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 COP 21

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Capucine
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MessageSujet: COP 21   Sam 28 Nov 2015, 9:10 am

COP, ça veut dire quoi ?

La COP, abréviation de COnférence des Parties, est une conférence supranationale sur l’environnement, ou plus précisément sur les changements climatiques.

Elle est un peu la version environnementale de l’ONU. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, ceci dans le but de limiter le réchauffement climatique à seulement 2°C.
Cop21 en 2015 => 21e conférence qui a lieu à Paris
Cop22 en 2016 => 22e conférence qui aura lieu au Maroc

Qui décide ?

Les participants, appelés « parties », sont les Etats signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992, à la fin du Sommet de la Terre, à Rio (voir les vidéos ci-dessous). Cette convention reconnaît l’existence « d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène », selon le site officiel de la COP21. De ce point de départ découlent les COP (Conference Of Parties) annuelles, destinées à adopter des mesures pour que tous les Etats signataires réduisent leur impact sur le réchauffement climatique.

A quoi ça sert ?

Les décisions prises lors de ces conférences doivent être adoptées à l’unanimité des parties ou par consensus uniquement. Chaque session de
Paris Climat 2015 : qu'est-ce que la COP21 ?

On l'appelle la Conférence internationale du climat et, cette année, le Paris Climat 2015. Mais son petit nom, le vrai, c'est Cop. C'est à dire ? Et ça sert à quoi ? Explications.

COP est donc fondamentale, car elle permet de faire un bilan de l’année écoulée, mais également de renouveler ou ajuster de précédents engagements.

Mais si la COP21, autrement dit la 21e édition de cette conférence, est si spéciale, c’est parce qu’elle a pour objectif d’aboutir à un accord « universel et contraignant » qui prendra effet à partir de 2020, pour créer une véritable transition vers une économie et une politique mondiale écoresponsables, une grande première pour la COP !

Si la collaboration entre les parties est efficace, nous pourrions donc très bientôt assister à une revalorisation de l’écologie dans la sphère politique, puisque la France a d’ores et déjà investi un milliard de dollars dans le Fonds vert pour le climat, une belle promesse pour l’avenir.

http://www.leparisien.fr/environnement/cop21/dis-papa-c-est-quoi-la-cop21-04-05-2015-4745333.php
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MessageSujet: Re: COP 21   Dim 29 Nov 2015, 6:43 am

COP21 : les négociations se sont ouvertes au Bourget

Le Conférence mondiale pour le climat ouvre officiellement ses portes lundi au Bourget, près de Paris.

Si la COP21 début officiellement lundi 30 novembre, par le sommet des chefs d'Etat, les discussions se sont ouvertes dimanche en fin d'après-midi au Bourget. Dans un discours inaugural, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a appelé les chef des 195 délégations nationales à "négocier et batir des compromis dès les prochaines heures".

"La gestion de notre temps va être essentielle" et "il faudrait que chaque jour nous permette d'avoir des progrès", a expliqué le ministre. Une minute de silence a été respectée avec l'ouverture des travaux, en mémoire des victimes des attentats du 13 novembre.

Galère en vue dans les transports.
Plusieurs grands axes sont partiellement coupés pour permettre l'acheminement des différents convois officiels dans la capitale. Les Franciliens sont appelé à éviter les routes comme les transports en commun. Mais l'autoroute A6 ne sera finalement pas fermée lundi matin, a annoncé le préfet de police de Paris.

Une centaine de manifestants interpellés.
Des heurts ont opposé quelques centaines de personnes, certaines masquées, aux CRS aux abords de la place de la République, à Paris, où les manifestations avaient été interdites.

Des chaînes humaines partout en France.
Entre 4 500, selon la police, et 10 000 personnes, selon les organisateurs, y ont participé à Paris, en début d'après-midi, dans le calme cette fois. D'autres rassemblements ont réuni des centaines de personnes dans d'autres villes de province.

Les citoyens du monde se mobilisent.
Depuis vendredi, des dizaines de manifestations ont été organisées partout dans le monde pour faire monter la pression sur les représentants des 195 pays, exhortés à trouver un accord permettant de limiter le réchauffement à deux degrés. Ces rassemblements ont réuni plus de 570 000 personnes.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/direct-cop21-les-negociateurs-arrivent-a-paris-journee-sous-haute-tension-en-ile-de-france_1197579.html#xtor=EPR-51-[direct-cop21-les-negociateurs-arrivent-a-paris-journee-sous-haute-tension-en-ile-de-france_1197579]-20151129-[bouton]
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MessageSujet: Re: COP 21   Mar 01 Déc 2015, 4:17 am

COP 21 : le cardinal Parolin invite à adopter des "comportements nouveaux"

2015-12-01 Radio Vatican

La COP21 se poursuit à Paris. Ce lundi, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont succédés à la tribune pour expliquer leur vision et leurs solutions afin de réduire le réchauffement climatique. Le Saint-Siège était représenté par le cardinal secrétaire d’état Pietro Parolin, venu à Paris de l’Afrique où il accompagnait le Pape François. Le numéro deux du Vatican a d’ailleurs repris les propos du Saint-Père au Kenya le 26 novembre, durant son discours au Centre de l’ONU qui s’était largement exprimé sur la COP21.

Le Pape, a rappelé le cardinal Parolin, a souhaité que la conférence organisée à Paris conduise à l’adoption d’un accord global et ‘‘transformateur’’, fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, avec les trois objectifs complexes et interdépendants de réduire les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté et promouvoir la dignité de la personne humaine. Depuis Nairobi, le Saint-Père avait aussi ajouté qu’il serait tragique que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent notamment à manipuler l’information.

Cet accord global et transformateur doit se fonder sur trois piliers: l’adoption d’une orientation éthique claire qui inspire les motivations et finalités, la transmission de signaux clairs pour orienter les comportements de tous les acteurs concernés, et une claire vision de l’avenir, en comprenant que la COP 21 n’est pas un aboutissement mais l’étape d’un processus.

Pas de place pour « la globalisation de l’indifférence »

Il est nécessaire de reconnaitre avant tout que les personnes les plus vulnérables aux impacts du changement climatique sont les plus pauvres, mais aussi les générations futures qui en subiront les conséquences les plus graves, souvent sans en être responsables, a souligné le cardinal Parolin. La conscience que nous avons d’être une seule famille humaine et la certitude qu’il n’y a pas de place pour « la globalisation de l’indifférence » doivent être renforcées.

Envoyer des signaux clairs à tous les acteurs, gouvernements, entrepreneurs, communauté scientifique et société civile requiert de s’engager avec conviction dans la voie d’une économie à basse émission de carbone et dans celle d’un développement humain intégra a rappelé le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège.La dynamique de ce parcours dépendra de la façon dont tous les acteurs s’engageront et collaboreront dans ce domaine qui offre lui-même de nombreuses possibilités de déployer le génie humain capable de promouvoir la dignité humaine a poursuivi le Secrétaire d’Etat du Saint-Siège, appelant à la responsabilité. « Les pays mieux dotés de ressources et capacités devraient donner le bon exemple en apportant des ressources aux pays ayant plus de besoins » a t-il relevé, citant plusieurs exemples comme la gestion adéquate des forêts, la mise en œuvre de programmes appropriés, durables et diversifiés de sécurité alimentaire ou la lutte contre le gaspillage de nourriture.

Adopter des comportements nouveaux

Concernant enfin la vision de l’avenir, au-delà de la COP 21, le cardinal Parolin rappelle que le Saint-Siège plaide pour un accord d’une ample perspective temporelle, qui prévoit des processus de révision des engagements et de suivi transparents, efficaces et dynamiques. « Il est nécessaire de prendre sérieusement en considération la mise en œuvre de modèles de production et de consommation durables, et l’adoption de comportements et styles de vie nouveaux » a souligné le cardinal Parolin, d’où l’importance fondamentale de l’éducation et de la formation, parfois malheureusement relégués à la marge des négociations, a-t-il regretté. Le style de vie actuel, avec sa culture de marginalisation, est insoutenable et ne doit pas avoir droit de cité dans nos modèles d’éducation et de développement a expliqué le cardinal citant l’encyclique Laudato Si.

« Le Saint-Père nous encourage tous afin que la COP-21 puisse déboucher sur un accord qui allège les impacts du changement climatique, combatte la pauvreté et promeuve la dignité de l’être humain » a-t-il conclu.


Voici l'intégralité du discours du cardinal Parolin:



Au nom du Pape François, je vous adresse à tous un salut cordial, et vous transmets ses sincères encouragements à travailler avec diligence pour une heureuse issue de cette COP-21.

Jeudi dernier, 26 novembre, durant son discours au Centre de l’ONU à Nairobi, le Pape François s’est abondamment référé à la COP-21, en souhaitant qu’elle conduise à l’adoption d’un Accord global et ‘‘transformateur’’, fondé sur les principes de solidarité, de justice, d’équité et de participation, avec les trois objectifs complexes et interdépendants de réduire les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté et promouvoir la dignité de la personne humaine. Il serait tragique, a-t-il ajouté, que les intérêts particuliers l’emportent sur le bien commun et conduisent notamment à manipuler l’information.

Un accord global et transformateur devrait asseoir ses fondements sur trois piliers.

Le premier pilier consiste en l’adoption d’une orientation éthique claire qui inspire les motivations et finalités de l’Accord à mettre en œuvre. Nous le savons bien, les personnes les plus vulnérables aux impacts du changement climatique sont les plus pauvres, mais aussi les générations futures qui en subiront les conséquences les plus graves, souvent sans en être responsables. De plus, ce phénomène ne connaît ni frontières, ni barrières politiques ou sociales qui permettraient de s’en isoler. Cela doit renforcer la conscience que nous avons d’être une seule famille humaine et la certitude qu’il n’y a pas d’espace pour ce qu’on a appelé la globalisation de l’indifférence. Face à l’urgence d’une situation qui exige la plus large collaboration possible pour l’établissement d’un plan commun, il est important que cet Accord soit axé sur la reconnaissance, autant de l’impératif éthique d’agir dans le cadre d’une solidarité globale que de la responsabilité, commune mais différenciée, de chacun selon ses capacités et sa condition.

Le second pilier concerne le fait que l’Accord devrait non seulement spécifier les modalités de sa mise en œuvre, mais aussi et surtout transmettre des signaux clairs pour orienter les comportements de tous les acteurs concernés, à commencer par les Gouvernements, mais aussi les autorités locales, le monde des entrepreneurs, la communauté scientifique et la société civile, et ce, afin d’atteindre les trois objectifs indiqués par le Saint-Père. Cela requiert de s’engager avec conviction dans la voie d’une économie à basse émission de carbone et dans celle d’un développement humain intégral. La dynamique de ce parcours dépendra de la façon dont tous les acteurs s’engageront et collaboreront dans ce domaine qui offre lui-même de nombreuses possibilités de déployer le génie humain capable de promouvoir la dignité humaine. En ce sens, les pays mieux dotés de ressources et capacités devraient donner le bon exemple en apportant des ressources aux pays ayant plus de besoins, afin de promouvoir des politiques et des programmes de développement durable. Je pense, par exemple, à la promotion des énergies renouvelables et de la dématérialisation, ainsi qu’au développement de l’efficacité énergétique; ou bien à une gestion adéquate des forêts, du transport et des déchets; au développement d’un modèle circulaire de l’économie; à la mise en œuvre de programmes appropriés, durables et diversifiés de sécurité alimentaire et de lutte contre le gaspillage de nourriture; à des stratégies de lutte contre les spéculations et contre les subsides inefficaces et parfois injustes; au développement et au transfert de technologies appropriées. Il s’agit là de différents aspects dont la mise en œuvre efficace devrait être inspirée par le nouvel Accord.

Le troisième pilier concerne la vision de l’avenir. La COP-21 ne représente ni un aboutissement, ni un point de départ, mais une étape cruciale d’un parcours qui ne se termine certainement pas en 2015. Un Accord d’une ample perspective temporelle comme celle que nous évoquons devrait prévoir des processus de révision des engagements et de suivi transparents, efficaces et dynamiques, en mesure de rehausser progressivement le niveau d’ambition et de garantir un contrôle adéquat. En outre, il est nécessaire de prendre sérieusement en considération la mise en œuvre de modèles de production et de consommation durables, et l’adoption de comportements et styles de vie nouveaux. On touche ici aux domaines fondamentaux de l’éducation et de la formation, qui malheureusement sont parfois relégués à la marge des négociations relatives aux Accords internationaux. Les solutions techniques sont nécessaires mais resteront insuffisantes si nous n’abordons pas au fond l’éducation aux styles de vie durables et à une conscience responsable. Le style de vie actuel, avec sa culture de marginalisation, est insoutenable et ne doit pas avoir droit de cité dans nos modèles d’éducation et de développement. Il s’agit d’un « grand défi culturel, spirituel et éducatif, qui suppo­sera de longs processus de régénération » (Laudato si’, n. 202).

Le Saint-Père nous encourage tous afin que la COP-21 puisse se conclure par l’adoption d’un Accord global et transformateur qui ait une orientation éthique claire, qui transmette des signaux forts à tous les acteurs impliqués et qui adopte une vision à long terme intégrant les trois objectifs que nous avons évoqués: alléger les impacts du changement climatique, combattre la pauvreté, promouvoir la dignité de l’être humain.

Je vous remercie!
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MessageSujet: Re: COP 21   Sam 05 Déc 2015, 5:47 am

COP21 : ce qu'il faut savoir sur le brouillon de l'accord de Paris

Une première ébauche du texte de l'accord climat a été remis, samedi, à Laurent Fabius. Elle servira de base aux ministres, qui négocieront dès lundi.

C'est une étape-clé qu'ont franchie les négociateurs, réunis au Bourget. Ils ont remis, samedi 5 décembre, une ébauche de l'accord mondial censé limiter le réchauffement climatique. Le texte a été transmis à la présidence française de la COP21, après son adoption par les représentants de 195 pays.

Francetv info vous explique ce qu'il faut en retenir.

Un texte plus court et mieux structuré

Le projet d'accord climat s'étale sur 21 pages, "une longueur raisonnable" pour Carole Mathieu, chercheuse au centre énergie de l'Institut française des relations internationales (Ifri). "On avait peur d'aboutir à un texte indigeste au bout de la première semaine", explique-t-elle à francetv info.

Au final, le texte a été beaucoup raccourci puisqu'à l'ouverture des négociations, il faisait encore 55 pages. Ce brouillon est accompagné de deux sections, dont une note sur les options possibles vouée à disparaître la semaine prochaine.

Principale avancée : le texte a désormais "une structure quasi-figée". "Les éléments se mettent en place" et "c'est un pas énorme", souligne Carole Mathieu. Ainsi, le brouillon "reconnaît certains sujets qui étaient, jusque là, considérés comme nuisibles par certains pays" et apparaissaient avec la mention "no text". Ainsi, l'accord devrait finalement parler de la question des "pertes et dommages" liés au changement climatique. Certains Etats se sont assouplis.

Un texte qui ne tranche pas les questions-clés

S'il est raccourci, le texte des négociateurs contient tout de même 939 crochets, c'est-à-dire autant de phrases ou expressions sur lesquelles les négociateurs ne sont pas parvenus à tomber d'accord.

Sur le fond, il reste donc encore beaucoup de choix, comme le montre ce tweet éloquent.

Aucune décision n'est actée sur des questions-clés, comme l'objectif à long terme de limitation du réchauffement (1,5°C ou 2°C), le mécanisme de révision des contributions ou le financement.

Ce dernier point, crucial, reste "un des points les plus controversés" de ces négociations car "il ranime la fracture Nord-Sud". "D'ailleurs, c'est la partie la moins lisible du brouillon. Elle s'étale sur plus de 2 pages", relève Carole Mathieu. "On voit qu'il n'y a pas de compréhension commune et qu'il reste beaucoup de chemin à faire", analyse la chercheuse.

Un texte qui demandera du travail aux ministres

L'ébauche de l'accord sera transmise aux ministres des 195 pays, qui vont reprendre la main, lundi, dans les tractations. Et ils auront du pain sur la planche. C'est eux qui devront ainsi opérer les choix s'ils veulent aboutir à l'adoption d'un pacte universel. Bref, "écrire la suite", comme le résume Laurence Tubiana, la négociatrice en chef de la France.

"Pendant la première semaine, tout le monde à intérêt à attendre, en espérant que ce soit quelqu'un d'autre qui fasse le compromis", explique Carole Mathieu. Un petit jeu de poker menteur traditionnel dans les négociations climatiques. Pour la semaine prochaine, le Réseau Action Climat appelle les pays "à abattre leurs cartes maintenant". Car tout est encore possible, le pire comme le meilleur, selon les ONG.

Pour Carole Mathieu, l'ambiance de cette conférence peut jouer. "Aucune partie n'a envie d'être tenue pour responsable de l'échec. On sent une disposition à faire avancer le collectif et ça a une grande valeur", insiste-t-elle. Une longue semaine de discussions et d'alliances politiques commence donc lundi.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/cop21-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-brouillon-de-l-accord-de-paris_1207327.html#xtor=EPR-51-[cop21-ce-qu-il-faut-savoir-sur-le-brouillon-de-l-accord-de-paris_1207327]-20151205-[titre]
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MessageSujet: Re: COP 21   Mar 08 Déc 2015, 7:46 am

Climat: les négociateurs les mains dans le cambouis pour une journée charnière

Les grands discours terminés, les ministres de 195 pays, encouragés par une atmosphère positive, ont mis mardi à Paris les bouchées doubles pour avancer vers les compromis nécessaires à un accord mondial sur le climat, dont une nouvelle ébauche est attendue mercredi.

Cette conférence de l'ONU est censée accoucher d'un pacte universel contre un réchauffement aux impacts déjà notables: sécheresses, fonte de glaciers, élévation du niveau des mers, etc.

En cette "semaine de l'espoir", le président de la COP21, Laurent Fabius, a mis la pression sur les négociateurs pour qu'un nouveau projet d'accord soit produit mercredi, après une synthèse de leurs travaux mardi soir.

Dans la ruche du parc des expositions du Bourget, les délégués se partagent entre consultations bilatérales, groupes formels et informels, et grandes réunions pour faire le point collectivement sans oublier personne.

Car dans ce processus où le consensus de 195 Etats membres sera nécessaire vendredi, la confiance entre pays du Nord et du Sud reste un acquis fragile, après avoir été mise à mal dans le passé, en 2009 à Copenhague en particulier.

Délégués et ONG ont salué depuis lundi, "l'esprit de coopération et la volonté de compromis" qui animent la conférence, même s'ils n'ont pas fait état de percée.

Pour l'ambassadrice française, Laurence Tubiana, en première ligne de l'organisation des discussions, celles-ci ont "avancé sur tout": "il n'y a aucun sujet qui a bloqué à ce stade. Toutes les parties, même les pays réputés plus difficiles, nous disent +on veut y aller+".

Le négociateur chinois Xie Zhenhua s'est dit "confiant": "Je crois que nous pouvons trouver un accord détaillé, ambitieux, contraignant, et ne laissant personne de côté".

"Bien que nous ayons des points durs à résoudre, je suis convaincu que nous pouvons y arriver", a aussi déclaré John Kerry.

Le secrétaire d'Etat américain a expliqué que son pays avait dû en 2014 dépenser 126 milliards de dollars pour réparer les dégâts causés par huit ouragans. Il a aussi raconté les scènes de dévastation aux Philippines après le passage du super typhon Haiyan.

"Voila ce que sera notre avenir. A moins que nous domptions ce monstre que nous avons créé", a-t-il prévenu.

- 'Marchandage' -

Mardi, "est une journée charnière", souligne Pierre Radanne, expert climat et conseiller de pays africains. "On rentre dans les moments sérieux. Et ça peut être compliqué."

L'unanimisme quelquefois grandiloquent des discours des 150 chefs d'Etat, à l'ouverture de la réunion le 30 novembre, paraît loin.

"Les négociateurs mettent enfin les mains dans le cambouis, ce qui est difficile", explique Jennifer Morgan du think tank américain World Resources Institute. "Il y a un marchandage compliqué, qui est inévitable. Et c'est bien".

Sur la table des négociations, les dossiers épineux sont empilés, et bien connus.

L'Union européenne et les Etats-Unis réclament que le financement des politiques climat du Sud ne soit pas limité aux pays industrialisés. Mais ceux-ci doivent assumer leurs promesses passées, répondent les pays en développement.

Le ministre indien de l'environnement, Prakash Javadekar, s'est dit "déçu" mardi des engagements des pays développés, et a exigé avec ses homologues chinois, brésilien et sud-africain "une hausse substantielle" de l'aide financière promise.

Même l'acteur américain Alec Baldwin a plaidé cette cause: "Je voudrais voir les dirigeants des pays les plus développés accepter le fait (.) qu'ils doivent allouer des milliards et des milliards de dollars les 10 ou 15 prochaines années".

Autre point dur, la révision régulière des mesures pour limiter les gaz à effet de serre, à ce stade insuffisantes pour contenir le réchauffement sous le seuil de +2° par rapport à la Révolution industrielle. La date de la première révision fait débat.

Le forum des plus vulnérables au réchauffement (43 pays) a réaffirmé son objectif de +1,5°C maximum.

A ce stade des engagements nationaux, le monde file vers +3°, au-delà du supportable pour de nombreuses espèces et écosystèmes.

"Les zones de négociations sont claires. Les progrès ne sont pas significatifs, mais ce n'est pas surprenant: rien n'est acquis avant que tout soit acquis," souligne l'Américain Elliot Diringer, observateur de longue date des négociations.

"Il y a toujours le risque que certains pays se mettent en situation d'obstruction", prévient Pierre Radanne.

Tête de pont des pays pétroliers, l'Arabie saoudite renâcle sur la plupart des points. Inde, Russie, certains pays les moins avancés sont autant d'Etats susceptibles de ralentir les discussions.

Laurent Fabius a reçu les représentants européen, indien, chinois. Un dîner des chefs de délégations est prévu avant une nuit qui pourrait être longue.

http://actu.orange.fr/france/climat-les-negociateurs-les-mains-dans-le-cambouis-pour-une-journee-charniere-afp_CNT000000gk2h0.html
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MessageSujet: Re: COP 21   Mer 09 Déc 2015, 6:55 am

COP21 : un projet d'accord plus court, mais inabouti présenté au Bourget

Le texte passe à 29 pages et a été débarrassé de nombreux crochets. Mais "il reste du travail", souligne Laurent Fabius.

Sprint final au Bourget. Un projet d'accord a été soumis aux négociateurs des 195 pays, mercredi 9 décembre, à deux jours de la fin de la conférence de Paris (COP21). Les diplomates, experts et ministres n'ont désormais plus que 24 heures pour aboutir à un pacte mondial pour contrer le réchauffement inédit de la planète. En attendant, francetv info vous explique ce que contient ce nouveau brouillon.

Ce qui a changé depuis samedi

Comme pour le brouillon dévoilé samedi, le texte a évolué dans sa forme. C'est d'ailleurs ce qu'a salué en premier Laurent Fabius, le président de la COP21. La nouvelle version est beaucoup plus courte que la précédente. Le texte a ainsi été ramené de 43 à 29 pages. Surtout, les "trois quarts des points entre crochets", c'est-à-dire les phrases et expressions non résolues, ont été supprimés.

"C'est mieux, mais c'est encore trop", a lâché le chef de la diplomatie française. Au total, selon la Fondation Hulot qui a fait le décompte, il reste tout de même 320 crochets. Rappelons qu'il y en avait plus de 1 600 à l'ouverture des négociations de Paris, la semaine dernière.


"L'objectif est de nous permettre d'avoir une vision d'ensemble des progrès et de nous concentrer sur les questions politiques encore à régler", a indiqué Laurent Fabius. Mais il reste encore "pas mal de travail".

Ce qu'il reste à trancher

Car sur le fond, on avance peu. Comme l'a souligné Laurent Fabius, aucun compromis n'a été trouvé sur trois sujets clés de ces négociations : les financements, le "niveau d'ambition de l'accord" et la "différenciation" des efforts entre les pays restent en suspens.

Ainsi, rien n'est encore fixé concernant l'objectif de réchauffement. La référence à un seuil de 1,5°C figure dans l'accord, tout comme les 2°C. Une troisième option mixant les deux est aussi mentionnée.
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MessageSujet: Re: COP 21   Sam 12 Déc 2015, 7:05 am

la séance de clôture de la COP21 où doit être adopté l'accord sur le climat

Les 195 parties qui négociaient depuis deux semaines au Bourget près de Paris.

Le projet d'accord final sur le climat, qui vise à limiter le réchauffement de la planète, a été soumis, samedi 12 décembre, à la mi-journée, aux représentants de 195 pays réunis près de Paris, par le président de la COP21 Laurent Fabius, qui est apparu très ému. "Nous sommes presque au bout du chemin et sans doute au début d'un autre", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères lors d'une séance plénière, d'une voix étranglée et au bord des larmes.

• Un groupe d'une vingtaine de pays, dont la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite, s'est dit "satisfait" du projet d'accord.

• Laurent Fabius a expliqué en milieu de journée que le projet d'accord propose de contenir le réchauffement "bien en-deça de 2°" et de "s'efforcer de le limiter à 1,5°".

• Ce projet d'accord est "juste, durable, dynamique, équilibré et juridiquement contraignant", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, dans son discours qui a déclenché des applaudissements nourris des délégations qui se sont ensuite levées. Laurent Fabius, très ému, se tenait debout à la tribune, la main sur le cœur.

• Les "100 milliards de dollars par an devront être un plancher pour l'après 2020", date d'entrée en vigueur de l'accord attendu à Paris, et "un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard en 2025" a précisé le ministre des affaires étrangères.

• L'accord de Paris prévoit une révision tous les cinq ans des plans nationaux de réduction des gaz à effet de serre.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/direct-cop21-le-projet-d-accord-final-sera-presente-a-11h30_1217157.html#xtor=EPR-51-[direct-tirage-au-sort-de-l-euro-2016-quels-adversaires-pour-la-france_1218815]-20151212-[related]
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MessageSujet: Re: COP 21   Sam 12 Déc 2015, 7:10 am

COP21 : comprendre le projet d'accord sur le climat en quatre étapes

Le texte de l'accord doit être adopté par les 196 parties dans l'après-midi au Bourget.

Après 15 jours (et quelques nuits) de négociation, Laurent Fabius a proposé le texte final de l'accord né de la COP21 (lien en anglais), destiné à encadrer la lutte contre le réchauffement climatique au niveau mondial. Samedi 12 décembre, le ministre des Affaires étrangères a invité les 196 parties à adopter ce projet qu'il a qualifié d'"ambitieux et équilibré", sur la lutte contre le réchauffement de la planète. Elles doivent se prononcer samedi en fin d'après-midi.

"Le projet d'accord proposé est (...) juste, durable, dynamique (...) et juridiquement contraignant", s'est il félicité. Mais encore ? Francetv info vous le décrypte.

Bon alors il y a quoi dans cet accord ?

La revendication des plus vulnérables aux impacts du réchauffement climatique, a été entendue : dans son article 2, le projet instaure la volonté de contenir l'augmentation de la température moyenne "bien en-deça de 2°" et de "s'efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°", d'ici 2100, par rapport au niveau pré-industriel. Pour les îles manacées par la montée du niveau des océans, il fallait absolument revoir à la hausse l'ambition de ce texte, d'abord fixée sur une hausse de 2°C.
Sur la question épineuse des financements, le texte prévoit que les 100 milliards de dollars promis chaque année par les pays du Nord pour aider ceux du Sud à financer leurs politiques climatiques soient "un plancher pour l'après 2020". Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard, en 2025.
"Cela donne une visibilité aux pays en développement", a réagi pour francetv info Marion Richard, chargée de mission Climat et Territoires au Réseau Action Climat, déplorant toutefois un texte "beaucoup trop vague sur la question de l'adaptatation" (soit, les mesures -coûteuse- à mettre en place pour limiter la vulnérabilité des pays aux conséquences du réchauffement climatique.) "Il n'y a rien sur le financement de l'adaptation alors que c'est un manque criant", a part aussi réagi Armelle Le Comte, d'Oxfam France.

Sinon on est sauvé ? Le réchauffement va être contenu en dessous des 2°C ?


C'est l'ambition de ce texte, mais rien n'indique comment les Etat doivent y parvenir. Pour ce faire, les pays s'appuieront sur les engagements (dit "INDC") qu'ils ont communiqué avant le début de la conférence sur le climat. Problème : ceux-là ne sont pas assez ambitieux. Même si les pays tenaient tous leurs engagements, les experts estiment que la température augmenterait de 2,7°C d'ici 2100, un résultat bien loin des 1,5°C entérinés dans l'accord. C'est pourquoi le texte pévoit, dans son article 14, une révision tous les cinq ans des plans nationaux de réduction des gaz à effet de serre, à partir de 2023.

Pour Marion Richard, c'est là l'un des points faibles de ce texte. "Les pays ne sont pas obligés de revoir à la hausse leurs INDC. Or, s'ils ne le font pas par eux-mêmes, nous allons droit dans le mur", explique-t-elle. "Les contributions qu'il y a sur la table sont clairement insuffisantes. Il faut absolument qu'elles soient relevées avant la mise en œuvre de l'accord, en 2020", insiste-t-elle.

Concrètement, comment est-on sûr qu'il vont tous respecter leurs engagements ?


Laurent Fabius l'a martelé : l'accord est contraignant. Ainsi, le texte précise que "chaque partie doit préparer, communiquer et maintenir les contributions successives et déterminées au niveau national qu'elle entend se fixer", explique le texte. Une contrainte légère donc, marquée notamment par l'emploi du verbe "doit" mais qui n'évoque pas d'éventuelles sanctions contre les pays qui n'atteindraient pas leurs objectifs. Le texte acte cependant le principe de la transparence.

Du coup on peut dire que c'est une COP réussie ou pas ?

A la tête de la délégation française, Laurent Fabius s'est satisfait d'avoir produit un texte de compromis qui a su rester ambitieux. Anxieux à l'issue des deux derniers jours et nuits de négociations, les observateurs ont également globalement fait part de leur bonne surprise, en dépit de quelques réserves.
Citée par un journaliste du quotidien belge Le Soir, une ONG évoque "un accord décisif, qui va bien bien plus loin que le plus petit dénominateur commun." Emma Ruby-Sachs, Directrice générale d’Avaaz suppléante se réjouit également d'"un tournant historique. Il sera le fondement du virage vers 100% d’énergies propres que le monde souhaite et dont la planète a besoin".

350.org voit également ce texte comme le début de la fin pour les énergies fossiles : car "il est impossible d'atteindre les objectifs [du texte] sans laisser le charbon et le pétrole sous terre". Pour le Réseau action climat, Marion Richard assure à son tour que les ambitions présentées dans cet accord "impliquent la fin des énergies fossiles." "L’Histoire retiendra ce jour comme un virage crucial : le moment où le monde a décidé de tourner le dos aux énergies fossiles pour embrasser les énergies propres et sures", a indiqué le Britannique Michael Jacobs, expert du New Climate Economy project. "Mais le travail ne fait que commencer. Ces engagements doivent maintenant se traduire dans des politiques publiques qui pourront déclencher les investissements nécessaires. Les gouvernement ont 24 heures pour se féliciter – ensuite il leur faudra agir.”

Une action dont les contours restent floues, déplorent les ONG. Et pour cause : "[Il n'y a] pas de garde-fous suffisants dans ce texte contre les technologies comme la séquestration carbone ou la géoinginérie", a notamment réagi Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France.

http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/cop21-comprendre-le-projet-d-accord-sur-le-climat-en-quatre-etapes_1218703.html#xtor=EPR-51-[direct-tirage-au-sort-de-l-euro-2016-quels-adversaires-pour-la-france_1218815]-20151212-[related]
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