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 Les agriculteurs crient leur ras-le-bol partout en France

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Capucine
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MessageSujet: Les agriculteurs crient leur ras-le-bol partout en France   Mer 05 Nov 2014, 1:43 am

AFP 05-11-2014 - 13:07
"Lâchez-nous la grappe"! Les agriculteurs crient leur ras-le-bol partout en France

Les agriculteurs, qui se sentent incompris et sont accablés par les contrôles et les réglementations, menaient des actions mercredi dans tout le pays pour crier leur ras-le-bol, les organisateurs appelant toutefois à manifester dans le calme par peur des débordements.

Le syndicat majoritaire FNSEA et les Jeunes Agriculteurs avaient appelé dès septembre à cette mobilisation, rejoints ensuite par les Chambres d'agriculture.

Entre-temps, le barrage de Sivens a ravivé l'exaspération, les agriculteurs de la FNSEA défendant un projet légitime selon eux et destiné à irriguer des terres agricoles.

Mais après la mort d'un militant écologiste sur le site, les responsables syndicaux savent qu'ils n'ont pas droit au moindre dérapage. Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA le dit très clairement: "Les événements douloureux des derniers jours ne laissent pas la place à des débordements".

Des premières actions ont été organisées dés mardi soir, comme à Chartres ou en Lozère.

- "Crise morale" -

A Paris, mercredi matin, une vingtaine de Jeunes Agriculteurs ont organisé une opération de contrôle des camions alimentant les cantines du ministère de l'Economie à Bercy, en écho à une de leurs revendications: que l'État et les collectivités favorisent les produits français dans la restauration collective.

Ils ont ensuite rejoint la Place de la République où des centaines d'agriculteurs distribuaient gratuitement des fruits et légumes aux passants, entre deux monceaux de patates.

A Pau, quelque 70 tracteurs ont convergé en début de matinée vers la Place de Verdun, centrale, une opération escargot créant de gros embouteillages.

"Notre agriculture souffre d'une sur-administration, d'une sur-réglementation avec une multiplication de normes qui exige des agriculteurs qu'ils investissent encore et toujours ce qui les conduit à leur perte", explique Bernard Layre, président de la FNSEA des Pyrénées Atlantiques.

La directive nitrates "impose un taux de 18 mg dans les cours d'eau alors qu'avant le taux était de 40 mg", cite-t-il en exemple.

Mais "on n'est pas venu pour casser", assure Jean-Marc Contrejuzon, président des Jeunes Agriculteurs des Pyrénées Atlantiques.

Cet été la directive nitrates (dérivés des engrais azotés) a fait basculer près de 4.000 communes et 63.000 exploitations dans l'illégalité, imposant aux exploitants des investissements parfois coûteux pour limiter la pollution des eaux et une éventuelle prolifération d'algues vertes dans les eaux de surface.

"Nous voulons une simplification administrative et qu'on revienne sur l'extension de ces zones vulnérables pour que nous puissions faire convenablement nos épandages d'engrais et de fumier", poursuit à Toulouse Jean-Francois Breton, trésorier de la FNSEA Haute-Garonne.

A Toulouse, où des milliers d'agriculteurs et des centaines de tracteurs sont attendus, un cortège composé de tracteurs et camions bennes s'est arrêté devant l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (Onema) pour y déverser du fumier.

Les gens de l'Onema, "ce sont ces cow-boys qui débarquent chez nous pour nous dire que nous sommes en infraction", criait un des responsables agricole dans un mégaphone.

Dans la Sarthe, quelque 200 agriculteurs venus avec une cinquantaine de tracteurs, ont déversé paille et fumier et ont enflammé des pneus devant la Direction départementale de l'agriculture, au Mans.

Des centaines d'actions du même type devaient se dérouler dans la journée dans presque tous les départements. Même les viticulteurs de Champagne, habituellement absents des manifestations agricoles, se réuniront à Châlons-en-Champagne avec le slogan: "Lâchez-nous la grappe"!

Des slogans similaires, "Laissez-nous travailler", "Y a le feu dans nos campagnes", raisonneront ailleurs dans le pays.

Depuis Paris, le président de la FNSEA, Xavier Beulin, a insisté: "c'est autant une crise morale qu'économique". "Les paysans sont dans un état anxiogène", a-t-il poursuivi sur RMC, dénonçant "des normes qui deviennent insupportables" et "des attaques permanentes, sur le bien-être animal par exemple".

Pour apaiser les tensions, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a pris le soin de publier un communiqué dès mardi promettant d'appliquer la directive nitrate au plus près, en évitant des contraintes injustifiées.

- "Canaliser" les tensions -

Depuis septembre, le gouvernement tente de donner des gages aux agriculteurs. L'écotaxe a été enterrée, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a procédé au versement fin octobre par anticipation de 3,4 milliards d'euros d'aides de la Politique agricole commune (PAC). Et encore mardi, il a promis un guide pour favoriser l'achat de produits alimentaires français dans les marchés publics.

Mais la mobilisation a été maintenue car l'inquiétude demeure. Et depuis l'incendie d'un centre des impôts et de la Mutualité agricole à Morlaix dans le Finistère, la FNSEA craint d'être dépassée par sa base et veut reprendre l'initiative.

"Pour canaliser" la tension sur le terrain, le syndicat "a compris qu'il fallait des actions de masse comme celle d'aujourd'hui", analyse le sociologue François Purseigle.
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MessageSujet: Re: Les agriculteurs crient leur ras-le-bol partout en France   Mer 05 Nov 2014, 2:03 am

AFP 05-11-2014 - 08:29
Des Jeunes Agriculteurs vérifient les livraisons de nourriture à Bercy

Le syndicat agricole appelle au patriotisme alimentaire pour les cantines publiques en France.

"Tomates du Maroc, pommes d'Italie, produits sans étiquettes..." Le ministère de l'Economie est loin d'être exemplaire sur le Made in France, ont déploré les Jeunes Agriculteurs. Une vingtaine de membre du syndicat agricole ont contrôlé mercredi 5 novembre matin les camions alimentant les cantines de Bercy, regrettant qu'il y ait trop de produits étrangers, a-t-on appris auprès d'un responsable syndical.

A 07H00, ils avaient déjà passé en revue sept camions. "Tomates du Maroc, pommes d'Italie, produits sans étiquette, le ministère de l'Economie devrait être exemplaire dans le Made in France et ce n'est pas le cas. On est un peu exaspéré", a regretté auprès de l'AFP Samuel Vandaele, secrétaire général adjoint des Jeunes Agriculteurs.

Le chef des cuisines de Bercy est venu à la rencontre des JA pour discuter de sa politique d'achat.

Mercredi, la FNSEA et son allié Jeunes Agriculteurs ont organisé une grande journée de mobilisation nationale. Ils dénoncent à nouveau l'empilement des contraintes avec l'élargissement cet été de la directive nitrates.

Et ils appellent également au patriotisme alimentaire, réclamant que deux plats sur trois soient confectionnés à partir de produits français dans les cantines publiques.
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MessageSujet: Re: Les agriculteurs crient leur ras-le-bol partout en France   Mer 05 Nov 2014, 6:01 am

AFP 05-11-2014 - 16:06
"Ça va mal dans les campagnes": les agriculteurs manifestent leur ras-le-bol

Les agriculteurs, qui se sentent incompris et accablés par les contrôles et les réglementations, ont crié leur ras-le bol mercredi dans tout le pays, lors d'actions qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes sans aucun débordement constaté à la mi-journée.

Le syndicat majoritaire FNSEA et les Jeunes Agriculteurs avaient appelé dès septembre à cette mobilisation, rejoints ensuite par les Chambres d'agriculture.

Entre-temps, le barrage de Sivens a ravivé l'exaspération, les agriculteurs de la FNSEA défendant un projet légitime selon eux et destiné à irriguer des terres agricoles.

Et après la mort d'un militant écologiste sur le site, les responsables syndicaux avaient appelé à défiler dans le calme, aucun débordement ne pouvant être admis dans ce contexte.

Mercredi en début d'après-midi, la plupart des actions touchaient à leur fin et un seul incident était à relever: un agriculteur a reçu un coup de taser donné par un policier devant la cité administrative de Lille vers 3 heures du matin.

"C'est une mobilisation historique, et c'est un grand succès parce que cela s'est fait sans débordements", estime en Lorraine Jérôme Mathieu, président de la fédération régionale de la FNSEA.

- Des contraintes 'insupportables' -

Pourtant sur le terrain, l'exaspération est à son comble.

"C'est un ras-le-bol général, la conjonction de nouvelles réglementations et des marchés qui se cassent le gueule. Nous subissons des contraintes fantaisistes de l'État et de l'Europe qui font très mal dans les campagnes", poursuit le responsable syndical lorrain.

"C'est autant une crise morale qu'économique", résume Xavier Beulin, le président de la FNSEA.

"On veut montrer que ça va mal dans les campagnes, on attend des réponses du gouvernement sur l'embargo russe et l'assouplissement des règles", plaide de son côté le président des Jeunes Agriculteurs de Bourgogne, Samuel Legrand.

En cause surtout et avant tout les contraintes de respect de l'environnement qui leur sont imposées, à commencer par la directive nitrates.

Cet été la directive nitrates (dérivés des engrais azotés) a fait basculer près de 4.000 communes et 63.000 exploitations dans l'illégalité, en imposant aux exploitants des investissements parfois coûteux pour limiter la pollution des eaux et une éventuelle prolifération d'algues vertes dans les eaux de surface.

"Nous voulons une simplification administrative et qu'on revienne sur l'extension de ces zones vulnérables pour que nous puissions faire convenablement nos épandages d'engrais et de fumier", réclame à Toulouse Jean-Francois Breton, trésorier de la FNSEA Haute-Garonne.

Du coup des milliers d'agriculteurs et des centaines de tracteurs ont manifesté comme à Toulouse, Dijon, Pau, Nancy ou à Strasbourg et dans plus de cinquante départements.

- Patriotisme alimentaire -

Sortant de leurs modes d'actions traditionnels, les agriculteurs sont aussi allés à la rencontre du public comme à Paris où ils ont distribué gratuitement des pommes de terre.

Dans le Nord, ils ont contrôlé les camions arrivant au Marché d'intérêt national de Lomme "où arrivent de nombreux produits étrangers", explique Eric Taisne, directeur de la FNSEA du Nord.

"On a aussi visité des cuisines des sociétés qui font des plats pour la restauration hors foyer, à savoir les cantines, les hopitaux, les maisons de retraite (...) Et on a pu vérifier qu'ils avaient une grande quantité de produits étrangers dans leur frigo".

Le "patriotisme alimentaire" est également une des autres grandes revendications des deux syndicats qui réclament que deux plats sur trois soient confectionnés avec des produits français dans les cantines publiques.

"Ils se plaignent de beaucoup de choses qui sont justifiées", a réagi le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, à l'issue du Conseil des ministres.

Aux difficultés économiques, "se sont rajoutés des sujets qui sont liés à l'application de directives (...) et pour assurer les agriculteurs à la fois de notre prise en compte et de notre écoute, plusieurs réunions ont eu lieu", a-t-il assuré.

Dès mardi, pour apaiser les tensions, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, promettait d'appliquer la directive nitrate au plus près, en évitant des contraintes injustifiées.

Et depuis septembre, le gouvernement a donné des gage: l'écotaxe a été enterrée et Stéphane Le Foll a procédé au versement fin octobre par anticipation de 3,4 milliards d'euros d'aides de la Politique agricole commune (PAC). Mardi encore, il annonçait la publication d'un guide pour favoriser l'achat de produits alimentaires français dans les marchés publics.

La Confédération paysanne, syndicat minoritaire rendu célèbre par son ancien porte-parole José Bové a elle raillé une manifestation "pour le droit à polluer en paix". Selon elle, "la colère est véritable, profonde, justifiée" mais il faudrait "s'en prendre aux vrais responsables".
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