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 Récits Bibliques

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RAMOSI
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MessageSujet: Récits Bibliques   Mar 15 Déc 2015, 6:34 pm








Le père Philippe LEFEBVRE revient sur l'épisode biblique de Job, un homme qui a traversé de multiples épreuves tout au long de sa vie. Il s'adresse souvent à Dieu et le questionne sur l'injustice dont il est victime. Ses amis pensent qu'il a pêché pour connaître autant de malheurs. Job résiste et poursuit son dialogue avec Dieu.




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mick
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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mer 16 Déc 2015, 2:04 am

amen2 c'est encouragent Ramosi, merci
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HOSANNA
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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mer 16 Déc 2015, 9:22 am

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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 18 Déc 2015, 7:52 pm







Le livre de Judith, écrit au IIe siècle avant JC, raconte la conquête de la Judée par Holopherne, un des généraux du roi de Babylone Nabuchodonosor. La ville de Béthulie est assiégée et les anciens de la ville posent un ultimatum à Dieu « Seigneur, si dans 5 jours tu n’as pas fait un miracle, nous nous rendons aux ennemis. » Judith leur répond qu’on ne peut pas traiter Dieu comme cela et qu’elle a un plan. Elle séduit Holopherne et le décapite. L’armée privée de son chef est en déroute et Jérusalem sauve.



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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 01 Jan 2016, 8:58 pm







Dans le livre de Ruth, Noémie épouse Emmelek à Bethléem. Le couple a deux fils. C’est la famine et ils partent en exil à Moab. Les fils de Noémie se marient avec des filles de Moab. Le père et les fils meurent, Noémie se retrouve seule avec ses deux belles filles et décide de retourner à Bethléem. Ruth sa belle-fille restée avec elle doit glaner dans les champs : elle rencontre Booz, le cousin éloigné de Noémie. Ruth est jeune, pauvre, étrangère et Booz est vieillissant, riche, israélite. Mais Ruth n’est pas étrangère à Dieu, ni à la logique de la vie. Ruth et Booz engendre un fils, le grand-père de David. Dans la Bible, des histoires un peu chaotiques aboutissent à un chemin de vie qui met sur le chemin du Messie.





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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mar 12 Jan 2016, 7:16 pm







Quels récits trouve-t-on dans la Bible qui illustrent les relations père-fils ? La bibliste Marie-Noëlle Thabut nous en présente deux : celui de David et son fils Absalom dans l'Ancien testament et celui du Fils prodigue dans le Nouveau.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Jeu 28 Jan 2016, 7:19 pm








Marie-Noëlle Thabut raconte l'histoire de naissances miraculeuses dans la Bible : celle de Samuel ( « Dieu a entendu ») car Anne a continué de prier pour avoir un fils et celle de Jean-Baptiste ( « Dieu a fait grâce ») car ses parents, Zacharie et Elisabeth étaient âgés.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Dim 07 Fév 2016, 7:16 pm








Marie-Noëlle Thabut raconte l'histoire de Moïse et de David. Tous les deux ont été choisis par Dieu pour qu'ils poursuivent son projet au service de son Peuple.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Jeu 18 Fév 2016, 8:17 pm







A la fin du 6e siècle avant JESUS-Christ, le peuple d'Israël revient en Israël après l'Exil. Si le temps de crise a été difficile celui de la sortie l'est aussi. Pendant cette période, le prophète Aggée se détache : pour faire redémarrer la vie commune, il propose de reconstruire le Temple modestement. Mais faut-il un Temple fixe ou mobile ?




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 04 Mar 2016, 9:04 pm







L'histoire du prophète Elie et de son disciple Elisée, qui ont tous deux ressuscités de jeunes fils, fait écho à celle de JESUS-Christ. Quand il ressuscite, il est un maître qui rend capable ses disciples d'entrer dans le domaine de la résurrection.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mer 16 Mar 2016, 9:30 pm








Pourquoi Dieu ne parle-t-il pas directement aux hommes ? Qui sont les messagers qu'Il envoie ? Quelles sont leurs missions ?




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Sam 02 Avr 2016, 7:04 pm








L'entourage du roi Darius jalouse Daniel, un juif qui réussit et le fait condamner au prétexte qu'il ne prie pas le roi. Jeté dans la fosse aux lions pour sa fidélité à Dieu, Daniel échappe pourtant à la mort. Une histoire dont Dieu va se servir pour confondre les grands de ce monde et montrer qu'il a toujours le dernier mot.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Sam 16 Avr 2016, 7:49 pm








La lutte de Jacob est un passage énigmatique de la Genèse. Qui se cache derrière ce mystérieux agresseur ? Un ange, un homme, Dieu ? Et pourquoi ce combat ?




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Lun 09 Mai 2016, 9:47 pm







Moïse a-t-il vu Dieu quand il lui a donné les Tables de la Loi ? Pourquoi est-il représenté avec un halo de lumière autour de son visage ou des cornes sur la tête ? Ne serait-ce pas qu'à fréquenter Dieu, l'homme se mette à lui ressembler et qu'au contraire de saint Thomas, il n'y ait pas besoin de preuves tangibles pour y croire ?




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 27 Mai 2016, 7:32 pm






Dans ces quelques versets très engagés, le prophète Isaïe dénonce les possédants qui évincent les pauvres de la société. Les "sans-voix", ceux qu'on ne voit pas, sont à l'image de Dieu dont les riches se désintéressent. JESUS renverse la situation en annonçant qu'au Royaume de Dieu les pauvres seront les premiers. Une méditation qui fait écho à notre époque en crise.





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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Jeu 16 Juin 2016, 6:44 pm







Moïse envoie 12 explorateurs, un par tribu, en reconnaissance de la Terre Promise. Parmi eux, se distinguent Caleb et Josué qui malgré les obstacles et les peurs ont confiance dans le projet de Dieu pour son peuple.





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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Dim 03 Juil 2016, 6:29 pm








Après avoir fait sortir son peuple d'Egypte, Moïse le conduit dans le désert. Mais il n'a pas la tâche facile car son peuple râle souvent. Découragé, Moïse demande à Dieu de le tuer. Dieu entend la détresse de Moïse et lui demande de réunir 70 Anciens pour l'aider à gérer son peuple.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Dim 31 Juil 2016, 6:31 pm







Au 6e siècle avant J.-C., l'empereur Nabuchodonosor fait construire une statue en or et demande à tous ses sujets de se prosterner pour l'adorer. Seuls, trois jeunes Juifs s'y refusent. Ils échappent au châtiment par la grâce de Dieu car la vie qui vient de Lui est plus forte que tous les pouvoirs politiques.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mar 23 Aoû 2016, 6:11 pm








D'où vient la Parole de Dieu ? Comment se transmet-elle ? Jérémie a été choisi par Dieu pour transmettre sa Parole aux hommes. Le début du Livre de Jérémie montre que cette transmission se joue dans une rencontre avec Dieu auprès de qui le prophète a toujours cherché encouragements et réconfort.



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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Jeu 15 Sep 2016, 7:38 pm



La création. Commentaire de Genèse 1,1-3,24.

Deux récits de création du monde et non pas un seul : l'homme est crée libre afin de rejoindre l'harmonie voulue par Dieu, au-delà des cassures.

Gn 1 : le récit des sept jours de la création
Gn 2-3 : le récit du jardin d'Eden ou paradis terrestre

Un récit de commencement s'intéresse aux origines. Il raconte comment le monde, la terre, l'homme ou un peuple sont nés. Mais en racontant ''comment'', en fait il pose la question du ''pourquoi'' puisque personne n'a été témoin des origines !

Au début de la Bible, il y a deux récits de création du monde : on peut appeler le premier ''récit des sept jours'' (Gn 1,1 – 2,4a) et le deuxième ''récit du jardin'' (Gn 2,4b – 3,24).

Un commencement, deux récits
Pour se convaincre que ces deux récits ne se recoupent pas, il suffit de comparer ce qu'ils disent de la création de l'homme, des animaux et de la femme.

Dans le récit des sept jours, en Gn 1,26-28, l'être humain est ''homme et femme''. Il apparaît après les animaux, lesquels sont hiérarchisés suivant leurs lieux d'habitation : mer, air, terre. Dans le récit du jardin, en Gn 2,7.21-23, l'homme est créé le premier, puis les animaux semblent fabriqués un peu au petit bonheur (cherchez les poissons !) ; de tous les êtres vivants, la femme vient en dernier. Elle est la seule à ne pas être tirée de la terre mais de l'homme, ce qui lui donne une position unique.

A quelles grandes questions, ces deux récits de création tentent-ils de répondre ? Pour le dire en bref, le récit du jardin pourrait bien affronter la question de la liberté et celui des sept jours, celle de… l'absence de Dieu.

Le récit du jardin ou Qu'est-ce que la liberté ?
Le récit du jardin en Gn 2 brasse, à la manière des mythes du Proche-Orient Ancien, des dimensions fondamentales de l'existence humaine : vie et mort, bonheur, malheur, liberté, amour, harmonie et domination… Il affronte une énigme : l'homme, ce qu'il est, sa liberté et ses choix au quotidien. Au centre de cette énigme mise en intrigue : le serpent, animal qui invite à faire un (mauvais) choix puisque contrairement à ce qu'il dit, l'être humain ne se retrouve pas ''comme Dieu'' !

Le récit du jardin prend acte de cassures. Cassure entre l'homme et la terre – il est pénible de cultiver le sol, de gagner sa vie. Cassure entre l'homme et les animaux : un animal a pris le dessus sur son maître (le péché sera désormais «tapi comme un bête fauve», cf. Gn 4,7). Cassure entre l'homme et la femme – celui-ci domine sur celle-là, et celle-là enfante dans la douleur. Cassure enfin irrémédiable de la mort… Mais il y a un espoir car ces cassures – qui sont le lot de tout être humain – ne sont pas insurmontables. Le récit du jardin montre un avenir à ses auditeurs en retournant à l'origine : il dit que les cassures sont au début, mais ne sont pas le début.

Au début, il existe un accord primordial entre l'homme (adam) et le sol (adamah) ordonné à la vie et au plaisir (tant de fruits bons à manger !). Au début, Il existe une harmonie entre l'homme et la femme : la femme présentée par Dieu à l'homme provoque chez celui-ci un cri de joie ! Cet accord et cette harmonie survivent aujourd'hui sous les cassures. Ils se découvrent dans l'exercice d'une liberté. En Gn 3,19-20, après le jugement de Dieu, il y a souffrance, mais il y a aussi la vie : pour l'homme dans le travail, pour la femme dans l'enfantement.

L'énigme développée en Gn 2-3 ne porte pas sur le monde, mais sur l'homme et son rapport au monde. Le récit est ''anthropocentrique'', y compris quand il fait apparaître Dieu. Dieu, le «Seigneur Dieu» ( en hébreu : YaHWeH Elohim), n'est pas sur le devant de la scène. Le créateur s'efface devant ses créatures. Au point que le récit ne l'imagine pas autrement qu'avec des traits humains : il travaille à façon comme un potier, il se promène dans le «souffle du jour». Mais il est aussi le grand ordonnateur, celui qui cherche l'accord et l'harmonie, celui qui offre la liberté.

Le récit des sept jours ou Pourquoi Dieu est-il absent ?
Le récit des sept jours va mettre Dieu au premier plan et le faire sortir de sa discrétion : Dieu est le sujet de presque 50 verbes d'action. Des deux récits, Gn 1 est d'emblée, exclusivement, ''théo-centrique''. Gn 1 affronte en effet une mystère autrement redoutable que celui de la liberté – qui n'est déjà pas mince – : la présence du Dieu Absent.

Si des croyants juifs ont estimé nécessaire de réécrire un récit de création et de le mettre avant celui du jardin, c'est parce que se faisait jour une nouvelle intelligence du rapport à Dieu. Sous une double influence. D'abord l'expérience historique de l'Alliance, provisoirement sous le signe de l'échec politique : avec l'exil de 587 av. J.C. Israël doit ré-envisager sa relation à Dieu et réajuster sa place «dans le concert des nations». Ensuite par la confrontation d'une culture, celle de Babylone puis des Perses, qui interroge justement ses représentations du monde et de Dieu.

Le récit des sept jours a pu s'inspirer de textes liturgiques à la gloire du dieu babylonien Mardouk, comme le récit de l'Enuma Elish (lu pendant les fêtes du Nouvel An) mais il a accusé la différence. Ni théogonies (naissance de divinités) ni théomachies (combats entre divinités). Au début, il n'y a que Dieu «Elohim», seul dans sa souveraine liberté. Il n'a pas encore son nom propre, son nom de relation particulière avec le peuple d'Israël : YaHWeH. Il est Dieu, tout uniment. Gn 1 s'intéresse peu à l'homme. Il sait que le récit du jardin va en faire son héros. Dieu, le Tout-Autre, suscite un Autre que lui-même à «son image et à sa ressemblance» (Gn 1,26) après avoir marqué les temps et les lieux (Gn 1,3-19). Sur l'altérité, il est à remarquer qu'une étymologie possible du verbe hébreu «bara /créer, faire de l'inédit, de l'inouï» donne «mettre à l'extérieur». Comme Dieu est toujours le sujet du verbe «créer», cela soulignerait la discontinuité entre le créateur et ses créatures, en particulier l'être humain à propos duquel le verbe «créer» est répété trois fois en Gn 1,27.

Le dernier acte de Dieu, au septième jour, est une sanctification et un repos. Repos ? L'autre de Dieu, l'homme, qui duplique chaque semaine ce repos, prend conscience ainsi de la distance entre Dieu et lui. Seul Dieu a terminé une fois pour toutes son activité. L'inachèvement du travail humain, lui, de repos en recommencement, s'achemine vers la limite ultime et naturelle, la mort… Et si Dieu est absent de la scène du monde, il reste pour le montrer, moins sans doute la nature (qui se raconte très bien elle-même comme œuvre de Dieu, cf. le Ps.19) que le respect du sabbat d'une part, le peuple particulier qui l'observe de l'autre et enfin le Livre écrit par ce peuple.

La création d'un lecteur
En conclusion, si les deux récits formulent bien des réponses aux questions fondamentales de la liberté humaine et de l'Absence de Dieu, si nous percevons mieux le lien originaire qui unit le créateur et sa créature, reste une question lancinante : pourquoi Dieu «crée»-t-il ? Seul Gn 1 emploie ce terme, sept fois, diamant aux éclats d'éternelle nouveauté (Gn 1,1.21.27[3 fois] et 2,3.4). Pourquoi Dieu «crée»-t-il ? A cette question pas d'autre réponse que le récit lui-même dans sa poétique, son rythme, ses images et sa beauté. Le récit comme événement, comme consentement au monde qu'explorent ailleurs la science et la foi. Le récit comme ouverture à un destin.


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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Mer 12 Oct 2016, 7:08 pm



Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils Isaac. Commentaire de Genèse 22,1-19

Le sacrifice d'Abraham Psautier de Saint Louis. XIIIe siècle ...

Dieu ordonne à Abraham de sacrifier son fils Isaac, puis révoque cet ordre...


Dieu donne un ordre, puis le révoque. Il remet en cause sa promesse puis la confirme. Entre ces deux paroles contradictoires, le lecteur, comme Abraham, chemine. Et les questions s'accumulent.

Au chapitre 21, Abraham est comblé. Il a enfin une postérité. D'abord en Isaac, le fils de la promesse, ensuite en Ismaël, renvoyé par Sara mais protégé par Dieu. Installé à Béer Shéva, il est traité d'égal à égal par un roi étranger, Abimélek. Terre, bénédiction, descendance : le patriarche a tout. Sur ce fond de plénitude se détachent ces mots : "Après ces événements, Dieu mit Abraham à l'épreuve."

L'ordre divin (v.1-2)

Dès les premiers mots, le narrateur définit le récit qui va suivre : une épreuve. Les personnages du récit, eux, n'en savent rien. Ils ne le sauront qu'à la fin - et encore pas tous. Le narrateur nous met dans la confidence et nous rend plus sensibles à leurs réactions. On appelle cela le suspense. Abraham, d'emblée, est disponible, comme au début de son itinéraire (Gn 12,1) : "Me voici". Le sera-t-il quand il entendra l'ordre qui remet en cause la promesse ? Le sera-t-il jusqu'au bout de l'épreuve ? La demande tombe, inouïe, scandaleuse, structurée par trois impératifs : "Prends… va-t'en… et fais-le monter en holocauste." Et déjà nous voilà frustrés : le narrateur nous tait la réaction du patriarche.

Le voyage (v.3-5)

La réaction, nous y assistons au petit matin. Nous ne saurons pas ce qu'Abraham a pensé dans la nuit. Ni ce qui l'agitera durant les trois jours du voyage. Jamais nous n'aurons accès à ses débats intérieurs. Tout juste pouvons-nous les déduire de son comportement. Au matin du départ, ses gestes sont précis, il prend ce qu'il faut mais c'est en dernier - le cœur lourd ? - qu'il fend le bois pour l'holocauste. Et il s'en va.

Bientôt, voilà le "lieu". Abraham le voit. "De loin", dit le texte. Quand Dieu le lui a-t-il indiqué ? Mystère. Le moment décisif approche. Résolu, Abraham divise le groupe en deux : l'âne et les jeunes gens d'un côté, lui et le "jeune homme" de l'autre. Pourquoi avoir amené ces jeunes gens ? Pour retarder le moment de la confrontation père - fils ? Peut-être. Ou comme témoins ? Il détache d'eux Isaac et prend rendez-vous : "…nous reviendrons". Nous ? Espoir ou mensonge ? Qui peut le dire ?

Ensemble jusqu'au bout (v.6-10)

"…et tous deux s'en allèrent ensemble" : par deux fois s'écrit la communion silencieuse du père et du fils (v.6 et 8). La deuxième fois, elle est lourde de tous les non-dits qui précèdent et de l'inévitable qui s'annonce. Fils unique, aimé, Isaac porte le bois alors que le père tient en main le feu et le couteau, deux objets que le narrateur n'avait pas signalés jusqu'à présent. La tension monte encore dans le dialogue qui suit. Pour la première et seule fois du récit Isaac parle. Il a conscience d'un manque : la victime ! Que peut répondre Abraham ? Que la victime, c'est lui ? Quand il dit : "Dieu saura voir…", y croit-il ? Pourquoi pas ? Ses choix jusqu'à présent ont été fermes, guidés par les impératifs de l'ordre initial : partir, prendre son fils. Et, depuis qu'il marche seul avec Isaac, l'holocauste a commencé. En remettant l'issue à la volonté divine, il entr'ouvre une incertaine mais possible porte à l'espérance. Le lecteur, au milieu de ces phrases simples qui disent une chose tout en laissant entendre une autre, reste sans voix devant cette attitude, cette projection dans l'avenir : folie ? confiance ?

Sur le "lieu", Abraham agit. Faute de connaître ses pensées, le narrateur se concentre sur les actions : arriver, élever l'autel, disposer, lier, placer… Abraham est décidé mais, en même temps, il retarde jusqu'au bout le geste fatal. Il n'en finit pas de mettre en place l'holocauste, troisième et dernier terme de l'ordre divin. Parce que son cœur résiste à ce que font ses mains ? Parce qu'il laisse du temps à Dieu pour intervenir ? La tension est à son maximum au v.10, dans l'un des plus dramatiques "ralentis" de la Bible : la main n'en finit pas de prendre le couteau…

"Le Seigneur est vu" (v.11-19)

Difficilement, mais résolument, Abraham a choisi de renoncer au fils de la promesse. L'ange peut alors intervenir. Le fils, l'unique, qu'il aimait (v.2), Abraham le reçoit de nouveau, toujours unique, mais passé au feu de l'épreuve et à jamais lié à la "crainte" - à l'amour ? - de Dieu (v.12). En une sorte de résumé symbolique, Abraham accomplit alors tout ce qui a guidé son parcours : aller, prendre, faire monter en holocauste. Or la victime dont s'inquiétait Isaac n'est pas ici un agneau mais un bélier. Pourquoi ? Et pourquoi ce nom étrange - jeu de mots sur le verbe "voir" - donné au lieu du sacrifice ?

Depuis le début, le verbe "voir" revient avec insistance (et Morriya est un nom formé sur la racine hébraïque du mot). Confusément, Abraham avait dit vrai : Dieu a "su voir". Dieu a vu le fils et l'amour, la foi et la crainte : le bélier pourrait symboliser cela et bien d'autres choses qu'Abraham "voit" soudain lorsque l'ange achève son message. Quant à l'agneau, jusqu'au dernier moment, Abraham n'a-t-il pas agi comme si Isaac l'était… sans l'être ? À son tour, le lecteur est invité à voir au-delà de ce qui est montré. À voir, dans toute cette histoire, ni plus ni moins que l'invisible : le Seigneur ! Et à y entendre sa parole. Difficile, contradictoire, extrême. Répétée pour être bien comprise et qui, en finale, restaure les relations entre Abraham et l'avenir du monde (le destin des nations était en jeu, cf. v.18).

Abraham avait donné rendez-vous aux jeunes gens. Son fils retourne-t-il avec lui ? Il semble que non. Encore une énigme. Car si Abraham demeure à Béer Shéva, c'est au puits de Lahaï Roï que le récit retrouve Isaac (Gn 24,62). Le "jeune homme" qui, en Gn 22, était surtout le "fils" - 10 fois le mot revient ! - va être époux puis père. Mais, dans la mémoire du lecteur, il reste à jamais lié sur l'autel, comme immolé. Là est son identité.




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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 28 Oct 2016, 9:44 pm



David, Goliath et Saül, Commentaire de 1 S 17,1-58


Un petit berger tue un guerrier gigantesque: un récit merveilleux, trop merveilleux ?


Commentaire du récit de 1 S 17. Où le lecteur verra comment un jeune drôle vient à bout d'une grosse brute, étonne un roi, devient l'ami du prince héritier et nous révèle ce qu'est la foi en Dieu...

Le "David" sculpté par Michel-Ange il y a 500 ans se dresse fièrement à Florence – et Marseille – , emblème d'une jeune République qui ne voulait rien devoir à personne : "… les armes d'autrui, ou tombent à terre, ou te pèsent, ou te serrent" (Machiavel).

Le héros est nu, la fronde n'est pas encore tendue, il toise son adversaire. Dans quel interstice du récit biblique le sculpteur a-t-il donc saisi cette image ? Car le chapitre 17 du premier livre de Samuel est étonnant à plus d'un titre.

Le masque du conte
Ce récit, illustrissime, est tellement merveilleux – un jeune berger tue avec sa seule fronde un guerrier gigantesque armé jusqu'aux dents – que le doute saisit le lecteur quant à son historicité. L'embarras grandit, quelques chapitres plus loin, à la lecture des exploits de héros de la guerre contre les Philistins : il est question, par deux fois, d'un guerrier monstrueux, lié à la ville de Gath, vaincu par un Israélite qui est soit un habitant de Bethléem (comme David), soit un neveu de David (2 Samuel 21,19-21). L'histoire royale a-t-elle été embellie jusqu'à attribuer au monarque des faits d'armes dus à des gens de son entourage ? Peut-être. Sa bravoure, bien réelle, a été exaltée par tant de chants (cf. 18, 7 : "Saül en a frappé mille, mais David, dix mille"). La vérité s'avance ici sous le masque du conte.

Le narrateur n'est pas dupe. Il n'hésite pas devant les incohérences narratives (en 17, 55-56 le roi Saül s'informe sur l'identité de David alors qu'au chapitre précédent, rappelé au v. 15, David joue de la cithare pour lui !). À un récit trop lisse, au crescendo trop prévisible, il préfère les scènes exemplaires et le heurt des personnages : ainsi, en même temps qu'il présente les forces armées, le défi de Goliath et la peur des Israélites, il donne à voir David, jeune, obéissant et partant, tel le Chaperon Rouge, avec son panier. Un peu plus tard, celui-ci fait la nique à son grand frère avant d'être reçu par le roi. Puis le gamin espiègle fait place à un homme à la foi éprouvée etc. Jusqu'à la fin de l'épisode où un contraste violent oppose l'amitié de Jonathan et la jalousie de Saül.

A-t-on suffisamment remarqué que le combat contre Goliath est expédié en une phrase ? La guerre contre les Philistins est reléguée à l'arrière-plan. Un autre conflit, tenace, est en train de naître entre Saül, l'ex messie, et David, le nouveau messie (secret) au destin si programmé que l'héritier du trône, Jonathan, s'incline déjà de bonne grâce.

Force de la faiblesse
À la suite des travaux de Pierre Gibert en particulier, on pense qu'une légende royale composée sous la monarchie (entre le 10e et le 6e siècle) a été reprise autour de l'exil (6e siècle) pour être intégrée à un vaste projet historien appelé "histoire deutéronomiste". Il s'agissait alors de relire la période qui s'étend de l'entrée en Canaan jusqu'à l'exil à Babylone et de comprendre le statut de la royauté. Celle-ci a failli : quelles en sont donc les causes politiques et religieuses ? Dans les premiers temps, ceux de Samuel, Saül et David, y avait-il déjà des signes avant-coureurs de cet échec ? Le cours de l'histoire pouvait-il s'orienter autrement ? David a-t-il été un roi "selon le cœur de Dieu" ? Car même David est un personnage ambigü : héros devant Goliath, il sera brutal envers Bethsabée et lâche devant ses fils (cf. 2 Samuel 11-13). Dans l'écriture biblique, la politique internationale s'efface devant les conduites individuelles et devant l'écoute (ou la non écoute) de la Loi, Parole divine qui crée, qui sauve.

Au monarque vieillissant que les manteaux n'arrivent plus à réchauffer (1 Rois 1, 2) et qui ourdit sa succession comme un complot, il est permis de préférer le jeune homme qui, ayant essayé une armure trop lourde, s'en débarrasse pour s'ébrouer dans le torrent : faible, il se laisse agir par la force de Dieu. L'action divine se conjugue alors avec l'adresse et l'agilité du "bel enfant roux". Qu'est-ce donc que l'action de Dieu ? Et qu'est-ce que la foi ? Un corps offert à la parole du Dieu d'Israël ? Michel-Ange – après Donatello et avant Le Bernin – en a exalté la nudité, fragilité à vues humaines, confiance aux yeux de la foi. Tout comme le scribe antique rédigeant à Babylone ou à Jérusalem, il oblige son interlocuteur (spectateur, lecteur) à discerner au-delà des apparences, à voir que cet homme, à ce moment de son histoire, a choisi d'être mu par la force d'un autre, la force de l'Autre. Ce choix et ce geste traversent les siècles. Ils rachètent d'autres décisions à venir, moins confiantes, moins nues.

© Gérard Billon, article extrait du Monde de la Bible n°148 (Bayard-Presse, janvier-février 2003), p. 72


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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Ven 18 Nov 2016, 8:40 pm



La Création,

1Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. 2Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux. 3Dieu dit : « Que la lumière soit » et la lumière fut. 4Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les ténèbres. 5Dieu appela la lumière « jour » et les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir et il y eut un matin : premier jour. 6Dieu dit : « Qu’il y ait un firmament au milieu des eaux et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux » et il en fut ainsi. 7Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament, 8et Dieu appela le firmament « ciel ». Il y eut un soir et il y eut un matin : deuxième jour. 9Dieu dit : « Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en une seule masse et qu’apparaisse le continent » et il en fut ainsi. 10Dieu appela le continent « terre » et la masse des eaux « mers », et Dieu vit que cela était bon. 11Dieu dit : « Que la terre verdisse de verdure : des herbes portant semence et des arbres fruitiers donnant sur la terre selon leur espèce des fruits contenant leur semence » et il en fut ainsi. 12La terre produisit de la verdure : des herbes portant semence selon leur espèce, des arbres donnant selon leur espèce des fruits contenant leur semence, et Dieu vit que cela était bon. 13Il y eut un soir et il y eut un matin : troisième jour. 14Dieu dit : « Qu’il y ait des luminaires au firmament du ciel pour séparer le jour et la nuit ; qu’ils servent de signes, tant pour les fêtes que pour les jours et les années ; 15qu’ils soient des luminaires au firmament du ciel pour éclairer la terre » et il en fut ainsi. 16Dieu fit les deux luminaires majeurs : le grand luminaire comme puissance du jour et le petit luminaire comme puissance de la nuit, et les étoiles. 17Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, 18pour commander au jour et à la nuit, pour séparer la lumière et les ténèbres, et Dieu vit que cela était bon. 19Il y eut un soir et il y eut un matin : quatrième jour. 20Dieu dit : « Que les eaux grouillent d’un grouillement d’êtres vivants et que des oiseaux volent audessus de la terre contre le firmament du ciel » et il en fut ainsi. 21Dieu créa les grands serpents de mer et tous les êtres vivants qui glissent et qui grouillent dans les eaux selon leur espèce, et toute la gent ailée selon son espèce, et Dieu vit que cela était bon. 22Dieu les bénit et dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez l’eau des mers, et que les oiseaux multiplient sur la terre. » 23Il y eut un soir et il y eut un matin : cinquième jour. 24Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce : bestiaux, bestioles, bêtes sauvages selon leur espèce » et il en fut ainsi. 25Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce et toutes les bestioles du sol selon leur espèce, et Dieu vit que cela était bon. 26Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance, et qu’ils dominent sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel, les bestiaux, toutes les bêtes sauvages et toutes les bestioles qui rampent sur la terre. » 27Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa. 28Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la ; dominez sur les poissons des mers, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre. » 29Dieu dit : « Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence : ce sera votre nourriture. 30A toutes les bêtes sauvages, à tous les oiseaux du ciel, à tout ce qui rampe sur la terre et qui est animé de vie, je donne pour nourriture toute la verdure des plantes » et il en fut ainsi. 31Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : sixième jour. II1Ainsi furent achevés le ciel et la terre, avec toute leur armée. 2Dieu conclut au septième jour l’ouvrage qu’il avait fait et, au septième jour, il chôma, après tout l’ouvrage qu’il avait fait. 3Dieu bénit le septième jour et le sanctifia, car il avait chômé après tout son ouvrage de création. 4aTelle fut l’histoire du ciel et de la terre, quand ils furent créés.

Genèse, I -II, 4a (trad. Bible de Jérusalem


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MessageSujet: Re: Récits Bibliques   Jeu 01 Déc 2016, 8:51 pm



II- La scène du Péché A] Dans la Genèse :
1) L’interdiction de Yahvé :
L’homme est d’abord installé par Dieu dans un paradis où tout n’est que bonheur et harmonie. Pour que cet état de sérénité demeure, la seule condition est de ne pas toucher à l’arbre de la connaissance. Dieu se réserve ainsi la sagesse qui gouverne l’histoire. “Yahvé Dieu planta un jardin en Eden, à l’orient et il y mit l’homme qu’il avait modelé. Yahvé Dieu fit pousser du sol toute espèce d’arbres séduisants à voir et à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. [...] Yahvé Dieu prit l’homme et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. Et Yahvé Dieu fit à l’homme ce commandement : “Tu peux manger de tous les arbres du jardin. Mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne toucheras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort.” (Genèse, II, 8,9 et 15,17).
a] les arbres L’arbre de vie fait le lien entre le royaume céleste et le royaume terrestre. Il faut dire que, parmi ses nombreux attributs divins, il possède celui de la connaissance du bien et du mal, symbolisé dans la Genèse par un deuxième arbre. “...Et l’arbre de la connaissance du bien et du mal” (Genèse, II, 9.)1
b] le fruit Dieu permit à Adam et Eve de manger du fruit de tout arbre de l’Eden, excepté celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car ils seraient morts d’y goûter ou même d’y toucher. Il y a eu différentes hypothèses sur la nature même du fruit en question: certains précisent qu’Adam, après avoir mangé du fruit, se couvrit de feuilles de figuier de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, d’autres font de cet arbre une immense tige de blé, ou un cep de vigne, ou un citronnier... L’Henoch slave rapporte qu’il s’agissait d’un palmier-dattier. La connaissance est un élément abstrait et difficile à atteindre dans la Genèse ; le fruit, représentation de l’interdit, est à portée de main et concret pour Adam et Eve : c’est le choix de la facilité.
L’explication de l’arbre de la connaissance nécessite l’explication de l’arbre de la vie:*
La Qabbala est la somme des traditions reçues de l’Univers, accumulées et interprétées à un moment donné. L’arbre de vie est la construction centrale de la Qabbala, agencement particulier en colonnes et niveaux de la notion abstraite appelée “séphirot” en hébreu ou attributs divins ; en effet, ceux-ci, de plus en plus proches de l’imaginaire humain,caractérisent Dieu dans sa manifestation. On peut aussi les considérer comme des niveaux de prise de conscience du divin qui, en s’animant dans l’espace et le temps, dessinent une arborescence, image résumée et symbolique, une vision mystique de l’univers. Cette construction de l’esprit est une façon de concrétiser un dieu à la fois abstrait et omniprésent pour le rapprocher de l’homme et montrer à celui-ci une voie de l’espoir. Seul Dieu détient et sait utiliser l’arbre de vie, construit de la façon suivante2: le royaume du Divin est représenté dans les cieux par le haut de l’arbre, — c’est le royaume céleste ou Couronne — et le royaume terrestre (Malkhout) par le bas de l’arbre. Les parties gauche et droite ont des niveaux d’expression différents mais sont nécessaires pour parvenir à l’équilibre du milieu. Ainsi de haut en bas, il y a trois grands niveaux : · Le niveau de l’esprit et de la compréhension, avec à droite, l’intelligence globale ou sagesse. Et à gauche, l’intelligence analytique qui permet de construire. · Le niveau de l’affectivité et de la façon d’agir, avec, à droite, la miséricorde et la mansuétude. Et à gauche, la rigueur et la loi. · Le niveau de la vitalité dans l’émanation et dans la transmission, avec à droite, la permanence, l’espoir et la gloire. Et à gauche, la réverbération, la splendeur et la majesté. Enfin ,il y a le centre qui comprend un double foyer : ~ “un foyer traversé par tous les chemins, l’équilibre du cœur, la beauté du décor.” ~ “un fondement créateur, base de la reproduction de l’arborescence et secret de la stabilité de l’édifice.” Ainsi l’arbre de vie fait le lien entre le royaume céleste et le royaume terrestre.



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Récits Bibliques

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