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 Malek Chebel : Islam et esclavage, un tabou bien gardé

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AuteurMessage
darkviking
Modérateur : islam/chrétien
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Date d'inscription: 06/07/2009

MessageSujet: Malek Chebel : Islam et esclavage, un tabou bien gardé   Sam Oct 23, 2010 11:20 pm

Rappel du premier message :

Au terme d'une longue enquête qui l'a mené de Nouakchott à Brunei, Malek Chebel dresse un constat accablant : l'esclavage a été et reste un fait musulman.

Le mot le plus courant, en arabe, pour désigner l'esclave est 'abd, duquel dérivent des termes comme 'ubudiyya (« esclavage »). D'autres vocables sont encore utilisés, tels que raqîq (« mis en servitude »), jâriya (« esclave femme »), ghulîm (« esclave homme »). Et ce n'est pas tout. Au Proche-Orient, zandj (probablement issu de Zanzibar) et aswad désignent l'esclave noir, alors que mamlûk (littéralement « possédé ») s'applique à une catégorie particulière, la caste militaire servile.

Ce n'est donc pas le vocabulaire qui manque en terre d'Islam pour parler de l'esclavage.


Cette richesse sémantique tranche toutefois avec le mutisme qui entoure le phénomène. Un mutisme d'autant plus choquant, aux yeux de Malek Chebel, que l'esclavage a pris des dimensions considérables tout au long de l'histoire de cette région du monde et qu'il reste à bien des égards très présent dans le quotidien de centaines de millions de gens.

C'est pour briser ce silence assourdissant que l'anthropologue algérien, bien connu des lecteurs de « Jeune Afrique » pour ses nombreux ouvrages autour de l'islam, s'est livré à une longue enquête. Fruit d'innombrables lectures, son pavé de 500 pages est aussi et surtout le compte rendu d'un voyage de plusieurs mois qui l'a conduit des rives de l'Atlantique au fin fond du Sud-Est asiatique en passant par les pays du Golfe, l'Asie mineure, l'Afrique saharienne.

Le constat final est accablant : « À Brunei, au Yémen, dans les pays du Sahel, chez les Touaregs, en Libye, dans le Sahel tunisien, en Égypte, en Arabie, en Mésopotamie, au Soudan ou à Djibouti, il n'est pas un lieu gagné par l'islam où ne se soit jamais pratiqué le commerce d'esclaves. »

Encore convient-il d'établir des distinctions entre les pays et de relever les caractéristiques propres des différentes contrées concernées. La Libye et l'Algérie, par exemple, débouchés naturel des routes commerciales transsahariennes, ont surtout servi de voies de transit. Des pays tels que l'Égypte ou l'Arabie saoudite actuelles étaient, eux, de gros consommateurs, osera-t-on dire, de marchandise humaine. Idem pour la Turquie. Les Européens ont fantasmé sur les odalisques des harems d'Istanbul, sujet de prédilection pour les peintres orientalistes, et se sont extasiés sur les exploits militaires des janissaires de l'Empire ottoman. Faut-il rappeler que les premières comme les seconds étaient des captifs ?

En Afrique, on le sait, c'est à la lisière du monde noir que l'esclavage prit les plus grandes proportions. Au Maroc, où la composante négroïde de la population saute aux yeux du voyageur, les traces en sont manifestes. Que sont les fameux musiciens gnaouas sinon les descendants de Noirs « importés » de la zone soudanienne au temps où le Maroc était une grande puissance régionale ? Et puis, il y a le cas de la Mauritanie, où, malgré les démentis, l'esclavage reste une réalité manifeste. La preuve en est que le Parlement a voté à plusieurs reprises des textes l'interdisant. Malek Chebel rappelle un indice qui ne trompe pas : de nombreuses associations d'affranchis tentent de se constituer en force politique. « En attendant, commente l'auteur, chaque foyer de Beidane (« Blancs ») entretient des harratine noirs, fils d'anciens esclaves auxquels il donne le nom de « serviteurs », un peu comme on faisait naguère à la Barbade, où l'on gratifiait pudiquement du nom d' « apprentis » les esclaves fraîchement libérés de leurs chaînes. »

Ainsi donc, une bonne part de la main-d'oeuvre servile utilisée dans le monde arabe venait d'Afrique subsaharienne - en Tunisie, le même mot, abîd, désigne indistinctement l'esclave et le Noirs - et tout particulièrement du Sahel, de l'Éthiopie ainsi que de la côte orientale du continent. Mais les Balkans et les steppes de l'Asie centrale furent également d'importants bassins pourvoyeurs.

Combien furent-ils ? Dans le cas de la traite occidentale, les éléments de chiffrage existent : les négriers tenaient des journaux de bord dans lesquels était reporté le détail de leur commerce honteux. Rien de tel avec la traite orientale. Confrontant les diverses sources, Malek Chebel estime à plus de 20 millions le « volume total de l'esclavage en terres arabes et musulmanes ». Ce nombre englobe aussi bien les captifs de guerre slaves, les concubines et les domestiques circassiennes, que les domestiques noirs achetés à des négriers ou razziés dans les villages du Sahel, les marins chrétiens capturés par les corsaires barbaresques en Méditerranée. Les négriers arabes auraient donc fait « mieux » que leurs homologues européens. Les uns ont, il est vrai, sévi pendant quatorze siècles, contre moins de quatre pour les autres.

Faut-il chercher dans le Coran la cause du mal ? Le Livre, certes, accepte que la condition de sujétion des esclaves par rapport aux maîtres soit maintenue en l'état. Car l'islam est né dans une région du monde où l'esclavage était quasiment un mode de production. Mais il tente d'en limiter les abus, tout comme il apporte un progrès incontestable à la situation des femmes (notamment en limitant à quatre le nombre des épouses autorisé).

Par ailleurs, l'affranchissement est recommandé au croyant dont il favorise l'accès au Paradis. Le prophète Mohammed n'avait-il pas donné l'exemple en la matière ?

Vivement encouragé en théorie, l'affranchissement n'a, hélas, guère été suivi en pratique. De siècle en siècle, l'esclavage est devenu un fait musulman, s'inscrivant profondément dans les habitudes. Pourtant, c'est un sujet dont on ne parle pas. En dehors de l'Égyptien Mohamed Abdou, du Syrien Rachid Ridha, de l'Iranien Mirza Ali Mohamed, fondateur, au XIXe siècle, du bâbisme, qui a fermement condamné cette pratique, la plupart des réformateurs sont restés étonnamment discrets sur la question.

Et que dire des islamologues ! Louis Massignon, Vincent Monteil ou Jacques Berque disposaient des informations qui leur auraient permis, en plein XXe siècle, de tirer la sonnette d'alarme. Peut-être ont-ils préféré, écrit Malek Chebel, « la hauteur mystique des grands penseurs, des philosophes et des théosophes de l'islam aux réalités scabreuses des marchands de chair humaine ». Ils savaient, mais leur empathie pour l'islam les inclinait à trouver à cette religion et aux hommes qui s'en réclament des excuses qui ne sont en rien justifiées.

Quand bien même la réalité de l'esclavage arabe est reconnue, c'est souvent pour en atténuer la rudesse : il n'aurait pas abouti à la dépersonnalisation de l'esclave, comme cela a été le cas avec le commerce triangulaire Afrique-Amérique-Europe, affirme-t-on. Comme s'il pouvait y avoir une graduation dans l'infamie

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Citation:
On dit aussi que l’esclavage dans le monde arabe n’a rien à voir avec l’esclavage occidental…

C’est vrai que la traite négrière occidentale était strictement économique, puisqu’elle consistait à transporter des Africains dans les plantations en Amérique, alors que l’esclavage oriental était plus diversifié. Les captifs étaient utilisés dans l’agriculture, mais aussi comme soldats ou pour servir dans les palais.

Si la traite occidentale a duré moins de quatre siècles, la traite orientale s’est étalée sur quatorze siècles, puisque j’en situe les débuts avec la naissance de l’islam. Le fait que le phénomène soit dilué dans le temps et qu’il n’y ait pas eu de bateau négrier donne le sentiment que c’est différent. Le volume total de l’esclavage dans le monde arabo-islamique atteint pourtant, selon les estimations les plus sérieuses, les 20 millions, soit plus que le nombre d’Africains déportés dans les Amériques. Alors, pour moi, aujourd’hui, c’est pareil.
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Man
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MessageSujet: Re: Malek Chebel : Islam et esclavage, un tabou bien gardé   Ven Juin 10, 2011 9:20 am

citronade a écrit:
Man a écrit:
Donc enfaite même si je te cite la textes, tu vas me traiter de menteur.

Alors je vais te montrer mon honnêteté et vérifier la tienne par la même occasion : l'histoire se trouve dans la sira selon ibn ishaq, elle se nomme "sira de référence", et l'histoire se trouve page 485 à 506 puis page 681 à 693 dans la version arabe, et page 181 à 196, et page 578 à 603 dans la version française.

A toi de jouer.


tu plaisante la? j espere tu n'as pas de hadith ou de source coranique? vraiment man tu donne un livre avec les pages a chercher dit carrement qu ont doit acheter le livre ? mais tu as le coran et les hadiths tu n a pas trouve dedans?


Il va falloir que tu finisses pas nous dire qu'est-ce que tu veux, peux-tu cesser s'il te plait de fuir dans un trou à chaque fois que je te coince dans un endroit ? Quand je te cite les textes avec sources et liens pour vérifier, tu dit que je ment. Là je ne te montre rien, je te donne la référence du livre avec les pages, et tu me demande de mettre le texte avec les sources. Encore un peu et il faudra te prescrire un traitement mon ami, c'est quoi ces manières de fuir à chaque fois ?
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MessageSujet: Re: Malek Chebel : Islam et esclavage, un tabou bien gardé   Dim Juin 12, 2011 5:08 pm

Mahomet demande de bien traiter ses esclaves et si on fait un gros péché d"en affranchir un mais il n'est pas du tout abolitionniste
Je me souviens d'un musulman qui par testament à sa mort a voulu affranchir tous ses esclaves à sa mort
Mahomet a annulé ce testament et n'a affranchi que deux esclaves des 8 que possédait ce musulman

Même aujourd'hui il y a des partis islamistes qui rêvent de rétablir l'esclavage des non musulmans que ce soit au Pakistan ou même en Afrique du nord


"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
Gérard Zwang
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MessageSujet: Re: Malek Chebel : Islam et esclavage, un tabou bien gardé   Mar Jan 10, 2012 5:00 pm

les principaux souverains du Maroc viennent du sahara occidental

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"Coiffant les aspirations les plus viles, flattant les pulsions les plus archaïques, encourageant la paresse intellectuelle, l'intolérance, l' hypocrisie, la violence, prêchant un virilisme pathologique, justifiant les pires ignominies antiféministes, l'islam n'est ni une sagesse , ni une civilisation (mode de vie), c'est un fléau."
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