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 L'incarnation de JESUS CHRIST

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RAMOSI
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MessageSujet: L'incarnation de JESUS CHRIST   Dim 20 Déc 2015, 9:57 pm

Rappel du premier message :




L'incarnation de JESUS Christ

1. Définition

L'incarnation est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain:

La Parole était auprès de Dieu... la Parole était Dieu... la Parole devint chair (Jean 1.1 et Jn 1.14)




Citation :
Jean 1

1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.

2 Elle était au commencement avec Dieu.

3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.




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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Ven 15 Juil 2016, 7:08 pm



Incarnation

Un Dieu qui s'incarne ?

L'Eglise a reçu la mission de porter au monde la Vérité : JESUS est le Fils de Dieu fait homme, le Verbe incarné. Il s'agit d'une réalité abrupte, scandaleuse même. Par Joseph Thomas, jésuite.

"Et vous, que dites-vous que je suis ?" La question posée autrefois par JESUS à ses apôtres reste actuelle et s'adresse à tous. L'Eglise a reçu l mission de la porter au monde et de proposer la réponse qu'elle donne : JESUS est le Fils de Dieu fait homme, le Verbe incarné. Réponse abrupte, déconcertante, scandaleuse même. Affirmer l'Incarnation, c'est lancer au monde un double défi.

Croire à l'Incarnation, c'est heurter de front ce qui semble humainement croyable. C'est affirmer tout d'abord la réalité d'un événement absolument unique. Cet homme, JESUS, né de la Vierge Marie, est le Fils de Dieu. Cela a eu lieu dans l'histoire : c'est un événement daté, situé, unique. JESUS n'est donc pas un "avatar" de la divinité, une de ses manifestations sensibles. Jamais avant lui, jamais après lui, le Verbe ne fut chair.

Dès lors, cet événement singulier concerne l'humanité entière. Tous les hommes de tous les temps ont à regarder vers lui. Car JESUS n'est pas seulement un maître qui enseigne le chemin vers Dieu. Il est ce chemin même parce qu'il est d'abord le chemin de Dieu vers l'homme. Il n'est pas seulement un exemple, un modèle humain à reproduire. Il est le mystère de Dieu avec l'homme, de Dieu en l'homme. Il ne suffit pas de croire à ses paroles, d'accepter son message. Il est lui-même l'Evangile qu'il proclame. Il est venu pour qu'on croie en lui, pour qu'on s'attache à lui "de tout son coeur, de tout son esprit et de toutes ses forces."

Le paradoxe d'un homme-Dieu

Mais croire à l'Incarnation, ce n'est pas seulement proclamer le caractère unique de l'événement. C'est aussi affirmer l'identité de cet homme que les croyants disent toujours vivant. Il y a eu le fait de l'incarnation. Reste le mystère du Verbe incarné. L'Eglise ancienne a longtemps cherché les mots justes pour dire cela. Dès le départ, elle a fait sienne la confession du centurion romain au pied de la croix : "Vraiment cet homme était Fils de Dieu." Elle a lu, dans les Ecritures, spécialement dans les Evangiles, les témoignages qui attestent que JESUS était réellement homme et réellement uni au Père d'une union vitale.

L'Ecriture ne parlait pas encore d'Incarnation. Le prologue de saint Jean se contente de dire : "Le Verbe fut chair." Il habita parmi nous la tente fragile d'une existence humaine, limitée, vulnérable, mortelle. C'est plus tard, dans une des plus anciennes confessions de foi officielles, le symbole de Nicée, que nous trouvons la formule : "Par l'Esprit Saint il s'est incarné de la Vierge Marie et s'est fait homme." Mais comment penser et dire ce paradoxe de l'Homme-Dieu, comment tenir ensemble les affirmations apparemment inconciliables de l'Ecriture qui soulignent tantôt son appartenance divine, tantôt le réalisme de sa condition humaine ?

Il faudra attendre le concile de Chalcédoine, en 451, pour que l'Eglise proclame le "dogme" de l'incarnation. Le concile s'est efforcé de rester fidèle à la complexité de l'Ecriture, sans rien en gommer : JESUS est vraiment Dieu et vraiment homme. En lui se rencontrent la pleine réalité de Dieu et la pleine réalité de l'homme. Mais elles y sont présentes "sans confusion, sans séparation". L'humanité de JESUS a été assumée. Elle n'a pas été absorbée, diluée. JESUS est bien un homme, un homme de son peuple, de son époque, de sa culture. Il met en oeuvre des facultés humaines. Il a connu la croissance de tous les hommes vers leur maturité. Il est né comme tous les hommes, il est mort comme eux. Mais c'était bien le Fils de Dieu qui mourait alors d'une mort humaine.

De vieilles querelles... toujours actuelles

Ainsi s'exprime la foi de l'Eglise depuis le concile de Chalcédoine. Or, elle a eu bien du mal à se faire admettre. Un schisme s'en est suivi qui se prolonge encore. La difficulté, hier, était de reconnaître la pleine réalité de l'humanité de JESUS. Déjà, au temps des apôtres, une première hérésie avait nié que le Christ eût réellement pris un corps humain. On ne voulait y voir qu'une simple apparence. Le lien avec la chair semblait indigne de Dieu.

Plus tard, la même tendance conduisit à minimiser ce qu'il y a d'humain dans le Christ. En lui la divinité aurait tout absorbé. Son humanité n'aurait été que l'instrument passif du Verbe. Sans autonomie, sans consistance, sans valeur propre.

Vieilles querelles ? On doit bien reconnaître que lorsqu'il est question de JESUS-Christ, on assiste continuellement à la répétition des erreurs qu'ont voulu écarter les premiers conciles. Erreurs qui brisent l'unité du Verbe incarné. Ceux qui l'amputent de sa divinité ne voient pas que la relation au Père est constitutive de la personnalité de JESUS. Tout au plus reconnaissent-ils en lui un témoignage et un signe, éminents peut-être, de l'ouverture de l'homme vers le Tout Autre.

Plus subtile, mais plus fréquente chez les chrétiens, la tendance à réduire son humanité. Des leçons entendues autrefois sur l'Incarnation, beaucoup ont retenu que le Verbe était descendu du ciel pour revêtir notre humanité. Cette image de la "descente", malgré ses fondements bibliques, peut être trompeuse. Dieu, car on oublie le plus souvent qu'il s'agit du Fils de Dieu, aurait surgi et pris sur lui, pour se faire proche de nous, un revêtement humain. Il se serait donné à voir comme homme, mais il nous demanderait de croire au Dieu caché en lui. Son humanité ne serait qu'une façade. Au mieux, ce qu'il y a d'humain en lui n'aurait valeur que de signe. Il faudrait le dépasser pour atteindre à l'essentiel. Seule compterait sa qualité de Fils de Dieu. Croire que JESUS est Dieu suffirait.

Il y aurait beaucoup à dire sur cette formule simpliste : JESUS est Dieu. Le Nouveau Testament, n'y recourt, semble-t-il, jamais. Pour exprimer ce que nous appelons l'Incarnation, il fait appel à d'autres images que celle de la "descente", qui suggère trop l'idée d'un simple parachutage,un incident survenu au long de l'histoire, un fait isolé. Il recourt plutôt à des images qui disent le surgissement à partir des profondeurs du réel. L'événement JESUS est l'avènement de toute la création. Ici en émerge l'origine et s'en dévoile le terme. C'est là le langage de Jean dans son prologue et dans le début de sa première lettre. Ailleurs, l'Ecriture parlera de "manifestation", de "révélation", de "présence".

L'homme JESUS est la figure historique de celui qui, au-delà et au-dessus de tous les temps, est contemporain de tous les temps. Sa manifestation dans la chair est celle de celui dont toute la création tire sa consistance, de celui par qui tout a été créé. Celui qui domine tous les univers a voulu prendre place, en se faisant homme, dans cet univers. En lui se manifeste le Verbe créateur, éternel, omniprésent. La création trouve en lui son unité. Peut-être la tendance à minimiser l'humanité de JESUS-Christ est-elle toujours liée à une perte du sens vrai de la création. C'est du même mouvement que l'on croit au Verbe incarné et au Verbe créateur. L'un ne va pas sans l'autre.

+ P. Joseph Thomas, jésuite ; décembre 2011
Croire.com


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RAMOSI
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 11 Aoû 2016, 7:07 pm



A propos du livre de Jacques Duquesne

L'Incarnation, une question de foi?

Le P. Bernard Sesboüé, jésuite et théologien vient contrecarrer les propos tenus par Jacques Duquesne dans son livre "Marie".

Venons-en maintenant au point de vue de la foi, J. Duquesne nous dit qu'il croit fermement en l'incarnation de Dieu en l'homme JESUS et en la résurrection du Christ: il faut lui en donner acte avec respect. Mais se rend-il compte que nombre de ses arguments vaudraient tout autant pour ces deux affirmations fondamentales? La contestation des années 1970 sur la résurrection l'a amplement montré. A-t-il réalisé que la conception virginale de JESUS a toujours été comprise comme un signe, non une preuve de la divinité de JESUS et que son refus dans l'histoire a été invoqué précisément par ceux qui refusaient l'incarnation. Il reconnaît à juste titre que dans la doctrine commune le rôle joué par l'Esprit n'est pas un rôle procréateur, mais un rôle créateur. Or tout est là. La conception virginale de JESUS est une initiative créatrice.

J'ai autant de difficulté - ou de facilité, mais je reconnais que ce point provoque en notre temps une allergie spécifique - à croire a cette conception virginale qu'à croire à la création du monde. De même que l'homme, symbolisé dans la Bible par Adam, a été créé par Dieu dès le commencement, de même le signe de la conception virginale nous dit qu'en JESUS, le Fils de Dieu fait homme qui a Dieu pour Père, l'humanité a été recréée pour un nouveau commencement. Il y a ici une correspondance voulue: Adam, comme JESUS, n'est pas engendré par une union conjugale normale. C'est pourquoi Duquesne fait erreur quand il affirme : «On ne peut guère croire à la fois en l'incarnation et en la conception virginale» (p. 58), et de manière péremptoire «Pour que JESUS soit "vrai homme", il est indispensable qu'il soit né d'un père humain et d'une mère humaine dans une relation sexuelle normale» (ibid.). JESUS a manifesté par toute son existence qu'il a partagé en tout la condition humaine, y compris la mort sauf le péché. Cela devrait suffire à faire la preuve de son humanité, sans poser a priori des conditions à Dieu sur la manière dont il doit s'incarner.

À ce plan créateur la conception virginale est irreprésentable et la génétique, moderne ou ancienne, n'a rien à y voir. La question biologique est ici déplacée, il ne s'agit ni d'ADN ni de spermatozoïdes, mais de création divine. Et que Duquesne cesse d'opposer ici, en pur contre-sens, le «engendré non pas créé» du symbole de Nicée-Constantinople. Cette séquence concerne la génération éternelle du Fils et non sa naissance temporelle. Si le Verbe s'est fait homme, il est clair qu'il s'est fait créature, sans cesser d'être le Verbe de Dieu.

Puisque Duquesne invoque ici une formule fort juste du théologien Joseph Ratzinger, affirmant que la divinité de JESUS ne dépend pas de la conception virginale (puisqu'elle se fonde sur la génération éternelle du Verbe), je lui en citerai une autre du même auteur, qui vient deux pages plus loin: au moment où nous ne pouvons plus concevoir l'esprit de l'homme que comme incarné, «on essaie de sauver la foi en la désincarnant totalement, en se réfugiant dans un domaine de simple "signification", de pure interprétation se suffisant à elle-même, et que seul le manque de réalité semble soustraire à la critique ». (1)

Extrait de : Marie, ce que dit la foi, Bernard Sesboüé, Bayard 2004, P. 11-22.

(1) Foi chrétienne hier et aujourd'hui, Mame, 1969, p. 195.





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Mar 30 Aoû 2016, 7:10 pm



Etude sur le Dieu incarné


Etude sur le Dieu incarné

Les chrétiens croient en un Dieu incarné. Mais qu’est-ce que cela signifie? Quelle est l’importance de cette doctrine? Comment en est-on arrivé à sa formulation? Et, surtout, qu’est-ce que cela change, pour nous, de croire en un Dieu incarné?

Qu’entend-on par le terme «incarné»?

L’incarnation est le processus par lequel un être spirituel prend une forme charnelle. A proprement parler, elle ne s’applique qu’à JESUS-Christ, le Fils de Dieu qui s’est volontairement revêtu d’un corps humain et de la nature humaine.

Il ne s’agit pas d’une divinisation – ce n’est pas un homme qui s’élève jusqu’à Dieu – ni d’une théophanie – ce n’est pas un Dieu qui emprunte temporairement une apparence humaine – mais d’un phénomène unique dans l’histoire: JESUS-Christ combine la nature paternelle, puisqu’il est Dieu, et la nature maternelle puisqu’il est humain. Les deux natures ne sont pas juxtaposées, ni diminuées, mais intimement unies dans une seule personnalité.

Les termes «incarnation» ou «incarné» n’apparaissent pas dans la Bible, mais ils reposent sur une formulation biblique puisqu’ils viennent de mots latins signifiant «dans la chair» (in et car, carnis): voir Jean 1.14; 1 Timothée 3.16.

Quelle est l’importance de la doctrine de l’incarnation?

La doctrine de l’incarnation est une pierre de touche de la confession de foi chrétienne. L’apôtre Jean le précise dans ses épîtres: 1 Jean 4.2; 2 Jean 7.

Pourquoi cette importance? Elle est probablement liée à l’objectif de l’incarnation: si JESUS-Christ est venu comme homme-Dieu, c’est pour accomplir l’œuvre de notre salut. Voir Galates 4.3-6; Romains 8.1-4; Hébreux 10.1-14.

En 1098, Anselme a résumé la question à sa manière en écrivant (Cur deus homo) que le péché était une offense d’une infinie gravité à l’honneur de Dieu. L’honneur de Dieu exigeait qu’il inflige une punition de gravité correspondante (l’enfer) ou que l’homme offre une satisfaction suffisante. Or l’homme en était incapable. Seul Dieu pouvait offrir une telle satisfaction, et c’est pourquoi il a fallu qu’il se fasse homme. Seul l’homme devait, et seul Dieu pouvait.

Comment en est-on arrivé à une formulation doctrinale?

Plusieurs textes bibliques montrent à la fois la divinité et l’humanité de JESUS-Christ. Mais il n’y a pas de formulation théorique synthétique comme nous en avons l’habitude dans notre culture gréco-romaine (plus abstraite que la culture hébraïque).

Le Nouveau Testament affirme que JESUS-Christ a été conçu par le Saint-Esprit divin mais aussi d’une femme tout ce qu’il y a de plus humaine: Matthieu 1.18-23; Romains 9.3-5.

Le Nouveau Testament affirme aussi que JESUS a connu le développement physique, intellectuel et spirituel d’un être humain, depuis la conception et la naissance en passant par la croissance jusqu’à l’âge adulte. JESUS a dû apprendre pour savoir, sans que cela implique des erreurs ou des imperfections. Mais il était conscient dès sa jeunesse de sa divinité: Luc 2.47-52.

Pour venir sur la terre, il a renoncé à la gloire céleste qu’il avait avant la fondation du monde, monde dont il est le créateur: Jean 17.5; Colossiens 1.15-17.

Il a connu les limitations humaines, notamment la faim, la soif, la fatigue: Matthieu 4.2; Jean 19.28; Jean 4.6.

Il a connu des émotions: Jean 12.27; Luc 19.41; Matthieu 26.37.

Dans la réalité de son humanité, il pouvait ne pas faire usage de sa toute-science: Marc 13.32.

JESUS a connu la mort. Ressuscité, il ne perd pas sa nature humaine. Il garde son corps de chair et d’os: Luc 24.39.

C’est en tant que Fils de l’homme qu’il reviendra sur les nuées du ciel et qu’il procédera au jugement dernier. Son humanité participe donc désormais à la gloire de sa divinité. C’est en tant qu’homme sacrifié qu’il est adoré au ciel: Matthieu 24.30; 25.31; Actes 17.30-31; Apocalypse 5.6-8.

La formulation plus théorique intervient au cours des 4e et 5e siècles de l’histoire de l’Eglise, lors de conciles «œcuméniques» convoqués par les empereurs romains pour la paix de l’Empire agité par des disputes doctrinales.

Disciples d’Ebion et issus du judéo-christianisme, les ébionites ne voient en JESUS qu’un simple homme né sans miracle mais revêtu de la puissance d’en-haut, le Saint-Esprit. Suite à son obéissance à la loi et à la volonté de Dieu pour lui, il a été élevé par Dieu, glorifié comme Dieu. Vers 190, Théodote de Byzance enseigne à Rome une version systématisée, dite adoptianiste, de cette christologie. Il admet la naissance virginale, mais JESUS n’est qu’un homme, qui a été adopté par Dieu lors de son baptême. Les gnostiques, pour la plupart partisans du docétisme et combattus par l’apôtre Jean, réduisent, eux, l’humanité de Christ à une apparence plus ou moins inconsistante. Ils refusent l’idée d’union véritable entre le Révélateur-Sauveur céleste avec la chair et le monde matériel.

Arius, prêtre d’Alexandrie, veut en 318 maintenir un monothéisme strict et affirme que le Fils n’est qu’une super-créature de Dieu: il fut un temps où il n’était pas. Les débats du concile de Nicée, tenu en 325, aboutissent à la condamnation de l’arianisme et à la formulation suivante: «Nous croyons… en un seul Seigneur JESUS-Christ le Fils de Dieu, monogène engendré du Père, c’est-à-dire de l’essence (ousia) du Père, Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non fait, consubstantiel (homoousios, d’une seule et même essence) au Père, par lequel tout est venu à l’existence, tant ce qui est dans le ciel que ce qui est sur la terre; qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu et a été fait chair, a été fait homme, a souffert, est ressuscité le troisième jour, est monté aux cieux, et vient juger les vivants et les morts…»

Au 5e siècle, un certain Nestorius prêche contre le titre de theotokos, «mère de Dieu», conféré à Marie, et présente Christ sous des traits qui le font ressembler plutôt au temple et instrument de la divinité. Lors d’un concile à Ephèse en 431, le nestorianisme est condamné. Le monophysisme, défendu notamment par le moine Eutychès, voit une seule nature en Christ, la nature humaine étant absorbée par la nature divine.

Ainsi, le concile de Chalcédoine (451) précise encore les choses. Il confesse: «un seul et même Fils, notre Seigneur JESUS-Christ, parfait quant à la divinité et parfait quant à l’humanité, vraiment Dieu et vraiment homme (d’âme raisonnable et de corps), consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous, selon l’humanité, semblable à nous en tout hormis le péché, engendré du Père avant tous les siècles selon la divinité, et, le même, de la vierge Marie, mère de Dieu, dans les derniers jours et pour notre salut, selon l’humanité, un seul et même Christ, le Fils, le Seigneur, le Monogène, révélé en deux natures sans confusion, sans transformation, sans division, sans séparation car la différence des natures n’est nullement supprimée par l’union – bien plutôt, les propriétés de chaque nature sont sauvegardées et concourent pour former une seule personne (prosopon) et une seule hypostase (sujet qui porte les natures).»

Qu’est-ce que cela signifie pour nous de croire en un Dieu incarné?

Dans le bouddhisme, on envisage plutôt une élévation de l’homme vers Dieu que l’inverse. Dans l’islam et le judaïsme, on refuse l’idée de l’incarnation de Dieu. Les pharisiens étaient scandalisés que JESUS se prétende l’égal de Dieu: Jean 5.18.

– Le fait que Dieu a pris un corps humain et a assumé le physique humain implique que, contrairement à la pensée grecque et gnostique, il ne méprise pas le monde matériel. Nous n’avons donc pas à chercher à échapper au monde matériel ou à le mépriser, mais à le respecter comme créé par Dieu et comme bon (Genèse 1).

– L’incarnation implique un degré de révélation supplémentaire par rapport à Dieu. Des hommes ont pu voir Dieu vivre et parler «en direct»: Jean 1.14, 18.

– Dieu a non seulement parlé le langage des hommes, mais il a vécu la vie des hommes. Il est un Dieu qui comprend ce que cela fait d’être humain, d’être limité. Nous pouvons donc lui confier tout ce que nous ressentons en sachant qu’il comprend et qu’il est capable de nous aider en connaissance de cause.

Il a connu des angoisses profondes, et même la difficulté d’obéir à la volonté de Dieu: Matthieu 26.37-42.


Il a connu la difficulté de vivre en étant incompris et méprisé, même par ses proches. D’ailleurs, il sait aussi ce que signifie être victime d’une injustice, et dans son cas il s’agissait d’injustices extrêmes qui lui ont coûté la vie: Jean 7.3-5; Marc 3.21; Esaïe 53.1-3, 7-9.


– Il a connu la tentation: tentation du pouvoir, tentation de la solution de facilité, tentation d’asservir Dieu à ses propres désirs. Mais il n’a pas cédé. Et il peut nous apporter le secours nécessaire: Matthieu 4.3-10; Hébreux 2.9-18; 4.11-16.

– JESUS n’est pas venu comme un roi, mais comme un serviteur. Et pour lui, il était évident que c’était un exemple à suivre par ses disciples: Philippiens 2.3-11; Jean 13.1-5, 12-17; Marc 10.42-45.




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Dim 25 Sep 2016, 7:34 pm




L'Incarnation est le preuve que nous ne sommes pas jugés, par Yves de Chartres,


Nous fêtons aujourd’hui l’admirable conception de JESUS par la Vierge. Nous célébrons le commencement de notre rédemption et annonçons le dessein de Dieu, formé avec bonté et puissance. Car si le Seigneur de l’univers était venu à la recherche de ses serviteurs en fuite pour les juger et non pour leur montrer sa bonté, il ne se serait jamais revêtu de cette fragile enveloppe de limon (Gn 2, 7) dans laquelle il a pu souffrir avec nous et pour nous.

Aux païens cela paraît, pour reprendre les paroles de saint Paul, de la faiblesse et de la folie (1 Co 1, 23.25), car ils se fondent sur les raisonnements de la vaine philosophie et forment des jugements sur le Créateur d’après les lois de la création. Est-il plus grande œuvre de puissance que de faire concevoir la Vierge, à l’encontre des lois de la nature ? Et, après avoir pris notre chair, de ramener une nature mortelle à la gloire de l’immortalité en passant par la mort ? C’est pourquoi l’apôtre dit : « La faiblesse de Dieu est plus forte que l’homme » (v. 25)…

Aujourd’hui le sein de la Vierge devient la porte du ciel par laquelle Dieu descend chez les hommes pour les faire monter au ciel.





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Mer 19 Oct 2016, 8:32 pm




JESUS je t'attends, Jean XXIII


Demain doit être un jour de grand recueillement et de grande ferveur. JESUS est proche, il est sur le point de sortir du sein maternel. Il a déjà fait entendre sa voix pleine d’amour : « Voici que je viens ! » (Ap 16, 15) Et moi, je dois me préparer avec une attention spéciale à sa venue, car j’en espère des avantages immenses. J’ai de grandes choses à lui communiquer, et il a, lui, de grands et innombrables bienfaits à me donner. Demain, mon esprit et mon cœur doivent rester au calme toute la journée devant le tabernacle, transformé ces jours-ci en étable de Bethléem. « Viens, bon JESUS, viens et ne tarde pas ! »…

La nuit est déjà avancée, les étoiles scintillent dans le froid du ciel. De la ville, des voix bruyantes et des cris parviennent à mes oreilles. Ce sont les jouisseurs de ce monde qui fêtent dans les excès la pauvreté du Sauveur. Et moi, je veille, en pensant au mystère de Bethléem. Viens, Seigneur JESUS, je t’attends.

Marie et Joseph, repoussés par les habitants et sentant le moment arrivé, partent dans la campagne à la recherche d’un abri. Moi, je ne suis qu’un pauvre berger, je n’ai qu’une pauvre étable, une petite mangeoire et un peu de paille. Je vous offre tout, ayez la bonté d’accepter cette pauvre cabane. Hâte-toi, JESUS, voici mon cœur pour toi. Mon âme est pauvre et vide de vertus, la paille de mes nombreuses imperfections te piquera… ; mais que veux-tu, Seigneur ? C’est tout ce que je possède. Ta pauvreté m’émeut, m’attendrit, m’arrache des larmes. Mais je ne vois rien de mieux à t’offrir. JESUS, orne mon âme de ta présence, de tes grâces, brûle la paille et change-la en une couche sous ton corps très saint…

JESUS, je t’attends… Ils te laissent geler ; viens dans mon cœur. Je ne suis qu’un petit pauvre, je te réchaufferai de mon mieux ; au moins, je veux que tu te réjouisses du désir que j’ai de t’aimer beaucoup.


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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 10 Nov 2016, 8:38 pm




Dieu s’est fait semblable à nous pour nous rendre semblables à lui – François de Sales


Les Chrétiens […] ont eu l’honneur de savoir que l’homme a été fait Dieu et que Dieu s’est fait homme, bien qu’ils ne soient pas capables de comprendre la grandeur du mystère de l’Incarnation et de la très sainte Nativité de Notre-Seigneur, car c’est un mystère caché dans l’obscurité des ténèbres de la nuit ; non pas que le mystère soit ténébreux en soi-même, car Dieu n’est que lumière (Jn 1, 5- 9 ; 1 Jn 1, 5). Mais comme l’on voit que nos yeux ne sont pas capables de regarder la lumière ou la clarté du soleil sans s’obscurcir (de sorte qu’après s’être voulu appliquer à regarder cette lumière nous sommes contraints de les fermer, n’étant pas capables de rien voir pour quelque temps), de même, ce qui nous empêche de comprendre le mystère de la très sainte Nativité de Notre-Seigneur n’est pas qu’il soit ténébreux en soi-même, mais parce qu’il n’est que lumière et clarté. Et notre entendement, qui est l’œil de notre âme, ne le peut regarder longuement sans s’obscurcir, et confesser en s’humiliant qu’il ne peut pénétrer dans le fond de ce mystère, pour comprendre comme Dieu s’est incarné dans le ventre virginal de la très sainte Vierge, et s’est fait homme semblable à nous pour nous rendre semblables à Dieu.




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Ven 25 Nov 2016, 7:54 pm




JESUS se manifeste à nous, se mettant à notre portée


Homélie grecque du IVème siècle [1], n°2, PG 10, 1156.


Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur... Il a porté secours à Israël son enfant (Lc 1, 54 grec), se souvenant de sa miséricorde et de l'alliance qu'il avait établie avec Abraham et sa descendance pour l'éternité ». Voyez-vous comment la Vierge surpasse la perfection du patriarche et confirme l'alliance que Dieu a établie avec Abraham, lorsqu'il lui dit : « Telle sera l'alliance entre moi et toi » ? (Gn 17, 11)... C'est le chant de cette prophétie que la sainte Mère de Dieu adresse à Dieu lorsqu'elle dit : « Mon âme exalte le Seigneur..., car le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses, saint est son nom. En me rendant la mère de Dieu, il préserve ma virginité. En mon sein se récapitule, pour y être sanctifiée, la plénitude de toutes les générations. Car il a béni tous les âges, hommes, femmes, jeunes gens, enfants, vieillards »...

« Il a renversé les puissants de leur trône et a élevé les humbles »... Les humbles, les peuples païens, qui étaient affamés de justice (Mt 5, 6), ont été exaltés. En faisant paraître leur humilité et leur faim de Dieu, et en sollicitant la parole de Dieu comme la Cananéenne demande les miettes (Mt 15,27), ils ont été rassasiés des richesses que recèlent les mystères divins. Car tout le lot des faveurs divines, JESUS Christ notre Dieu, le fils de la Vierge, l'a distribué aux païens. « Il a relevé Israël son enfant », non un quelconque Israël, mais son enfant, dont il honore la haute naissance. Voilà pourquoi la Mère de Dieu appelle ce peuple son enfant et son héritier. Dieu trouvant ce peuple épuisé par la lettre, exténué par la Loi, l'appelle à sa grâce. En donnant ce nom à Israël, il le relève, « se souvenant de sa miséricorde, ainsi qu'il l'avait promis à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance pour l'éternité ». Ces quelques paroles résument tout le mystère de notre salut. Voulant sauver l'humanité et sceller l'alliance établie avec nos pères, JESUS Christ alors « inclina les cieux et descendit » (Ps 17, 10). Et ainsi il se manifeste à nous, se mettant à notre portée, afin que nous puissions le voir, le toucher et l'entendre parler.





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Ven 16 Déc 2016, 7:54 pm




Article 3

" JESÚS-CHRIST A ETE CONÇU DU SAINT-ESPRIT, IL EST NE DE LA VIERGE MARIE "


Paragraphe 1. LE FILS DE DIEU S’EST FAIT HOMME

I. Pourquoi le Verbe s’est-il fait chair

456 Avec le Credo de Nicée-Constantinople, nous répondons en confessant : " Pour nous les hommes et pour notre salut Il descendit du ciel ; par l’Esprit Saint, Il a pris chair de la Vierge Marie et s’est fait homme ".

457 Le Verbe s’est fait chair pour nous sauver en nous réconciliant avec Dieu : " C’est Dieu qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils en victime de propitiation pour nos péchés " (1 Jn 4, 10). " Le Père a envoyé son Fils, le sauveur du monde " (1 Jn 4, 14). " Celui-là a paru pour ôter les péchés " (1 Jn 3, 5) :

Malade, notre nature demandait à être guérie ; déchue, à être relevée ; morte, à être ressuscitée. Nous avions perdu la possession du bien, il fallait nous la rendre. Enfermés dans les ténèbres, il fallait nous porter la lumière ; captifs, nous attendions un sauveur ; prisonniers, un secours ; esclaves, un libérateur. Ces raisons-là étaient-elles sans importance ? Ne méritaient-elles pas d’émouvoir Dieu au point de le faire descendre jusqu’à notre nature humaine pour la visiter, puisque l’humanité se trouvait dans un état si misérable et si malheureux ? (S. Grégoire de Nysse, or. catech. 15 : PG 45, 48B).

458 Le Verbe s’est fait chair pour que nous connaissions ainsi l’amour de Dieu : " En ceci s’est manifesté l’amour de Dieu pour nous : Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que nous vivions par lui " (1 Jn 4, 9). " Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle " (Jn 3, 16).

459 Le Verbe s’est fait chair pour être notre modèle de sainteté : " Prenez sur vous mon joug et apprenez de moi... " (Mt 11, 29). " Je suis la voie, la vérité et la vie ; nul ne vient au Père sans passer par moi " (Jn 14, 6). Et le Père, sur la montagne de la Transfiguration, ordonne : " Écoutez-le " (Mc 9, 7 ; cf. Dt 6, 4-5). Il est en effet le modèle des Béatitudes et la norme de la Loi nouvelle : " Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés " (Jn 15, 12). Cet amour implique l’offrande effective de soi-même à sa suite (cf. Mc 8, 34).

460 Le Verbe s’est fait chair pour nous rendre " participants de la nature divine " (2 P 1, 4) : " Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s’est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l’homme : c’est pour que l’homme, en entrant en communion avec le Verbe et en recevant ainsi la filiation divine, devienne fils de Dieu " (S. Irénée, hær. 3, 19, 1). " Car le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous faire Dieu " (S. Athanase, inc. 54, 3 : PG 25, 192B). " Le Fils unique de Dieu, voulant que nous participions à sa divinité, assuma notre nature, afin que Lui, fait homme, fit les hommes Dieu " (S. Thomas d’A., opusc. 57 in festo Corp. Chr. 1).

II. L’Incarnation

461 Reprenant l’expression de S. Jean (" Le Verbe s’est fait chair " : Jn 1, 14), l’Église appelle " Incarnation " le fait que le Fils de Dieu ait assumé une nature humaine pour accomplir en elle notre salut. Dans une hymne attestée par S. Paul, l’Église chante le mystère de l’Incarnation :

" Ayez entre vous les mêmes sentiments qui furent dans le Christ JESUS : Lui, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’anéantit lui-même prenant condition d’esclave et devenant semblable aux hommes. S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et la mort sur la Croix ! " (Ph 2, 5-8 ; cf. LH, cantique des Vêpres du samedi).

462 L’épître aux Hébreux parle du même mystère :

C’est pourquoi, en entrant dans le monde, le Christ dit : Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation ; mais tu m’as façonné un corps. Tu n’as agréé ni holocauste ni sacrifices pour les péchés. Alors j’ai dit : Voici, je viens (...) pour faire ta volonté (He 10, 5-7, citant Ps 40, 7-9 LXX).

463 La foi en l’Incarnation véritable du Fils de Dieu est le signe distinctif de la foi chrétienne : " A ceci reconnaissez l’esprit de Dieu : Tout esprit qui confesse JESUS-Christ venu dans la chair est de Dieu " (1 Jn 4, 2). C’est là la joyeuse conviction de l’Église dès son commencement, lorsqu’elle chante " le grand mystère de la piété " : " Il a été manifesté dans la chair " (1 Tm 3, 16).





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 05 Jan 2017, 6:54 pm




L'importance de l'incarnation

par Carl McNeally

écrivain invité et auteur

L'idée d'un " dieu " s'impliquant dans les affaires des hommes en venant sur la terre n'est pas nouvelle. Dans la culture grecque, à l'époque du Nouveau Testament, il y eut plusieurs cas où l'on rapportait que " les dieux " s'étaient manifestés en chair et en os.1 Cependant, il n'y a rien, dans les faits ou dans la fiction de l'histoire de l'homme, qui se compare au mystère de l'incarnation de notre Seigneur, JESUS-Christ.

Humainement parlant, personne n'anticipait l'intervention de Dieu dans l'histoire de l'homme par la naissance d'un enfant, né dans une étable. Même le judaïsme ne s'attendait pas à ce que le Messie vienne de cette façon.2 En outre, nous sommes devenus si accoutumés aux narrations bibliques de la naissance de notre Seigneur et aux formules de credo des doctrines impliquées que nous cessons souvent d'apprécier le mystère de l'incarnation.

Si nous voulons vraiment apprécier le mystère de l'incarnation, nous devons d'abord reconnaître l'importance de la venue de notre Seigneur comme Dieu incarné. Évaluons ensemble les raisons pour lesquelles la doctrine de l'incarnation est vitale pour chacun d'entre nous.

La doctrine de l'incarnation devrait être le point central de la célébration chrétienne de Noël.

Il n'est probablement pas nécessaire de vous rappeler que le 25 décembre ne peut guère être considéré comme le jour où notre Seigneur est né. Personne ne connaît vraiment la date exacte de la naissance de notre Seigneur.3 Nous savons toutefois qu'à la fin du quatrième siècle, la naissance du Christ était célébrée le 6 janvier, et que, par la suite, la célébration s'est partagée entre le 6 janvier et le 25 décembre. Dans la Rome antique, la fête des Saturnales fut célébrée pendant sept jours, du 17 au 24 décembre. Cette semaine de festivité était " marquée par l'esprit de divertissement, le don de cadeaux aux enfants et d'autres formes de réjouissance ".4

À travers les siècles, plusieurs éléments des célébrations païennes ont été inclus dans l'observance de Noël. C'est à cause de ces éléments " autres que chrétiens " que le point central de Noël sur l'incarnation a été obscurci. Si nous voulons vraiment entrer dans l'esprit de la célébration de Noël et de l'adoration chrétienne, nous devons alors porter notre attention sur l'événement de l'incarnation, qui est au cœur du message de Noël.

La doctrine de l'incarnation est non seulement négligée par les chrétiens d'aujourd'hui, elle est également attaquée par ceux qui se disent " chrétiens ".

Alors que notre culture est très ouverte envers les " supers héros " qui sont fictifs, il y a une hostilité et une opposition croissantes à la doctrine biblique de l'incarnation de notre Seigneur, JESUS-Christ. Dans l'histoire, il y a eu ceux qui ont cherché à résoudre les difficultés de l'incarnation en sacrifiant soit la divinité du Christ (i.e. les Ébionites), soit son humanité (i.e. les Docétistes). Encore récemment, il y a eu une offen-sive audacieuse menée par un groupe de théologiens dont l'essai a été publié sous le titre The Myth of God Incarnate (Le mythe de Dieu incarné) (S.C.M., 1977).5 En des termes on ne peut plus clairs, l'incarnation est rejetée et est considérée comme un mythe de même que d'autres doctrines fondamentales bibliques de la foi :

Michael Goulder attribue de manière incroyable la croyance en la divinité du Christ à l'influence présumée de Simon le Magicien sur l'Église, de même qu'à l'impact psychologique de l'expérience de Pierre sur la résurrection (mythique !) et ainsi " qu'à la puissance subséquente de l'hystérie au sein de la petite communauté "6.

Mais, en vérité, ce qu'ils semblent faire, du moins lors de ce symposium, c'est d'éloigner l'élément divin de JESUS aussi sûrement qu'ils l'ont déjà fait pour les Écritures. Ils ne renient pas seulement les définitions du Christ de Nicène et de Chalcédoine, mais aussi la vérité de base que ces définitions cherchaient à exprimer dans l'héritage culturel de leur époque, c'est-à-dire que JESUS partageait la nature de Dieu en même temps que notre nature. Ils ne donnent pas une nouvelle interprétation de la traditionnelle christologie : ils l'abandonnent.7

" Le christianisme s'adapte toujours à quelque chose qui peut être cru. " C'est là une présupposition de la part des rédacteurs de cet essai présenté lors de ce symposium; à tel point que c'est cité dans le premier paragraphe du livre. Et on ne peut croire aux miracles. Ceux de JESUS doivent être répudiés parce que les miracles ne se produisent pas : ainsi va le message du film Qui était JESUS ? dirigé par un des coauteurs de The Myth of God Incarnate.8, 9

Une étude de l'incarnation de notre Seigneur est donc, non seulement nécessaire pour observer convenablement Noël, mais aussi pour préserver la pureté de la doctrine bien fondée qui vient d'être attaquée dans ce point.

La doctrine de l'incarnation est souvent le point de départ de ceux qui rejettent la foi chrétienne.

Nous avons déjà mentionné que la doctrine de l'incarnation est au centre de la célébration chrétienne de Noël et que c'est une vérité actuellement contestée. Mais la doctrine de l'incarnation est aussi vitale pour la foi chrétienne parce que d'autres doctrines bibliques tiendront ou tomberont avec elle. La position que les hommes prennent concernant la doctrine de l'incarnation définit souvent la ligne de démarcation qui sépare l'orthodoxie de l'hérésie, les vrais chrétiens et les sectes :

C'est vraiment la pierre d'achoppement du christianisme. C'est ici que les Juifs, les musulmans, les unitariens, les Té-moins de Jéhovah, et plusieurs de ceux qui constatent les difficultés mentionnées plus haut (sur la naissance par une vierge, les miracles, le sacrifice et la résurrection), ont dévié.10

L'unicité de la foi chrétienne est directement reliée aux enseignements bibliques de l'incarnation du Christ :

" La doctrine chrétienne sur l'incarnation est l'une des deux doctrines centrales qui définissent les caractéristiques uniques de la foi chrétienne en Dieu. Le christianisme a en commun avec d'autres religions la croyance en un Dieu infini et transcendant, la source d'existence de ce monde avec toutes ses valeurs. Il reconnaît que, dans toutes les parties du monde, les traditions de croyances et expériences religieuses ont permis aux hommes et aux femmes de jouir de la bénédiction de la vie spirituelle et de la connaissance et de l'amour de Dieu. Mais la doctrine chrétienne de l'incarnation exprime la conviction des chrétiens que ce Dieu s'est fait connaître entièrement, spécifiquement et personnellement, en prenant lui-même notre nature humaine, en venant parmi nous comme un homme particulier, sans d'aucune façon cesser d'être le Dieu éternel et infini ".11





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Sam 28 Jan 2017, 9:40 pm





Incarnation

Une courte définition de l'Incarnation

En JESUS Christ, Dieu a pris "chair", s'est incarné. Il est devenu un homme dans notre histoire : "Le Verbe s'est fait chair, il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire" (Jean 1,14).

Mais, même si le Christ a vu le jour en un lieu et en un temps précis, la venue de Dieu dans la "chair" de l'homme ne tombe pas inopinément sur notre monde. L'Incarnation découle du comportement de Dieu en sa totalité : Dieu est celui qui sort de lui-même pour faire exister l'autre (création), pour l'accompagner sur ses chemins (tout le récit biblique).

La Parole de Dieu prend corps dans les paroles des auteurs de la Bible. La venue du Christ est le couronnement et la révélation de cette présence créatrice de Dieu aux hommes et au monde. Ce que nous appelons l'Incarnation est donc en marche, souterrainement, depuis le commencement du monde.







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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 23 Fév 2017, 8:28 pm






Jean 1

14Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.







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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Dim 12 Mar 2017, 8:55 pm




Jean 1:1-14

Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. Elle était au commencement avec Dieu. Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas accueillie...

C'était la véritable lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a pas connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçue ; mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Lun 03 Avr 2017, 6:27 pm






L'humanité du Christ est le lien d'amour qui nous unit à Dieu. Pour nous donner la vie éternelle, JESUS accepta de se limiter dans une nature humaine affaiblie par le péché. Il est né à notre image afin que nous devenions à son image.



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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Lun 03 Avr 2017, 11:06 pm

RAMOSI a écrit:





Jean 1

14Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père.







L'incarnation de JESUS est bien la confirmation des paroles de Dieu dans Esaïe 35:....

Le désert et le pays aride se réjouiront; La solitude s'égaiera, et fleurira comme un narcisse;

2 Elle se couvrira de fleurs, et tressaillira de joie, Avec chants d'allégresse et cris de triomphe; La gloire du Liban lui sera donnée, La magnificence du Carmel et de Saron. Ils verront la gloire de l'Éternel, la magnificence de notre Dieu.

3 Fortifiez les mains languissantes, Et affermissez les genoux qui chancellent;

4 Dites à ceux qui ont le coeur troublé: Prenez courage, ne craignez point; Voici votre Dieu, la vengeance viendra, La rétribution de Dieu; Il viendra lui-même, et vous sauvera.

5. Alors s'ouvriront les yeux des aveugles, S'ouvriront les oreilles des sourds;
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Dim 09 Avr 2017, 12:04 am

alleluia
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 27 Avr 2017, 7:22 pm





L'incarnation de JESUS Christ

1. Définition

L'incarnation est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain:

La Parole était auprès de Dieu... la Parole était Dieu... la Parole devint chair (Jean 1.1 et Jn 1.14)



2. La réalisation de l'incarnation de JESUS Christ

Elle s'est faite d'une façon miraculeuse et inexplicable par l'intermédiaire de Marie, jeune fille juive, vierge et pieuse.

Et l'ange dit: "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c'est pourquoi aussi le saint être qui naîtra sera appelé Fils de Dieu (Luc 1.35)

Nier ce fait fondamental c'est être animé de l'esprit de l'antichrist (1 Jean 4.2-3)

JESUS est le seul homme sans péché:"Il n'a pas commis le péché" (1 Pierre 2.22)"Il n'a pas connu le péché" (2 Corinthiens 5.21) "Il n'y a point de péché en lui" (1Jean 3.5)



3. L'historicité de l'incarnation de JESUS Christ

JESUS est venu sur la terre "au temps convenable" (Romains 5.6) au moment (Daniel 9.24-26) et au lieu (Michée 5.1) fixés par Dieu lui-même.

Sa naissance eu lieu sous l'empereur romain Auguste (Luc 2.1) en l'an 4 ou 5 avant notre ère.

Des livres profanes d'historiens connus (Tacite et Josèphe) confirment l'historicité de JESUS Christ.



4. Le but de l'incarnation de JESUS Christ

- Pour achever la révélation de Dieu à l'homme: JESUS est la pleine révélation du Père
Personne ne vit jamais Dieu: le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. (Jean 1.18)

- Pour partager la condition humaine - excepté le péché - et ainsi sympathiser à nos infirmités (Hébreux 4.15)

- Pour accomplir l'oeuvre qui nous permet d'être sauvés (2 Corinthiens 5.21)

- Pour faire l'abolition du péché par son sacrifice. ( Hébreux 9.26)



5. La préexistence de JESUS

Dire que JESUS s'est incarné sous-entend sa préexistence. Elle est affirmée dans la Bible:

JESUS Christ est sorti "d'auprès de Dieu","d'auprès du Père", il est "venu de Dieu" (Jean 16.27-30). Il est "descendu du ciel" (Jean 3.13) "où il était auparavant" (Jean 6.62)




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 18 Mai 2017, 6:48 pm




Dieu s’est fait semblable à nous pour nous rendre semblables à lui – François de Sales


Les Chrétiens […] ont eu l’honneur de savoir que l’homme a été fait Dieu et que Dieu s’est fait homme, bien qu’ils ne soient pas capables de comprendre la grandeur du mystère de l’Incarnation et de la très sainte Nativité de Notre-Seigneur, car c’est un mystère caché dans l’obscurité des ténèbres de la nuit ; non pas que le mystère soit ténébreux en soi-même, car Dieu n’est que lumière (Jn 1, 5- 9 ; 1 Jn 1, 5). Mais comme l’on voit que nos yeux ne sont pas capables de regarder la lumière ou la clarté du soleil sans s’obscurcir (de sorte qu’après s’être voulu appliquer à regarder cette lumière nous sommes contraints de les fermer, n’étant pas capables de rien voir pour quelque temps), de même, ce qui nous empêche de comprendre le mystère de la très sainte Nativité de Notre-Seigneur n’est pas qu’il soit ténébreux en soi-même, mais parce qu’il n’est que lumière et clarté. Et notre entendement, qui est l’œil de notre âme, ne le peut regarder longuement sans s’obscurcir, et confesser en s’humiliant qu’il ne peut pénétrer dans le fond de ce mystère, pour comprendre comme Dieu s’est incarné dans le ventre virginal de la très sainte Vierge, et s’est fait homme semblable à nous pour nous rendre semblables à Dieu.




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 18 Mai 2017, 8:48 pm

RAMOSI a écrit:




L'incarnation de JESUS Christ

1. Définition

L'incarnation est l'acte par lequel le Fils de Dieu a revêtu volontairement un corps humain:

La Parole était auprès de Dieu... la Parole était Dieu... la Parole devint chair (Jean 1.1 et Jn 1.14)



2. La réalisation de l'incarnation de JESUS Christ

Elle s'est faite d'une façon miraculeuse et inexplicable par l'intermédiaire de Marie, jeune fille juive, vierge et pieuse.

Et l'ange dit: "L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c'est pourquoi aussi le saint être qui naîtra sera appelé Fils de Dieu (Luc 1.35)

Nier ce fait fondamental c'est être animé de l'esprit de l'antichrist (1 Jean 4.2-3)

JESUS est le seul homme sans péché:"Il n'a pas commis le péché" (1 Pierre 2.22)"Il n'a pas connu le péché" (2 Corinthiens 5.21) "Il n'y a point de péché en lui" (1Jean 3.5)



3. L'historicité de l'incarnation de JESUS Christ

JESUS est venu sur la terre "au temps convenable" (Romains 5.6) au moment (Daniel 9.24-26) et au lieu (Michée 5.1) fixés par Dieu lui-même.

Sa naissance eu lieu sous l'empereur romain Auguste (Luc 2.1) en l'an 4 ou 5 avant notre ère.

Des livres profanes d'historiens connus (Tacite et Josèphe) confirment l'historicité de JESUS Christ.



4. Le but de l'incarnation de JESUS Christ

- Pour achever la révélation de Dieu à l'homme: JESUS est la pleine révélation du Père
Personne ne vit jamais Dieu: le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait connaître. (Jean 1.18)

- Pour partager la condition humaine - excepté le péché - et ainsi sympathiser à nos infirmités (Hébreux 4.15)

- Pour accomplir l'oeuvre qui nous permet d'être sauvés (2 Corinthiens 5.21)

- Pour faire l'abolition du péché par son sacrifice. ( Hébreux 9.26)



5. La préexistence de JESUS

Dire que JESUS s'est incarné sous-entend sa préexistence. Elle est affirmée dans la Bible:

JESUS Christ est sorti "d'auprès de Dieu","d'auprès du Père", il est "venu de Dieu" (Jean 16.27-30). Il est "descendu du ciel" (Jean 3.13) "où il était auparavant" (Jean 6.62)



"Avant qu'Abraham fût, JE SUIS"  ! Jean 8:58 -  αβρααμ γενεσθαι εγω ειμι
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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Sam 10 Juin 2017, 7:43 pm



L’incarnation


Pour beaucoup, la théorie de l’incarnation, c’est tout simplement que JESUS est Dieu, comme si le Dieu transcendant descendait sur Terre sous la forme de JESUS Christ. Mais depuis les premiers siècles de notre ère, on a vu que les choses étaient bien plus compliquées.

Dire, en effet : « JESUS est Dieu » est simple, mais très problématique. Dieu ne porte pas des sandales, Dieu ne peut pas mourir sur une croix, et encore moins se dire à lui-même : « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ». Il y a dans l’Évangile de nombreux passages montrant que Dieu et JESUS ne sont pas la même personne : ainsi la prière de JESUS à Getsémané : « Non pas ma volonté mais la tienne »...

Les théories plus ou moins subtiles ont alors foisonné pour essayer de dire de quelle manière Dieu pouvait être présent en JESUS Christ. Certaines imaginant que Dieu n’a en JESUS qu’une apparence humaine, JESUS n’étant pas vraiment un homme, d’autres que JESUS est bien un humain, mais que c’est Dieu qui prend la place de sa pensée et de son âme... Aucune bien sûr n’est vraiment satisfaisante et chacune mène au même problème qui est de perdre la pleine humanité du Christ.

Tout cela vient d’un verset de l’évangile de Jean (cette notion d’incarnation étant absente des trois premiers évangiles) : « Et la Parole (de Dieu... qui est Dieu) s’est faite chair. » (Jn 1,13).

Mais comme on l’a vu depuis le Moyen Âge, ce verset pose problème : Dieu étant l’absolu, par définition, il ne peut pas « devenir » quoi que ce soit. Il faut donc comprendre qu’en JESUS, Dieu se rend présent sans pour autant que l’on puisse identifier l’un à l’autre.

Que Dieu se rende présent en JESUS-Christ n’est pas problématique : Dieu est, de toute manière, un peu présent en chacun de nous, en JESUS il peut l’être plus qu’en quiconque. L’affirmation de la divinité du Christ peut être de dire simplement qu’en lui, Dieu est pleinement présent.

Là est l’importance du mot « incarnation ». L’Évangile ne dit pas brutalement que JESUS est Dieu, mais qu’il est l’incarnation de Dieu, ou tout au moins de sa Parole, puisque Dieu est sa propre parole créatrice. Dire que JESUS incarne la Parole de Dieu signifie qu’il n’est pas en lui-même cette Parole, mais que celle-ci se trouve pleinement présente en lui. En lui, on peut ainsi entendre et voir cette Parole en ce que s’il parle, c’est en conformité avec la Parole, et s’il agit, il agit dans le sens de cette Parole.

D’ailleurs, couramment nous utilisons le mot d’« incarnation » relativement à une idée, une idéologie, un discours ; nous pouvons dire, par exemple : Gandhi est l’incarnation de la non-violence, Hitler a incarné le Nazisme, ou l’antisémitisme, etc. Et si l’on peut dire de quelqu’un qu’« il est la bonté même », on peut comprendre que l’on dise, de la même manière, que « JESUS est Dieu-même ». Il n’y a pas besoin pour ça d’imaginer que JESUS soit une sorte d’ectoplasme, réincarnation d’une âme pré-existante qui serait Dieu sans être Dieu.

Cependant, il est vrai qu’il y a deux manières de concevoir l’incarnation. JESUS est comme le point de rencontre entre le divin et l’humain. Mais ce point, on peut le penser à partir du haut, ou à partir du bas. Les tenants d’une christologie plutôt divine conçoivent l’incarnation comme un mouvement venant d’en haut : en Christ, c’est Dieu qui descend vers nous. Les tenants d’une christologie plus humaine voient l’incarnation dans l’autre sens, comme un mouvement ascendant : JESUS est un homme qui a su incarner Dieu ou sa Parole. Les uns et les autres forment les deux camps qui depuis des millénaires s’excluent mutuellement. Mais sans doute faut-il garder les deux aspects qui ont chacun leur importance.





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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Sam 01 Juil 2017, 6:37 pm



Notre-Dame du Laus,


lundi 12 août

Quand Dieu prend corps : le mystère de l’incarnation
Partie 1
Par : le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire


Deuxième des quatre enseignements de la session estivale des familles (du 9 au 15 août 2013), sur le thème "Rendez gloire à Dieu dans votre corps", par le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire.

Le témoignage le plus grandiose de la grandeur du corps humain, c’est à Noël que nous le recevons : la deuxième personne de la Sainte Trinité, le Fils éternel du Père prend chair. Et s’il revêt un corps, ce n’est pas pour en révéler la laideur ; c’est, au contraire, pour en magnifier la splendeur. C’est ce que je vous propose d’approfondir dans cette méditation.

I – Qu’est-ce que l’Incarnation ?

1 « Le Verbe s’est fait chair »

Incarnation : Le terme grec, dans lequel le concept s’est bibliquement développé (puisque les Evangiles ont été écrits dans cette langue), a pour nous une consonance un peu « politique » : sarkosis ! Du terme : sarx, la chair non pas au sens de la matière « viande », mais au sens de l’homme corps et âme.

Quand saint Jean révèle, au début de son Evangile, que « le Verbe s’est fait chair » (Jean 1, 14), il ne dit pas que le Verbe entre dans la chair comme l’âme est dans le corps. Mais il dit que la deuxième personne de la Trinité se fait homme, corps et âme.

Le Fils éternel a donc tout pris de l’être humain : il n’a pas revêtu un corps comme une sorte de manteau extérieur. Il a "pris" corps, avec tout ce que cela implique :

- d’intériorité,

- de relations avec les autres,

- de capacité à venir nous toucher physiquement,

- de capacité aussi à s’insérer dans l’ensemble de la réalité créée,

- de compassion avec toutes les douleurs du corps,

- de respect des actes les plus simples de la vie du corps (comme le manger, le dormir, et tous les autres besoins physiologiques).

C’est tout cela que JESUS a totalement assumé quand il a pris chair.

Pour bien saisir la profonde élévation de dignité que reçoit alors le corps humain quand le Verbe s’incarne, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’une sorte d’échange de sa divinité contre notre humanité. Le Fils éternel ne devient pas moins Dieu, ou plus Dieu du tout, quand il se fait homme.

Certes, Saint Paul dit, dans l’hymne aux Philippiens : « Le Christ JESUS, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur » (Phil 2, 6-7). Le fait de « ne pas retenir » veut dire le renoncement aux « caractéristiques » de sa nature divine, parmi lesquelles l’omniscience et la toute puissance, que le Fils unique du Père retient en lui. Mais il ne s’agit pas d’un abandon de sa divinité, ce ne s’est de toute façon pas possible.

Le même saint Paul, dans l’épître aux Colossiens, dira d’ailleurs du Christ : « en lui, dans son propre corps, habite la plénitude de la divinité » (Col 2, 9). Il est vrai Dieu et vrai homme, non pas deux êtres en un seul, mais deux natures en une seule personne. La divinité du Christ n’a pas été convertie en chair ; mais l’humanité a été assumée par sa divinité.

Dans le langage théologique, on parle d’union hypostatique, c’est-à-dire l’union dans la seule personne indivisible du Christ, de deux natures : la nature divine et la nature humaine.

1.2 L’incarnation : premier scandale, première folie

Je quitte maintenant la théologie, pour aborder l’incarnation sous un angle davantage spirituel.

On connaît ces paroles de saint Paul au sujet de la mort du Christ en croix : « Alors que les Juifs réclament les signes du Messie, et que le monde grec recherche une sagesse, nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les peuples païens » (1 Co 1, 22-23).

La mort du Christ en croix est en fait la deuxième folie ; car une première l’a précédée, c’est la folie de l’Incarnation ! On parle plus volontiers d’un paradoxe, qui n’est d’ailleurs pas nié dans toutes les belles méditations sur Noël que nous offrent, notamment, les Pères de l’Eglise : celui que rien ne peut contenir s’abrège pour naître dans le corps de Marie ; l’infini choisi de devenir fini.

Le philosophe Søren Kierkegaard (1813-1855) parle du Christ comme du “Paradoxe absolu”. Le paradoxe n’est pas ce qui est contre la raison, mais ce qui est au-dessus (ou au-delà) d’elle. Et sans doute faut-il, pour entrer dans le mystère de Dieu, accepter d’abord que le paradoxe ne soit pas un obstacle, mais au contraire une lumière pour percevoir ce mystère. Car, d’abord, le premier paradoxe, c’est que l’être humain fini cherche à comprendre le Dieu infini. Toute démarche de foi se fait donc, non pas dans une négation de la raison, mais dans l’intégration du paradoxe comme une approche essentielle pour comprendre Dieu.

Alors, s’appuyant sur le paradoxe du Dieu infini qui se fait tellement petit dans l’enfant JESUS, nous pouvons dire que, d’une certaine manière, dans l’Incarnation, Dieu a usurpé – ou « dépassé », c’est sans doute plus positif - une règle qu’il avait lui-même fixée : celle de la distance infranchissable entre l’Incréé (Dieu lui-même) et le créé (tout le reste).

Dans cette logique de paradoxe, j’aime beaucoup la manière de voir le mystère de l’incarnation qu’a Paul Claudel. Dans un passage de son oeuvre, Un poète regarde la croix, il prend JESUS au mot de ce qu’il révèle en présentant sa venue comme celle d’un voleur. Claudel écrit alors : « Voler […], c’est s’attribuer à soi-même ce qui existait pour un autre. Or, qu’y a-t-il de moins fait […] pour l’infini que le fini, pour le divin que l’homme relatif, infirme, mortel et animal ? Quand Dieu, donc, s’est emparé de la forme humaine, […] il a commis un abus intolérable […]. C’est pourquoi il a mérité le titre de voleur, qu’il s’est à lui-même officiellement attribué ».

En effet, le Christ se présente comme un voleur dans cette parabole de l’évangile selon saint Matthieu (24, 42-44) : « Veillez donc, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra ».

Il faut bien entendu nuancer, car le Christ se distinguera aussi des voleurs : « Ceux qui sont intervenus avant moi sont tous des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra aller et venir, et il trouvera un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger et détruire. Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10, 8-10).

Quoi qu’il en soit, l’Incarnation a vraiment quelque chose de choquant ; et nous savons que beaucoup ne peuvent pas admettre ce mystère, chez les Musulmans notamment, mais dans bien d’autres religions et chez les athées. Il y a quelque chose d’insupportable pour beaucoup à envisager que Dieu s’incarne ; mais quand on accueille le paradoxe, quand on plonge dans le mystère, l’Incarnation nous entraine dans tout un bouleversement ontologique.


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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Sam 22 Juil 2017, 6:33 pm



II – L’Incarnation, restauration du corps

2.1 Guérir ce qui a été blessé

Si Dieu a voulu cette folie de l’Incarnation, c’est qu’il y avait un enjeu phénoménal : le salut de l’humanité. L’Incarnation vient ainsi apporter le salut éternel par la mort et la résurrection du Christ, et restaurer le corps dans sa totale dignité. Il vient guérir ce qui a été blessé.

Tous les soins apportés par JESUS aux corps de ceux qu’il guérit sont autant de « signes » de la dignité nouvelle du corps humain. Saint Jean préfère d’ailleurs le terme de « signe » à celui de « miracle », pour insister qu’il s’agit bien de renvoyer à une réalité plus haute, celle de la restauration par le Sauveur du monde de la totalité de la création, donc aussi de nos corps blessés).

Mais, plus encore qu’une restauration, c’est une élévation de la dignité du corps humain que nous apportent l’incarnation et la rédemption, comme nous le reconnaissons au jour de l’Ascension, où le Christ monte au Ciel avec son corps de ressuscité. C’est avec son corps qu’il est dans la gloire ; c’est avec notre corps que nous ressusciterons.

Dans la constitution Gaudium et Spes du Concile Vatican II, nous lisons ces belles paroles : « "Image du Dieu invisible" (Col 1, 15), [le Christ] est l’homme parfait, qui a restauré dans la descendance d’Adam la ressemblance divine, altérée dès le premier péché. Parce qu’en lui, la nature humaine a été assumée, non absorbée, par le fait même, cette nature a été élevée en nous aussi à une dignité sans égale » (GS 22 §2). Le Pape Jean-Paul II reprend cette idée en précisant que, par l’incarnation, le Verbe imprime « dans le corps humain – dans le corps de chaque homme et de chaque femme – une dignité nouvelle »[1]. Alors que le péché nous abaisse, l’incarnation du Christ nous élève formidablement.

2.2 - Dieu vient nous toucher par son corps

Dans le mystère de l’incarnation, nous reconnaissons également que Dieu vient toucher nos corps meurtris. S’il a pris corps, c’est pour permettre ce contact corps à corps. Premier contact : avec le corps de Marie immaculée, puis avec ses bras maternels, ceux de Joseph, ceux de la paille, ceux des bergers et des mages qui ont dû le prendre dans ses bras. Dieu se laisse toucher.

Pour le dire de manière amusante, on entend souvent l’exclamation, devant un bébé : « comme il est touchant, ce petit ! » Oui, dans l’enfant JESUS, Dieu est touchant : non seulement touchant au sens d’attendrissant ; mais aussi touchant parce qu’il vient au plus proche de nous, pour nous toucher.

Le toucher du corps est ainsi élevé à une dignité formidable. Et sans doute avons-nous encore besoin, dans la vie chrétienne, d’approfondir la valeur du toucher, comme le Christ a touché nos fragilités et nos souffrances.

On peut citer quelques exemples significatifs :

L’aveugle de Bethsaïde : « JESUS et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. JESUS prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains » (Marc 8, 22-23).

Le sourd-muet : « On lui amène un sourd-muet, et on le prie de poser la main sur lui. JESUS l'emmena à l'écart, loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles, et, prenant de la salive, lui toucha la langue. Puis, les yeux levés au ciel, il soupira et lui dit : "Effata !", c'est-à-dire : "Ouvre-toi !" Ses oreilles s'ouvrirent ; aussitôt sa langue se délia, et il parlait correctement » (Marc 7, 32-35).

Le Verbe a pris chair pour nous toucher, mais aussi – et c’est peut-être encore plus grandiose – pour que nous puissions le toucher.

Toute la révélation vétérotestamentaire atteste d’un Dieu voulant faire alliance avec son peuple, et ne ménageant rien pour cela, mais un Dieu qui reste inaccessible : impossible de le voir sans mourir, impossible évidemment de le toucher car il est un pur esprit, impossible même de prononcer son nom (il est « YHWH », le nom imprononçable du Dieu inaccessible).

Mais, dans la personne de JESUS-Christ, Dieu devient « touchable », et le peuple ne manquera pas de vouloir le toucher. Ainsi, la femme malade depuis de longues années se dit : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée » (Mt 9, 21). Et dans quantité d’autres guérisons : « Ils le suppliaient de leur laisser seulement toucher la frange de son manteau, et tous ceux qui la touchèrent furent sauvés » (Mt 14, 36) « il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher » (Mc 3, 10).

Même quand il ne s’agit pas de malades, par exemple des enfants : « On présentait à JESUS des enfants pour les lui faire toucher ; mais les disciples les écartèrent vivement » (Mc 10, 13).

Voyez à quel point le sens du toucher est fondamental dans l’agir du Christ : le Fils eternel a pris corps pour permettre ce contact, qui apaise, qui guérit, qui sauve. Les sacrements sont d’ailleurs des prolongements directs de l’agir du Christ ; ils sont éminemment tactiles, corporels. Ils font intervenir le toucher : quand le prêtre verse l’eau sur l’enfant à baptiser, quand il impose les mains, quand il prend le corps du Christ, quand il marque d’huile le catéchumène, le confirmand ou l’ordinand.

Le message du Laus insiste sur cette réalité, notamment à travers l’huile de la lampe du tabernacle, qui nécessite de se toucher, ou de toucher un proche, pour faire l’onction. La Vierge Marie avait annoncé à Benoîte que l’huile de la lampe, si on s’en appliquait avec foi et en ayant recours à son intercession, on serait guéri[2].

Depuis lors, des dizaines de témoignages chaque année confirment l’accomplissement de la promesse mariale. Dans les Manuscrits du Laus, Pierre Gaillard rapporte toutes les guérisons dont il a été témoin. Aujourd’hui encore, des pèlerins témoignent des grâces de guérison dont ils sont bénéficiaires, d’autres préfèrent pudiquement les taire, mais elles sont bien là.

Cette huile par laquelle la promesse mariale s’accomplit n’est pas n’importe quelle huile : elle est celle de la lampe du tabernacle, laquelle nous montre la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie. L’efficacité de cette huile ne tient donc pas à sa matière (c’est une huile des plus ordinaires) mais à son rapport à l’Eucharistie : c’est le corps eucharistique du Christ qui rejoint nos corps meurtris, malades, et qui les relève jusqu’au grand relèvement éternel.

Ce signe de l’huile permet ainsi d’approfondir le lien entre nos corps physiques et le corps eucharistique du Christ. Elle nous dit à quel point le Seigneur veut nous faire du bien par l’Eucharistie. D’ailleurs, l’huile ne s’applique pas avec violence, elle s’appose telle une caresse. Il est nécessaire de la prendre délicatement pour se l’appliquer sur un bras endolori ou un cou meurtri. C’est avec autant de douceur – voire, davantage encore – qu’on l’applique à une autre personne. Comme une caresse du Seigneur, comme une tendresse de Marie sur nos corps meurtris, l’huile de la lampe nous redit la dignité de tout corps humain, fut-il vieillissant ou malade. Le corps n’est ni notre ennemi, ni une marchandise : il est l’espace de la caresse divine, comme il peut aussi être l’espace de la caresse d’un amour humain.

La dignité du corps humain se révèle dont au plus haut point quand Dieu prend chair, se laisse toucher et vient nous toucher. L’incarnation opère une réunification de tout notre être, que saint Paul exprime de manière ramassée : « Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle : l'être ancien a disparu, un être nouveau est là » (2 Co 5, 17).



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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Dim 20 Aoû 2017, 7:38 pm




2.3 - Le mystère pascal : quand notre réalité corporelle devient éternelle

Nous ne pouvons donc pas penser la nouveauté de la réalité corporelle dans le Christ qu’à partir de l’Incarnation, mais de l’incarnation accueillie avec sa finalité : le salut. Le Messie n’est pas venu pour « faire comme nous », il est venu pour nous sauver et nous ouvrir la porte de la vie éternelle. Il s’agit donc pour nous de penser le corps à partir d’une réalité nouvelle, celle du mystère pascal.

Cette réalité de notre vocation éternelle nous permet notamment :

- D’éviter de confondre salut et santé, sans nier l’importance de la santé, mais en l’orientant vers la perspective du salut.

- De choisir, à l’image du Christ en croix, de répondre à son appel à marcher sur ses pas, en choisissant la logique du don jusque dans la manière de considérer notre corps et de répondre aux désirs du corps. JESUS n’a pas pris un corps pour en profiter, pour en user, même s’il a apprécié les bonnes choses de la vie comme les repas ou le bon vin. Mais il a livré son corps. C’est là qu’il donne la mission suprême du corps.

- D’avoir véritablement conscience de l’alliance éternelle que nous sommes appelés à vivre avec le Seigneur à travers nos corps. JESUS n’a pas emprunté un corps pour quelques années ; c’est avec ce même corps qu’il est ressuscité et qu’il est monté au Ciel (c’est ce que nous célébrons dans le mystère de l’Ascension). Ce même corps avec lequel il est venu s’unir à nous, il l’a gardé pour s’unir toujours à nous. Il reste uni à nous au quotidien, comme nous le manifestons et le renouvelons par la communion eucharistique. Et c’est pourquoi le corps du Christ est vraiment le premier lieu de guérison du corps, particulièrement des sexualités perturbées. Sans doute le respect véritable pour le corps humain n’est-il possible en plénitude que par une vénération profonde du corps de JESUS-Christ : l’Adoration du Saint-Sacrement est un lieu essentiel de respect du corps. Nous y contemplons avec nos corps, avec nos yeux de chair, celui que nous contemplerons avec nos corps de gloire dans l’éternité.

- Par conséquent, la véritable réconciliation avec le corps se trouve ici : nous n’habitons véritablement nos propres corps qu’en habitant le corps de JESUS : « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2,20) et nous ne rencontrons vraiment JESUS qu’en étant nous-mêmes dans un juste rapport à notre corps et aux corps des autres.






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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Ven 22 Sep 2017, 7:49 pm



Conclusion

Avec l’incarnation du Verbe, il n’y a plus de doute : Dieu est l’allié du corps, Dieu aime nos corps. Puisque le Seigneur a rejoint nos corps, ceux-ci sont devenus le premier espace pour accueillir Dieu. Le corps humain est le lieu de la communion de l’âme avec Dieu : les anges peuvent adorer Dieu, mais puisqu’ils sont dépourvus de corps, ils ne peuvent pas se laisser habiter par lui. Seul l’être humain peut faire de son corps l’espace de la rencontre avec Dieu.

Il nous arrive parfois d’expérimenter dans la prière ou dans le partage de certaines joies, cette capacité de notre corps à être spiritualisé, totalement en communion avec la totalité de notre être et avec Dieu. Au cours d’une prière, dans une relation d’amour, dans une émotion artistique, nous expérimentons une véritable unité du corps et de l’esprit, qui annonce de manière partielle mais bien réelle la condition céleste à laquelle nous sommes appelés.

Nous attendons ainsi la résurrection comme l’achèvement de notre communion avec Dieu, qui ne concerne pas seulement une partie de notre être, notre âme, mais tout notre être, avec un corps appelé alors « glorieux ».

Je conclue l’enseignement de ce jour, en cette année anniversaire du Concile Vatican II, par une citation de la constitution Gaudium et Spes qui tire une conséquence essentiel de notre foi en l’incarnation et en la rédemption : « Appuyée sur cette foi, l’Église peut soustraire la dignité de la nature humaine à toutes les fluctuations des opinions qui, par exemple, rabaissent exagérément le corps humain, ou au contraire l’exaltent sans mesure » (GS 41 §2).




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MessageSujet: Re: L'incarnation de JESUS CHRIST   Jeu 12 Oct 2017, 10:31 pm






L’incarnation   (partie 1)

Gérald BRAY*

La Parole de Dieu qui est devenue chair en JESUS-Christ est aussi devenue papier et encre dans les paroles de la Bible. Les Saintes Ecritures sont la voix de Dieu pour l’Eglise, la Parole faite Ecriture. En tant que chrétiens, nous devons comprendre que la Bible a la même fonction pour nous que le corps incarné du Fils de Dieu pour les disciples.

La doctrine de l’incarnation appartient au noyau central de l’enseignement chrétien. C’est l’un des éléments du précieux capital doctrinal qui façonne notre vie chrétienne et, au-delà d’elle, témoigne des vérités immuables de l’Evangile dans notre société sécularisée. Noël, la fête de l’incarnation par excellence, est la fête la plus appréciée de l’année, qui, grâce à l’action commerciale, a même atteint des pays non chrétiens, comme le Japon. Au niveau théologique, tous les livres consacrés à JESUS de Nazareth nous rappellent l’importance de cette doctrine dans le débat contemporain.

Entre la prise en compte d’une fête chrétienne par le monde sécularisé et la réduction de l’incarnation à l’état de mythe, comme le fait la critique selon Bultmann, se trouvent de nombreux appels à axer davantage la foi sur l’incarnation. L’Evangile social du « libéralisme » des années 20 se prolonge, aujourd’hui, dans un Evangile « horizontal », humaniste et politique.

La doctrine de l’incarnation, plus peut-être que toute autre doctrine, devrait faire l’objet d’une réflexion dans tous les compartiments de la vie de l’Eglise. Dans la Bible, elle est évoquée indirectement dans les évangiles de Matthieu et de Luc; il en est question aussi dans plusieurs épîtres de Paul (Philippiens 2:5-11, Colossiens), dans l’épître aux Hébreux, sans oublier plusieurs autres passages. Pourtant, depuis l’époque de l’Eglise primitive jusqu’à aujourd’hui, l’attention se focalise sur le fameux prologue du quatrième évangile, en Jean 1:14: la Parole s’est faite chair. Le propos de Jean, à la fois direct et obscur, nous interpelle et nous intrigue. Que peut-il signifier, en affirmant que la Parole, essentiellement immatérielle, est devenue chair? Le texte ne se prêtant guère à une interprétation allégorique ou typologique, quel pourrait bien en être le sens littéral?

La nécessité de procéder prudemment est d’autant plus grande si nous nous souvenons que les controverses christologiques des premiers siècles – qui ont abouti à la définition célèbre mais largement critiquée depuis le Concile de Chalcédoine (en 451) – constituent, pour une grande part, une tentative d’explication correcte de ce verset. Athanase (296-373) le considère comme la clé de la christologie, et les générations suivantes le considèrent comme la source inattaquable de l’orthodoxie. Tout un système théologique a été construit sur la polarité de la Parole et de la chair, lequel, à quelques détails près destinés à la clarifier, demeure la pierre de touche de la saine doctrine encore de nos jours.

La large reconnaissance dont cette doctrine a fait l’objet a été rendue évidente récemment par la violence des réactions suscitées par l’affirmation que l’incarnation ne serait qu’un « mythe ». La controverse a révélé combien le dogme orthodoxe de l’incarnation a de profondes racines, même aujourd’hui. Mais elle a également montré que, pour de nombreux croyants, la foi en l’incarnation est plus souvent passive qu’active, plus traditionnelle que vitale. Certes, s’attaquer à la doctrine de l’incarnation est un sacrilège, mais la défendre de manière cohérente et adéquate est une tâche qui dépasse les possibilités de la plupart des gens (et, il faut le dire, ne les intéresse pas). Comme pour bon nombre de repères familiers de la foi, on reconnaît intuitivement l’importance de cette doctrine sans en comprendre pleinement le sens. Ce que Christ a fait (sur la croix) a plus de valeur dans l’immédiat que ce qu’il était.

Il est toujours plus facile de raconter une histoire que d’expliquer un concept, et l’incarnation en a été l’une des premières illustrations. A Noël, comme cette doctrine peut difficilement être évitée, la prédication cède souvent la place à des sketch joués par les élèves de l’école biblique; d’ailleurs, les personnes qui sont sur les bancs, en cette occasion, ne désirent pas être tirées de leur sentimentalité de circonstance et invitées à une réflexion sérieuse. L’incarnation se trouve étouffée par un bon vouloir pieux, et l’Eglise elle-même permet que ses fondements doctrinaux soient minés par un folklore ignorant.

Certes, il n’est jamais facile de résister aux tendances du jour, mais il faut pourtant essayer. Dans le livre de prières couramment utilisé dans les églises anglicanes, les lectures pour le jour de Noël sont Hébreux 1 et Jean 1, ce qui rappelle clairement que l’événement célébré a son origine non dans une étable à Bethléhem, mais dans le plan éternel de Dieu, révélé maintenant en Christ, la plénitude de la Apocalypse divine faite aux hommes. Nous n’avons pas affaire, ici, à un accident, ou à un événement simplement extraordinaire. L’incarnation du Christ revêt une très profonde signification spirituelle et historique. Dieu qui, « à plusieurs reprises et de plusieurs manières », a parlé aux anciens par ses prophètes, nous a parlé par son Fils, « en ces jours qui sont les derniers »! La venue du Christ est le début du dernier acte de l’oeuvre divine de salut. « Les derniers jours » sont arrivés, signalés non par la menace de la destruction nucléaire, mais par la naissance de JESUS-Christ, le Fils de Dieu! La terreur du jugement et la promesse de rédemption se rejoignent dans la dernière Apocalypse de Dieu à son peuple.

Quand Dieu a choisi de s’incarner, nous remarquons qu’il l’a fait en tant que Parole. On a beaucoup écrit sur le Logos de Dieu, et l’on sait que ce mot grec signifie esprit, pensée et raison plutôt que parole (qui se dit lexis en grec). Mais, quelle que soit la traduction adoptée, il est impossible d’évacuer le fait que le Logos représente une réalité intellectuelle plutôt abstraite. De nombreux chercheurs l’ont mis en parallèle avec les concepts platoniciens ou stoïciens de l’Esprit suprême, et ceci a conduit à l’accusation que le début de Jean et la doctrine de l’incarnation seraient, tous les deux, des exemples de l’influence grecque sur la piété chrétienne. Il n’est pas nécessaire d’examiner en détail chaque argument; il suffit de relever que ce qui est arrivé au Logos, à savoir qu’il est devenu chair, écarte toute possibilité d’une quelconque influence de la philosophie grecque.

C’est un axiome fondamental de toute école philosophique grecque que le spirituel et le matériel ne peuvent, en aucun cas, se confondre. Même le stoïcisme, qui soutient que l’esprit est une forme hautement raffinée de la matière, ne peut s’accommoder d’un tel changement. De toute façon, la philosophie grecque « fonctionne » essentiellement en termes de nature(s), ce qui implique que, pour que le Logos devienne « chair », l’essence divine soit chimiquement transformée en chair humaine. Une telle transformation, même si elle était possible, signifierait que le Logos cesse d’exister en tant qu’entité distincte, de même qu’une chenille est détruite en se transformant en papillon. Si un tel changement s’était produit dans le Logos, il aurait été impossible de « contempler sa gloire », comme le texte dit que les disciples l’ont fait. Il n’y a donc aucune raison de supposer que le texte reflète une quelconque influence philosophique.

En fait, comme les Pères de l’Eglise l’ont bien compris, l’incarnation ne peut pas être expliquée seulement en termes de nature. En Christ se trouvent deux natures, comme l’affirme la définition de Chalcédoine, et celles-ci n’ont entre elles « ni confusion, ni transformation ». Chacune des deux natures, la divine et l’humaine, conserve intactes ses propriétés particulières, sans que l’une n’altère l’autre. L’union des deux, et donc le « a été fait » de Jean 1:14, ne peut être comprise qu’en termes de personne. La Parole n’est pas une chose, mais le Fils de Dieu, la deuxième personne de la Trinité. En devenant chair, cette personne a pris sur elle une nature humaine, non pas en abandonnant sa divinité, chose impossible, mais en y ajoutant une deuxième nature. Pour reprendre les paroles du Symbole d’Athanase:

Bien qu’il soit Dieu et homme, il n’y a pas cependant deux Christ, mais un Christ;

un, non parce que la divinité a passé dans la chair, mais parce que l’humanité a été assumée en Dieu: un absolument, non pas un mélange de substance, mais l’unité de personne.


* G. Bray est professeur d’histoire de l’Eglise à la Samford University (Birmingham, Alabama, Etats-Unis). Il est l’auteur de The Doctrine of God (Leicester: IVP, 1993) et, plus récemment, d’un ouvrage magistral, Biblical Interpretation Past and Present (Leicester: Apollos, 1996). Ce texte a été traduit de Evangel, la revue de Rutherford House (Edimbourg, printemps 1989), par Alison Wells.





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L'incarnation de JESUS CHRIST

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