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 Au Burkina, Ouahigouya sous la menace islamiste

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Capucine
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MessageSujet: Au Burkina, Ouahigouya sous la menace islamiste   Mer 29 Nov 2017, 6:51 am

Au Burkina, Ouahigouya sous la menace islamiste

Antoine d’Abbundo (à Ouahigouya, Burkina Faso) , le 29/11/2017 à 11h21
Mis à jour le 29/11/2017 à 11h28 

Dans la grande ville du nord du Burkina et sa région, à la frontière malienne, l’islam wahhabite gagne du terrain sous l’influence des pays arabes du Golfe. Un islam radical qui séduit une partie de la jeunesse désœuvrée, prête à renforcer les groupes djihadistes actifs dans la bande sahélienne.



Le village de Bembela, à l’ouest de Ouahigouya,
vit de l’agriculure familiale. A gauche, Boukari Sawadogo,
105 ans, entouré de ses fils. / Photos Patrick Piro
 



Une violente tempête tropicale s’est abattue toute la nuit sur Ouahigouya et ses environs et, au matin, les villageois de Bembéla, à une dizaine de kilomètres de la grande ville du nord du Burkina, à la frontière malienne, affichent un grand sourire. « Si la pluie se répète, les champs devraient bien donner », se réjouit Noufou Sawadogo, le chef du comité local.

Dans cette région sahélienne où la survie des familles dépend de la quantité de sorgho, de mil et de maïs récoltée à la fin de la saison humide, qui dure de juillet à octobre, les paysans ne cessent de guetter le ciel, d’où vient le salut ou la malédiction. Car le principal ennemi des paysans burkinabés, c’est d’abord le changement climatique qui perturbe le régime des précipitations et réduit la fertilité de terres.



Les djihadistes ? « On a entendu parler des crimes commis à Ouagadougou, la capitale, et des attaques qu’ils mènent depuis le Mali. Mais ici, on n’a jamais eu de problème », réplique Noufou Sawadogo, le visage soudain fermé. Avant d’ajouter : « L’islam interdit de tuer. Ces gens ne sont pas des croyants. À Bembéla, musulmans et chrétiens vivent en paix. Nous sommes de la même famille. »

L’expression n’est pas qu’une figure de style, comme l’illustre l’histoire des frères Tabowaoga et Rabéba, deux habitants du village. Le premier, aîné de la famille de six enfants, a choisi de rester catholique comme ses parents et assiste désormais son père, Boukari, vieux sage de 105 ans, pour mener la communauté de Bembéla. « Nous ne sommes plus qu’une vingtaine de personnes pour prier. Et comme nous n’avons pas de chapelle, on se réunit chez l’un ou chez l’autre pour maintenir vivante la tradition », raconte Tabowaoga.


Boukari Sawadogo, 105 ans, entouré de ses fils. / Patrick Piro

Rabéba, lui, a choisi l’islam à l’âge de 30 ans. « J’étais en Côte d’Ivoire pour travailler et comme je vivais chez des parents musulmans, je me suis converti par respect pour eux. On peut avoir des religions différentes, mais l’important est de suivre Dieu », lâche-t-il.


« Les mariages mixtes sont fréquents »



Des histoires comme celle-ci sont monnaie courante au Burkina Faso, pays mosaïque d’ethnies de 18 millions d’habitants répartis entre musulmans (55 %), chrétiens (20 %) et animistes (25 %). « En Europe, la cohabitation entre communautés est compliquée par le fait culturel. Ici, le problème se pose moins du fait que tout le monde est plus ou moins parent. Les mariages mixtes sont fréquents. On se rend visite aux grandes fêtes. Jusque-là, la coexistence pacifique n’a pas vraiment posé de problème », souligne Mgr Justin Kientéga, évêque de Ouahigouya.

Mais cette harmonie, qui a longtemps fait du Burkina Faso un modèle de société tolérante en Afrique, est désormais menacée. Ghassimi Diallo, 45 ans, maire de Thiou, commune de 5 000 habitants située à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali, en témoigne avec inquiétude.

« Depuis les années 1990, nous voyons se propager dans toute la bande sahélienne l’influence d’un islam dit wahhabite diffusé par l’Arabie saoudite, le Qatar ou le Koweït. Ces pays arabes prétendent imposer leur vision de la religion aux populations musulmanes qui suivent un islam des cheikhs plus ouvert et implanté en Afrique depuis des siècles », explique Ghassimi Diallo.

« Pour cela, ils financent des écoles coraniques et forment des imams pour diffuser des idées extrémistes qui séduisent une partie de la jeunesse désœuvrée, délaissée et en mal d’identité. Cela génère des tensions nouvelles qui, faute d’être correctement gérées, débouchent sur de la violence ».


Trafics et actions terroristes



Depuis quelques années, des groupes armés sont ainsi apparus de l’autre côté de la frontière, au Mali, où un vaste no man’s land rocailleux leur sert de base arrière pour développer toutes sortes de trafics et mener des actions terroristes dans toute la sous-région.

La capitale Ouagadougou a été prise pour cible, par deux fois, en janvier 2016 puis le 13 août dernier lorsqu’un commando a ouvert le feu dans un restaurant fréquenté par des étrangers, faisant 18 morts dont un Français. Une attaque à la grenade a eu lieu également la veille de l’arrivée d’Emmanuel Macron.



Mais pour un attentat médiatisé, combien sont passés sous silence ? De 2015 à 2017, le Burkina a connu 33 attaques terroristes qui ont fait une cinquantaine de morts, la plupart dans la zone du Sahel. Enlèvements avec demande de rançon, mitraillage de postes de douanes ou de gendarmerie, assassinats, pillages : dans la province nord du Yatenga, les bandes motorisées, surtout actives la nuit, sèment la terreur en toute impunité.


5 000 hommes pour lutter contre ce terrorisme transfrontalier



En mai, l’armée burkinabée, en coopération avec les troupes françaises de l’opération Barkhane, a tenté de nettoyer le terrain, mais le retour au calme n’a été que de courte durée. D’où le lancement, en juillet, de la Force G5 Sahel, qui associe le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad et le Burkina Faso et doit mobiliser 5 000 hommes pour lutter contre ce terrorisme transfrontalier.

« L’action militaire est nécessaire, mais ne sera pas suffisante. Le terrorisme est comme une gangrène. Pour soigner le mal, il faut s’attaquer à la racine qui est le sous-développement de la région », plaide Ghassimi Diallo. Pour cela, l’état burkinabé a annoncé, en août, un programme d’urgence pour le Sahel (PUS) doté sur trois ans de 455 milliards de francs CFA – 693 millions d’euros. Reste à imaginer des projets concrets.



Le maire de Thiou s’est mis à la tâche. Après consultation des élus locaux et des chefs de village, il a adressé à Ouagadougou une longue liste des chantiers à lancer d’urgence, de la sécurité à la santé en passant par les infrastructures et le soutien à l’agriculture familiale.

« La clé de la réussite, ce sont les jeunes. Si l’on ne veut pas qu’ils cèdent aux sirènes djihadistes, il faut leur donner les moyens de résister. Cela passe par une formation professionnelle, mais aussi par la connaissance et le respect de ses propres traditions », plaide Ghassimi Diallo. Une conviction qu’il tient de son père, Sirifi Diallo, imam de la mosquée Nouriri, dans le secteur 1 de Ouahigouya.


Sirifi Diallo prêche l’islam des cheiks, une religion de paix. / Patrick Piro

Assis sur le parvis de sa maison, à l’ombre d’un manguier, celui-ci explique cet islam des cheikhs qu’il a toujours prêché. « C’est une religion de paix qui invite à respecter tout le monde et à coopérer. Avec les chrétiens, nous avons toujours tout partagé. Les joies et les peines. Jusqu’à ce que les Arabes sunnites viennent perturber l’entente. Ils disent que nous ne pratiquons pas la vraie tradition du prophète. Mais ce sont eux qui pervertissent l’islam. Leur but, c’est de posséder les gens », lâche-t-il.


Les signes de contagion sont là



À Ouahigouya, leur influence est encore limitée, mais les signes de contagion sont là. Dans les rues, on aperçoit de plus en plus de jeunes femmes optant pour le voile noir intégral plutôt que le boubou coloré. Sur la centaine de mosquées de quartier que compte la ville, une poignée est déjà passée aux mains d’imams d’obédience wahhabite qui y imposent leurs règles et leurs prêches radicaux.

« Ils utilisent leur argent pour séduire les jeunes et nettoyer leur cerveau. Face à eux, l’islam modéré doit se débrouiller seul, sans l’aide du gouvernement. La bataille est inégale », s’inquiète Sirifi Diallo.

« Pour l’instant, la pression de l’islam radical s’exerce surtout sur la communauté musulmane qui est d’autant plus fragile qu’elle n’a pas de hiérarchie pour faire barrage. Mais, d’évidence, les tensions menaceront demain le vivre ensemble et les chrétiens doivent réagir », prévient Mgr Justin Kientéga. Comment ? « En continuant de promouvoir la fraternité par la prière et le dialogue et en se mettant au service de toute la société burkinabé comme l’Église l’a toujours fait. Car si la paix est un don de Dieu, elle est aussi le fruit du travail des hommes. »

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Les djihadistes qui menacent le Burkina Faso

Trois groupes armés sont particulièrement actifs au Burkina Faso, mais aussi au Mali et au Niger, dans un espace sahélien de plus de 11 millions de kilomètres carrés, soit 16 fois la France.

La Katiba Macina, ex-Front de libération du Macina, est un groupe salafiste surtout présent au centre du Mali. Soutenu par Ansar Dine – « Les défenseurs de la religion » – et Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), ce groupe d’une centaine de combattants motorisés s’est notamment fait connaître par l’attaque de Nampala en juillet 2016 et celle du poste de Nassoumbou, au Burkina, qui a fait 12 morts en décembre 2016.

L’État islamique du grand Sahara (EIGS) s’est spécialisé dans le trafic d’armes et de drogue. On lui attribue également les attaques du camp de la Minusma (la Mission des Nations unies pour la Stabilisation au Mali) d’Ansongo, au Mali, en octobre 2016 et celles de plusieurs postes militaire et douanier au Burkina.

Le groupe Al-Mansour Ag Alkassam du nom de son chef, un Touareg de la région de Tombouctou, opère à la frontière entre le Mali et le Burkina. Ses petits groupes à moto prennent pour cibles les convois et les postes militaires isolés.

   Antoine d’Abbundo (à Ouahigouya, Burkina Faso)


https://www.la-croix.com/Monde/Afrique/Au-Burkina-Ouahigouya-menace-islamiste-2017-11-29-1200895667?from_univers=lacroix
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MessageSujet: Re: Au Burkina, Ouahigouya sous la menace islamiste   Mer 29 Nov 2017, 6:55 am

Emmanuel Macron arrive au Burkina Faso dans un climat tendu

La Croix (avec AFP) , le 28/11/2017 à 9h52  

Une attaque à la grenade a visé les forces françaises à Ouagadougou, quelques heures avant l’arrivée du président français, lundi 27 novembre au soir. Le discours d’Emmanuel Macron sur sa politique africaine sera scruté de près par une partie de la jeunesse hostile à la présence militaire française.



Emmanuel Macron acceuilli au Burkina Faso par le Président Roch Marc Christian Kabore à Ouagadougou. / Philippe Wojazer/AFP
 


Que sait-on de l’attaque contre un véhicule français à Ouagadougou ?



Lundi 27 novembre au soir, deux heures avant l’arrivée d’Emmanuel Macron au Burkina Faso et alors que la ville faisait l’objet d’un important dispositif de sécurité, des individus encagoulés ont lancé une grenade contre un véhicule de l’armée française. Celui-ci circulait dans le nord de Ouagadougou, la capitale du pays, pour rejoindre la caserne des forces spéciales françaises. La grenade n’a pas atteint sa cible mais a blessé trois riverains, dont un grièvement. Cette attaque n’a pas été revendiquée pour l’instant.


Pourquoi les forces françaises sont-elles présentes au Burkina Faso ?



La France entretient une coopération militaire ininterrompue avec les autorités du pays depuis son accession en 1960. Désormais, les forces spéciales françaises basées à Ouagadougou collaborent aux opérations contre les djihadistes dans la bande sahélo-saharienne.

En janvier 2016, les terroristes avaient fait 30 morts dans la capitale burkinabée, lors d’une fusillade contre les terrasses dans le centre-ville. Plus récemment, en août dernier, une attaque similaire avait fait 19 morts.


► Que va faire Emmanuel Macron au Burkina Faso ?



Le président français est arrivé lundi 27 novembre dans la soirée. Le Burkina Faso marque la première étape d’une tournée de trois jours en Afrique, avec des déplacements en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Ce mardi, Emmanuel Macron doit prononcer un discours qui tracera les grandes lignes de sa politique africaine devant les étudiants de l’université de Ouagadougou. « Le Burkina est l’emblème de l’aspiration démocratique de la jeunesse africaine », a déclaré le président français à son arrivée, en faisant allusion au soulèvement de 2014 qui a balayé Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir.

Emmanuel Macron entend convaincre la jeunesse africaine de plus en plus hostile à la présence française sur le continent. L’épineuse question des flux migratoires que l’Europe veut endiguer sera aussi abordée. Les jeunes burkinabés réclament la fin de tout ce qui illustre pour eux le passé colonial : le « pillage des ressources » par des entreprises françaises, le franc CFA arrimé à l’euro et… la présence militaire française. Pour certains, les attaques djihadistes sont même une réaction à cette présence plutôt que sa cause.

  La Croix (avec AFP)


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