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 La Guyane

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Capucine
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MessageSujet: La Guyane   Mer 29 Mar 2017, 9:14 pm

Les ministres de l’intérieur et de l’outre-mer en Guyane pour désamorcer la crise

Matthias Fekl et Ericka Bareigts mènent des discussions pour trouver une issue à la crise. A leur arrivée, ils n’ont pas évoqué d’objectif.

LE MONDE | 30.03.2017 à 01h58 • Mis à jour le 30.03.2017 à 08h29 |

Une heure à peine après leur arrivée à Cayenne, mercredi 29 mars, le ministre de l’intérieur, Matthias Fekl, et la ministre de l’outre-mer, Ericka Bareigts, ont fait une courte déclaration depuis la préfecture de la Guyane. Ils devraient commencer dès jeudi matin leurs rencontres « avec tous ceux et celles qui veulent construire l’avenir de la Guyane », a assuré le ministre de l’intérieur, sans donner plus de précisions ni sur les interlocuteurs qu’ils rencontreraient, ni sur l’agenda des rendez-vous, ni sur les propositions que le gouvernement est prêt à mettre sur la table.

« Notre état d’esprit, c’est d’abord la compréhension des difficultés de tout ordre, sécuritaires, économiques et sociales, qu’affrontent les Guyanais, a souligné M. Fekl. C’est aussi un état d’esprit constructif, avec la volonté d’aller ensemble de l’avant. Nous sommes là pour avancer avec des solutions concrètes, pour nous projeter vers l’avant. »

« Nous voulons bien sûr répondre à l’urgence, a poursuivi la ministre de l’outre-mer, mais il y a aussi besoin de réponses à moyen et à long terme. Nous voulons faire un travail sérieux, qui engage et qui donne une véritable légitimité à la signature de l’Etat, aux décisions que nous allons prendre, au-delà des échéances électorales. »

L’activité paralysée

Les représentants du gouvernement n’ont en tout cas pas confirmé, ni infirmé, les informations des Echos selon lesquelles ils s’apprêteraient à proposer un « pacte » pour la Guyane d’un montant de 4 milliards d’euros sur un peu moins de dix ans, à raison de 400 millions à 500 millions par an, pour sortir de la crise qui bloque ce département.

Après la grande journée de manifestations, mardi, qui a rassemblé plus de 10 000 personnes à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni, la mobilisation est toujours aussi forte et l’activité quasi paralysée. Entre l’aéroport Félix-Eboué et Cayenne, séparés par une vingtaine de kilomètres, d’impressionnants barrages, tenus par plusieurs centaines de personnes, bloquent les principaux axes routiers.

Les ministres n’ont pas pu le constater de visu. A leur arrivée à l’aéroport, ils ont été héliportés à Cayenne puis conduits sous bonne escorte de la police et de la gendarmerie à la préfecture, elle-même protégée par les forces policières et militaires. Un des accès à la place de la préfecture est aussi bloqué par un barrage.

Au moment où les ministres faisaient leur déclaration à la presse, plusieurs centaines de manifestants étaient rassemblés, harangués par les porte-parole des « 500 Frères contre la délinquance », vêtus de noir et encagoulés. Un d’entre eux a assuré, mercredi, qu’ils étaient prêts à s’asseoir à la table des négociations

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/30/les-ministres-de-l-interieur-et-de-l-outre-mer-arrives-a-cayenne-pour-desamorcer-la-situation_5102947_3224.html#FRFutDwmwqKb7EcC.99


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MessageSujet: Re: La Guyane   Jeu 30 Mar 2017, 8:51 pm

En Guyane, la ministre s’excuse, les négociations peuvent commencer

Ericka Bareigts, la ministre des outre-mer, a adressé ses excuses au peuple guyanais. Les discussions vont enfin s’engager, alors que le mouvement social dure depuis plus de dix jours.

LE MONDE | 31.03.2017 à 06h38 • Mis à jour le 31.03.2017 à 08h15 |


La mobilisation n’a pas baissé d’intensité en Guyane depuis le début de la grève générale, lundi 27 mars, alors que le mouvement a commencé il y a près de deux semaines. Les barrages sur les principaux carrefours routiers sont toujours aussi massifs, l’activité économique paralysée, les écoles fermées et la population « déterminée ». C’est un des slogans inlassablement scandés par la foule qui s’est massée dès jeudi matin sur la place de la préfecture, à Cayenne, alors que les ministres de l’intérieur, Matthias Fekl, et des outre-mer, Ericka Bareigts, arrivés la veille en fin d’après-midi de Paris, devaient engager les discussions avec les représentants du mouvement.

Des négociations qui ont eu du mal à démarrer. Vers 9 h 30, la délégation d’une trentaine de membres représentant les différentes composantes du collectif Pou Lagwiyann dékolé (« Pour que la Guyane décolle », en créole) entre dans la préfecture, sous bonne garde des forces de police et de gendarmerie. Rapidement, les membres des « 500 frères contre la délinquance », gabarits imposants pour la plupart, vêtus de noir et cagoulés, se déploient en arc de cercle autour du bâtiment, suivis par les quelques centaines de manifestants déjà arrivés sur place, dont le nombre ne va cesser de croître au cours de la journée pour atteindre plusieurs milliers dans l’après-midi.

Les premiers contacts tournent court. Le collectif exige que la presse puisse assister aux négociations, ce que les ministres refusent. Première suspension. Les porte-parole reviennent avec une nouvelle proposition : que la presse puisse rester 30 minutes. Nouveau refus des ministres. Les représentants du collectif quittent alors la salle des négociations et redescendent parmi les leurs. Petit à petit, les manifestants, toujours contrôlés par les « 500 frères », resserrent leur présence autour de la préfecture, jusqu’à se trouver pratiquement au contact des gendarmes mobiles. Des émissaires parlementent avec les officiers pour éviter tout incident qui pourrait mettre le feu aux poudres. « Tant que nous sommes là, vous ne risquez rien », assure l’un d’entre eux à un gradé.

« Je suis ultramarine ! »

En fin de matinée, les discussions sont au point mort, dans un climat de tension croissant. Les ministres, en liaison permanente avec Matignon, tiennent un point presse improvisé, à l’intérieur de la préfecture. Ils en appellent à « un cadre de travail républicain » et se disent prêts à « avancer sur des solutions concrètes ». Mais ils n’ont plus d’interlocuteurs.

La situation évolue soudainement en début d’après-midi. Quatre porte-parole du collectif s’entretiennent à nouveau avec les ministres pour convenir d’un modus vivendi. La presse va finalement être autorisée à assister aux premiers échanges. 14 h 15 : la délégation rentre dans la préfecture. Les négociations ont lieu dans une salle du premier étage, jouxtant la galerie qui donne sur la place. Pas de table : d’un côté une trentaine de chaises faisant face à la délégation ministérielle.
C’est le ministre de l’intérieur qui ouvre les échanges et « remercie [ses interlocuteurs] d’avoir accepté cette rencontre dans ce format ». S’ensuivent trois déclarations liminaires de porte-parole du collectif. Le climat de méfiance est palpable. Gaëlle Laponpéronne, chef de file de l’Union guyanaise des transporteurs routiers (UGTR), un des syndicats déclencheurs du mouvement, interpelle la ministre des outre-mer, la Réunionnaise Mme Bareigts, pour avoir tardé à réagir et à venir sur place : « Mme la ministre de la Réunion, le peuple guyanais vous demande de vous excuser. Nous pouvons comprendre la bêtise, nous ne pouvons pas comprendre le mépris. »

La ministre prend la parole. A l’extérieur, les manifestants, qui suivent les échanges en direct, sous une pluie diluvienne, continuent de scander slogans et chants. Des huées accompagnent ses propos. Elle fait front, crânement, revendique trente ans de combat pour l’égalité et la reconnaissance des outre-mer, avant de s’exclamer, le bras tendu et le poing fermé pour montrer la couleur de sa peau : « Je suis ultramarine ! »

Malgré la volonté des uns et des autres de trouver une méthode de travail et d’engager de véritables discussions, on sent bien qu’il y a toujours un point de blocage autour de la ministre des outre-mer. C’est elle-même qui franchit le pas : « Si j’ai blessé la Guyane, alors ce ne sera pas moi, ultramarine, qui reculerai devant des excuses. Pour beaucoup de choses, si on s’était excusé, peut-être qu’on aurait avancé beaucoup plus sereinement et qu’on n’en serait pas arrivé là. Alors, pour l’intérêt de la Guyane, je le fais, parce que ma petite personne et mon petit ego n’ont aucune importance. »

Ses interlocuteurs demeurent un court moment en suspension, puis applaudissent. Gaëlle Laponpéronne se lève et l’étreint longuement dans ses bras. En un moment invraisemblable, la situation a basculé. La délégation va au balcon de la préfecture, appelle la ministre, impose le silence et lui tend un mégaphone. Elle renouvelle ses excuses. La foule l’applaudit. Pour Davy Rimane, porte-parole du collectif, « nous avons trouvé une dame digne, j’ai un grand respect pour elle ». « Il s’est passé quelque chose de beau et fort », reconnaît la ministre.

Les discussions vont maintenant pouvoir entrer dans le vif du sujet. A Paris, où le premier ministre a mis en place une veille interministérielle, l’ensemble des revendications va être examiné, ministère par ministère, afin de pouvoir apporter des réponses concrètes et financées. Les discussions devraient reprendre vendredi dans la journée, ou samedi matin au plus tard.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/03/31/en-guyane-la-ministre-s-excuse-les-negociations-peuvent-commencer_5103575_3224.html#KEri0LTEVd6LX7dg.99

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MessageSujet: Re: La Guyane   Dim 02 Avr 2017, 9:58 pm

Guyane. Le collectif rejette le plan gouvernemental et exige 2,5 milliards

Modifié le 03/04/2017 à 06:34 | Publié le 03/04/2017 à 01:30 -

Le collectif de Guyanais, auquel le gouvernement avait notamment proposé un engagement de plus d’un milliard d’euros pour trouver une issue à deux semaines de mouvement social, a refusé dimanche, exigeant 2,5 milliards d’euros "tout de suite". De nouvelles actions sont annoncées ainsi qu’une manifestation prévue mardi.

« Nous exigeons 2,5 milliards d’euros tout de suite », a lancé Olivier Goudet, un porte-parole du collectif guyanais depuis le perron de la préfecture à Cayenne, où Ericka Bareigts recevait la délégation. Les centaines de personnes massées en contrebas ont immédiatement réagi par des cris de joie.

Le gouvernement compte toutefois maintenir ses engagements (sécurité, justice, santé, etc.), que la ministre des Outre-mer défendra mercredi en Conseil des ministres, a affirmé son entourage. Les négociations qui se sont prolongées pendant de longues heures ce week-end n’ont pas réussi à satisfaire les membres du collectif guyanais.

À moins de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la ministre, qui comptait rentrer prochainement à Paris, les avait exhorté plus tôt à rapidement « graver dans le marbre le travail » engrangé « ensemble » après la présentation d’un document en cinq points.

« Demain, tous les barrages seront fermés »

« La ministre fait comme si elle ne savait pas que nous avons 50 ans de retard, qu’on subit, que nous voyons de la misère dans notre pays. Nous allons lui montrer », s’est encore exclamé M. Goudet, par ailleurs porte-parole des « 500 frères contre la délinquance », un mouvement très populaire dont les membres marchent encagoulés. « Demain, tous les barrages seront fermés », a-t-il affirmé quelques instants plus tard devant la presse, menaçant ainsi d’un raidissement de la mobilisation.
Le gouvernement compte maintenir ses engagements (sécurité, santé, éducation), que la ministre d’Outre-mer défendra mercredi en Conseil des ministres, selon son entourage.

Une manifestation annoncée mardi

Le message du collectif de Guyanais est « que c’est pas mal, mais que ce n’est pas encore assez », a commenté Mickaël Mansé, autre porte-parole des « 500 frères ». Et d’affirmer que « la fusée restera au sol tant que la Guyane ne décollera pas ». Une manifestation a été annoncée dans la foulée mardi à 9 h (14 h à Paris) à Kourou, près du site de lancement des fusées Ariane.

« Nous avions obtenu l’essentiel de nos revendications, mais nous avons décidé de rester solidaires », a déclaré pour sa part le porte-parole du Medef de Guyane, Stéphane Lambert.

La Guyane est plongée depuis deux semaines dans un mouvement social, qui a débouché sur une grève générale, sur fond de revendications sécuritaires, sanitaires, éducatives et de méfiance face à un gouvernement français accusé de sous-investissement.

Mardi, ce département d’Amérique du sud a connu « la plus grosse manifestation de son histoire », de l’aveu même de la préfecture. Plus de 15 000 personnes avaient marché à Cayenne et Saint-Laurent du Maroni, les deux plus grandes villes, quand le territoire ne compte globalement que 250 000 habitants.

http://www.ouest-france.fr/region-guyane/departement-de-guyane/guyane-le-collectif-rejette-le-plan-gouvernemental-et-exige-2-5-milliards-4901260
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MessageSujet: Re: La Guyane   Lun 03 Avr 2017, 5:04 am

L'hôpital de Cayenne, symbole de la décrépitude de la santé en Guyane

AFP, publié le lundi 03 avril 2017 à 15h51

Guyane: l'hôpital de Cayenne illustre la décrépitude du système de santé du département, en déconfiture et vilipendé par la population

A l'hôpital de Cayenne, des murs sont maculés de taches noires. "Les eaux usées des toilettes de l'orthopédie coulent dans les chambres de réanimation", déplore un médecin, alors que le système de santé guyanais, en déconfiture, est vilipendé par la population.

Dans l'entrée du service de "réa", un seau attire le regard. "La fuite existe depuis la construction du service, en 1992", s'attriste le Dr Didier Hommel. Après 25 ans de dysfonctionnements, les murs sont partiellement tachés, par endroit troués. "On ne peut plus nettoyer, car ça suinte continuellement", se lamente-t-il.

Dans certains couloirs, la moisissure triomphe. Des petites plantes ressemblant à des fougères sortent désormais de conduits. Des fientes d'oiseaux parsèment certaines coursives à l'air libre. Parfois, les détritus s'amoncellent.

"Les malades sont douchés à l'eau froide à 6h le matin car il n'y a pas d'eau chaude. C'est indigne", tonne le Dr Hakim Amroun. Et le chef du pôle chirurgie de s'interroger: "Je ne sais pas si on accepterait qu'un métropolitain se fasse soigner comme cela..."

Le personnel ne manque pas de dévouement. Mais Linda, une infirmière d'une trentaine d'années, désigne les lits "inadaptés" des patients: "ce sont les mêmes que quand j'étais gamine. Les matelas ne sont pas du tout adaptés. Le risque d'escarres est latent".

Le CHAR (Centre hospitalier Andrée-Rosemon de Cayenne) intègre régulièrement la rubrique des faits divers. En 2016, cinq grands prématurés y sont décédés "des suites d'une infection nosocomiale", selon l'Agence régionale de santé.

Mi-janvier, la mort d'un homme de 39 ans, mordu par un serpent, a provoqué la colère. Aucun sérum anti-venin n'existait contre le reptile incriminé mais les Guyanais se sont sentis abandonnés.

Les carences du système de santé figurent ainsi parmi les principales récriminations de la population, qui mène depuis deux semaines un mouvement social d'une ampleur inédite dans cette collectivité d'Outre-mer, située entre Brésil et Suriname, à 7.000 km de Paris.

- "J'irai ailleurs" -

Sur les barrages érigés dans Cayenne, l'hôpital est pointé du doigt. "Je n'ai pas pu avoir de péridurale car il y avait une infirmière pour 20 femmes qui accouchaient", se souvient Stéphanie, 32 ans. "Si j'ai un problème, je ferai comme tout le monde. Je prendrai un avion pour aller me faire soigner ailleurs", grogne Jean, la cinquantaine.

"Chaque fois qu'il y a un évènement malheureux, on se fait traiter d'assassins", peste Loïc Epelboin, spécialiste des maladies infectieuses, qui regrette le manque d'investissements chronique.

Alors que 2.000 personnes travaillent au CHAR, que l'établissement rayonne sur un bassin de population de 90.000 habitants et qu'il est, pour certaines spécialités, l'unique structure de santé pour l'ensemble de la population guyanaise, "il perd chaque mois 1,6 million d'euros", constate un médecin.
En cause, l'augmentation de la population, liée à une importante démographie et à une forte croissance migratoire,  qui "engendre un déficit croissant de l'hôpital sur ses activités en tarification hospitalière", explique un collectif du personnel.

L'établissement, mis sous tutelle en mars 2016, "n'arrive donc pas à avoir de la trésorerie et a un déficit structurel croissant, ce qui fait que les projets prévus n'avancent pas", poursuit-il.

La nouvelle direction de l'hôpital, contactée par l'AFP, n'a pas souhaité faire de commentaire.
Samedi, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a annoncé que 85 millions d'euros seraient investis dans le système de santé guyanais dans le cadre d'"actions d'urgence" concernant aussi le système éducatif et les forces de l'ordre. 65 millions seront consacrés au seul hôpital de Cayenne, dont 20 au titre d'une '"aide financière d'urgence" et 40 pour le "moderniser". Quelque 21 millions d'euros avaient déjà été débloqués par Paris en décembre.

"Le problème, c'est qu'on fonctionne à court terme", constate le président de la commission médicale de l'établissement, Christophe Lebreton. Malgré les aides annoncées, "vu l'évolution de la population, on va se retrouver dans la même discussion d'ici 5 à 10 ans

http://actu.orange.fr/france/l-hopital-de-cayenne-symbole-de-la-decrepitude-de-la-sante-en-guyane-CNT000000FOUWZ/photos/manifestation-du-personnel-de-l-hopital-de-cayenne-le-29-mars-2017-a-cayenne-eac500d8dea0f13229fab437a0d83eb3.html
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MessageSujet: Re: La Guyane   Lun 03 Avr 2017, 7:01 am

Guyane: Cazeneuve appelle à "poursuivre le dialogue", la mobilisation se durcit

AFP, publié le lundi 03 avril 2017 à 19h35

Bernard Cazeneuve a appelé lundi à "poursuivre le dialogue" en Guyane, mais sans promesses "irréalistes", à l'issue d'une réunion rassemblant une bonne partie du gouvernement sur la situation dans la collectivité d'outre-mer, où la mobilisation se durcit.

"Je ne m'engagerai que sur ce que je sais pouvoir tenir", a déclaré le Premier ministre, avec à ses côtés 12 membres du gouvernement, dont la ministre de l'Outre-mer Ericka Bareigts et le ministre de l'Intérieur Mathias Fekl.

"Il serait (...) aisé de céder à la facilité et de promettre des mesures et des aides financières d'un montant irréaliste puis d'en laisser la charge et la responsabilité à un autre gouvernement. Ce n'est pas la conception que nous avons de la responsablité dans la République", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre s'exprimait au lendemain de l'ultimatum des responsables du mouvement, qui avaient exigé dimanche 2,5 milliards d'euros "tout de suite", a détaillé le plan de plus d'un milliard d'euros proposé par le gouvernement, dont les engagements doivent être "actés" mercredi en Conseil des ministres.

M. Cazeneuve a voulu "refuser la démagogie" de ceux qui, à Paris comme à Cayenne, "réclament des milliards".

Le collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (Pour que la Guyane décolle), qui regroupe l'ensemble des mouvements protestataires, avait annoncé dimanche un durcissement de la mobilisation, expliquant rentrer "dans un rapport de force avec l'Etat" après le départ de la ministre des Outre-mer. 

Il avait notamment demandé aux magasins de rester fermés lundi dans le cadre d'une " opération ville-morte
", a expliqué à l'AFP une de ses communicantes, Florence Adjodha, mais tout en laissant la possibilité aux propriétaires de ne pas le faire.

A Cayenne, le mouvement des "500 frères contre la délinquance" a toutefois ordonné de fermer tous les magasins de la ville, des membres du groupe, en pointe dans le mouvement social, circulant pour s'assurer de la bonne exécution de la consigne.

- "Il faut fermer" -

"Il faut fermer", a indiqué à l'AFP l'un de ces membres cagoulés, alors qu'il venait d'intimer l'ordre à un commerçant de baisser son rideau.

"Ils n'ont pas le choix, sinon les +500 frères+ vont venir tout casser", a commenté Ricardo, un travailleur clandestin péruvien qui assistait à la scène.

"Les méthodes des +500 frères+ sont inadmissibles. Ils sont vraiment dangereux", a dénoncé une source gouvernementale.

Ericka Bareigts "fait comme si elle ne savait pas que nous avons 50 ans de retard, qu'on subit, que nous voyons de la misère dans notre pays. Nous allons lui montrer", avait déclaré dimanche Olivier Goudet, un cadre du collectif, par ailleurs porte-parole du groupe des "500 frères".

La ministre des Outre-mer, peu avant de quitter la Guyane dimanche soir, les avait exhortés à rapidement "graver dans le marbre le travail" engrangé "ensemble" après la présentation d'un document en cinq points.

Ce plan "répond aux préoccupations prioritaires exprimées par les différentes parties prenantes regroupées en collectifs, notamment en ce qui concerne l'éducation, la sécurité, la santé
ou la commande publique", selon un communiqué de la ministre.

Des accords sectoriels ont également été conclus notamment sur "l'économie", "l'agriculture", "le BTP", "les activités minières" ou encore "les communautés amérindiennes et bushinengue", selon la ministre.

"C'est pas mal, mais ce n'est pas encore assez", a commenté Mickaël Mansé, autre porte-parole des "500 frères".

Et d'affirmer que la fusée Ariane 5 "restera au sol tant que la Guyane ne décollera pas". Une manifestation massive a été annoncée pour mardi à 9H00 (14H00 à Paris) à Kourou, près du site de lancement des fusées Ariane. Air France a annulé son vol direct de lundi de Paris pour la Guyane.
Le mouvement social d'ampleur inédite que connaît ce vaste territoire d'Amérique du Sud (83.000 km2) situé à 7.000 km de Paris depuis deux semaines, est basé sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales, ainsi que sur la méfiance face à l'Etat, accusé de sous-investissement depuis des décennies. "Pou La Gwiyann dékolé" avait aussi demandé samedi "un statut particulier pour la Guyane".

http://actu.orange.fr/france/guyane-cazeneuve-appelle-a-poursuivre-le-dialogue-la-mobilisation-se-durcit-CNT000000FP1sY/photos/les-ministres-de-l-interieur-mathias-fekl-de-la-justice-jean-jacques-urvoas-et-bernard-cazeneuve-a-matignon-le-3-avril-2017-5c50ec5f67055298ca35d282d00c2fe5.html
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MessageSujet: Re: La Guyane   Lun 03 Avr 2017, 8:55 pm

Guyane. Annulation du vol Air France ce mardi, un vol mercredi

Modifié le 04/04/2017 à 00:48 | Publié le 04/04/2017 à 00:46

Air France a annulé son vol direct de Paris pour la Guyane prévu ce mardi en raison de problèmes d’avitaillement en carburant à Cayenne mais va opérer un vol mercredi, a-t-on appris lundi soir auprès de la compagnie.

Pour ce mardi « le long-courrier Orly-Cayenne est annulé », a indiqué un porte-parole d’Air France, touché par des problèmes d’avitaillement en carburant provoqués par le conflit social en Guyane.

En revanche, « mercredi, le vol Paris-Orly/Guyane va opérer », a indiqué ce porte-parole. Au retour, l’avion effectuera la liaison entre Cayenne et Paris via Paramaribo, capitale du Surinam, où il opérera une escale « pour se ravitailler en carburant », a-t-il précisé.

Par ailleurs, Air France maintient ses liaisons entre la Guyane et les Antilles et le renforcement de son programme de vols moyen-courrier entre Fort-de-France et Cayenne, a-t-on indiqué de même source. Air France continue également d’assurer un vol supplémentaire entre Fort-de-France et Orly.
Fortes perturbations

Les personnes cherchant un vol direct Paris-Cayenne ne pourront pas se rabattre ce mardi vers la compagnie Air Caraïbes : celle-ci qui opère également des vols directs entre Paris et la Guyane, a indiqué pour sa part qu’elle n’effectuait pas cette liaison le mardi.

Les liaisons aériennes entre Paris et Cayenne sont fortement perturbées depuis plus d’une semaine en raison du conflit social en Guyane.

Air France avait invoqué la semaine dernière un niveau insuffisant de la sécurité incendie pour l’accueil des avions gros-porteurs à l’aéroport Felix Eboué.

Elle n’a assuré qu’un seul vol direct jeudi entre la métropole et le département d’outremer mais a renforcé son programme de vols moyen-courrier entre la Guyane et les Antilles.

http://www.ouest-france.fr/region-guyane/departement-de-guyane/guyane-annulation-du-vol-air-france-ce-mardi-un-vol-mercredi-4903865?utm_source=neolane_of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20170404&vid=1828827&mediego_euid=1828827
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MessageSujet: Re: La Guyane   Mar 04 Avr 2017, 10:08 pm

Occupation du Centre spatial en Guyane : au fait, pourquoi a-t-on choisi Kourou pour faire décoller nos fusées ?

La crise en Guyane


DÉCOLLAGE - Le Centre spatial de Kourou, devant lequel a été organisé un sit-in géant mardi, est désormais occupé par des délégués des manifestants. Un symbole fort pour ces grévistes qui regrettent que la Guyane, elle, ne décolle pas. Il est vrai que, vu de métropole et même du monde entier, ce territoire ultramarin est principalement connu pour son centre spatial.

A LCI, on s’est posé une question toute bête : mais au fait, pourquoi faisons nous décoller nos fusées de là-bas ?

05 avr 10:03Claire Cambier

La ville de Kourou revient habituellement dans l’actualité aux pages scientifiques. Des lancements de fusées Ariane aux  Soyouz russes, on s’émerveille, année après année, devant les impressionnants décollages opérés depuis le centre spatial guyanais. Les États-Unis ont leur Cap Canaveral, la Russie son cosmodrome de Baïkonour, et nous, nous avons Kourou. Retour sur la création d’un centre spatial "au bout du monde".

Kourou n'est pas le premier site de lancement de fusées de la France. Les scientifiques du Centre Nationale d'Etudes Spatiales (CNES) opéraient à l'origine sur le sol algérien depuis la base de Hammaguir, un site en plein Sahara. Mais l'indépendance de l'Algérie change la donne.

La France doit se trouver un nouvel emplacement pour laisser libre cours à ses ambitions spatiales. Oui, mais où s'installer ? Quatorze sites sont sélectionnés, de l'archipel des Seychelles à Djibouti en passant par Belem au Brésil. Le 14 avril 1964, Georges Pompidou, alors Premier ministre du général De Gaulle, tranche : ce sera Kourou, en Guyane.

Un choix qui s'impose de lui-même pour de multiples raisons.

Une proximité avec l'équateur, synonyme d'économies de carburant

Les spécialistes de la recherche spatiale cherchent à positionner leur base de lancement au plus près de l'équateur, et sur ce plan là, Kourou a un atout indéniable : elle se situe à une latitude de 5° Nord. Cette proximité permet de bénéficier d'une faible attraction terrestre : la Terre n'étant pas parfaitement ronde, ce sont les pôles qui sont les endroits du monde les plus proches du centre de la Terre, là où l'attraction est la plus forte. A l'inverse, l'intensité de l'apesanteur est la plus faible au niveau de l'équateur, point le plus écarté du centre. 

Surtout, "l'effet de fronde" y est au maximum.

On peut le comparer à la force centrifuge : la Terre tourne sur elle-même et les zones les plus éloignées de son axe de rotation sont celles qui bénéficient de la vitesse la plus importante (elles ont plus de chemin à parcourir pour revenir à leur point de départ). Cela permet d'utiliser moins d'énergie pour lancer les fusées. Et qui dit moins d'énergie dit moins de carburant et de puissance dans les moteurs, et donc moins de coûts. A titre de comparaison, les Etats-Unis doivent consommer 27% d'énergie en plus que la France, et Baïkonour 55%. Cocorico ! 

Autre avantage : les satellites sont envoyés sur une orbite géostationnaire qui se situe pile au-dessus de l'équateur. En tirant de cet endroit, on est donc au plus près de la cible.

http://www.lci.fr/sciences/occupation-du-centre-spatial-en-guyane-au-fait-pourquoi-a-t-on-choisi-kourou-pour-faire-decoller-nos-fusees-2030508.html
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Capucine
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MessageSujet: Re: La Guyane   Ven 07 Avr 2017, 3:37 am

Guyane: les blocages se poursuivent malgré la pénurie qui guette

AFP, publié le vendredi 07 avril 2017 à 16h22

Guyane: la contestation se poursuit malgré la pénurie qui guette les magasins et la grogne de la population

Le mouvement de contestation entamé il y a plus de deux semaines se poursuivait vendredi en Guyane, à l'initiative du collectif pilotant la mobilisation, malgré la pénurie qui guette dans les magasins et la grogne d'une partie de la population.

"Depuis vingt jours, nous sommes sur le front. Nous maintenons le dispositif", a affirmé jeudi soir Dominique Mangal, le président de l'Union guyanaise des transporteurs routiers, une figure du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" (pour que la Guyane décolle).

La décision, attendue depuis un jour et demi, a été annoncée alors que les Guyanais se divisent sur la poursuite du blocage, dont l'organisation passe essentiellement par les réseaux sociaux et certaines radios. 

"Pluie diluvienne aujourd'hui sur la Guyane: même Dieu veut que vous leviez les barrages", lançait jeudi un Guyanais dans un groupe de discussion WhatsApp. "Lancer ce mouvement a été salutaire, en sortir est maintenant devenu nécessaire", quand un autre appelait à aller "au bout des choses".
Une nouvelle manifestation devait se tenir vendredi vers la mi-journée (5 heures plus tard à Paris) devant la préfecture de Guyane. Mais les fortes précipitations annoncées pourraient décourager certains protestataires.

"Il est temps d'arrêter la crise", a estimé la maire de Cayenne Marie-Laure Phinera-Horth (PS), interrogée par l'AFP. "Economiquement, nous étions déjà dans le rouge, là c'est pire", a poursuivi l'élue, qui a dit "donner des vivres à des familles en attendant le retour à la normale", qu'elle "espère lundi".

"Mais si on lève les barrages, la plupart des gens retourneront travailler. Et c'en sera fini du mouvement", a commenté un membre du collectif.

Jeudi, la plupart des magasins avaient rouvert leurs portes dans le centre de Cayenne et les passants étaient plus nombreux.

Une "grève générale illimitée" a été décrétée le 25 mars en Guyane. Mais l'activité économique, du fait des barrages installés dans les villes, est arrêtée depuis plus de deux semaines.

- Rayons vides -

Le blocage du port de Cayenne, par lequel passent plus de 90% des importations et exportations de la Guyane, induit en outre des pénuries. Dans les supermarchés, les rayons de produits frais sont complètement vides.

Il faut "envisager la levée des barrages" sans quoi "le département devra faire face à une pénurie alimentaire de produits de première nécessité", quand "les  magasins sont déjà en rupture de produits de base tels que l'eau, la farine, le lait, la viande", ont estimé dix importateurs de l'agroalimentaire dans un communiqué.

Pour endiguer ces problèmes, le collectif, via Dominique Mangal, a indiqué avoir "fait sortir douze conteneurs du port".

Tous les vols ont été annulés jeudi à l'aéroport de Cayenne, après que les pompiers ont cessé le travail dans cette infrastructure qui fonctionnait déjà a minima. "Et s'il n'y a pas de pompiers, les pilotes ne peuvent pas atterrir car il faut un minimum de sécurité", a indiqué un personnel de l'aéroport.

Les avions ne devraient pas non plus se poser vendredi en Guyane mais le trafic aérien pourrait reprendre ce week-end, le préfet ayant signé des "réquisitions" de pompiers, selon la préfecture. 

La Guyane, vaste territoire d'Amérique du sud (83.000 km2) situé à 7.000 km de Paris, connaît depuis plus de deux semaines un mouvement social d'une ampleur inédite, qui repose sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales. Il dénonce aussi le sous-investissement de l'Etat en Guyane depuis des décennies.

Mercredi, une trentaine de membres de "Pour la Gwiyann dékolé" se sont retirés du Centre spatial de Kourou, qu'ils avaient occupé "symboliquement" une nuit durant.

Le retrait s'était décidé après la tenue à l'Elysée d'un conseil des ministres qui a validé un plan d'urgence de plus d'un milliard à destination de la Guyane. Mais le collectif exige 2,1 milliards d'euros supplémentaires.

Alors que les "428 propositions du collectif" guyanais ont "été travaillées en totalité" et que le plan gouvernemental y répond "à hauteur de 75%", la ministre des Outre-mer a indiqué mercredi que le gouvernement ne souhaitait pas "engager l'Etat sur des mesures qui n'auraient pas demain de réalité".

http://actu.orange.fr/france/guyane-les-blocages-se-poursuivent-malgre-la-penurie-qui-guette-CNT000000FZhTS/photos/des-manifestants-guyanais-aux-abords-du-centre-spatial-de-kourou-le-4-avril-2017-5e51424d2f783357c26e1c8e92d3b838.html
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