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 David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu

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MessageSujet: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 20 Oct 2016, 3:05 am

Le Coran, un plagiat parfait ou défectueux ?
Un des arguments des exégètes musulmans pour "prouver" que le Coran est d'origine "divine", est de démontrer sa "perfection".

Comment procèdent-ils pour cette "démonstration" ? En faisant usage du Coran lui-même pour "prouver" leur axiome sur sa "perfection". Ce procédé musulman classique de se fonder sur le Coran comme argument de démonstration est typique de la pensée tautologique du genre : "le Coran est divin parce que le Coran dit que le Coran vient d'Allah"; ou encore "Muhammad est l'envoyé d'Allah puisque Muhammad témoigne qu'il est l'envoyé d'Allah" etc…
Par ce biais, tout effort de démonstration par la cohérence, les conclusions logiques, le recoupement de données externes et objectives, la rigueur scientifique et rationnelle etc…, est vain et superflu.
Mais cela n'empêche pas les exégètes de l'islam de citer, à l'appui de leurs affirmations sur la perfection du Coran, le verset suivant (Sourate 4, 82) :

أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِنْدِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا


Ce verset est ainsi traduit en français :

" et ne se consultent-ils pas sur le qor'an car s'il était d'un autre qu'allah ils y trouveraient des contradictions en nombre "

Pour ces exégètes, le fait qu'ils ne se trouvent pas de contradictions internes dans le Coran, suffirait donc à "prouver" sa perfection. Néanmoins, il y a une faille dans leurs propos. Le verset en question ne parle nullement de "contradictions" internes ou pas, mais de "modifications", de "changements", de "remplacements".
Telle est la signification exacte du mot اخْتِلَافًا qui vient de la racine KhLF et qui a donné par exemple le mot Khalif, le remplaçant, donc celui qui remplace Mahomet comme chef de la "oummah" islamique.

Et là le bât blesse ! Non seulement le Coran contient d'innombrables contradictions internes, mais également une multitude de modifications et de changements par rapport aux textes sur lesquels pourtant il prétend se référer : La Bible et les Evangiles.

Par exemple, le Coran modifie la loi de la Torah concernant le voleur. Alors que la Torah dit qu'il faut "que le voleur rembourse 2 fois (ou 4 fois) le prix de son vol" (donc 2 pains s'il a volé un pain), le Coran lui, ordonne de lui trancher la main !
Verset 38 de la sourate 5 :

وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا جَزَاءً بِمَا كَسَبَا نَكَالًا مِنَ اللَّهِ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ

et le voleur et la voleuse alors tranchez leurs mains comme paiement de ce qu'ils ont acquis comme
punition d'allah et allah est puissant sage

Les traducteurs du Coran en français, presque unanimement des sympathisants du panarabisme musulman, sont fortement dans l'embarras face à ce verset. Ils savent l'arabe et savent pertinemment ce que ce verset signifie ! Mais ils croient s'en sortir en traduisant اقْطَعُوا par "marquer" au lieu de "trancher". Or, la racine QTA' (commune à l'hébreu et à l'araméen) signifie bien "couper", "sectionner", "trancher" et non pas "marquer" !
C'est ainsi que ces traducteurs-mercenaires de la plume, collaborent avec les propagandistes islamistes, tout comme ils avaient précédemment collaboré avec eux en traduisant اخْتِلَافًا par "contradictions", au lieu de "modifications" ou "changements".

Mais pourquoi est-ce si important ? La réponse est claire : Qui dit "modifications" ou "changements", admet que le Coran a trahi et biaisé les "Ecritures sacrées".
Or cela, aucun musulman ne l'avouera ! Il préfèrera déclarer sans sourciller que la Bible et les Evangiles ont été falsifiés par les juifs et les chrétiens, et qu'à l'origine il y était écrit exactement comme dans le Coran !!!

En somme, le plagiaire accuse l'auteur originel d'être un faussaire !
Si ce n'était pas si ridicule, on aurait pu en pleurer.

David A. Belhassen
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 20 Oct 2016, 5:45 am

yacoub a écrit:
Le Coran, un plagiat parfait ou défectueux ?
Un des arguments des exégètes musulmans pour "prouver" que le Coran est d'origine "divine", est de démontrer sa "perfection".

Comment procèdent-ils pour cette "démonstration" ? En faisant usage du Coran lui-même pour "prouver" leur axiome sur sa "perfection". Ce procédé musulman classique de se fonder sur le Coran comme argument de démonstration est typique de la pensée tautologique du genre : "le Coran est divin parce que le Coran dit que le Coran vient d'Allah"; ou encore "Muhammad est l'envoyé d'Allah puisque Muhammad témoigne qu'il est l'envoyé d'Allah" etc…
Par ce biais, tout effort de démonstration par la cohérence, les conclusions logiques, le recoupement de données externes et objectives, la rigueur scientifique et rationnelle etc…, est vain et superflu.
Mais cela n'empêche pas les exégètes de l'islam de citer, à l'appui de leurs affirmations sur la perfection du Coran, le verset suivant (Sourate 4, 82) :

أَفَلَا يَتَدَبَّرُونَ الْقُرْآنَ وَلَوْ كَانَ مِنْ عِنْدِ غَيْرِ اللَّهِ لَوَجَدُوا فِيهِ اخْتِلَافًا كَثِيرًا


Ce verset est ainsi traduit en français :

" et ne se consultent-ils pas sur le qor'an car s'il était d'un autre qu'allah ils y trouveraient des contradictions en nombre "

Pour ces exégètes, le fait qu'ils ne se trouvent pas de contradictions internes dans le Coran, suffirait donc à "prouver" sa perfection. Néanmoins, il y a une faille dans leurs propos. Le verset en question ne parle nullement de "contradictions" internes ou pas, mais de "modifications", de "changements", de "remplacements".
Telle est la signification exacte du mot اخْتِلَافًا  qui vient de la racine KhLF et qui a donné par exemple le mot Khalif, le remplaçant, donc celui qui remplace Mahomet comme chef de la "oummah" islamique.

Et là le bât blesse ! Non seulement le Coran contient d'innombrables contradictions internes, mais également une multitude de modifications et de changements par rapport aux textes sur lesquels pourtant il prétend se référer : La Bible et les Evangiles.

Par exemple, le Coran modifie la loi de la Torah concernant le voleur. Alors que la Torah dit qu'il faut "que le voleur rembourse 2 fois (ou 4 fois) le prix de son vol" (donc 2 pains s'il a volé un pain), le Coran lui, ordonne de lui trancher la main !
Verset 38 de la sourate 5 :

وَالسَّارِقُ وَالسَّارِقَةُ فَاقْطَعُوا أَيْدِيَهُمَا جَزَاءً بِمَا كَسَبَا نَكَالًا مِنَ اللَّهِ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ

et le voleur et la voleuse alors tranchez leurs mains comme paiement de ce qu'ils ont acquis comme
punition d'allah et allah est puissant sage

Les traducteurs du Coran en français, presque unanimement des sympathisants du panarabisme musulman, sont fortement dans l'embarras face à ce verset. Ils savent l'arabe et savent pertinemment ce que ce verset signifie ! Mais ils croient s'en sortir en traduisant اقْطَعُوا par "marquer" au lieu de "trancher". Or, la racine QTA' (commune à l'hébreu et à l'araméen) signifie bien "couper", "sectionner", "trancher" et non pas "marquer" !
C'est ainsi que ces traducteurs-mercenaires de la plume, collaborent avec les propagandistes islamistes, tout comme ils avaient précédemment collaboré avec eux en traduisant اخْتِلَافًا par "contradictions", au lieu de "modifications" ou "changements".

Mais pourquoi est-ce si important ? La réponse est claire : Qui dit "modifications" ou "changements", admet que le Coran a trahi et biaisé les "Ecritures sacrées".
Or cela, aucun musulman ne l'avouera !  Il préfèrera déclarer sans sourciller que la Bible et les Evangiles ont été falsifiés par les juifs et les chrétiens, et qu'à l'origine il y était écrit exactement comme dans le Coran !!!

En somme, le plagiaire accuse l'auteur originel d'être un faussaire !
Si ce n'était pas si ridicule, on aurait pu en pleurer.

David A. Belhassen


Sans connaître la langue arabe, j'ai toujours dit que le Coran n'est rien d'autre qu'un plagiat grossier, que ce soit l'Ancien ou le Nouveau Testament ou même du Talmud. ....
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 23 Oct 2016, 1:20 am

Le visage de l'Amour dans le Coran

Tout expert du Coran le sait : le mot "Amour" – dans son sens abstrait et subliminal - n'existe pas dans le Coran.


A la place de cet amour subliminal pour Dieu ou l'être aimé, on trouve dans le Coran, une autre sorte "d'amour", rendue par le terme "hub".  En effet, la plupart des versions françaises du Coran, traduisent "hub" par "amour". Mais selon son étymologie (commune également à l'hébreu et à l'araméen), la racine de "hub" est HB ou HBB (avec un H guttural), et elle signifie "désir", "volonté d'avoir", "dû", "obligation", mais aussi "convoitise", "passion", "ardeur", "attirance", "aspiration", et à la rigueur "affection" dans le sens de "chérir".
Dans la Bible, la racine HB ne signifie jamais "amour" de Dieu ou de son prochain. Pour cela, l'hébreu biblique fait usage du terme ahawah (de racine AHB, avec un H aspiré), et jamais de "hibah". Tandis que dans le Coran, "hub" est employé à la fois pour le désir charnel ou vénal que pour "l'amour subliminal".
Voici un exemple d'un tel amour-désir, au verset 14 de la sourate 3 :

زُيِّنَ لِلنَّاسِ حُبُّ الشَّهَوَاتِ مِنَ النِّسَاءِ وَالْبَنِينَ وَالْقَنَاطِيرِ الْمُقَنْطَرَةِ مِنَ الذَّهَبِ وَالْفِضَّةِ وَالْخَيْلِ الْمُسَوَّمَةِ وَالْأَنْعَامِ وَالْحَرْثِ ذَلِكَ مَتَاعُ الْحَيَاةِ الدُّنْيَا وَاللَّهُ عِنْدَهُ حُسْنُ الْمَآبِ

Transcription phonétique :
zuyin lil nass hub al shahawat min al nissâ wa al baniyn wa al qanatiyr al muqantarat min al dhahab wa al fidat wa al khayl al mussawamat wa al an’am wa al harth dhalik mata’u al hayat al dunya wa allah ‘indahu husnu al maab

Traduction :
on a embelli aux gens l'amour des voluptés de femmes et de fils et de trésors thésaurisés d'or et d'argent et de montures racées et de bétails et de labours telle est la jouissance de la vie ici-bas mais auprès d'allah est le meilleur séjour

Cet "amour" des voluptés de femmes (donc de descendance, donc de "fils"), mais aussi le désir de trésors d'argent et d'or, de chevaux (ainsi que de troupeaux et de terres), ressemble à s'y méprendre à "l'avertissement" mentionné dans le Pentateuque (Deutéronome 17, 15-17) concernant le monarque :
Tu mettras sur toi un roi que choisira Yahweh, ton Dieu… Seulement qu'il ne multiplie pas le nombre de ses chevaux… Et qu'il ne multiplie pas le nombre de ses femmes, et que ne dévie pas son cœur; et d'argent et d'or, qu'il n'en multiplie pas trop.

Le Coran utilise d'ailleurs plusieurs fois le mot "hub" pour dénoncer "l'amour des richesses". Comme par exemple dans le verset 20 de la sourate 89 :
وَتُحِبُّونَ الْمَالَ حُبًّا جَمًّا
et vous aimez les richesses d'un amour sans bornes

Il est ici évident que le terme "amour" ne signifie nullement "l'amour de Dieu" subliminal, mais le "désir" vénal, la "convoitise" etc…, et qu'il serait plus pertinent de traduire par :
et vous convoitez les richesses d'une convoitise sans bornes

Faire usage de la racine "hub" pour parler "d'amour de Dieu" ou "d'amour de l'humanité", serait donc indécent, voire scabreux. En somme, une véritable hérésie !
Et pourtant le Coran le fait dans le verset 165 de la sourate 2 :

وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَتَّخِذُ مِنْ دُونِ اللَّهِ أَنْدَادًا يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللَّهِ وَالَّذِينَ آمَنُوا أَشَدُّ حُبًّا لِلَّهِ وَلَوْ يَرَى الَّذِينَ ظَلَمُوا إِذْ يَرَوْنَ الْعَذَابَ أَنَّ الْقُوَّةَ لِلَّهِ جَمِيعًا وَأَنَّ اللَّهَ شَدِيدُ الْعَذَابِ

Transcription phonétique :

wa min al nass man yatakhidhu min duwn allah andadan yuhibuwnahum ka hub allah wa aladhiyn amanuw ashad hub li lah wa law yarâ al ladhiyn thalamuw idh yarawna al ’adhab ana al quwat li lah jamiy’an wa ana allah shadiyd al ’adhab
Ce verset est communément traduit en français par :  

et parmi les hommes il en est qui prennent au lieu de allah des égaux à lui ils les aiment comme on aime allah et ceux qui croient sont plus durs à l'amour pour dieu et s'ils avaient vu ceux qui ont idolâtré alors ils verront le châtiment car la force est à dieu réunie car allah est dur en châtiment
Alors que, pour être fidèle à l'étymologie du mot "hub", il aurait été préférable de traduire :

et parmi les hommes il en est qui prennent au lieu de allah des égaux à lui en les chérissant comme on chérit allah et ceux qui croient sont les plus durs à chérir allah et s'ils avaient vu ceux qui ont idolâtré alors ils verront le châtiment car la force est à allah entièrement car allah est dur en châtiment

Conclusion :
Par l'usage de la même racine HoB pour "désirer" et "aimer", le Coran fait l'amalgame entre deux concepts distincts : "désir vénal" et "amour subliminal".
Est-ce là le "visage de l'Amour", dans le Coran ? Cela ne dénote- t-il pas d'un faible degré d'élévation spirituelle de l'islam dans sa ferveur pour Allah ?
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 23 Oct 2016, 1:24 am

Qui a rédigé le Coran ?


La lecture du Coran ("el qoran"[i] en arabe, terme qui peut signifier aussi bien "l'appel" que "la lecture") laisse perplexe.



Le Coran regorge d'hébraïsmes, de noms, de mots et d'expressions hébraïques (reconnaissables aisément en dépit des innombrables erreurs dans leur retranscription en arabe). Les experts en araméen (dans sa variante syriaque) y ont trouvé également un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu'il s'agit d'une langue composite arabo-hébreue-araméenne, artificielle et spécifique au Coran.
Et cela est dû au fait que le Coran rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué (qu'il confond avec Yeshoua'-JESUS), du livre des Psaumes (appelé bizarrement "zabbour", déformation de "zammour" = "chant", en hébreu), des Evangiles (y compris apocryphes), des bribes d'hagiographes bibliques, des réminiscences de littérature talmudique en araméen, et enfin des ersatz de traditions "arabes" préislamiques revisitées et réinterprétées ?

A tel point qu'on est en droit de se demander qui a bien pu "pondre" cette mixture imbuvable ? Qui est donc le "responsable" de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire - comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?

A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s'affrontaient dans d'interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d'autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme.

Les rabbins cependant, plutôt qu'une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu'ils nommaient "la communauté des craignant-Dieu".
Il était exigé de ces "craignant-Dieu", une pratique religieuse allant - selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits "noachides"), jusqu'à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de "mityahed", c'est-à-dire de "judaïsant".

Il se pourrait fort bien que Muhammad - si le personnage est réel et non fictif - se soit trouvé parmi ces "judaïsants" écoutant, avec un sérieux vertigineux, l'enseignement d'un de ces gourous-rabbins. Il devait être doué d'une excellente mémoire pour "engranger" fidèlement les "pilpoulim" (les "ratiocinations") de ces rabbins. Allait-il alors - afin de se les remémorer et les "sauvegarder", réciter ses "cours" à un scribe qui, au fur et à mesure, "couchait à l'écrit" ce qui lui avait été transmis oralement ?
Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d'anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d'erreurs, voire d'absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.

De plus, l'éclectisme religieux de ce néophyte ne le poussa- t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de rabbins hétérodoxes et de moines défroqués ? Toutes ces influences sont en effet patentes dans le Coran.
Ce qui a poussé nombre d'Historiens et d'exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le "maître à penser" de Muhammad ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe - voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.

Cette thèse semble cohérente, mais elle fait fi de certaines considérations et reste encore à prouver. Toutefois, et en admettant qu'elle soit établie, la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique, s'agit-il ? Et plus concrètement, qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Et enfin, qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de "comptes-rendus" oraux de Mohammad ?

Avant de s'aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l'époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes.
Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de "la maison de Shamaï", le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l'ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d'un groupe d'esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d'anciens zélotes (judéens et iduméens).
Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une arianiste, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique, une nazoréenne, et enfin une secte ébionite.



Il y en avait certainement d'autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur "credo", leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique.
Procédons par élimination.
- Il est impossible qu'un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n'aurait pu ordonner qu'on coupe la main pour le vol d'un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l'exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
- Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s'opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
- Il n'était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
- Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le "Sanctuaire de Yahweh". Le Coran a les samaritains en horreur.
- Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D'un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d'un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des "endeuillés de Sion". Or Jérusalem n'est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme juif, Mohammad n'en a cure.

En conclusion, le "maître à penser" de Muhammad n'était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).

Et concernant la sphère christique, l'élimination par impossibilité est à peu près du même type :
- Un marcionite rejetait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
- Un monophysite voit en JESUS son "unique nature incarnée dans le verbe de Dieu". Le Coran reconnaît certes en JESUS "le prophète du Jugement dernier", mais JESUS n'est qu'un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
- Un arianiste fait de la résurrection de JESUS le fondement de son anti-trinitarisme. Le Coran nie la mort sur la croix et donc la résurrection de JESUS.
- Un nestorien se réclame d'une doctrine professant que deux personnes, l'une divine, l'autre humaine, coexistaient en JESUS. Le Coran rejette également cette doctrine.
- Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
- Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que JESUS n'avait pas été crucifié et que c'est un autre qui l'a été à sa place. Le Coran l'affirme allégrement
- Un ébionite aurait enseigné de ne transgresser aucun "yota" de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de "JESUS le Sauveur d'Israël". Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.

Seconde conclusion : Le maître à penser de Muhammad n'était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas).

Mais cette élimination ne nous dit toujours pas qui était le "maître à penser" de Muhammad et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n'est que dans la "Sîrah", c'est-à-dire la pseudo "biographie" de Muhammad et le fictif compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions à la rigueur trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l'identité de ce "maître à penser" de Muhammad, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation nous parle d'un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Muhammad. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d'abord un "craignant-Dieu", puis un "judaïsant" et ensuite un "christianisant".
Et c'est par l'intermédiaire et l'enseignement de ce "maître à penser" (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est "descendu du ciel".

Il y a néanmoins une faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal serait d'origine qurayshite donc "arabe". Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits "mecquois") a une haine incandescente des arabes (tant qu'ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) :


الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ

les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu'a fait descendre (du ciel) allah sur son envoyé.

De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d'orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l'origine "arabe" de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d'origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.

La question reste en suspend, mais d'un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur l'origine arabe.
Car cette "haine de soi" de Waraqa (et donc de Muhammad) n'est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout "converti" et "prosélyte" ?
Et comme Waraqa et Muhammad qui se gargarisaient de mots et d'expressions hébraïques et araméennes devant des locuteurs arabes qui les écoutaient bouche-bée, de même un "nouveau musulman" en France - plutôt dénué de solide culture française et s'exprimant dans un langage peu châtié -, ne se met-il pas soudain à baragouiner en arabe avec ses "potes" de banlieue ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents "chrétiens mécréants", des expressions en langue arabe coranique afin de mieux leur étaler son "intransigeante foi musulmane" ?!

Après sa conversion à l'islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ?
Cela n'a- t-il pas été également le syndrome de Muhammad, le disciple de Waraqa qui, en fin de compte a éclipsé son "maître"?!


David A. Belhassen

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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 23 Oct 2016, 6:10 am

yacoub a écrit:
Qui a rédigé le Coran ?


La lecture du Coran ("el qoran"[i] en arabe, terme qui peut signifier aussi bien "l'appel" que "la lecture") laisse perplexe.



Le Coran regorge d'hébraïsmes, de noms, de mots et d'expressions hébraïques (reconnaissables aisément en dépit des innombrables erreurs dans leur retranscription en arabe). Les experts en araméen (dans sa variante syriaque) y ont trouvé également un vocabulaire étendu et une syntaxe qui sont indubitablement en langue araméenne, au point de conclure qu'il s'agit d'une langue composite arabo-hébreue-araméenne, artificielle et spécifique au Coran.
Et cela est dû au fait que le Coran rassemble dans un fatras épouvantable des passages du Pentateuque, du Livre de Josué (qu'il confond avec Yeshoua'-JESUS), du livre des Psaumes (appelé bizarrement "zabbour", déformation de "zammour" = "chant", en hébreu), des Evangiles (y compris apocryphes), des bribes d'hagiographes bibliques, des réminiscences de littérature talmudique en araméen, et enfin des ersatz de traditions "arabes" préislamiques revisitées et réinterprétées ?

A tel point qu'on est en droit de se demander qui a bien pu "pondre" cette mixture imbuvable ? Qui est donc le "responsable" de ce syncrétisme rétrograde qui a pris du judaïsme et du christianisme ce que ces deux religions ont de pire - comme si elles étaient deux mamelles empoisonnées qui ont allaité la religion musulmane -, et délaissé le meilleur ?

A la fin du VIème-début du VIIème siècle après J-.C., le judaïsme et le christianisme étaient solidement implantés dans la péninsule du Hedjaz. Les rabbins et les prêtres s'affrontaient dans d'interminables joutes théologiques sous les yeux amusés et le regard ébaubi des autochtones arabes polythéistes. Certains de ces arabes polythéistes, plus curieux que d'autres, venaient assister aux enseignements que rabbins et prêtres octroyaient, dans un but incontestable de prosélytisme.

Les rabbins cependant, plutôt qu'une conversion pure et dure au judaïsme, privilégiaient une adhésion à ce qu'ils nommaient "la communauté des craignant-Dieu".
Il était exigé de ces "craignant-Dieu", une pratique religieuse allant - selon leur stade de progression dans le judaïsme-, du minimum (comme le respect aux 7 commandements dits "noachides"), jusqu'à un stade très avancé de respect des lois de la Torah juste avant la conversion finale, en passant par le stade intermédiaire de "mityahed", c'est-à-dire de "judaïsant".

Il se pourrait fort bien que Muhammad - si le personnage est réel et non fictif - se soit trouvé parmi ces "judaïsants" écoutant, avec un sérieux vertigineux, l'enseignement d'un de ces gourous-rabbins. Il devait être doué d'une excellente mémoire pour "engranger" fidèlement les "pilpoulim" (les "ratiocinations") de ces rabbins. Allait-il alors - afin de se les remémorer et les "sauvegarder", réciter ses "cours" à un scribe qui, au fur et à mesure, "couchait à l'écrit" ce qui lui avait été transmis oralement ?
Pourtant, il y a dans le Coran trop de déviations, de dissidences, de contradictions, de divergences, d'anachronismes (pour ne pas dire de bourdes et d'erreurs, voire d'absurdités et de non-sens qui y pullulent, mais qui pourraient tout aussi bien être attribuées à un scribe étourdi ou malentendant) par rapport au Pentateuque ou aux Evangiles.

De plus, l'éclectisme religieux de ce néophyte ne le poussa- t-il pas aussi à aller écouter les prêches et sermons de rabbins hétérodoxes et de moines défroqués ? Toutes ces influences sont en effet patentes dans le Coran.
Ce qui a poussé nombre d'Historiens et d'exégètes à développer la thèse, justement à cause de ce syncrétisme judéo-chrétien dissident et déviant, que le "maître à penser" de Muhammad ne pouvait pas être un rabbin orthodoxe ou un prêtre catholique. Il appartenait soit à une secte judaïco-christique, soit à une secte chrétienne judaïsante, soit même à une secte hétérodoxe - voire hérétique -, ex-judaïque ou ex-christique.

Cette thèse semble cohérente, mais elle fait fi de certaines considérations et reste encore à prouver. Toutefois, et en admettant qu'elle soit établie, la question demeure de savoir de quelle secte judaïco-christique ou de quelle secte chrétienne judaïsante, ou encore de quelle secte hétérodoxe-hérétique ex-judaïque et ex-christique,  s'agit-il ? Et plus concrètement,  qui est ce rabbin dissident ou ce prêtre hérétique qui a distillé son enseignement à Mohammad ? Et enfin, qui est ce scribe qui a trempé sa plume pour rédiger le Coran, à partir de "comptes-rendus" oraux de Mohammad ?

Avant de s'aventurer à une hypothétique réponse, faisons un bref relevé de ces sectes, dans la péninsule arabique de l'époque, relevant du judaïsme et du christianisme hétérodoxes.
Dans le judaïsme : une secte pharisienne messianique ésotérique et dissidente (de "la maison de Shamaï", le fameux sage qui polémiquait avec Hillel l'ancien ?), des débris du courant sadducéen, des rescapés d'un groupe d'esséniens, des excommuniés de la communauté samaritaine, et une faction de proto-qaraïtes descendants peut-être d'anciens zélotes (judéens et iduméens).
Dans le christianisme : une secte marcionite, une monophysite, une arianiste, une nestorienne, une gnostique sacralisant un Evangile apocryphe ou non canonique, une nazoréenne, et enfin une secte ébionite.



Il y en avait certainement d'autres appartenant au pourtour judaïque et christique, mais leur "credo", leur théologie, leurs croyances et leurs pratiques religieuses ne différaient sensiblement pas de la douzaine de courants et sectes énumérés plus haut et se rattachant à la sphère judaïque et christique.  
Procédons par élimination.
-         Il est impossible qu'un pharisien, dissident ou pas, ait enseigné Mohammad. Aucun pharisien n'aurait pu ordonner qu'on coupe la main pour le vol d'un pain ! Cela contredit totalement non seulement le Pentateuque qui oblige le voleur à rembourser quatre fois le prix de son vol, mais également l'exégèse pharisienne fondamentale de permettre en toutes choses une réparation pécuniaire.
-         Ce maître à penser de Mohammad ne pouvait être un sadducéen. Les sadducéens s'opposaient farouchement à la croyance au monde futur et à la résurrection des morts. Or ces deux points sont centraux dans le Coran.
-         Il n'était pas non plus essénien. Le calendrier essénien était fondamentalement solaire et le calendrier coranique est exclusivement lunaire.
-         Il était encore moins un samaritain, pour qui non pas Jérusalem, mais le Mont Garizim (surplombant Sichem) était le "Sanctuaire de Yahweh". Le Coran a les samaritains en horreur.
-         Ni non plus un proto-qaraïte descendant des anciens factieux zélotes. D'un point de vue théologique, ceux-ci rejetaient le Talmud, or le Coran reprend des traditions talmudiques. Et d'un point de vue politique, ils étaient des ultras patriotes, des "endeuillés de Sion". Or Jérusalem n'est même pas mentionné dans le Coran. Quant au patriotisme juif, Mohammad n'en a cure.

En conclusion, le "maître à penser" de Muhammad n'était pas un Hébreu (judéen, samaritain, ou galiléen).

Et concernant la sphère christique, l'élimination par impossibilité est à peu près du même type :
-         Un marcionite rejetait le Pentateuque. Le Coran le vénère.
-         Un monophysite voit en JESUS son "unique nature incarnée dans le verbe de Dieu". Le Coran reconnaît certes en JESUS "le prophète du Jugement dernier", mais JESUS n'est qu'un humain comme les autres prophètes (nonobstant sa naissance virginale).
-         Un arianiste fait de la résurrection de JESUS le fondement de son anti-trinitarisme. Le Coran nie la mort sur la croix et donc la résurrection de JESUS.
-         Un nestorien se réclame d'une doctrine professant que deux personnes, l'une divine, l'autre humaine, coexistaient en JESUS. Le Coran rejette également cette doctrine.
-         Un gnostique aurait fait peu de cas des interdits culinaires de la Torah. Le Coran est très méticuleux sur ce point.
-         Un nazoréen aurait été offusqué si un de ses disciples avait dit que JESUS n'avait pas été crucifié et que c'est un autre qui l'a été à sa place. Le Coran l'affirme allégrement
-         Un ébionite aurait enseigné  de ne transgresser aucun "yota" de la Torah, de ne rien y ajouter et de ne rien y retrancher car tout le Pentateuque et les commandements de la Torah témoignent de la messianité de "JESUS le Sauveur d'Israël". Le rédacteur du Coran ajoute et retranche, biffe et modifie les lois de la Torah, sans même sourciller.

Seconde conclusion : Le maître à penser de Muhammad n'était pas un prêtre ou un moine (défroqué ou pas).

Mais cette élimination ne nous dit toujours pas qui était le "maître à penser" de Muhammad et encore moins le scribe ou le rédacteur du Coran. Ce n'est que dans la "Sîrah", c'est-à-dire la pseudo "biographie" de Muhammad et le fictif compte-rendu détaillé de ses faits et gestes, que nous pourrions à la rigueur trouver les indices qui manquent et qui seraient susceptibles de nous révéler l'identité de ce "maître à penser" de Muhammad, et par la même occasion, le nom de son scribe et rédacteur du Coran.
Cette compilation nous parle d'un certain Waraqa ibn Nawfal, le cousin de Khadija, la première épouse de Muhammad. Selon différentes sources et études, ce Waraqa aurait été tout d'abord un "craignant-Dieu", puis un "judaïsant" et ensuite un "christianisant".
Et c'est par l'intermédiaire et l'enseignement de ce "maître à penser" (qui a lui-même mal intégré ce que des juifs et des chrétiens, appartenant à des courants marginaux et hétérodoxes, lui ont enseigné), que le Coran est "descendu du ciel".

Il y a néanmoins une faille dans cette thèse : Waraqa ibn Nawfal  serait d'origine qurayshite donc "arabe". Or le Coran (du moins dans ses premiers versets dits "mecquois") a une haine incandescente des arabes (tant qu'ils étaient polythéistes). Par exemple (9. 97) :


الْأَعْرَابُ أَشَدُّ كُفْرًا وَنِفَاقًا وَأَجْدَرُ أَلَّا يَعْلَمُوا حُدُودَ مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ

les arabes sont les plus endurcis parmi les mécréants et les hérétiques, et les plus enclins à ne pas étudier les préceptes qu'a fait descendre (du ciel)  allah sur son envoyé.

De plus, le Coran fait par trop usage de mots hébreux et araméens, à la place de termes arabes. Il est également parsemé de graves erreurs d'orthographe et de syntaxe. Ce qui laisse planer des doutes sur l'origine "arabe" de Waraqa et a entraîné des historiens à le considérer comme d'origine aramo-syrienne, voire nabatéenne.  

La question reste en suspend, mais d'un point de vue psychologique, la balance penche plutôt sur l'origine arabe.
Car cette "haine de soi" de Waraqa (et donc de Muhammad) n'est-elle pas un comportement banal, de la même veine et du même syndrome qui atteint tout "converti" et "prosélyte" ?
Et comme Waraqa et Muhammad qui se gargarisaient de mots et d'expressions hébraïques et araméennes devant des locuteurs arabes qui les écoutaient bouche-bée, de même un "nouveau musulman" en France - plutôt dénué de solide culture française et s'exprimant dans un langage peu châtié -, ne se met-il pas soudain à baragouiner en arabe avec ses "potes" de banlieue ? Ou à lancer à tout bout de champ à la face de ses parents "chrétiens mécréants", des expressions en langue arabe coranique afin de mieux leur étaler son "intransigeante foi musulmane" ?!  

Après sa conversion à l'islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ?
Cela n'a- t-il pas été également le syndrome de Muhammad, le disciple de Waraqa qui, en fin de compte a éclipsé son "maître"?!


David A. Belhassen


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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 23 Oct 2016, 7:53 am

Citation :
Après sa conversion à l'islam, un néophyte français de souche ne devient-il pas immanquablement haineux envers ses origines françaises et sa famille restée chrétienne ?
Cela n'a- t-il pas été également le syndrome de Muhammad, le disciple de Waraqa qui, en fin de compte a éclipsé son "maître"?!
"L'illuminé" intégriste religieux dans toute sa splendeur,ca fait vraiment penser à une maladie mentale.
Juste un point pour ce qui est d'avoir pris le pire du christianisme,je suppose qu'il s'agit de l'interprétation erronée du Jugement Dernier se prenant pour le Bras Armé de Dieu.
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 09 Nov 2016, 1:02 am

Le Coran et les Juifs : La genèse d'une jalousie admirative qui s'est transformée en haine


Dans tout le Coran, les "juifs" ne sont mentionnés que 18 fois dans 17 versets différents (le verset 113 de la sourate 2, les mentionnant deux fois).
Mais étant donné que les versets du Coran ne sont pas placés dans un ordre chronologique de rédaction, mais dans un ordre arbitraire de longueur plus ou moins décroissant, la lecture telle quelle du Coran n'est guère susceptible de révéler l'évolution négative qui s'est progressivement installée dans sa relation avec les juifs, allant de l'admiration pour ses "mentors", jusqu'à la jalousie, l'animosité, et enfin la haine déclarée !
Aussi, avons-nous privilégié une autre manière d'analyse : la sémantique et l'étymologie.
Le nombre de fois, somme toute réduit, mentionnant les "juifs", laisse perplexe lorsque l'on sait ô combien le Coran emprunte à la Bible judaïque (et plus particulièrement au Pentateuque ou Torah de Moïse et aux Psaumes) ainsi qu'aux enseignements des rabbins.
Ce phénomène est certes contrebalancé par le fait que l'expression "Fils d'Israël" revient près de 50 fois, mais cela ne diminue en rien la perplexité concernant la rareté relative du terme "juifs". D'autant plus que même l'usage du terme "juifs" dans le Coran est ambigu et ambivalent.
"Juifs" y apparaît 8 fois sous sa forme originelle "yahuwd" et 10 fois sous une forme bizarre et spécifique au Coran : "haduw" ou "huwdan". Certains exégètes et traducteurs du Coran, ont prétendu que la forme "yahuwd" concernait les "judéens", donc les "juifs de souche", et que la forme dérivé "haduw" ou "huwdan" était réservé aux "judaïsants", c'est-à-dire aux convertis au judaïsme parmi les arabes.
Tout d'abord, nous allons relever toutes les fois que ces deux formes "yahuwd" et "haduw" (ou "huwdan") apparaissent, puis nous les analyserons pour savoir si cette distinction entre "juifs de souches" et "convertis au judaïsme" est réelle ou si elle n'est destinée qu'à camoufler autre chose : une énorme bourde étymologique et grammaticale du Coran.
Cette analyse est importante car l'exégèse musulmane se fonde sur le Coran pour accuser les “juifs” d’avoir falsifié la Torah que leur a transmis Moïse, et dans le même souffle, prétend que le Coran - descendu du ciel par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel - corrige les falsifications introduites par les “juifs”.
Mais d'autre part, d'autres exégètes musulmans se défendent de l'accusation d'animosité du Coran envers les "juifs" et disent que le Coran fustige uniquement les arabes "judaïsants" qui ont mal compris l'enseignement des vrais "juifs", l'ont déformé, et ont fait preuve de mépris et de dédain à l'égard de Muhammad et de la communauté musulmane naissante.
Il est aussi à remarquer que presqu'à chaque fois que le terme "juif" ou "judaïsant" apparaît dans le Coran, à ses côtés on trouve "naçara" ("nazaréens" en français) qui désigne soit une secte judéo-chrétienne, soit tous les chrétiens. Un prochain article sera consacré à ces "naçara", mais en attendant revenons à notre liste exhaustive (18 fois) sur les "juifs".
*Note : Nazaréens : secte judéo-chrétienne qui reconnaissait JESUS comme le Messie d'Israël. Leur nom vient de la racine hébraïque nçr qui signifie garder, protéger, défendre. Elle se retrouve dans l'expression biblique : noçrey ha brith : les gardiens de l'Alliance (avec Yahweh).

Penchons-nous donc en premier sur les versets ayant la forme originale "yahuwd" et qui retransmet fidèlement la forme “yehuwdi” en hébreu.
.
*Note : chaque verset aura sa transcription phonétique pour faciliter le déchiffrage du contenu au lecteur non arabophone, ainsi que sa traduction littérale en français. Cette dernière apparaîtra souvent comme du charabia, mais aura l'avantage de la fidélité au texte du Coran tel qu'il est, sans ponctuation, sans majuscules et autres "fioritures".
De plus, cela permettra au lecteur francophone qui ignore la syntaxe arabe, de s'y familiariser et de suivre la traduction mot à mot à l'aide de la transcription phonétique.
Sourate 2, verset 113 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ لَيْسَتِ النَّصَارَى عَلَى شَيْءٍ وَقَالَتِ النَّصَارَى لَيْسَتِ الْيَهُودُ عَلَى شَيْءٍ وَهُمْ يَتْلُونَ الْكِتَابَ كَذَلِكَ قَالَ الَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ مِثْلَ قَوْلِهِمْ فَاللَّهُ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فِيمَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd laysat al naçara ‘ala shay wa qalat al naçara laysat al yahuwd ‘ala shay wa hum yatluwn al kitab kadhalik qal aladhin la ya’lamuwn mithl qawlihim fa allah yahkum baynahum yawm al qiyamat fyma kanuw fyhi yakhtalifuwn
Traduction littérale :
et disent les juifs ne tiennent les naçara sur rien et disent les naçara ne tiennent les judéens sur rien or ils récitent l'écrit de même parole ceux qui ne savent pas sont semblables leurs dires et allah jugera entre eux au jour du relèvement sur ce dont ils divergent

Sourate 2, verset 120 :
وَلَنْ تَرْضَى عَنْكَ الْيَهُودُ وَلَا النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللَّهِ هُوَ الْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءَهُمْ بَعْدَ الَّذِي جَاءَكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللَّهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا نَصِيرٍ

Transcription phonétique :
wa lan tard ‘anka al yahuwd wa la al naçara hata tattabi’ milatahum qul ina huda allah huwa al huda walain itaba’t ahwaahum ba’d al ladhiy jaak min al’ilm ma lak min allah min waliy wa la naçir
Traduction littérale :
et tu ne seras pas agréé par les juifs et ni par les naçara jusqu'à ce que tu adhères à leur parole dis certes la guidance d'allah est la guidance mais si tu adhères à leurs vanités après ce qui t'est venu de savoir il n'y aura pour toi en allah ni protecteur et ni gardien
*Note : le mot "guidance" (huda) évoque ici irrésistiblement le terme "hudan" (judéïté ou judaïsation) à tel point qu'on peut aussi le comprendre comme "la judaïté d'allah" (sic !).

Sourate 5, verset 18 :
{18} وَقَالَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى نَحْنُ أَبْنَاءُ اللَّهِ وَأَحِبَّاؤُهُ قُلْ فَلِمَ يُعَذِّبُكُمْ بِذُنُوبِكُمْ بَلْ أَنْتُمْ بَشَرٌ مِمَّنْ خَلَقَ يَغْفِرُ لِمَنْ يَشَاءُ وَيُعَذِّبُ مَنْ يَشَاءُ وَلِلَّهِ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا وَإِلَيْهِ الْمَصِيرُ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd wa al naçara nahnu abnao allah wa ahibaohu qul falima yu’adhibukum bidhunuwbikum bal antum basharun mimman khalaqa yaghfiru liman yashao wayu’adhibu man yashao walillahi mulku al samawati wa al ardi wa mabaynahuma wa ilayhi al maçiyru
Traduction littérale :
et ont dit les juifs et les naçara nous sommes les fils d'allah et ses affectionnés dis alors pourquoi vous châtie-t-il pour vos péchés vous n'êtes que de la chair qu'il a créé il pardonne à qui il veut et il châtie qui il veut et à dieu la royauté des cieux et du pays et ce qui est entre les deux et vers lui est la voie étroite
Sourate 5, verset 51 :
{51} يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى أَوْلِيَاءَ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ
Transcription phonétique :
ya ayuha alladhiyn amanuw la tatakhithuw al yahuwd wa al naçara awliyaa ba’duhum awliyao ba’din waman yatawallahum minkum fa-innahu minhum inna allah la yahdiy alqawma althalimiyn
Traduction littérale :
ô et ohé ceux qui croient ne prenez pas les juifs et les naçara pour alliés les uns aux autres ils sont alliés et quiconque d'entre vous s'allie à eux alors certes en est des leurs voici allah ne guide pas la communauté des idolâtres
*Note : de nouveau dans ce verset, ce doublon sémantique entre "juifs" (yahuwd) et le verbe "guider" (yahdiy)
Sourate 5, verset 64 :
{64} وَقَالَتِ الْيَهُودُ يَدُ اللَّهِ مَغْلُولَةٌ غُلَّتْ أَيْدِيهِمْ وَلُعِنُوا بِمَا قَالُوا بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنْفِقُ كَيْفَ يَشَاءُ وَلَيَزِيدَنَّ كَثِيرًا مِنْهُمْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ طُغْيَانًا وَكُفْرًا وَأَلْقَيْنَا بَيْنَهُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ كُلَّمَا أَوْقَدُوا نَارًا لِلْحَرْبِ أَطْفَأَهَا اللَّهُ وَيَسْعَوْنَ فِي الْأَرْضِ فَسَادًا وَاللَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُفْسِدِينَ
Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd yad allah maghluwlatun ghullat aydiyhim walu’inuw bima qaluw bal yadahu mabsuwtatani yunfiqu kayfa yashao walayaziydanna kathiyran minhum ma onzila ilayka min rabbika tughyanan wakufran waalqayna baynahumu al’adawata waalbaghdaa ila yawmi alqiyamati kullama awqaduw naran lilharbi atfaaha allah wayas’awna fiy al-ardi fasadan wa allah la yuhibbu almufsidiyna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs la main d'allah est nouée que soient nouées leurs mains et qu'ils soient maudits de l'avoir dit nenni ses mains sont satisfaisantes il pourvoie comme il veut et ajoute à beaucoup d'entre eux de ce qui a été descendu vers toi de la part de ton seigneur en errance et calfatage et nous avons jeté parmi eux l'inimitié et la haine jusqu'au jour du relèvement chaque fois qu'ils allumeront le feu de l'épée l'éteindra allah et ils précipiteront dans le pays la détérioration et allah n'affectionne pas les abîmeurs
*Note : le terme "calfatage" (kufran) est emprunté à l'hébreu kefira, et induit la notion de "recouvrir, de camoufler, de cacher" les péchés. Ce terme est traduit dans les Corans en français par mécréance.
Sourate 5, verset 82 :
{82} لَتَجِدَنَّ أَشَدَّ النَّاسِ عَدَاوَةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الْيَهُودَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا وَلَتَجِدَنَّ أَقْرَبَهُمْ مَوَدَّةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَى ذَلِكَ بِأَنَّ مِنْهُمْ قِسِّيسِينَ وَرُهْبَانًا وَأَنَّهُمْ لَا يَسْتَكْبِرُونَ
Transcription phonétique :
latajidanna ashadda alnnasi ‘adawatan lilladhiyna amanuw al yahuwd waalladhiyna ashrakuw walatajidanna aqrabahum mawaddatan lilladhiyna amanuw alladhiyna qaluw inna naçara thalika bi-anna minhum qissiysiyna waruhbanan waannahum layastakbiruwna
Traduction littérale :
tu trouveras que les gens les plus durs en hostilité envers ceux qui croient sont les juifs et ceux qui associent et tu trouveras que les plus proches en amitié avec ceux qui croient sont ceux qui disent nous sommes des naçara c'est ainsi car il y a parmi eux des moines et des ermites et ils ne se grandissent pas
Sourate 9, verset 30 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ عُزَيْرٌ ابْنُ اللَّهِ وَقَالَتِ النَّصَارَى الْمَسِيحُ ابْنُ اللَّهِ ذَلِكَ قَوْلُهُمْ بِأَفْوَاهِهِمْ يُضَاهِئُونَ قَوْلَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَبْلُ قَاتَلَهُمُ اللَّهُ أَنَّى يُؤْفَكُونَ
Transcription phonétique :
waqalati al yahuwd ‘uzayrun ibnu allah waqalati al naçara almasiyhu ibnu allah dhalika qawluhum bi-afwahihim yudahi-uwna qawla alladhiyna kafaruw min qablu qatalahumu allah anna yu/fakuwna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs que 'uzayr est fils d'allah et ont dit les naçara que le messie est fils d'allah telle est leur dire de leurs bouches ils imitent le dire de ceux qui calfatèrent avant eux que les trucide allah de ce qu'ils sont déviants
Première conclusion :
Ces versets ne montrent pas la moindre bienveillance pour les juifs. Non seulement, on y lit de la jalousie cachée et une animosité tenace, mais on trouve également le mensonge flagrant et la calomnie théologique. En effet, les juifs n'ont jamais dit que le prestigieux personnage biblique 'Ezrah le scribe (transcrit dans le Coran de manière fantaisiste par 'Uzayr) était le fils de Dieu !
A présent, passons à la forme dérivée haduw ou huwdan :
Sourate 2, verset 62 :


إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالنَّصَارَى وَالصَّابِئِينَ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِنْدَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ




Transcription phonétique :
ina al ladhin amanuw wa al ladhin haduw wa al naçara wa al çabîin man amana bi allah wa al yawm al akhir wa ’amila salihan fa lahum ajruhum ‘ind rabihim wa la khawf ‘alayhim wa la hum yahzanun
Traduction littérale :

voici ceux qui ont cru et ceux qui judaïsent et les naçara et les çabéens de ceux qui ont cru en allah et au jour dernier et ont œuvré à la réussite alors à eux leur rétribution chez leur majeur et point de frayeur sur eux et ils ne seront pas affligés
*Note : çabéens : secte monothéiste dont les origines sont obscures, et pourrait être assimilée aux disciples de Jean-Baptiste. A ne pas confondre avec sabéens, population sudarabique polythéiste de la région de Saba.


Sourate 2, verset 111 :
وَقَالُوا لَنْ يَدْخُلَ الْجَنَّةَ إِلَّا مَنْ كَانَ هُودًا أَوْ نَصَارَى تِلْكَ أَمَانِيُّهُمْ قُلْ هَاتُوا بُرْهَانَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
wa qaluw lan yadkhul al janat illa man kana huwdan aw naçara tilk amaniyuhum qul hatuw burhanakum in kuntum sadiqin
Traduction littérale :

et ils ont dit n'entre au jardin que celui qui était judaïsant ou naçara telles sont leurs croyances dis donnez votre preuve si vous êtes justes





Sourate 2, verset 135 :




وَقَالُوا كُونُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى تَهْتَدُوا قُلْ بَلْ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ
ואמרו היו יהודים או נוצרים תודרכו אמר לאו כי אם מלת אברהם החנפן ולא היה מן המשתפים




Transcription phonétique :
wa qaluw kuwnuw huwd aw naçara tahtaduw qul bal milat ibrahiym haniyf wa ma kana min al mushrikiyn

Traduction littérale :
et ils dirent soyez judaïsants ou naçara vous serez guidés dis nenni seule la parole d'abraham le courtisan et il n'était pas parmi les associateurs
*Note : On voit bien ici que le doublon "judaisants" et "guidés" était à l'origine un jeu de mots. Ce quasi calembour entre huwd ("judaïsant") et tahtaduw (forme déclinée signifiant "être guidé" en arabe) n'a pu venir que d'un rabbin qui "jonglait" entre l'hébreu et l'arabe, et qui fut repris par le rédacteur du Coran sans en connaître la signification hébraïque.
Quant à "Abraham le courtisan", la traduction courante est "Abraham le chef", ou "le dirigeant", ou encore "le fervent", voire "le pur monothéiste". Or "haniyf" vient d'une racine verbale hébraïque hnf ayant une acception péjorative de "flatter" ou "flagorner", de "soudoyer". Il faudrait donc dans le cadre du Coran et de l'islam, le traduire par "flatteur d'Allah" ou pour être moins péjoratif : "courtisan d'Allah".

Sourate 2, verset 140 :

أَمْ تَقُولُونَ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالْأَسْبَاطَ كَانُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى قُلْ أَأَنْتُمْ أَعْلَمُ أَمِ اللَّهُ وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ كَتَمَ شَهَادَةً عِنْدَهُ مِنَ اللَّهِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

Transcription phonétique :
am taquwluwn inna ibrahiym wa ismâ’iyl wa içhâq wa ya’quwb wa al asbata kanuw huwd aw nasara qul aantum a’lam am allah wa man athlam miman katama shahadat ‘indahu min allah wa ma allah bi ghafilin ‘ama ta’maluwn

Traduction littérale :

diriez-vous que certes abraham et ismaël et isaac et jacob et les tribus étaient des judaïsants ou des naçara dis est-ce vous les plus savants ou allah et qui est plus idolâtre que celui qui enfouit un témoignage chez lui d'allah et allah n'est pas dans l'occultation de ce que vous oeuvrez




Sourate 4, verset 46 :
{46} مِنَ الَّذِينَ هَادُوا يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَيَقُولُونَ سَمِعْنَا وَعَصَيْنَا وَاسْمَعْ غَيْرَ مُسْمَعٍ وَرَاعِنَا لَيًّا بِأَلْسِنَتِهِمْ وَطَعْنًا فِي الدِّينِ وَلَوْ أَنَّهُمْ قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا وَاسْمَعْ وَانْظُرْنَا لَكَانَ خَيْرًا لَهُمْ وَأَقْوَمَ وَلَكِنْ لَعَنَهُمُ اللَّهُ بِكُفْرِهِمْ فَلَا يُؤْمِنُونَ إِلَّا قَلِيلًا


Transcription phonétique :
mina alladhiyna haduw yuharrifuwna alkalima ‘an mawadi’ihi wayaquwluwna sami’na wa’açayna waisma’ ghayra musma’in wara’ina layyan bi-alsinatihim wata’nan fiy alddiyni walaw annahum qaluw sami’na waata’na waisma’ waonthurna lakana khayran lahum waaqwama walakin la’anahumu allah bikufrihim fala yu/minuwnna illa qaliylan

Traduction littérale :
de ceux qui ont judaïsé il y en a qui pervertissent les mots de leurs significations et disent nous avons entendu et nous nous rebiffons et entends sans être entendu et nous nous repaissons tordant leur langue et argumentant contre le jugement et s'ils avaient dit nous avons entendu et nous avons obéi entends et contemple-nous ce serait préférable pour eux et plus droit mais les a maudits allah pour leur calfatage et ils ne croient que peu
Sourate 4, verset 160 :



فَبِظُلْمٍ مِنَ الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ طَيِّبَاتٍ أُحِلَّتْ لَهُمْ وَبِصَدِّهِمْ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ كَثِيرًا
Transcription phonétique :
fabithulmin mina allathiyna haduw harramna ‘alayhim tayyibatin ohillat lahum wabiçaddihim ‘an sabiyli allah kathiyran
Traduction littérale :
et de par l'idolâtrie parmi ceux qui ont judaïsé nous leur avons interdit les bonnes étant licites pour eux et parce qu'ils obstruent le sentier d'allah beaucoup
Sourate 5, verset 41 :
يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ لَا يَحْزُنْكَ الَّذِينَ يُسَارِعُونَ فِي الْكُفْرِ مِنَ الَّذِينَ قَالُوا آمَنَّا بِأَفْوَاهِهِمْ وَلَمْ تُؤْمِنْ قُلُوبُهُمْ وَمِنَ الَّذِينَ هَادُوا سَمَّاعُونَ لِلْكَذِبِ سَمَّاعُونَ لِقَوْمٍ آخَرِينَ لَمْ يَأْتُوكَ يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ مِنْ بَعْدِ مَوَاضِعِهِ يَقُولُونَ إِنْ أُوتِيتُمْ هَذَا فَخُذُوهُ وَإِنْ لَمْ تُؤْتَوْهُ فَاحْذَرُوا وَمَنْ يُرِدِ اللَّهُ فِتْنَتَهُ فَلَنْ تَمْلِكَ لَهُ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا أُولَئِكَ الَّذِينَ لَمْ يُرِدِ اللَّهُ أَنْ يُطَهِّرَ قُلُوبَهُمْ لَهُمْ فِي الدُّنْيَا خِزْيٌ وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ
Transcription phonétique :
ya ayyuha alrrasuwlu la yahzunka alladhiyna yusari’uwna fiy alkufri mina alladiyna qaluw amanna bi-afwahihim walam tu/min quluwbuhum wamina alladhiyna haduw samma’uwna lilkadhibi samma’uwna liqawmin akhariyna lam ya/tuwka yuharrifuwna alkalima min ba’di mawadi’ihi yaquwluwna in uwtiytum hadha fakhudhuwhu wa-in lam tu/tawhu faihdharuw waman yuridi allah fitnatahu falan tamlika lahu mina allah shay-an ola-ika alladhiyna lam yuridi allah an yutahhira quluwbahum lahum fiy alddunya khizyun walahum fiy al-akhirati ‘adhabun ‘athiymun
Traduction littérale :
ô et ohé l'envoyé que ne t'affligent pas ceux qui s'empressent au calfatage parmi ceux qui dirent nous avons cru avec leurs bouches et sans qu'aient cru leurs cœurs et parmi ceux qui judaïsent qui entendent le mensonge et entendent d'autres communautés qui ne sont pas venues à toi et qui blasphèment la parole après avoir été proposée ils disent s'il vous a été donné cela alors prenez-le et s'il ne vous a pas été donné alors rendez-le et celui qu'allah veut éprouver alors tu ne peux le dominer par allah en rien tels sont ceux que ne veut pas allah que soient purifiés leurs cœurs à eux ici-bas l'opprobre et à eux dans l'autre un châtiment immense
Sourate 5, verset 44 :
إِنَّا أَنْزَلْنَا التَّوْرَاةَ فِيهَا هُدًى وَنُورٌ يَحْكُمُ بِهَا النَّبِيُّونَ الَّذِينَ أَسْلَمُوا لِلَّذِينَ هَادُوا وَالرَّبَّانِيُّونَ وَالْأَحْبَارُ بِمَا اسْتُحْفِظُوا مِنْ كِتَابِ اللَّهِ وَكَانُوا عَلَيْهِ شُهَدَاءَ فَلَا تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ وَلَا تَشْتَرُوا بِآيَاتِي ثَمَنًا قَلِيلًا وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
Transcription phonétique :
inna anzalna al tawrata fiyha hudan wanuwrun yahkumu biha alnnabiyyoona alladhiyna aslamuw lilladhiyna haduw wa al rabbaniyyuwna waal-ahbaru bima istuhfithuw min kitabi allah wakanuw ‘alayhi shuhadaa fala takhshawuw alnnasa waikhshawni wala tashtaruw bi-ayatiy thamanan qaliylan waman lam yahkum bima anzala allah faola-ika humu alkafiruwna
Traduction littérale :
nous avons fait descendre la torah dans laquelle il y a guidance et lumière jugent par elle les prophètes ceux qui se sont pacifiés à ceux qui judaïsent et les rabbins et les collègues qui se sont engoués de l'écrit d'allah et en ont été les témoins alors ne redoutez pas les gens et redoutez-moi et ne troquez pas mes signes à prix faible et quiconque ne juge pas selon ce qu'a fait descendre allah alors ce sont eux les calfateurs
*Note : Remarquons ici à nouveau le doublon "hudan" (guidance) et haduw (judaïsent). Ce verset qui, selon l'exégèse musulmane, concerne les "judaïsants" (et non les "juifs" de souche) non seulement n'est pas haineux envers eux mais plutôt obséquieux ! D'autant plus qu'il évoque dans un même souffle "les prophètes", "ceux qui se sont pacifiés" (donc les "soumis", donc les "musulmans") à ceux qui "judaïsent", les "rabbins" et les "collègues" qui "se sont engoués de l'écrit d'Allah" (ces "collègues" étant soit les disciples des rabbins, soit les compagnons de Muhammad).

Sourate 5, verset 69 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئُونَ وَالنَّصَارَى مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
Transcription phonétique :
inna alladhiyna amanuw waalladhiyna haduw waal çabiuwna waal naçara man amana bi allah waalyawmi al-akhiri wa’amila çalihan fala khawfun ‘alayhim wala hum yahzanuwna
Traduction littérale :
certes ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara quiconque croit en allah et au jour dernier et oeuvrent à réussite alors pas de crainte sur eux et eux ne seront pas affligés

Sourate 6, verset 146 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا كُلَّ ذِي ظُفُرٍ وَمِنَ الْبَقَرِ وَالْغَنَمِ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ شُحُومَهُمَا إِلَّا مَا حَمَلَتْ ظُهُورُهُمَا أَوِ الْحَوَايَا أَوْ مَا اخْتَلَطَ بِعَظْمٍ ذَلِكَ جَزَيْنَاهُمْ بِبَغْيِهِمْ وَإِنَّا لَصَادِقُونَ
Transcription phonétique :
wa’ala alladhiyna haduw harramna kulla thiy thufurin wamina albaqari wa alghanam harramna ‘alayhim shuhuwmahuma illa ma hamalat thuhuwruhuma awi alhawaya aw ma ikhtalata bi’athmin thalika jazaynahum bibaghyihim wa-inna laçadiquwna

Traduction littérale :

et à ceux qui ont judaïsés nous avons interdit toute celle à ongle et parmi les bovins et les ovins nous leurs avons interdit les graisses sauf ce que portent leurs dos ou leurs entrailles ou ce qui est mêlé à l'os ainsi nous les avons imposés en leurs désirances et nous sommes pour les justes

*Note : Ce verset, à première vue peu incompréhensible, demande quelques explications.
Dans la Torah, il y a toutes sortes d’injonctions culinaires ("cacherout") concernant les bêtes propres à la consommation (elles doivent avoir le sabot fendu et être ruminantes), et il y a aussi des parties de la bête permise qui sont impropres à la consommation (comme certaines graisses). Et comme d'habitude, le Coran calque (plus ou moins) aux détails de ces interdits alimentaires de la Torah. Jusque-là, rien de bien surprenant. Mais ce qui l’est beaucoup plus, est la manière dont le Coran comprend ces interdits : ils y sont considérés comme une punition, alors qu'il s'agit d'interdits de purification. Il y a donc ici une grave déviation théologique !
D'autre part, ce verset ne peut que s'adresser aux "juifs" de souche astreints à tous les commandements de la Torah, y compris ceux concernant les graisses animales. Car d'après la Torah de tels interdits alimentaires ne s'adressent pas aux "judaïsants". En effet, la conversion au judaïsme se faisait par paliers : tout d'abord les "craignants-Dieu" qui n'étaient tenus qu'aux 7 lois dites noachides. Ensuite, le "mityahed", c'est-à-dire "le judaïsant" qui était tenu aussi au respect du shabbat et d'autres fêtes, et enfin le "ger çedeq"("le converti juste") qui lui était déclarait "juif" tout comme les "juifs" de souche.
Le terme "haduw" ne peut donc en aucun cas être traduit dans ce verset par "judaïsants", mais par "juifs" !
Sourate 16, verset 118 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا مَا قَصَصْنَا عَلَيْكَ مِنْ قَبْلُ وَمَا ظَلَمْنَاهُمْ وَلَكِنْ كَانُوا أَنْفُسَهُمْ يَظْلِمُونَ

Transcription phonétique :
wa’ala allathiyna haduw harramna ma qaçaçna ‘alayka min qablu wama thalamnahum walakin kanuw anfusahum yathlimoona

Traduction littérale :
et à ceux qui ont judaïsé nous avons interdit ce que nous t'avions sectionné auparavant et nous ne les avons pas faits idolâtres mais ils ont été eux-mêmes idolâtres
Sourate 22, verset 17 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئِينَ وَالنَّصَارَى وَالْمَجُوسَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا إِنَّ اللَّهَ يَفْصِلُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ
Transcription phonétique :
inna allathiyna amanuw waallathiyna haduw wa al çabiiyna wa al naçara wa al majuwsa waallathiyna ashrakuw inna allah yafsilu baynahum yawma alqiyamati inna allah ‘ala kulli shay-in shahiydun
Traduction littérale :
voici ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara et les mages et ceux qui associent certes allah séparera entre eux au jour du relèvement certes allah sur toute chose est témoin
Sourate 62, verset 6 :
قُلْ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ هَادُوا إِنْ زَعَمْتُمْ أَنَّكُمْ أَوْلِيَاءُ لِلَّهِ مِنْ دُونِ النَّاسِ فَتَمَنَّوُا الْمَوْتَ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
qul ya ayyuha alladhiyna haduw in za’amtum annakum awliyao lillahi min duwni alnnasi fatamannawuw almawta in kuntum çadiqiyna

Traduction littérale :

dis ô ohé ceux qui ont judaïsés si vous prétendez que vous êtes les alliés de dieu à la place des gens alors souhaitez la mort si vous êtes justes

*Note : Ce verset ne parle pas d'Allah, mais de "Ilaha", donc de "Dieu" ("Eloha", dans sa forme hébraïsée et araméenne). Doit-on déduire que les "judaïsants" ne voyaient pas en Allah, leur Dieu ?

Seconde conclusion :
Les "judaïsants" ne trouvent pas plus grâce auprès du Coran que les "juifs de souche". Ce sont les mêmes incantations, les mêmes proférations, et les mêmes malédictions !
Cette distinction factice entre "juifs" de souche et "judaisants" que les exégètes musulmans se sont escrimer à mettre en place afin de différencier "yahuwd" de "haduw", est un leurre. En réalité, elle est destinée à détourner l'attention de l'erreur grammaticale, sémantique et étymologique commise par le (ou les) rédacteur arabophone du Coran.
"yahuwd" et "haduw" renvoient tous deux aux "juifs", qu'ils soient de souche ou convertis au judaïsme.

Mais alors, qui l'a induit en erreur ? Ses mentors rabbins ? Et qu'elle est donc la signification, le champ sémantique, et l'étymologie réelle de ces deux formes pour dire "juifs"?

Selon le Pentateuque (Genèse, 29, 35), Leah, l’épouse de Jacob, dit lorsqu'elle enfanta son quatrième fils: “Cette fois, je remercie Yahweh, et alors elle le nomma Yehuwdah”.
Ce "Yehuwdah” donna naissance à la tribu du même nom, et de ce nom est issu le substantif “yehuwdi” (ou "yehudi", donc “judéen”, devenu “juif” en français).
Le Pentateuque voit dans ce nom, la racine verbale WDH ou HDH, dans le sens de “remercier“. "reconnaître", "confesser". Les Juifs” seraient donc des "remerciants", des "reconnaissants", ceux qui “rendent grâce” à Yahweh.
Mais il y a un “hic” ! Cette exégèse biblique de Yehuwdah - “rendre grâce à Yahweh” - est erronée. C’est ce qu’on appelle en linguistique, de “l’étymologie populaire”. Celle-ci se fonde sur l’homonymie apparente dans la prononciation d’un mot, et non sur sa véritable étymologie et l'analyse grammaticale et philologique de sa racine. C’est un peu comme si un francophone disait que “mots” et “maux” avaient une étymologie commune, en ajoutant avec un air astucieux : “Pardi ! Des mots mal placés font toujours mal “ !

Or, la racine de Yehuwdi est HD, donc une racine bi-consonnantique conjuguée et déclinée à la troisième personne, et qui donna : YHD.
Cette racine HD signifie en paléo-hébreu "écho". “Hado” était le nom d’un petit Dieu renfrogné des cavernes à l’époque prébiblique, soit au XIV siècle avant J.-C. Pourquoi "Dieu des cavernes" ? Parce que son “territoire” était troué de grottes et de cavernes.
Les voix des habitants de cette contrée, lorsqu’ils s’appelaient les uns-les-autres, résonnaient, se propageaient et se répercutaient en écho. Ils imaginèrent donc qu’un Dieu leur répondait ! Et c’est pourquoi cette contrée fut appelée en hébreu : “Yehuwdah” (la Judée), c’est-à-dire “la contrée où le Dieu de l’écho rugit”.

Si l’on s’en tient donc exclusivement à la grammaire, à la morphosyntaxe, et à l’étymologie scientifique de la langue hébraïque, “Juif” (Yehuwdi) signifie : “celui qui entendra l'écho” et non pas “celui qui rendra grâces à Yahweh”.

Le Pentateuque ne pouvait laisser tel quel cet atavisme qui rappelait le passé animiste, totémiste, et polythéiste des Hébreux. Il a donc bien fallu donner à ce nom une explication et une "facture" monothéiste de "remerciant Yahweh".

En arabe par contre, la racine verbale HDH (commune également à l'hébreu et censée être, d'après le Pentateuque, celle du nom Yehuwdah, "celui qui remercie"), signifie : "guider".
C'est donc parce que le rédacteur du Coran croyait que "Yehuwd" (Juifs) et "Haduw" (guidés), étaient de la même racine HDH qu'il a "jonglé" sur ces deux termes comme étant des synonymes doublés presque d'homonymie !!!
Cette méprise étymologique, dont le Pentateuque était en partie responsable, commise par le rédacteur (Muhammad ou son scribe) du Coran, est-elle révélatrice d'autre chose ?
Et de qui lui venait-elle ? Certainement pas de l’Ange Gabriel qui devait avoir une science infuse de l'hébreu et ne serait pas tombé – tel un vulgaire et inculte quidam - dans les pièges de l'étymologie populaire ! A moins que l'Ange Gabriel soit un farceur ou un plaisantin - allons savoir ! -, cette méprise avait une origine humaine, trop humaine ! Trop "juive", pourrait-on dire !
En fait, le rédacteur du Coran l'a recueillie de la bouche de rabbins, ou plutôt de son rabbin-mentor anonyme chez qui il allait écouter des "cours de Torah" ! En reprenant à son compte cette étymologie populaire hébraïque, tout en ne sachant pas l'hébreu, le rédacteur du Coran s'est trahi et a ainsi dévoilé ses "sources" juives rabbiniques.
Car si en arabe la racine “hdh” signifie “être guidé”, les “juifs” ("yahuwd") ou les "judaïsés" ("haduw") étaient donc pour le Coran des “guidés”. Mais “guidés” par qui ? Par Yahweh, pardi !
Et si les “juifs” et les "judaïsants" ont été “guidés” par Yahweh et que l’Ange Gabriel et Allah lui-même le disent dans le Coran, cela signifie qu’ils ont été bien-guidés et qu’ils n’ont rien falsifié de la Torah !

Pour ne pas être en reste, voici un autre verset avec le terme énigmatique "huwdan", et qui révèlera définitivement non seulement le pot-aux-roses de l'imposture coranique mais aussi le nom et l'identité de son rabbin-mentor :

Sourate 11, verset 50 :

وَإِلَى عَادٍ أَخَاهُمْ هُودًا قَالَ يَا قَوْمِ اعْبُدُوا اللَّهَ مَا لَكُمْ مِنْ إِلَهٍ غَيْرُهُ إِنْ أَنْتُمْ إِلَّا مُفْتَرُونَ
Transcription phonétique :
wa-ila ‘adin akhahum huwdan qala ya qawmi o’buduw allah ma lakum min ilahin ghayruhu in antum illa muftaruwnna

Traduction littérale :
et à 'ad leur frère huwdan dit ô ma communauté servez allah il n'y a pour vous de dieu hormis lui vous n'êtes que des imposteurs
Ce huwdan (donc "juif", donc "guide") n'est autre que le rabbin-mentor Juif du rédacteur du Coran !
Et pourtant, ce dernier exècre tous les "juifs", "yahuwd", "haduw", et huwdan, pêle-mêle !

Que dire d'autre de cette jalousie qui s'est peu à peu transformée en haine incandescente ? Que ce serait plutôt le rédacteur du Coran le véritable imposteur ? Que cet imposteur a accusé les juifs de ce qu’il a lui-même été ?
Certes. Mais surtout : Que son narcissisme haineux a empoisonné et n'en finit pas d'empoisonner l'humanité entière !
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 20 Nov 2016, 7:43 am

Les Phéniciens : une identité volontairement occultée !


Monnaie "phénicienne", portant une inscription en paléo-hébreu mentionnant la ville de Tyr (çor en hébreu).


Cet article est un hommage à Adyah Horon (1907-1972), qui oeuvra sur le site d’Ougarit avec le célèbre archéologue Charles Virolleaud. Philologue visionnaire, il fut le pionnier de la redécouverte de la véritable identité hébreue des ‘Phéniciens’.

Il n’y a pas, dira-t-on aujourd’hui, d’objectivité absolue à l’Histoire. Les Historiens nous montrent une réalité sous un angle précis, le plus large possible, tout en étant conscient qu’il existe d’autres facettes de la chose. Bref, sans remettre en question leurs convictions, les historiens sont naturellement prêts à admettre que l’écriture de l’Histoire n’est jamais achevée. Elle connaît des améliorations, des perfectionnements. Ceux-ci dépendent des nouvelles découvertes archéologiques qui se greffent sur une solide base de connaissances, le fruit du travail de centaines d’historiens.
Et pourtant cette assurance sereine est loin de refléter une quelconque fidélité à la vérité historique. Prenons un exemple bien connu, celui des « Phéniciens » et leurs descendants « Carthaginois ».
Les « Etudes phéniciennes » sont un département académique où s’écrivent de nombreuses thèses d’Université, a priori sérieuses et étayées. Néanmoins, ces « Etudes phéniciennes » sont plutôt problématiques : le terme même de « Phénicie », son origine, son étymologie, sa signification, sont eux-mêmes sujets à polémique.
D’où vient donc cette appellation de Phénicie - adoptée à l’unanimité par l’Historiographie scientifique, et même, comble de l’absurde, par sa branche israélienne !, et qui est désormais devenu un consensus général et incontestable ?
Et les « Phéniciens » eux-mêmes ? Se nommaient-ils « Phéniciens » ? D’ailleurs, cette dénomination qui est non seulement un anachronisme grossier, mais un péjoratif dans la bouche des Grecs qui les nommèrent de la sorte, est véritablement une offense à leur égard ! Pire ! Une trahison de la part des ‘Historiens’ modernes qui se targuent d’objectivité scientifique et qui persistent à en faire usage.
Il y eut d’autres cas de « trahisons sémantiques » sur lesquels nous ne nous étendrons pas. Mais nous mentionnerons brièvement deux exemples de ces cas :
1. « Palestine » : L’usage général de ce terme est l’apanage de tous les auto-intronisés « Nouveaux Historiens ». Au point où certains d’entre eux particulièrement sans vergogne vont même jusqu’à parler de « JESUS le palestinien », alors que le terme de Palestine n’apparaît pas une seule fois dans les Evangiles, mais Judée, Samarie, Galilée et Israël sont mentionnés des dizaines de fois. Dire « JESUS le palestinien » est en fait bien plus qu’un anachronisme débile. C’est véritablement une odieuse manipulation propagandiste de la part de ces « Nouveaux Historiens ».
Quelle est donc l’étymologie de ce « nom propre » qui n’en est pas un ?
En fait « palestine » est un substantif au masculin-pluriel formé à partir d’une racine verbale hébraïque qui signifie « envahisseurs », « occupants », « intrus », qualificatif par lequel les Hébreux d’antan nommaient des envahisseurs venus des îles de la Mer Egée, et particulièrement de la Crête, les fameux « philistins » de la Bible. (Voir l'article : « Pour en finir avec l’usage du termePalestine ».
L’usage du mot ‘Palestine’ ne se répandit qu’après l’écrasement de la révolte des Hébreux judéens et samaritains par l’occupant romain (en 135 après J.-C) afin d’effacer toute trace de l’identité véritable du peuple indigène et de sa patrie. Faire usage du terme abject « Palestine » revient donc à perpétuer l’insulte faite aux Hébreux en 135 après J.-C !

2. « Amérique » ou pire « Amérindien » : On peut lire dans les manuels scolaires que « il y a mille ans, les indiens d’Amérique étaient organisés en clans ». La formule est tellement banale que l’aberration n’interpelle plus personne. Et pourtant, l’anachronisme saute aux yeux, puisque, il y a mille ans, personne ne répondait à l’appellation ‘d’indiens d’Amérique’. De plus, l’expression ‘indiens d’Amérique’ est lourde de connotations. En effet, ‘indien’ vient d’une confusion de la part de Christophe Colomb. Quant à ‘Amérique’, il vient du prénom d’Amerigo Vespucci, rendu tristement célèbre par les massacres « d’indigènes » qu’il organisa.
Nommer les autochtones de ce continent « Indiens d’Amérique » (on lui préféra le terme Abya Yala, voir Les droits des peuples premiers ) est donc ici plus qu’une trahison. Elle impose aux victimes l’identité que leurs bourreaux ont forgée pour eux. Exactement comme le mot « Palestine ».
Peut-on, pour cette fois encore, plaider l’ignorance des faits, ou même un manque de sensibilité vis-à-vis du « vaincu de l’histoire » ? On est en droit d’en douter. Les Historiens modernes se rangeraient-ils systématiquement du côté des vainqueurs, pour adhérer à leurs idées, et même à leur manière de déconsidérer le vaincu ?
L’exemple le plus probant de cet état de fait est sans doute celui des « Phéniciens », ce peuple qui a été triplement vaincu de l’Histoire : militairement par les Romains, culturellement par le judaïsme, et physiquement par les hordes conquérantes arabo-musulmanes. C’est ce qui rend tout particulièrement tenace les idées reçues à leur sujet.
I. Un peuple de marchands ?
Le négoce, c’est l’association immédiate qui vient à l’esprit quand on entend ‘Phénicien’. D’origine grecque, ce mot poïniké signifierait le pourpre (extrait du Murex Brandaris), ou bien une épice rouge (comme le paprika), ou encore le fruit du palmier-dattier. Mais cette acception qui les prive de toute dimension de peuple pour les réduire à une guilde de marchands, est une grave erreur de compréhension ou le fruit d’un terrible malentendu linguistique.
En effet, le dénominateur commun des choses désignées par le terme grec pïoniké (le pourpre, le paprika ou la datte) est leur couleur rougeâtre. Or, en hébreu (et donc en phénicien), adom signifie à la fois rouge, homme, terre (ce qui n’a rien d’étonnant dans un pays recouvert de terra rossa). Le terme grec poïniké ne serait donc pas un qualificatif dénonçant un mercantilisme forcené autant que méprisable, mais bien la traduction en grec de l’hébreu ‘adam’, c’est-à-dire l’homme.
Les Phéniciens ne sont d’ailleurs pas les seuls à répondre à cette appellation. D’autres peuplades hébreues, de la rive est du Jourdain, les Edomites ou Iduméens (Edoumim en hébreu), se définissaient exactement de la même façon.

Mais à côté des « nobles » préoccupations politiques des Grecs ou des Romains (celles qui visaient à faire main-basse sur d’autres peuples et surtout sur leurs biens), il fallait bien faire de leurs concurrents Hébreux-Phéniciens de vils marchands. Déjà, Homère pestait contre « ces gens de Phénicie, ces marins rapaces, qui dans leur noir vaisseau, ont mille camelotes. » (note : Odyssée, 15, 415). Il fut suivi par une longue tradition ‘d’Historiens’ qui diffusèrent et amplifièrent la diffamation.

Or, ces Hommes-Phéniciens (et leurs descendants Carthaginois), n’étaient pas que des « marins rapaces ». Ils étaient également les pionniers dans un très grand nombre de domaines. Depuis le travail des métaux jusqu’aux principes de navigation maritime, en passant par les constructions navales (les fameuses trirèmes puniques) et terrestres (les architectes carthaginois construisaient des immeubles de six étages habitables). En fait, ils étaient bien plus avancés que les Grecs et les Romains. Ceux-ci, d’ailleurs, ne tarissaient pas d’éloges devant l’ouvrage d’agronomie de Magon le Carthaginois.
Ils étaient des explorateurs intrépides, les premiers à avoir franchi la « passe de Melqart » (le détroit de Gibraltar). Le récit du ‘périple de Hannon’ décrit une exploration poussée de la côte atlantique de l’Afrique.
Mais il y a ‘pire’ encore. Les Phéniciens ont aussi largement exploré l’Europe tout entière, depuis la vallée du Rhône jusqu’aux côtes de Bretagne et même d’Ecosse. Le terme Europe lui-même est tiré de la racine hébraïque ‘ERV, qui signifie « le coucher de soleil », c’est-à-dire l’ouest, l’occident, donc l’Europe (note : la raison pour laquelle Europa est, dans les médaillons antiques, représentée par un saule en devient clair : le saule en hébreu se dit arava, donc le féminin de ‘erev. (Voir Adyah Horon. Gourevitch ; Erev veKedem, Ed Dvir, 2000).

Ainsi, les Phéniciens ont développé des relations étroites avec de nombreux peuples d’Europe, depuis l’Ibérie au sud (en deçà et au-delà du fleuve Ebre, - on retrouve encore une fois la racine hébraïque ‘ebr’ = Hébreu, dans Ibérie et Ebre), jusqu’aux Hébrides et à l’Eire (noms également dérivés de la racine ‘ebr selon Adyah Horon qui fait la remarque que certains celtes nommaient jadis leur pays Evrin, qui s’est ultérieurement transformé en Eire). De même, sur la côte méditerranéenne nord (comprenant aujourd’hui l’Italie, la Corse, la Sardaigne, la Yougoslavie, la Grèce, le sud et l’est de la Turquie), on retrouve des traces de ces Phéniciens. sous formes d’inscriptions en hébreu, de noms de villes, de rivières et de montagnes.

Dans ces relations, il n’est nullement question de conquête ou de guerre dévastatrice, mais, dans la plupart des cas, de rapports pacifiques, véritables ‘échanges culturels et de civilisation’. Même pour les auteurs de ‘l’Univers phénicien’ (note : op. cit., p. 240), « Les phéniciens n’ont été en aucun moment des colonisateurs, et c’est peut-être cette raison qui explique la stabilité de leur présence en Méditerranée. ».
Cet apport civilisateur s’est étendu à toutes les contrées où les amenait leur curiosité, et surtout en Afrique du nord, et tout particulièrement en Tunisie où ils ne se contentèrent pas d’établir des comptoirs portuaires, mais nouèrent des relations stables avec les autochtones Berbères et les Numides. C’est là qu’ils développèrent une civilisation remarquable (qui dépassa et de loin celles qui l’ont supplantée), et en premier lieu la République de Carthage, la première république démocratique au monde !.
Ces Hébreux-Phéniciens qui ne se sont eux-mêmes jamais appelés « Phéniciens » et qui se dénommaient naturellement « Fils d’Adam », « Adaméens », ou encore « Qadméens », de la racine QDM, ce qui en hébreu signifie ‘le Levant’, auraient voulu que l’on reconnaisse ce qu’ils ont apporté à l’humanité, et à l’Europe en premier chef. D’ailleurs, selon Hérodote, Qadmos est le « frère aîné de Europa, et c’est lui « qui introduisit en Grèce l’Alphabet » (duquel descend aussi l’alphabet latin !).
Ce qui en dit long sur l’ascendant culturel des Phéniciens sur les Grecs et les Romains. Tout cela est bien loin de l’image calomnieuse de parasites, d’obscurs et avides trafiquants.
Mais sous la plume de Louis Siret, les Phéniciens sont des « parasites qui n’ont jamais eu un art propre. » (note : cité par M Gras, P Rouillard et J Teixidor, L’Univers Phénicien, Paris, Arthaud, 1989). Les Phéniciens y sont dépeints dans la posture de camelots ambulants, sillonnant la Méditerranée, fourbes d’esprit, aussi âpres au gain que dénués de tout sentiment ‘national’. On aura reconnu ici les thèmes majeurs de la haine racialiste contre les ‘Juifs’.
De ce point de vue, les Phéniciens font figure d’ultime boutoir. Ils représentent le chaînon manquant, qui aurait (prétendument) disparu de « bonne grâce ». Ce qui est bien pratique pour ceux qui ont tout fait pour faire « disparaître » un peuple aussi « vil avec sa manie quasi-obsessionnelle du lucre ».

Certains de ces ‘Historiens’ comme Vacher de Lapouge, se sont alors demandés comment était-il possible que Dieu ait choisi les Israélites comme « peuple élu » alors qu’ils sont si « semblables aux odieux Phéniciens » ? Son explication est cinglante : le peuple d’Israël aurait été victime d’une « phénicisation » progressive : « … le peuple d’Israël était profondément phénicisé…. Des phéniciens, voilà ce qu’il faut voir dans la majorité des juifs de race pure… » (note : G Vacher de Lapouge, les Sélections sociales, p. 136-137, Fontemoing, Paris, 1896).

Bref, les Phéniciens furent non seulement délégitimisés en tant que peuple, mais encore démonisés avec la (pseudo) « abominable pratique de sacrifices humains perpétrée au Tophet de Carthage et dans toutes les comptoirs phéniciens ».
Cette horreur feinte de la part des ennemis des Phéniciens qui ont colporté l’ignoble calomnie, ne cacherait-elle pas en filigrane une sorte de ‘justification’ de la destruction de Carthage par les Romains ? On est en droit de le penser, parce que cette calomnie fut à l’origine propagée par ces mêmes Romains.
Or une telle accusation a de quoi révolter.
Tout d’abord parce qu’à cette époque, ce sont les Romains qui pratiquaient couramment des sacrifices humains. Les riches notables de Rome ne manquaient pas, lors de la construction d’une nouvelle bâtisse, de sacrifier un esclave (acheté spécialement pour la circonstance) et de répandre son sang sur les fondations. Sans évoquer les distractions morbides que constituaient les sanguinaires combats de gladiateurs.
Mais lorsqu’on évoque la « grandeur de Rome », cette accusation d’avoir pratiqué des sacrifices humains est soigneusement cachée, et ce pour mieux la faire retomber sur les Carthaginois ! On préfère glorifier le ‘génie militaire’, les institutions, le sénat, et la grande ‘piété’ du peuple Romain, mais non pas mentionner ses abominations.
Par contre, à l’égard des Carthaginois, point d’amnésie consciente ! La calomnie, encore et toujours ! Au point où cette accusation s’est métamorphosée en une vérité historique indubitable, de la part d’Historiens malveillants et jusques romanciers, comme Flaubert et sa mise en scène macabre d’un Moloch ogre d’enfants dans son célèbre roman ‘Salammbô’.
Cette image d’Epinal s’est également nourrie des descriptions bibliques sur une cérémonie d’initiation par le feu célébrée par des Hébreux polythéistes (décriée par le ‘prophète’ monothéiste Jérémie - Voir Jérémie VII, 31-31 et XIX, 6), et mal comprise ou mal interprétée.

D’ailleurs les tout récents travaux sur les cendres d’os, ainsi que les dédicaces, trouvées sur les nécropoles de Carthage, les fameux ‘Tophet’, infirment la calomnie. ‘Tophet’ n’est pas du tout un terme énigmatique et menaçant, comme certains le prétendent. Il désigne simplement un site où se pratiquait l’incinération des os des défunts, et en particulier l’incinération des avortons, des bébés mort-nés ainsi que des nourrissons non-sevrés et décédés en bas-âge (note : Sabatino Moscati, 1987, Il sacrificio punico dei fanciulli : realta o invenzione ? Rendiconti dell’Accad. Dei Lincei, 261, p.3-7).
Pourtant, les découvertes archéologiques n’étaient pas indispensables pour réfuter la calomnie à l’encontre des Carthaginois, puisque le ‘prophète’ Amos parle déjà de cette coutume d’incinération: « Et son oncle, chargé de l’incinération, emportera ses os » (Amos, 6, 10). S’il s’agissait de sacrifices humains, il est impensable que le ‘prophète’ monothéiste Amos ne se soit pas indigné et n’ait point condamné une telle pratique au lieu de l’encenser.
En effet, en hébreu (la langue des Phéniciens et des Carthaginois faut-il le rappeler), tophet vient de la racine tuwf = incinération, brûlement. Les malheureux parents immolaient souvent une bête de substitution, à côté de l’enfant défunt, probablement pour s’assurer la promesse d’une nouvelle descendance. C’est la promiscuité des os d’enfants et d’agneaux incinérés qui est à l’origine de cette légende diffamatoire qui persiste autant dans l’imaginaire populaire que dans les écrits des « spécialistes » de Carthage.
Le dénigrement systématique des Carthaginois, jusqu’à leur refuser un statut de peuple, cache des intérêts bien plus sordides. Les Carthaginois représentaient tout simplement une dangereuse concurrence pour l’activité maritime des Grecs et des Romains. Il fallait donc s’en débarrasser !
Le plus désolant est que même l’extraordinaire apport culturel des Phéniciens et des Carthaginois se trouva exploité par l’entreprise de leur délégitime générale : censés avoir eu un rôle civilisateur à jouer dans l’Histoire, leur existence serait ensuite devenue « inutile ».
On retrouve ici la thématique généralement appliquée au peuple Juif (on devrait dire pour être plus précis ‘peuple Hébreu’), considéré comme un véritable ‘fossile vivant’ qui refuse d’accepter le ‘verdict de l’Histoire’ (c’est-à-dire celui des vainqueurs).

Il est cependant question ici de la version ‘positive’. Contrairement aux « emmerdeurs Juifs’ » les Phéniciens auraient su ‘élégamment disparaître’ de la scène de l’Histoire, et même sans laisser de traces. Voici comment Gumplowicz formule cette idée (note : L. Gumplowicz, La lutte des races, p. 212, Trad. Guillaumin, Paris, 1893) : « Guidés par des instincts absolument égoïstes, tendant au gain matériel par la ruse et la fourberie, ils rendirent cependant les plus grands services à la civilisation et à l’humanité, et en particulier à l’Europe. L’Europe, sans les phéniciens, ne serait pas devenue ce qu’elle est aujourd’hui…Peuple habile, les phéniciens surent disparaître opportunément. Doués d’un sentiment cosmopolite exact, ils n’estimèrent pas que leur civilisation ‘nationale’ valût la haine et l’hostilité universelle. Ils s’évanouirent dans les peuples au milieu desquels ils habitaient ; et, de la sorte, ils remplirent plus fidèlement et exactement, si l’on peut s’exprimer ainsi, les intentions du processus naturel historique, que s’ils avaient sauvegardé avec une ténacité inopportune et antinaturelle, pendant de long siècles, leur nationalité à laquelle ils survivaient… ».
Le lecteur appréciera la ‘valeur scientifique’ de l’idée d’holocauste collectif d’un peuple (qui après tout, n’est qu’un « ramassis de marchands ») ayant renoncer à son identité culturelle et ethnique « pour le bien des civilisations supérieures ».
C’est ainsi faire fi de la résistance héroïque des Carthaginois devant l’occupant romain, au travers plus de 3 ans d’un siège dont l’issue leur fut fatale, ou bien celle des Tyriens qui résistèrent à un siège de plus de 13 ans de leur ville (et dont la Bible se fait l’écho tragique, voir Ezéchiel, chap 26-27), ce qui est probablement un record dans le genre.
Mais ces clichés venus du XIXième siècle ont la vie dure, puisqu’ils sont récupérés tels quels (en y ôtant, modernisme gauchiste oblige, les connotations racialistes) dans les ouvrages récents sur la question. Par exemple, on peut lire la prose suivante dans ‘Carthage’ (note : S Lancel, Carthage, Paris, Fayard, 1992, p. 325). « Au risque - pour nous bien évidemment perceptible - d’altérer très vite la culture orientale et sémitique dont elle était porteuse….Ce risque de pénétration et, à la limite, de perte d’identité, était d’autant plus grand que la culture phénicienne d’origine se caractérisait déjà par une grande porosité. » (Sic !)
II. La propagande dissimulée sous l'usage de « langue phénicienne » ou « langue punique »
Les Phéniciens et les Carthaginois parlaient l’hébreu. Sur ce point, s’accordent même leurs détracteurs les plus acharnés. Du moins jusqu’au XIXième siècle : l’hébreu biblique ne diffère que de l’épaisseur d’un cheveu d’un patois du dialecte phénicien de Tyr et de Carthage….» (note : G Vacher de Lapouge, les Sélections sociales, p. 136-137, Fontemoing, Paris, 1896).

Par contre, les « Nouveaux Historiens » parlent tout autrement. Selon Serge Lancel (note : L’Univers phénicien, op. cit. p.369), « Les phéniciens parlaient … le punique, une langue ouest-sémitique ».
Cette « langue de bois » sur le ‘punique’ ne peut occulter le fait que d’après ce même Serge Lancel « Le phénicien et l’hébreu sont deux langues cananéennes très proches l’une de l’autre. » (note : op. cit., p.30).
Certes, « très proches » ne signifierait pas pour autant identiques, mais simplement appartenant à la même ‘famille linguistique’. Néanmoins que Mr Lancel nous dise en quoi l’hébreu et le phénicien (ou le punique) diffèrent ? Et que s’est-il passé entre le XIXième siècle et le XXème siècle pour que ces deux langues se séparent ?

Réponse : rien ! Ou plutôt, si ! Quelque chose s’est passée : la propagande palestiniste et l’usage systématique de la langue de bois avec la terminologie langue ouest-sémitique afin de ne pas dire langue hébraïque, expression qui semble brûler les lèvres des panarabistes palestinistes et leurs affidés gauchos-bobos européens.
Malheureusement pour eux, les inscriptions en paléo-hébreu trouvées dans les fouilles archéologiques à Carthage ont toujours confirmé la parfaite identité entre l’hébreu et le phénicien ou punique. Alors ces « Nouveaux Historiens » en viennent à justifier cette distinction de la manière suivante : « il existe des différences lexicales et grammaticales. Le a du sémitique commun est prononcé a en hébreu mais devient o en phénicien ».
S’appuyant sur des vétilles de cette sorte, il faudrait décomposer le français en une « famille de dialectes proches », comme par exemple la langue des Parisiens, des Marseillais, des Lyonnais, des Toulousains, et même celle des habitants de Maubeuge !
La chose est d’autant plus grotesque que les voyelles ne s’écrivent pas en hébreu ! Et ni non plus en phénicien ou en punique ! Si bien qu’il est impossible de décider comment s’y prononçait le a.
Alors, de quoi s’agit-il ? A qui peut donc bénéficier la séparation fictive (et sa pseudo caution ‘scientifique’) entre l’hébreu et le phénicien ou le punique ? Le déterminer nous aidera- t-il à comprendre les causes de ces aberrations historiques ?
En effet, les Historiens qui se respectent confirment que les « Phéniciens étaient un peuple indigène en Canaan », affirmation reposant sur l’archéologie et l’identification des premières traces historiques de ces Phéniciens, datant de près de 6000 ans ! Or si Phéniciens et Hébreux ne sont en fait qu’un seul et même peuple parlant une seule et même langue, cela signifie que les Hébreux étaient aussi des autochtones au « Pays de Canaan » !
Ce qui contredit à la fois la Bible judaïque et sa propagande monothéiste, mais aussi la propagande panarabiste palestiniste ! Faire des Phéniciens un peuple à part simplifie donc bien des choses, à la fois pour la propagande judaïque monothéiste que pour la propagande panarabiste palestiniste !
Propagandistes de tout horizon théologique et idéologique, unissez-vous ! », devrait-on dire !
Le ‘hic’ est qu’il est plus facile de trafiquer l’Histoire que de violer une langue.
Or la langue hébraïque (donc phénicienne, donc punique) a conservé jusqu’aujourd’hui les traces de son indigénisme au Pays de Canaan. Par le biais des quatre points cardinaux.
En effet, si en égyptien antique, la Méditerranée est nommée la ‘mer septentrionale’, donc la mer du nord (ce qui est logique, puisque la Méditerranée se trouve effectivement au nord de l’Egypte), en hébreu (comme en phénicien et en punique) par contre, la Méditerranée s’appelle la « la mer de l’ouest », ce qui correspond exactement à l’expression hébraïque ‘hayam haaharon’ (voir par exemple Deut. 54, 2), qui désigne la Méditerranée comme la ‘mer derrière moi’. Et cela, par rapport à l’est (le levant) qui se dit Qedem, donc ‘ce qui est devant moi’, au nord qui se dit ‘ma gauche’ (smol), et au sud, qui se dit ‘ma droite’ (yamin, ce qui correspond aujourd’hui au Yémen) (voir par exemple Genèse 13, 9).

Ces repères d’orientation des points cardinaux conviennent uniquement à un peuple habitant la côte est de la Méditerranée, et prenant le lever de soleil comme référence (en hébreu, citoyen se dit ezrah, c’est-à-dire ‘celui qui se réfère au soleil levant’).
Mais cela ne convient à aucun autre peuple du bassin méditerranéen !!! Et surtout pas à la légende biblique d’Abraham le pseudo « ancêtre des Hébreux » arrivant en Canaan sous l’injonction divine à partir de la Mésopotamie (Voir l'article Le patriarche Abraham a-t-il existé ?). Parce que, dans ce cas, la Méditerranée se trouve devant Abraham, le sud à sa gauche, le nord à sa droite, et l’est derrière lui ! Tout le contraire de ce que dit la langue hébraïque, à moins de supposer qu’Abraham ait fait son pèlerinage à reculons !...
Ce n’est pas là la seule indication de l’identité ethnique, culturelle et linguistique commune entre les Hébreux et les Phéniciens et leurs descendants Carthaginois. Les Phéniciens qui fondèrent Carthage nommèrent le sol sur lequel ils débarquèrent Taenosh (qui donnera plus tard ‘Tunis’). Or Taenosh signifie en paléo-hébreu « terre des hommes ». Le nom de Carthage lui-même vient de l’hébreu ‘qarta hadashat’, qui signifie ‘cité nouvelle’. Qarta, était une des villes du pays d’origine des Phéniciens, et en fait la ‘ville refuge’ de la tribu nordique de Zebulon, une des principales tribus de la confédération israélite nommé « Israël » (ou selon la prononciation en hébreu nordique « Ishraël »).
Dans la Bible, il est dit de cette tribu : « Zebulon, peuple téméraire qui défie la mort » (Juges, 5, 18), ou encore « Soit heureux Zebulon … grâce à l’opulence des mers et aux trésors cachés dans le sable » (Deutéronome, 33, 18).
Et pour dissiper tous les doutes quant à la ‘parenté ethnique’ de cette tribu israélite avec les Phéniciens (et les Carthaginois), il est dit dans le Pentateuque (Genèse 49, 18) : « Zébulon réside sur le littoral des mers, il offre des ports aux vaisseaux, et sa plage côtoie Sidon » .

Le parallèle absolu entre les Zébuloniens et ce que l’on sait des Phéniciens et des Carthaginois ne peut laisser indifférent. Le nom de Zébulon (« Bneï Zboulon » en hébreu signifie « Fils de Zeboul », le Dieu de la fertilité, encore appelé Ba’al Zeboul, et devenu en français le démoniaque « Belzebuth ») se retrouve dans celui de la reine Yzebel (transcrit en français Jezabel et dont dérive le prénom Isabelle). Et d’ailleurs, Yzebel, la fille d’EthBa’al le roi de Tyr et de Sidon, épousa Achab le Roi d’Israël, et leur fille ‘Atalyah devint reine d’Israël.

Les raisons profondes de l’occultation de l’identité ethnique originelle des Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois commencent à se dessiner : D’une part, le judaïsme se prétendant l’héritier exclusif du patrimoine hébraïque, est vivement intéressé à faire disparaître de la scène de l’Histoire ces Hébreux polythéistes ! Les Phéniciens n’ont d’ailleurs pas été les seules victimes. Non seulement les Hébreux-Cananéens polythéistes mais aussi les autres Hébreux polythéistes vivant au sud et à l’est du Jourdain (Amalécites, Midyanites, Ammonites, Moabites etc…) se virent déshéritées de leur identité hébraïque. Et cela, parce qu’ils refusèrent de se soumettre au monothéisme judaïque.
D’autre part, l’évocation de la présence hébreue-phénicienne en Afrique du Nord risquait de « blesser la susceptibilité et l’orgueil des arabo-musulmans ». Il fallait donc la taire ! Là encore, les « Nouveaux Historiens » se sont faits les chaouchs et les porte-voix de cette grossière prédation, non sans y rajouter le prétendu ‘label de l’objectivité scientifique’.
D’autant plus que les arabo-musulmans sont des conquérants étrangers en Afrique du Nord, et que la plupart des Juifs d’Afrique du Nord, et surtout des Juifs de Tunisie ne sont rien d’autre que les descendants des Carthaginois ! Ils étaient donc en Tunisie, plus de 1500 ans avant les conquérants arabo-musulmans. Seuls les autochtones berbères pouvaient se targuer d’une présence plus ancienne. Et si les Hébreux juifs de Tunisie sont des descendants des Hébreux-Carthaginois, cela signifie que les Hébreux-Phéniciens de la mère-patrie en Israël de jadis, y vivaient plus de 3000 ans avant la conquête arabo-musulmane au VIIème siècle après J.-C. !

Cette discordance avec le mythe d’un « peuple palestinien arabo-musulman indigène en Palestine » risquait de réduire en poussière la propagande panarabiste. Il fallait donc à tout prix faire disparaître des livres d’Histoire le lien ethnique entre Hébreux et Phéniciens et leurs descendants Carthaginois. Même la toponymie des sites antiques en Tunisie est à présent affiliée à l’arabe et non plus à l’hébreu. (note : Pour Serge Lancel ‘Carthage’ p. 112, « tous les toponymes débutant par le radical sémitique « rus » - c’est l’arabe ras, cap, tête »).

Et pourtant, les noms de ces sites antiques en Tunisie ont tous leurs homonymes en Israël, et ne trouvent leur signification véritable qu’en leur langue originelle : l’hébreu.
Par exemple, Roshgun signifie La tête du jardin. Roshpina, La tête d’angle, Russicade, signifie La tête de jarre. Et pour prendre des exemples plus connus : Uttique (‘Atiq) signifie L’ancienne (c’est-à-dire avant Carthage), Jericho (Yeriho) signifie La lunaison.
Dans tous ces exemples, la référence à l’arabe au lieu de l’hébreu vide les termes de leur sens.
De même, les noms propres chers à nos livres scolaires, tels Hannibal (en hébreu, Hani Ba’al « le Dieu Ba’al a eu pitié »), Asdrubal (en hébreu, Azar Ba’al « le Dieu Ba’al a aidé »), Hamilcar (en hébreu, ‘Amil Qart « le créateur de la cité ») etc… sont tous des noms hébreux.
L’illustre archéologue Nahum Schlouz fit le relevé de plus de 200 toponymes, tous en hébreu ! Et aucun en arabe !
Mais dans cette entreprise de ‘naturalisation’ de la conquête arabo-musulmane, il était impossible d’occulter totalement l’origine ethnique hébraïque des Phéniciens. Il ne restait plus qu’une solution : voir en eux non pas des Hébreux mais des « Sémites », fourre-tout bien utile pour y inclure les ‘Arabes’, eux qui semèrent ruine et désolation en Afrique du Nord.
Cette ‘récupération’ est patente dans les ouvrages « d’Histoire des Phéniciens ». Ainsi un Serge Lancel, dans son ‘Carthage’ (note : op. cit. p. 457) ose affirmer : « La fin du monde antique en Afrique du Nord a favorisé la constitution d’isolats culturels : gageons que des poches de punicophones subsistaient encore quand 150 ans plus tard, d’autres sémites venus d’Arabie implantèrent dans ce qui s’appela le Maghreb un Islam encore tout neuf. Et il ne manque pas de bons esprits pour penser que cet Islam et son environnement culturel y trouvèrent un terreau tout préparé. ».
Bien entendu, il n’est dans tout le torchon-ouvrage de Mr Lancel jamais fait mention des communautés juives d’Afrique du Nord qui se sont en fait constituées de Carthaginois judaïsés. Dans le contexte géopolitique de notre époque, il est bien plus ‘political-correct’ de parler de « punicophones », et d’y voir des précurseurs de l’invasion arabe.
En plus, cette filiation artificielle permet de repousser de 1500 ans en arrière la mainmise et la conquête arabo-musulmane sur l’Afrique du Nord, ce qui ne la justifie que davantage.

De la même manière, le ‘flou artistique’ entretenu au sujet d’autres descendants des Hébreux-Phéniciens, comme les Libanais (principalement les chrétiens), n’est pas une simple lacune ou maladresse de la part de ces Historiens affidés au panarabisme islamique. Il n’est pas non plus le fruit d’une ignorance, mais de la pure manipulation propagandiste ! Le moyen le plus sûr pour délégitimer la revendication identitaire originelle de ces Libanais en tant qu’Hébreux qui ont subi le drame de l’invasion arabo-musulmane de leur patrie ancestrale !

De telles manipulations propagandistes sont une insulte à la rigueur scientifique exigée des Historiens. Ceux-ci ne peuvent pas ignorer les travaux de leurs prédécesseurs, ni même les découvertes de l’archéologie, attestant de l’hébraité des Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois. Il s’agit plutôt d’aberrations délibérées, qui font de certains de ces Historiens des collabos du panarabisme islamique. Et c’est justement pourquoi ils persistent à nier ce qui était une évidence au XIXième siècle : les Phéniciens et de leurs descendants Carthaginois, étaient des Hébreux !
Les descendants des Hébreux-Phéniciens-Carthaginois sont donc les victimes de cette ignoble occultation. Ils partagent ce sort avec les innombrables victimes de l’Histoire, de celle écrite par les vainqueurs et qui aujourd’hui crée les nouvelles victimes des ‘Nouveaux Historiens’. Un jour viendra où ces pseudo Historiens seront mis au pilori pour être juger par la vérité historique qu’ils ont tant œuvré à dissimuler et à détruire.
Il ne nous reste plus qu’à relever le défi. Ecoutons en cela l’appel de Patrick Girard, l’auteur de « Hasdrubal, Les bûchers de Megara » ( note : Edition 1, Paris, 2000) : « Une nouvelle Carthage renaîtra. Ce ne serait que justice car ce nom ne peut disparaître de la mémoire des hommes. Et les meilleurs d’entre eux feront en sorte de se proclamer nos héritiers et nos continuateurs. Même si cela déplaît à ceux qui les gouverneront. »


David A. Belhassen
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Dim 20 Nov 2016, 8:12 am

Le Coran et les chrétiens : usurpation et crucifixion



Le Coran mentionne les "naçara" 15 fois. Et ce, dans 14 versets et, seulement, 5 sourates différentes. : la 2ème sourate (7 fois), la 3ème (une fois), la 5ème (5 fois), la 9ème (une fois), la 22ème (une fois).
Cela est très peu par rapport aux 114 sourates du Coran, et laisse songeur lorsqu'on découvre l'importance de ces "naçara" dans le Coran, communément traduit par "chrétiens" dans ses traductions en français.*

(*Note : Dans cet article, chaque verset aura sa transcription phonétique pour faciliter le déchiffrage du contenu au lecteur non arabophone, ainsi que sa traduction littérale en français. Cette dernière apparaîtra souvent comme du charabia, mais aura l'avantage de la fidélité au texte du Coran tel qu'il est, sans ponctuation, sans majuscules et autres "fioritures". De plus, cela permettra au lecteur francophone qui ignore la langue et la syntaxe arabe, de s'y familiariser et de suivre la traduction mot à mot à l'aide de la transcription phonétique.)
Néanmoins, certaines traductions préfèrent rendre "naçara" par "nazaréens", en ajoutant que le Coran s'adresse en fait à la secte dite "judéo-nazaréenne"*, et non aux autres chrétiens dits orthodoxes.
(*Note : secte reconnaissant JESUS comme le Messie d'Israël, mais non comme "Dieu incarné", et rejetant le dogme de la Trinité).
Avant de voir si cette distinction entre "nazaréens" et "chrétiens" est réelle, quelques remarques :
Tout d'abord, la transcription française de "naçara" par "nazaréen" est erronée. Ce substantif n'a aucun rapport avec le terme hébreu "nazir" ("consacré"). Il ne s'agit pas non plus d'un habitant de la ville de Nazareth (en hébreu naçrati).
Alors que signifie ce terme ?
D'un point de vue étymologique, "naçara" (qui s'écrit avec un s emphatique : ç), vient de la racine verbale hébraïque nçr qui signifie garder, protéger, défendre. Elle se retrouve dans l'expression biblique noçrey ha brith* qui signifie : les gardiens de l'Alliance (avec Yahweh).
(*Note : Voir Psaumes 25, 10 ou Jérémie 31, 6.)
De plus, toutes les 15 occurrences (sauf une) de "naçara" dans le Coran, sont accompagnées de yahuwd ou huwd, désignant les juifs. Les voici :
Sourate 2 :


{62} إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالنَّصَارَى وَالصَّابِئِينَ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَصَالِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِنْدَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
Transcription phonétique :
ina al ladhin amanuw wa al ladhin haduw wa al naçara wa al çabîin man amana bi allah wa al yawm al akhir wa ’amila salihan fa lahum ajruhum ‘ind rabihim wa la khawf ‘alayhim wa la hum yahzanun

Traduction mot à mot :

certes ceux qui ont cru ceux qui judaïsent[1] et les naçara et les çabéens[2]de ceux qui ont cru en allah et au jour dernier et ont œuvré en réussite alors à eux leur salaire chez leur seigneur et pas de frayeur sur eux et ils ne seront pas affligés



{111} وَقَالُوا لَنْ يَدْخُلَ الْجَنَّةَ إِلَّا مَنْ كَانَ هُودًا أَوْ نَصَارَى تِلْكَ أَمَانِيُّهُمْ قُلْ هَاتُوابُرْهَانَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ

Transcription phonétique :

wa qaluw lan yadkhul al janat illa man kana huwd aw naçara tilk
amaniyuhum qul hatuw burhanakum in kuntum sadiqin

Traduction mot à mot :
et ils dirent n'entre au jardin que celui qui était judaïsant ou naçara telles sont leurs croyances dis donnez votre preuve si vous étiez justes

{113} وَقَالَتِ الْيَهُودُ لَيْسَتِ النَّصَارَى عَلَى شَيْءٍ وَقَالَتِ النَّصَارَى لَيْسَتِ الْيَهُودُ عَلَىشَيْءٍ وَهُمْ يَتْلُونَ الْكِتَابَ كَذَلِكَ قَالَ الَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ مِثْلَ قَوْلِهِمْ فَاللَّهُ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ يَوْمَالْقِيَامَةِ فِيمَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd laysat al naçara ‘ala shay wa qalat al naçara laysat al yahuwd ‘ala shay wa hum yatluwn al kitab kadhalik qal aladhin la ya’lamuwn mithl qawlihim fa allah yahkum baynahum yawm al qiyamat fyma kanuw fyhi yakhtalifuwn

Traduction mot à mot :
et ont dit les juifs ne tiennent les naçara sur rien et ont dit les naçara ne tiennent les juifs sur rien et ils se suspendent à l'écriture ainsi parlent ceux qui ne savent pas assembler leurs dires et allah jugera entre eux au jour du relèvement sur ce dont ils remplacent

{120} وَلَنْ تَرْضَى عَنْكَ الْيَهُودُ وَلَا النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللَّهِ هُوَالْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءَهُمْ بَعْدَ الَّذِي جَاءَكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللَّهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَانَصِيرٍ

Transcription phonétique :
wa lan tard ‘anka al yahuwd wa la al naçara hata tattabi’ milatahum qul ina huda allah huwa al huda walain itaba’t ahwaahum ba’d al ladhiy jaak min al’ilm ma lak min allah min waliy wa la naçir

Traduction mot à mot :
et tu ne seras pas agréé des juifs et ni des naçara jusqu'à ce que tu adhères à leur parole dis certes la guidance d'allah est la guidance mais si tu adhères à leurs vanités après ce qui t'est venu de savoir il n'y aura pour toi d'allah ni d'allié et ni de gardien[3]

{135} وَقَالُوا كُونُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى تَهْتَدُوا قُلْ بَلْ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَمَا كَانَ مِنَالْمُشْرِكِينَ

Transcription phonétique :

wa qaluw kuwnuw huwd aw naçara tahtaduw qul bal milat ibrahiym haniyfan wa ma kana min al mushrikiyn

Traduction mot à mot :

et ils dirent soyez judaïsants[4] ou naçara vous serez guidés dis nenni seule la parole d'abraham le chef[5] et il n'était pas parmi les associateurs

{140} أَمْ تَقُولُونَ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالْأَسْبَاطَ كَانُواهُودًا أَوْ نَصَارَى قُلْ أَأَنْتُمْ أَعْلَمُ أَمِ اللَّهُ وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ كَتَمَ شَهَادَةً عِنْدَهُمِنَ اللَّهِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

Transcription phonétique :

am taquwluwn inna ibrahiym wa ismâ’iyl wa ishâq wa ya’quwb wa al asbata kanuw huwd aw naçara qul aantum a’lam am allah wa man athlam miman katama shahadat ‘indahu min allah wa ma allah bi ghafilin ‘ama ta’maluwn

Traduction mot à mot :

diriez-vous qu'abraham et ismaël et isaac et jacob et les tribus étaient des judaïsants ou des naçara dis est-ce vous les plus savants ou allah et qui est plus idolâtre que celui qui cache un témoignage auprès de lui plutôt d'allah et allah n'est pas dans l'occultation de ce que vous oeuvrez

Sourate 3 :
{67} مَا كَانَ إِبْرَاهِيمُ يَهُودِيًّا وَلَا نَصْرَانِيًّا وَلَكِنْ كَانَ حَنِيفًا مُسْلِمًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ

Transcription phonétique :
ma kana ibrahiym yahuwdiyan wa la naçraniyan walakin kana haniyfan musliman wa ma kana min al mushrikiyn

Traduction mot à mot :
il n'était abraham ni judéen[6] et ni naçaréen[7] mais il était un chef musulman et il n'était pas parmi les associateurs


Sourate 5 :
{14} وَمِنَ الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَى أَخَذْنَا مِيثَاقَهُمْ فَنَسُوا حَظًّا مِمَّا ذُكِّرُوا بِهِ فَأَغْرَيْنَابَيْنَهُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ وَسَوْفَ يُنَبِّئُهُمُ اللَّهُ بِمَا كَانُوا يَصْنَعُونَ

Transcription phonétique :
wa min al ladhiyn qaluw ina naçara akhadhna miythaqahum fa nasuw hathan mi ma dhukiruw bihi fa aghrayna baynahum al ’adawat wa al baghdaa ila yawm al qiyamat wa sawf yunabîohum allah bi ma kanuw yaçna’uwn

Traduction mot à mot :
et de ceux qui dirent nous sommes des naçara nous avons pris leur engagement et ils ont oublié une part de ce qu'ils se sont rappelés alors nous avons suscité entre eux l'inimitié et l'aversion au jour du relèvement et à la fin allah les informera allah de ce qu'ils ont entrepris

{18} وَقَالَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى نَحْنُ أَبْنَاءُ اللَّهِ وَأَحِبَّاؤُهُ قُلْ فَلِمَ يُعَذِّبُكُمْ بِذُنُوبِكُمْ بَلْ أَنْتُمْبَشَرٌ مِمَّنْ خَلَقَ يَغْفِرُ لِمَنْ يَشَاءُ وَيُعَذِّبُ مَنْ يَشَاءُ وَلِلَّهِ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَابَيْنَهُمَا وَإِلَيْهِ الْمَصِيرُ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd wa al naçara nahnu abnau allah wa ahibauhu qul falim yu’adhibukum bi dhunuwbikum bal antum bashar miman khalaq yaghfir liman yashaû wa yu’adhib man yashaû wa lilah mulk al samawat wa al ardi wa ma baynahuma wa ilayhi al maçiyr

Traduction mot à mot :
et ont dit les judéens et les naçara nous sommes les fils d'allah et ses affectionnés dis alors pourquoi vous châtie-t-il pour vos péchés vous n'êtes que de la chair[8] qu'il a créé il pardonne à qui il veut et il châtie qui il veut et à dieu la royauté des cieux et du pays et ce qui est entre les deux et vers lui est la destinée


{51} يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى أَوْلِيَاءَ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ وَمَنْ
يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ

Transcription phonétique :
ya ayuha al ladhiyn amanuw la tatakhidhuw al yahuwd wa al naçara awliyaa ba’duhum awliyau ba’din wa man yatawalahum minkum fa inahu minhum ina allah la yahdiy al qawm al thalimiyn

Traduction mot à mot :

ô et ohé ceux qui croient ne prenez pas les juifs et les naçarapour alliés entre eux ils sont alliés et quiconque s'allie à eux parmi vous alors certes en est des leurs voici allah ne guide[9] pas la communauté des idolâtres

{69} إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئُونَ وَالنَّصَارَى مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِوَعَمِلَ
صَالِحًا فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ

Transcription phonétique :
ina al ladhiyn amanuw wa al ladhiyn haduw wa al çabiûn wa al naçara man amana bi allah wa al yawm al akhir wa’amil çalihan fa la khawf ‘alayhim wa la hum yahzanuwn

Traduction mot à mot :
certes ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara quiconque croit en allah et au jour dernier et oeuvrent en réussite alors pas de crainte sur eux et eux ne seront pas affligés

{82} لَتَجِدَنَّ أَشَدَّ النَّاسِ عَدَاوَةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الْيَهُودَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا وَلَتَجِدَنَّ أَقْرَبَهُمْ مَوَدَّةً
لِلَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَى ذَلِكَ بِأَنَّ مِنْهُمْ قِسِّيسِينَ وَرُهْبَانًا وَأَنَّهُمْ لَايَسْتَكْبِرُونَ

Transcription phonétique :
a ashadda latajidan ashadan al nas ‘adawat lil ladhiyn amanuw al yahuwd
waallathee wa al ladhiyn ashrakuw wa latajidan aqrabahum mawadat lil ladhiyn aladhiyn a amanuw al ladhiyn qaluw ina naçara thalika biana minhum qisiysiyn wa ruhbana wa ruhbanan wa anahum la yastakbiruwn

Traduction mot à mot :

tu trouveras les plus durs des gens en hostilité à ceux qui croient sont les juifs et ceux qui associent et tu trouveras que les plus proches en amitié à ceux qui croient sont ceux qui disent nous sommes des naçara c'est ainsi car il y a parmi eux des moines et des ermites et ils ne se prévalent pas

Sourate 9 :
{30} وَقَالَتِ الْيَهُودُ عُزَيْرٌ ابْنُ اللَّهِ وَقَالَتِ النَّصَارَى الْمَسِيحُ ابْنُ اللَّهِ ذَلِكَ قَوْلُهُمْ بِأَفْوَاهِهِمْ يُضَاهِئُونَقَوْلَ
الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَبْلُ قَاتَلَهُمُ اللَّهُ أَنَّى يُؤْفَكُونَ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd ‘uzayr ibn allah wa qalat al naçara al masiyh ibn allah dhalik qawluhum bi afwahihim yudahîuwn qawl al ladhiyn kafaruw min qabl qatalahum allah ana yûfakuwn

Traduction mot à mot :
et ont dit les juifs 'uzayr est fils d'allah et ont dit les naçara le messie est fils d'allah ainsi est leur parole dans leurs bouches ils imitent le dire de ceux qui ont calfaté avant eux que les trucide allah car ils dévient

(* Note : Ce 'uzayr du Coran est sans doute une transcription fantaisiste du scribe 'Ezrah, qui d'après la Bible a enseigné et réintroduit la Torah de Moïse après l'exil de Babylone. Néanmoins, dire que les juifs l'ont considéré comme "fils de Dieu" est une escalade sans précédent dans la calomnie et la haine contre les juifs véhiculées par le Coran.)

Sourate 22 :

{17} إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئِينَ وَالنَّصَارَى وَالْمَجُوسَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا إِنَّاللَّهَ يَفْصِلُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ

Transcription phonétique :

ina al ladhiyn amanuw wa al ladhiyn haduw wa al çabiyin wa al naçara wa al majuws wa al ladhiyn ashrakuw ina allah yafçil baynahum yawm al qiyamat ina allah ‘ala kul shay shahiyd

Traduction mot à mot :

voici ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara et les mages et ceux qui associent certes allah fractionnera entre eux au jour du relèvement certes allah sur toute chose est témoin

Conclusion :

La lecture de ces 14 versets - et leurs 15 occurrences du terme "naçara"-, laisse perplexe : que de contradictions ! Et quelle versatilité !
De plus, ces versets révèlent qu'en fait le Coran n'avait aucune notion de la différence entre "judéo-nazaréens" et "chrétiens". Pour lui, tous sont des "naçara", et tous disent que "JESUS le messie est le fils de Dieu".
Les récents efforts de certains ouvrages s'efforçant de prouver que c'est d'un évangile apocryphe judéo-nazaréen que s'est inspiré le Coran pour réfuter la croyance chrétienne en un "Dieu qui s'est fait homme", sont vains.
De même, ce n'est pas d'une secte hétérodoxe que s'est inspiré le Coran pour affirmer qu'un autre que JESUS a été crucifié à sa place.

Il semblerait plutôt que le rédacteur du Coran a été victime d'un "télescopage théologique" entre d'une part un enseignement dense reçu par les rabbins, et mal compris comme la confusion entre Josué le successeur de Moïse, et JESUS ; et d'autre part, quelques discussions impromptues avec les chrétiens, mal digérées et qui se sont vite transformées en "prises de bec", telle que la confusion que fait le Coran entre Miryam la sœur de Moïse et Aharon, avec la mère de JESUS !

Et enfin, la haine du rédacteur du Coran pour les chrétiens, à part quelques flatteries et flagorneries de départ pour les attirer à lui, a peu à envier à sa haine des juifs !

Seuls les moines et les ermites trouvent grâce à ses yeux. Et cela est bien compréhensible : leur ascétisme et leur anachorèse qui les fit "se retirer du monde", sont hypocritement encensés car ils ont fait l'affaire de l'islam et de ses hordes conquérantes : ils lui ont laissé la voie libre pour s'approprier ce "bas-monde" !


David A. Belhassen


[1] Voir notre article "Le Coran et les juifs".
[2] çabéens : Secte monothéiste dont les origines sont obscures, et pourrait être assimilée aux disciples de Jean-Baptiste.
[3] Naçara et naçiyr, sont de la même racine nçr. C'est bien la preuve que "naçara" vient de l'hébreu "gardien", comme dans l'expression "noçrey ha brith" = "gardiens de l'alliance". Voir plus haut.
[4] C'est un jeu de mots entre huwd (judaïsant) et tahtaduw (être guidé), qui a dû être prononcé par un rabbin qui "jonglait" entre l'hébreu et l'arabe, mais qui ne fut pas compris par le rédacteur du Coran. Voir article "Le Coran et les juifs".
[5] Traduit communément par "chef", "fervent", voire "pur monothéiste", ce terme vient en réalité de l'hébreu où il a un sens péjoratif de "flatter", "flagorner", "corrompre". Il aurait donc fallu le traduire par "Abraham le flatteur d'Allah" ou pour être moins péjoratif : "le courtisan d'Allah".
[6] Déclinaison de "yahuwd".
[7] Déclinaison de "naçara"
[8] "bashar" vient de l'hébreu "basar" = corps, carne, viande. Et c'est à partir de cette racine, qu'est dérivé le sens de "annoncer", car tout ange revêt une forme humaine pour "annoncer une nouvelle", y compris la bonne nouvelle de la venue du Messie. Voir Jean-Baptiste qui annonce JESUS.
[9] De nouveau le "doublon sémantique" (involontaire ?) entre "juifs" et "guidés".
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 23 Nov 2016, 7:17 am

yacoub a écrit:
Le Coran et les Juifs : La genèse d'une jalousie admirative qui s'est transformée en haine


Dans tout le Coran, les "juifs" ne sont mentionnés que 18 fois dans 17 versets différents (le verset 113 de la sourate 2, les mentionnant deux fois).
Mais étant donné que les versets du Coran ne sont pas placés dans un ordre chronologique de rédaction, mais dans un ordre arbitraire de longueur plus ou moins décroissant, la lecture telle quelle du Coran n'est guère susceptible de révéler l'évolution négative qui s'est progressivement installée dans sa relation avec les juifs, allant de l'admiration pour ses "mentors", jusqu'à la jalousie, l'animosité, et enfin la haine déclarée !
Aussi, avons-nous privilégié une autre manière d'analyse : la sémantique et l'étymologie.
Le nombre de fois, somme toute réduit, mentionnant les "juifs", laisse perplexe lorsque l'on sait ô combien le Coran emprunte à la Bible judaïque (et plus particulièrement au Pentateuque ou Torah de Moïse et aux Psaumes) ainsi qu'aux enseignements des rabbins.
Ce phénomène est certes contrebalancé par le fait que l'expression "Fils d'Israël" revient près de 50 fois, mais cela ne diminue en rien la perplexité concernant la rareté relative du terme "juifs". D'autant plus que même l'usage du terme "juifs" dans le Coran est ambigu et ambivalent.
"Juifs" y apparaît 8 fois sous sa forme originelle "yahuwd" et 10 fois sous une forme bizarre et spécifique au Coran : "haduw" ou "huwdan". Certains exégètes et traducteurs du Coran, ont prétendu que la forme "yahuwd" concernait les "judéens", donc les "juifs de souche", et que la forme dérivé "haduw" ou "huwdan" était réservé aux "judaïsants", c'est-à-dire aux convertis au judaïsme parmi les arabes.
Tout d'abord, nous allons relever toutes les fois que ces deux formes "yahuwd" et "haduw" (ou "huwdan") apparaissent, puis nous les analyserons pour savoir si cette distinction entre "juifs de souches" et "convertis au judaïsme" est réelle ou si elle n'est destinée qu'à camoufler autre chose : une énorme bourde étymologique et grammaticale du Coran.
Cette analyse est importante car l'exégèse musulmane se fonde sur le Coran pour accuser les “juifs” d’avoir falsifié la Torah que leur a transmis Moïse, et dans le même souffle, prétend que le Coran - descendu du ciel par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel - corrige les falsifications introduites par les “juifs”.
Mais d'autre part, d'autres exégètes musulmans se défendent de l'accusation d'animosité du Coran envers les "juifs" et disent que le Coran fustige uniquement les arabes "judaïsants" qui ont mal compris l'enseignement des vrais "juifs", l'ont déformé, et ont fait preuve de mépris et de dédain à l'égard de Muhammad et de la communauté musulmane naissante.
Il est aussi à remarquer que presqu'à chaque fois que le terme "juif" ou "judaïsant" apparaît dans le Coran, à ses côtés on trouve "naçara" ("nazaréens" en français) qui désigne soit une secte judéo-chrétienne, soit tous les chrétiens. Un prochain article sera consacré à ces "naçara", mais en attendant revenons à notre liste exhaustive (18 fois) sur les "juifs".
*Note : Nazaréens : secte judéo-chrétienne qui reconnaissait JESUS comme le Messie d'Israël. Leur nom vient de la racine hébraïque nçr qui signifie garder, protéger, défendre. Elle se retrouve dans l'expression biblique : noçrey ha brith : les gardiens de l'Alliance (avec Yahweh).

Penchons-nous donc en premier sur les versets ayant la forme originale "yahuwd" et qui retransmet fidèlement la forme “yehuwdi” en hébreu.
.
*Note : chaque verset aura sa transcription phonétique pour faciliter le déchiffrage du contenu au lecteur non arabophone, ainsi que sa traduction littérale en français. Cette dernière apparaîtra souvent comme du charabia, mais aura l'avantage de la fidélité au texte du Coran tel qu'il est, sans ponctuation, sans majuscules et autres "fioritures".
De plus, cela permettra au lecteur francophone qui ignore la syntaxe arabe, de s'y familiariser et de suivre la traduction mot à mot à l'aide de la transcription phonétique.
Sourate 2, verset 113 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ لَيْسَتِ النَّصَارَى عَلَى شَيْءٍ وَقَالَتِ النَّصَارَى لَيْسَتِ الْيَهُودُ عَلَى شَيْءٍ وَهُمْ يَتْلُونَ الْكِتَابَ كَذَلِكَ قَالَ الَّذِينَ لَا يَعْلَمُونَ مِثْلَ قَوْلِهِمْ فَاللَّهُ يَحْكُمُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فِيمَا كَانُوا فِيهِ يَخْتَلِفُونَ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd laysat al naçara ‘ala shay wa qalat al naçara laysat al yahuwd ‘ala shay wa hum yatluwn al kitab kadhalik qal aladhin la ya’lamuwn mithl qawlihim fa allah yahkum baynahum yawm al qiyamat fyma kanuw fyhi yakhtalifuwn
Traduction littérale :
et disent les juifs ne tiennent les naçara sur rien et disent les naçara ne tiennent les judéens sur rien or ils récitent l'écrit de même parole ceux qui ne savent pas sont semblables leurs dires et allah jugera entre eux au jour du relèvement sur ce dont ils divergent

Sourate 2, verset 120 :
وَلَنْ تَرْضَى عَنْكَ الْيَهُودُ وَلَا النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللَّهِ هُوَ الْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءَهُمْ بَعْدَ الَّذِي جَاءَكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللَّهِ مِنْ وَلِيٍّ وَلَا نَصِيرٍ

Transcription phonétique :
wa lan tard ‘anka al yahuwd wa la al naçara hata tattabi’ milatahum qul ina huda allah huwa al huda walain itaba’t ahwaahum ba’d al ladhiy jaak min al’ilm ma lak min allah min waliy wa la naçir
Traduction littérale :
et tu ne seras pas agréé par les juifs et ni par les naçara jusqu'à ce que tu adhères à leur parole dis certes la guidance d'allah est la guidance mais si tu adhères à leurs vanités après ce qui t'est venu de savoir il n'y aura pour toi en allah ni protecteur et ni gardien
*Note : le mot "guidance" (huda) évoque ici irrésistiblement le terme "hudan" (judéïté ou judaïsation) à tel point qu'on peut aussi le comprendre comme "la judaïté d'allah" (sic !).

Sourate 5, verset 18 :
{18} وَقَالَتِ الْيَهُودُ وَالنَّصَارَى نَحْنُ أَبْنَاءُ اللَّهِ وَأَحِبَّاؤُهُ قُلْ فَلِمَ يُعَذِّبُكُمْ بِذُنُوبِكُمْ بَلْ أَنْتُمْ بَشَرٌ مِمَّنْ خَلَقَ يَغْفِرُ لِمَنْ يَشَاءُ وَيُعَذِّبُ مَنْ يَشَاءُ وَلِلَّهِ مُلْكُ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَمَا بَيْنَهُمَا وَإِلَيْهِ الْمَصِيرُ

Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd wa al naçara nahnu abnao allah wa ahibaohu qul falima yu’adhibukum bidhunuwbikum bal antum basharun mimman khalaqa yaghfiru liman yashao wayu’adhibu man yashao walillahi mulku al samawati wa al ardi wa mabaynahuma wa ilayhi al maçiyru
Traduction littérale :
et ont dit les juifs et les naçara nous sommes les fils d'allah et ses affectionnés dis alors pourquoi vous châtie-t-il pour vos péchés vous n'êtes que de la chair qu'il a créé il pardonne à qui il veut et il châtie qui il veut et à dieu la royauté des cieux et du pays et ce qui est entre les deux et vers lui est la voie étroite
Sourate 5, verset 51 :
{51} يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَتَّخِذُوا الْيَهُودَ وَالنَّصَارَى أَوْلِيَاءَ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاءُ بَعْضٍ وَمَنْ يَتَوَلَّهُمْ مِنْكُمْ فَإِنَّهُ مِنْهُمْ إِنَّ اللَّهَ لَا يَهْدِي الْقَوْمَ الظَّالِمِينَ
Transcription phonétique :
ya ayuha alladhiyn amanuw la tatakhithuw al yahuwd wa al naçara awliyaa ba’duhum awliyao ba’din waman yatawallahum minkum fa-innahu minhum inna allah la yahdiy alqawma althalimiyn
Traduction littérale :
ô et ohé ceux qui croient ne prenez pas les juifs et les naçara pour alliés les uns aux autres ils sont alliés et quiconque d'entre vous s'allie à eux alors certes en est des leurs voici allah ne guide pas la communauté des idolâtres
*Note : de nouveau dans ce verset, ce doublon sémantique entre "juifs" (yahuwd) et le verbe "guider" (yahdiy)
Sourate 5, verset 64 :
{64} وَقَالَتِ الْيَهُودُ يَدُ اللَّهِ مَغْلُولَةٌ غُلَّتْ أَيْدِيهِمْ وَلُعِنُوا بِمَا قَالُوا بَلْ يَدَاهُ مَبْسُوطَتَانِ يُنْفِقُ كَيْفَ يَشَاءُ وَلَيَزِيدَنَّ كَثِيرًا مِنْهُمْ مَا أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ طُغْيَانًا وَكُفْرًا وَأَلْقَيْنَا بَيْنَهُمُ الْعَدَاوَةَ وَالْبَغْضَاءَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ كُلَّمَا أَوْقَدُوا نَارًا لِلْحَرْبِ أَطْفَأَهَا اللَّهُ وَيَسْعَوْنَ فِي الْأَرْضِ فَسَادًا وَاللَّهُ لَا يُحِبُّ الْمُفْسِدِينَ
Transcription phonétique :
wa qalat al yahuwd yad allah maghluwlatun ghullat aydiyhim walu’inuw bima qaluw bal yadahu mabsuwtatani yunfiqu kayfa yashao walayaziydanna kathiyran minhum ma onzila ilayka min rabbika tughyanan wakufran waalqayna baynahumu al’adawata waalbaghdaa ila yawmi alqiyamati kullama awqaduw naran lilharbi atfaaha allah wayas’awna fiy al-ardi fasadan wa allah la yuhibbu almufsidiyna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs la main d'allah est nouée que soient nouées leurs mains et qu'ils soient maudits de l'avoir dit nenni ses mains sont satisfaisantes il pourvoie comme il veut et ajoute à beaucoup d'entre eux de ce qui a été descendu vers toi de la part de ton seigneur en errance et calfatage et nous avons jeté parmi eux l'inimitié et la haine jusqu'au jour du relèvement chaque fois qu'ils allumeront le feu de l'épée l'éteindra allah et ils précipiteront dans le pays la détérioration et allah n'affectionne pas les abîmeurs
*Note : le terme "calfatage" (kufran) est emprunté à l'hébreu kefira, et induit la notion de "recouvrir, de camoufler, de cacher" les péchés. Ce terme est traduit dans les Corans en français par mécréance.
Sourate 5, verset 82 :
{82} لَتَجِدَنَّ أَشَدَّ النَّاسِ عَدَاوَةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الْيَهُودَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا وَلَتَجِدَنَّ أَقْرَبَهُمْ مَوَدَّةً لِلَّذِينَ آمَنُوا الَّذِينَ قَالُوا إِنَّا نَصَارَى ذَلِكَ بِأَنَّ مِنْهُمْ قِسِّيسِينَ وَرُهْبَانًا وَأَنَّهُمْ لَا يَسْتَكْبِرُونَ
Transcription phonétique :
latajidanna ashadda alnnasi ‘adawatan lilladhiyna amanuw al yahuwd waalladhiyna ashrakuw walatajidanna aqrabahum mawaddatan lilladhiyna amanuw alladhiyna qaluw inna naçara thalika bi-anna minhum qissiysiyna waruhbanan waannahum layastakbiruwna
Traduction littérale :
tu trouveras que les gens les plus durs en hostilité envers ceux qui croient sont les juifs et ceux qui associent et tu trouveras que les plus proches en amitié avec ceux qui croient sont ceux qui disent nous sommes des naçara c'est ainsi car il y a parmi eux des moines et des ermites et ils ne se grandissent pas
Sourate 9, verset 30 :
وَقَالَتِ الْيَهُودُ عُزَيْرٌ ابْنُ اللَّهِ وَقَالَتِ النَّصَارَى الْمَسِيحُ ابْنُ اللَّهِ ذَلِكَ قَوْلُهُمْ بِأَفْوَاهِهِمْ يُضَاهِئُونَ قَوْلَ الَّذِينَ كَفَرُوا مِنْ قَبْلُ قَاتَلَهُمُ اللَّهُ أَنَّى يُؤْفَكُونَ
Transcription phonétique :
waqalati al yahuwd ‘uzayrun ibnu allah waqalati al naçara almasiyhu ibnu allah dhalika qawluhum bi-afwahihim yudahi-uwna qawla alladhiyna kafaruw min qablu qatalahumu allah anna yu/fakuwna
Traduction littérale :
et ont dit les juifs que 'uzayr est fils d'allah et ont dit les naçara que le messie est fils d'allah telle est leur dire de leurs bouches ils imitent le dire de ceux qui calfatèrent avant eux que les trucide allah de ce qu'ils sont déviants
Première conclusion :
Ces versets ne montrent pas la moindre bienveillance pour les juifs. Non seulement, on y lit de la jalousie cachée et une animosité tenace, mais on trouve également le mensonge flagrant et la calomnie théologique. En effet, les juifs n'ont jamais dit que le prestigieux personnage biblique 'Ezrah le scribe (transcrit dans le Coran de manière fantaisiste par 'Uzayr) était le fils de Dieu !
A présent, passons à la forme dérivée haduw ou huwdan :
Sourate 2, verset 62 :

   
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالنَّصَارَى وَالصَّابِئِينَ مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَهُمْ أَجْرُهُمْ عِنْدَ رَبِّهِمْ وَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
 


 
Transcription phonétique :
ina al ladhin amanuw wa al ladhin haduw wa al naçara wa al çabîin man amana bi allah wa al yawm al akhir wa ’amila salihan fa lahum ajruhum ‘ind rabihim wa la khawf ‘alayhim wa la hum yahzanun
Traduction littérale :

voici ceux qui ont cru et ceux qui judaïsent et les naçara et les çabéens de ceux qui ont cru en allah et au jour dernier et ont œuvré à la réussite alors à eux leur rétribution chez leur majeur et point de frayeur sur eux et ils ne seront pas affligés
*Note : çabéens : secte monothéiste dont les origines sont obscures, et pourrait être assimilée aux disciples de Jean-Baptiste. A ne pas confondre avec sabéens, population sudarabique polythéiste de la région de Saba.
 

Sourate 2, verset 111 :
وَقَالُوا لَنْ يَدْخُلَ الْجَنَّةَ إِلَّا مَنْ كَانَ هُودًا أَوْ نَصَارَى تِلْكَ أَمَانِيُّهُمْ قُلْ هَاتُوا بُرْهَانَكُمْ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
wa qaluw lan yadkhul al janat illa man kana huwdan aw naçara tilk amaniyuhum qul hatuw burhanakum in kuntum sadiqin
Traduction littérale :

et ils ont dit n'entre au jardin que celui qui était judaïsant ou naçara telles sont leurs croyances dis donnez votre preuve si vous êtes justes
 


 

Sourate 2, verset 135 :
 


 
وَقَالُوا كُونُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى تَهْتَدُوا قُلْ بَلْ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ
ואמרו היו יהודים או נוצרים תודרכו אמר לאו כי אם מלת אברהם החנפן ולא היה מן המשתפים
 


 
Transcription phonétique :
wa qaluw kuwnuw huwd aw naçara tahtaduw qul bal milat ibrahiym haniyf wa ma kana min al mushrikiyn

Traduction littérale :
et ils dirent soyez judaïsants ou naçara vous serez guidés dis nenni seule la parole d'abraham le courtisan et il n'était pas parmi les associateurs
*Note : On voit bien ici que le doublon "judaisants" et "guidés" était à l'origine un jeu de mots. Ce quasi calembour entre huwd ("judaïsant") et tahtaduw (forme déclinée signifiant "être guidé" en arabe) n'a pu venir que d'un rabbin qui "jonglait" entre l'hébreu et l'arabe, et qui fut repris par le rédacteur du Coran sans en connaître la signification hébraïque.
Quant à "Abraham le courtisan", la traduction courante est "Abraham le chef", ou "le dirigeant", ou encore "le fervent", voire "le pur monothéiste". Or "haniyf" vient d'une racine verbale hébraïque hnf ayant une acception péjorative de "flatter" ou "flagorner", de "soudoyer". Il faudrait donc dans le cadre du Coran et de l'islam, le traduire par "flatteur d'Allah" ou pour être moins péjoratif : "courtisan d'Allah".

Sourate 2, verset 140 :

أَمْ تَقُولُونَ إِنَّ إِبْرَاهِيمَ وَإِسْمَاعِيلَ وَإِسْحَاقَ وَيَعْقُوبَ وَالْأَسْبَاطَ كَانُوا هُودًا أَوْ نَصَارَى قُلْ أَأَنْتُمْ أَعْلَمُ أَمِ اللَّهُ وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ كَتَمَ شَهَادَةً عِنْدَهُ مِنَ اللَّهِ وَمَا اللَّهُ بِغَافِلٍ عَمَّا تَعْمَلُونَ

Transcription phonétique :
am taquwluwn inna ibrahiym wa ismâ’iyl wa içhâq wa ya’quwb wa al asbata kanuw huwd aw nasara qul aantum a’lam am allah wa man athlam miman katama shahadat ‘indahu min allah wa ma allah bi ghafilin ‘ama ta’maluwn

Traduction littérale :

diriez-vous que certes abraham et ismaël et isaac et jacob et les tribus étaient des judaïsants ou des naçara dis est-ce vous les plus savants ou allah et qui est plus idolâtre que celui qui enfouit un témoignage chez lui d'allah et allah n'est pas dans l'occultation de ce que vous oeuvrez

 


Sourate 4, verset 46 :
{46} مِنَ الَّذِينَ هَادُوا يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ عَنْ مَوَاضِعِهِ وَيَقُولُونَ سَمِعْنَا وَعَصَيْنَا وَاسْمَعْ غَيْرَ مُسْمَعٍ وَرَاعِنَا لَيًّا بِأَلْسِنَتِهِمْ وَطَعْنًا فِي الدِّينِ وَلَوْ أَنَّهُمْ قَالُوا سَمِعْنَا وَأَطَعْنَا وَاسْمَعْ وَانْظُرْنَا لَكَانَ خَيْرًا لَهُمْ وَأَقْوَمَ وَلَكِنْ لَعَنَهُمُ اللَّهُ بِكُفْرِهِمْ فَلَا يُؤْمِنُونَ إِلَّا قَلِيلًا
 

Transcription phonétique :
mina alladhiyna haduw yuharrifuwna alkalima ‘an mawadi’ihi wayaquwluwna sami’na wa’açayna waisma’ ghayra musma’in wara’ina layyan bi-alsinatihim wata’nan fiy alddiyni walaw annahum qaluw sami’na waata’na waisma’ waonthurna lakana khayran lahum waaqwama walakin la’anahumu allah bikufrihim fala yu/minuwnna illa qaliylan

Traduction littérale :
de ceux qui ont judaïsé il y en a qui pervertissent les mots de leurs significations et disent nous avons entendu et nous nous rebiffons et entends sans être entendu et nous nous repaissons tordant leur langue et argumentant contre le jugement et s'ils avaient dit nous avons entendu et nous avons obéi entends et contemple-nous ce serait préférable pour eux et plus droit mais les a maudits allah pour leur calfatage et ils ne croient que peu
Sourate 4, verset 160 :
 


فَبِظُلْمٍ مِنَ الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ طَيِّبَاتٍ أُحِلَّتْ لَهُمْ وَبِصَدِّهِمْ عَنْ سَبِيلِ اللَّهِ كَثِيرًا
Transcription phonétique :
fabithulmin mina allathiyna haduw harramna ‘alayhim tayyibatin ohillat lahum wabiçaddihim ‘an sabiyli allah kathiyran
Traduction littérale :
et de par l'idolâtrie parmi ceux qui ont judaïsé nous leur avons interdit les bonnes étant licites pour eux et parce qu'ils obstruent le sentier d'allah beaucoup
Sourate 5, verset 41 :
يَا أَيُّهَا الرَّسُولُ لَا يَحْزُنْكَ الَّذِينَ يُسَارِعُونَ فِي الْكُفْرِ مِنَ الَّذِينَ قَالُوا آمَنَّا بِأَفْوَاهِهِمْ وَلَمْ تُؤْمِنْ قُلُوبُهُمْ وَمِنَ الَّذِينَ هَادُوا سَمَّاعُونَ لِلْكَذِبِ سَمَّاعُونَ لِقَوْمٍ آخَرِينَ لَمْ يَأْتُوكَ يُحَرِّفُونَ الْكَلِمَ مِنْ بَعْدِ مَوَاضِعِهِ يَقُولُونَ إِنْ أُوتِيتُمْ هَذَا فَخُذُوهُ وَإِنْ لَمْ تُؤْتَوْهُ فَاحْذَرُوا وَمَنْ يُرِدِ اللَّهُ فِتْنَتَهُ فَلَنْ تَمْلِكَ لَهُ مِنَ اللَّهِ شَيْئًا أُولَئِكَ الَّذِينَ لَمْ يُرِدِ اللَّهُ أَنْ يُطَهِّرَ قُلُوبَهُمْ لَهُمْ فِي الدُّنْيَا خِزْيٌ وَلَهُمْ فِي الْآخِرَةِ عَذَابٌ عَظِيمٌ
Transcription phonétique :
ya ayyuha alrrasuwlu la yahzunka alladhiyna yusari’uwna fiy alkufri mina alladiyna qaluw amanna bi-afwahihim walam tu/min quluwbuhum wamina alladhiyna haduw samma’uwna lilkadhibi samma’uwna liqawmin akhariyna lam ya/tuwka yuharrifuwna alkalima min ba’di mawadi’ihi yaquwluwna in uwtiytum hadha fakhudhuwhu wa-in lam tu/tawhu faihdharuw waman yuridi allah fitnatahu falan tamlika lahu mina allah shay-an ola-ika alladhiyna lam yuridi allah an yutahhira quluwbahum lahum fiy alddunya khizyun walahum fiy al-akhirati ‘adhabun ‘athiymun
Traduction littérale :
ô et ohé l'envoyé que ne t'affligent pas ceux qui s'empressent au calfatage parmi ceux qui dirent nous avons cru avec leurs bouches et sans qu'aient cru leurs cœurs et parmi ceux qui judaïsent qui entendent le mensonge et entendent d'autres communautés qui ne sont pas venues à toi et qui blasphèment la parole après avoir été proposée ils disent s'il vous a été donné cela alors prenez-le et s'il ne vous a pas été donné alors rendez-le et celui qu'allah veut éprouver alors tu ne peux le dominer par allah en rien tels sont ceux que ne veut pas allah que soient purifiés leurs cœurs à eux ici-bas l'opprobre et à eux dans l'autre un châtiment immense
Sourate 5, verset 44 :
إِنَّا أَنْزَلْنَا التَّوْرَاةَ فِيهَا هُدًى وَنُورٌ يَحْكُمُ بِهَا النَّبِيُّونَ الَّذِينَ أَسْلَمُوا لِلَّذِينَ هَادُوا وَالرَّبَّانِيُّونَ وَالْأَحْبَارُ بِمَا اسْتُحْفِظُوا مِنْ كِتَابِ اللَّهِ وَكَانُوا عَلَيْهِ شُهَدَاءَ فَلَا تَخْشَوُا النَّاسَ وَاخْشَوْنِ وَلَا تَشْتَرُوا بِآيَاتِي ثَمَنًا قَلِيلًا وَمَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولَئِكَ هُمُ الْكَافِرُونَ
Transcription phonétique :
inna anzalna al tawrata fiyha hudan wanuwrun yahkumu biha alnnabiyyoona alladhiyna aslamuw lilladhiyna haduw wa al rabbaniyyuwna waal-ahbaru bima istuhfithuw min kitabi allah wakanuw ‘alayhi shuhadaa fala takhshawuw alnnasa waikhshawni wala tashtaruw bi-ayatiy thamanan qaliylan waman lam yahkum bima anzala allah faola-ika humu alkafiruwna
Traduction littérale :
nous avons fait descendre la torah dans laquelle il y a guidance et lumière jugent par elle les prophètes ceux qui se sont pacifiés à ceux qui judaïsent et les rabbins et les collègues qui se sont engoués de l'écrit d'allah et en ont été les témoins alors ne redoutez pas les gens et redoutez-moi et ne troquez pas mes signes à prix faible et quiconque ne juge pas selon ce qu'a fait descendre allah alors ce sont eux les calfateurs
*Note : Remarquons ici à nouveau le doublon "hudan" (guidance) et haduw (judaïsent). Ce verset qui, selon l'exégèse musulmane, concerne les "judaïsants" (et non les "juifs" de souche) non seulement n'est pas haineux envers eux mais plutôt obséquieux ! D'autant plus qu'il évoque dans un même souffle "les prophètes", "ceux qui se sont pacifiés" (donc les "soumis", donc les "musulmans") à ceux qui "judaïsent", les "rabbins" et les "collègues" qui "se sont engoués de l'écrit d'Allah" (ces "collègues" étant soit les disciples des rabbins, soit les compagnons de Muhammad).

Sourate 5, verset 69 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئُونَ وَالنَّصَارَى مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الْآخِرِ وَعَمِلَ صَالِحًا فَلَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَلَا هُمْ يَحْزَنُونَ
Transcription phonétique :
inna alladhiyna amanuw waalladhiyna haduw waal çabiuwna waal naçara man amana bi allah waalyawmi al-akhiri wa’amila çalihan fala khawfun ‘alayhim wala hum yahzanuwna
Traduction littérale :
certes ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara quiconque croit en allah et au jour dernier et oeuvrent à réussite alors pas de crainte sur eux et eux ne seront pas affligés

Sourate 6, verset 146 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا كُلَّ ذِي ظُفُرٍ وَمِنَ الْبَقَرِ وَالْغَنَمِ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ شُحُومَهُمَا إِلَّا مَا حَمَلَتْ ظُهُورُهُمَا أَوِ الْحَوَايَا أَوْ مَا اخْتَلَطَ بِعَظْمٍ ذَلِكَ جَزَيْنَاهُمْ بِبَغْيِهِمْ وَإِنَّا لَصَادِقُونَ
Transcription phonétique :
wa’ala alladhiyna haduw harramna kulla thiy thufurin wamina albaqari wa alghanam harramna ‘alayhim shuhuwmahuma illa ma hamalat thuhuwruhuma awi alhawaya aw ma ikhtalata bi’athmin thalika jazaynahum bibaghyihim wa-inna laçadiquwna

Traduction littérale :

et à ceux qui ont judaïsés nous avons interdit toute celle à ongle et parmi les bovins et les ovins nous leurs avons interdit les graisses sauf ce que portent leurs dos ou leurs entrailles ou ce qui est mêlé à l'os ainsi nous les avons imposés en leurs désirances et nous sommes pour les justes

*Note : Ce verset, à première vue peu incompréhensible, demande quelques explications.
Dans la Torah, il y a toutes sortes d’injonctions culinaires ("cacherout") concernant les bêtes propres à la consommation (elles doivent avoir le sabot fendu et être ruminantes), et il y a aussi des parties de la bête permise qui sont impropres à la consommation (comme certaines graisses). Et comme d'habitude, le Coran calque (plus ou moins) aux détails de ces interdits alimentaires de la Torah. Jusque-là, rien de bien surprenant. Mais ce qui l’est beaucoup plus, est la manière dont le Coran comprend ces interdits : ils y sont considérés comme une punition, alors qu'il s'agit d'interdits de purification. Il y a donc ici une grave déviation théologique !  
D'autre part, ce verset ne peut que s'adresser aux "juifs" de souche astreints à tous les commandements de la Torah, y compris ceux concernant les graisses animales. Car d'après la Torah de tels interdits alimentaires ne s'adressent pas aux "judaïsants". En effet, la conversion au judaïsme se faisait par paliers : tout d'abord les "craignants-Dieu" qui n'étaient tenus qu'aux 7 lois dites noachides. Ensuite, le "mityahed", c'est-à-dire "le judaïsant" qui était tenu aussi au respect du shabbat et d'autres fêtes, et enfin le "ger çedeq"("le converti juste") qui lui était déclarait "juif" tout comme les "juifs" de souche.
Le terme "haduw" ne peut donc en aucun cas être traduit dans ce verset par "judaïsants", mais par "juifs" !
Sourate 16, verset 118 :
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا مَا قَصَصْنَا عَلَيْكَ مِنْ قَبْلُ وَمَا ظَلَمْنَاهُمْ وَلَكِنْ كَانُوا أَنْفُسَهُمْ يَظْلِمُونَ

Transcription phonétique :
wa’ala allathiyna haduw  harramna ma qaçaçna ‘alayka min qablu wama thalamnahum walakin kanuw anfusahum yathlimoona

Traduction littérale :
et à ceux qui ont judaïsé nous avons interdit ce que nous t'avions sectionné auparavant et nous ne les avons pas faits idolâtres mais ils ont été eux-mêmes idolâtres
Sourate 22, verset 17 :
إِنَّ الَّذِينَ آمَنُوا وَالَّذِينَ هَادُوا وَالصَّابِئِينَ وَالنَّصَارَى وَالْمَجُوسَ وَالَّذِينَ أَشْرَكُوا إِنَّ اللَّهَ يَفْصِلُ بَيْنَهُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ إِنَّ اللَّهَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ شَهِيدٌ
Transcription phonétique :
inna allathiyna amanuw waallathiyna haduw wa al çabiiyna wa al naçara wa al majuwsa waallathiyna ashrakuw inna allah yafsilu baynahum yawma alqiyamati inna allah ‘ala kulli shay-in shahiydun
Traduction littérale :
voici ceux qui ont cru et ceux qui ont judaïsés et les çabéens et les naçara et les mages et ceux qui associent certes allah séparera entre eux au jour du relèvement certes allah sur toute chose est témoin
Sourate 62, verset 6 :
قُلْ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ هَادُوا إِنْ زَعَمْتُمْ أَنَّكُمْ أَوْلِيَاءُ لِلَّهِ مِنْ دُونِ النَّاسِ فَتَمَنَّوُا الْمَوْتَ إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ
Transcription phonétique :
qul ya ayyuha alladhiyna haduw in za’amtum annakum awliyao lillahi min duwni alnnasi fatamannawuw almawta in kuntum çadiqiyna

Traduction littérale :

dis ô ohé ceux qui ont judaïsés si vous prétendez que vous êtes les alliés de dieu à la place des gens alors souhaitez la mort si vous êtes justes

*Note : Ce verset ne parle pas d'Allah, mais de "Ilaha", donc de "Dieu" ("Eloha", dans sa forme hébraïsée et araméenne). Doit-on déduire que les "judaïsants" ne voyaient pas en Allah, leur Dieu ?

Seconde conclusion  :
Les "judaïsants" ne trouvent pas plus grâce auprès du Coran que les "juifs de souche". Ce sont les mêmes incantations, les mêmes proférations, et les mêmes malédictions !
Cette distinction factice entre "juifs" de souche et "judaisants" que les exégètes musulmans se sont escrimer à mettre en place afin de différencier "yahuwd" de "haduw", est un leurre. En réalité, elle est destinée à détourner l'attention de l'erreur grammaticale, sémantique et étymologique commise par le (ou les) rédacteur arabophone du Coran.
"yahuwd" et "haduw" renvoient tous deux aux "juifs", qu'ils soient de souche ou convertis au judaïsme.

Mais alors, qui l'a induit en erreur ? Ses mentors rabbins ? Et qu'elle est donc la signification, le champ sémantique, et l'étymologie réelle de ces deux formes pour dire "juifs"?

Selon le Pentateuque (Genèse, 29, 35), Leah, l’épouse de Jacob, dit lorsqu'elle enfanta son quatrième fils: “Cette fois, je remercie Yahweh, et alors elle le nomma Yehuwdah”.
Ce "Yehuwdah” donna naissance à la tribu du même nom, et de ce nom est issu le substantif “yehuwdi” (ou "yehudi", donc “judéen”, devenu “juif” en français).
Le Pentateuque voit dans ce nom, la racine verbale WDH ou HDH, dans le sens de “remercier“. "reconnaître", "confesser". Les Juifs” seraient donc des "remerciants", des "reconnaissants", ceux qui “rendent grâce” à Yahweh.
Mais il y a un “hic” ! Cette exégèse biblique de Yehuwdah - “rendre grâce à Yahweh” - est erronée. C’est ce qu’on appelle en linguistique, de “l’étymologie populaire”. Celle-ci se fonde sur l’homonymie apparente dans la prononciation d’un mot, et non sur sa véritable étymologie et l'analyse grammaticale et philologique de sa racine. C’est un peu comme si un francophone disait que “mots” et “maux” avaient une étymologie commune, en ajoutant avec un air astucieux : “Pardi ! Des mots mal placés font toujours mal “ !

Or, la racine de Yehuwdi est HD, donc une racine bi-consonnantique  conjuguée et déclinée à la troisième personne, et qui donna : YHD.
Cette racine HD signifie en paléo-hébreu "écho". “Hado” était le nom d’un petit Dieu renfrogné des cavernes à l’époque prébiblique, soit au XIV siècle avant J.-C. Pourquoi "Dieu des cavernes" ? Parce que son “territoire” était troué de grottes et de cavernes.
Les voix des habitants de cette contrée, lorsqu’ils s’appelaient les uns-les-autres, résonnaient, se propageaient et se répercutaient en écho. Ils imaginèrent donc qu’un Dieu leur répondait ! Et c’est pourquoi cette contrée fut appelée en hébreu : “Yehuwdah” (la Judée), c’est-à-dire “la contrée où le Dieu de l’écho rugit”.

Si l’on s’en tient donc exclusivement à la grammaire, à la morphosyntaxe, et à l’étymologie scientifique de la langue hébraïque, “Juif” (Yehuwdi) signifie : “celui qui entendra l'écho” et non pas “celui qui rendra grâces à Yahweh”.

Le Pentateuque ne pouvait laisser tel quel cet atavisme qui rappelait le passé animiste, totémiste, et polythéiste des Hébreux. Il a donc bien fallu donner à ce nom une explication et une "facture" monothéiste de "remerciant Yahweh".

En arabe par contre, la racine verbale HDH (commune également à l'hébreu et censée être, d'après le Pentateuque, celle du nom Yehuwdah, "celui qui remercie"), signifie : "guider".
C'est donc parce que le rédacteur du Coran croyait que "Yehuwd" (Juifs) et "Haduw" (guidés), étaient de la même racine HDH qu'il a "jonglé" sur ces deux termes comme étant des synonymes doublés presque d'homonymie !!!
Cette méprise étymologique, dont le Pentateuque était en partie responsable, commise par le rédacteur (Muhammad ou son scribe) du Coran, est-elle révélatrice d'autre chose ?
Et de qui lui venait-elle ? Certainement pas de l’Ange Gabriel qui devait avoir une science infuse de l'hébreu et ne serait pas tombé – tel un vulgaire et inculte quidam - dans les pièges de l'étymologie populaire ! A moins que l'Ange Gabriel soit un farceur ou un plaisantin - allons savoir ! -, cette méprise avait une origine humaine, trop humaine ! Trop "juive", pourrait-on dire !
En fait, le rédacteur du Coran l'a recueillie de la bouche de rabbins, ou plutôt de son rabbin-mentor anonyme chez qui il allait écouter des "cours de Torah" ! En reprenant à son compte cette étymologie populaire hébraïque, tout en ne sachant pas l'hébreu, le rédacteur du Coran s'est trahi et a ainsi dévoilé ses "sources" juives rabbiniques.
Car si en arabe la racine “hdh” signifie “être guidé”, les “juifs” ("yahuwd") ou les "judaïsés" ("haduw") étaient donc pour le Coran des “guidés”. Mais “guidés” par qui ? Par Yahweh, pardi !
Et si les “juifs” et les "judaïsants" ont été “guidés” par Yahweh et que l’Ange Gabriel et Allah lui-même le disent dans le Coran, cela signifie qu’ils ont été bien-guidés et qu’ils n’ont rien falsifié de la Torah !

Pour ne pas être en reste, voici un autre verset avec le terme énigmatique "huwdan", et qui révèlera définitivement non seulement le pot-aux-roses de l'imposture coranique mais aussi le nom et l'identité de son rabbin-mentor :

Sourate 11, verset 50 :

وَإِلَى عَادٍ أَخَاهُمْ هُودًا قَالَ يَا قَوْمِ اعْبُدُوا اللَّهَ مَا لَكُمْ مِنْ إِلَهٍ غَيْرُهُ إِنْ أَنْتُمْ إِلَّا مُفْتَرُونَ
Transcription phonétique :
wa-ila ‘adin akhahum huwdan qala ya qawmi o’buduw allah ma lakum min ilahin ghayruhu in antum illa muftaruwnna

Traduction littérale :
et à 'ad leur frère huwdan dit ô ma communauté servez allah il n'y a pour vous de dieu hormis lui vous n'êtes que des imposteurs
Ce huwdan (donc "juif", donc "guide") n'est autre que le rabbin-mentor Juif du rédacteur du Coran !
Et pourtant, ce dernier exècre tous les "juifs", "yahuwd", "haduw", et huwdan, pêle-mêle !

Que dire d'autre de cette jalousie qui s'est peu à peu transformée en haine incandescente ? Que ce serait plutôt le rédacteur du Coran le véritable imposteur ? Que cet imposteur a accusé les juifs de ce qu’il a lui-même été ?
Certes. Mais surtout : Que son narcissisme haineux a empoisonné et n'en finit pas d'empoisonner l'humanité entière !
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yacoub
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 3:06 am

Les jihadistes judéo-rabbinico-islamistes arrivent !
David Belhassen·samedi 3 décembre 2016
“Le monothéisme est le plus grand danger pour l’humanité”, disait si justement Claude Levi-Strauss. Non seulement le monothéisme musulman, mais aussi le monothéisme judaïque ! Car sous chaque judaïque, peut se cacher un jihadiste en herbe ! La preuve ? Voici la retranscription d’une “conversation” de ce matin avec un jihadiste en herbe, répondant au nom de Marc Fitoussi :
Marc Fitoussi
C'est vraiment de la ;;; ton appel à Baal Peor !! Qu'est ce que c'est que cette avoda Zara de ;;; scatophile et scatophage pour se donner un genre !! Quelle connerie !! Tu n'as pas honte de croire à des idoles pourries comme ta tronche ? Quelle débilité !! Tu pues David Belhassen, professeur de mes yeukes !!
Marc Fitoussi
N'oublies pas que le Prophète Elyaou Anavi a détruit son autel et tous ces prêtres à ton D ieu merdeux !
David Belhassen
On voit bien le degré de tolérance du monothéisme judaïque et sa propagande calomnieuse envers les non-monothéistes ! C'est de ce monothéisme totalitaire que s'est inspiré l'islam criminel et exterminateur ! En fait, votre seule différence avec les islamistes, c'est qu'eux pratiquent leur monothéisme criminel, mais vous, vous vous contentez de la théorie. Sans pour autant, ne pas fantasmer qu'un jour vous feriez comme eux si vous en aviez l'occasion et l'opportunité !
Marc Fitoussi
Snifffff !! Tu pleurniches comme une petite femmelette !! Vas te faire voir tu es trop nul !!
David Belhassen
Le grand héros héros de FB. Je t'invite quand tu veux et où tu veux à te mesurer à moi, monsieur le jihadiste en herbe ! Mais au fait, comment se fait-il que tu transgresses le shabbat en écrivant sur FB ??? Tu n'as pas peur que ton Dieu Allah te gronde ?
Marc Fitoussi
Je suis traditionaliste et croyant par contre tu vois bien que je ne suis pas intégriste puisque je transgresse le Shabath !! Mais que tu veuilles élever des autels à ton idole débile et faire croire à d'autre des inepties comme quoi les hébreux étaient Cananéens et de plus être prosélyte pour ces absurdités, je trouve ca gravissime si ce n'est ridicule ! Je ne compte pas en discuter avec toi pendant des heures, je te trouve tellement debile qu'il vaut mieux qu'on arrête là et si en plus tu me demandes de me mesurer à toi physiquement tu es mal barré !! Doigte toi bien profond avant de déféquer surtout !!
David Belhassen
Oui mr le jihadiste en herbe ! Je suis prêt à me mesurer avec vous, où vous voulez et quand vous voulez, couard de judéo-islamiste !
Marc Fitoussi
Minable petite ;;; !! J'ai été Golani Haboukime Harichonime pendant la 1ere guerre du Liban et j'ai éclaté des dizaines de petits cacas comme toi ! Tu es vraiment un petit vieux petit Con en quête de petites meufs à choper qui se prend pour un Gourou mais tu dégoutes tout le monde avec ta sale gueule de petite ;;; ! Je parie ce que tu veux que ta mère n'est même pas juive et que même ton nom est une invention aussi nulle que ta tête de noeud !! Tu veux te battre ?? Mais tu es vraiment ridicule !! Oulalala !! Je suis mort de peur !!! Va te faire enculer et rentre toi bien la tête de ton idole pourri dans ton cul qui l'est autant !! Hihihihihihi !! Minable !! Tu es un bien triste personnage...
David Belhassen
Mais si tu es si fortiche, pourquoi tu fais dans ton froc au lieu de te mesurer à moi, petit jihadiste en herbe ! Je t'attends où tu veux et quand tu veux, poltron !
Marc Fitoussi
Poltron ?? Mais tu n'es pas normal du tout !! Tu te prends pour un mousquetaire ??? Mais je te répète pour la dernière fois d'aller te faire enculer par un bouc ou par un porc !! Je suis sûr que ça te ferait le plus grand bien, vu qu'avec ta sale gueule tu dois être un vieux garçon qui ne nique que sa petite mimine. Nique ta mere ! J'ai passé l'âge de me battre et de plus avec des clochards comme toi ! Ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un rendez vous pour se battre avec une merdouille comme toi ! Reste à ta place et arrête de dire des conneries avec ton idole déféquante !! Vas bien te faire enculer !!
David Belhassen
Poltron ! Couard de jihadiste !
Marc Fitoussi
Clochard, branleur, tu es vraiment ridicule !! Se battre comme dans une cours d'école ! Mais si tu insistes, tu as ma parole d'ancien Golani que ça se fera ! T'inquiètes on reste en contact ! Et puis je te chierai dans ta bouche en partant !!
Marc Fitoussi
Là en plus tes amis FB on bien vu que tu étais un petit caca !!
David Belhassen
Mais oui le poltron jihadiste dont la grossièreté et la vulgarité sont si typiques des jihadistes ! Je t'attends, dis-moi où et quand ?
Marc Fitoussi
Mais ferme ta sale gueule !! Qu'est ce que tu es stupide !! Tu n'as aucun self contrôle !! Tu t'écoutes parler ?? Je te répète que ça ne m'intéresse pas de me battre avec un vieux Con comme toi ! Tu es debile !! Tu me fais rire tellement tu es Con ! Tiens je vais faire des copies d'écran et montrer à tout le monde ce que tu écris et surtout à nos amis en commun !! Ils vont mourir de rire !! Clic clic clic ( copies d'écran ) Hihihihihihi !! Tu m'as tué de rire !!
David Belhassen
N'oublie pas aussi de faire des copies d'écran sur tes insanités et tes vociférations grossières, vulgaires, et immondes de jihadiste en herbe ! Couard ! Alors, le poltron qui roulait des mécaniques,, tu as la trouille tout à coup ?
Marc Fitoussi
Donnes moi ton adresse en MP
David Belhassen
Pas en MP, poltron ! ici même ! David Belhassen. Shani-Livnah village, 90411: Collines de Judée, sud Hebron. J'attends la tienne.
Marc Fitoussi
Non ! Je te ferai la surprise ! Tu as ma parole de Golani que je viendrais te casser la gueule !!
David Belhassen
Poltron ! Couard ! Tu fais dans ton froc de jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok !! Pas de problème !! Je vais venir te voir ! Je te jure !! Sois prêt n'importe quand !!
David Belhassen je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok ! Pas de problème !! Je vais te chier dans la bouche ! Chéhhhh !...
David Belhassen
Je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
J'ai déjà beaucoup appris sur toi ! J'ai plein d'infos te concernant !!
David Belhassen
Jihadiste et délateur, par-dessus le marché ! C'est pour quand tu iras payer un jihadiste afin de mettre une bombe devant ma maison ? Pourquoi tu ne le fais pas toi-même, couard ?
Marc Fitoussi
Alors ? Je balance ?
David Belhassen Oui !
Et ainsi de suite les mêmes insanités de Marc Fitoussi le néophyte jihadiste, en faisant appel à d’autres potes jihadistes judéo-rabbinico-islamistes pour déverser leurs immondices et leurs menaces.
Voilà donc ce qu’a “pondu” le sublime monothéisme judaïque et son rejeton monstrueux le judaïsme pharisien rabbinique : Des criminels en puissance !
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 5:17 am

Je n'ai pas tout lu,mais oui,personne n'a le monopole de la connerie humaine .
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 5:26 am

Et en plus il transgresse le shabbat, plutôt enflammé pour un "modéré"

Cadeau . Smile


Psaumes
18.23
Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l'Éternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive?
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 5:40 am

Je remet la vidéo,elle est coupée sur l'autre .

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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 6:02 am

Et Allah, le pécheur, il veut qu'il souffre, Adonnai qu'il fasse le bien pour ne pas souffrir, oui, parce que celui qui mérite les flammes dans la Bible, c'est le pécheur, non le mécréant, le pécheur qui ne pense qu'a lui, qui trompe son prochain, qui dit du mal, qui maudit, ext, ext, ext, alors l'islam, faut peut-être pas tout mélangé non plus monsieur David Belhassen !
Versets sur demande !
Et il n'y a pas d'abrogation de faire le bien !
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 08 Déc 2016, 6:55 am

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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 14 Déc 2016, 1:13 am

yacoub a écrit:
Les jihadistes judéo-rabbinico-islamistes arrivent !
David Belhassen·samedi 3 décembre 2016
“Le monothéisme est le plus grand danger pour l’humanité”, disait si justement Claude Levi-Strauss. Non seulement le monothéisme musulman, mais aussi le monothéisme judaïque ! Car sous chaque judaïque, peut se cacher un jihadiste en herbe ! La preuve ? Voici la retranscription d’une “conversation” de ce matin avec un jihadiste en herbe, répondant au nom de Marc Fitoussi :
Marc Fitoussi
C'est vraiment de la ;;; ton appel à Baal Peor !! Qu'est ce que c'est que cette avoda Zara de ;;; scatophile et scatophage pour se donner un genre !! Quelle connerie !! Tu n'as pas honte de croire à des idoles pourries comme ta tronche ? Quelle débilité !! Tu pues David Belhassen, professeur de mes yeukes !!
Marc Fitoussi
N'oublies pas que le Prophète Elyaou Anavi a détruit son autel et tous ces prêtres à ton D ieu merdeux !
David Belhassen
On voit bien le degré de tolérance du monothéisme judaïque et sa propagande calomnieuse envers les non-monothéistes ! C'est de ce monothéisme totalitaire que s'est inspiré l'islam criminel et exterminateur ! En fait, votre seule différence avec les islamistes, c'est qu'eux pratiquent leur monothéisme criminel, mais vous, vous vous contentez de la théorie. Sans pour autant, ne pas fantasmer qu'un jour vous feriez comme eux si vous en aviez l'occasion et l'opportunité !
Marc Fitoussi
Snifffff !! Tu pleurniches comme une petite femmelette !! Vas te faire voir tu es trop nul !!
David Belhassen
Le grand héros héros de FB. Je t'invite quand tu veux et où tu veux à te mesurer à moi, monsieur le jihadiste en herbe ! Mais au fait, comment se fait-il que tu transgresses le shabbat en écrivant sur FB ??? Tu n'as pas peur que ton Dieu Allah te gronde ?
Marc Fitoussi
Je suis traditionaliste et croyant par contre tu vois bien que je ne suis pas intégriste puisque je transgresse le Shabath !! Mais que tu veuilles élever des autels à ton idole débile et faire croire à d'autre des inepties comme quoi les hébreux étaient Cananéens et de plus être prosélyte pour ces absurdités, je trouve ca gravissime si ce n'est ridicule ! Je ne compte pas en discuter avec toi pendant des heures, je te trouve tellement debile qu'il vaut mieux qu'on arrête là et si en plus tu me demandes de me mesurer à toi physiquement tu es mal barré !! Doigte toi bien profond avant de déféquer surtout !!
David Belhassen
Oui mr le jihadiste en herbe ! Je suis prêt à me mesurer avec vous, où vous voulez et quand vous voulez, couard de judéo-islamiste !
Marc Fitoussi
Minable petite ;;; !! J'ai été Golani Haboukime Harichonime pendant la 1ere guerre du Liban et j'ai éclaté des dizaines de petits cacas comme toi ! Tu es vraiment un petit vieux petit Con en quête de petites meufs à choper qui se prend pour un Gourou mais tu dégoutes tout le monde avec ta sale gueule de petite ;;; ! Je parie ce que tu veux que ta mère n'est même pas juive et que même ton nom est une invention aussi nulle que ta tête de noeud !! Tu veux te battre ?? Mais tu es vraiment ridicule !! Oulalala !! Je suis mort de peur !!! Va te faire enculer et rentre toi bien la tête de ton idole pourri dans ton cul qui l'est autant !! Hihihihihihi !! Minable !! Tu es un bien triste personnage...
David Belhassen
Mais si tu es si fortiche, pourquoi tu fais dans ton froc au lieu de te mesurer à moi, petit jihadiste en herbe ! Je t'attends où tu veux et quand tu veux, poltron !
Marc Fitoussi
Poltron ?? Mais tu n'es pas normal du tout !! Tu te prends pour un mousquetaire ??? Mais je te répète pour la dernière fois d'aller te faire enculer par un bouc ou par un porc !! Je suis sûr que ça te ferait le plus grand bien, vu qu'avec ta sale gueule tu dois être un vieux garçon qui ne nique que sa petite mimine. Nique ta mere ! J'ai passé l'âge de me battre et de plus avec des clochards comme toi ! Ça ne m'intéresse pas du tout de prendre un rendez vous pour se battre avec une merdouille comme toi ! Reste à ta place et arrête de dire des conneries avec ton idole déféquante !! Vas bien te faire enculer !!
David Belhassen
Poltron ! Couard de jihadiste !
Marc Fitoussi
Clochard, branleur, tu es vraiment ridicule !! Se battre comme dans une cours d'école ! Mais si tu insistes, tu as ma parole d'ancien Golani que ça se fera ! T'inquiètes on reste en contact ! Et puis je te chierai dans ta bouche en partant !!
Marc Fitoussi
Là en plus tes amis FB on bien vu que tu étais un petit caca !!
David Belhassen
Mais oui le poltron jihadiste dont la grossièreté et la vulgarité sont si typiques des jihadistes ! Je t'attends, dis-moi où et quand ?
Marc Fitoussi
Mais ferme ta sale gueule !! Qu'est ce que tu es stupide !! Tu n'as aucun self contrôle !! Tu t'écoutes parler ?? Je te répète que ça ne m'intéresse pas de me battre avec un vieux Con comme toi ! Tu es debile !! Tu me fais rire tellement tu es Con ! Tiens je vais faire des copies d'écran et montrer à tout le monde ce que tu écris et surtout à nos amis en commun !! Ils vont mourir de rire !! Clic clic clic ( copies d'écran ) Hihihihihihi !! Tu m'as tué de rire !!
David Belhassen
N'oublie pas aussi de faire des copies d'écran sur tes insanités et tes vociférations grossières, vulgaires, et immondes de jihadiste en herbe ! Couard ! Alors, le poltron qui roulait des mécaniques,, tu as la trouille tout à coup ?
Marc Fitoussi
Donnes moi ton adresse en MP
David Belhassen
Pas en MP, poltron ! ici même ! David Belhassen. Shani-Livnah village, 90411: Collines de Judée, sud Hebron. J'attends la tienne.
Marc Fitoussi
Non ! Je te ferai la surprise ! Tu as ma parole de Golani que je viendrais te casser la gueule !!
David Belhassen
Poltron ! Couard ! Tu fais dans ton froc de jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok !! Pas de problème !! Je vais venir te voir ! Je te jure !! Sois prêt n'importe quand !!
David Belhassen je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
Ok ! Pas de problème !! Je vais te chier dans la bouche ! Chéhhhh !...
David Belhassen
Je t'attends, Marc Fitoussi le jihadiste !
Marc Fitoussi
J'ai déjà beaucoup appris sur toi ! J'ai plein d'infos te concernant !!
David Belhassen
Jihadiste et délateur, par-dessus le marché ! C'est pour quand tu iras payer un jihadiste afin de mettre une bombe devant ma maison ? Pourquoi tu ne le fais pas toi-même, couard ?
Marc Fitoussi
Alors ? Je balance ?
David Belhassen Oui !
Et ainsi de suite les mêmes insanités de Marc Fitoussi le néophyte jihadiste, en faisant appel à d’autres potes jihadistes judéo-rabbinico-islamistes pour déverser leurs immondices et leurs menaces.
Voilà donc ce qu’a “pondu” le sublime monothéisme judaïque et son rejeton monstrueux le judaïsme pharisien rabbinique : Des criminels en puissance !

Oui, ce sont mes mêmes qui persécutent les Juifs messianiques (Juifs convertis à Christ) ! Mais un jour viendra, où ils tourneront enfin leurs regards vers Christ dans une grande repentance ... mais ça, ils le feront lorsque Israël sera envahi par les nations au point d'être éradiqué de la terre ! (Zacharie) Mais Dieu ....
veille !

Zacharie:12:
2 Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d'étourdissement Pour tous les peuples d'alentour, Et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem.

3 En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle.

4 En ce jour-là, dit l'Éternel, Je frapperai d'étourdissement tous les chevaux, Et de délire ceux qui les monteront; Mais j'aurai les yeux ouverts sur la maison de Juda, Quand je frapperai d'aveuglement tous les chevaux des peuples.

5 Les chefs de Juda diront en leur coeur: Les habitants de Jérusalem sont notre force, Par l'Éternel des armées, leur Dieu.

6 En ce jour-là, je ferai des chefs de Juda Comme un foyer ardent parmi du bois, Comme une torche enflammée parmi des gerbes; Ils dévoreront à droite et à gauche tous les peuples d'alentour, Et Jérusalem restera à sa place, à Jérusalem.

7 L'Éternel sauvera d'abord les tentes de Juda, Afin que la gloire de la maison de David, La gloire des habitants de Jérusalem ne s'élève pas au-dessus de Juda.

8 En ce jour-là, l'Éternel protégera les habitants de Jérusalem, Et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David; La maison de David sera comme Dieu, Comme l'ange de l'Éternel devant eux.

9. En ce jour-là, Je m'efforcerai de détruire toutes les nations Qui viendront contre Jérusalem.

10 Alors je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem Un esprit de grâce et de supplication, Et ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont percé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.


Zacharie 13: ... 1 En ce jour-là, une source sera ouverte Pour la maison de David et les habitants de Jérusalem, Pour le péché et pour l'impureté.

14:
... 1 Voici, le jour de l'Éternel arrive, Et tes dépouilles seront partagées au milieu de toi.

2 Je rassemblerai toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem; La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées; La moitié de la ville ira en captivité, Mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville.

3 L'Éternel paraîtra, et il combattra ces nations, Comme il combat au jour de la bataille.

4 Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, Qui est vis-à-vis de Jérusalem, du côté de l'orient; La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l'orient et à l'occident, Et il se formera une très grande vallée: Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi.

5 Vous fuirez alors dans la vallée de mes montagnes, Car la vallée des montagnes s'étendra jusqu'à Atzel; Vous fuirez comme vous avez fui devant le tremblement de terre, Au temps d'Ozias, roi de Juda. Et l'Éternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui.

6 En ce jour-là, il n'y aura point de lumière; Il y aura du froid et de la glace.

7 Ce sera un jour unique, connu de l'Éternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit; Mais vers le soir la lumière paraîtra.

8. En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem, Et couleront moitié vers la mer orientale, Moitié vers la mer occidentale; Il en sera ainsi été et hiver.

9 L'Éternel sera roi de toute la terre; En ce jour-là, l'Éternel sera le seul Éternel, Et son nom sera le seul nom.

10 Tout le pays deviendra comme la plaine, de Guéba à Rimmon, Au midi de Jérusalem; Et Jérusalem sera élevée et restera à sa place, Depuis la porte de Benjamin jusqu'au lieu de la première porte, Jusqu'à la porte des angles, Et depuis la tour de Hananeel jusqu'aux pressoirs du roi.

11 On habitera dans son sein, et il n'y aura plus d'interdit; Jérusalem sera en sécurité.

12 Voici la plaie dont l'Éternel frappera tous les peuples Qui auront combattu contre Jérusalem: Leur chair tombera en pourriture tandis qu'ils seront sur leurs pieds, Leurs yeux tomberont en pourriture dans leurs orbites, Et leur langue tombera en pourriture dans leur bouche.

13 En ce jour-là, l'Éternel produira un grand trouble parmi eux; L'un saisira la main de l'autre, Et ils lèveront la main les uns sur les autres.

14 Juda combattra aussi dans Jérusalem, Et l'on amassera les richesses de toutes les nations d'alentour, L'or, l'argent, et des vêtements en très grand nombre.

15 La plaie frappera de même les chevaux, Les mulets, les chameaux, les ânes, Et toutes les bêtes qui seront dans ces camps: Cette plaie sera semblable à l'autre.

16. Tous ceux qui resteront de toutes les nations Venues contre Jérusalem Monteront chaque année Pour se prosterner devant le roi, l'Éternel des armées, Et pour célébrer la fête des tabernacles. ....
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 14 Déc 2016, 1:14 am

HOSANNA a écrit:
Et en plus il transgresse le shabbat, plutôt enflammé pour un "modéré"

Cadeau . Smile


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Ce que je désire, est-ce que le méchant meure? dit le Seigneur, l'Éternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive?
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 21 Déc 2016, 12:55 am

La fête de Hanoukkah : Héroïque combat de résistance ou "miracle de la fiole"?





Cette année, par les hasards hasardeux, cahoteux et chaotiques du calendrier rabbinique, le premier jour de la fête de Hanoukkah coïncidera avec la nuit de "Noël".
C'est donc l'occasion propice d'en faire l'historique et d'analyser comment cette commémoration a été usurpée et récupérée par les rabbins pharisiens talmudiques, et ce que cette fête est devenue sous leur houlette.

La source première de Hanoukkah (en fait "Hannoukat ha mizbéah", qui signifie en hébreu, "Inauguration de l'Autel"), nous vient du Livre I des Hasmonéens (appelé aussi en français Maccabées I).

Ce livre, écrit par un ancien soldat de "Judah ha Makkabi", - donc le plus authentique et crédible qui soit - nous relate en détail et fidèlement tous les combats - y compris quelques défaites - que les résistants Israélites opposèrent aux occupants Grecs, jusqu'à la victoire finale et jusqu'à les bouter définitivement hors de leur patrie au IIème siècle avant J.-C.

C'était donc avant tout une Guerre de Libération !
Cette guerre de libération populaire avait aussi certaines connotations religieuses. En effet, les occupants Grecs avaient investi Jérusalem, et même avaient "souillé" le Sanctuaire de Yahweh et son Autel.

Lorsque les résistants de l'armée populaire de Judah ha Makkabi, libérèrent le Sanctuaire et "purifièrent" l'Autel, ils décidèrent de commémorer ce jour, le 25 du mois de 9ème mois de "Kislew", en instaurant une fête pour les générations à venir. (Livre I.Hasmonéens, chap 4).

Le livre II des Hasmonéens, donc écrit un peu plus tard, nous donne une explication sur la durée des "huits jours de Hanoukkah". Il nous dit que Judah ha Makkabi et ses soldats se souvinrent que cette même année, ils ne purent célébrer "la Fêtes des Huttes" (en français, "Fête des Cabanes" ou Fête des Tabernacles"), qui durait 8 jours (y compris le dernier jour, appelé "Huit de rassemblement"). Ils prirent donc l'engagement exceptionnel et ad hoc de célébrer la "Fête des Huttes" du septième mois, en la déplaçant au neuvième mois, mais de conserver la " Fête de l'inauguration de l'Autel" durant huit jours, dès le 25 du neuvième mois pour les générations à venir. (Livre II. Hasmonéens, chap 10).

Bien que cette victoire à Jérusalem, ne constitua qu'un épisode de toute la révolte, et qu'il fallut encore attendre vingt ans de combats acharnés jusqu'au recouvrement de la souveraineté israélite dans toutes les limites de leur patrie, célébrer "Hannukah" est donc avant tout une sorte de commémoration de la "Déclaration d'Indépendance d'Israël", qui précéda de plus de 2100 ans, la "Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël", que prononça Ben Gourion en 1948 !
Dans ce Livre I des Hasmonéens, il n'est nullement question de "miracles divins", mais d'escarmouches, de combats acharnés contre l'occupant, et d'efforts humains, "trop humains".

Et qu'à fait – plus de trois cent ans plus tard ! -, le judaïsme pharisien rabbinique de cette guerre de résistance ? Un récit enfantin et débile sur le "miracle" d'une fiole d'huile alimentant le Candélabre du sanctuaire et qui se serait consumée en huit jours au lieu d'un seul. (Voir Meguilat Ta'anit et Traité "shabbat" du Talmud dit "babylonien")

Sofganiot et bougies


Il est à noter que la compilation mishnaïque rabbinique fin IIème siècle-début IIIème siècle après J.-C), nous abreuve d'exégèses et de "décrets d'Halakhah" sur Pourim et leur "Méguilat Esther", ce livre scabreux, obscène, orgiaque, et sordide qu'ils ont concocté pour faire pendant et concurrence à Hanoukkah qu'ils voulaient abolir. Par contre, cette compilation mishnaïque n'accorde même pas un traité à Hanoukkah ! Elle l'ignore totalement et intentionnellement ! Elle a même réussi à extirper le Livre I des Hasmonéens du Canon biblique pour y introduire à sa place et subrepticement "le Rouleau d'Esther".

Pour quelles raisons ? Tout d'abord, parce que la fête de Hanoukkah était célébrée par le courant des Sadducéens, qui la considéraient comme une commémoration sacrée, et qui refusaient de fêter "Pourim" qu'ils avaient en horreur, tant le "Rouleau d'Esther" contredisait leurs valeurs et leurs principes de Cohanim et d'Israélites, fiers et patriotes. Et ensuite, parce que Hanoukkah était une commémoration de résistance contre l'occupant étranger, et que les rabbins pharisiens ne voulaient surtout pas se mettre à mal avec leurs maîtres Romains, dont ils étaient les fidèles collabos !
Entre parenthèses, cette commémoration de Hanoukkah est mentionnée à la fin du Ième siècle après J.-C, par Yossef Ben Mattytyahou (Flavius Josephe) dans son livre "Antiquités juives" (livre 12, chap 7). Il l'appelle " Fête du feu" en évoquant le feu "sacré" allumé pour la combustion des sacrifices d'animaux sur l'Autel du Sanctuaire de Jérusalem.

Hanoukkah est également mentionnée dans l'Evangile de Jean (10.22) où elle est appelée « Fête de la Dédicace » de l'Autel. Jean nous relate, le plus naturellement au monde, que Yeshou'a- JESUS "monta" à Jérusalem pour la célébrer et que c'était l'hiver, donc bel et bien la date du 25 du mois de Kislew. Ce qui est une référence indubitable non seulement de la popularité de cette commémoration, mais aussi que le Livre I Hasmonéens était considéré par Yeshou'a-JESUS comme inspiré, donc "biblique" !

Quant à la "Guemarah" (la partie du Talmud qui interprète la Mishnah), compilée au IVème-Vème siècle après J.-C, elle adopte posture "schizo" à l'égard de Hanoukkah. Si cette commémoration est totalement absente de la compilation dite du "Talmud de Jérusalem", elle est bel et bien présente dans celle dite du "Talmud de Babylone".

Le premier (Talmud de Jérusalem) fut compilé principalement vers le Vème après J.-C, et le second (Talmud de Babylone) fut compilé près d'un siècle plus tard. Il y a peu de différences entre les deux Talmuds, si ce n'est en volume, et tous deux sont représentatifs de l'enseignement pharisien de la "Maison de Hillel" et s'opposent à l'enseignement de la "Maison de Shammaï", plus porté sur le patriotisme.

Certes, le Talmud de Babylone édulcore cette commémoration et en fait une fête du "miracle" de la fiole d'huile. Néanmoins, comment expliquer que le Talmud de Babylone enfreint la Mishnah en évoquant Hanoukkah si exécrée par les pharisiens ?
La raison est que des Israélites exilés et restés en Babylonie, eurent vent de l'héroïsme de la révolte des Hasmonéens, et ensuite des révoltes héroïques anti-romaines, et en particulier celle de Bar-Kokhbah. En effet, ces Israélites exilés en Babylonie, mais ayant conservé une fibre patriotique, ont commencé à poser des questions aux rabbins pharisiens des Yeshivots de Babylone : Comment se fait-il qu'en Israël, non seulement les sadducéens (et tous les autres courants, y compris les pharisiens de la "Maison de Shammaï", mais hormis les pharisiens de la "Maison de Hillel" !), célébraient la commémoration de l'héroïsme des Hasmonéens, et que seuls les pharisiens "hilléliens" de Babylonie l'ignoraient ?

Il est ici à noter que la polémique théologique entre Beth Hillel et Beth Shammaï concernant l'ordre d'allumage des bougies, reflète cette pression populaire. Car Beth Hillel privilégiait un allumage en crescendo. Et Beth Shammaï en ordre contraire. Bet Shammaï décréta que - en souvenir des sacrifices de la fête de Souccoth que les Hasmonéens ne purent célébrer à la bonne date, mais seulement au mois de Kislew de Hanukkah, (donc comme ce qui est affirmé dans le Livre II des Hasmonéens !) – il était impératif d'allumer huit bougies le premier jour et une seule au dernier, tout comme au huitième jour de la fête de Souccot qui était célébré par un seul sacrifice (donc une seule bougie) sur l'Autel du Sanctuaire de Jérusalem.

Cette remontrance populaire qui commença à se profiler vers le II-IIIème siècle après J.-C s'amplifia lorsque des nouvelles fraiches d'Israël arrivèrent en Babylonie au IVème siècle après J-.C, et annoncèrent l'imminence de la possibilité de reconstruction du Temple de Jérusalem - donc d'une sorte de nouveau "Hanoukkah" - avec l'accord de "Julien l'apostat", l'empereur Romain défavorable aux chrétiens et favorable aux "Juifs". Le silence des pharisiens de Babylone face à ces expressions de ferveur "nationale", les firent douter du "patriotisme" des pharisiens. Ils leur demandèrent des "comptes". C'est alors que les pharisiens n'eurent d'autre choix que de leur "montrer patte blanche", en évoquant du bout des lèvres la révolte hasmonéenne, tout en la métamorphosant en "miracle de la fiole ".

Et depuis, et jusques aujourd'hui, les Juifs du monde entier sont bernés par l'usurpation pharisienne de l'héroïsme de nos ancêtres Hébreux Israélites du courant sadducéen, et la récupération rabbinique de la commémoration de Hanoukkah, pour en faire une orgie consommatrice de "boustifaille de gâteaux à l'huile", sinon en jeux de toupie pour les gosses !

David Belhassen
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 3:10 am

Les musulmans, les femmes occidentales, et la recrudescence des viols à l'approche de Noël

David Belhassen·vendredi 23 décembre 2016
Les statistiques le prouvent amplement : chaque année à l'approche de Noël, le nombre de viols perpétrés par des hommes musulmans sur des femmes "occidentales", monte en flèche.
Cette équation est incompréhensible pour toutes les polices occidentales. Certaines essayent bien de l'expliquer par l'atmosphère festive, voire un peu débridée et alcoolisée, de cette célébration de Noël en Europe. Et d'après cette explication, certaines barrières et inhibitions sexuelles tomberaient lors de cette fête.
C'est totalement faux ! Lorsque des inhibitions sexuelles tombent, elles sont générales, et non toujours dans le même sens : des hommes musulmans qui violent des femmes non-musulmanes. A Noël, ou à son approche, on ne trouve nullement une augmentation des viols perpétrés par des hommes non-musulmans ! C'est même plutôt le contraire ! Ces violeurs non-musulmans potentiels, se refont une respectabilité en fêtant sagement Noël dans leur famille.
Il faut donc creuser plus profondément pour trouver une explication qui se tient. La voici :
1. Pour un musulman, une "occidentale" non-musulmane est avant tout une chrétienne, qu'elle soit athée, agnostique, bouddhiste ou autre. La violer, c'est montrer la suprématie et le mépris de l'islam envers la chrétienté.
2. Dans la mentalité musulmane, fondée sur la théologie musulmane et imbibée d'elle, une femme qui a eu des relations sexuelles avec plus d'un homme, est obligatoirement une "pute". Même si elle est célibataire ! Et puisque 90 pour cent des femmes occidentales (donc "chrétiennes") ont eu des relations sexuelles avec plus d'un homme, elles sont "congénitalement" considérées comme des "putes" par les musulmans. Et en tant que telles, il n'y a aucun mal à les violer. D'ailleurs, dixit les musulmans, "elles sont des vicieuses qui adorent ça" !
3. Le monde musulman est polygame. Par contre, toute polyandrie y est punie de mort. Cela signifie qu'il n'est jamais exigé d'un musulman d'être un puceau ! Bien au contraire ! Par contre, la virginité sexuelle féminine est un fantasme typiquement musulman. A tel point que les "hourries" du paradis musulman sont des vierges éternellement déflorées mais qui conservent leur "hymen". La perte de l'hymen dans le monde musulman est un sacrilège ! C'est pourquoi la chirurgie esthétique qui refait l'hymen des jeunes filles musulmanes, y est si florissante. Toute femme chrétienne, donc dénuée d'hymen, est ainsi une insulte faite à l'islam.
4. Noël est la fête de la naissance de JESUS pour les chrétiens. Donc indirectement, la célébration de sa mère, la "Sainte Vierge Marie", qui l’a enfanté. Dans le Coran, Marie est également considérée comme une vierge prude. Or, se disent les musulmans, comment des "putes" occidentales osent-elles célébrer "Marie la Sainte Vierge", alors que pas une d'entre elles n'est vierge (et ne conserve "le diamant qui dort entre leurs fesses", dixit Jacques Brel). La Fête de Noël fêtée par les "putes chrétiennes" est donc pour les musulmans, une hérésie et un sacrilège !!! Pour les punir de cette hérésie et ce sacrilège, il faut toutes les violer !
Conclusion : Le viol des femmes occidentales "chrétiennes" par des musulmans à l’approche de Noël, est avant tout un acte théologique islamique, fondé sur le Coran.
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 3:22 am

scratch  les musulmans aiment se "salir" avec des putes !!! 


déflorer les mêmes houris..... tous les jours.... ééééééternellement !!!!

quel histoire  Basketball et il croient ça  Twisted Evil
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 3:27 am

Les houris redeviennent vierges dès que le mâle se retire.
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 3:35 am

La misère sexuelle du monde arabe
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ORAN, Algérie — Après Tahrir, Cologne. Après le square, le sexe. Les révolutions arabes de 2011 avaient enthousiasmé les opinions, mais depuis la passion est retombée. On a fini par découvrir à ces mouvements des imperfections, des laideurs. Par exemple, ils auront à peine touché aux idées, à la culture, à la religion ou aux codes sociaux, surtout ceux se rapportant au sexe. Révolution ne veut pas dire modernité.

Les attaques contre des femmes occidentales par des migrants arabes à Cologne, en Allemagne, la veille du jour de l’an ont remis en mémoire le harcèlement que d’autres femmes avaient subi à Tahrir durant les beaux jours de la révolution. Un rappel qui a poussé l’Occident à comprendre que l’une des grandes misères d’une bonne partie du monde dit “arabe”, et du monde musulman en général, est son rapport maladif à la femme. Dans certains endroits, on la voile, on la lapide, on la tue ; au minimum, on lui reproche de semer le désordre dans la société idéale. En réponse, certains pays européens en sont venus à produire des guides de bonne conduite pour réfugiés et migrants.

Le sexe est un tabou complexe. Dans des pays comme l’Algérie, la Tunisie, la Syrie ou le Yémen, il est le produit de la culture patriarcale du conservatisme ambiant, des nouveaux codes rigoristes des islamistes et des puritanismes discrets des divers socialismes de la région. Un bon mélange pour bloquer le désir, le culpabiliser et le pousser aux marges et à la clandestinité. On est très loin de la délicieuse licence des écrits de l’âge d’or musulman, comme “Le Jardin Parfumé” de Cheikh Nefzaoui, qui traitaient sans complexe d’érotisme et du Kamasutra.

Aujourd’hui le sexe est un énorme paradoxe dans de nombreux pays arabes : On fait comme s’il n’existait pas, mais il conditionne tous les non-dits. Nié, il pèse par son occultation. La femme a beau être voilée, elle est au centre de tous nos liens, tous nos échanges, toutes nos préoccupations.

La femme revient dans les discours quotidiens comme enjeu de virilité, d’honneur et de valeurs familiales. Dans certains pays, elle n’a accès à l’espace public que quand elle abdique son corps. La dévoiler serait dévoiler l’envie que l’islamiste, le conservateur et le jeune désoeuvré ressentent et veulent nier. Perçue comme source de déséquilibre — jupe courte, risque de séisme — elle n’est respectée que lorsque définie dans un rapport de propriété, comme épouse de X ou fille de Y.

Ces contradictions créent des tensions insupportables : le désir n’a pas d’issue ; le couple n’est plus un espace d’intimité, mais une préoccupation du groupe. Il en résulte une misère sexuelle qui mène à l’absurde ou l’hystérique. Ici aussi on espère vivre une histoire d’amour, mais on empêche la mécanique de la rencontre, de la séduction et du flirt en surveillant les femmes, en surinvestissant la question de leur virginité et en donnant des pouvoirs à la police des mœurs. On va même payer des chirurgiens pour réparer les hymens.

Dans certaines terres d’Allah, la guerre à la femme et au couple prend des airs d’inquisition. L’été, en Algérie, des brigades de salafistes et de jeunes de quartier, enrôlés grâce au discours d’imams radicaux et de télé-islamistes, surveillent les corps, surtout ceux des baigneuses en maillot. Dans les espaces publics, la police harcèle les couples, y compris les mariés. Les jardins sont interdits aux promenades d’amoureux. Les bancs sont coupés en deux afin d’empêcher qu’on ne s’y assoit côte à côte.

Résultat : on fantasme ailleurs, soit sur l’impudeur et la luxure de l’Occident, soit sur le paradis musulman et ses vierges.

Ce choix est d’ailleurs parfaitement incarné par l’offre des médias dans le monde musulman. A la télévision, alors que les théologiens font fureur, les chanteuses et danseuses libanaises de la “Silicone Valley” entretiennent le rêve d’un corps inaccessible et de sexe impossible. Sur le plan vestimentaire, cela donne d’autres extrêmes: d’un côté, la burqa, le voile intégral orthodoxe ; de l’autre, le voile moutabaraj (“le voile qui dévoile”), qui assortit un foulard sur la tête d’un jean slim ou d’un pantalon moulant. Sur les plages, le burquini s’oppose au bikini.

Les sexologues sont rares en terres musulmanes, et leurs conseils peu écoutés. Du coup, ce sont les islamistes qui de fait ont le monopole du discours sur le corps, le sexe et l’amour. Avec Internet et les théo-télévisions, ces propos ont pris des formes monstrueuses — un air de porno-islamisme. Certains religieux lancent des fatwas grotesques: il est interdit de faire l’amour nu, les femmes n’ont pas le droit de toucher aux bananes, un homme ne peut rester seul avec une femme collègue que si elle est sa mère de lait et qu’il l’a tétée.

Le sexe est partout.

Et surtout après la mort.

L’orgasme n’est accepté qu’après le mariage — mais soumis à des codes religieux qui le vident de désir — ou après la mort. Le paradis et ses vierges est un thème fétiche des prêcheurs, qui présentent ces délices d’outre-tombe comme une récompense aux habitants des terres de la misère sexuelle. Le kamikaze en rêve et se soumet à un raisonnement terrible et surréaliste: l’orgasme passe par la mort, pas par l’amour.

L’Occident s’est longtemps conforté dans l’exotisme ; celui-ci disculpe les différences. L’Orientalisme rend un peu normales les variations culturelles et excuse les dérives : Shéhérazade, le harem et la danse du voile ont dispensé certains de s’interroger sur les droits de la femme musulmane. Mais aujourd’hui, avec les derniers flux d’immigrés du Moyen-Orient et d’Afrique, le rapport pathologique que certains pays du monde arabe entretiennent avec la femme fait irruption en Europe.

Ce qui avait été le spectacle dépaysant de terres lointaines prend les allures d’une confrontation culturelle sur le sol même de l’Occident. Une différence autrefois désamorcée par la distance et une impression de supériorité est devenue une menace immédiate. Le grand public en Occident découvre, dans la peur et l’agitation, que dans le monde musulman le sexe est malade et que cette maladie est en train de gagner ses propres terres.

Kamel Daoud, chroniqueur au Quotidien d’Oran, est l’auteur de “Meursault, contre-enquête.”
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 4:22 am

yacoub a écrit:
Les houris redeviennent vierges dès que le mâle se retire.

C'est comme un anneau vaginal   c'est pas chinois ça  Razz
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 23 Déc 2016, 4:23 am

72 c'est beaucoup , l'homme ne s'en lasse pas ???
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 29 Déc 2016, 9:54 am

yacoub a écrit:
Les houris redeviennent vierges dès que le mâle se retire.

affraid
Cet affreux prophète n'a pas lu le récit de JESUS concernant les 7 frères et la femme qu'ils avaient pour épouse après chaque décès !

28 Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit:
Si le frère de quelqu'un meurt, ayant une femme sans avoir d'enfants, son frère épousera la femme, et suscitera une postérité à son frère.

29 Or, il y avait sept frères. Le premier se maria, et mourut sans enfants.

30 Le second et le troisième épousèrent la veuve;

31 il en fut de même des sept, qui moururent sans laisser d'enfants.

32 Enfin, la femme mourut aussi.

33 A la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle donc la femme? Car les sept l'ont eue pour femme.

34 JESUS leur répondit: Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris;

35 mais ceux qui seront trouvés dignes d'avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris.

36 Car ils ne pourront plus mourir, parce qu'ils seront semblables aux anges, et qu'ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection. Evangile de Luc chapitre 20
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Jeu 05 Jan 2017, 3:00 am

je pense que Mohamed n'a pas lu ce verset car il n'aurait pas contredit Dieu  Razz

EN plus, selon un sondage, il y a 60 millions plus d'hommes sur la terre que de femmes:

Depuis 1961, date à laquelle l’ONU a commencé à étudier la question, le surplus d’hommes a cru régulièrement et s’élève désormais à environ 60 millions sur Terre, ce qui serait son plus haut niveau connu.


Allah a mal calculé lorsqu'il a permis à l'homme d'avoir 4 femmes ,

ces pauvres musulmans vont manquer de femmes si vraiment ceux-ci 


demeurent intègre à leur religions.
.
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 19 Mai 2017, 3:29 am

Où se trouve 'La Mecque' selon le Coran?
La Mecque, la célèbre cité sacrée de l'islam où se trouve la non moins célèbre "Ka'bah", vers laquelle affluent tous les pèlerins musulmans du monde, n'est mentionnée dans le Coran qu'une seule fois (sous la forme "makkah"), au verset 24 de la sourate 48, dont voici la traduction littérale :
وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرًا
c'est lui qui a écarté leurs mains de vous et vos mains d'eux dans le ventre de makkah après vous avoir fait triompher sur eux et fut allah dans ce que vous oeuvrez, observateur
Cette sourate numérotée 48 dans le Coran que nous avons aujourd'hui entre les mains, est d'un point de vue de rédaction chronologique, la sourate 111 sur les 114 du Coran, soit une des dernières sourates. Selon la plupart des chercheurs, comme Sami El Deeb – elle n'a pas été rédigée à La Mecque mais à Médine.
Mais que peut bien signifier "ventre de makkah" ? Et qui nous prouve qu'il s'agit bien - dans cette expression - de la cité appelée aujourd'hui "La Mecque", en tant que nom propre avec l'article défini ?
"Mekkah" vient de "mak". C'est un mot commun construit sur la racine "MK" et qui signifie en hébreu et en araméen : "creux", "bas", "abaissé", "affaissé", "fondation", "base", "soubassement" etc… Ce n'est donc pas le nom d'une ville mais tout au plus une description d'un site situé “en bas”.
Il est intéressant de remarquer que dans le Talmud, l'emplacement du Sanctuaire de Jérusalem est désigné comme "Le nombril du monde" et "La roche de fondation" ! Le nombril est en principe l'endroit le plus creux et profond du ventre. Tandis que "Roche de fondation" indique bien qu'il faut d'abord creuser pour bâtir un édifice !
Et si "mekkah" signifie "creusement", "soubassement", serait-ce que ce terme désignait à l'origine l'endroit où la roche fût creusée pour les fondations sur lesquelles fût bâti le Temple de Jérusalem ? Se pourrait-il que, bien plus tard et une fois l'islam triomphant, le sens premier de "mekkah" fut biaisé par les exégètes musulmans, pour le transposer au Hedjaz, là où vivait la tribu de Qoraïsh de Muhammad ? D'autant plus qu'il n'y a, dans toute la littérature arabe préislamique, de quelconque mention d'un lieu qui s'appellerait Mekkah !
Un autre verset du Coran (sourate 3, verset 96) évoque justement "la Maison du Sanctuaire" comme "dépression" et comme "vallée", donc comme endroit "bas".
إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكًا وَهُدًى لِلْعَالَمِينَ

certes la première maison édifiée pour les gens celle à bakkah bénie et une guidance pour les mondes


Ce mot "bakkah" a été transcrit de manière défectueuse lors de son passage de l'hébreu à l'arabe. En hébreu, il s'écrit bak'ah (avec la gutturale 'a), et signifie justement "vallée", "val", "dépression topographique".
La "Ka'bah" est également mentionnée une seule et unique fois. Au verset 95 de la sourate 5 :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ وَمَنْ قَتَلَهُ مِنْكُمْ مُتَعَمِّدًا فَجَزَاءٌ مِثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ أَوْ كَفَّارَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ أَوْ عَدْلُ ذَلِكَ صِيَامًا لِيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِ عَفَا اللَّهُ عَمَّا سَلَفَ وَمَنْ عَادَ فَيَنْتَقِمُ اللَّهُ مِنْهُ وَاللَّهُ عَزِيزٌ ذُو انْتِقَامٍ
ô et ohé ceux qui croient ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en anathème et quiconque parmi vous en tue intentionnellement alors qu'il paie par semblable bétail de ce qu'il a tué d'après l'arbitrage décidé parmi vous et cela en offrande qu'il fera parvenir à la ka'bah ou bien comme expiation en nourrissant des pauvres ou par son équivalent en jeûne et cela afin qu'il goûte à son acte allah pardonne ce qui est passé mais quiconque récidive alors allah se vengera de lui et allah est puissant et doté de vindicte
La numérotation “5” de cette sourate sur la Ka’abah, tout comme la numérotation 48 de la sourate sur "La Mecque", est trompeuse. Selon l’ordre chronologique, cette sourate est la 112ème, donc celle juste après celle ayant mentionné makkah, et une des dernières du Coran !
Mais que signifie "ka'bah" ? La plupart des philologues estiment que ce mot arabe n'est pas… en arabe ! C'est en fait la forme arabisée du mot grec "cube" (kubos), en usage pour désigner un dé. Car l'édifice de la "ka'bah" est cubique ! Mais il n'y a pas que l'édifice de la "ka'abah" qui soit cubique. Un autre édifice qui l'a précédé de plus de 1500 ans l'était également. Cet édifice est le "Saint des Saints" du Temple de Jérusalem ! Celui où nul n'avait le droit d'y pénétrer pour rendre un culte, hormis le Grand Cohen (descendant d'Aharon, le frère de Moïse).
Car si le “Saint des Saints” du Temple de Jérusalem était un "Lieu d'Adoration à Yahweh”, il était également un site "interdit", "tabou", de par sa sacralité, et un lieu d'anathème pour qui transgresserait cet interdit. Et cela, le rédacteur du Coran (qu'il soit Muhammad ou son scribe) l'a appris chez ses rabbins-mentors qui vivaient au Hedjaz.
Ce dont témoigne justement le Coran dans le nom octroyé à l'édifice le plus sacro-saint de Jérusalem, et que l'islam a ensuite transposé vers la "Mecque" d'Arabie saoudite : "el masjid el haram".
La racine de "masgid" est SGD, une racine araméenne qui signifie "rendre un culte". On retrouve d'ailleurs cette racine dans la cérémonie du "Sigd" des Juifs d'Ethiopie : une fois par an, les membres de la communauté des Juifs d'Ethiopie – nommés malencontreusement falashas alors qu'eux-mêmes s'appellent Beta Israël, donc Maison d'Israël - , se réunissent sur une montagne pour un cérémonial ou un culte d'adoration, le visage en direction du Sanctuaire interdit de Jérusalem.
L'expression "el masjid el haram", communément et malencontreusement traduite en français par : "La mosquée sacrée", n'a donc pas le sens qu'on lui a octroyé : "mosquée" pour "masjid" n'est pas une traduction, mais un calque phonétique. Et qui plus est défectueux, car il aurait fallu transcrire "mosgède" et non "mosquée". Et "sacrée" pour "haram" est une interprétation, non pas une traduction. Il faudrait en fait traduire littéralement "el masjid el haram" par "le lieu d'adoration tabou" !
En conclusion, ni "La Mecque" et ni la "Ka'bah", et encore moins la "Mosquée sacrée", n’étaient à l'origine situées où elles se trouvent aujourd'hui. Le Coran, par ces termes, n'évoquait qu'un seul et unique endroit : Jérusalem, son Sanctuaire, et son "Saint des Saints" ! Et ce, jusqu’au jour où l’islam s’est "émancipé" du judaïsme et l'a ensuite supplanté.
Aujourd'hui, par un bizarre retournement des choses – dont l'origine est politique et dont l'objectif est la mainmise arabo-palestino-musulmane sur Jérusalem -, les musulmans ont replacé Jérusalem au centre de leurs préoccupations. Et en cela ils sont redevenus fidèles au Coran qui a presque tout emprunté au judaïsme rabbinique.
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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Ven 19 Mai 2017, 7:39 am

yacoub a écrit:
Où se trouve 'La Mecque' selon le Coran?
La Mecque, la célèbre cité sacrée de l'islam où se trouve la non moins célèbre "Ka'bah", vers laquelle affluent tous les pèlerins musulmans du monde, n'est mentionnée dans le Coran qu'une seule fois (sous la forme "makkah"), au verset 24 de la sourate 48, dont voici la traduction littérale :
وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ وَكَانَ اللَّهُ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرًا
c'est lui qui a écarté leurs mains de vous et vos mains d'eux dans le ventre de makkah après vous avoir fait triompher sur eux et fut allah dans ce que vous oeuvrez, observateur
Cette sourate numérotée 48 dans le Coran que nous avons aujourd'hui entre les mains, est d'un point de vue de rédaction chronologique, la sourate 111 sur les 114 du Coran, soit une des dernières sourates. Selon la plupart des chercheurs, comme Sami El Deeb – elle n'a pas été rédigée à La Mecque mais à Médine.
Mais que peut bien signifier "ventre de makkah" ? Et qui nous prouve qu'il s'agit bien - dans cette expression - de la cité appelée aujourd'hui "La Mecque", en tant que nom propre avec l'article défini ?
"Mekkah" vient de "mak". C'est un mot commun construit sur la racine "MK" et qui signifie en hébreu et en araméen : "creux", "bas", "abaissé", "affaissé", "fondation", "base", "soubassement" etc… Ce n'est donc pas le nom d'une ville mais tout au plus une description d'un site situé “en bas”.
Il est intéressant de remarquer que dans le Talmud, l'emplacement du Sanctuaire de Jérusalem est désigné comme "Le nombril du monde" et "La roche de fondation" ! Le nombril est en principe l'endroit le plus creux et profond du ventre. Tandis que "Roche de fondation" indique bien qu'il faut d'abord creuser pour bâtir un édifice !
Et si "mekkah" signifie "creusement", "soubassement", serait-ce que ce terme désignait à l'origine l'endroit où la roche fût creusée pour les fondations sur lesquelles fût bâti le Temple de Jérusalem ? Se pourrait-il que, bien plus tard et une fois l'islam triomphant, le sens premier de "mekkah" fut biaisé par les exégètes musulmans, pour le transposer au Hedjaz, là où vivait la tribu de Qoraïsh de Muhammad ? D'autant plus qu'il n'y a, dans toute la littérature arabe préislamique, de quelconque mention d'un lieu qui s'appellerait Mekkah !
Un autre verset du Coran (sourate 3, verset 96) évoque justement "la Maison du Sanctuaire" comme "dépression" et comme "vallée", donc comme endroit "bas".
إِنَّ أَوَّلَ بَيْتٍ وُضِعَ لِلنَّاسِ لَلَّذِي بِبَكَّةَ مُبَارَكًا وَهُدًى لِلْعَالَمِينَ

certes la première maison édifiée pour les gens celle à bakkah bénie et une guidance pour les mondes


Ce mot "bakkah" a été transcrit de manière défectueuse lors de son passage de l'hébreu à l'arabe. En hébreu, il s'écrit bak'ah (avec la gutturale 'a), et signifie justement "vallée", "val", "dépression topographique".
La "Ka'bah" est également mentionnée une seule et unique fois. Au verset 95 de la sourate 5 :
يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لَا تَقْتُلُوا الصَّيْدَ وَأَنْتُمْ حُرُمٌ وَمَنْ قَتَلَهُ مِنْكُمْ مُتَعَمِّدًا فَجَزَاءٌ مِثْلُ مَا قَتَلَ مِنَ النَّعَمِ يَحْكُمُ بِهِ ذَوَا عَدْلٍ مِنْكُمْ هَدْيًا بَالِغَ الْكَعْبَةِ أَوْ كَفَّارَةٌ طَعَامُ مَسَاكِينَ أَوْ عَدْلُ ذَلِكَ صِيَامًا لِيَذُوقَ وَبَالَ أَمْرِهِ عَفَا اللَّهُ عَمَّا سَلَفَ وَمَنْ عَادَ فَيَنْتَقِمُ اللَّهُ مِنْهُ وَاللَّهُ عَزِيزٌ ذُو انْتِقَامٍ
ô et ohé ceux qui croient ne tuez pas de gibier alors que vous êtes en anathème et quiconque parmi vous en tue intentionnellement alors qu'il paie par semblable bétail de ce qu'il a tué d'après l'arbitrage décidé parmi vous et cela en offrande qu'il fera parvenir à la ka'bah ou bien comme expiation en nourrissant des pauvres ou par son équivalent en jeûne et cela afin qu'il goûte à son acte allah pardonne ce qui est passé mais quiconque récidive alors allah se vengera de lui et allah est puissant et doté de vindicte
La numérotation “5” de cette sourate sur la Ka’abah, tout comme la numérotation 48 de la sourate sur "La Mecque", est trompeuse. Selon l’ordre chronologique, cette sourate est la 112ème, donc celle juste après celle ayant mentionné makkah, et une des dernières du Coran !
Mais que signifie "ka'bah" ? La plupart des philologues estiment que ce mot arabe n'est pas… en arabe ! C'est en fait la forme arabisée du mot grec "cube" (kubos), en usage pour désigner un dé. Car l'édifice de la "ka'bah" est cubique ! Mais il n'y a pas que l'édifice de la "ka'abah" qui soit cubique. Un autre édifice qui l'a précédé de plus de 1500 ans l'était également. Cet édifice est le "Saint des Saints" du Temple de Jérusalem ! Celui où nul n'avait le droit d'y pénétrer pour rendre un culte, hormis le Grand Cohen (descendant d'Aharon, le frère de Moïse).
Car si le “Saint des Saints” du Temple de Jérusalem était un "Lieu d'Adoration à Yahweh”, il était également un site "interdit", "tabou", de par sa sacralité, et un lieu d'anathème pour qui transgresserait cet interdit. Et cela, le rédacteur du Coran (qu'il soit Muhammad ou son scribe) l'a appris chez ses rabbins-mentors qui vivaient au Hedjaz.
Ce dont témoigne justement le Coran dans le nom octroyé à l'édifice le plus sacro-saint de Jérusalem, et que l'islam a ensuite transposé vers la "Mecque" d'Arabie saoudite : "el masjid el haram".
La racine de "masgid" est SGD, une racine araméenne qui signifie "rendre un culte". On retrouve d'ailleurs cette racine dans la cérémonie du "Sigd" des Juifs d'Ethiopie : une fois par an, les membres de la communauté des Juifs d'Ethiopie – nommés malencontreusement falashas alors qu'eux-mêmes s'appellent Beta Israël, donc Maison d'Israël - , se réunissent sur une montagne pour un cérémonial ou un culte d'adoration, le visage en direction du Sanctuaire interdit de Jérusalem.
L'expression "el masjid el haram", communément et malencontreusement traduite en français par : "La mosquée sacrée", n'a donc pas le sens qu'on lui a octroyé : "mosquée" pour "masjid" n'est pas une traduction, mais un calque phonétique. Et qui plus est défectueux, car il aurait fallu transcrire "mosgède" et non "mosquée". Et "sacrée" pour "haram" est une interprétation, non pas une traduction. Il faudrait en fait traduire littéralement "el masjid el haram" par "le lieu d'adoration tabou" !
En conclusion, ni "La Mecque" et ni la "Ka'bah", et encore moins la "Mosquée sacrée", n’étaient à l'origine situées où elles se trouvent aujourd'hui. Le Coran, par ces termes, n'évoquait qu'un seul et unique endroit : Jérusalem, son Sanctuaire, et son "Saint des Saints" ! Et ce, jusqu’au jour où l’islam s’est "émancipé" du judaïsme et l'a ensuite supplanté.
Aujourd'hui, par un bizarre retournement des choses – dont l'origine est politique et dont l'objectif est la mainmise arabo-palestino-musulmane sur Jérusalem -, les musulmans ont replacé Jérusalem au centre de leurs préoccupations. Et en cela ils sont redevenus fidèles au Coran qui a presque tout emprunté au judaïsme rabbinique.

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MessageSujet: Re: David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu   Mer 31 Mai 2017, 2:11 am

Je viens de recevoir un message d'un ami berbère-amazigh habitant du Rif au Maroc et qui désire alerter le monde face à la répression sanglante qui se profile au Maroc sous la botte du fils de Hassan 2, le chouchou de la diplomatie française.
Ce message, le voici tel quel :
"lls nous insultent, ils nous humilient, ils nous traitent comme des sous-hommes car on ose défendre notre terre.
Ils terrorisent notre population parce que le peuple rifain refuse d'oublier son passé berbère-amazigh, face à l'occupant arabo-musulman. Cet occupant impitoyable, barbare et lâche qui nous opprime.
Cette nouvelle offensive du régime colonial et criminel nous oblige à un devoir et une responsabilité pour l'unité nationale Rifaine et à la résistance pour en finir avec ces monstres qui massacrent notre peuple depuis des décennies,
Pour rappel les crimes abjectes de 1958/1959 avec plus de 10 000 rifains massacrés, sans oublier les femmes et enfants blessés et handicapés à vie, ainsi que ceux de 1984 avec des milliers de victimes et des centaines de rifains enterrés vivants dans de fosses communes!

Selon les dernières informations qui nous parviennent, les forces coloniales du régime de terreur qui sévit dans le Rif a procédé à de nombreux enlèvements et rafles hier et ce matin. La destination des personnes enlevées est inconnue.

Nous faisons appel au monde libre : Aidez-nous avant qu'il ne soit trop tard

David Belhassen
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David Belhassen agnostique trilingue : arabe, français, hébreu

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