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 Vocation à la vie monastique

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Nicodème
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MessageSujet: Vocation à la vie monastique   Mer 25 Juin 2008, 6:50 pm

Le moine, un chercheur de Dieu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Thomas Merton, moine cistercien

ImageLe moine est un homme que le Saint Esprit a appelé à abandonner les préoccupations, les désirs et les ambitions des autres hommes, afin de consacrer sa vie entière à chercher Dieu. Mais si le terme nous est familier, la réalité qu’il signifie est un immense mystère.

Car, en fait, personne au monde ne sait de façon précise ce que “chercher Dieu” signifie avant d’avoir soi-même commencé à le faire. Personne ne peut même expliquer à un autre ce que signifie cette recherche si l’autre n’est en même temps éclairé, au fond de son cœur, par l’Esprit. Finalement, l’on ne peut chercher Dieu que si l’on a déjà commencé à Le trouver, si l’on a d’abord été trouvé par Lui : le moine est un homme qui cherche Dieu parce que Dieu l’a trouvé.

En un mot, le moine est l’homme de Dieu. Or puisque tous les hommes ont été créés par Dieu pour pouvoir Le trouver, ils sont tous, en un certain sens, appelés à être des “hommes de Dieu” ; mais ils ne sont pas tous appelés à être moines. Le moine est donc celui qui est appelé à s’adonner exclusivement et parfaitement à l’unique chose nécessaire à tous les hommes : à la recherche de Dieu. D’autres peuvent légitimement chercher Dieu par une voie moins directe, mener une vie droite en ce monde, fonder une famille chrétienne. Le moine écarte ces choses, bonnes en soi, pour aller à Dieu par la route directe. Il se retire du “monde” pour s’adonner entièrement à la prière, à la méditation, à l’étude, au travail, à la pénitence sous le regard de Dieu. Le moine se distingue même entre tous les religieux en ce qu’il se voue essentiellement et exclusivement à la recherche de Dieu, plutôt qu’à la recherche des âmes pour Dieu.
Image
© Abbaye de Timadeuc

Il nous faut cependant admettre que la vocation monastique tend à être, pour le monde moderne, un problème et un scandale. Dans les civilisations essentiellement religieuses, comme celles des Indes ou du Japon, la vocation monastique est plus ou moins admise. Dans une société tout entière orientée vers autre chose que les soucis éphémères des affaires ou des plaisirs, personne ne s’étonne que des hommes consacrent leur vie à un Dieu invisible. Mais dans une civilisation matérialiste qui est fondamentalement irréligieuse, le moine est incompréhensible parce qu’il ne “ produit rien” . Sa vie semble complètement inutile. Les chrétiens eux-mêmes sont parfois troublés par cette apparente “inutilité” du moine, et croiraient facilement qu’un monastère est une sorte de dynamo qui, sans “produire” elle-même la grâce, procure au monde cette denrée spirituelle infiniment précieuse.

Les premiers Pères du monachisme ne s’occupaient pas de ces arguments, pour valides et nécessaires qu’ils fussent. Ils ne trouvaient pas que la recherche de Dieu eût besoin d’être défendue, ou plutôt ils comprenaient que si les hommes ne sentent pas qu’il faut chercher Dieu avant tout, aucune autre défense du monachisme ne pourra les convaincre.

Dieu doit-Il donc être cherché ? La loi la plus profonde de l’être humain est son besoin de Dieu, son besoin de vie. Dieu est la Vie. “En Lui était la Vie, et la Vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas comprise.” (Jean 1). Le besoin le plus profond de nos ténèbres est de comprendre la lumière qui brille au milieu d’elles. Aussi Dieu nous a-t-Il donné, comme premier commandement : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces.” La vie monastique n’est donc pas autre chose que la vie de ceux qui ont pris terriblement au sérieux le premier commandement, et n’ont, dans les termes de Saint Benoît, “rien préféré à l’Amour du Christ”. (…) Le moine cherche la plénitude de la vie et la maturité totale de la foi chrétienne. Pour lui, “ vivre c’est le Christ”.

Pour être libre de la liberté des enfants de Dieu, le moine renonce à sa volonté, à ses droits aux possessions terrestres, à l’amour de ses aises et de son confort, à son orgueil, au désir de fonder un foyer, à la libre disposition de son temps, à la faculté d’aller où il veut et de vivre selon son jugement. Il vit seul, pauvre, silencieux, obéissant. Pourquoi ? À cause de ce qu’il croit, de la parole du Christ qui a dit : “En vérité, je vous le dis, nul n’aura quitté maison, femme, frères, parents ou enfants à cause du Royaume de Dieu, qui ne reçoive bien davantage en ce temps-ci, et, dans le temps à venir, la vie éternelle.”

Avec l’aimable autorisation des Éditions du Seuil
Extrait du livre “Une vie silencieuse” de Thomas Merton, © Éditions du Seuil, 1957 - (pages 7-9)

http://www.mavocation.org/enseignements-sur-vocations/vie-consacree-religieuse-monastique/moine-chercheur-de-dieu/


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Date d'inscription : 27/08/2008
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MessageSujet: supplément d'information   Jeu 18 Sep 2008, 6:45 am

MOINE n.m. est issu par évolution phonétique, et d'abord sous les formes monie (1080), muine (1121), du bas latin monachus "anachorète solitaire" (av. 375) et "cénobite" (av. 430), emprunt au grec monakhos. Ce dernier signifie d'abord "unique", de monos "seul, unique" (mono-), et a été employé dans le vocabulaire chrétien pour désigner le religieux qui vit seul, produisant quelques dérivés tardifs. Il n'est pas absolument nécessaire de passer par l'intermédiaire d'un type latin tardif monicus, attesté dans une inscription de Gaule et qui est à l'origine des formes germaniques (comme l'allemand Mönch).

Le mot, pour "religieux vivant retiré du monde", est attesté sous sa forme moderne depuis le XIIIe siècle; il entre dans la locution figuré "L'habit ne fait pas le moine" (v. 1278), usuelle pour "il ne faut pas se fier aux apparences". Par analogie, il est employé en parlant de quelqu'un qui vit comme un moine et, par extension, de tout religieux régulier, vivant le plus souvent en communauté, ce qui est contraire à l'étymologie. Par allusion à la forme du capuchon du moine, moine est employé spécialement pour désigner diverses espèces de phoques (1605), un squale (1705) et, par analogie de couleur, un oiseau: le moineau. En arts ménagers, moine sert de dénomination à un ustensile qui chauffe le lit (1604). En imprimerie, il désigne aussi, par allusion à la robe blanche de certains religieux, une feuille mal imprimée (1621).

Moine compte quelques dérivés: le féminin MOINESSE n.f. (1291, moignesse; 1423 moynesse), sorti d'usage; MOINILLON n.m. (1612), encore connu; le péjoratif MOINERIE n.f. (XIXe s., moignerie), archaïque, et le verbe plaisant à valeur péjorative SE MOINIFIER (1846, Balzac) "vivre comme un moine", lui aussi disparu.

L'ancienne forme de moine, monie, a servi à former MONIAL, ALE, AUX adj. "monacal" (1155, munial), dont le féminin a été substantivé en MONIALE n.f. (1530, monyalle) pour désigner une religieuse contemplative vivant généralement cloîtrée.

Moine a aussi donné, dès l'ancien français, le nom d'oiseau MOINEAU n.m., attesté dès 1200 sous la forme moinnel et au pluriel moinaus (XIIIe-XIVe s.), également moinel, moisnel et au pluriel moinniaus, moigniaus, etc. La spécialisation sémantique s'explique par une comparaison entre la couleur brune de la robe du moine et celle des plume de l'oiseau. On ne possède pas d'attestation sûre de l'emploi de moine en ancien français dans ce sens; en revanche, le diminutif est fréquent pour désigner les petits oiseaux (cf. roitelet).

L'ancienne forme moisnel est peut-être due à l'influence du synonyme ancien moisson, muisson (1140) conservé dans les parlers du Nord-Est et de la Normandie, et qui vient du latin muscio, -onis, proprement "moucheron", dérivé de musca (mouche). Moineau, nom d'oiseau devenu très usuel, est aujourd'hui détaché de son origine. Le mot est aussi employé familièrement avec le sens péjoratif de "type, individu louche". Par une autre métaphore, il désigne en moyen français, une tourelle basse et crénelée construite au milieu des fossés d'une fortification; on disait aussi moinet (fin XVe siècle) et moine (1534). Le moineau femelle a reçu le nom rare de MOINELLE n.f. (1903)

Faut-il en déduire que le moine serait, par définition, un drôle d'oiseau ?
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Vocation à la vie monastique

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