LAPIDÉ
« C'est décidé, je pars. Ça devient insupportable. Depuis pratiquement une semaine, c'est tous les soirs ! »
Victime depuis plusieurs jours des attaques répétées d'un groupe de jeunes, l'abbé Noël, curé de la Croix-de-Metz, s'est décidé. La chapelle essuie depuis quelques temps des jets de pierres. L'an passé, les pierres étaient dirigées contre l'abbé, puisqu'un caillou avait atterri dans son lit.
« Dimanche soir, une pierre a volé. Elle a heurté mon poignet. Le verre de ma montre s'est brisé ! » témoigne-t-il.
Mais les violences ne se sont pas arrêtées là. La croix surplombant l'autel a été recouverte d'un voile noir tandis que le coffret électrique a été fracturé quelques jours plus tôt.
Au total, 6 vitres ont été brisées. Les violences ont redoublées depuis que l'abbé a décidé de se rendre au commissariat pour dénoncer des faits inacceptables, la semaine dernière. Ces actes anti-chrétiens sont d'une violence inouïe. L'abbé Noël manque d'être lapidé au début du XXIe. Il est curieux qu'en cette époque où la tolérance est prôné publiquement, il y ait si peu de respect et d'écoute envers les chrétiens. Là aussi, le silence médiatique pèse d'une étrange injustice, qui ne garantit rien de bon pour l'avenir de la laïcité en France.
Bonne journée
Saufi