Les groupes et églises évangéliques
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Les groupes et églises évangéliques
Rappel du premier message :
[b]
Les groupes et églises évangéliques
La vague des nouveaux protestants
DOSSIER PRÉPARÉ PAR PHILIPPE BARRAUD ET SYLVIA FREDA
Armés d'une foi pure et dure, ils prennent la Bible à la lettre, arborent des poissons sur leurs voitures et pratiquent le culte «à l'américaine», avec un DJ pour les cantiques. Ils se réunissent en d'immenses séances de louange collective, forment des réseaux d'entraide et investissent les facultés de théologie. Les évangéliques, avec cent trente Eglises en Suisse, représentent désormais une force considérable face à l'Eglise réformée, qui se voit contrainte d'intégrer cette mouvance née dans ses marges. Plusieurs paroisses romandes sont tenues par des pasteurs évangéliques. Et le mouvement, loin de se calmer, attire toujours plus de jeunes. Les protestants suisses seront-ils, demain, tous évangéliques ?
Suite du dossier
Les bras en l'air. Des louanges scandées interminablement. Puis petit à petit des corps qui s'agitent, tombent à terre. Des fous rires inextinguibles, des discours incohérents, tremblements et pleurs - c'est la transe, la preuve que l'Esprit saint est là et se manifeste.
Miami ? Las Vegas ? Non, Orbe, Berne, la Suisse de tous les jours. Mais qui sont donc ces évangéliques qui font trembler l'Eglise protestante sur ses bases ? Ils sont 3% de la population suisse, soit environ 200 000 personnes qui, chaque dimanche, participent assidûment au culte, et en semaine à des activités communautaires. Ils sont jeunes, viennent en famille, et parlent d'abondance de leur foi autour d'eux, arborant en guise de témoignage un poisson stylisé sur leur voiture. A l'intellectualisme un peu austère de l'Eglise réformée, ils opposent des cultes festifs, animés, pleins de musique. Car l'individu n'est pas pur esprit: par son corps, il peut aussi ressentir Dieu, et exprimer sa foi. A l'approche très cérébrale des protestants, les évangéliques opposent la réalité sensorielle, de l'émotion, la valeur de l'expérience corporelle. «La société contemporaine a besoin que soient pris en compte le corps et l'affect», dit Jean-Jacques Meylan, pasteur de l'Eglise évangélique de Meyrin.
Ces protestants d'un nouveau genre déchaînent les passions sur leur passage. Notamment lors des campagnes d'évangélisation dont ils ont la spécialité. Ils aiment les réunions de masse. Prosélytes, ils veulent toucher le plus grand nombre, convertir à tire-larigot. Tous les moyens sont bons pour répandre la Parole: les activités missionnaires dans les pays en voie de développement, la prise en charge d'anciens toxicomanes, l'administration d'écoles bibliques, l'organisation de concerts de hard rock ou de techno dance sanctifiés, l'ouverture de vidéo bars, l'entrée dans le monde des médias ...
Les pasteurs évangéliques ne s'en tiennent pas qu'à des prédications. Ceux qu'on appelle charismatiques, ou pentecôtistes, sont très attachés aux manifestations extraordinaires de la puissance de Dieu, celles que chacun peut personnellement éprouver. Ils organisent des soirées où les guérisons, les miracles, les exorcismes, la prophétie, le parler en langues, l'imposition des mains se bousculent, et laissent parfois l'impression à l'observateur de manipulation de masse et d'hystérie collective. Depuis 1994, une vague charismatique secoue les milieux évangéliques romands : la «Bénédiction de Toronto».
DE TORONTO À PENSACOLA
Ces manifestations, propres aux évangéliques dits charismatiques ou pentecôtistes, sont délibérément fondées sur l'émotionnel, la confession de foi individuelle, voire une véritable transe, induite par la musique, la parole, la chaleur, la durée très longue de ces célébrations, l'épuisement des participants. Le 13 janvier 1995, à Orbe, une soirée de «Bénédiction de Toronto», organisée pour un groupe de jeunes paroissiens, a suscité l'émoi de la population. Au cours des jours suivants, plusieurs jeunes ont manifesté des troubles psychologiques et physiques consécutifs à ce que le pasteur Paul Hemes décrivait alors comme «des démonstrations physiques très fortes de la présence de Dieu».
Une des dernières en date, c'est le «Réveil de Pensacola». Dans une banlieue de cette ville de Floride se trouve l'Eglise de l'assemblée de Dieu de Brownsville (dont un pasteur sera à Malley). C'est là que, le 18 juin 1995, le pasteur Steve Hill a été «frappé» par Dieu. Pendant les semaines qui ont suivi, deux fois par jour, des cultes ont rassemblé chaque fois quelque 2500 personnes, jusqu'à 2 ou 3 heures du matin. Une participante, Beth McDuffie, témoigne sur Internet: «L'église ressemblait à un champ de bataille ! Il y avait des corps partout, des gens tremblant sous l'effet de la puissance de Dieu! Les uns avaient des visions, d'autres criaient, d'autres encore pleuraient toute l'eau de leur corps. ..
Mais tous les évangéliques ne se félicitent pas de cette surexcitation collective qui saisit les assemblées réunies par les leaders de la «Bénédiction de Toronto». Une évangélique qui s'y est rendue rapporte, hébétée, qu'elle se demandait sans plaisanterie si ce n'était pas plutôt le démon qui tirait les ficelles de ces soirées.
LES INGRÉDIENTS DU SUCCÈS
Pourquoi un tel succès? La mouvance évangélique offre un climat, un langage, une chaleur qu'on chercherait en vain dans un temple protestant.
RIEN QUE LA BIBLE
Cette ligne, ces limites, applicables dans la vie courante, les évangéliques les offrent à ceux qui les réclament. En particulier par une lecture à la lettre de la Bible: «On a cru plaire aux gens en mettant en doute la Bible, explique le pasteur Jean-Claude Chabloz de l'Eglise Apostolique. Ce faisant, on l'a vidée de sa force. Chez nous, les gens trouvent une relation personnelle avec Dieu, et nous leur disons que la Bible dit la vérité: nous avons confiance en la Bible, pourquoi Dieu nous aurait-il donné un livre faux ?»
Il résulte souvent de cette lecture littérale de la Bible une morale très conservatrice, qui perpétue en particulier la condamnation de l'homosexualité. Cette lecture est forcément sélective, puisque ces quelque 1500 pages sont complexes et parfois contradictoires. Les Réformés ne manquent pas de reprocher aux évangéliques de ne prendre dans l'Ecriture que ce qui les arrange. Beaucoup d'entre eux, y compris dans le monde scientifique, s'en tiennent à la vision créationniste de l'histoire de l'univers: la Genèse au pied de la lettre.
Mais c'est aussi la chaleur que les adeptes apprécient dans leur communauté. Il y a d'abord le culte du dimanche, avec sa musique, ses choristes, sa vitalité. Sur La Côte, un papillon invitait récemment les jeunes: «Viens t'éclater avec nous, ce sera super!» Et de fait, selon le pasteur Virgile Rochat, «il y a une chauffe du tonnerre, avec un pianiste de jazz très expérimenté, une sorte de disc-jockey présente les cantiques et invite à la prière, les gens se lèvent, se mettent à onduler; cela s'appelle la louange et peut durer une heure; puis vient un témoignage très simple. Ensuite, le prédicateur invite à la repentance et à la mission. Incontestablement, il y a une certaine qualité».
La contrepartie de cette fraternité poussée très loin, ce peut être un sentiment d'enfermement, un contrôle social trop lourd qui conduit certains à se tourner vers l'Eglise réformée, pour respirer et aller plus loin sur le plan spirituel, tant il est vrai que la lecture évangélique de la Bible peut avoir quelque chose de frustrant, puisqu'elle en méconnait la richesse, les contradictions, les énigmes.
VENT DE PANIQUE
Un peu effarés, les protestants suisses ont pris la mesure du phénomène, et réalisent soudain que leur Eglise tout entière est en train, lentement mais sûrement, de «virer évangélique». Et l'hypothèse selon laquelle les évangéliques seront demain les seuls protestants n'émane pas de quelque pentecôtiste allumé, mais de théologiens et de sociologues très sérieux. Autre signe: la moitié sinon davantage des étudiants qui entrent en théologie à l'Université de Lausanne viennent de la mouvance évangélique, et rien n'indique qu'ils se laisseront imprégner par l'approche critique et historique de la théologie universitaire européenne. A la faculté de Genève, on évalue cette proposition à un quart.
Déjà, dans le canton de Vaud et à Genève, plusieurs paroisses réformées sont tenues par des pasteurs acquis à la mouvance évangélique, où les cultes se font «à l'américaine», pour le plus grand profit de la fréquentation dominicale. C'est le cas à Corsier, à Corseaux, à Orbe, à Cheseaux, à Gland, à Meyrin.
C'est qu'en quelques années, on est passé d'une profonde défiance à un dialogue intense - par la force des choses: la croissance du mouvement évangélique était trop forte pour que l'Eglise réformée pût encore la rejeter parmi les sectes.
AU PIED DU MUR
Pour l'Eglise réformée, la question n'est plus d'être pour ou contre les évangéliques. La question est de savoir comment oeuvrer avec eux à l'unité de la famille protestante, autrement dit à créer un oecuménisme intra-protestant, malgré des difficultés théologiques irréductibles. En particulier, les évangéliques tiennent fermement à une lecture fondamentaliste de la Bible, et au baptême des adultes. Le baptême par immersion suit la conversion, moment où les croyants ont senti l'Esprit saint descendre sur eux, ce qui se manifeste souvent, selon les récits d'un grand nombre d'entre eux, par leur soudaine capacité à «parler en langues».
Il est très courant d'entendre les jeunes convertis dire qu'ils sont «nés de nouveau». Le baptême par immersion participe de cette nouvelle naissance et marque un avant et un après «la rencontre personnelle avec Jésus» qui est le point de départ d'une nouvelle vie.
Si l'Eglise réformée ne reconnaît pas certaines pratiques, comme la «Bénédiction de Toronto», elle n'est pas en mesure de dénoncer des hérésies, puisqu'il n'y a pas de dogmes auxquels se référer.
Cet exclusivisme devient choquant lorsqu'il émane de pasteurs en paroisse officielle: certains jeunes ministres de tendance évangélique osent affirmer qu'ils ne sont plus le pasteur du village, mais seulement celui «de ceux qui confessent Jésus-Christ». Tant pis pour les autres... «Or l'horizon doit être le monde, par la communauté ecclésiastique, s'emporte le professeur Pierre Gisel, vice-doyen de la faculté de théologie de Lausanne. Car la question de fond, c'est celle de Dieu qui appartient à tout le monde, c'est une question globalement humaine!»
Paradoxalement, on a peine à discerner un climat de guerre ou de confrontation. L'Eglise réformée réagit en citadelle assiégée, face à des gens qui sont indifférents à son sort mais lui prennent ses forces vives. De toute façon, les évangéliques font aussi partie de l'Eglise réformée, qu'ils le veuillent ou non. C'est pourquoi la Fédération des Eglises protestantes de Suisse se lance résolument dans le dialogue. Pour Heinz Rüegger, délégué oecuménique au sein de la FEPS, le salut des protestants passe par l'intégration des préoccupations évangéliques, qui sont celles d'une partie de la population.
--------------------------------------------------------------------------------
Tous Évangéliques ?
Est-il possible que demain, la plupart des protestants soient évangéliques, et que les minoritaires soient les réformés traditionnels, repliés dans des Eglises libres cultivant une approche plus intellectuelle de l'Evangile et du rapport à Dieu ? «Si l'Eglise réformée ne se modernise pas, c'est ce qui va arriver», prophétise Virgile Rochat (voir interview). Le risque de marginalisation est réel, particulièrement si l'on évoque une possible séparation de l'Eglise et de l'Etat en terre vaudoise : «L'Eglise réformée se demande si la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat ne va pas lui être posée de manière très cruelle, estime Serge Fustier, responsable de la Commission de relation avec la mouvance évangélique. Une séparation de l'Eglise et de l'Etat va marginaliser l'Eglise protestante, qui sera dès lors mise en minorité par les assemblées évangéliques.
L'Eglise protestante agonise à Genève et à Neuchâtel où l'Eglise et l'Etat sont séparés. Notre Eglise vaudoise pourrait échapper à beaucoup de difficultés, si elle voulait bien se poser un certain nombre de questions et ne pas se cantonner, voire fuir dans le social. Le grand malheur, c'est qu'elle n'a pas su conserver l'apport positif de l'Eglise libre qui a fusionné avec elle en 1964.»
Pour Heinz Rüegger, «le moyen de prévention le plus efficace contre les manifestations problématiques de la croyance évangélique est d'abord de faire nôtres ses préoccupations. Alors le mouvement évangélique sera ce qu'il a toujours voulu être: un mouvement constructif de renouveau dans les Eglises.»
--------------------------------------------------------------------------------
Le credo des évangéliques
Qu'est-ce qui, sur le plan théologique,
différencie les évangéliques des protestants traditionnels ?
La normativité de la Bible. Souvent prise au pied de la lettre, elle est au centre de la vie quotidienne du chrétien.
L'importance d'une foi personnelle, expérimentale et confessante, généralement apparue au cours d'une expérience de conversion qui a valeur de nouvelle naissance. Elle est suivie d'un baptême par immersion chez les adultes, même s'ils ont déjà été baptisés enfant.
L'importance première de la mission et de l'évangélisation.
Le souci d'une vie personnelle conforme aux lois de Dieu et aux commandements.
La forte communauté spirituelle que forment ceux qui sont «nés de nouveau».
L'importance de la louange et des chants.
La méfiance à l'égard de l'Eglise catholique et du pape en particulier.
[b]
Les groupes et églises évangéliques
La vague des nouveaux protestants
DOSSIER PRÉPARÉ PAR PHILIPPE BARRAUD ET SYLVIA FREDA
Armés d'une foi pure et dure, ils prennent la Bible à la lettre, arborent des poissons sur leurs voitures et pratiquent le culte «à l'américaine», avec un DJ pour les cantiques. Ils se réunissent en d'immenses séances de louange collective, forment des réseaux d'entraide et investissent les facultés de théologie. Les évangéliques, avec cent trente Eglises en Suisse, représentent désormais une force considérable face à l'Eglise réformée, qui se voit contrainte d'intégrer cette mouvance née dans ses marges. Plusieurs paroisses romandes sont tenues par des pasteurs évangéliques. Et le mouvement, loin de se calmer, attire toujours plus de jeunes. Les protestants suisses seront-ils, demain, tous évangéliques ?
Suite du dossier
Les bras en l'air. Des louanges scandées interminablement. Puis petit à petit des corps qui s'agitent, tombent à terre. Des fous rires inextinguibles, des discours incohérents, tremblements et pleurs - c'est la transe, la preuve que l'Esprit saint est là et se manifeste.
Miami ? Las Vegas ? Non, Orbe, Berne, la Suisse de tous les jours. Mais qui sont donc ces évangéliques qui font trembler l'Eglise protestante sur ses bases ? Ils sont 3% de la population suisse, soit environ 200 000 personnes qui, chaque dimanche, participent assidûment au culte, et en semaine à des activités communautaires. Ils sont jeunes, viennent en famille, et parlent d'abondance de leur foi autour d'eux, arborant en guise de témoignage un poisson stylisé sur leur voiture. A l'intellectualisme un peu austère de l'Eglise réformée, ils opposent des cultes festifs, animés, pleins de musique. Car l'individu n'est pas pur esprit: par son corps, il peut aussi ressentir Dieu, et exprimer sa foi. A l'approche très cérébrale des protestants, les évangéliques opposent la réalité sensorielle, de l'émotion, la valeur de l'expérience corporelle. «La société contemporaine a besoin que soient pris en compte le corps et l'affect», dit Jean-Jacques Meylan, pasteur de l'Eglise évangélique de Meyrin.
Ces protestants d'un nouveau genre déchaînent les passions sur leur passage. Notamment lors des campagnes d'évangélisation dont ils ont la spécialité. Ils aiment les réunions de masse. Prosélytes, ils veulent toucher le plus grand nombre, convertir à tire-larigot. Tous les moyens sont bons pour répandre la Parole: les activités missionnaires dans les pays en voie de développement, la prise en charge d'anciens toxicomanes, l'administration d'écoles bibliques, l'organisation de concerts de hard rock ou de techno dance sanctifiés, l'ouverture de vidéo bars, l'entrée dans le monde des médias ...
Les pasteurs évangéliques ne s'en tiennent pas qu'à des prédications. Ceux qu'on appelle charismatiques, ou pentecôtistes, sont très attachés aux manifestations extraordinaires de la puissance de Dieu, celles que chacun peut personnellement éprouver. Ils organisent des soirées où les guérisons, les miracles, les exorcismes, la prophétie, le parler en langues, l'imposition des mains se bousculent, et laissent parfois l'impression à l'observateur de manipulation de masse et d'hystérie collective. Depuis 1994, une vague charismatique secoue les milieux évangéliques romands : la «Bénédiction de Toronto».
DE TORONTO À PENSACOLA
Ces manifestations, propres aux évangéliques dits charismatiques ou pentecôtistes, sont délibérément fondées sur l'émotionnel, la confession de foi individuelle, voire une véritable transe, induite par la musique, la parole, la chaleur, la durée très longue de ces célébrations, l'épuisement des participants. Le 13 janvier 1995, à Orbe, une soirée de «Bénédiction de Toronto», organisée pour un groupe de jeunes paroissiens, a suscité l'émoi de la population. Au cours des jours suivants, plusieurs jeunes ont manifesté des troubles psychologiques et physiques consécutifs à ce que le pasteur Paul Hemes décrivait alors comme «des démonstrations physiques très fortes de la présence de Dieu».
Une des dernières en date, c'est le «Réveil de Pensacola». Dans une banlieue de cette ville de Floride se trouve l'Eglise de l'assemblée de Dieu de Brownsville (dont un pasteur sera à Malley). C'est là que, le 18 juin 1995, le pasteur Steve Hill a été «frappé» par Dieu. Pendant les semaines qui ont suivi, deux fois par jour, des cultes ont rassemblé chaque fois quelque 2500 personnes, jusqu'à 2 ou 3 heures du matin. Une participante, Beth McDuffie, témoigne sur Internet: «L'église ressemblait à un champ de bataille ! Il y avait des corps partout, des gens tremblant sous l'effet de la puissance de Dieu! Les uns avaient des visions, d'autres criaient, d'autres encore pleuraient toute l'eau de leur corps. ..
Mais tous les évangéliques ne se félicitent pas de cette surexcitation collective qui saisit les assemblées réunies par les leaders de la «Bénédiction de Toronto». Une évangélique qui s'y est rendue rapporte, hébétée, qu'elle se demandait sans plaisanterie si ce n'était pas plutôt le démon qui tirait les ficelles de ces soirées.
LES INGRÉDIENTS DU SUCCÈS
Pourquoi un tel succès? La mouvance évangélique offre un climat, un langage, une chaleur qu'on chercherait en vain dans un temple protestant.
RIEN QUE LA BIBLE
Cette ligne, ces limites, applicables dans la vie courante, les évangéliques les offrent à ceux qui les réclament. En particulier par une lecture à la lettre de la Bible: «On a cru plaire aux gens en mettant en doute la Bible, explique le pasteur Jean-Claude Chabloz de l'Eglise Apostolique. Ce faisant, on l'a vidée de sa force. Chez nous, les gens trouvent une relation personnelle avec Dieu, et nous leur disons que la Bible dit la vérité: nous avons confiance en la Bible, pourquoi Dieu nous aurait-il donné un livre faux ?»
Il résulte souvent de cette lecture littérale de la Bible une morale très conservatrice, qui perpétue en particulier la condamnation de l'homosexualité. Cette lecture est forcément sélective, puisque ces quelque 1500 pages sont complexes et parfois contradictoires. Les Réformés ne manquent pas de reprocher aux évangéliques de ne prendre dans l'Ecriture que ce qui les arrange. Beaucoup d'entre eux, y compris dans le monde scientifique, s'en tiennent à la vision créationniste de l'histoire de l'univers: la Genèse au pied de la lettre.
Mais c'est aussi la chaleur que les adeptes apprécient dans leur communauté. Il y a d'abord le culte du dimanche, avec sa musique, ses choristes, sa vitalité. Sur La Côte, un papillon invitait récemment les jeunes: «Viens t'éclater avec nous, ce sera super!» Et de fait, selon le pasteur Virgile Rochat, «il y a une chauffe du tonnerre, avec un pianiste de jazz très expérimenté, une sorte de disc-jockey présente les cantiques et invite à la prière, les gens se lèvent, se mettent à onduler; cela s'appelle la louange et peut durer une heure; puis vient un témoignage très simple. Ensuite, le prédicateur invite à la repentance et à la mission. Incontestablement, il y a une certaine qualité».
La contrepartie de cette fraternité poussée très loin, ce peut être un sentiment d'enfermement, un contrôle social trop lourd qui conduit certains à se tourner vers l'Eglise réformée, pour respirer et aller plus loin sur le plan spirituel, tant il est vrai que la lecture évangélique de la Bible peut avoir quelque chose de frustrant, puisqu'elle en méconnait la richesse, les contradictions, les énigmes.
VENT DE PANIQUE
Un peu effarés, les protestants suisses ont pris la mesure du phénomène, et réalisent soudain que leur Eglise tout entière est en train, lentement mais sûrement, de «virer évangélique». Et l'hypothèse selon laquelle les évangéliques seront demain les seuls protestants n'émane pas de quelque pentecôtiste allumé, mais de théologiens et de sociologues très sérieux. Autre signe: la moitié sinon davantage des étudiants qui entrent en théologie à l'Université de Lausanne viennent de la mouvance évangélique, et rien n'indique qu'ils se laisseront imprégner par l'approche critique et historique de la théologie universitaire européenne. A la faculté de Genève, on évalue cette proposition à un quart.
Déjà, dans le canton de Vaud et à Genève, plusieurs paroisses réformées sont tenues par des pasteurs acquis à la mouvance évangélique, où les cultes se font «à l'américaine», pour le plus grand profit de la fréquentation dominicale. C'est le cas à Corsier, à Corseaux, à Orbe, à Cheseaux, à Gland, à Meyrin.
C'est qu'en quelques années, on est passé d'une profonde défiance à un dialogue intense - par la force des choses: la croissance du mouvement évangélique était trop forte pour que l'Eglise réformée pût encore la rejeter parmi les sectes.
AU PIED DU MUR
Pour l'Eglise réformée, la question n'est plus d'être pour ou contre les évangéliques. La question est de savoir comment oeuvrer avec eux à l'unité de la famille protestante, autrement dit à créer un oecuménisme intra-protestant, malgré des difficultés théologiques irréductibles. En particulier, les évangéliques tiennent fermement à une lecture fondamentaliste de la Bible, et au baptême des adultes. Le baptême par immersion suit la conversion, moment où les croyants ont senti l'Esprit saint descendre sur eux, ce qui se manifeste souvent, selon les récits d'un grand nombre d'entre eux, par leur soudaine capacité à «parler en langues».
Il est très courant d'entendre les jeunes convertis dire qu'ils sont «nés de nouveau». Le baptême par immersion participe de cette nouvelle naissance et marque un avant et un après «la rencontre personnelle avec Jésus» qui est le point de départ d'une nouvelle vie.
Si l'Eglise réformée ne reconnaît pas certaines pratiques, comme la «Bénédiction de Toronto», elle n'est pas en mesure de dénoncer des hérésies, puisqu'il n'y a pas de dogmes auxquels se référer.
Cet exclusivisme devient choquant lorsqu'il émane de pasteurs en paroisse officielle: certains jeunes ministres de tendance évangélique osent affirmer qu'ils ne sont plus le pasteur du village, mais seulement celui «de ceux qui confessent Jésus-Christ». Tant pis pour les autres... «Or l'horizon doit être le monde, par la communauté ecclésiastique, s'emporte le professeur Pierre Gisel, vice-doyen de la faculté de théologie de Lausanne. Car la question de fond, c'est celle de Dieu qui appartient à tout le monde, c'est une question globalement humaine!»
Paradoxalement, on a peine à discerner un climat de guerre ou de confrontation. L'Eglise réformée réagit en citadelle assiégée, face à des gens qui sont indifférents à son sort mais lui prennent ses forces vives. De toute façon, les évangéliques font aussi partie de l'Eglise réformée, qu'ils le veuillent ou non. C'est pourquoi la Fédération des Eglises protestantes de Suisse se lance résolument dans le dialogue. Pour Heinz Rüegger, délégué oecuménique au sein de la FEPS, le salut des protestants passe par l'intégration des préoccupations évangéliques, qui sont celles d'une partie de la population.
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Tous Évangéliques ?
Est-il possible que demain, la plupart des protestants soient évangéliques, et que les minoritaires soient les réformés traditionnels, repliés dans des Eglises libres cultivant une approche plus intellectuelle de l'Evangile et du rapport à Dieu ? «Si l'Eglise réformée ne se modernise pas, c'est ce qui va arriver», prophétise Virgile Rochat (voir interview). Le risque de marginalisation est réel, particulièrement si l'on évoque une possible séparation de l'Eglise et de l'Etat en terre vaudoise : «L'Eglise réformée se demande si la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat ne va pas lui être posée de manière très cruelle, estime Serge Fustier, responsable de la Commission de relation avec la mouvance évangélique. Une séparation de l'Eglise et de l'Etat va marginaliser l'Eglise protestante, qui sera dès lors mise en minorité par les assemblées évangéliques.
L'Eglise protestante agonise à Genève et à Neuchâtel où l'Eglise et l'Etat sont séparés. Notre Eglise vaudoise pourrait échapper à beaucoup de difficultés, si elle voulait bien se poser un certain nombre de questions et ne pas se cantonner, voire fuir dans le social. Le grand malheur, c'est qu'elle n'a pas su conserver l'apport positif de l'Eglise libre qui a fusionné avec elle en 1964.»
Pour Heinz Rüegger, «le moyen de prévention le plus efficace contre les manifestations problématiques de la croyance évangélique est d'abord de faire nôtres ses préoccupations. Alors le mouvement évangélique sera ce qu'il a toujours voulu être: un mouvement constructif de renouveau dans les Eglises.»
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Le credo des évangéliques
Qu'est-ce qui, sur le plan théologique,
différencie les évangéliques des protestants traditionnels ?
La normativité de la Bible. Souvent prise au pied de la lettre, elle est au centre de la vie quotidienne du chrétien.
L'importance d'une foi personnelle, expérimentale et confessante, généralement apparue au cours d'une expérience de conversion qui a valeur de nouvelle naissance. Elle est suivie d'un baptême par immersion chez les adultes, même s'ils ont déjà été baptisés enfant.
L'importance première de la mission et de l'évangélisation.
Le souci d'une vie personnelle conforme aux lois de Dieu et aux commandements.
La forte communauté spirituelle que forment ceux qui sont «nés de nouveau».
L'importance de la louange et des chants.
La méfiance à l'égard de l'Eglise catholique et du pape en particulier.
Re: Les groupes et églises évangéliques
" Car la bible ne parle jamais d'un grand reveil qui arrivera à la fin des temps."
Ah bon ? Nous n'avons pas la meme lecture de certains passages bibliques alors.
Bon après, si tu ne vois pas comment l'Esprit agit, il y a un problème. Le simple fait que l'Evangile progresse est un signe de l'action de l'Esprit, à moins que tu ne considères que ce ne soit oeuvre de Satan ???
Je ne sais pas ce que tu appelles des fables, j'aimerais bien le savoir justement.
Dans tous les cas, il est absolument faux d'affirmer que la fin des temps ne se caracterise pas par un réveil spirituel.
Ah bon ? Nous n'avons pas la meme lecture de certains passages bibliques alors.
Bon après, si tu ne vois pas comment l'Esprit agit, il y a un problème. Le simple fait que l'Evangile progresse est un signe de l'action de l'Esprit, à moins que tu ne considères que ce ne soit oeuvre de Satan ???
Je ne sais pas ce que tu appelles des fables, j'aimerais bien le savoir justement.
Dans tous les cas, il est absolument faux d'affirmer que la fin des temps ne se caracterise pas par un réveil spirituel.
Pinguicula- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Nombre de messages: 142
Pays: France
Religion (précise): Sympathisant Adventiste
Date d'inscription: 31/12/2009
Re: Les groupes et églises évangéliques
Ancilla a écrit:[b]
Les groupes et églises évangéliques
Les bras en l'air. Des louanges scandées interminablement. Puis petit à petit des corps qui s'agitent, tombent à terre. Des fous rires inextinguibles, des discours incohérents, tremblements et pleurs - c'est la transe, la preuve que l'Esprit saint est là et se manifeste.
pour les bras en l'air chacun et libre de prier comme veut
pour ceux qui tomberaient a terre tu veus dire a genous
pour les pleurs c'est pluto les larmes qui coulent toutes seule
sa arrive surtout au début .
ce que tu appelle discours incohérents c'est tout simplement le parler en langue!
pas de transe !
..
DE TORONTO À PENSACOLA
Mais tous les évangéliques ne se félicitent pas de cette surexcitation collective qui saisit les assemblées réunies par les leaders de la «Bénédiction de Toronto». Une évangélique qui s'y est rendue rapporte, hébétée, qu'elle se demandait sans plaisanterie si ce n'était pas plutôt le démon qui tirait les ficelles de ces soirées.
je ne connais pas ce mouvement j'en ais juste entendu parler
pourais tu men dire plus sur eux
RIEN QUE LA BIBLE
Cette ligne, ces limites, applicables dans la vie courante, les évangéliques les offrent à ceux qui les réclament. En particulier par une lecture à la lettre de la Bible: «On a cru plaire aux gens en mettant en doute la Bible, explique le pasteur Jean-Claude Chabloz de l'Eglise Apostolique. Ce faisant, on l'a vidée de sa force. Chez nous, les gens trouvent une relation personnelle avec Dieu, et nous leur disons que la Bible dit la vérité: nous avons confiance en la Bible, pourquoi Dieu nous aurait-il donné un livre faux ?»
on diré que sa te choque!! tu trouve pas normal que des gens qui ceux disent chrétiens lise la bible réguliéremen et aiser de la maitre en pratique
Il résulte souvent de cette lecture littérale de la Bible une morale très conservatrice, qui perpétue en particulier la condamnation de l'homosexualité. Cette lecture est forcément sélective, puisque ces quelque 1500 pages sont complexes et parfois contradictoires. Les Réformés ne manquent pas de reprocher aux évangéliques de ne prendre dans l'Ecriture que ce qui les arrange. Beaucoup d'entre eux, y compris dans le monde scientifique, s'en tiennent à la vision créationniste de l'histoire de la genese
La contrepartie de cette fraternité poussée très loin, ce peut être un sentiment d'enfermement, un contrôle social trop lourd qui conduit certains à se tourner vers l'Eglise réformée, pour respirer et aller plus loin sur le plan spirituel, tant il est vrai que la lecture évangélique de la Bible peut avoir quelque chose de frustrant, puisqu'elle en méconnait la richesse, les contradictions, les énigmes.
la lecture de la bible n'a rein de frustrant bien au contraire !
et si des foi on comprent pas un passage c'est pas tré grave car le jour ou le seigneur vodra nous le révélera en plus il a établi des homme pour ça
Pour l'Eglise réformée, la question n'est plus d'être pour ou contre les évangéliques. La question est de savoir comment oeuvrer avec eux à l'unité de la famille protestante, autrement dit à créer un oecuménisme intra-protestant, malgré des difficultés théologiques irréductibles. En particulier, les évangéliques tiennent fermement à une lecture fondamentaliste de la Bible, et au baptême des adultes. Le baptême par immersion suit la conversion, moment où les croyants ont senti l'Esprit saint descendre sur eux, ce qui se manifeste souvent, selon les récits d'un grand nombre d'entre eux, par leur soudaine capacité à «parler en langues».
tu as faire une éreur car on ce converti puis aprés vien le baptéme
Il est très courant d'entendre les jeunes convertis dire qu'ils sont «nés de nouveau». Le baptême par immersion participe de cette nouvelle naissance et marque un avant et un après «la rencontre personnelle avec Jésus» qui est le point de départ d'une nouvelle vie.
Le credo des évangéliques
Qu'est-ce qui, sur le plan théologique,
différencie les évangéliques des protestants traditionnels ?
La normativité de la Bible. Souvent prise au pied de la lettre, elle est au centre de la vie quotidienne du chrétien.
L'importance d'une foi personnelle, expérimentale et confessante, généralement apparue au cours d'une expérience de conversion qui a valeur de nouvelle naissance. Elle est suivie d'un baptême par immersion chez les adultes, même s'ils ont déjà été baptisés enfant.
L'importance première de la mission et de l'évangélisation.
Le souci d'une vie personnelle conforme aux lois de Dieu et aux commandements.
La forte communauté spirituelle que forment ceux qui sont «nés de nouveau».
L'importance de la louange et des chants.
La méfiance à l'égard de l'Eglise catholique et du pape en particulier.
tu dit qu'on baptise des gens méme déjas enfant (bébé)
moi méme mes parent mon baptiser a 3 mois ! tu croix que c'était mon choix.....non
moi et d'autre nous avons rien contre le pape je
pour lui!
toutemamans34- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
L'aspect soi-disant surexcité de la plupart des églises évangéliques est surexploité par le catholicisme car ce dernier perd plusieurs centaines de milliers de fidéles en Amerique du Sud par année, c'est la vraie raison le poussant à propager ces dires sur les chrétiens évangéliques.
Il n'y en a pas d'autre, ce qui pose véritablement problème aux catholiques c'est leur effondrement numérique. L'éffritement de leur domination théologique pose problème également.
Il n'y en a pas d'autre, ce qui pose véritablement problème aux catholiques c'est leur effondrement numérique. L'éffritement de leur domination théologique pose problème également.
Pinguicula- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Pinguicula a écrit:L'aspect soi-disant surexcité de la plupart des églises évangéliques est surexploité par le catholicisme car ce dernier perd plusieurs centaines de milliers de fidéles en Amerique du Sud par année, c'est la vraie raison le poussant à propager ces dires sur les chrétiens évangéliques.
Il n'y en a pas d'autre, ce qui pose véritablement problème aux catholiques c'est leur effondrement numérique. L'éffritement de leur domination théologique pose problème également.
Cependant il faut quand même reconnaître qu'il y a des Eglises dites "évangéliques" qui ne sont pas "évangéliquement correct": qu'elles viennent des USA, d'Amérique latine, d'Europe ou d'Afrique. Et comme on dit: "il y a à boire et à manger". D'où la nécessité de rester attaché à la Parole seule (2 Tim.3:16) et non à des "leaders spirituels" ou à la Tradition et Magistère comme l'Eglise catholique, qui, elle aussi, a à balayer devant sa porte, non seulement balayer, mais à prendre pioches et pelles; sans oublier les Orthodoxes et les Eglises protestantes historiques.
Ca veut tout dire.
Cependant nous pouvons aussi reconnaître et avouer comme Daniel, que: "Nous avons péché , nous avons commis l'iniquité, nous avons agi méchamment, et nous nous sommes rebellés et nous sommes nous sommes détournés de tes commandements et de tes ordonnances; ... Seigneur, à nous la confusion de face, à nos rois, à nos princes, et à nos pères, parce que nous avons péché contre toi". Daniel 9:5,8
Voici, il ne sommeille ni ne dort, Celui qui garde Israël !

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Pinguicula a écrit:L'aspect soi-disant surexcité de la plupart des églises évangéliques est surexploité par le catholicisme car ce dernier perd plusieurs centaines de milliers de fidéles en Amerique du Sud par année, c'est la vraie raison le poussant à propager ces dires sur les chrétiens évangéliques.
Il n'y en a pas d'autre, ce qui pose véritablement problème aux catholiques c'est leur effondrement numérique. L'éffritement de leur domination théologique pose problème également.
Je ne sais pas si c'est surexploité, mais en tout cas, c'est une vraie réalité dans nos églises évangéliques.
Il n'y a rien à propager, il suffit de voir ce qu'est le mouvement "évangélique" aux USA. C'est une vraie catastrophe, et c'est bien beau de dire que les églises catholiques se vident. Le souci, c'est plutot de savoir si ceux qui en partent atterissent au bon endroit.
Waddle- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Si c'est un choix personnel, je ne parlais pas d'atterrissage dans une église évangélique.
L'adhésion aux églises professantes est connue pour sa démarche de foi personnelle, alors que les fidèles des églises confessantes sont connus pour l'etre souvent par tradition ( Lutheriens , Réformés,...).
Donc a priori, il y a peut etre de plus en plus d'évangéliques mais si ils le sont et le restent c'est avant tout par choix sinon on se doute bien qu'ils partiraient.
L'adhésion aux églises professantes est connue pour sa démarche de foi personnelle, alors que les fidèles des églises confessantes sont connus pour l'etre souvent par tradition ( Lutheriens , Réformés,...).
Donc a priori, il y a peut etre de plus en plus d'évangéliques mais si ils le sont et le restent c'est avant tout par choix sinon on se doute bien qu'ils partiraient.
Pinguicula- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Pinguicula a écrit:Si c'est un choix personnel, je ne parlais pas d'atterrissage dans une église évangélique.
L'adhésion aux églises professantes est connue pour sa démarche de foi personnelle, alors que les fidèles des églises confessantes sont connus pour l'etre souvent par tradition ( Lutheriens , Réformés,...).
Donc a priori, il y a peut etre de plus en plus d'évangéliques mais si ils le sont et le restent c'est avant tout par choix sinon on se doute bien qu'ils partiraient.
Pinguicula, ca dépend de ce que tu appelles "choix".
Car tu peux "choisir" en étant parfaitement manipulé.
Comme les adeptes Témoins de Jehovah par exemple.
Chez les évangéliques, tu peux voir de pauvres gens ruinés par leurs pasteurs, qui les manipulent avec ce qu'on appelle l'évangile de la prospérité (par exemple).
Ces gens, desespérés, parfois cèdent à se discours et attendent (en vain) avec "foi" que Dieu les sortent de leur misères.
Il y a bien des drames chez les évangéliques.
Enfin, tu dis que les cathos le sont en général par tradition. Mais pour ceux qui ont fait le CHOIX de rester et de pratiquer (je ne parle pas de ceux qui se disent catholiques, mais qui ne sont pas pratiquants), ceux la aussi ont fait leur choix et personne ne les a forcés non?
Waddle- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Ce ne sont pas forcément les gens les plus convaincants qui ont raison.
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Re: Les groupes et églises évangéliques
Je ne sais pas pourquoi certains inervenants s'évertuent à entretenir le caractère sectaire, excité, et manipulateurs de la plupart des mouvements évangéliques en France.
Il faudrait des chiffres à l'appui pour éviter de tourner en rond. C'est à dire confirmer ou non le fait que les évangéliques sont tous surexcités spirituellement en majorité en France.
Il faudrait des chiffres à l'appui pour éviter de tourner en rond. C'est à dire confirmer ou non le fait que les évangéliques sont tous surexcités spirituellement en majorité en France.
Pinguicula- Maître du Relatif et de l'Absolu

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Re: Les groupes et églises évangéliques
Pinguicula a écrit:" Car la bible ne parle jamais d'un grand reveil qui arrivera à la fin des temps."
Ah bon ? Nous n'avons pas la meme lecture de certains passages bibliques alors.
Tu peux me contredire en citant des passages.
Ma bible à moi dis plutot que dans les derniers temps, les gens ne supporteront plus la sainte doctrine et s'attacheront à des fables. Que les gens seront egoïstes, amis d'eux même, amis de l'argent, rebelles à leurs parents, etc...
Il y aura beaucoup de faux prophètes, et de fausses doctrines.
Bien sur, la parole dit que l'évangile sera prechée dans le monde entier MAIS PAS qu'un reveil arrivera sur le monde!
D'ailleurs, l'Apocalypse parle aussi de la grande séduction qui sera l'oeuvre de l'antichrist et de la bête.
Donc je veux bien que tu me montres les passages qui parlent d'un "reveil".
Bon après, si tu ne vois pas comment l'Esprit agit, il y a un problème. Le simple fait que l'Evangile progresse est un signe de l'action de l'Esprit, à moins que tu ne considères que ce ne soit oeuvre de Satan ???
L'évangile progresse, mais QUEL EVANGILE??
Il suffit de regarder l'évangile à l'américaine, pour se persuader que ce n'est pas l'évangile de Christ.
Bien sur il y a des églises évangéliques qui sont dans la vérité et qui enseignent la vraie doctrine, mais combien?
Je ne sais pas ce que tu appelles des fables, j'aimerais bien le savoir justement.
Exactement tout ce qui caractérise les mauvaises églises évangéliques:
- Pasteur plein de puissance
- "manifestations" de l'esprit en tout genre
- "Prophéties" en tout genre
- Révélations en tout genre de la part de Dieu
etc...
Dans tous les cas, il est absolument faux d'affirmer que la fin des temps ne se caracterise pas par un réveil spirituel.
Il faudrait alors me montrer les passages bibliques.
Waddle- Maître du Relatif et de l'Absolu

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