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 Le combat désespéré des familles de disparus syriens

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Capucine
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MessageSujet: Le combat désespéré des familles de disparus syriens   Mer 06 Sep 2017, 2:17 am

Le combat désespéré des familles de disparus syriens

Emmanuel Haddad (à Beyrouth), le 06/09/2017 à 6h51
Mis à jour le 06/09/2017 à 14h21

Depuis 2011, environ 65 000 Syriens auraient disparu, probablement victimes d’arrestations arbitraires. Hors du pays, leurs proches sont souvent acculés à la ruine pour obtenir, sinon leur libération, du moins des signes de leur survie.


ZOOM
Un Syrien du village d’Azzara, dans la province de Homs, brandit le portrait d’un proche disparu, en mai 2012. / Joseph Eid/AFP

«Il n’y a pas un poste de police à Damas où, du responsable au simple gardien de cellule, je ne sois pas allée demander des nouvelles de mon mari», assure Gharam (1). Le 9 septembre 2012, l’époux de cette habitante du village libanais d’Al-Marj, où elle vit avec ses cinq enfants, a été arrêté par l’armée syrienne. L’homme était un simple paysan de Zabadani, à 50 km au nord de Damas.

Depuis bientôt cinq ans, Gharam n’a jamais cessé de le chercher : «On m’a dit d’aller voir des gens qui ont les mains pleines de sang, car eux seuls pouvaient obtenir la libération des prisonniers. Je l’ai fait. J’ai donné beaucoup d’argent. J’ai même payé la bague de la femme d’un officier pour récupérer mon époux ! Mais ça n’a pas marché», soupire-t-elle.

Impossible de savoir si le mari de Gharam est vivant ou s’il est mort, à l’instar de 65000 Syriens victimes de disparition forcée, selon les estimations du réseau syrien des droits de l’homme (SNHR). D’après celui-ci, 117 000 Syriens ont été détenus dans les prisons du régime depuis le début du soulèvement populaire, en mars 2011, mué depuis en conflit armé.

Parmi eux, des milliers sont morts sous la torture ou des suites de privations, comme l’ont révélé plusieurs organisations des droits de l’homme. Dans un rapport de février 2017, Amnesty International affirme ainsi que 13 000 détenus de la prison de Saidnaya ont été exécutés par pendaison.


Un système de racket


Ce destin, les familles de disparus veulent à tout prix l’éviter à leur proche. Au point qu’un véritable système d’extorsion s’est mis en place autour de leur peur du pire, explique la chercheuse Ansar Jasim : «Les gens vendront leur maison ou emprunteront de l’argent pour faire sortir leurs proches. Car tout le monde est au courant des horreurs qui ont lieu dans les geôles syriennes. Pour le régime, laisser faire ce système de racket est un moyen de conserver la fidélité dans ses rangs, malgré ses difficultés économiques.»

Ainsi, détaille la chercheuse, les familles payent des simsar, des intermédiaires, qui à leur tour sauront quel procureur, juge ou avocat arroser pour obtenir une libération ou une remise de peine. Le cœur de ce trafic macabre est la Cour antiterroriste, créée en juillet 2012 à Damas. D’après des témoignages d’avocats cités dans un rapport du centre de documentation des violations en Syrie (VDC), publié en avril 2015 (2), cette cour a condamné des milliers de manifestants pacifistes et d’activistes sur la base d’aveux obtenus sous la torture.

Malgré la disparition de ses deux frères Yahya et Maan, arrêtés à Daraya en 2011 par l’armée syrienne, Bayan Sharbaji, elle, a toujours refusé de payer : « Beaucoup de gens sont venus me réclamer de l’argent contre des informations sur leur sort. Mais quand je demandais les preuves avant de payer, ils partaient», explique-t-elle depuis le Royaume-Uni, où elle est réfugiée.


« On ne peut pas se taire et attendre »



En février 2017, elle a lancé l’initiative Familles pour la paix, avec quatre autres femmes de disparus. À Genève, elles ont brandi les portraits de leurs proches devant le Palais des Nations, afin de pousser les acteurs des négociations à s’emparer du dossier des disparus : « En tant que parents, on ne peut pas se taire et attendre : nous ferons tout pour connaître le sort de nos proches, qu’ils soient morts ou vivants», dit Bayan Sharbaji.

Ces activistes demandent la libération de tous les prisonniers détenus abusivement en Syrie, ainsi que la publication d’une liste de tous les captifs et de leur lieu de détention. «Nous voulons aussi que le régime cesse la torture et laisse les ONG pénétrer dans les prisons pour surveiller les conditions des détenus», poursuit Bayan Sharbaji.

Gharam a récemment rejoint le groupe avec qui elle participera à une tournée européenne cet automne. Cinq ans après la disparition de son mari, elle continue de se battre, mais l’espoir est ténu : «Le régime ne veut pas aborder le sujet des disparus dans les négociations, car tout le monde sait ce qui se passe dans les prisons. C’est le scandale du régime syrien. Il sait que s’il accepte d’ouvrir ce dossier, il tombera. »

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L’armée syrienne brise le siège de Deir Ez-Zor

L’armée syrienne a remporté une victoire de taille, le 5 septembre, en brisant le siège maintenu depuis plus de deux ans par Daech sur la ville de Deir Ez-Zor, dans l’est du pays. La ville, qui compte plus de 100 000 habitants, était divisée en deux depuis plus de trois ans entre les zones contrôlées par le gouvernement et celles contrôlées par Daech.

L’armée syrienne a reçu l’aide déterminante de l’aviation et de la marine russes pour récupérer la ville, dont la perte représente une défaite importante pour l’organisation terroriste. Celle-ci fait face à une offensive à Rakka, sa « capitale », en Syrie, et vient de perdre la ville de Tal Afar, l’un de ses derniers bastions en Irak.

Emmanuel Haddad (à Beyrouth)

(1) Le prénom a été modifié. (2) Counter-Terrorism Court in Syria : a Tool for War Crimes (« Cour antiterroriste : un outil de crimes de guerre »).

http://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Le-combat-desespere-familles-disparus-syriens-2017-09-06-1200874658
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