture et une explication plus raisonnables. Or, voici comme on doit lire: «Toutes choses ont été faites par lui, et sans lui rien n'a été fait de ce qui a été fait», et arrêter là le sens de la phrase, puis recommencer ensuite: «En lui était la vie, comme s'il disait: «Sans lui rien n'a été fait de ce qui a été fait», c'est-à-dire de tout ce qui devait être fait. Vous voyez comment en ajoutant deux mots au premier membre de phrase, on fait disparaître toute difficulté. En effet, en disant: «Sans lui rien n'a été fait», et en ajoutant: «De ce qui a été fait», l'Évangéliste embrasse toutes les créatures visibles et invisibles, et exclut évidemment l'Esprit saint, car l'Esprit saint ne peut être compris parmi les créatures qui pouvaient être faites et appelées à la vie. Ces paroles de saint Jean ont donc pour objet la création de l'univers; il en vient ensuite à l'idée de la Providence dont il parle en ces termes: «En lui était la vie». De même que vous ne pouvez épuiser ni diminuer une de ces sources profondes qui donnent naissance aux grands fleuves et alimentent les mers, ainsi vous ne pouvez supposer la moindre altération dans le Fils unique, quelles que soient les oeuvres que vous croyiez qu'il ait faites. Ces paroles: «En lui était la vie», ne se rapportent pas seulement à la création, mais à la Providence qui conserve l'existence aux choses qui ont été créées. Gardez-vous toutefois de supposer rien de composé ou de créé dans le Fils, en entendant l'Évangéliste tous dire: «En lui était la vie», car «comme le Père a en soi la vie, ainsi a-t-il donné au Fils d'avoir la vie en soi» (Jn 5). Ne supposez donc rien de créé dans le Fils, pas plus que vous ne le supposez dans le Père.
Orig. (Traité 3 sur S. Jean). On peut donner encore cette autre explication: Il faut se rappeler que dans le Sauveur certains attributs ne sont point pour lui, mais pour les autres, et certains autres sont tout à la fois pour lui et pour les autres. Comment donc doit-on ici entendre ces paroles: «Ce qui a été fait dans le Verbe, était vie en lui ?» Signifient-elles qu'il était la vie pour lui et pour les autres, ou qu'il ne l'était que pour les autres? et s'il ne l'était que pour les autres, quels sont ces autres? Le Verbe est à la fois vie et lumière. Or, il est la lumière des hommes, il est donc aussi la vie de ceux dont il est la lumière, et ainsi lorsque l'Évangéliste dit qu'il est la vie, ce n'est point pour lui, mais pour ceux dont il est la lumière. Cette vie est inséparable du Verbe de Dieu, et elle existe par lui, aussitôt qu'elle a été faite, il faut, en effet, que la raison ou le Verbe soit comme préexistant dans l'âme pour la purifier, et lui donner une pureté exempte de tout péché, afin que la vie puisse s'introduire et se répandre dans celui qui s'est rendu capable de recevoir le Verbe de Dieu. Aussi l'Évangéliste ne dit pas que le Verbe a été fait au commencement; car on ne peut supposer de commencement où le Verbe de Dieu n'existât point, mais la vie des hommes n'était pas toujours dans le Verbe; cette vie des hommes a été faite, parce que cette vie était la lumière des hommes. En effet, avant que l'homme existât, il n'était pas la lumière des hommes, cette lumière ne pouvant se comprendre que dans ses rapports avec les hommes. C'est pourquoi saint Jean dit: «Ce qui a été fait était vie dans le Verbe», et non pas: Ce qui était dans le Verbe était vie. D'après une autre variante qui n'est pas dénuée de fondement, on lit: «Ce qui a été fait en lui, était vie». Or, si nous comprenons que la vie des hommes qui est dans le Verbe, est celle dont il a dit: «Je suis la vie», (Jn 11,14) nous en conclurons qu'aucun de ceux qui refusent de croire à Jésus-Christ n'a la vie en lui, et que tous ceux qui ne vivent pas en Dieu sont morts. |
|  | | Jude Membre Actif II

 Nombre de messages: 3416 Pays: France R E L I G I O N (précise): En Christ selon les écritures Date d'inscription: 01/02/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Lun 10 Jan 2011, 9:54 pm | |
| salutation en Christ,
J'aurai au moins compris que toute "cette soupe imbuvable" est "trop raffiné" pour être de ta plume.
Jude |
|  | | Gilles Co-Admin


 Nombre de messages: 4858 Pays: canada R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 08/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Lun 10 Jan 2011, 10:12 pm | |
| Et la vie était la lumière des hommes.
Théophyl. L'Évangéliste vient de dire: «En lui était la vie», pour éloigner de vous cette pensée, que le Verbe n'avait point la vie. Il vous enseigne maintenant qu'il est la vie spirituelle et la lumière de tous les êtres raisonnables: «Et la vie était la lumière des hommes»; comme s'il disait: Cette lumière n'est point sensible, c'est une lumière toute spirituelle qui éclaire l'âme elle-même. - S. Aug. (Traité 1 sur S. Jean). C'est cette vie qui éclaire tous les hommes; les animaux sont privés de cette lumière, parce qu'ils n'ont point d'âmes raisonnables, capables de voir la sagesse. L'homme, au contraire, qui a été fait à l'image de Dieu, est doué d'une âme raisonnable qui lui permet de comprendre la-sagesse. Ainsi cette vie qui a donné l'existence à toutes choses, est en même temps la lumière, qui éclaire non pas indistinctement tous les animaux, mais les hommes raisonnables.
Théophyl. Il ne dit pas que cette lumière éclaire seulement les Juifs, c'est la lumière de tous les hommes. Tous les hommes, en effet, par là même qu'ils reçoivent l'intelligence et la raison du Verbe qui les a créés, sont éclairés de cette divine lumière; car la raison qui nous a été donnée, et qui fait de nous des êtres raisonnables, est la lumière qui nous éclaire sur ce que nous devons faire et sur ce que nous devons éviter.
Orig. N'oublions pas de remarquer que le Verbe est la vie avant d'être la lumière des hommes; il eût été peu logique de dire qu'il éclairait ceux qui n'avaient point la vie, et de faire précéder la vie par la lumière. Mais si ces paroles: «La vie était la lumière des hommes», doivent s'entendre exclusivement des hommes, il en faudra conclure que Jésus-Christ n'est la lumière et la vie que des hommes seuls, ce qui est contraire à la foi. Lors donc qu'une chose est affirmée de quelques-uns, ce n'est pas à l'exclusion des autres. Ainsi, il est écrit de Dieu, qu'il est le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob; évidemment, il n'est pas exclusivement le Dieu de ces patriarches. De ce qu'il est la lumière des hommes, il ne s'ensuit donc point qu'il ne soit pas également la lumière pour d'autres. Il en est qui s'appuient sur ces paroles: «Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance» (Gn 1,26), pour soutenir qu'il faut ici comprendre sous le nom d'hommes tous les êtres qui ont été faits à l'image et à la ressemblance de Dieu; et ainsi la lumière des hommes, c'est la lumière qui éclaire toute créature raisonnable. |
|  | | Gilles Co-Admin


 Nombre de messages: 4858 Pays: canada R E L I G I O N (précise): Catholique Date d'inscription: 08/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Mar 11 Jan 2011, 6:54 pm | |
| Et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas comprise.
S. Aug. (Traité 1 sur S. Jean). Cette vie était donc la lumière des hommes, mais les coeurs des insensés ne peuvent comprendre cette lumière, appesantis qu'ils sont par leurs péchés qui leur dérobent la vue de cette divine lumière. Toutefois, qu'ils ne croient pas que cette lumière est loin d'eux, parce qu'ils ne peuvent la voir: «Et la lumière luit dans les ténèbres, dit l'Évangéliste, et les ténèbres ne l'ont pas comprise». Placez un aveugle devant le soleil, le soleil lui est présent, mais il est comme absent pour le soleil. Or, tout insensé est un aveugle; la sagesse est devant lui, mais comme elle est devant un aveugle, elle ne peut éclairer ses yeux, non parce qu'elle est loin de lui, mais parce qu'il est loin d'elle.
Orig. (Traité 3 sur S. Jean). Si la vie est la même chose que la lumière des hommes, aucun de ceux qui sont dans les ténèbres ne vit véritablement, comme aucun de ceux qui sont vivants n'est dans les ténèbres, car tout homme qui a la vie est dans la lumière, comme réciproquement tout homme qui est dans la lumière a la vie en lui. Or, d'après ce que nous avons dit des contraires, nous pouvons comprendre et apprécier ici les contraires dont l'Évangéliste ne parle pas. Le contraire de la vie c'est la mort, et le contraire de la lumière des hommes, ce sont les ténèbres qui couvrent leur intelligence. Donc celui qui est dans les ténèbres est aussi dans la mort, et celui qui fait des oeuvres de mort ne peut être que dans les ténèbres; celui au contraire qui fait des oeuvres de lumière, ou celui dont les oeuvres brillent devant les hommes, et qui a toujours présent le souvenir de Dieu, n'est point dans la mort, d'après cette parole du Psaume sixième: «Celui qui se souvient de vous n'est point redevable à la mort» (Ps 6). Que les ténèbres des hommes et de la mort soient telles de leur nature ou pour d'autres causes, c'est une autre question. Or, nous étions autrefois ténèbres, mais nous sommes devenus lumière en Notre-Seigneur (Ep 5), si nous sommes tant soit peu initiés à la sainteté et à la vie spirituelle. Tout homme qui a été autrefois ténèbres, l'a été comme l'apôtre saint Paul, tout en demeurant capable de devenir lumière dans le Seigneur. - (Hom. 2 sur div. suj). Ou bien encore, dans un autre sens, la lumière des hommes, c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui s'est manifesté lui-même dans la nature humaine à toute créature raisonnable et intelligente, et a révélé aux coeurs des fidèles les mystères de sa divinité qui le rend égal au Père; ce que saint Paul exprime en ces termes: «Vous étiez autrefois ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le Seigneur». Dites donc: «La lumière luit dans les ténèbres», parce que le genre humain tout entier était plonge, non par nature, mais par suite du péché originel dans les ténèbres de l'ignorance qui lui dérobaient la connaissance de la vérité; or Jésus-Christ, après être né d'une Vierge, a brillé comme une vive lumière dans le coeur de tous ceux qui veulent le connaître. Il en est toutefois qui persistent à demeurer dans les ténèbres épaisses de l'impiété et de l'incrédulité, voilà pourquoi l'Évangéliste ajoute: «Et les ténèbres ne l'ont point comprise», c'est-à-dire, la lumière luit dans les ténèbres des urnes fidèles, ténèbres qu'elle dissipe en faisant naître la foi et en conduisant à l'espérance. Mais l'ignorance et la perfidie des coeurs privés de la véritable sagesse n'ont pu comprendre la lumière du Verbe de Dieu qui brillait dans une chair mortelle. Telle est l'explication morale de ces paroles; en voici le sens littéral: La nature humaine, en la supposant même exempte de péché, ne pourrait pas luire par ses propres forces, car de sa nature elle n'est pas lumière, mais capable seulement de participer à la lumière; elle peut recevoir la sagesse, mais elle n'est pas la sagesse elle-même. L'air qui nous environne ne luit point par lui-même et ne mérite que le nom de ténèbres. Ainsi notre nature, considérée en elle-même, est une certaine substance ténébreuse, capable d'être éclairée par la lumière de la sagesse. Lorsque l'atmosphère est pénétrée par les rayons du soleil, on ne peut pas dire qu'elle luit par elle-même, mais qu'elle est éclairée par la lumière du soleil; ainsi, lorsque la partie intelligente de notre nature jouit de la présence du Verbe, ce n'est point par elle-même qu'elle arrive à la connaissance de son Dieu et des autres choses intelligibles, mais par la lumière divine, qui l'éclairé de ses rayons. La lumière luit donc dans les ténèbres, parce que le Verbe de Dieu, qui est la vie et la lumière des hommes, ne cesse de répandre cette lumière dans notre nature qui, considérée en elle-même, n'est qu'une substance ténébreuse et informe, et comme la lumière par elle-même est incompréhensible à toute créature, c'est avec raison que l'Évangéliste ajoute: «Et les ténèbres ne l'ont point comprise».
S. Chrys. (hom. 4 sur S. Jean). On peut encore expliquer ces paroles dans un autre sens: L'Évangéliste a voulu d'abord nous parler de la création, et il nous apprend ensuite les biens spirituels dont le Verbe nous a comblés en venant parmi nous, en disant: «Et la vie était la lumière des hommes». Il ne dit pas: Il était la lumière des Juifs, mais il était la lumière de tous les hommes sans exception; car ce ne sont pas seulement les Juifs, mais les Gentils, qui sont parvenus à la connaissance du Verbe. S'il n'ajoute pas qu'il était la lumière des anges, c'est qu'il parle seulement ici de la nature humaine à laquelle le Verbe de Dieu est venu annoncer de si grands biens.
Orig. (Traité 1 sur S. Jean). On nous demande pourquoi ce n'est point le Verbe qui est appelé la lumière des hommes, mais la vie qui est dans le Verbe? Nous répondons que la vie dont il est ici question n'est pas la vie qui est commune aux créatures raisonnables, mais celle qui est unie au Verbe et qui nous est donnée par la participation à ce Verbe primitif et essentiel, pour nous faire discerner la vie apparente et sans réalité et désirer la véritable vie. Nous participons donc premièrement à la vie qui, pour quelques-uns, n'est point encore la possession actuelle de la lumière, mais la faculté de la recevoir, parce qu'ils n'ont point un désir assez vif de ce qui peut leur donner la science. Pour d'autres, au contraire, cette vie est la participation actuelle à la lumière, ce sont ceux qui, suivant le conseil de l'Apôtre, recherchent les dons les plus parfaits (1Co 12), c'est le Verbe de la sagesse qui est suivi de près par les enseignements de la science.
S. Chrys. (hom. 4 sur S. Jean). Ou bien encore, la vie dont parle ici l'Évangéliste, n'est pas seulement celle que nous avons reçue par la création, mais la vie éternelle et immortelle qui nous est préparée par la providence de Dieu. Lorsque nous entrons en possession de cette vie, l'empire de la mort est à jamais détruit, et dès que cette lumière brille à nos yeux, les ténèbres disparaissent sans retour; ni la mort ne peut triompher de cette vie qui est éternelle, ni les ténèbres obscurcir cette lumière qui ne s'éteindra jamais. «Et la lumière luit dans les ténèbres». Ces ténèbres, c'est la mort et l'erreur, car la lumière sensible ne luit pas dans les ténèbres, mais elles disparaissent à son approche, tandis que la prédication de Jésus-Christ a brillé au milieu de l'erreur qui étendait son règne sur toute la terre et l'a chassée devant elle; et Jésus-Christ, par sa mort, a changé la mort en vie et a remporté sur elle un triomphe si complet, qu'il a délivré ceux qu'elle retenait captifs. C'est donc parce que cette prédication n'a pu être vaincue ni par la mort, ni par l'erreur, et qu'elle brille de toute part du plus vif éclat et par sa propre force, que l'Évangéliste ajoute: «Et les ténèbres ne l'ont point comprise».
Orig. (Traité 4 sur S. Jean). Il faut savoir que le mot ténèbres, comme le nom d'hommes, signifie deux choses spirituelles. Nous disons d'un homme qui est en possession de la lumière, qu'il fait les oeuvres de la lumière, et qu'il puise la connaissance au sein même de la lumière de la science. Tout au contraire, nous appelons ténèbres les actes coupables et la fausse science qui n'a que l'apparence de la science. Mais de même que le Père est lumière et qu'il n'y a point en lui de ténèbres (1Jn 1,5), ainsi en est-il du Sauveur. Toutefois, comme il a revêtu la ressemblance de la chair du péché (Rm 8), on peut dire sans inconvenance, qu'il y a en lui quelques ténèbres, puisqu'il a pris sur lui nos ténèbres pour les dissiper. Cette lumière, qui est devenue la vie des hommes, brille au milieu des ténèbres de nos âmes, et répand ses clartés là où le prince de ces ténèbres est en guerre avec le genre humain. (Ep 6) Les ténèbres ont persécuté cette lumière, comme le prouve ce que le Sauveur et ses disciples ont eu à souffrir dans ce combat des ténèbres contre les enfants de lumière. Mais grâce à la protection divine, ces ténèbres restent sans force, et ne peuvent s'emparer de la lumière, ou parce que la lenteur naturelle de leur marche ne leur permet pas de suivre la course rapide de la lumière, ou parce qu'elles sont mises en fuite à son approche si elles attendent son arrivée. Remarquons que les ténèbres ne sont pas toujours prises en mauvaise part, et qu'elles sont quelquefois le symbole d'une bonne chose, par exemple, dans ce passage du Psalmiste: «Il a choisi sa retraite dans les ténèbres» (Ps 12,12), c'est-à-dire, que tout ce qui a rapport à Dieu, est comme caché et incompréhensible pour l'intelligence humaine. Les ténèbres, entendues dans ce sens, conduisent à la lumière et finissent par la saisir, car ce que l'ignorance couvrait comme d'un nuage devient une lumière éclatante pour celui qui a cherché à la connaître. - S. Aug. (De la cité de Dieu, 10, 3). Un platonicien a dit que le commencement de ce saint Évangile devrait être écrit en lettres d'or et placé dans l'endroit le plus éminent de toutes les Eglises. - Bède. En effet, les autres Évangélistes racontent la naissance temporelle du Christ; saint Jean nous affirme qu'il était au commencement. Les autres le font descendre aussitôt du haut du ciel parmi les hommes; saint Jean déclare qu'il a toujours été avec Dieu: «Et le Verbe était avec Dieu». Les trois premiers évangélistes décrivent sa vie mortelle au milieu des hommes; saint Jean nous le présente comme Dieu étant avec Dieu au commencement: «Il était au commencement avec Dieu». Les trois autres racontent les grandes choses qu'il a faites comme homme; saint Jean nous enseigne que Dieu le Père a fait toutes choses par lui: «Toutes choses ont été faites par lui, et rien n'a été fait sans lui». |
|  | | HOSANNA Co-Admin


 Nombre de messages: 13691 Age: 38 Pays: france R E L I G I O N (précise): Chrétien Date d'inscription: 08/08/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Mer 12 Jan 2011, 1:21 am | |
| Info Merçi pour ces textes que j'ai lu avec beaucoup d'intérèt. |
|  | | unitarien34 Maître du Relatif et de l'Absolu

 Nombre de messages: 140 Pays: France R E L I G I O N (précise): évangélique unitarien Date d'inscription: 10/01/2011
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Mer 12 Jan 2011, 9:36 am | |
| C'est bizarre, Sonia, je lis les mêmes textes que toi, mais j'en tire des conclusions différentes. | Sonia9 a écrit: | Non jamais, puisque le Premier-né de toute la Création est le Père, l'Eternel, le Créateur, comme nous le révèle Colossiens 1 :
15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. |
De ce texte, tu tires la conclusion que le Fils est Yahweh-Dieu. Tu trouves pas que c'est un peu abusif, pour le moins hâtif ?
L'homme est à l'image du Dieu invisible. L'homme est-il Yahweh ?
| Sonia9 a écrit: | Ou encore Hébreux 1, 1 :
La Parole faite chair, Jésus-Christ, est l'Eternel en Personne. |
C'est du texte de Hébreux que tu as cité, que tu tires cette conclusion ? Moi j'ai lu qu'il parlait de Fils, et ne disait nulle part que le Fils est le Père. Tu peux m'expliquer, stp ? |
|  | | Sonia9 Membre Actif II


 Nombre de messages: 3299 Pays: France R E L I G I O N (précise): Eglise de Christ Date d'inscription: 27/10/2010
 | Sujet: Re: Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. Mer 12 Jan 2011, 8:24 pm | |
| | unitarien34 a écrit: | C'est bizarre, Sonia, je lis les mêmes textes que toi, mais j'en tire des conclusions différentes.
| Sonia9 a écrit: | Non jamais, puisque le Premier-né de toute la Création est le Père, l'Eternel, le Créateur, comme nous le révèle Colossiens 1 :
15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. |
De ce texte, tu tires la conclusion que le Fils est Yahweh-Dieu. Tu trouves pas que c'est un peu abusif, pour le moins hâtif ?
L'homme est à l'image du Dieu invisible. L'homme est-il Yahweh ?
| Sonia9 a écrit: | Ou encore Hébreux 1, 1 :
La Parole faite chair, Jésus-Christ, est l'Eternel en Personne. |
C'est du texte de Hébreux que tu as cité, que tu tires cette conclusion ? Moi j'ai lu qu'il parlait de Fils, et ne disait nulle part que le Fils est le Père. Tu peux m'expliquer, stp ? |
Lis Hébreux 1, tout y est révélé.
1Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, 2 Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu'il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi créé le monde, 3 et qui, étant le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa Personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, 4 devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom plus excellent que le leur. 5 Car auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils, Je t'ai engendré aujourd'hui ? Et encore : Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils ? 6 Et lorsqu'il introduit de nouveau dans le monde le Premier-né, il dit : Que tous les anges de Dieu l'adorent ! 7 De plus, il dit des anges : Celui qui fait de ses anges des vents, Et de ses serviteurs une flamme de feu. 8 Mais il a dit au Fils : Ton trône, ô Dieu est éternel ; Le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité ; 9 Tu as aimé la justice, et tu as haï l'iniquité ; C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint D'une huile de joie au-dessus de tes égaux. 10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l'ouvrage de tes mains ; 11 Ils périront, mais tu subsistes ; Ils vieilliront tous comme un vêtement, 12 Tu les rouleras comme un manteau et ils seront changés ; Mais toi, tu restes le même, Et tes années ne finiront point. 13 Et auquel des anges a-t-il jamais dit : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied ? 14 Ne sont-ils pas tous des esprits au service de Dieu, envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui doivent hériter du salut ?
Garde à l'esprit que Dieu est Esprit, ainsi voit, entend et comprend. |
|  | | | | Jn 1.1-14 Le mystère de l'Incarnation de Jésus. | |
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